Fist : cette découverte a changé ma vie – Valentin 1/3

Partie 1 sur 3
« La première fois que j’ai éjaculé, c’était en jouant avec mon cul. C’est vraiment ce qui a construit ma pratique sexuelle. » Valentin

Valentin, 31 ans, pratique le fist depuis quinze ans, sans drogue : enfant déjà, l’anus était sa zone de plaisir, bien avant qu’il sache que ça portait un nom.

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Dans cet épisode du podcast :

  • À 13 ans, il éjacule pour la première fois en jouant avec son anus, sans toucher son sexe
  • Une vidéo de fist le choque : il ferme la page, puis la rouvre dix secondes plus tard
  • À 17 ans, une balle de plage reste coincée : en allant la chercher, sa main passe
  • Étudiant en Bretagne, il fait livrer ses premiers jouets en poste restante et les récupère en cyclomoteur

On en parle dans cet épisode
Le documentaire sur la maison d'hôtes fist, qui a fait scandale quand Valentin était adolescent
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Le compte où Valentin publie ses vidéos de fist et répond aux questions des débutants
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Est-ce que tu as des questions ? Non, du tout. Je suis très content d'être là. Tant mieux. Valentin, je vais te lire une petite intro que j'ai concoquetée ce matin avec des traits d'humour dedans. Très bien, ça me va parfaitement. Après, tu n'es pas obligé de rigoler, mais j'ai tenté un truc. Et après, tu pourras réagir. Valentin, bienvenue chez moi. Merci. Toi, Valentin, tu pratiques le fist depuis 15 ans. Alors attends, peut-être que je devrais commencer par une petite définition. Fister ou se faire fister, c'est insérer un point ou plus dans ses fesses ou celle de son partenaire. Donc tu pratiques le fist depuis 15 ans et plus qu'une exploration sexuelle, tu m'as dit, je te cite, toute ma vie est construite autour du fist. Un point c'est tout. Non, tu ne m'as pas dit un point c'est tout. Est-ce que j'ai googlé tous les jeux de mots possibles avec fist et poing pour tenter de les inséminer un peu partout dans cette intro ? Peut-être. Donc le fist, tu commences à 17 ans, tu m'as dit que ça t'a aidé à grandir et aujourd'hui c'est devenu un mode de vie. Quelqu'un qui connaît ton compte Twitter, sur lequel tu partages du contenu porno, m'a dit ce matin « ce mec pour moi c'est un super héros du boule, il a le cul le plus large de la planète et il fait ça sans drogue, je suis impressionné ». Sans drogue, ça c'est important pour toi. Tu as vu la communauté fist se transformer en 15 ans avec l'explosion des drogues, du chemsex. Tu as été témoin de plusieurs drames dans ton entourage proche. Pas de drogue, tu pratiques ce kink en assumant et en mettant un point d'honneur à prendre soin de ta santé anale. D'ailleurs, tu m'as dit que ton premier partenaire Exactement. Non, sérieux, je suis sérieux. Tu assumes ce kink, si tu veux bien que je l'appelle comme ça, ce kink à la marche quand même, à visage découvert et même avec ta maman. Je me suis noté, tu as une anecdote. que tu vas nous raconter. Je suis très heureux que tu viennes sur le podcast pour raconter ton chemin et partager ton expertise. Moi, j'ai eu ma première expérience FIST il y a quelques mois. Un de mes partenaires adore. Moi, je dois dire, bof, je ne suis pas super à l'aise et peut-être que tu pourras me donner des conseils d'ailleurs. Et puis j'avais plein d'autres jeux de mots à caler, mais point trop d'infos. Je vais arrêter mon intro là. C'est vrai, moi j'ai rigolé en écrivant cette intro. Je me suis aussi, je le dis pour pas oublier, on a fait notre pré-entretien il y a six mois. Et donc moi je redécouvre un peu mes notes et il y a des trucs que j'ai pas tout à fait compris, notamment... Une énigme se glisse dans mes notes, tu parles de la méthode Jean-Pierre. Ouais, je vais en parler en plus. Ok, d'accord. Sans aucun problème. J'ai aucun souvenir, mais donc je me note la méthode Jean-Pierre. Ok. Si ça te va, à moins que tu aies besoin et envie de rebondir sur l'intro, moi j'avais envie de te proposer qu'on fasse ça chronologiquement. Très bien. Ça te va ? Parfait. Et que tu me ramènes, tu nous ramènes à tes 17 ans. Hum hum. L'âge où tu découvres le fist. Alors j'ai découvert un peu avant, en réalité, depuis la plus tendre enfance, en tout cas aussi bien que je peux me souvenir. J'ai toujours eu un rapport avec l'anal particulier, c'était pour moi une zone de plaisir. Donc assez naturellement, au moment de l'adolescence, c'est une zone avec laquelle je jouais. Et puis internet est arrivé dans nos foyers et j'ai pris connaissance, j'ai pu me rendre compte que l'anal était quelque chose qui existait au travers du porno. C'est vachement intéressant parce que moi, j'ai aucun souvenir de me toucher l'anus ou d'être très anal. Je me souviens pas du tout. Je me souviens être vachement pénis. Genre, j'arrête pas de me tripoter la quéquette. Enfin, je me masturbais, quoi. D'accord. Toi, tu dis... Comment ça te vient à l'idée ? Je pense que c'est très physiologique. Je pense que c'est une zone qui a toujours été très sensible dans le bon sens du terme, qui était intéressante. Dès l'enfance, au