*Live* Érection (1/2) Le secret pour en finir avec les pannes (et les injonctions)

Partie 1 sur 2

Avec Denis Trauchessec, sexothérapeute, et vingt auditeurs à Paris, ce live demande pourquoi l’érection lâche au pire moment, et ce qu’on perd à en faire la condition du sexe.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Antoine, 27 ans, ne retrouve plus les érections spontanées de ses 23 ans et cherche ce qui a changé
  • Benjamin ne bande jamais à plusieurs : à trois, il regarde et se contente d'un plaisir cérébral
  • Jocelyn a remarqué que ses partenaires les mieux dotés étaient ceux qui débandaient le plus
  • Presque toute la salle lève la main pour dire qu'elle prend du plaisir sans bander

💡 Les conseils du sexothérapeute

Denis Trauchessec, sexothérapeute, répond en direct aux auditeurs du podcast sur l'érection, la panne et l'injonction à la performance.

Pourquoi bande-t-on moins facilement en vieillissant ?

Parce que le pic de testostérone se situe vers 23 ou 24 ans, rappelle Denis Trauchessec, et qu'il décline ensuite. Avant, un regard ou une simple idée suffisait : l'érection était réflexe. Après, il faut une double stimulation, physique et mentale. D'où l'importance de préliminaires bien plus larges que la fellation : embrasser, caresser, remettre de la sensualité.

Une panne d'érection, est-ce dans la tête ?

Dans 75 à 80 % des cas, l'origine est psychologique, avance Denis Trauchessec ; et 100 % des pannes ont un impact psychologique. L'erreur, que tout le monde commet, consiste à se demander en plein rapport si l'on va y arriver. Se poser la question, c'est déjà poser la première brique de l'échec : on vérifie surtout qu'on n'y arrive pas.

Pourquoi le stress fait-il débander ?

Parce que le corps a gardé un réflexe préhistorique, explique Denis Trauchessec. Face au mammouth, deux options : se battre ou fuir. La chaîne d'hormones du stress, cortisol en tête, coupe alors tout ce qui ne sert ni à l'un ni à l'autre. Et face au mammouth, une érection ne sert à rien. Peur de décevoir, peur de ne pas plaire : même mécanique.

L'érection doit-elle rester dure du début à la fin ?

Non, et c'est même normal qu'elle fluctue, insiste Denis Trauchessec. Elle est fragile pendant les cinq premières minutes, se consolide ensuite, puis réclame de l'entretien passé vingt à trente minutes. Il y a des moments où elle retombe et des moments où elle repart : tout l'apprentissage consiste à savoir la relancer, pas à la tenir de A à Z.

Le porno peut-il abîmer l'érection ?

À forte dose, oui, prévient Denis Trauchessec. L'excitation réclame une stimulation mentale en plus de la stimulation physique. Or le porno livre tout prêt ce que le cerveau devrait construire lui-même. À force, celui-ci abandonne une fonction qu'il n'utilise plus, et l'on perd la capacité de fabriquer son propre fantasme.

Faut-il prévenir son partenaire qu'on a parfois des pannes ?

Cela dépend de la relation, nuance Denis Trauchessec : inutile pour un plan cul, souvent utile quand quelque chose peut se prolonger, car garder le secret ne fait qu'ajouter du stress. Son astuce : annoncer plutôt qu'on n'ira pas jusqu'au bout le premier soir, qu'on veut prendre son temps. La porte reste ouverte à la bonne surprise.

Quelles causes physiques expliquent une panne d'érection ?

Le diabète en premier lieu, cite Denis Trauchessec, mais aussi un IMC trop élevé, un problème d'afflux sanguin dans les corps caverneux, ou les effets secondaires de certains traitements comme les antidépresseurs. En revanche, la taille du sexe n'a rien à y voir. Si la panne est permanente, il conseille de consulter un médecin pour un échodoppler.

Faut-il continuer à se masturber après 60 ans ?

Oui, et c'est selon Denis Trauchessec un angle mort de l'éducation sexuelle en France. Le capital de testostérone déclinant avec l'âge, il recommande de maintenir une activité d'excitation régulière, au moins une fois par semaine, passé 62 ou 65 ans. Une trop longue période sans rien, prévient-il, et la machine peut ne plus repartir.


