Mon premier orgasme en dominant – Sam 2/3

Partie 2 sur 3
« J’ai éjaculé extrêmement fort au niveau des sensations. Et que dans tout mon corps, ça a vibré. Et que ça a vibré 3-4 heures après. » Sam

Sam, 42 ans, filtrait les hommes par un questionnaire avant d’accepter d’être leur fantasme : c’est amoureux, à 31 ans, qu’il connaît son premier orgasme.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Après une rupture, il enchaîne un plan par jour pendant un mois et demi : un homme mesure sa bite
  • Il pose des questions pièges : langage texto, mot rebeu ou question sur une cave, et c'est mort
  • À 31 ans, un copain lui montre des vidéos et lui apprend comment il veut être dominé
  • Deux heures de massage, puis la domination : il éjacule si fort que son corps vibre encore trois heures après

On en parle dans cet épisode
L'épisode sur la sensualité que Guillaume (le podcasteur) rapproche des deux heures de massage dont Sam a besoin
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Le thème que Guillaume cite quand Sam découvre la domination avec un partenaire qui la lui apprend
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Ok, c'est bon ? On reprend. On reprend. Donc j'en suis... Attends. Ok, suis-le-moi. Tu es fougueux, tu es si fougueux. Deuxième épisode, deuxième partie. Et on s'était arrêté à... Je ne vais pas refaire une intro, mais en gros, on parle de fétichisation. Alors du coup, je ne sais plus quel terme utiliser sans être insultant. Tu peux. Mais en bref, tu dirais quoi ? Tu es l'incarnation de quel fantasme ? du rebeu dominant XXL Daddy aujourd'hui en tout cas ça c'est ce que ton physique et aussi tes origines peuvent renvoyer physique et attitude d'accord dans ton attitude en général aussi ok et là on est tu racontais tout ton cheminement dans la jeunesse et là on est à un moment où tu te dis ok maintenant que j'ai pigé le délire il enlève son pull c'est bon ou pas tu vas me taper dans le micro c'est vrai tu veux mettre ton pull juste à côté c'est bien ou pas super tu peux boire de l'eau sans problème pendant l'échange je l'ai Les glouglounes sont pas entendues. Bon, t'as fait tout un cheminement. Tu te rends compte de l'ampleur de la fétichisation, c'est-à-dire c'est une évidence pour tout le monde sauf pour toi et t'es attendu dans un rôle sexuel par tout le monde et donc je trouve vachement bien décrit le systémique derrière ça et l'automatisme alors que toi dans ton cœur t'étais un petit boys to men. C'est ça. J'ai quand même un peu envie de te faire chanter ? Tu veux pas fredonner Boyz II Men ? On n'a pas envie. Non. Ok, ben on le fait pas. Et là, t'es à un moment où tu te dis, ok, en fait, est-ce que moi je vais là-dedans ? Est-ce que ça me correspond ou pas ? T'as quel âge à ce moment-là où tu te rends compte et où tu te questionnes sur la fétichisation ? 29 ans. 29 ? Après mon... après mon premier grand amour. Et dans ce premier grand amour, lui avait demandé cette... Absolument pas. Pas du tout de fétisation. Mais... Après la rupture, on avait une sexualité quasiment inexistante. Après la rupture, le destin a fait que je tombais sur un mec que j'aimais bien, quelques mois après, et avec qui mon ex avait couché. Et en fait, ce garçon m'a expliqué que cette ex, cette personne qu'il connaissait aussi, avait avec lui une sexualité inexistante. qui était pour le coup beaucoup plus dom-top que ce que... Enfin, en tout cas, qui était dom-top. Et j'ai découvert, en fait, que la personne avec qui j'ai vécu pendant presque deux ans et demi, c'est ça qu'elle voulait. Qu'il n'avait jamais été capable de m'en parler, parce que c'est ce que potentiellement je dégageais, mais lui-même n'assumait pas de me dire que c'est ce qu'il aurait voulu que je sois avec lui au lit. Et j'ai découvert après. Et donc là, j'ai commencé à, à ce moment-là... Après la rupture, évidemment, puisqu'on avait eu quasiment deux ans et demi de pas de sexe. Très frustré. Et puis aussi besoin de savoir si on n'avait pas de sexe parce que j'étais pas attirant ou je sais pas quoi. J'ai eu un mois et demi où j'étais foufou. J'avais plein de plans cul à gauche, à droite... Très souvent soft, mais plein de plan cul. Et c'est à ce moment-là que j'ai rencontré le plus de mecs de ma vie, mais quasiment un par jour. Et c'est à ce moment-là que j'ai compris plein de choses. Je me souviens d'un mec qui a mesuré ma bite. « Mais tu sais que t'es XXL ? » Non. Il a mesuré ma vie. Il m'a dit, mais si, on a une discussion là-dessus. Et je fais plein de rencontres comme ça. Et en fait, j'ai eu tout cet écho, tous ces mecs qui m'ont dit la même chose. Mais tu te rends pas compte du physique que t'as, de la chance que tu as, de tous les mecs qui rêveraient de coucher avec toi. Et tu te prives, c'est dommage, tu vas avoir 30 ans, tu t'es pas exploré. Et c'est là que je me suis dit, vas-y, what the fuck, tu sais quoi, ça sert à quoi que je me prenne la tête ? Comme je l'expliquais, je peux pas changer le milieu, je peux pas changer ce que les gens aiment Mais à moi de savoir, est-ce que moi qui porte sur moi ce que les gens aiment, pourquoi est-ce que finalement je me priverais de leur donner quelque chose qu'ils aiment tant que dans mon intégrité, dans ma personne, ça ne vient pas me blesser et me déranger ? Parce qu'à l'époque, quand le message inclut une fétichisation sur les réseaux de rencontres par exemple, tu dis stop. Tout de suite, je bloquais la personne. C'était très violent pour moi. J'étais arrivé au point où il est hors de question que tu m'enfermes là-dedans et que tu me réduises à un objet. Et je me suis rendu compte que je fermais tellement les portes et les fenêtres que à la fin, j'étais dans les ténèbres. Parce que finalement, 99% des gens qui me parlaient, c'était pour ça. En tout cas, il y avait une approche qui venait par l'apparence. C'est une application de rencontre. On va d'abord la gueule du mec, on va pas se mentir. Donc 99%, ils voyaient ma gueule, et sur les 99%, c'était 90% qui étaient attirés parce que j'étais d'origine, ma cabine, machin, machin. Ok. Et à force de tout fermer, je me rends compte qu'en fait, si je continue à faire ça, je ne vais jamais rien faire. Je me dis bon, qu'est-ce que je fais ? J'ai 100 opportunités à droite qui gravitent autour de mon apparence et j'en ai deux qui ne gravitent pas autour de mon apparence. Bon, les deux les ai faits. Il m'en reste 100 à droite. Qu'est-ce que je fais ? J'y vais. En fait, c'est comme ça que j'ai fait. Et j'y allais avec, évidemment, mes propres standards, tu vois, mes propres oui, non, ok, pas ok. Mais j'y allais. Et là-dedans, je rencontrais quand même une espèce de... Je me rendais compte qu'il y avait une granularité. C'était pas juste, c'était un objet pour tous. Pour certains, oui. Mais c'était juste que c'était à la porte d'entrée. Moi, j'aime bien les rebeux, j'aime bien les mecs pollus, j'aime bien les mecs machins, ok ? Mais à côté de ça, on peut parler. Moi, je suis architecte. Moi, je suis machin. Moi, je suis financier. Je fais la politique. Ah, cool, tu vois. Et du coup, sapio s'active. Je peux communiquer avec ces mecs-là. Sapio s'active ? Sapio sexuel. J'ai un peu l'impression que t'étais Sailor Moon, là. Sapio s'active. Ah, putain. Comme je suis, grâce à mon chéri, on va dire, je suis... J'ai conscience que je suis ce qu'on appelle un sapiosexuel, c'est-à-dire qu'il faut absolument que ça passe par mon esprit, par l'intellectualisation et la stimulation pour que je puisse ouvrir les portes de l'entrejambe. En parlant avec tous ces mecs, sur la centaine, il y en a une vingtaine que j'ai trouvé intéressante. Je savais qu'à la base, ils avaient toqué à ma porte parce qu'ils aimaient bien la vitrine. Mais une fois qu'on va plus loin, ok c'est cool. Ok, et donc si je comprends bien, tu dis « Ok, j'y vais, j'essaye. » Comment t'as fait pour que ça te heurte moins ? Parce que tu disais que c'était une vraie violence. Je filtrais. Mais très concrètement ? Questionnaire. Très froidement, très factuellement. Je pose des questions, je pose des pièges. Tu veux me les partager ? Par exemple, la personne qui va me parler, si je vois qu'elle est en l'autre du pot... J'ai posé des questions au piège. Ouais, t'aimes bien ci, t'aimes bien ça. Et comme ça, j'oriente tout de suite potentiellement les kinks du gars, voir si tout de suite, il va tomber dans le... Ah, moi, je tiff les roues et machin, machin. Ça, c'est mort. Pour moi, c'était mort. Là-bas, j'y allais pas. Le mec me disait, écoute, moi, j'ai une attirance pour les mecs d'origine maghrébine. Tu corresponds à mon style de mec. Mais tu vois, après, derrière, il y a aussi au niveau des locutions écrites, du coup, l'écrit, où t'entends, à un moment donné, t'arrives à entendre vraiment ce que la personne dit et comment elle pense. Donc, tous les messages déjà très mal écrits, les trucs en langage texto, machin, j'en voulais pas. Tous les mecs avec qui je ne pouvais pas parler au-delà du âge, taille, sexe, ville, c'était mort. Il fallait que je puisse quand même avoir une petite discussion avec eux. Et ce que je comprends, c'est que s'ils utilisaient le terme rebeu, ce n'est pas possible, mais d'origine maghrébine, c'était quoi la différence pour toi ? Un certain niveau de langage. Tout simplement. Parce que déjà, je suis comme ça aussi. Mais je ne peux pas engager quoi que ce soit avec quelqu'un si toi et moi, on ne parle pas pareil. Ce n'est pas possible. Dans