moment de la douche, c'est à ce moment-là que ça se met en place. C'est une zone que j'aimais toucher, laver, etc. Et donc, on explore aussi son corps. C'est aussi la préadolescence ou la fin de l'enfance, du moins. Et donc c'est arrivé assez naturellement que j'ai fini par y insérer des choses à mes doigts d'abord, très très très jeune, et c'est grâce à internet et à la pornographie que je me suis rendu compte que c'était quelque chose qui existait, que j'étais pas seul à faire ça. Même s'il n'y avait pas de tabou, même si j'ai pas été élevé dans un milieu où le sexe était un tabou, mais malgré tout, dans les quelques idées que je pouvais avoir de l'enfant que j'étais, ça ne rentrait pas dans le cadre de ce qui était en tout cas quelque chose de sexualité... Classique. Bah ouais, t'es d'accord. Mais il y a 15 ans et encore aujourd'hui. Alors, encore aujourd'hui, si on vient sur le fist, oui, c'est plus facile aujourd'hui qu'il y a 15 ans. Mais déjà, la pratique de l'anal, c'est pas quelque chose qu'on évoque dans un cadre sexuel d'enfant, en réalité. Quand on explique le principe même de la reproduction, on n'est pas dans ce cadre-là. Donc l'anal était là et j'ai exploré cette partie de mon corps à l'adolescence. La première fois que j'ai éjaculé, c'était en jouant avec mon cul. C'est vraiment ce qui a construit ma pratique sexuelle. Donc c'est vraiment autour de ça. Là, quand tu te touches les fesses, le cul, l'anus ou la prostate ? l'anus vraiment c'est l'anus c'est la rondelle et tu te masturbes en parallèle et c'est ça qui te fait et tu éjacules même pas en fait le pénis pour moi est quelque chose qui est vraiment c'est pas une zone qui m'intéresse parce que j'ai pas de sensibilité j'ai pas de plaisir avec le pénis donc du coup très naturellement en fait ma sexualité elle s'est développée autour de cette zone qui était elle intéressante qui était l'anus et donc la première fois en effet c'est purement en jouant avec mon cul que j'ai éjaculé sans te masturber ? complètement je dois avoir 13 ans je pense Ah, waouh ! Ça a commencé un peu comme ça, et puis après... Une éjaculation sans les mains ? Ouais. ok, jamais réussi moi j'avais eu au préalable auparavant quelques ce qu'on appelle les pollutions nocturnes quelques éjaculations la nuit dans les rêves etc mais comme beaucoup d'adolescents jamais eu on est pas tous fait pareil j'aime bien depuis le début on a des chemins très différents c'est particulier parce qu'en effet on se réalise pas initialement comme ayant une pratique anale c'est juste qu'en fait moi j'ai juste répondu à un stimuli et finalement ça a pris de l'ampleur Juste, tu disais, le porno m'a impacté. Il y a 17 ans, on a le même âge dans ta calage ? J'ai 31 ans. Je suis beaucoup plus vieux que toi. Ah mon Dieu. Tu peux m'appeler monsieur. T'as dit ? T'as dit. Si tu veux, tu m'appelles tout ce que tu veux. Non, mais du coup, attends. Donc oui, d'accord, je comprends mieux. Plus 6, on a 6 ans d'écart. Parce que moi, à 17 ans, je me souviens regarder du porno. Et alors, soit j'ai bloqué dans ma tête, mais je ne me vois pas tomber sur des vidéos de fistes. Non, non, c'est venu en effet avec le temps. Alors, Internet est arrivé chez mes parents, je ne sais pas, il y a 12 ans, 13 ans, je pense. On grandit où ? Normandie, dans le département de la Manche, très rural, dans un milieu ouvrier. Donc, c'est vrai que l'accès à Internet est arrivé un peu tardivement parce que ce n'était pas un besoin. Et puis, c'est au travers de l'éducation et des besoins de l'école que finalement c'est arrivé. Finalement, ça servit à d'autres motifs que celui de l'école. Et donc, je découvre aussi un peu comme ça que la pénétration classique anal existe. Et puis, de fil en aiguille, parce que c'est quelque chose qui m'excite, j'arrive un jour sur une vidéo de Fiste. Un studio français bien connu, d'une scène qui a pris ma borne, m'a choqué. Au début, je me souviens, tu m'as dit rejet. Totalement. Initialement, la première image, je ne comprends pas. C'est trop. Je coupe, je ferme le navigateur. Et il y a 10 secondes de battement, je me dis, en réalité, c'est pas si inintéressant que ça, parce que moi, déjà, je joue avec mon cul. Je vois que ça peut s'ouvrir, je vois que c'est intéressant, ça donne du plaisir. Je ne m'étais pas dit que c'était possible d'aller jusque là. Donc là, c'est tout un monde qui s'ouvre. Et dix secondes après, je rouvre le navigateur, je retourne dans l'historique et je ressors cette vidéo pour « Ok, je veux comprendre ». Ok. Donc, ce n'est pas un historique qui s'efface automatiquement ? Non. Très dangereux ça. C'est un des parents qui était technophobe. Donc, il ne touche pas l'ordinateur. Donc, ça arrangeait tout le monde. Tu n'as jamais nettoyé tes historiques ? Après, si. après en effet quand ils ont commencé j'ai une petite soeur qui grandissait qui elle utilisait l'ordinateur familial aussi et puis forcément apparemment un jour ou l'autre ils commencent à s'intéresser à cet outil là oui il fallait être prudent on est intelligent tu réouvres et tu trouves exactement tu te souviens cette première vidéo porno tu te souviens encore Elle a marqué ton... Tu