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Salut tout le monde ! Bonjour ! Bordel ! Non, non, salut tout le monde, vous pouvez répondre ! Et bienvenue pour ce nouvel épisode enregistré en live ici à Paris. Aujourd'hui, on va parler d'érection. Très bien. En fait, on va la faire ensemble cette intro. Est-ce que tu trouves que ta bite bande comme il faut ? As-tu des pannes parfois ? L'érection qui ne vient pas ou qui te quitte au pire des moments ? Et si d'ailleurs ton partenaire ne bande pas, est-ce que ça te pose problème ? Pour discuter de tout ça, j'ai devant moi 20 auditeurs qui vont nous partager leurs vécus, leurs doutes et leurs astuces. Et ensemble, on va pouvoir poser toutes nos questions au meilleur des sexothérapeutes de Paris, Denis Trochesec. Bonjour à tous. T'as vu, je t'ai pimpé dans le... Grave. Ça rigole pas. J'en profite, là, petite interruption de programme pour faire un spécial gros bisou aux auditeurs, aux auditrices qui donnent chaque mois et qui permettent à ce podcast d'exister. J'ai un auditeur qui m'a dit « Ah, mais tu dois gagner pas mal d'argent avec les plateformes. » Non, les plateformes ne me donnent strictement rien du tout. Ce podcast-là, j'ai divisé, j'ai lissé les sous qui étaient rentrés sur l'année qui vient de s'écouler. Je suis à 1300 euros bruts Je ne suis pas au SMIC français. Non, franchement, un grand merci aux 220 à la louche auditeurs qui donnent chaque mois ou chaque an. On va y arriver. Je vais arriver à vivre avec ce podcast. Mais du coup, j'invite toutes les personnes qui le peuvent à faire un don, bien entendu. Fin de la page publicitaire. Je vais commencer par une confidence. Je pénétrais il n'y a pas si longtemps un joli monsieur possédant un pénis. Je fais rire moi-même, mais c'est vrai. Et à un moment de notre affaire, j'observe soudainement qu'il ne bande pas. Immédiatement, je me bloque un peu. Je me dis, il doit y avoir un problème, qu'il ne doit pas kiffer. Je lui demande, ça va ? Il me répond, oui. Mais au fond de moi, je me dis, non, si tu ne bandes pas, c'est qu'il y a un problème. Je racontais ça à un ami. qui m'a immédiatement tapé sur mes petits doigts. Oh Guillaume, relou cette injonction à l'érection. Moi, continue cet ami, je prends souvent mon pied sans bander et les mecs arrêtent pas de penser qu'il y a un problème. Alors oui, mes chers auditeurices, je plaide coupable, j'ai l'injonction à l'érection qui se dresse facilement. Et honnêtement, je dois pas être le seul, vu comme c'est un pilier de notre culture cul mainstream. D'ailleurs, si vous le souhaitez, est-ce que vous pouvez lever la main, là, ceux qui sont devant moi, et qui peuvent avoir beaucoup de plaisir sans bander ? Ah ben là, il y a à peu près toute la salle qui lève la main, sauf quelques personnes. Ben moi, je suis assez d'accord. Bien sûr, j'y ai pensé après, je me suis dit, ben oui, pourquoi j'ai... Ben bien sûr, c'est tout à fait possible d'avoir plein de plaisir sans bander, et on va s'en parler aujourd'hui. Bon, j'avoue, je commence par ce sujet d'injonction à l'érection, mais pour être très honnête, j'ai reçu plein de messages sur Instagram ou sur le WhatsApp du podcast... Une fois que j'ai demandé ça serait quoi les questions que vous avez sur votre érection et en gros le truc qui revient en vrai le plus c'est la panne, la panne de l'érection, l'érection qui vient pas ou qui disparaît en plein acte sans qu'on comprenne pourquoi. Du coup j'ai envie qu'on commence par là. Mais avant ça, petit rappel des règles du jeu de notre cercle de paroles de l'amour. On a dit qu'on levait la main pour prendre la parole et qu'on se passe le bâton de parole qui est le micro. On a dit qu'on évitait le « on » généralisant pour parler au max de soi en « je », « j », « e ». Et quand quelqu'un parle pour l'encourager ou lui dire « moi aussi je suis d'accord » ou encore « vas-y, je suis avec toi » ou encore « je t'aime, je désire fonder une famille avec toi », Tout ça, on peut exprimer son soutien en faisant des cliquetis avec deux doigts. Magnifique. Ou bien un Vous êtes trop chou, vous me regardez avec un sourire en faisant tsss. En fait, c'est chouette parce que ça permet de montrer le soutien sans interrompre. Voilà l'idée. Et moi, je pense qu'on va avoir besoin de plein de soutien parce que l'érection, ça reste un des symboles de la « puissance masculine » dans lequel on a tous grandi. Et en fait, oser dire que ça ne marche pas toujours, c'est vulnérable et ce n'est pas si facile. Donc, on se soutient et on fait attention à ces réactions spontanées, genre rire pendant que quelqu'un parle. On évite, ça peut blesser. Un dernier grand merci au bar Merci Marcha qui nous accueille là. Un super bar queer dans le 11ème à Paris. Et d'ailleurs les auditeuristes qui veulent venir au prochain enregistrement à Paris ou à une des rencontres entre auditeurs partout dans le monde. Direction le site du podcast page Rencontres. Et c'est parti avec Antoine. Antoine... qui va partager, j'aimerais que tu racontes, donc on a fait des petits post-it, on a fait tout un tas de trucs géniaux avant cet enregistrement, pour se rencontrer, pour se connecter, et notamment des petits post-it sur ce qu'on pourrait raconter autour de l'érection. Et toi, tu dis, j'ai depuis peu des difficultés à avoir ou à garder une érection stable. Oui, comme je disais sur le post-it, depuis peu, à peu près depuis Covid, je dirais. qui n'est pas la cause, je préfère préciser. Mais oui, je remarque une grande différence entre mes érections avant Covid et post-Covid. Je m'explique, en gros, avant, je pouvais avoir des érections assez spontanées, faciles et longues, sans raison spécifique. Par exemple, même dans une situation qui n'était pas... propice à avoir une érection, il n'y avait pas d'origine. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, j'ai besoin de plus de stimulation et je ne vais pas avoir une érection forcément stable là où ça devrait l'être. Et ça m'a fait poser pas mal de questions sur est-ce que c'est le partenaire en face, oui ou non ? Est-ce que c'est le tabac qui a fait que j'ai arrêté de fumer aussi ? Forcément, quand on a quelque chose, on va chercher des réponses à nos questions. Et là, j'essaye de faire tout ce chemin et de trouver quelle est la meilleure manière pour moi d'arriver à un bon truc. Tu peux me décrire, là, je vais essayer un peu d'enquêter et Denis, tu peux m'aider, mais est-ce que tu peux me dire... Plus spécifiquement, ce qui a changé, c'est-à-dire avant, quand tu voulais, tu avais une érection et donc ça veut dire que ton sexe était dur. Et là, aujourd'hui, il est 100% mou. Tu peux me dire un peu plus de ce qui se passe aujourd'hui ? Comme je l'expliquais avec deux autres auditeurs tout à l'heure, en gros, dans mon intimité, je n'ai aucun problème pour avoir une érection. Pour la maintenir, ça dépend. Si, par exemple, je stimule avec du porno, ça peut fonctionner. Alors attends, amène-moi. Au début, tu veux dire qu'il n'y a pas de problème, tu as une érection. La maintenir, c'est à partir de combien de temps pour toi maintenir ? Je dirais peut-être au-delà de 10 minutes. Pendant 10 minutes, pas de souci. Dans ton intime, ça veut dire seul ou avec partenaire ? Oui. Après, c'est plutôt seul au niveau des 10 minutes. Avec partenaire, ça va vraiment être sur la partie préliminaire où on peut avoir un sujet au niveau des sensations. Et si je ne ressens pas les bonnes sensations, ça peut très vite partir. Et il y a une partie mentale qui rentre dedans, avec le temps. Je pense que comme j'ai été confronté pas mal de fois à cette situation, je me retrouve à intégrer le fait qu'il y a un moment où ça va arriver. Et donc ça joue beaucoup dans le conditionnement de l'intime aujourd'hui. Quand la réalité de ton érection a changé, les premiers signes de changement, c'est que tu étais avec un partenaire Et au bout d'un certain moment, hop, tu débandais, c'est ça ? C'est pas les premiers signes ? Je dirais que les premiers signes, ça a été plutôt l'intensité de l'érection. C'est ça qui a commencé à me faire dire « tiens, il y a quelque chose qui n'est plus comme avant ». Dans certaines situations en particulier ? Dans l'intime en général, dès que je suis avec quelqu'un et que je suis par exemple dans la position de l'actif, là j'ai remarqué qu'il y avait quelque chose qui était différent où j'avais notamment un challenge de dire il faut performer, il faut arriver à maintenir une érection parce que si on n'a pas l'érection c'est que... Comme tu disais en introduction, c'est ce qui conditionne le rapport pour nous. En tout cas, quand on est actif, tout du moins. Donc là, c'est un sujet. Je comprends que ta situation maritale et amoureuse sentimentale, là, c'est multiples partenaires, tu as différents partenaires. Et la situation a lieu plus quand toi, tu vas pénétrer ou tu es actif et avec tout type de partenaires ? Oui. Les nouveaux que tu n'as jamais rencontrés comme les gens avec qui tu pratiques régulièrement ? Je dirais que c'est un peu plus véridique avec des nouveaux. Quand c'est une personne que je vois régulièrement avec qui je suis déjà à l'aise et plus que la relation sexuelle s'est installée, il y a vraiment une relation intime. Là, c'est un peu plus simple, surtout quand on échange avec le partenaire. Mais oui, on va dire que ça m'a marqué sur des personnes qui physiquement... était la représentation idéale de ce qui pourrait m'exciter sur le papier et dans la réalité c'est pas ce qui se passe et c'est là où on se pose des questions on se dit tiens il y a quelque chose qui n'est pas normal Ok, j'aimerais vous lire et ça te permet Denis de préparer ta réponse. Jonathan de Lille, c'est trop intéressant, il dit ça, il dit « mec d'une beauté exceptionnelle ». « J'ai 33 ans et aucun problème d'érection, bien au contraire, j'ai l'érection plutôt facile, voire trop facile. Je suis toujours stressé quand je me fais masser ou ausculter chez un médecin. » Il a l'érection facile. Cependant, récemment, pendant un rapport avec un mec que je trouve d'une beauté exceptionnelle, je n'ai pas réussi à bander une seule seconde. Étant passif, le rapport a quand même eu lieu. Je lui ai juste prodigué une fellation. Il a essayé de me stimuler et de me faire bander, mais rien à faire. C'était la panne absolue. Cela m'est arrivé deux fois dans ma vie et à chaque fois avec des mecs que je trouvais particulièrement beaux. Que se passe-t-il pour que l'érection soit complètement bloquée ? Qu'est-ce qui se joue dans ces pannes ? Denis est pas content, je vais me faire engueuler. Pourquoi tu veux me gronder, Denis ? Parce que c'est pas tout à fait le même sujet. Il a dit des gens très beaux. Oui, mais il a dit même avec une personne très belle. C'est pas tout à fait le même contexte. Commençons par Antoine. Oui, voilà, par rapport à Antoine. T'as quel âge, Antoine ? 27. Donc avant le Covid, t'en avais 23, 24. Oui, c'est ça. Alors, ce qui se passe, c'est que tu deviens adulte. Rires Alors on considère qu'on est adolescent jusqu'à 21 ans déjà. On a notre pic de testostérone à 23-24 ans. Et à partir de 23-24 ans, elle ne fera que chuter irrémédiablement jusqu'à la fin de notre vie. Donc ce qui se passe, c'est que jusqu'à 23-24, effectivement, un simple regard, une simple idée, en général, peut créer une érection spontanée. À partir de ce moment-là, lorsqu'on commence à décliner, il faut avoir une stimulation mentale, en plus de la stimulation physique. Et par exemple, si une personne est canon, mais qu'elle ne correspond pas spécialement à un fantasme, à un désir ou une envie particulière, ça ne marchera pas spécialement très bien. Il y a aussi un autre point qui me semble important. Je fais une parenthèse qui ne concerne pas vraiment Antoine, mais qui, à mon sens, est un manque d'éducation générale sur la France par rapport à l'âge. Parce qu'on ne le dit pas suffisamment, mais à partir de 62-65 ans, il faut savoir qu'il faut se masturber au moins une fois par semaine. Parce que notre capital de testostérone chutant petit à petit tout le long, si on passe une période de jachère trop importante, passer ces âges-là, la machine va s'arrêter et elle ne redémarrera plus. Ah, t'as des études et tout qui montrent ça ? Oui, oui, oui. Ah ouais. Pour l'aider, il y a des traitements hormonaux qui peuvent être mis en place, mais il y a des risques avec la prostate, etc. Donc c'est dommage d'en arriver là, alors que si on maintient une activité d'excitation, de masturbation un peu régulière, passer un certain âge... C'est marrant que tu répondes ça à Antoine parce que, donc oui, il y a en effet l'âge et tout, mais bon, tu penses vraiment que ça change entre, t'as dit 24 et 27 ? la pression me fait débander je suis là bah ouais donc il n'y a pas ouais c'est un indicateur en gros quand les conditions ne sont pas réunies et la beauté n'est pas la seule condition à réunir bah du coup j'ai plus de difficultés à bander c'est pas normal ça Denis ? c'est moi là où je fais un petit peu de relief par rapport à ça c'est lorsque tu me parles des 10 minutes Maintenir une érection de 10 minutes, c'est déjà bien, mais simplement l'érection est fluctuée pendant le rapport. Il y a des moments où ça va retomber un peu, il y a des moments où ça peut redémarrer. Et justement, tout se joue à l'apprentissage de savoir le faire redémarrer quand il faut. Donc c'est aussi accepté par rapport à l'évolution, le fait qu'une érection ne sera pas stable de A à Z. Il y a forcément des moments où ça ramollit un peu et des moments où ça peut repartir facilement. Il y a un autre insight qui m'a un petit tillé l'oreille, et je suis ravi que tu l'aies fait, c'est le porno. Tu dis que tu avais besoin de porno des fois pour entretenir l'érection, et là ça montre bien à quel point finalement il y a besoin de cette double stimulation. Une érection c'est un réflexe, donc en fait on ne peut pas la contrôler. Plus on veut la contrôler, moins ça marchera. Et pour qu'il y ait excitation et donc potentiellement érection, il faut qu'il y ait une stimulation physique, Donc des mouvements, fellations, caresses, etc. Et une stimulation mentale. Et donc, à partir du moment où il n'y a que du physique, il manque une composante. D'où le fait que c'est important, des fois, d'avoir des rapports beaucoup plus sensuels, des fois aussi dans l'échange, dans le verbal, ou avoir une capacité à fantasmer le rapport aussi, en même temps qu'on le fait. Et lorsqu'on regarde des fois du porno, eh bien, le porno, c'est formidable. On nous donne tout près ce que le cerveau est censé construire. Et finalement, lorsque c'est un peu trop régulier, un peu trop récurrent, le cerveau se dit « à quoi ça sert que je garde une fonction qui ne me sert à rien, puisque j'ai la solution déjà prête ? » Et donc on perd la capacité à créer le fantasme soi-même. D'où le fait qu'il y ait besoin des fois d'avoir des substitutifs comme du porno pour alimenter. Et encore une fois, une érection qui dure 10 minutes solidement, c'est plutôt apprendre à l'entretenir ou à la faire durer plus longtemps. Mais grosso modo, en soi, ce n'est pas un problème en tant qu'hôtel. C'est plutôt un apprentissage à mettre en place. Tout comme l'avancée en âge, plus on avance en âge, moins l'érection est réflexe. C'est-à-dire que... Une érection va avoir besoin de temps pour s'installer et plus on avance dans l'âge, plus il faut avoir des préliminaires. Et en tant que préliminaire, je ne parle pas forcément d'une fellation, je parle d'encore plus préliminaire que ça. S'embrasser, caresser, mettre de la sensualité. Parce que finalement, la direction va mettre du temps à arriver et elle va mettre beaucoup de temps à se consolider au fil du rapport. Ou en tout cas, trouver les conditions. Parce que je trouve qu'il y a peut-être des gens qui écoutent et qui disent « Non, moi, je n'ai pas besoin de caresse, j'ai besoin que tu me fesses, tu vois. » Et du coup, les conditions sont à chacun. Mais en effet, prendre soin, plus on vieillit, de « Ok, c'est quoi les conditions qui fonctionnent ? » Et moi, j'ai demandé à Antoine, est-ce que d'intuition... C'est marrant parce que dans ta question, j'ai quand même entendu pas mal de pistes à creuser que toi-même, tu es en train de creuser. Tu disais notamment que tu observes que ces enjeux d'érection, ils sont moins problématiques quand tu es avec des partenaires que tu connais et qui te font sentir bien. C'est le cas ou pas ? J'ai bien compris ? Oui, c'est le cas. Oui, tout à fait. Il y a quand même une grande partie où quand on connaît la personne en face et quand on connaît les attentes et une situation qu'on a déjà vécue, c'est beaucoup moins stressant et beaucoup plus réconfortant que de rencontrer juste un plan Grindr avec qui on a parlé une heure et puis qu'on va aller voir. Du coup, permets-moi, c'est quoi le problème ? Pour moi ? Bah ouais parce que en gros est-ce qu'il n'y a pas un enjeu où tu attends de toi d'être une machine capable de pénétrer n'importe quelle personne qui passe sur Grindr et qui t'a envoyé T-U-C-H, tu cherches et en fait peut-être juste ton corps répond non merci ? Je dirais le vrai problème pour moi, c'est plus la perte de repère par rapport à avant et aujourd'hui. C'est de me dire, tiens, pourquoi il y a deux ans, il n'y avait aucun questionnement et tout se passait. Et aujourd'hui, ça devient une question. Je comprends. C'est plus ça qui est perturbant. Merci. Denis, et peut-être Antoine, tu peux passer le micro à Benjamin. qui doit lever la main parce qu'on ne sait pas qui est Benjamin. Alors justement, ce qui est hyper intéressant avec le retour d'Antoine, c'est que les sujets autour de l'érection sont majoritairement des sujets psychos. Il y a à peu près 75-80% des problématiques qui sont d'origine psychologique. Par contre, 100% des problèmes d'érection ont un impact psychologique. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on vit une panne et la façon dont on la vit, il y aura à coup sûr des retombées. Rien que le fait de se poser une question, ça crée une zone de stress à ce niveau-là et en fait ça entretient le problème sur la longueur. C'est pour ça que c'est important lorsqu'il y a une panne, soit d'identifier comme tu l'as fait potentiellement le ou les facteurs qui sont mis en cause, mais l'erreur, et c'est une erreur mais malheureusement tout le monde l'a fait et c'est inévitable, c'est de se poser la question est-ce que là maintenant, aujourd'hui, je vais réussir à bander ? Parce que rien que le fait de se poser la question, ça commence déjà à mettre une première brique au fait que ça ne marche pas. Et à partir du moment où on est vigilant sur un point, forcément on obtient ce qu'on cherche. Donc si je veux vérifier que j'arrive à bander, il y a de très fortes chances que... On vérifie surtout que là, aujourd'hui, on n'y arrive pas. Et qu'on se mette à focaliser. On continue à enquêter. C'est quoi les conditions dont j'ai besoin pour une érection, une belle érection pour moi ? Benjamin, en fait, tu n'es pas obligé. J'ai besoin de ton consentement. Est-ce que tu es OK de parler de ton petit post-it ? Tu peux changer d'avis ? Je suis d'accord. Magnifique. Tu as écrit sur ton post-it, tu as écrit en orange sur un post-it jaune. Une part de moi... J'ai utilisé le feutre qu'on m'a donné. Et dans le défi, je vais y arriver, ne pas bander avec plus d'un partenaire simultanément. C'est-à-dire quand tu fais des plans avec une seule personne, tu bandes. Et s'il y a plus de deux personnes, tu débandes ou tu bandes pas du tout ? Alors, il y a deux cas de figure. Déjà, en vieillissant, entre guillemets, j'approche les 40 ans, déjà, je suis de moins en moins plan. Donc, le côté plan pose problème. C'est-à-dire que deux mecs que je ne connais pas On peut être sûr que ça ne marchera pas au niveau de l'érection. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'excitation. Que je comprenne juste. Donc là, on est deux personnes que tu ne connais pas. Quand tu dis que ça ne marche pas, ça veut dire que tu ressens de l'excitation dans ton corps, mais il n'y aura jamais d'érection. Ou il y en a un début, hop, elle s'arrête. Elle va être très légère et repartir. Je pense que c'est pour ça que je ne suis pas branché du type sauna, etc. Parce qu'on me dit que ça ne va pas forcément servir à quelque chose. elle peut légèrement arriver mais elle va très vite repartir et l'autre cas de figure c'est si je suis en couple et qu'on fait qu'un troisième ou deux autres c'est un peu mieux parce qu'en fait voir son partenaire prendre du plaisir on est vraiment dans quelque chose qui moi m'excite beaucoup mais mécaniquement ça marche pas trop et donc je me contente du plaisir cérébral Je peux utiliser les autres parties de mon corps, etc., mais je sais que je vais, entre guillemets, pas faire grand-chose avec mon sexe, entre guillemets. À ce moment, est-ce que tu peux me ramener la dernière fois où ça s'est passé ? Ou à une des fois qui te revient en tête, spécifique ? En couple, c'était il y a un moment, donc c'était pendant des vacances d'été, il y a deux ou trois ans, je crois que c'est trois ans quand même, ça remonte. Tu peux me décrire, est-ce que tu arrives à te souvenir, il y a un peu trop longtemps, ce qui s'est passé dans ta tête ? Est-ce qu'il y avait des pensées en particulier ? Il y avait vraiment du plaisir à voir l'autre prendre du plaisir. Et en plus, le regard, les regards qu'on se jetait l'un l'autre, vraiment, étaient très, très stimulants. Et en même temps, à la fois, il y a une forme d'incompréhension à se dire « mais pourquoi je ne tente pas ? » Et il y a un côté fataliste un petit peu dans la tête à se dire, bon, ça ne va pas. Donc, passons à autre chose et prenons plaisir autrement. Il y avait combien de partenaires dans cette soirée ? C'était une soirée d'été ? Non, c'était une fois chez un gars. Donc, on était trois. Donc, ton ex ou ton copain ? Mon ex. Ton ex et quelqu'un d'autre. Cette autre personne t'a tiré ? Oui, beaucoup. Je ne l'idéalisais pas, mais il me plaisait vraiment physiquement. Il y avait un côté, c'était mon type, mon type de mec. Et en plus, c'était dans un lieu clos, son appartement. Et pourtant, c'est mon ex qui a été actif. Moi, j'ai beaucoup été dans l'observation et puis les caresses, etc. Si tu essayes d'identifier... Par intuition, une condition qui manque pour que tu sois vraiment bien. À la louche, tu dirais quoi ? Ça, c'est difficile. Réussir à débrancher le cerveau, je dirais, parce que dès l'instant où on est dedans, c'est dur d'en sortir dans l'auto-sabotage, en quelque sorte. Et si tu m'amènes avant qu'il n'y ait pas d'érection ? L'envie est là, vraiment. Et une condition qui manque, donc j'ai entendu ce qu'il y a. Il y a un ex que tu es heureux de regarder, prend du plaisir, un mec qui t'excite et qui est tout à fait ton style. Qu'est-ce qui manquerait ? Un lieu fermé, sous-entendu, je crois que tu te sens plus à l'aise dans un lieu fermé. Qu'est-ce qui manquerait ? C'est une bonne question. Peut-être le fait de se connaître davantage. Ça, on en a parlé un petit peu plus tôt. c'est-à-dire ? Le risque de perte d'érection augmente vraiment avec le fait de connaître peu la personne ou par exemple de la rencontrer pour la première fois et peut-être que le fait que le troisième soit entre guillemets un inconnu c'est un peut-être parce que je ne sais pas finalement j'ai jamais fait à trois avec deux partenaires que je connais vraiment bien donc il faudrait essayer mais je pense que ça entre en ligne de compte parce que on découvre un corps on découvre une manière de faire l'amour etc... Et qu'est-ce qui me manque ? Je ne sais pas, une sérénité, quelque chose. C'est difficile de répondre à la question. Il y avait une petite voix dans ta tête qui disait, putain, il faut que je sois haut niveau. Est-ce que je suis assez ? Est-ce que ma bite est assez grosse ? Est-ce que je suis assez beau ? Est-ce qu'il y avait de la petite pensée parasite ? Ce n'est pas une histoire de taille. Je ne pense pas que ce soit une histoire de physique. Est-ce qu'il y avait des petites pensées parasites comme ça ? Ça te dit quelque chose ? Non, la pensée parasite, c'est plutôt, est-ce que je vais s'arrabander ? C'est celle-là. Ce n'est pas le reste. Ou alors, pourquoi je ne bande pas ? Compris. Denis, tu veux dire quelque chose ? Oui, alors, ce qui est intéressant, peut-être que je vais quand même prendre le temps de répondre à Benjamin, mais il y a plein de sujets, ça va être la même réponse. Parce que vraiment, tout autour de ça, c'est le stress. Le stress et l'hypervigilance. sur le fait que finalement l'action que tu mènes potentiellement pendant ces plans-là vise à créer une érection, alors qu'en fait ça ne marchera pas, puisque tu l'attends, donc ça ne marche pas. Le stress, pour expliquer comment marche le stress par rapport à l'érection, il faut savoir que lorsqu'on stresse, on enclenche toute une chaîne d'hormones, qui sont notre héritage de nos ancêtres de la préhistoire. Si un homme des cavernes rencontre un mammouth, il va avoir deux fonctions qui vont se mettre en place grâce à la peur et au stress. C'est soit se battre pour tuer le mammouth, soit s'échapper. Et finalement, notre corps d'aujourd'hui a gardé ce réflexe-là. Lorsqu'on stresse, il y a des personnes qui vont avoir des bouffées de chaleur, des palpitations, le corps qui se tend, parce que finalement, notre corps se conditionne soit à se battre, soit à s'échapper. Et tout le reste, ça disparaît. Et on comprend bien que face à la moutre, ça ne sert à rien d'avoir une érection. Donc, dès qu'on se met à stresser ou qu'on se met en hyper-vigilance, eh bien, finalement, tout ce qui ne sert pas à se battre ou à s'enfuir se coupe, naturellement. Et donc, à partir du moment où il y a de la peur de ne pas être à la hauteur, de la peur de ne pas plaire, de la peur parce que c'est quelque chose qu'on n'a jamais fait, de la peur parce que c'est un partenaire, on est quasiment déjà in love de lui... il est trop beau ce genre de choses bon ben forcément ça casse l'érection parce qu'il y a cette hormone qui est là enfin il y a le cortisol qui joue son rôle pour casser progressivement les choses toi Benjamin tu serais ok de recréer un lien avec ce toi ? Qui en fait te dit, c'est trop rapide, je ne connais pas cette personne, on ne bandera pas. Parce que là, j'ai l'impression qu'en fait, on est un peu en guerre avec nous-mêmes de dire, mais si ! Et Antoine disait un peu ça, c'est là, si, bande Guillaume ! Et Guillaume est là, non. Et moi, je suis là, si ! Et il me répond non. Et c'est lui qui gagne à la fin. On est d'accord ? Est-ce que toi, tu te dis, ouais, j'avoue, en fait, je vais mettre à jour pour que j'ai les conditions. Quand on me dit plan cul, je suis trop beau, plan cul, on ne se connaît pas maintenant. Maintenant, je lui réponds, non, ça ne va pas le faire pour moi. Et du coup, de pouvoir agir dans le sens de, moi, je sais que si on prend un verre avant, ça va m'aider. Est-ce que toi, ça tente ce chemin ? Ah oui, oui. En fait, K2, oui. Déjà, les plans directs, ça n'a jamais trop été mon truc. J'en ai fait, mais ce n'est vraiment pas ma préférence. Donc, oui, pour répondre à ta question. Mais en fait, on dirait que dans ma tête, le fait d'avoir plus d'une personne en face de moi, il y a quelque chose qui se coupe. Parce que ça m'est déjà arrivé, ça remonte à 2012, c'était avec mon ex d'avant. Où, en fait, on a fait la connaissance d'un couple dans une autre ville. Ils nous ont hébergés. On a vraiment fait connaissance. Et on est passé au lit au bout de deux jours, je crois, quand on commençait à se connaître. Vraiment, c'était un début d'amitié. Non, je suis désolé. Pardon si je fais du hors-sujet. Non, non. N'hésitez pas. J'ai besoin de comprendre comment on a rencontré ce couple dans une autre ville. Ah, c'était du cold surfing. Ah oui. Très bien. Donc, l'air de rien. Oui. Vous répondez, genre ils ont un profil dans la ville où vous allez et vous dites est-ce qu'on peut être sur votre canapé ? Oui. Tu savais qu'ils étaient gays ? Ouais. Ils étaient ensemble ? Mais tu vas pas pour ça, tu te dis bon bah... Benjamin ? Non, non, non. Alors c'est compliqué parce que je suis allé seul et mon ex m'a rejoint après, en plus. Et quand il m'a rejoint, il s'était rien passé. Allez, on boule l'explication. Toujours est-il que du coup tu te retrouves avec ces gens-là et tu veux les raconter. Ouais, et en fait avec eux, quand on a basculé au lit, on commençait vraiment à se connaître. C'était pas... ça faisait pas... 10 minutes qu'on se connaissait. Donc justement, ça a augmenté peut-être même l'excitation. Et pourtant, pareil. C'est-à-dire qu'il y a 13 ans, moi, j'ai quasi pas bandé. Donc déjà, à l'âge de 25 ans. Denis ? Est-ce que je peux me permettre de te demander quelle était ta place dans le trio ? Alors, on était quatre. On s'est très vite séparés en deux et deux. Résultat, j'ai été passif, puisque actif, ce n'était pas possible. Et qu'est-ce que tu entends par place ? Parce que tout à l'heure, notamment dans l'autre expérience, tu racontais que tu étais plutôt spectateur, que tu étais plutôt dans l'observation. Toi, dans quelle mesure tu avais un rôle d'acteur dans le rapport ? Acteur... En fait, c'était encore beaucoup d'observations. C'est là où tu vas en venir, je pense. Mais en même temps, dès l'instant où on a scindé le truc en deux duos, on était très fusionnels, entre guillemets, avec le numéro 2. Donc on a vraiment mélangé les deux couples. Il y avait chacun avec un des deux autres. Et... J'avais l'impression que dès l'instant où j'étais avec le deuxième, j'étais dans ma bulle, quoi. Donc de temps en temps, je jetais un oeil, mais ils étaient derrière moi, en plus. On commençait à se retourner en étant passifs, bof. Donc il y a à la fois spectateur et avoir envie d'être dans l'instant. C'est un mix des deux. D'être acteur, en quelque sorte. Et là, dans ta bulle, ça marchait mieux ou là aussi, ça bloquait ? Ça bloquait, d'autant plus que en général, quand je suis passif, je bande pas spécialement beaucoup. À moins de vraiment me toucher. Mais là, j'étais bien comme ça. Donc déjà, même en m'isolant dans ma bulle, le fait de savoir qu'il y avait deux autres derrière, ça n'aidait pas, on va dire. Tu veux rebondir, Denis ? Non ? Pas passionnément ? Parce que Benjamin, le même Benjamin, on n'en a qu'un, posait la question sur un post-it, est-ce que prévenir le partenaire augmente mon risque de perdre mon érection ? C'est-à-dire, donc là on parlait de créer les bonnes conditions, est-ce que d'aller... dire écoute moi parfois ça peut