ce cas-là, je vais chez McDo, tu vois. Dans ce cas-là, je vais chez McDo. Donc, c'était les premiers filtres. Filtre intellectuel. Après, filtre de centre d'intérêt aussi. Non, je n'ai pas compris. Dans ce cas-là, je vais chez McDo ? Oui, parce qu'en gros, c'est du fast-food. C'est ce que je veux dire. Je préfère aller dans un petit bistrot, un truc sympa. Et là, pour le coup, tu me proposes du McDo pour un kebab. Non ! C'est marrant parce que le McDo revient beaucoup dans ton témoignage. C'est un truc de banlieue. C'est une référence qui est venue du moins. Quand tu dis McDo, c'est le truc facile, pas cher, que tout le monde bouffe. Je comprends bien. Mais tu me parles beaucoup de McDo. C'est vrai. Je dois avoir faim, c'est pour ça. T'as faim ? Non, je crois. Je t'invite à te rapprocher de ton micro. T'inquiète. Ok, donc petit à petit, tu fais un questionnaire. Tu filtres tes purs et donc t'es d'accord que les gens fétichisent ? Dans la mesure où ils sont cérébraux, ils partagent des... Ouh là là, j'arrive, j'ai du mal à ça. Subjectivement, je leur fais passer un casting pour savoir si j'estime qu'ils sont à la... Alors, ça va être très bien ce que je vais dire. Si j'estime qu'ils sont à la valeur et à la hauteur de pouvoir me faire subir ce fétichisme. J'accepte qu'on rentre là-dedans si au moins, toi et moi, on peut avoir une connexion férérale. Autre que, purement, je suis un objet sexuel. Je sais que ça va passer par là, il ne faut pas se mentir. Mais moi, ma limite, c'est... En tout cas, ma limite, mon champ d'application, c'est celui-ci. Si toi tu veux juste qu'on baisse, ça marchera pas. Un plan cul direct, j'ai jamais fait. Impossible. Certains qui écoutent peuvent se dire, ah moi j'adore être un objet sexuel. Bien sûr. Pour toi, quand tu décris ça comme une violence, tu peux m'amener dans cette réalité-là ? C'est une violence de réduire mon corps, qui je suis, l'intégralité de Sam, à... À l'enveloppe. Pour moi, c'est violent. Ça ne m'intéresse pas, en fait. Pour moi, tout est lié, en fait. Le dedans, le dehors, le charnel, tout est lié. Donc, si tu me réduis à simplement un objet, je deviens un objet. Ça ne m'intéresse pas, ça ne m'excite pas, ça ne me valorise pas, je ne me sens pas valorisé. C'est important pour moi que dans le rapport à l'autre, je te valorise, tu me valorises. une image qui me vient c'est que en fait tu es tué c'est à dire en fait t'es effacé et en fait c'est comme si je t'a collé un masque et en fait je baisse pas avec toi je te mets tiens porte ce masque et tais-toi en fait j'essaye de mettre ça peut être n'importe qui t'étais pas à l'aise avec mon terme tué Non, tu n'étais pas à l'aise avec mon... Moi, ce que j'essaie de faire, c'est de mettre de la réalité derrière la violence que toi, tu as ressenti d'être objet sexuel. Donc, je t'offrais un mot qui était effacé, tué, à tuer ta tiquée. Ouais. Ce n'est pas le bon terme. Non, c'est bien, tuer. Ça peut être métaphorique. Réduire une personne à son enveloppe, c'est tuer l'intégralité de la personne. À part si elle est consentante. C'est du racisme pour moi, en fait. Ça, c'est du racisme. C'est du racisme dans la sexualité. C'est être réduit à tes origines. Ça rappelle toute l'histoire qu'on connaît tous trop bien. Et c'est hors de question. De quelle histoire tu fais référence ? Le racisme en France, la magrebophobie, la colonisation, les cités, le rejet de la différence quand t'es gamin à l'école, enfin je veux dire tout ça. Et tout ça, tout ce que j'ai vécu gamin, tout ce que j'ai ressenti gamin, et encore, moi je suis le dernier de quatre garçons, je l'ai moins senti que mes grands frères. Mais je l'ai quand même senti. Mais je l'ai retrouvé parmi les nôtres. Les gays, tu vois. Reproduisant un racisme systémique. L'histoire drôle, c'est que quand j'ai compris qu'il y avait un quartier gay à Paris, pour moi, c'était Jérusalem. J'étais en mode, mais c'est génial, il va y avoir plein de mecs comme moi qui savent ce que c'est que la différence, de se sentir différent, de ne pas être accepté pour qui ils sont vraiment. Et on va tous s'aimer, tu vois, c'est trop bien. C'était la plus grosse gifle de ma vie. J'ai compris qu'en fait, on s'en fout de savoir où tu vas. Quand t'es con, t'es con, en fait. Quand t'es con, quand t'es raciste, quand tu diminues les genres, on n'a rien à foutre que tu sois gay, en fait. Tu le feras partout, quelque chose à tes origines, ton milieu social. Est-ce que tu t'es posé la question de te changer physiquement pour avoir l'air plus blanc ? Donc tu disais dans l'épisode d'avant que tu portais, en tout cas aujourd'hui et peut-être dans le passé, tu portes une grosse barbe et que parfois les gens voyant la grosse barbe, ça correspondait au fétiche. Est-ce que tu t'es dit, putain, je vais me raser ? Ça a été même beaucoup plus loin que ça. On est quoi ? On est en janvier 2024. En octobre 2022, j'ai changé mon prénom. Mon prénom de naissance, c'est Samir. J'ai changé mon prénom pour Sam. Alors, c'est beaucoup plus par rapport au milieu pro que par rapport au milieu sexuel, parce que forcément, mon prénom, personne ne peut le savoir tout de suite. Mais dans cette énergie-là, oui. Il y a aussi une question du... Ma claque qu'on me réduise à mes origines. Où que j'aille, que ce soit au lit ou au boulot. Ma claque. Samir, c'est S-A-M-I-R ? Un seul M. Un seul M. Un seul M, oui. Et j'ai vraiment voulu appuyer à cet endroit-là en disant stop, c'est ma vie, je la choisis. Bon, tous mes amis m'appelaient Sam, mais c'était quelque chose d'assez neutre. Et je pense que c'était le point final du chemin que je parcourais de lutte contre... l'imbattable en fait concrètement l'imbattable et le fait de changer de prénom c'était pas juste parce que professionnellement c'est discriminatoire enfin discriminant plutôt j'ai beaucoup vécu ça aussi mec de banlieue qui veut bosser en informatique parce que je suis informaticien sur Paris discriminant à mort Quand tu t'appelles Samir. Bien sûr. Et que tu viens de Sergipontoise. Tu viens de mon lieu. Tu as coupé la barbe un jour ? Jamais pour être... Jamais pour me cacher des prédateurs. Plutôt pour moi, pour mon propre kiff. Ça peut m'arriver de vouloir la couper parce que j'en ai marre, ça me gratouille, j'ai envie de m'appuyer pour respirer un peu plus. Mais jamais pour faire plaisir à quelqu'un ou pour dire « fuck, j'en ai marre d'avoir ». Non, non, c'est ma barbe, je l'aime bien. C'est ma gueule, je l'aime bien. Si tu veux t'amuser à me foutre des post-it, ils colleront pas, c'est pas grave. Tu peux le faire, ça collera pas. Si je veux pas que ça colle, ça collera pas. Mais non, c'est à ce niveau-là, non. Tu te dis, donc là je reviens à là où on en était, tu te dis bon ben go, en sélectionnant avec un questionnaire et en prenant soin de moi, j'y vais. Est-ce que tu as réussi à prendre soin de toi ? Pas au début. C'est-à-dire malgré les questionnaires, malgré les digues que tu avais mis en place ? Oui, parce que tu imagines bien que les mecs, il y en a qui sont très smarts, et du coup très perfides, très tordus, et qui arrivent à naviguer là-dedans. Qui malgré tout veulent avoir accès à leur fantasme, donc ils vont jouer le jeu, ils ont envie de comprendre qu'effectivement je ne suis pas le rebeu de base, excuse-moi, c'est horrible ce que je viens de dire. Je ne suis pas le rebeu de base, décide de rencontre, qui se la joue, rebeu, TPM, machin. Je suis effectivement rebeu, mais non, je positionne le curseur tout de suite ailleurs. Et certains fuient parce que ça les fait chier, parce que surtout, ils ne veulent surtout pas avoir devant eux un rebeu un peu cérébral. Ça nique tout, tu vois, leur délire. Donc, ça termine leur libido. Et ça, on me l'a déjà dit clairement. Tu es trop intelligent pour ton apparence. Moi, tu es trop intelligent. Il y a des gens qui osent te dire ça ? Oui. Ou tu n'es pas assez rebeu. Ouais. Ah oui, bien sûr. Non, mais... Non, mais attention, que ce soit au lit ou au boulot. Je sais que c'est choquant, mais oui. T'es pas comme les autres. T'es pas comme les autres rebeux. T'es différent des autres rebeux. Ou t'es pas assez rebeux. Parce que genre, un mec avec qui ça s'est mal passé, je comprenais pas. Ouais, mais t'es pas assez rebeux pour moi. Tu fais pas assez rebeux pour moi. What ? Ouais. Donc, forcément, il y a des petits filous. Donc, au début, je me fais avoir et je retombe dans ces contextes genre, ah bah tiens, il y a une cave, on y va, tu vois. Bah non, toujours pas. Et forcément, à force, à force, à force, je monte en compétence. C'est un combat, c'est un véritable combat, réussir à... L'adaptation. L'adaptation à tout ça, c'est une... C'est un raz-de-marée devant toi et toi, t'as été là avec ton petit seau et ta pelle, quoi. Et il faut que t'essayes là-dedans de survivre et de respirer. Et puis forcément, avec l'âge, je filtre plus, mais... Toujours boys to men, moi je préfère avoir un chéri et ça me va très bien. J'ai jamais kiffé les plans cul en fait. Je le faisais parce que je trouvais pas de chéri. Et qu'à un moment donné j'avais des petites envies et puis même des petites curiosités ou des opportunités et j'y allais. Mais in fine je rêvais que de la petite maison avec mes chiens, ma maison et mon chéri tu vois. Et dans cette histoire, on doit te parler des plans cul parce qu'on peut en parler des heures mais ça tourne toujours la même chose, c'est un combat. J'en ai eu plein, des petits copains qui ont duré 3-4 semaines, et à un moment donné, le masque tombait, ils n'arrivaient pas à tenir le rôle, et tout ce qu'ils voulaient, c'était le rebuc de carton. Alors qu'on prenait le prisme de la romance. Tu te rends vite compte qu'à partir du moment où on passait au lit, le mec, ce qu'il voulait, c'était ça. En fait, la véritable raison de sa venue, Cheval de Troyes, ce qu'il voulait, c'était rentrer. Il voulait rentrer, il voulait trouver que je réponde à son rôle. J'ai eu le droit à un mec qui m'a dit... Que j'aimais beaucoup. Il m'a dit un jour, tu sais, en fait, ce qui m'a fait venir vers toi, c'était l'exotisme. Je voulais savoir ce que ça faisait d'être avec un rebeu. En fait ça me plaît pas. Ça c'est des trucs qui sont en moins normalisés mais qui sont ultra violentes. Tous ces trucs, tous ces mecs avec qui j'ai jamais alimenté ça, j'ai jamais alimenté ça en fait, eux le portent et ils le veulent et ils sont têtus dessus et ils veulent me faire revêtir le manteau. du rebeu, de cité, caïra, machin, truc. Oui, parce que tout à l'heure, tu disais que tu avais pu tester, expérimenter en mettant des mots-clés fétichisants sur ton profil. Mais là, tu parles de relations romantiques où tu n'avais pas mis ces termes-là. Non, ça, c'est après, du coup. Ça, en fait, à un moment donné, j'ai essayé de naviguer pour découvrir ma sexualité en mettant en place ces mécanismes de protection. Des illusions totales. Et ce que je veux dire, c'est que ces gens avec qui tu fais des relations romantiques de quelques semaines et qui soudainement dévoilent, tu disais que ce n'est pas des choses que tu avais essayé de mettre en place. C'est-à-dire, ce n'était pas toi qui écrivais sur ton profil. Non. Tu es d'accord ? Tu as ce que je veux dire ? C'est ça que j'ai essayé d'éclaircir. C'est que même si... En fait, en gros, quoi que je fasse, j'ai été condamné. Donc, je sors de ce mode exploration, je tombe sur un petit gars qui habitait pas loin, plus jeune que moi, et on commence une petite romance. et plutôt sympa tu vois sexuellement plutôt sympa et tout et je sais plus comment c'est arrivé et puis un jour je pense que c'est par un message il me dit écoute j'aimerais bien qu'on essaye un petit truc qui me plaît ouais vas-y si tu veux moi je suis super open et là en fait je comprends qu'il a d'autres sexualités dont certaines sont beaucoup plus brutes bon Donc quand tu disais notre sexualité était sympa, il se passait quoi ? C'est que c'était doux ? Tu mettais boys to men ? Ouais, on avait des liens ensemble. On avait des points communs sur la musique, sur la bouffe, sur les films. On se tapait des soirées. C'était vraiment mignon. Et on adorait prendre deux heures à se masser avant de faire quelque chose. génial tu vois on avait même un rituel quand je venais on avait acheté un truc un gros pot d'huile de massage neutre et on adorait se masser c'était ultra agréable tu vois c'est un truc qui peut me faire décoller tu passes deux heures à me masser et après tu fais ce que tu veux je m'en fous sensualité ouais à fond en plus on avait une connexion affective je me sentais en confiance on partageait des petits trucs sympas tu vois ça faisait clic clic clic et c'est bon tu vois les portes s'ouvrent ces hommes ouvrent le toit Et là, c'était en quelle année ? 2014. Donc, à un moment donné, au bout de trois semaines, il me dit, écoute, ouais, les trucs que j'avais bien testés et tout, est-ce que ça te dirait ? Bah ouais, vas-y, on en parle. Donc, je viens, on en parle et tout. Et il m'explique un petit peu. Donc, je comprends qu'il y a une autre sexualité qui est beaucoup plus rentre-dedans, qui est beaucoup plus brutale et qui, du coup, glisse dans le dom-top, rebeu-machin. J'ai rien parlé. Ok, mais il est très franc avec moi, il dit écoute voilà, je te dis clairement j'aime ça. Alors il dit j'aime la brutalité BDSM ou j'aime la spécificité rebeu dominant ? J'aime la domination... Dans la sexualité. Ok. Mais donc là, il n'y a pas de race ? Ils s'en foutent de l'origine. Non, ils s'en foutent. Il n'y a pas de racisme. Non, ils mangeaient de tout. Ils s'en foutent. Ils mangeaient de tout. Ils rebeurent, renoient, ils s'en foutaient de ça. À ce moment-là, tu mets dans ta tête, tu te dis, oh là. Non. Non. Non, parce que la meilleure façon dont ça a été vécu avant, ce qu'on a partagé et comment ça a amené, c'est ok. On est dans l'échange. Et j'y vais. Je fais écoute, vas-y. J'ai 30 ballets, 31 ans. 31 ans, 32, je ne sais plus, 31. Je fais vas-y, j'y vais. Ça ne me dérange pas. Je veux explorer. Je me sens en confiance avec toi. Vas-y, j'ouvre la boîte de Pandore. Je vois ce qui se passe en moi. Est-ce que j'ai ça en moi en fait ? Et génial. Donc on garde le rituel, tout petit monde tout mignon, des massages et tout. Par contre derrière, il me montre comment faire, comment lui il aime, ce qui est très important pour moi. Il me montre comment il aimerait que je sois. Et je dis bon ok, cool, go. Il te montre quoi ? Des vidéos, des vidéos par exemple. Des vidéos de mecs qui ont un rapport sexuel dans ce délire dom-top. Et je comprends, je regarde, je fais ok, d'accord. Qu'est-ce que tu vois sur la vidéo ? Je vois deux choses. Je vois un rapport protecteur-protégé. Moi, je suis trop bien. Je vois un rapport très primitif dans la sexualité, très brutal, très direct, très sauvage et limite peut-être douloureux, tu vois, pour le passif. Concrètement, tu vois, ça veut dire quoi ? Tu vois un mec qui appuie sur la... Un mec qui se fait cartonner par un actif. Donc en pénétration. En pénétration anal. Ça tape. Ça tape violemment et tu sens que le passif, il prend cher, mais il kiffe. Et là, je me rends compte... L'acteur. Mime. Oui, l'acteur. C'était de l'amateurisme, donc je pense pas que c'était vraiment tant que ça surjoué. Mais... Je pense que dans certains pronoms, t'arrives à voir quand le mec surjoue, tu vois. Mais là, en l'occurrence... Donc, en gros, la sauvagerie... La sauvagerie, c'est bien comme terme. La sauvagerie. Le truc, en tout cas, dominant pour ton ex, c'était pénétration, rentrer, sortir très vite. J'essaye d'être un peu enquêteur. Et fort, et avec des gestes brusques. Tu gifles en même temps sur le film ? Tu peux avoir des claques, tu peux avoir des insultes, tu peux avoir des crachats, tu peux avoir du tirage de cheveux, tu peux avoir des délires sur la vidéo avec du harnais, tu peux avoir du sling, tu peux avoir dans toutes les positions du monde. C'est vraiment, en gros, dans ce délire-là... que tu connais sûrement, mais en gros, le passif, c'est l'objet sexuel soumis totalement à l'actif, il fait ce qu'il veut avec. Évidemment, il y a un consentement préliminaire, mais en gros, le mec, c'est simplement un trou, vulgairement, et tu le cartonnes jusqu'à jaculation, en fait. Toi, le sapio cérébral, quand la vidéo se termine, tu lui réponds quoi ? Je suis en mode « j'ai pas envie de te faire mal ». c'est le premier truc que je lui dis je fais ok je peux comprendre l'excitation je peux comprendre le fait que bon alors moi j'ai une nature dominant leader c'est ma nature je peux comprendre que je peux prendre ma nature et l'injecter dans le cul cool mais comment je le fais tout en respectant l'autre je fais ok moi je peux aller super loin dans ma tête j'ai une pensée qui peut aller loin tout ce que je veux c'est que tu sois ok avec ça et qu'on le fasse dans le respect et s'il y a un problème tu me le dis surtout j'avais des émotions pour lui je peux pas mélanger l'amour que j'ai pour toi avec de la souffrance et de la douleur faut que j'arrive à trouver la place là-dedans t'inquiète pas avant toi je l'ai largement exploré et si je te le demande c'est que j'aime bien dans mon corps ça me fait du bien Il y a plein de raisons qui font qu'un mec passif peut aimer aller aussi loin dans la pratique sexuelle, dans la brutalité, limite dans la violence. C'est du BDSM ? C'est du BDSM, totalement. Il y a plein de raisons. Il y a des superbes épisodes sur ce podcast sur le BDSM. Je ne les ai pas encore écoutés. T'inquiète, t'inquiète. Mais on est d'accord qu'à ce moment-là, il t'invite dans le monde du BDSM. Exactement. Et t'as pas de soupçons de racisme. Non, il y en a jamais eu. Il y en a jamais eu. Non. Non, il avait un appétit assez vaste. Et j'y vais, et c'est cool. Et mon sapio s'active en mode ok, donc je peux faire ça, donc je comprends pas où je passe. Activation sapio. Activation Sailor Moon, voilà. Tu regardais Sailor Moon ou pas ? Bien sûr, évidemment. Ok, bien sûr. La génération qui l'a dérouté. Pas moi, mais pas loin. Bien sûr, mini-jupe, petite baguette. Petite baguette avec une histoire de boum, évidemment. Un croissant de lune. Non, mais du coup, j'y vais. Et comme c'est dans un cadre où je suis en confiance, où il y a des sentiments, je kiffe ma race, franchement. Je kiffe la sensation. Je kiffe avoir ce pouvoir sur l'autre. Et je découvre à quel point j'aime avoir sexuellement le pouvoir sur l'autre. La brutalité de la pénétration et le pouvoir sur l'autre, c'est deux choses différentes. Pour moi, ça va ensemble et ça se mélange bien. Et donc, très concrètement, vous vous faites votre massage intro. J'adore. Ça me rappelle l'épisode avec Victor sur la sensualité. Et puis, ça me rappelle ma propre sexualité. Je trouve qu'en effet, l'atterrissage ou la rentrée avec le massage, on continue ça. Et après, cette première fois où tu prends, tu as dit ta nature dominante et tu l'injectes. Et ça se passe comment ? Genre juste, tu le pénètre. Très naturel. Mais tu le pénètre. Techniquement, tu veux dire, ça se passe comment ? Mécaniquement ? Par rapport à d'habitude, tu le pénètre plus vite. C'est pareil. À part que c'est beaucoup plus fort, beaucoup plus vite, avec beaucoup plus de brutalité ou de gestes brusques, en l'occurrence. Après, j'ai développé des attitudes... C'est un jeu de rôle, en fait. Tu t'incarnes un personnage. Donc, OK, tu peux attraper la gorge, tu peux attraper les cheveux, tu peux le tenir très fort, tu peux l'empêcher de bouger, tu peux le mettre dans des positions, tu peux mettre des gifs, tu peux lui cracher dans la bouche. Tu as plein de trucs qui rentrent dans le BDSM, justement. Et là, en fait, je découvre que ça ne me met pas du tout mal à l'aise. Parce qu'il y a le contexte autour. qui est safe, qui est pour moi bienveillant. Comment tu t'assures que tu ne lui fais pas de mal ? On en parle avant, et pendant, il y a des mots-clés, enfin, il n'y a pas de mots-clés, mais je lui dis, tu me dis surtout si ça ne va pas. Et vous aviez un mot ? Non, pas forcément. Il peut me dire stop, il peut me dire attends. Voilà, il n'y a pas de mots-clés à ce moment-là. Il n'y a jamais eu besoin, en l'occurrence. Je crois que je n'ai jamais été trop loin pour lui. Mais voilà, du coup, je découvre tout ça, et là, dans ma tête, ça fait oh ! C'est la première fois de ma vie où je kiffe le cul. Première fois de ma vie où j'ai un orgasme. Voilà. Je me dis, putain, est-ce qu'il a révélé une nature qui était finalement bien dans moi et que je refoulais ? Ou est-ce que j'ai internalisé ce personnage et je l'ai combattu tellement fort qu'il a fini par rentrer par derrière ? Tu vois ce que je veux dire ? Et il est encore chez moi aujourd'hui, en l'occurrence, ce personnage-là. Et de là, j'ai compris que cette sexualité-là, je l'aime bien. Ouais. Dans mon contexte. Ouais. Du coup, tu es que pénétrant depuis le début de ta sexualité active. Oui. J'ai eu trois mois... où j'ai tenté d'être passif, j'ai pas du tout aimé. Avec plusieurs mecs, dont un ex aussi, j'ai pas du tout aimé. Il n'y a rien que j'aimais là-dedans. J'aime pas être passif, j'aime pas être pénétré, j'aime pas avoir cette attitude de pénétrer, j'aime absolument pas être soumis. Ça va à l'encontre totale de comment je suis construit en fait. Encore aujourd'hui, tu connectes d'être pénétré avec la soumission ? Oui, encore aujourd'hui. Je n'ai pas trouvé d'autre réponse. On en parlera après. Est-ce qu'on peut être pénétré et très dominant ? Oui, le power bottom, tout à fait. Complètement, tu vois, tu peux être passif et très très actif finalement. Non, je suis simplement actif et dominant. Donc pénétrant et dominant. Et tu te dis, donc là on est à la trentaine. C'est ça. Donc t'es à trentaine. T'as dit j'ai eu mon premier orgasme. Un orgasme pour toi c'est quoi ? C'est comme un tournement de terre et ça s'arrête pas pendant des heures après, une fois que t'es éjaculé. Ok, donc tu avais déjà éjaculé avant. Et ouais, ça continuait. Non, excuse-moi. J'essaye de bien comprendre cette première fois. Ce que j'appelle pour moi l'orgasme à ce moment-là, c'est que j'ai éjaculé. J'ai éjaculé extrêmement fort au niveau des sensations. Et que dans tout mon corps, ça a vibré. Et que ça a vibré 3-4 heures après. Pendant 3-4 heures ? Ouais. Je rentrais chez moi en train et je sentais encore en moi... Ouais, les aftershocks, tu vois. Je me suis dit, c'est quoi ce délire et tout ? Bah ça, c'est un orgasme. Tu te souviens comment t'as éjaculé ? Vous étiez dans quelle position ? Lui sur le ventre. Tu t'es à l'aise de dire... D'ailleurs, quasiment toujours sur le ventre. Lui sur le ventre, moi au-dessus. Lui allongé sur le ventre, moi allongé sur lui. Qui est ma position préférée au niveau sensation, c'est là où je sens le plus de choses. Avec ton pénis, tu sens plus de choses ou avec le reste de ton corps ? Avec le pénis. Parce que si lui est à quatre pattes, tu sens moins. C'est intéressant. Ton pénis est stimulé différemment ? Différemment. Je pense que c'est le fait que quand le garçon est allongé... ses fesses étant du coup contractées, fermées, ça frotte l'intégralité de la veille, tu vois, on va dire la tige et le gland. Sur sa quatre pattes, le bassin est ouvert, t'as moins de contact des fesses, du coup c'est principalement au niveau du gland que ça agit. Et puis t'as pas la même prise aussi. Moi j'adore en plus serrer, j'adore serrer très très fort, il y a un côté câlin, écrasement, machin que j'adore. Donc c'est là où je sens le plus de choses au niveau du bassin, au niveau du pénis, au niveau de la sensation. Quand tu t'investis cette forme de sexualité-là, tu dis que c'est un rôle, il y a des attitudes qui sont venues. C'est quoi tes attitudes dans lesquelles tu es bien en tant que dominant ? Parce que certaines pourraient te ramener à la fétichisation qui te blesse. De toute façon, j'y suis. J'y suis, de toute façon. Parce que vraiment, où j'ai endossé... Ce manteau, j'ai accepté ce rôle, je suis dans le fétiche. Ah bon ? Bah oui. Parce que tu disais... Ça correspond au fétiche. Ce que ce garçon attendait, c'était le fétiche. De l'arabe ? Ou du dominant ? Je suis arabe, donc limite, ça s'annule. Mais après, une fois que tu retires l'origine, il y a tout le reste. Le dominant, le XXL, le daddy, tu vois. Ça bouge plus, ça, en fait. Les origines, bon, c'est une couleur de peau, c'est un aspect. Mais après... Ce qui joue vraiment, c'est la pratique. C'est-à-dire, si un mec, il l'a tiré que par des rebeux, derrière, il attend quoi ? Ok, c'est cool, c'est un rebeu, mais tu veux quoi du rebeu ? Non, c'est tout le reste qui découle. Le rebeu, c'est l'enveloppe, c'est l'emballage. Donc, je suis dedans et je l'accepte dans ce contexte-là. Amoureux. Amoureux, exactement. Mais l'ayant tellement vu en contenu divers, je sais ce que c'est. Je sais exactement ce qu'ils attendent et comment ils l'attendent, parce que j'ai tout enregistré, en fait, mentalement. J'ai tout vu. Donc je sais comment... En fait, c'est pas compliqué, c'est une attitude où le mec, c'est ta chose. C'est ta chose et tu fais ce que tu veux avec. Et il ferme sa gueule, et c'est ton trou, et t'éjacules, et lui, il kiffe. Cet amoureux-là kiffe ? Ouais, voilà. Et il t'a verbalisé cette demande-là ? Cette forme de domination-là ? Oui, et puis la petite blague qui fera sourire mon ex et mon amoureux, il m'appelait top guenoulli et top chef aux cuisines, parce que je cuisine bien aussi. Et c'est drôle ? Ouais, je trouve ça drôle, ça m'était jamais arrivé qu'on me dise ça. Qu'on me complimente à la fois sur mes talents de cuistot et de baiseur. Parce qu'avant, le cul ne représentait rien pour moi. Je pensais pas que je pouvais un jour performer au point qu'un mec qui a rôlé bien sa bosse puisse me dire ça, quitter pour lui un vrai compliment. C'était l'humour entre nous. C'était un vrai compliment. Tu le trouvais soigneux dans votre relation ? Non. Non, il était trop jeune, il était trop... Beaucoup d'informations qui lui manquaient sur sa propre vie et son parcours, mais il n'était pas mal attentionné. Et c'est pendant combien de temps que vous avez ce... Pendant 3 mois. Et ces 3 mois, c'est ce déclic de domination ? Au bout de 3 semaines, ça s'installe, et ça reste. Et ça reste pendant 3 mois ? Ouais, que ça. Et crescendo, plus je pratiquais, plus j'étais doué dedans, et plus j'y allais, tu vois. C'était devenu un... Ouais, une performance. C'est quoi le crescendo ? Là, moi, j'étais à... Il est allongé, tu le pénètres... À la fois, il n'y avait même plus de massage. C'était direct. En même temps, bon, c'est mon chéri, donc je m'en fous, tu vois, si on veut baiser, on baise. Deux heures du matin, on baise, on baise. Enfin, c'est parti. Un petit coup de gel, un petit coup de capote, et on y va, quoi. C'était devenu facile et totalement intégré. J'avais totalement maîtrisé le rôle, quoi. Et ça, c'est heureux ? T'étais content ? Ouais, ça me dérangeait pas. Parce que je savais d'où ça venait. C'était quelqu'un pour qui les sentiments... C'est quelque chose que je n'ai jamais pu faire sans plan cul. Jamais. J'ai jamais pu incarner le dom top actif d'Adi en plein cul. Donc, d'un regard extérieur, si j'arrive à comprendre bien, ces trois mois-là, pour toi, c'est positif, c'est une ouverture. C'est la pierre angulaire, la bifurcation, le coup de théâtre de ma vie. Ce que j'ai repoussé pendant dix ans, finalement, c'est quelque chose qui m'a apporté le plus de plaisir sexuel. Et est-ce que ce que tu comprends, c'est que tu as repoussé la fétichisation, mais en fait, en toi, il y avait ce désir BDSM et c'est lui qui a pu enfin s'exprimer une fois que tu étais sécurisé, qu'il n'y avait pas de regard raciste. Je ne sais pas si c'est l'œuf ou la poule, tu vois, mais je sais que c'est à ce moment-là que j'ai pu vraiment kiffer le cul. Et c'est resté après lui. Ce truc-là s'est installé et est resté ancré en moi après lui. Et c'est devenu ma forme d'expression de sexualité privilégiée et, j'ai envie de te dire, unique. Quasiment unique, en fait. Jusqu'à ce que tout s'arrête. Jusqu'à ce que ça se coupe, ouais. Et ça, on en parle au prochain épisode. J'ai pas mal fait mon petit cliffhanger, là, non ? Moi, si je suis auditeur, j'ai envie d'écouter la suite. T'as vu ça ? C'est bien, hein ? Je m'auto-congratule. Par exemple.

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