veux la décrire ? Je l'ai retrouvée. Elle existe. C'est assez drôle. Elle est violente parce que je trouve que le fist, il peut y avoir des contenus pornos aujourd'hui en 2024 qui, moi, me mettent mal à l'aise. Est-ce que c'est violent ? Ça, c'est une échelle personnelle. Tu peux avoir du plus ou moins sensuel et doux dans les pratiques fistes. Moi, du coup, je consomme mon porno Twitter. Donc, en fait, sur le fil Twitter, parce qu'en fait, il y a plein de gens, mais même des potes proches qui me disent « de quoi tu parles ? ». Aujourd'hui, c'est Twitter parce que ton fil va te proposer, que tu sois abonné ou pas, des contenus avec un algorithme, etc. où il n'y a pas de censure. Et donc, c'est pour ça que moi, alors que je ne suis pas très fist, je suis exposé à des vidéos qui ne correspondent pas forcément à mes kiffs. Vidéo fermée. Parenthèse fermée. Tu peux raconter cette première vidéo ? C'est une scène... Et dans une cave, ça correspond aussi au cliché parfois qu'on pouvait avoir, enfin qu'on a un peu moins maintenant, mais qu'on pouvait avoir dans une cave, de lascars. Moi, je ne suis pas particulièrement attiré par les lascars, mais voilà, c'est tombé comme ça. Une scène où le type, il a... un jean décoloré etc ouvert sur le cul il se prend une batte de baseball et puis derrière il se fait fister ça dure quelques minutes et puis après en effet ça reste très classique voilà c'est cette première scène de la batte de baseball et ensuite la main donc jusqu'à la batte de baseball mon cerveau pouvait comprendre Parce qu'en effet, la femme contondante, etc. Jusque là, ça allait. Mais que la main rentre, à prime abord, je ne comprenais pas. Ça m'a un peu choqué. C'est pour ça qu'en effet, j'ai fermé cette page pour y revenir après. C'est choquant aussi parce que c'est des signaux. Je trouve que c'est des signaux de viol. Le sous-texte de se faire enfoncer une batte de baseball, c'est ça ? Ou un truc de police, c'est des histoires vraies de viols problématiques, avec cette sous-couche un peu de fétichisation. Je ne sais pas si tu as écouté les épisodes. Oui, en effet, on peut voir ça avec un côté très dominant, soumis. moi je le voyais pas initialement c'est pas ce qui m'a interpellé mais c'est vrai après ça fait aussi partie de la construction d'un fantasme quoi qu'il en soit mais c'est pas ça qui t'a choqué en effet c'est pas ça qui m'a choqué et puis de toute façon dans cette pratique à partir du moment où il y a un rejet même psychologique il va se sentir physiquement immédiatement et ça je l'avais compris en tout cas dans la pratique qu'il y a des jours où la tête elle voudrait bien mais le corps veut pas et inversement et quand on est dans ces conditions là ça fonctionnera pas Donc, malgré tout, en tant que receveur, en tant que le passif dans cette scène, il prenait du plaisir. Oui, c'est ça. Ce n'était pas une scène de viol. Non, non, on n'était pas là-dessus. Non, non, au contraire. En tout cas, c'était du professionnel, mais ça paraissait que ça se sentait comme étant consentant et il n'y avait pas de violence associée à la pratique, en tout cas. Et c'est peut-être aussi ce qui m'a fait y revenir. très vite j'ai vu qu'en effet j'ai compris que il n'y était pas forcé il n'y était pas contraint j'ai une image soudainement de moi jouant avec un concombre jeune il s'est passé quoi toi après donc du coup tu vois j'y avais pas pensé mais moi aussi j'ai eu envie de m'élargir et d'aller jouer à cet endroit là toi il s'est passé quoi après cette vidéo après cette vidéo j'ai pris conscience que déjà ça existait que c'était excitant Et que je me suis dit, mais s'il peut le faire, je dois pouvoir le faire. Ça doit être possible, techniquement. Donc là, j'ai commencé à me renseigner. Merci Internet, merci les forums, merci certains chats spécialisés, etc. Ça m'a permis plein de choses. Ça m'a permis aussi de parler avec... J'avais 15 ans, 14-15 ans quand je suis tombé sur cette vidéo-là. Donc il y a plus de 15 ans maintenant. Il a fallu aussi que je fasse l'effort d'aller échanger avec des personnes sur des chats qui n'étaient pas francophones. Donc ça permet aussi de développer l'anglais. Ça apporte aussi des choses malgré tout. Finalement, il n'y a pas qu'un aspect sexuel là-dedans. Donc, pas mal de questions. J'ai eu la chance de tomber sur des personnes qui aussi prennent le temps, mais ça fait partie de la pratique aussi, cette transmission. Et c'est aussi le but de genre de médias, du podcast aussi, c'est de transmettre aussi des choses. Et c'était malgré tout compliqué de trouver des informations avec des personnes expérimentées, parce que finalement, c'est une pratique qui était moins développée qu'aujourd'hui. Donc, ça a pris un petit peu de temps. Mais dans cette exploration à la fois physique et intellectuelle de la pratique. Physique, moi, c'était concombre. Toi, c'était quoi ? Concombre, oui. Pas mal de fruits et légumes ont disparu. Mais lesquels ? Parce que carottes... Ouais, exactement. Après, aubergine, ce genre de choses. Aubergine ? Ça peut être très gros une homerge, selon la saison. Exactement, selon la saison, c'est l'intérêt des fruits et des légumes. Sinon, non, il