Sodomie : réparer les micro lésions (et les erreurs à éviter en te nettoyant)

Nico se blesse à chaque pénétration malgré le lubrifiant : d’où viennent ces micro lésions anales, et quels soins font en réalité plus de mal que de bien ?

🎧 Écoute cet épisode

Spotify
Apple Podcasts
Deezer
Podcast Addict
Amazon Music
YouTube

Dans cet épisode du podcast :

  • Ces micro déchirures viennent souvent d'une peau anale asséchée par un excès de nettoyage, de savon ou d'hygiène
  • La bétadine et les crèmes anti-hémorroïdaires sont à bannir ici : elles irritent au lieu de réparer
  • La vraie réparation passe par une crème hydratante massée en profondeur pour que la peau cesse de se déchirer

💡 Les conseils du proctologue

Aurélien Garros est proctologue à Lyon, spécialisé dans les questions de santé sexuelle anale.

Pourquoi je me blesse à chaque pénétration alors qu'avant ça allait ?

Le plus souvent, il s'agit de petites déchirures superficielles de la marge anale, sur une peau qui s'est asséchée avec le temps. Le Dr Aurélien Garros explique que cet assèchement vient fréquemment d'un excès de soins, de nettoyage ou d'hygiène. Ce n'est pas la même chose qu'une vraie fissure, plus profonde et toujours située à un endroit très précis.

La bétadine et les crèmes hémorroïdaires sont-elles une bonne idée ?

Non, mieux vaut les éviter dans ce cas. La bétadine est à proscrire, précise le Dr Aurélien Garros : on ne désinfecte quasiment plus les plaies avec, même pour des lésions bien plus importantes. Les crèmes anti-hémorroïdaires, s'il n'y a pas d'hémorroïdes, risquent surtout de créer une irritation supplémentaire.

Comment nettoyer et réparer une peau anale qui se déchire ?

Nettoie à l'eau, une fois par jour, avec au besoin un savon spécial intimité, éventuellement avant le rapport. Le proctologue Aurélien Garros conseille de sécher sans frotter, en tamponnant, puis d'appliquer une crème hydratante de pharmacie en petite quantité, bien massée en profondeur. Répétée de façon prolongée, elle rassouplit la peau pour qu'elle cesse de se déchirer.

Se dilater seul avec un gode aide-t-il à ne plus se blesser ?

Non, s'auto-dilater seul avec un gode est déconseillé, surtout si cela revient à forcer sur la douleur. Le Dr Aurélien Garros rappelle que les dilatateurs progressifs existent, mais avec l'accompagnement d'un kiné en cas de contractures musculaires. Ici, de bons soins cutanés puis la reprise avec du lubrifiant devraient suffire, et une consultation chez un proctologue reste utile pour vérifier qu'il n'y a rien d'autre.


On en parle dans cet épisode
Les épisodes sur la fissure cités par Guillaume, pour distinguer déchirure superficielle et vraie fissure
Écouter l’épisode
L'ensemble des conseils du proctologue et des épisodes sodomie renvoyés par Guillaume en fin d'épisode
Écouter l’épisode

💜 Tu pourrais aussi aimer

Aurélien le proctologue explique comment ne plus avoir mal pendant la pénétration, corps et mental
Se faire pénétrer avec des hémorroïdes : quand ça guérit seul et quand il faut opérer
Des gélules pour éviter les lavements avant la sodomie : ce que le procto en pense

🏷 Plus d’épisodes sur les mêmes thèmes :