m'arriver est-ce que ça focalise le stress ou pas ? J'ai une précision à apporter, ce n'est pas ma question parce que j'ai déjà ma réponse mais c'est quelqu'un dans le groupe qui m'a dit quelque chose et en fait moi je pense qu'il ne faut pas prévenir je me dis dire à l'autre attention parfois je débande pour moi on se préconditionne à débander Moi, ce que je fais, c'est si ça arrive, je dis « Désolé, ça m'arrive. » Et l'autre va me dire « C'est pas grave. » Mais je pense qu'il ne faut pas se préconditionner comme ça. Donc, j'ai noté quelque chose qui ne me correspond pas exactement. Pas de souci, pas de souci. Mais tu te faisais le porte-parole. C'est ça. Ça marche, ouais. Qu'est-ce que t'en penses, toi, Denis ? Pour le coup, c'est très personnel. Ça peut être une bonne solution de le signifier. Ça dépend quel est le type de relation. C'est sûr que si c'est un plan cul, non, ça sert à rien de le dire. si c'est une relation qui potentiellement peut aboutir à autre chose ça peut être bien parce que finalement le fait de le garder en secret ça ne fait qu'intensifier le côté stressant et si ça arrive comment je vais réagir et si ça arrive qu'est-ce que je vais dire et qu'est-ce qu'on va faire donc prévoir prévenir le partenaire ça peut être une solution il y a une petite astuce qui peut être plutôt intéressante notamment lorsqu'on fait des rencontres de nouvelles rencontres c'est plutôt dire que on n'est pas du genre à spécialement, forcément, tout faire le premier soir. Et de se dire qu'on est plutôt dans un moment d'érotisme, peut-être du soft s'il faut, mais que là, aujourd'hui, ou avec cette personne-là, on a envie d'y aller doucement et de prendre son temps. Et comme ça, bien dire que dans ce cas, même si ça se passe bien, potentiellement, il n'y aura pas de pénétration le premier soir, il n'y aura pas de... Ce qui fait que ça permet de laisser la porte ouverte à la bonne surprise. Et de se dire, bah oui, on n'avait pas prévu d'aller jusqu'au bout aujourd'hui. Et pourtant... Bon, je ne sais pas si on l'entend au micro. T'as fait quoi ? J'ai tapé dans ma main. Boum. Ouais. Ouais. Alors si tu veux que ça s'entende, il faut te faire proche du micro. Et pourtant, on peut être surpris par une érection qui se présente. Oui, mais c'est marrant parce que j'entends complètement l'impact du stress sur l'érection et quelque chose que j'entends dans les différentes histoires, c'est est-ce qu'on se sent choisi ? J'ai l'impression que moi... je vais dans les conditions essentielles pour que j'ai une bonne érection c'est de me sentir choisi non pas pour mon pénis ou pour une performance sexuelle en gros tu me feras pas plus débander que si tu me dis j'ai 30 minutes j'ai envie de me vider Et en fait, je comprends que c'est un peu n'importe qui, quoi. Mais il y a même des amants avec qui tu peux avoir un lien. Parce que là, les gens rigolent en mode... Mais il y a même des amants, tu vois, où tu sens qu'ils ont juste une activité sexuelle. C'est un peu au premier qui répondra. J'avoue, j'habite à Paris. Là, il y a plein de gens qui écoutent. Ils sont là, putain, moi, c'est pas ça. J'entends, mais... Et je sens que... Tu vois, ça m'a mis la puce à l'oreille quand Benjamin t'a dit quand je perds mon érection, je m'excuse. En fait, pour moi, le sous-texte de ça, c'est que je ne suis choisi et valide dans ce rapport sexuel que si je bande. Et donc, si j'ose pas bander, je deviens caduque dans ce rapport sexuel. Et je pense que... Je pense que c'est une super épreuve dans le lien sexuel. C'est que si l'autre me dit « Attends, il n'y a aucun problème » et que je vois le désir dans ses yeux, c'est donc qu'en fait, je suis choisi pour tout un tas de trucs, dont ma bite, qui est magnifique. Mais voilà, en fait, s'il n'y a pas d'érection, je mens. Et le fait de ne plus avoir cette pression de « Putain, t'as intérêt à bien bander si tu veux qu'on baise », là, c'est pour moi une condition essentielle. Être choisi au-delà de ma capacité à bander. Oui, alors après ça fait que le rapport sexuel n'est pas qu'une pénétration ou qu'une fellation. Il y a beaucoup d'autres choses au milieu. ou même avant et pendant. Il y a des personnes aussi qui sont side, c'est-à-dire qu'ils ne pratiquent même pas la pénétration avec le pénis. Donc, potentiellement, c'est de se dire que oui, il peut y avoir un rapport sexuel qui va être cool, mais le sexe ne passera pas forcément par une pénétration, par une fellation. Et de se dire qu'on va créer une expérience sexuelle ensemble, mais sans justement avoir une attente peut-être qui répond à ses injonctions de devoir absolument bander pour faire la pénétration. Pour moi, c'est similaire à quand on vous demande la taille de votre bite et que du coup, t'es sélectionné selon cette taille-là. Et donc, pour moi, ça veut dire que tout l'imaginaire sexuel, c'est... Et c'est peut-être pas la façon pour moi, et je parle de moi, Guillaume, chacun à vous, mais j'essaie de réfléchir à c'est quoi les conditions optimales. En fait, c'est d'être choisi pas que pour le physique. Oui, Denis me tend un post-it, mais non, Denis, je ne lirai pas celui-là. Non, Benjamin, tu ne peux pas. tu as beaucoup parlé j'aimerais que quelqu'un d'autre parle comme Jocelyn par exemple mais si tu peux le dire en peu de temps je nuancerais une chose c'est que parfois c'est la peur de se dire que l'autre va se sentir rejeté Il va peut-être se dire, je ne le désire pas. Pour moi, il y a deux nuances. Il y a soit on se déçoit et l'autre, on peut le décevoir. Tu as raison d'amener cette nuance. Est-ce que Jocelyn veut lever la main ? Est-ce que toujours consentement, Jocelyn ? Es-tu toujours prêt à dire ta petite bafouille ? Tu posais la question, y a-t-il un lien de causalité entre taille du sexe et problème d'érection ? Est-ce que tu veux en dire un peu plus ? Oui, c'est un constat personnel, j'insiste là-dessus, sur le fait que si je regarde l'ensemble de mes partenaires, ceux qui ont eu tendance à avoir des problèmes d'érection, c'était ceux qui avaient les plus gros pénis. Et à l'inverse, ceux qui avaient un pénis plus modeste en avaient moins. Et donc c'est une question que je me pose. Est-ce que c'est une réalité physique dans le sens où plus c'est grand, plus il y a un besoin de sang qui est important et du coup c'est une réalité matérielle physique ? Ou est-ce que c'est juste un hasard qui est propre à mes expériences à moi ? Voilà. Sans tomber dans la généralité, il y a des gens avec des très gros pénis qui n'ont pas de problème d'érection. Oui, mais tu posais cette question. Est-ce qu'il y a peut-être des études et tout ? Denis ? Alors, je n'ai pas de chiffres ou d'études qui le démontreraient. Non, je pense... Je sais qu'il y a un impact plutôt par rapport à la... À la corpulence. C'est-à-dire qu'avoir par exemple un IMC trop élevé peut être une cause par rapport à l'érection. Mais par rapport à la taille du pénis, pas spécialement. En fait, les causes physiologiques sont souvent un peu les mêmes. On va retrouver tout ce qui est propre au diabète. Par exemple, il y a beaucoup de mecs qui décrivent qu'ils ont du diabète parce qu'ils arrêtent de bander. Donc le diabète, il va y avoir des sujets autour du rythme de vie, puis il va y avoir des sujets au niveau de l'afflux sanguin, justement. Est-ce que les corps caverneux fonctionnent correctement ? Et puis après, il y a les effets diatrogènes aussi, donc les effets secondaires des traitements. Puisque, par exemple, toutes les molécules qui contiennent de la prolactine, des antidépresseurs, vont potentiellement avoir un impact sur l'érection. Donc plutôt non. Après, il y a ma théorie de si je suis choisi parce que je suis censé avoir une grosse bite qui bande bien dur, j'arrive dans le rapport sexuel avec un niveau de pression où je me dis putain, il faut que je sois à la hauteur. Exigence de performance égale stress égale à potentiel absence d'érection. Je ne suis ni médecin ni thérapeute, mais j'en ai vu de la bite. Non, pardon. On va terminer cette première partie à sa cliquetis pour me soutenir dans ta vue de la bite. Ok, ça me va. On va terminer sur un auditeur qui demande « Salut, je me demandais pourquoi nous n'avons pas tous une érection ferme ? » Il dit « nous », donc je ne sais pas, peut-être que c'est lui et ses potes. « Je bande facilement, mais elle manque de fermeté et parfois cela est gênant pour pénétrer. Cependant, cela ne m'a jamais empêché de donner et de prendre du plaisir. » Donc, c'est vrai que parfois, moi, personnellement, je peux bander plus ou moins dur. Est-ce qu'on sait pourquoi ? En fait, déjà, ça dépend de ton niveau d'excitation. Ça dépend aussi du temps que t'as mis à l'avoir. Ça dépend de la durée de ton rapport. Parce qu'en réalité, plus le rapport dure pendant... En fait, l'érection est très fragile pendant les 5 premières minutes. On peut la reperdre facilement. Et plus le rapport s'installe, l'enjeu, plus ça devient solide. Et puis au bout de 20 minutes, 20-30 minutes, elle va commencer un petit peu à nécessiter de l'entretien pour rester efficace. Alors, c'est quoi la nécessité de l'entretien ? Pendant 20 minutes, si je ne me touche pas ? Il faut toujours un peu l'entretien, mais disons qu'il va falloir de la stimulation. Visuelle, corporelle, c'est ça que tu veux dire ? Oui, tout à fait. Ah oui, si je me mets... Oh, mais tu la perds beaucoup. Oui, d'accord. Je sors de toute stimulation, je peux la garder 15-20 minutes, mais ça tombe, quoi. Ah non, si tu sors de toute stimulation, tu ne la garderas pas forcément, mais tu n'auras pas besoin de beaucoup d'efforts pour la retenir. Ok, d'accord. Après... Pas assez ferme, on dit quoi à cet auditeur ? Pas assez ferme, il faudrait voir des contextes. Si c'est permanent, alors moi j'enverrais toujours aller voir un médecin à ce moment-là, pour faire peut-être un échodoppler ou faire une petite analyse, voir si au niveau des corps caverneux et de la gestion de l'influx sanguin, il n'y a pas de petit sujet. top c'est est-ce que j'ai envie d'en faire une de plus oui j'ai envie qu'on termine sur un auditeur qui dit moi sur l'érection j'ai compris qu'il y a peu il y a peu que lorsque quelqu'un me plaît et que je me mets à bander ce n'est pas de l'excitation nécessairement sexuelle mais le sentiment de vouloir l'enlacer et lui faire des câlins crée chez moi une bandaison ou une semi-bandaison et je confondais ça avec l'envie de sexe Oui, il vient de différencier l'excitation et le désir. Désirer c'est un élan, c'est une pulsion, c'est une énergie. L'excitation c'est la manifestation, une des manifestations potentielles du désir. Donc on peut désirer quelqu'un sans bander, ou on peut désirer quelqu'un en bandant, mais juste le fait de désirer peut suffire à créer l'érection. Top. Mais c'est vrai que ça rejoint un peu mon intro avec moi, mes injonctions à l'érection et comment c'est central dans ma tête. Mais juste ce que tu viens de dire pour moi, je me dis ah oui, j'ai envie de mettre à jour un peu mes automatismes de cerveau. C'est la fin de la première partie. Nous allons pouvoir déguster des pâtisseries. Je ne vous raconte pas, car des auditeurs sont venus les mains chargées. C'est une opportunité pour moi pour remercier Francky qui m'a aidé dans la réalisation de ce live. Merci. Si des auditeurs veulent m'aider, n'hésitez pas à me contacter. Dans le prochain épisode qui paraîtra dans quelques jours, nous allons parler de Viagra. C'est une marque, il faut plutôt que je dise un autre terme. Oui, une aide à l'érection. De médicaments stimulateurs d'érection. Et Thomas qui demande, mais au final, c'est quoi les conditions idéales pour avoir une érection efficace ? Et Alex qui dit, ouais, mais du coup, comment je peux remettre en confiance un partenaire ? Très jolie cette question. Voilà, je vois que mon partenaire perd son érection. Comment je peux le mettre en confiance ? Un partenaire qui fait face à une panne sexuelle ? Un programme que j'ai hâte de partager avec vous. Merci. Trop cool. Nous avons une forêt noire, les gens. OK ? Qui est venue grâce à Pierre, qui est là, là. Merci, Pierre. Qui est venu dans un truc genre... Une glacière. OK ? Ne partez pas très loin. Forêt noire.

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