y a plein de choses, mais tout devient obligé. Enfin, sans raison gardée. Mais par exemple, un truc bête, j'avais fêté mes 15 ans, quelque chose comme ça, je pense que c'était 15 ans, et c'est un peu la tradition, quand on faisait un anniversaire, il y avait un carton avec des choses un petit peu coquines, cochonnes, etc. Donc j'avais dans cette... Dans ces cadeaux, j'avais eu entre autres une espèce de lampe en forme de phallus. Enfin, une lampe torche en forme de phallus. Mais du coup, le phallus se détachait de l'aspect de la partie électrique. Donc, c'était un god, mais c'était plutôt large. Donc, ça, ça m'a beaucoup servi. Mais plein d'objets, en réalité. Je suis retombé il n'y a pas très longtemps sur une vidéo qui m'a beaucoup fait rire d'un mec qui jouait avec... C'est très 90's, mais des espèces de... Comment on appelle ça ? Les lampes avec de la lave. C'est l'espèce de truc où tu m'as chauffé. Les bulles et tout. Exactement. Cette forme un peu en forme d'ogive, c'était parfait. Petit point santé, il y a des choses très dangereuses qu'on peut s'insérer et plutôt avec préservatif, même pas plutôt. En réalité, ce n'est pas prévu pour ça. C'est pour ça que rétrospectivement, quand j'étais dans cette situation, je ne me rendais pas compte. Aujourd'hui, je vois le danger. Parce que la lampe électrique et tout, je suis bof chaud. Alors, Pareil, les bouteilles, si elle est ouverte, ça fait appel d'air. Il ne faut pas s'enfoncer ça. Le verre, ça peut être très dangereux. Les urgences reçoivent plein de... Complètement. C'est pour ça que c'est un peu le drame, c'est que quand tu as 14-15 ans, tu n'as pas les ressources ni financières, ni pratiques d'acheter du matériel. Voilà pourquoi je pense qu'il faut mieux se cantonner à certains objets, les fruits, les légumes. Concombre, c'est pas mal. Tu peux te faire mal en allant trop vite, sans lubrifiant et tout. Bien sûr. Concombre, préservatif, lubrifiant, on va tout doucement, mais bon point de départ. On sera plus tard sur les conseils, là on reste sur Valentin à 15 ans. C'est marrant parce que maintenant que j'ai des neveux et nièces... Transposition ? Ouais, je me dis, putain, c'est tôt quand même. Après, je me dis, ça veut dire quoi, c'est tôt quand même ? Parce que moi, genre, super tôt, je suis devenu sexuel. Mais... Tu vois, c'est vraiment une conversation que j'ai avec moi-même et j'essaye un peu de l'avoir avec mon frère et ma belle-sœur. Mais moi, je suis un peu gêné de l'avoir. Mais qui est, bon, ben... Pré-adolescence, on dit quoi sur la sexualité ? Puis moi, j'ai un peu l'impression que je suis l'oncle qui fait un podcast sur le sexe. J'ai l'impression qu'à tout moment, il va falloir que je sois apte à dire la bonne chose. Et j'ai beaucoup de mal encore à savoir quel est le bon discours à quel âge, en fait. Comment ne pas aller trop vite et à la fois comment ne pas infantiliser. Parce que tu sais, si à 14 ans, tu es en train de te mettre des trucs dans le fion, il vaut mieux qu'on parle vite. C'est un tas de trucs, quoi. En effet, c'est vrai que c'est une vraie question. Comment est-ce qu'on aborde la question de la sexualité avec un adolescent, d'autant plus qu'aujourd'hui on a accès à une ressource tellement facile avec Internet, les réseaux sociaux, qui est au-delà même de ta sphère de compréhension. Ça va très très vite avec... Les réseaux sociaux apportent un contenu qui va être parfois même... même sans être extrême, mais qui va être très vite choquant pour un adolescent qui se construit. Moi, je ne saurais pas comment faire. En réalité, c'est une question que je ne... Tu ne possèdes pas d'enfant. Non, je n'ai pas d'enfant, je n'ai pas de neveu et nièce, donc j'ai cette chance de ne pas avoir à penser à cette question dans l'immédiat. Mais c'est vrai que, d'un point de vue plutôt didactique, je ne sais pas comment est-ce que j'aborderais les choses. Donc, on s'insère des choses. Exactement. Donc, 15 ans, je découvre cette pratique. Je pratique, je joue avec mon cul. Et donc, au fur et à mesure, je trouve des astuces de parade avec des objets pour travailler cette zone-là. Et puis, vers 16, 17 ans, je ne sais pas exactement, mais c'était fin de 16, début 17, j'étais au lycée, j'étais en terminale. un soir je joue voilà de manière très classique et je me bloque quelque chose à l'intérieur pas très loin juste bloqué derrière l'os qui est le niveau de l'entrée voilà petit stress sur le coup mais je sais malgré tout j'ai compris que c'est pas en profondeur donc ça va sortir mais je voulais pas aller me coucher avec ça dans le cul donc je tente par tous les moyens de le faire sortir et c'est quoi ce quelque chose ? c'est une balle Deux ? C'était une petite balle en plastique. Ping-pong ? Un peu plus grosse. Je ne sais pas, ça faisait... Baseball ? Non, non, non, je ne sais pas. Football ? Non, non, non. Basketball ? Non, non, c'est une petite balle, je ne sais pas, elle devait faire 5 centimètres et demi, 6 centimètres, 5 centimètres et demi, je pense, de diamètre. Rugueuse ? Non, lisse, c'était une forme de plastique, c'était un peu un jeu de plage, c'était un truc de jeu de plage. Oui, oui, d'accord. Et donc cette balle est là. Donc elle reste, c'est-à-dire que tu essaies de pousser et elle reste bloquée. Exactement. Ce stress. Avec ça dedans. Mais t'as quel âge à ce moment-là ? 16-17 ans. Comment tu sais que le corps fonctionne comme ça ? Parce que pour le coup, je me suis renseigné, documenté, je comprends un peu comment est-ce que... C'est quoi le rectum ? C'est quoi un sphincter ? C'est quoi l'anus ? De quoi on parle ? Qu'est-ce qui fait que t'abordes ta sexualité avec autant d'intelligence ? Parce que moi, j'étais pas intelligent comme ça. Avec toi, tu es très intellectuel. Oui, parce que je pense que malgré tout, j'ai conscience que c'était une pratique extrême, encore plus vue de manière plus extrême encore il y a 15 ans. Et je sais qu'il y a une part de risque et qu'on ne peut pas, le risque zéro n'existe en rien. Mais par contre, on peut faire en sorte de limiter et que si je veux limiter, il faut que je comprenne. Et ça fait aussi partie de ma personnalité que quand j'aborde quelque chose qui me semble important, je veux comprendre. Donc, je me renseigne, je me renseigne, internet merci, les personnes à qui j'ai posé les questions en ligne, et puis par l'exploration de mon propre corps aussi, parce que je comprends vite que ce que moi je ressens n'est pas ce qu'un autre va ressentir, et ma façon, enfin mon corps n'est pas le même que celui d'un autre. Donc j'avais à ce moment-là quand ça se... Tu ne veux pas aller te coucher comme ça. Exactement. Tu essayes de l'enlever. Complètement, j'essaye de l'enlever. Et du coup, pour l'enlever, je comprends bien qu'il va falloir que je puisse avoir du grip dessus, de pouvoir le prendre dans mes mains à l'intérieur pour le sortir. Et donc c'est compliqué, parce que malgré tout, il y a quand même une espèce de gêne qui se met en place, il faut que ça sorte, parce que voilà. Et ma main rentre, à ce moment-là. Mais pour le coup, dans un moment qui est plutôt lié à un moment de stress, de vouloir sortir cet objet, je ne me rends pas réellement compte, je n'ai pas réellement conscience, et puis je finis par abandonner, je n'avais pas mal, je n'avais pas de gêne, je n'avais pas de douleur, en me disant « tant pis ». je vais me coucher, demain matin je me lèverai pour aller au lycée, si je vois que ça ne va pas sortir, à ce moment-là je vais devoir l'évoquer avec mes parents, et puis on va devoir faire ce qu'il faut, aller aux urgences. Donc je m'endors malgré tout, je dors, je fais ma nuit, puis le matin au réveil, je vais expulser, et en effet ça ressort très naturellement, sans aucune difficulté. Tu ne t'es pas dit à ce moment-là, j'ai fait une bêtise ? sentiment de culpabilité ou pas ? un petit peu quand même moi j'aurais paniqué, j'aurais pas dormi de la nuit toi pas, toi t'arrives j'ai pas très bien dormi mais j'ai des parents qui sont très ouverts la sexualité n'est pas un souci je sais que ça aurait été compliqué parce qu'en fait ça faisait beaucoup de choses en une seule fois mais il n'y avait pas émotionnellement il y a beaucoup moins d'enjeux en sachant que tu étais écouté Et qu'ils allaient faire ce qu'il fallait. Alors que moi, on n'en a jamais parlé et c'est un tas de bougies quand t'as... Ouais, je comprends. On n'a pas ce même rapport aussi, je pense, à la sexualité dans le milieu familial. Même si on a chacun notre... Enfin, on doit garder notre intimité, mais je savais que j'allais pas être rejeté pour ça, que je vais pas être renié, qu'on allait pas me mettre à la porte. En fait, on aurait fait ce qu'il faut et puis voilà, quoi. Donc, moins d'appréhension, même si tu l'as quand même, parce que malgré tout, la situation, elle est pas agréable. Mais... J'étais assez confiant, quand même. Et donc, en effet, il y aurait peut-être de la chance, et pas de bois, mais je touche la peau de singe. La petite table est en bois, là, en dessous. En dessous, oui. Voilà, je touche du bois. Donc, ça fait partie, voilà, j'étais plutôt confiant, quand même. Et le matin, ça ressort, je prends ma douche, et puis au moment où je prends ma douche, je me dis, je conscientise à ce moment-là que la veille, au soir, ma main, elle est passée, quand même. Donc il y a une espèce de forme d'accomplissement dans un moment qui était peu... Enfin, c'était pas très intuitif pour être un moment d'accomplissement. Et voilà, je me rends compte que c'est quand même passé. Pendant ma douche ce matin-là, je me disais peut-être qu'il faudrait réessayer. Alors pas avec la balle, mais ce soir tu vas réessayer, voir si c'est possible. Et donc voilà, le soir je réessaye, alors ça rentre pas immédiatement, mais finalement assez rapidement, dans les semaines qui ont suivi, ma main elle rentre. Donc j'ai 17 ans, ma main rentre dans mon cul. T'es allongé sur le dos ? Non, debout au début. Debout avec une jambe relevée. Et elle est posée sur quoi, ton pied ? Soit sur une petite table, sur un petit tabouret, ou par derrière. Dès que tu pars de chez moi, j'essaye. Parce que j'ai l'impression que moi, mon bras, il n'est pas assez long. Donc attends, je me mets debout, je mets ma jambe droite un peu en l'air, sur une petite table, par exemple celle que tu viens de toucher. Et hop, là, je peux m'insérer Mais genre ma main, elle est complètement pliée. L'angle n'est absolument pas propice. C'est beaucoup plus compliqué de s'autophister que d'être officeté. C'est une question d'angle. Alors, c'est plus compliqué techniquement parce qu'il y a une question de souplesse et puis de trouver la bonne position. Donc, ça, c'est l'aspect compliqué des choses. Mais malgré tout, ça reste à main. Donc, consciemment, tu sais, tu maîtrises à la fois l'aspect pénétration entrée et pénétration de sens. Donc, psychologiquement, c'était plus simple. Pour quelle rente, cette première fois ? Tu regardes un film porno en parallèle ? Tu te masturbes ? Le pénis ? Non. Tu utilises du lubrifiant ? Oui, j'avais du lubrifiant. Alors, j'avais acheté du lubrifiant en grande surface. Oui. qui faisait son travail, mais qui est adapté en tout cas il y a largement mieux aujourd'hui en termes de lubrifiant parce que les gens qui savent pas c'est qu'il y a des lubrifiants spécifiques fistes qui sont beaucoup plus ils sont plus épais ils favorisent la glisse il y a plein de formes de lubrifiant c'est un de mes sujets d'ailleurs c'est un de mes sujets parce que le truc te fait une espèce de mixture blanchâtre et tout c'est chaud c'est quelque chose t'as raison Je partage mon expérience, je ne veux pas shamer. Pour moi, c'est compliqué. Donc là, tu es un nouvel homme. Tu pars au lycée. Exactement, je pars au lycée. Avec ta balle dans la main. Conquérant, c'est ça. Très bien, donc voilà. Il y a cette forme d'accomplissement. Ensuite, rapidement, je quitte le foyer parental pour faire mes études à l'université. Donc je quitte ma Normandie natale pour partir en Bretagne. Et donc là s'ouvre une nouvelle possibilité à moi, c'est que j'ai un appartement, tout seul comme un grand. Je suis universitaire, je travaille à côté, j'ai des ressources, donc je peux assouvir mes besoins et acheter du vrai matériel. Hum. Et voilà tout commence là, j'ai 17-18 ans, je commence à acheter mes premiers jouets. Les premiers jouets que j'ai acheté j'étais encore chez mes parents, j'avais fait livrer en poste restante, c'est livré directement à la poste et qui va chercher à la poste quand il n'y a pas de point relais, ça marche comme ça, c'était plutôt pratique. Je partais, j'avais un cyclomoteur, j'allais chercher en cyclomoteur mon colis de jouets qu'elle m'attendait à la poste. le lendemain où tu arrives à te mettre une main est-ce que quand t'arrives au lycée il y a des gens avec qui tu partages absolument pas on parle pas de sexe entre potes, t'as des potes ? oui j'ai des potes, on parle de sexe alors j'avais pas fait mon coming out à l'époque il est devenu tardivement quel âge ? 20 ans 20 ans, 21 ans 21 ans j'en ressentais pas le besoin j'ai pas d'intérêt à le cacher mais j'avais cette chance d'avoir ma vie universitaire où là c'était moins un problème malgré tout où je peux en parler assez naturellement et puis quand je retournais voir ma famille, mes amis c'était pas le même milieu donc j'en ressentais pas le besoin c'était pas une vraie question mais malgré tout l'idée de la sexualité fait partie de la vie et le fils d'ailleurs fait partie finalement de l'expérience J'ai assisté quand j'étais adolescent, j'avais 16 ans, 17 ans je pense, à peu près au même moment, c'est concomitant, à ce bad buzz de l'époque sur la fistinière. La fistinière c'était une maison d'hôtes dans le centre de la France tenue par deux hommes où justement ils accueillaient, ils organisaient la vie de la maison d'hôtes autour du fistes. Et il y avait eu un reportage, pour rester dans les jeux de mots, qui s'appelait « Caméra au point », qui est disponible sur YouTube, allez-y, franchement, ça vaut le coup d'œil, mais ce reportage avait fait un buzz sur Internet, et un jour, t'es ado, t'es jeune, 16-17 ans je pense, c'était à peu près cette période-là, un ami a dû tomber sur ce reportage, il le fait partager, Dans la soirée, voilà. Moi, je l'avais déjà vu parce que je connaissais déjà le lieu, parce que ça faisait partie de... Donc là, à ce moment-là, bon, je prends du recul, je fais comme tout le monde. Oui, t'entends tout le monde dénoncer. Il y avait aussi de l'homophobie ou pas ? Tu parlais d'un... Non, il n'y a pas d'homophobie dans mon entourage. Exprimée. Pas d'homophobie exprimée, exactement. Oui et non, parce que malgré tout, il y a toujours des traits enculés, etc. Des insultes qui peuvent sortir, qui moi ne me posent pas de problème. C'est très bien d'être un enculé, au contraire, tu devrais essayer, ça pourrait te plaire. mais je me sentais pas en tout cas dans un milieu où c'était un problème donc j'ai pu en parler très après à partir du moment où j'ai fait mon coming out ça a pas été un souci c'était très facile mais du coup ce reportage tourne pareil et il faut dire aussi que dans ce reportage il y a deux témoignages qui aujourd'hui pour moi encore font écho dans le sens où c'est tout ce que je ne veux pas être Tout ce que je ne veux pas montrer, de la violence, quelque chose qui doit être rugueux, etc. Alors que pour moi c'est pas ça cette pratique. Et donc forcément ça, dans l'imaginaire d'une personne qui ne connaît pas cette pratique, t'as deux types qui viennent parler en disant « le but c'est de le défoncer, il a pas son mot à dire ». Donc forcément ça construit aussi quelque chose. qui est risible sur le coup, mais qui pour moi n'a rien à voir avec ce qu'est réellement la pratique du fist. La tienne ? La mienne. Est-ce que tu es d'accord que c'est quand même une pratique que certains veulent violente et extrême ? Il y a un fort de dichotomie là-dedans, parce que je ne prône pas la violence, parce que pour moi elle n'a pas d'intérêt, et puis elle n'a pas de sens, mais par contre c'est vrai que vu de l'extérieur, quand on tombe sur les vidéos que je peux faire, oui ça peut paraître très violent, mais c'est aussi parce que je suis arrivé à un moment où J'apprends toujours, mais je connais mon corps, je connais mon cul, je sais ce qu'il est possible de faire. Et malgré tout, avec l'expérience, oui, tu montes en intensité. Alors, il y a forcément une limite à tout. C'est un fait, mais ça correspond aussi à la manière dont moi, j'ai exploré les choses. Mais à prime abord, ce n'est pas ça. Et en tout cas, quand j'en parle, quand j'ai à initier, ce n'est clairement pas... Là-dessus qu'on va aller, ça va être quelque chose de tendre, de confidentiel, en douceur. Il y a un préjugé négatif sur le fist, mais qui est en partie vrai, dans le sens où il y a une partie des gens qui pratiquent le fist, qui mettent en scène, soit dans le porno, soit dans leur vie, cet aspect de violence. Comment on pourrait dire ? Mais en tout cas, toi, j'entends que le fils que tu défends, qui te met en joie, etc. C'est un truc sensible, intime. Initialement, c'est ça. Et puis après, en effet, selon Lossi, pareil, il a le niveau de maîtrise du partenaire. Ça reste du cinéma d'une certaine façon. Le cascadeur, il n'a pas commencé la première scène qu'il a fait dans son expérience à sauter d'un hélicoptère et retomber sur un train. C'est pareil. C'est pareil dans la pratique. C'est-à-dire qu'il y a une graduation dans les choses. Et donc, de ce fait, dans ce reportage, pour revenir à ce reportage, oui, il y avait cette partie qui était très... extrême et risible et donc dans les imaginaires collectifs ou individuels c'est ce qui a fait un peu le buzz sur internet et donc cette vidéo elle arrive comme ça à un moment où moi aussi je suis dans cette logique de pratique donc difficile de faire et à la fois ben ouais ça m'intéresse donc c'était pas le moment d'en parler et puis À l'époque, je n'étais pas prêt, et malgré tout, une forme de honte, parce que la société a plutôt tendance à t'imposer une sexualité hétéronormative classique. Alors moi, je n'avais pas de honte à être à l'homosexualité, mais c'est vrai que d'aller aussi loin dans ma pratique sexuelle, c'était compliqué à expliquer, c'était compliqué aussi à faire comprendre. On ne peut pas expliquer des ressentis... Et puis, à ce moment-là, j'apprends aussi. On n'est sûr de rien. Je ne comprends pas encore comment tout fonctionne. Je n'ai jamais pratiqué quelqu'un. Il y a toutes ces questions que j'ai préféré explorer pour avoir en tout cas un argumentaire qui tient la route pour le jour où j'en parle. Voilà ce que moi, j'ai pu expérimenter. Voilà comment je ressens les choses et voilà comment moi, je vois les choses. Ça, il a fallu du temps. J'ai presque l'impression que c'est un second coming out. Complètement, oui, complètement. Le kink ou même plus généralement à soi-même, aux autres, il y a un processus un peu similaire de cette question de la normalisation. Toi, quand tu entends justement... La seule représentation médiatique de ce kiff important pour toi dès l'époque, et qui est à ce point-là dénoncé, ça ne te fait pas reculer ? Ça ne crée pas chez toi une autodétestation ? Du tout. Au contraire, je me dis que j'avais malgré tout déjà pu comprendre que ce n'était pas que ça. Ça pouvait être ça, mais ce n'est pas que ça. Et moi, c'est... Ce n'est pas ce vers quoi j'allais aller initialement, ce n'est pas vers ce genre de pratique, de personne que j'allais aller dans ma pratique. Donc, je ne sais pas, ce rejet, au contraire, l'idée que j'adorais là-dedans, c'est de me dire qu'il y a des gens qui, de partout dans le monde, se réunissent en un point pour pratiquer, pour prendre du plaisir entre eux autour du fishhooking. En un point ? En un point. Elle est réussie celle-là. Je l'ai placée en bonus. Et ça, c'était génial. Mais je trouve ça passionnant. Comment, aussi jeune, à l'époque de cet Internet-là, comment tu trouves des images, des textes et une communauté qui prônent un fist... Je ne sais pas comment tu pourrais l'appeler. Éthique. Ouais, si tu veux. C'est ouf, non ? Ouais, mais c'est les petits milieux. Mais moi, je n'ai jamais trouvé. Quand j'étais sur l'interweb à 17 ans... J'avais juste... C'était quoi le site gayporn.com ? Qu'est-ce que je mettais ? Xtube ? Mais je n'avais pas accès à d'autres trucs. Après, il y avait un peu Tumblr. Mais toi, tu as fait comment pour trouver cette communauté éthique ? J'ai cherché sur... Beaucoup sur les forums, beaucoup de forums américains. pour le coup avec des sites identifiés pratiques