Lire la transcription de cet épisode
Salut Aurélien, mon proctologue préféré. J'ai une nouvelle question d'un auditeur qui s'appelle Nico. Il a soumis sa question à notre hotline en tapant actifsoupassifs.com. J'invite tous les auditeurices à venir nous poser des super questions. Je te lis tout de suite le message de Nico. Bonjour Guillaume, j'ai 34 ans, je suis passif et sexuellement actif depuis mes 16 ans. Ma question porte sur les lésions anales, car depuis un petit moment, je réalise que je me blesse plus facilement pendant la pénétration, même malgré l'usage d'un lubrifiant. Du coup, pendant le rapport, je sens une légère douleur, brûlure, donc je sais que ça arrive. Et ensuite, pendant 3 jours en moyenne, je tente de soigner les plaies avec soit de la bétadine en gel, soit des crèmes hémorroïdaires et ou du daflon en comprimé. J'ai une activité sexuelle assez soutenue depuis quelques années, donc j'ai du mal à comprendre cette « sensibilité » qui me gêne et me stresse presque chaque fois avant mes rapports. Pour essayer de résoudre ça, je me suis acheté un gode pour me dilater avant certains rapports, quand c'est possible, mais ça ne garantit pas toujours que les lésions ne vont pas arriver. J'aimerais donc savoir si c'est normal, s'il y a une solution pour éviter de revivre ça aussi souvent, et si les remèdes que je prends sont indiqués, et sinon quoi faire. Merci pour ton aide et merci pour cette plateforme. Bonjour Guillaume, c'est Aurélien Garros. Je rappelle pour tes auditeurs que je suis proctologue à Lyon et que je m'intéresse tout particulièrement aux questions autour de la santé sexuelle anale. Je vais essayer de répondre à la question compte à poser d'une personne qui décrit depuis quelque temps, alors que tout se passait bien avant, le fait de se blesser régulièrement lors des pénétrations malgré l'utilisation du lubrifiant. Ce qui l'oblige à chaque fois qu'il a mal à faire des soins pendant au moins trois jours avec de la bétadine, des traitements anti-hémorroïdaires. Il a même essayé de s'acheter un gode pour essayer de se réhabituer un peu. C'est ce que j'ai compris du témoignage. D'abord, en tant que médecin, je me pose la question du diagnostic. Bien sûr, sous réserve, ce n'est pas évident de porter un diagnostic sans pouvoir poser plus de questions et surtout sans pouvoir l'examiner. J'ai l'impression que Il s'agit de ce qui est décrit de petites déchirures superficielles de la peau autour de l'anus, ce qu'on appelle la marge anale, certainement sur une peau qui s'est asséchée avec le temps, et on va y revenir. L'autre alternative diagnostique, c'est la vraie fissure, c'est-à-dire que quand on utilise le mot fissure, on parle d'une déchirure un petit peu plus profonde, un petit peu plus proche de l'entrée dans l'anus, et qui est toujours à un endroit très précis. Et ça, on en a déjà parlé plusieurs fois dans d'autres épisodes, donc je ne détaille pas la prise en charge de la fissure, et en plus surtout parce que je pense que ce n'est pas ça qui est décrit par la personne qui témoigne. Ce qui m'a sauté aux yeux dans cette description, c'est probablement des déchirures autour de l'anus sur une peau sèche, parce que la peau s'est asséchée aussi probablement à cause d'un excès de soins, un excès de nettoyage, un excès d'hygiène. J'évoque ça parce que c'est fréquent et que c'est quelque chose que je vois souvent en consultation. Déjà, je ne sais pas, mais on peut imaginer comme un certain nombre de personnes avec le souci d'être bien propre, qu'on peut avoir tendance à se nettoyer un peu trop, trop régulièrement avec du savon. Et là, en plus, il est bien décrit l'utilisation de bétadine. Et ça, c'est vraiment ce qu'il ne faut pas faire. Aujourd'hui, même dans des soins de plaies sur la peau, des choses bien plus significatives, on ne désinfecte quasiment plus avec de la bétadine. Il faut se contenter de soins à l'eau, nettoyer avec un savon, si possible un savon spécial pour l'intimité, une fois par jour, éventuellement avant le rapport, évidemment, si on veut que ce soit bien propre, c'est tout à fait suffisant. Et après, dans la mesure où ça n'a pas l'air d'être des hémorroïdes, je pense qu'il vaut mieux éviter aussi de rajouter des crèmes anti-hémorroïdaires, parce que si ce n'est pas des hémorroïdes, ça peut aussi finalement entraîner une petite réaction, une petite irritation. On peut être sensible à différentes... à différents produits, tous ne nous conviennent pas. Donc moi, je contenterais de nettoyer avec de l'eau, pas trop, de sécher sans frotter, en tamponnant, et puis d'utiliser ensuite par contre une crème hydratante, tout plein de crème hydratante qu'on peut trouver en pharmacie. Il ne faut pas en mettre beaucoup, il faut bien masser en profondeur pour que la crème s'imprègne en totalité, rassouplisse la peau, pour que petit à petit, elle arrête de se déchirer. Et ça, de façon un peu prolongée. Ensuite, il y a un autre point que j'ai envie de rebondir sur un autre point sur le témoignage, c'est l'idée d'utiliser des gouttes pour essayer de se réhabituer un peu. J'ai compris ça comme ça. Moi, je déconseille ça aussi. En tout cas, ce que je déconseille, c'est l'idée de forcer, d'insister sur la douleur en espérant que ça passe, que ça se réassouplisse comme ça. Je pense que là, avec des bons soins cutanés, et puis ensuite la reprise de la pratique avec les lubrifiants, ça devrait fonctionner. Il y a des situations où on utilise des médicaments, des dilatateurs, mais ça peut être proche d'un gode, mais ça c'est avec un accompagnement par un kiné, quand il y a vraiment des contractures musculaires, avec des diamètres progressifs, Mais là, dans ce cas-là, tout seul, j'ai du mal à imaginer qu'on puisse améliorer la situation en faisant un peu une espèce de travail d'auto-rééducation avec un gode qui, en plus, doit être probablement assez fastidieux. Et pour finir, je pense que ça va aller mieux avec ces conseils. J'espère que ça aille mieux ou que ça n'aille pas mieux. De toute façon, c'est bien d'essayer de consulter au moins une fois un proctologue pour avoir un examen, vérifier qu'il n'y a rien d'autre et essayer de mieux comprendre la situation. Au revoir. Merci Aurélien, c'est super clair. Pour les épisodes sur les fissures, vous pouvez aller les écouter en tapant actifsoupassives.com slash fissures, F-I-S-S-U-R-E. Et pour encore plus de super conseils de super Aurélien, c'est actifsoupassives.com slash sodomy, S-O-D-O. Est-ce que je suis vraiment en train d'épler sodomy là ?

Rédigé avec l'aide de l'IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous