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Super. Valentin, deuxième partie. Oui. Fist et compagnie. Exactement. Dans le premier épisode, tu racontais ton entrée en matière, comment tu as découvert le fist, comment ça…
D'abord, tu as exploré toi avec toi-même, seul, ton rapport au monde extérieur face à ce kink. Tu vois comment tu te construis en comprenant que c'est quand même un kink extrême pour certains, une pratique différente. Tu nous as amené… Là, on a fini le premier épisode sur… Je deviens étudiant, j'achète mes jouets, mes premiers jouets qui me permettent de me dilater et d'aller explorer…
Cette analité. Et j'ai mes premiers amants amoureux, j'ai des rapports sexuels et là, ça bloque un peu. Tu rencontres à ce moment-là, en tout cas, pas de partenaire de fistes.
je pars vivre un an à l'étranger j'ai une sexualité qui est très très classique sans pratique fist en tout cas et du coup sans trop apprécier ? oui c'est ça c'est pas désagréable j'y vais à reculons loin de là mais je me sens pas accompli je sens qu'en termes de plaisir oui c'est bien mais c'est pas wow c'est pas fou par rapport à quoi ? c'est quoi ton échelle ? par rapport aux sensations que moi je peux avoir tout seul avec des jouets
Les jouets sont venus dans ta valise pendant cette année ? Non parce que c'était en Chine donc très compliqué de voyager avec des jouets pour différentes raisons j'avais un titre de séjour j'étais résident légal sur le sol chinois pour ça il faut montrer pas mal de choses montrer pas de blanche que par exemple je ne suis pas séropositif on ne peut pas être séropositif et avoir un titre de séjour en tant qu'étranger quand on vit en Chine.
Dans pas mal de pays encore aujourd'hui, il y a une sérophobie. Donc voilà, moi j'arrivais dans ce pays avec cette culture, donc je connaissais un peu quand même. Je crois qu'aux Etats-Unis, c'est la même chose. C'est possible, je ne sais pas du tout. Mais bon, c'est vrai que ça met un frein quand même. Pourquoi tu dis tout ça ? Parce que qu'est-ce qu'on pourrait… Je ne comprends pas. Tu crois vraiment qu'on va regarder ta… Enfin, pardon. Tu crois qu'on peut regarder ta valise, trouver des objets, comprendre que c'est…
Ça ne m'incite pas, en tout cas, quand on me met dans ce contexte-là. Je me dis, ok, sexuellement, ça va être compliqué. Donc, ok, moi, tant pis. Je vais faire une pause, une croix sur ma vie sexuelle. Peut-être des concombres en Chine ? Bien sûr. Et si besoin, je vais savoir trouver des alternatives sans aucun problème. Et en réalité, c'était une très belle année parce qu'il y a plein… Enfin, il y a des gens. J'étais à Pékin, donc c'est plusieurs millions d'habitants. C'est des villes énormes. Il y a plein d'étudiants étrangers qui sont aussi comme moi, qui ont une vingtaine d'années, qui sont excités par tout ce qui se passe.
Donc oui, j'ai fait de très belles rencontres et ma vie sexuelle a été folle pendant cette année universitaire à l'étranger. Mais pas dans la dilatation et le fist. Exactement. Pause fist. Pause fist. Et ton pénis, être toi, pénétrer quelqu'un, toi, doiter quelqu'un ? Alors, pénétrer, mon pénis ne sert pas. Par contre, pénétrer, doiter, s'occuper d'un cul, oui, ça a toujours été… Pendant ces années-là aussi ? Oui, complètement. Mais depuis toujours, je suis fasciné par l'anus de manière générale.
que ce soit le mien ou celui des autres. Mais pénétrer avec ton pénis, ça ne t'intéresse pas ? Non, je n'ai pas de plaisir par là. Et donc, il ne sert pas, tout simplement. Tu n'as pas d'érection quand tu dis qu'il ne sert pas ? Si, j'ai des érections, mais je ne me masturbe pas.
Oui, il ne sert pas dans le sens, c'est pas lui qui pénètre. Exactement. Je trouve ça vachement intéressant. Tu vois, nos chemins… Et tu ne saurais pas pourquoi. Non, mais en fait, c'est… Question de goût et de couleur. Ouais, c'est ça. Et puis, je n'ai pas de plaisir. Et le plaisir que je ressens sur mon corps par la nuit, c'est tellement grand qu'en réalité, il occulte tout le reste. Et il occulte vraiment, mais tout.
C'est-à-dire qu'il m'a fallu très longtemps pour explorer d'autres parties de mon corps, par exemple les tétons, d'autres fétiches qu'on pourrait avoir, les pieds, les mains, etc. Parce que l'anus prend tellement de place dans le plaisir ressenti que ça a aussi un peu la facilité. Je sais très bien que si je vais par là, oui, je vais prendre du plaisir. Est-ce que j'ai besoin d'explorer autre chose ? Et après, avec le temps, oui, ça peut être intéressant d'explorer d'autres choses. Mais initialement, non, non.
Donc tu rencontres quand ce proctologue de la première fois du fils ? En rentrant de l'étranger. J'ai eu une année un peu compliquée personnellement. C'était aussi une pause. J'ai eu une pause de plusieurs mois à ce moment-là, en termes de relations, etc. Est-ce que tu es à l'aise d'en parler ? Oui, je peux en parler très facilement. Je comprends ce qui s'est passé. Quand je suis rentré de l'étranger…
P- De Chine, donc ?
Et puis c'est vrai que comme beaucoup d'hommes de sa génération, mon papa était quelqu'un qui ne s'occupait absolument pas de la gestion du logement, du foyer, etc. Dans la conception familiale, c'était la place de madame, sauf qu'à partir du moment où il n'y a plus monsieur et madame…
Il s'est retrouvé un petit peu démuni face à cette nouvelle réalité. Et ça a été mon rôle. En tout cas, j'estimais que c'était mon rôle d'enfant que d'être auprès de celui qui avait besoin à ce moment-là d'aide, qui était mon père. Donc, j'ai préféré en effet rester en Normandie et puis l'accompagner pendant quelques mois, quelques semaines. Donc, tu as vécu avec lui ? J'ai vécu avec lui, oui. Donc, moins d'espace intime. Alors, c'était toujours possible parce que c'est une grande maison. On avait chacun nos rythmes, etc. Je suis resté quelques temps. Je suis resté deux ans et demi après un retour finalement. Oui.
J'ai dû trouver un travail parce que comme beaucoup d'étudiants, j'ai fait un pré-étudiant qui commence le jour où les études s'arrêtent. Il faut trouver une solution de financement. J'ai très vite trouvé un travail, heureusement. Face à tout ça, il y a d'autres urgences que d'asseoir des rapports sexuels. C'était compliqué, mais technique parce que c'est la campagne. La personne la plus proche, elle est à 20 kilomètres.
et encore faut-il que tu te plaises et encore faut-il que cette personne te plaise alors en plus si tu te dis tiens moi c'est le fils qui m'intéresse on oublie tout de suite parce qu'en réalité c'est pas possible périmètre y'a pas quoi donc même pour des plans classiques ça devient très vite compliqué mais malgré tout ça a duré peut-être 9 mois, 10 mois de calme et puis je reprends une vie sexuelle active en profitant des espaces de liberté que je peux avoir j'ai la chance parfois que mon papa soit pas là qu'il aille travailler de nuit par exemple ça c'était plutôt pratique
Merci.
Et je rencontre un garçon qui, pour un plan très classique, qui prend le temps avant de pénétrer de jouer avec mon anus, avec ses doigts, de le masser, de l'étirer. Et il y a deux possibilités de réagir à ça. C'est soit on ne veut pas trop se dévoiler et puis on contracte et voilà. Soit on veut se dévoiler parce qu'il va travailler de comprendre que cet anus va s'ouvrir. On va se laisser aller. Je dis tant pis, je me laisse aller et puis on verra bien. Et j'ai pu voir que sur lui, ça crée une réaction plutôt positive.
physiquement ça l'excitait et je lui ai posé la question mais t'as pas peur d'un ananus dilaté il m'a répondu non non au contraire moi ça m'excite très bien et la question que j'ai posée mais le fist c'est quelque chose que que tu connais il dit non j'ai jamais fait mais j'adorerais essayer ça paraît super excitant
« Ok, très bien, parfait, alors je sors lubrifié en gants et on y va. » La main dans la table de chevet, il a soudainement sur le lit tous les éléments. Il m'a dit « Mais j'ai jamais fait, j'y vais moi non plus, on va essayer à deux. » Et ce jour-là, je ne saurais pas redire la date, mais c'était en novembre je crois, donc il y a maintenant 8 ou 9 ans,
Je revois encore la position, j'étais à quatre pattes, la tête posée contre le lit, tournée vers la gauche avec vue sur le réveil. Elle était 23h47. Et cette main est passée et j'ai de suite compris que c'était ça en fait que je cherchais. Donc ce moment-là, c'était…
C'était une naissance. Donc, lui, il est proctologue ? Non, lui, il n'est pas proctologue. Le proctologue, ça arrive juste après. J'étais très, très… Donc, c'est faux. Ta première fois n'est pas avec un proctologue. Non, exactement. Ma première fois, c'est avec une personne qui n'était pas celle de santé. Et est-ce que, dans le premier épisode, du coup, dans la petite intro, j'ai dit que dans mes notes, il y a souligné en gras la méthode Jean-Pierre. Est-ce que cette première fois, c'est Jean-Pierre ?
Non, ce n'est pas Jean-Pierre. Est-ce que Jean-Pierre est le proctologue ? Non, Jean-Pierre n'est pas le proctologue. N'en dis pas plus. On va garder le mystère. Qui est ce Jean-Pierre ? Jean-Pierre. Le fameux Jean-Pierre. JP. Le proctologue, ça arrive après. Première fois chouette. Juste une question. Toi, dans ton conscient, tu te disais, zut, un anus dilaté, c'est un homme…
C'est un bon slogan, ça. Parce que moi, dans mon imaginaire, ce n'est pas le cas. Pour moi, un anus dilaté, c'est un partenaire satisfait. Mais c'est vraiment que dans ma tête. Je pense que oui, c'est un partenaire satisfait à partir du moment où il a fait son ouvrage. C'est-à-dire que si tu arrives et que c'est directement ouvert…
C'est ça le problème. C'est ton cas ? Bah oui. Pourquoi ? Parce que je travaille déjà. Quand j'ai eu cette première expérience fist, physiquement, j'étais plus que prêt à recevoir une main. Mon diamètre de dilatation à l'époque, je pense, on était à 8,5. Et toi, tu gardais le grammage, le nombre de sentiments ? C'est hyper important. Parce que tu en as parlé dans le pré-entretien. C'était très technique, mais c'est hyper important. Justement, quand on achète des jouets derrière…
il y a aussi un enjeu financier quand on achète des jouets on peut pas non plus acheter des jouets toutes les semaines donc si j'achète un nouveau jouet un nouveau sextoy il faut qu'il corresponde aussi à mon besoin maintenant je vais pas passer de 5 cm à 9 cm de diamètre ça marche donc il y a quand tu dis 8 cm de dilatation c'est que
J'imagine qu'il y a des gens qui peuvent se dire « j'ai 8 cm ouvert, donc tu te chies dessus ». Non, ce n'est pas le cas. Et ce n'est pas 8 cm ouvert béant non-stop, on est d'accord ? Tu peux expliquer ? L'anus étant un muscle qui a l'état repos et contracté, le principe de la dilatation, c'est justement de le travailler pour l'ouvrir. Mais il va retrouver une place initiale, il va retrouver son rôle promis qui est celui d'anus.
Son rôle promis, j'adore ton verbe, son rôle promis. Exit only, c'est son rôle initial quand même. Et donc de ce fait, une personne qui travaille la dilatation, quand tu vas commencer à stimuler un peu cette zone et que tu vas te détendre, bah oui, l'anus il va s'ouvrir.
Ce qui va faciliter la pénétration et je pense que c'est loin d'être une mauvaise chose que d'être dilaté, en tout cas pour faciliter la pénétration aussi après pour ton pénétrant, pour ton actif. Comment tu mesures les 8 centimètres ? Tu te mets une règle ?
Alors, on peut calculer. Donc, soit en effet, on a le diamètre marchand-vendeur. Ah oui, c'est-à-dire l'objet a un diamètre de 8 cm. Je coche sur ma petite feuille dilate. C'est ça, 8 cm. Ah oui, bien sûr. Après, on peut calculer très facilement avec un mètre couturier. On fait le tour de l'objet et puis on divise la valeur par 3,14, par pi, et ça donne quelques notions de mathématiques de cinquième. C'est important, hein ?
Un chouïa scientifique. Pas du tout, mais pour le coup, pour moi, ça a de l'importance. On n'a pas le droit de dire ton métier. Si, je travaille pour une organisation, je travaille pour la sécurité sociale. C'est quoi ta compétence ? C'est quoi ton domaine d'expertise ?
Moi, je suis consultant, donc je… Jus de cerveau, idée. Ouais, c'est ça, exactement. J'aurais dit un peu scientifique. Donc, quand on parle de… ça se dilate, c'est lorsque je suis excité et après échauffement, j'ai une capacité d'ouverture qui, en fait, peut se travailler. Mais ça se referme.
Parce qu'il y a quand même des préjugés qu'il y a une incontinence, c'est-à-dire que tu n'es plus en capacité de gérer ton transit. Oui, en effet. C'est très compliqué parce que la science n'a pas de réponse à tout et elle explore encore ces questions-là, en tout cas le domaine de la proctologie qui…
Enfin, la spécialité qui va s'occuper de cette zone. Les pratiques médicales, elles ont plutôt été faites autour de la censure et du non et des risques associés. Aujourd'hui, on réfléchit autrement en termes d'apprentissage proctologique. C'est-à-dire, ok, malgré tout, c'est une zone aussi potentiellement où il peut y avoir une sexualité. Et les formations en proctologie, tu as eu ton…
Tu as écouté les épisodes ? Je l'ai écouté. Parce que du coup, le docteur Aurélien Guéros, qui est notre maître, qui fait partie des premiers à s'être battu pour qu'il y ait justement un module de formation dans le diplôme depuis ce janvier, dans le diplôme de proctologie. Avant, les proctologues étaient toujours formés aux aspects infections sexuellement transmissibles, maladies, problèmes à risque. Et là, il y a un module sur la question de la santé sexuelle. Oui.
Qui n'est pas que lié risque et humain. Et là-dedans, dans l'épisode que les gens peuvent retrouver en allant voir la liste des épisodes passés, il dit quand même qu'il y a eu, pour la première fois, une étude où je crois qu'il a pu, avec son collègue, rajouter une question auprès de 20 000 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Et ils ont eu l'air de dire, en effet, plus il y a une pratique, soit de sodomie, soit même de fistes,
plus tu augmentes ta chance d'avoir une forme d'incontinence. Mais moi, c'est Guillaume qui parle, c'est plus Aurélien Garros, le docteur. Si je fais de la course, du jogging tous les jours, je pense que la médecine me dira que j'ai plus de chances de me niquer les genoux. Tu vois ce que je veux dire ? Donc oui, je comprends bien qu'à utiliser un membre tel que mes genoux en courant et en mettant des chocs,
Bien sûr. Dès que je cours, bah oui, je pense que les risques de je ne sais quelles sont les maladies ou les problèmes que tu as, tes genoux sont accentués. Bon, parce que moi, je trouve que du coup, j'ai un peu du mal à ce que les gens se disent, ah putain, la pratique fait que je vais me chier dessus. C'est pas du tout ça que…
Non, non, du tout. Le docteur Guéraud se dit. Complètement. Après, en effet, il y a forcément… Je pense que oui, tu as plus de risques d'avoir de l'incontinence, mais que… En fait, plus, c'est de l'empirisme, c'est de l'expérience. C'est aussi ce que j'ai pu voir au travers de pratiquants qui ont 40 ans ou 30 ans de pratique. Ils ne sont pas tous incontinents. Et loin de là. Donc, en réalité, je sais que ça peut arriver, que ça peut être un facteur, mais que ce n'est pas parce que tu pratiques que tu seras systématiquement ou forcément incontinent. Oui, oui.
Et en effet, le risque fait partie de la pratique et je pense qu'il est bien d'être conscient des risques inhérents à une pratique, qu'elle soit sexuelle ou autre, c'est la partie de la vie. Il faut être conscient de ça. On revient sur ton chemin d'histoire.
Une main est passée. Ce n'est pas Jean-Pierre. Ce n'est pas Jean-Pierre. C'est joyeux, c'est chouette. Ça s'est bien passé. Carrément. Il était 23h47 et ça a pris combien de temps ? Pour que la main rentre ? Une minute ?
Ok, donc on peut dire aux auditorices qui se disent, ah mais j'ai grave envie, que toi tu es quand même un être particulier, un être d'exception. C'est parce que je l'avais travaillé pendant des années avant. Exact, c'est ça qu'il faut dire. Parce que je pense qu'il y a des gens qui, dans la pénétration anale, peuvent être impatients comme moi. Moi je suis très impatient et du coup pas préparé de me dire putain…
Le chef Valentin Dufiste, lui, c'était une minute, mais non. Non, du tout, du tout. Ce n'est pas quelque chose qui se fait en un claquement de doigts, loin de là. C'est aussi parce que j'ai exploré pendant des années mon corps. Il a fallu du temps aussi parce que dans la pratique à deux, il y a quelque chose qui relève de la confiance. Et que peut-être que j'aurais pu le faire avant, mais à aucun moment je ne me suis senti en confiance avec un partenaire pour lui proposer. Et c'est la partie pour moi la plus compliquée de la pratique.
Ce n'est pas l'aspect technique, parce que l'aspect technique, finalement, tout seul, j'ai pu y arriver sans être trop mauvais, sans me blesser, en suivant aussi les conseils d'autres personnes. Mais la partie, pour moi, la plus compliquée, c'est je vais me mettre dans une position où je vais me livrer, où je dois faire confiance à la personne qui va faire un acte qui est hyper intrusif, qui est celui de rentrer sa main dans mon anus.
En termes d'intrusion, je pense que dans le degré, il y a le cambriolage en premier. Et puis après, le fistfucking arrive relativement rapidement en termes d'intrusion. C'est osé parce que le cambriolage, c'est que négatif. Oui, bien sûr. Que toi, tu es content. Bien sûr, bien sûr. Mais c'est vrai que malgré tout, dans la position de la première fois, même si je le faisais avec beaucoup de plaisir, il y a aussi…
Enfin, quelque chose dans la tête qui se passe, c'est quand même extrême, c'est quand même fort ce qui va se passer. Il faut quelques temps, quelques semaines, je pense, pour le débunker, pour le travailler, pour reprendre le fil un peu des choses et puis pour se dire « Ok, finalement, ça me plaît, mais… »
C'est pas un choc, mais très souvent, pour les premières fois, en tout cas c'est vrai, quand on a une initiation fist, on s'attend à ressentir tellement de choses, mais c'est tellement intense, tellement diffus, tellement complexe dans toutes les sensations qu'on peut ressentir, et puis psychologiquement c'est aussi quelque chose qui est fort, que parfois on en ressent en disant « ouais c'était bien, mais ça sera tout », et en fait il faut quelques temps après.
pour se dire « Ah oui, ça, c'était pas mal. Ça, peut-être un peu moins. En fait, cet aspect-là, je préfère. » Voilà, c'est aussi comme ça qu'on approche la pratique et puis finalement qu'on comprend ce qui nous plaît réellement. Et là, sur cette première fois avec ce garçon, c'était un plan. Tu n'avais pas une relation, mais tu l'as senti. Et je pense que, en tout cas, moi, je trouve personnellement que cette intuition qu'on a en nous…
elle est bonne conseillère ouais c'était le bon moment c'était la bonne personne en tout cas c'est très bien passé on s'est jamais revu après parce que pour des raisons de temps on a continué à parler pas mal mais puis après il a dû trouver quelqu'un enfin voilà c'est et on s'est jamais revu
Je ne saurais pas le reconnaître dans la rue. J'ai un problème avec la mémoire des visages, c'est personnel. C'est compliqué, mais c'est comme ça. Mais par contre, c'était une très bonne… Tu lances un appel ? Non, du tout. Non, en vrai, je ne suis pas nostalgique. J'espère qu'il va bien. Et donc, je me suis rendu compte à ce moment-là qu'il fallait que je trouve des partenaires qui, eux, pour le coup, étaient spécialisés, qui pratiquaient aussi les mêmes petits trucs que moi. Donc, j'ai commencé à chercher et c'est là où je suis tombé sur le proctologue.
Tu m'as dit que ça faisait tout un temps que tu étais sur Recon, etc. Pourquoi jamais avant, tu n'as simplement cherché un partenaire là ? Alors, je cherchais là aussi, mais c'est vrai que ça a nécessité soit de se déplacer loin, parce que Normandie, etc. Soit sinon d'avoir à pratiquer avec des gens qui étaient beaucoup plus âgés que moi, où malgré tout, j'avais quand même besoin…
c'est plus le cas maintenant mais j'avais besoin quand même de l'excitation du corps j'avais besoin aussi de pouvoir pratiquer quelqu'un qui m'excitait physiquement aussi il a fallu un peu de temps pour comprendre que oui le corps c'est un fait c'est très excitant mais ce qui m'intéresse plus aujourd'hui c'est la connexion que je vais avoir mais initialement à ce moment là
j'avais besoin d'avoir une excitation globale, qui était sexuelle aussi. Et là, pour le coup, le rapport au corps est quand même important. Et donc, les quelques personnes qui étaient dans mon champ de déplacement, qui étaient à proximité, soit ne rentraient pas dans mes standards, soit avaient des pratiques associées qui étaient… Enfin, c'était pas limité qu'au fist, et il fallait, en fait, demander à ce qu'il y ait d'autres pratiques. Et moi, je suis pas euro, je suis pas BDSM, etc. Donc, ça me convenait pas. Voilà pourquoi, en effet. Et puis, Rickon, à l'époque…
La tranche d'âge était plutôt 45-60. Moi j'avais 20 ans, j'avais 22 ans, 23 ans, donc je n'étais pas prêt en tout cas à aller vers ces personnes-là. Alors ce proctologue ?
Et lui aussi, il pratiquait les œufs qui brillent. C'était une super expérience. On se voyait régulièrement pendant un petit bout de temps et moi, j'ai appris avec lui et il a appris aussi avec moi parce qu'on était tous les deux relativement débutants.
Et en plus, lui, il arrivait avec sa posture aussi de scientifique et de médecin. Donc ça, c'était hyper intéressant. Et j'ai appris plein de choses aussi sur justement comment fonctionne le corps, comment fonctionne cette partie, quels sont les risques que je peux avoir. Dès que j'avais un doute, une question, une sensibilité, une douleur, je pouvais lui en parler. Il pouvait regarder si besoin quand on se voyait.
Toi, les tchèques proctologues, t'en avais à la maison. Exactement, c'était quasiment ça. Qu'est-ce que t'as appris ?
Justement, tu disais, j'ai beaucoup appris des risques. J'ai appris tous les risques liés aux IST. Je ne connaissais pas tout. Je n'étais pas très peu sensibilisé au fait qu'on pouvait choper une gonorrhée, une thamidia. Avec un fist. Avec une pénétration classique, en réalité. Tu n'étais pas sensibilisé aux IST ? Très peu. Lui m'a quand même beaucoup expliqué comment ça fonctionne, etc.,
Pourtant, tu as mis un gant. Je me souviens, ça m'a frappé. Ta première fois, tu as sorti le lube et le gant. Oui, parce que malgré tout, je savais que les mains, il y a des bactéries. Et ça, cette notion-là, je la comprenais aussi assez facilement. On peut faire sans gant. C'est possible de faire du fist sanguin. Ça nécessite par contre d'avoir… Il y a des conditions d'hygiène qui sont à mettre en place. On ne fait pas ça n'importe comment, n'importe où.
Sinon, il faut mettre un gant, mais ça n'empêche pas. Ce n'est pas parce qu'on met un gant qu'il ne faut pas d'hygiène des mains, etc. Ça fait aussi partie de la pratique, une question. Et ça aussi, c'est grâce à lui. Les différentes bactéries, ce qu'on appelle par exemple les shigellas, qui sont des bactéries qui sont présentes sur nos mains, qui sont présentes dans tout ce qui va être les matières fécales, etc., qui peuvent détruire clairement pas mal de choses dans ton corps. C'est très dangereux. Ça arrive régulièrement des cas d'infection, malheureusement.
donc ouais c'est des choses auxquelles j'étais sensibilisé aussi au travers de lui moi je dis on prend là un temps parce que je me dis est-ce qu'on le fait plus tard et tout mais non je pense qu'on est dans le sujet donc même si on suit chronologiquement on fait une petite pause chronologique moi quand j'ai fisté j'ai pas mis de gants et du coup je suis un peu genre merde je me suis lavé les mains et après j'ai envoyé un peu de Javel
Non, c'est un piège. Ça risque de poser problème. Tu rigoles, mais sur les réseaux sociaux, je fais des vidéos sur le lavement et il y a plein de gens qui commentent en disant est-ce que je peux mettre du savon et tout ? Non, non, non, non, pas de produit. Surtout pas.
Pas aucun, zéro produit. Et les lubrifiants, il faut qu'ils aient marqué pour activité intime ou que sais-je. Complètement. Oui, en effet. Le but, ce n'est pas de passer la serpillière à l'intérieur. Ce n'est pas ça. Non, mais pas de… Pareil, du truc pour que ça sente la menthe, des parfums et tout. Non, non, non. Il faut être en phase aussi avec ce qu'on fait. On pénètre un anus.
Donc forcément, son rôle premier, ça reste l'évacuation des selles. Donc oui, ça reste un anus, quoi qu'on en fasse, quoi qu'on en dise. Il faut être prêt à ça. Et oui, ça peut ne pas être propre. Oui, ça peut avoir des odeurs. Oui, c'est comme ça. Mais ce n'est pas grave. Il faut juste l'accepter. C'est tout. Je vais fister pour la première fois. C'est quoi les conseils santé ? Même si on est d'accord que tu n'es pas médecin. Exactement. Toi, tu es un connaisseur et qu'on invite les gens à poser leurs questions à leur médecin généraliste ou à leur procto. Bon courage pour ça !
Ou en tout cas, de demander à un ou une professionnelle, c'est important. Mais vas-y, moi, tu me conseilles moi. Je te demande de me conseiller moi. En tant que fisteur, la première fois ? Moi, je vais fister, ouais. Déjà, de se sentir à l'aise avec la question, avec la pratique, parce que c'est la base. Je dois avoir quand même conscience que je vais pénétrer quelqu'un avec ma main. Je ne le fais pas uniquement… Je peux le faire pour faire plaisir à quelqu'un, mais je dois aussi y trouver une certaine forme, au moins, de curiosité. Hum hum.
Ensuite, sur le fait de l'hygiène des mains, on peut le faire sans gants. Par contre, il faut laver les mains avec un savon pour aseptiser un peu les mains. Une fois qu'on l'a fait, évitez de toucher à tout et n'importe quoi. Mets-toi une poignée de porte, le téléphone, ça reste sur le côté.
Avoir des ongles coupés, limés, c'est hyper important les ongles parce que les petites abrasions peuvent faire saigner, alors c'est pas très grave de saigner tant que c'est pas abondant etc, c'est pas dramatique, on s'arrête, on fait une pause, on rince et puis on voit ce que ça donne.
Mais voilà, les ongles doivent être… Pas de nail artist ou je ne sais trop quoi. Malheureusement, ce n'est pas compatible. Oui, c'est un bon point. Peut-être si j'ai du vernis sur les ongles. Alors, ce n'est pas forcément… J'avais un partenaire qui mettait du vernis. Ce n'est pas de… Comment dire ?
Ce n'est pas grave, je pense, mais malgré tout, oui, ça reste un produit. Je peux comprendre que ça puisse poser problème à un passif. Moi, personnellement, je l'ai fait pendant des années et qu'un partenaire qui mettait du vernis, je n'ai jamais eu de souci. En tout cas, je ne le ressens pas. C'est mon point de vue. Passif, c'est receveur. Passif, c'est receveur, exactement.
Donc voilà, déjà l'hygiène des mains. En tout cas, s'il n'y a pas de gants, il y a plus de possibilités qu'une IST se transmette s'il devait y avoir. Je ne suis pas trop sûr si tu as des coupures sur les mains. En tout cas, le gant, c'est une sorte de protection, on peut quand même dire ça. Les gants, malgré tout, pas n'importe quel gant, pas des gants de cuisine, il faut qu'ils soient très lisses. Il faut qu'ils soient très adaptés à la main parce que le moindre pli, les plis peuvent être très vite gênants sur les gants.
Des gants qui sont stériles ou non stériles, ce n'est pas très grave encore ça, mais qui ne soient pas poudrés. Parfois, c'est un gant qui est poudré à l'intérieur pour faciliter la mise, l'insertion de la main. Ça, la poudre, elle brûle. Il faut que le gant soit lisse. Parfois, on va acheter des gants, par exemple, de tatoueurs, qui sont des gants qui ne sont pas poudrés, qui sont adaptés à ce genre de pratiques, mais qui ont un grain, une granulosité. Ça, ça peut être très gênant. Voilà pourquoi aussi beaucoup de personnes pratiquent sans gants, parce que c'est compliqué de trouver la bonne paire de gants, les bons gants.
et puis parfois ça peut valoir enfin il y a quelques marques qui sont vraiment très très bonnes mais ça peut valoir un petit peu d'argent quand même c'est vite 30 euros certaines marques de gants pour 50 gants que j'utilise qu'une fois exactement après il y a des gants à usage multiple qui sont des gants en latex ou en d'autres matières qui peuvent être utilisés plusieurs fois mais là par contre une fois de plus
Il faut être, en termes d'hygiène, c'est compliqué parce qu'il faut les laver, il faut les repoudrer, les retalquer, il faut les replier, etc. Donc ça nécessite aussi un entretien. Voilà pour ce qui est de l'aspect gants. Un bon lubrifiant. Alors, lubrifiant…
soit des lubrifiants déjà faits donc adaptés au fist soit des lubrifiants à base de poudre qu'on va mélanger avec de l'eau qui sont adaptés qui font des textures très très visqueuses certains plus que d'autres alors il y a trois grandes marques dans ces poudres certains sont plus visqués que d'autres donc la texture parfois peut être dérangeante ça peut faire rire certains et puis pour d'autres ça peut être un peu plus dérangeant
Et puis ensuite, il y a tous les lubrifiants à base de graisse, l'un des plus connus qui est initialement pas un lubrifiant, qui s'appelle le Crisco, qui est une espèce de pâte végétale utilisée dans la cuisine, enfin des cookies, aux States, mais ça peut s'utiliser, alors…
Pour moi, le lubrifiant, ce n'est pas au fisteur, au pénétrant de décider. C'est vraiment moi, passif, moi, receveur, quel lubrifiant j'utilise. Parce que moi, par exemple, les graisses, je ne suis pas fan. Par contre, j'ai l'habitude de mon lubrifiant fait de cette façon-là. Mon lubrifiant, c'est de la poudre que je mélange avec de l'eau. Et plus on va mettre de poudre, plus il va être…
Je connais aussi la texture du lubrifiant que je veux avoir. Oui, ton dosage, etc. Parce que quand tu as dit des lubrifiants faits, moi, je ne savais pas tout ça. Donc, en fait, dans le commerce, j'achète une petite bouteille où il y a déjà le mélange qui est préféré. Et en fait, il y a des lubrifiants fistes où c'est une poudre que j'achète. Et après, c'est moi qui la mélange. Et je peux doser plus ou moins pour avoir…
Oui, j'ai trouvé ça rude. Le truc avec les filaments blancs et tout, j'ai trouvé que c'était compliqué. Visuellement, j'ai l'impression un peu de glaire. Alors ça dépend en effet comment on le fait, parce que certains vont les mettre plus épais que d'autres. Plus il va être épais, plus il va donner cette texture de glaire.
des textures en tout cas très filandreuses, qu'on pourrait avoir un peu parfois dans certains films d'ovnis, etc. Oui, du sang d'alien blanc et tout. Exactement, c'est un peu cette idée-là, mais ils ne sont pas tous comme ça, et ça dépend aussi du passif. Pour moi, ce qui est à éviter dans les lubrifiants, c'est tout ce qui va être lubrifiant dit anesthésiant. Moi, c'est une grosse erreur. Personnellement, c'est mon point de vue, parce que le risque de ça, c'est…
Au mieux que l'effet soit pas fou et que ça fasse jusque brûler ou chauffer et que ça n'a pas trop d'intérêt, pareil le lubrifiant chauffant pour moi ça va proscrire, ça va éviter, je trouve que ça n'apporte rien en tout cas. Et puis ça peut même aller juste, en tout cas pour les lubrifiants un peu anesthésiants ça peut aller très loin dans le sens où bah oui ça va peut-être t'anesthésier un petit peu mais du coup ce qui est intéressant quand même c'est de ressentir les sensations.
pour savoir si on va trop loin ou pas parce qu'il y a un risque de blessure et le fait de s'anesthésier je suis pas sûr en tout cas surtout au début quand on découvre son corps etc que ça soit une bonne chose c'est pour moi un risque donc à proscrire dans un premier temps et puis ensuite pour la pratique en tant que telle pour moi je trouve qu'on a jamais trop de lubrifiant faut pas avoir peur
Il y a progressivement un doigt, deux doigts. Ce qui est intéressant, c'est aussi de laisser le fisté, la personne qui est pénétrée, un peu guidée. Parce que la position de la main va dépendre de chaque cul. On a tous un cul différent. La taille de notre rectum n'est pas la même. Ton rectum n'est pas mon rectum. Donc forcément, la manière dont…
dont la pénétration va se faire n'est pas la même pour une personne ou pour l'autre donc au début quand on connait pas bah ouais au début quand on connait pas c'est le receveur qui guide ça peut être bien j'ai vraiment senti ça j'avais tellement peur de lui faire mal j'étais tellement concentré
Dis-je, en mettant mon poing, en tendant mon poing. Ouais, j'étais ultra concentré, très, très doux. En fait, moi, ce que j'ai ressenti, c'était…
Une connexion très, très intime, un moment vraiment privilégié de confiance, etc. Du dégoût. Oui, je peux comprendre. J'ai quand même dû batailler avec ça. Mais j'étais en fait 100% concentré sur son plaisir. J'étais heureux de partager ça avec lui. J'étais heureux de lui procurer ça, justement.
Il était, tu vois, on communiquait bien. Donc, tu vois, j'avais confiance que j'allais pas lui faire mal, que j'étais, que tu vois, que c'était bien, que c'était bien, quoi, que c'était… Et… Mais ouais, j'avais beaucoup de dégoût. Ouais, mais c'est… Je peux comprendre la peur de faire mal.
elle fait aussi partie intégrante de la pratique et c'est normal de la garder et même avec de l'expérience oui parce que justement ça permet aussi de mettre des limites après on apprend à s'approcher des limites quand on connait bien son partenaire quand on évolue avec un partenaire mais elle est importante c'est pour ça que pour moi c'est plutôt quelque chose de positif à prime abord et c'est après mon rôle en tout cas moi j'aime le fait d'initier aussi dans les deux sens en tant que fisteur ou fisté
mais quand on me dit j'ai peur de te faire mal moi j'explique que c'est pas forcément une mauvaise chose et que tu vois je vais te montrer et en réalité on se rend compte très vite en tout cas aujourd'hui que si vraiment tu veux me faire mal à moi personnellement il faut que tu le fasses volontairement et sciemment parce que mon niveau de pratique fait que
Ce n'est pas possible de me blesser, je pense, involontairement avec une main. Oui, c'est ça. Quelqu'un avec qui tu as un consentement éclairé, où on se dit on se fait du fist, on ne va pas se faire mal. En fait, tu peux aller en toute douceur. Et en fait, ce qui se passe, c'est que quand tu vas un peu trop loin, la personne t'envoie un signal, tu recules. Exactement. Et du coup, cette douleur-là, tu ne peux pas forcer, à moins de le vouloir faire du mal.
Il y a une expression qui justement a été utilisée par l'un des propriétaires de la fistinière, donc cette maison d'hôte qu'on a évoquée lors du premier épisode tout à l'heure, qui dit « on séduit l'anus ». Et c'est vrai en effet, on prend le temps de masser, c'est quelque chose en vrai qui n'existe parfois même pas dans les relations classiques, masser, doiter gentiment, bouffer, l'anulingus c'est quelque chose qui est finalement relativement pratiqué dans le fistin.
On prend le temps de mettre celui qui va recevoir dans la position de pouvoir recevoir. Il doit être en confiance, il doit être détendu. Ça ne se fait pas comme ça. L'optimisme, c'est que ça ne se fasse pas comme ça. Alors oui, en effet, quand tu connais ton partenaire, quand ça fait des années que tu vis ensemble ou des années que tu pratiques la même personne, oui, on va directement parfois au but aussi parce qu'il y a une excitation à ça.
mais au début ça va pas être ça on doit prendre le temps de se mettre en condition et puis c'est aussi se mettre dans une bulle la connexion elle est hyper importante et elle se fait pas juste au moment où la main elle rentre elle se fait déjà avant et c'est là où si tu veux on peut venir à la méthode Jean-Pierre où on la garde pour l'épisode 3 comme tu veux
non mais c'est cool ouais on va la garder pour l'épisode 3 mais je trouve que ça cette partie là j'ai vraiment kiffé peut-être on ferme cette partie un peu genre conseil des démarrages et tout moi cette partie là qu'on joue
au massage, qu'on joue avec mon anus, jouez-moi avec un anus, dans les deux sens, jouer, masser, élargir, mais avec de la douceur et ça, ça j'adore. Ça pour le coup, je trouve que c'est un préalable au fist.
c'est pas un préliminaire pour moi c'est un rapport intime que j'adore je trouve que en tout cas moi en tout cas le partenaire auquel je pense il y a un soin il y a une douceur et il y a vraiment c'est entre le massage de la prostate que normalement j'aime pas trop
Mais il y a un truc, je ne sais pas, il y a un truc vraiment trop cool qui, du coup, en effet, me dilate ou moi, je dilate. J'adore. Avant qu'on essaie d'insérer des trucs trop importants. Avant qu'on passe, du coup, à l'épisode 3, à la méthode Jean-Pierre, est-ce que tu as d'autres éléments dans ces années partagées avec le procto-fister-fister ?
C'était dans les deux cas ? C'était dans les deux sens ?
On ressent, on transpose aussi sur l'autre, mais on comprend aussi certaines ressenties, mais purement physiques. Pourquoi est-ce que quand il va plus au fond du rectum, pourquoi est-ce qu'il y a ce moment de recul ? Pourquoi est-ce que c'est plus serré là ? Comment c'est fait ? C'est aussi grâce au fait d'être versatile que tu peux comprendre.
Parce que du coup, dans ton intérieur, en fait, il y a des anneaux, c'est ça que j'ai entendu dire, il y a des muscles, puis il y a même des inclinaisons. Moi, je sais que quand je fistais, ils me disaient genre plus à gauche, plus à droite. En effet, il y a l'anus qui est donc…
l'entrée et puis à l'intérieur on a ce qu'on appelle le rectum qui est une forme d'ampoule un peu quelque part c'est une zone qui peut recevoir en tout cas une main et au bout au fond de ce rectum on a ce qu'on appelle le sigmoïde qui est un ensemble d'anneaux serrés qui remontent vers le colon descendant
Et cette partie-là, cette zone-là, certains la travaillent, certains l'ouvrent et la dilatent. Quand on prend au coude, par exemple, quand on prend un fist jusqu'au coude, c'est que le sigmoïde, cette zone-là, elle a été travaillée, ouverte et qu'on va bien plus loin que le rectum. Mais cette zone-là, elle n'est pas naturellement ouverte. C'est une zone qui est plus fermée chez certains que d'autres. Ce sigmoïde qui est donc à une forme particulière est plus accentué chez certains que d'autres.
Et donc, certains vont y trouver du plaisir, d'autres un peu moins, certains de la douleur, c'est mon cas, c'était mon cas en tout cas, dès qu'on commençait un peu à explorer cette zone, c'était un rejet. Après avec le temps, on comprend comment les choses fonctionnent et puis on peut y trouver une excitation, mais il a fallu que je puisse aussi passer de l'autre côté en tant que fister pour comprendre comment c'est fait.
Pourquoi est-ce que je ressens ça ? Comment est-ce que ça se passe ? Et finalement, pour moi, cette versatilité, le fait d'être à la fois éphisteur et éphisté, elle m'a beaucoup aidé dans ma pratique en tant que receveur. Tu es toujours en contact avec M. Procteau ? Toujours. Vous êtes pote ? Oui, alors ça fait très longtemps qu'on ne s'est pas vus parce que moi, je quittais la Normandie et lui aussi. On s'est croisés, on aurait pu se voir il y a quelques mois à Berlin pour la Folsom, qui est un événement fétiche européen.
et on n'a pas eu le temps de se voir bon après on était tous les deux très occupés mais on ne s'est pas revus et là il va falloir qu'on arrive à trouver un moment pour se revoir ça fait 5 ans je pense maintenant qu'on ne s'est pas vus ça peut être très intéressant
J'ai envie de dire depuis le premier épisode qu'on pourrait mettre des liens dans le descriptif de l'épisode. Alors, j'ai toujours des gens qui me disent « Ah, je ne trouve pas » et tout. Je ne sais pas comment décrire, mais dans les applications d'écoute, il faut cliquer sur le titre ou bien il faut cliquer sur le nom du podcast puis le titre. Mais dans tes épisodes, on pourrait mettre le lien vers ton Twitter. On pourrait mettre, si tu me l'envoies, le lien du documentaire sur la fistinière.
et zut j'ai oublié et d'autres liens que tu voudrais je sais pas si t'as genre des ressources sur le fist le fist éthique etc tu pourras on verra ça tu vois je peux penser à certaines choses ça va être faisable ok on ferme ce chapitre là
Rendez-vous dans quelques jours pour notre troisième partie. Nous parlerons de cette fameuse méthode JP. J'ai encore l'anecdote du coming out à maman sur le fist. Vraiment, ça, on ne va pas la louper. Et puis la suite du chemin, parce que là, on a… On a bien avancé déjà. Ouais, c'est pas mal. On a encore une petite dizaine d'années.
7 ans 6 ans c'est très bien pour une dernière partie à très vite