fistes après il y a eu pas mal les cams j'ai beaucoup de cams j'étais mineur je faisais des cams en ligne parce que ça m'excitait ce qui était illégal c'est ça je crois qu'il faut que je le dise c'est illégal parfaitement il faut le dire c'est parfaitement illégal des cams c'est à dire toi t'allumais ta caméra et tu te faisais payer non du tout il n'y avait pas de monétisation alors chatroulette moi c'était plutôt camfort à l'époque il n'y avait pas les tokens il n'y avait pas la monétisation etc donc c'était en public c'est gratuit c'est gratuit c'est AM4 ouais exactement ça me dit quelque chose c'est les pop-up qui n'arrêtaient pas d'interrompre mes films porno non ? c'est possible oui ça me fait ça c'est relou ouais bah justement peut-être que c'est venu comme ça il y avait une excitation aussi à se montrer et puis je faisais aussi du cam to cam donc avec des garçons qui pratiquaient aussi la dilatation donc ça m'a donné aussi accès à un réseau de personnes qui étaient même parfois à l'autre bout du monde et qui m'ont orienté vers des sites vers des contenus qui finalement c'est aussi comme ça que ça s'est fait et puis après tu te crées une pseudo communauté à distance il y a des applications qui existent sur les rencontres fétiches comme Recon qui était un site qui maintenant est une application mais c'est un site qui permet en fait à des pratiquants de fétiches de pouvoir échanger alors c'est un petit peu moins utilisé peut-être maintenant mais il y a justement 15 ans c'était quelque chose en fait qui était un point de ralliement quelque part, pour utiliser le point. C'était une façon aussi de pouvoir rencontrer des gens plus facilement dans ses pratiques et aussi de pouvoir échanger. Et c'est aussi comme ça que ça se fait, c'est au travers du partage, de l'échange. Et puis grâce à Intel, on te découvre, tu découvres qu'il y a cette plateforme-là, tu rencontres d'autres personnes qui vont t'orienter vers autre chose. Et ça se fait comme ça. En réalité, ce parcours, il a commencé, j'avais 15 ans, j'en ai 31 aujourd'hui. je découvre encore des choses on apprend encore on apprend encore de soi et de cette pratique donc c'est jamais terminé mais ça m'a permis malgré tout d'avoir une de comprendre que c'était faisable sans que ça soit dans la violence et que ça soit fait de manière consciente avec des partenaires qui faisaient ça aussi pour les mêmes raisons que moi qui était celui du plaisir hum hum Mais le fait de passer à... Si on déroule un petit peu le fil de l'histoire, les premiers jouets vers 17-18 ans, je suis étudiant, j'ai eu un début de sexualité très classique. Le fils vient à deux bien après. Pour le coup, il a fallu un petit peu de temps pour y arriver. Non, je comprends pas. Bah non. Quoi ? Depuis le début, depuis 14 ans, on est dans le fist. Et là, tu me dis, j'ai un début de sexualité classique. Très classique. Avec d'autres gens. Dans mes premiers rapports sexuels à deux. Donc, dans la ville de Bretagne où tu es étudiant, tu as tes premiers amants amoureux. Avec qui il y a quoi ? Félation, sodomie. Voilà, très classique. Très bien. Et du coup, la sodomie, on a du plaisir ? Aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de plaisir avec la sodomie maintenant qu'il y a 10 ans. Pourquoi ? Parce que dans mon fantasme, dans ma tête, ce n'est pas ce qui m'excite. Je le fais parce qu'il y a une excitation partagée du moment, etc. Mais dans la réalisation de l'acte, bof ! Voilà, ce n'est pas ce que je recherche. Mais ce qui est compliqué, c'est qu'il faut se remettre dans le contexte. Il y a quelques années, ça a très vite évolué, cette relation au fistin. C'est beaucoup moins extrême aujourd'hui qu'il y a dix ans, dans la perception des gens. Et quand, au tout début de mes premiers rapports sexuels, quand j'évoque le fait que j'ai des jouets, il y a une espèce de mise en concurrence du pénétrant, de l'actif, donc parfois ça peut être rejeté en me disant « t'as pas besoin de ça pour prendre du plaisir, on verra si », quand tu commences à évoquer le fait que « moi j'aime la dilatation, bah ouais, mais du coup t'as tout le rapport aussi à la puissance du pénétrant, bah ouais, mais si t'es trop ouvert, moi je vais pas prendre de plaisir, etc. » je cherche pas à être à bon passif pour être à bon passif mais je veux surtout pas que ça soit un motif de rejet bon on me dit bah tant pis fais ce plan là ça va être cool quand même mais je ne c'est sympa mais j'y prends pas un plaisir fou donc j'ai une vie sexuelle à deux qui est relativement calme mes années universitaires j'ai pas eu pléthore de relations parce que je ne cherchais pas en particulier ce genre de choses Parce que ça ne me comblait pas et que je préférais finalement jouer aussi en solo avec mes jouets. Jusqu'au jour où tu rencontres Monsieur le Proctologue. Alors, c'est venu un effet après. Donc, je suis universitaire, je pars à l'étranger. Et je vais devoir te couper. On fait la pause. Je tentais de te faire des gestes et tout, mais ça ne marchait pas. Ouais. Fin de notre première partie. La suite au prochain épisode. Très bien. Merci. Je t'en prie.

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