Fist : comment je suis devenu influenceur du cul – Valentin 3/3

Partie 3 sur 3
« Deux heures avant, j’avais deux mains dans un cul, et deux heures après, je parle de politique, de stratégie, d’accès au droit pour les personnes en situation de fragilité. » Valentin

Valentin, 31 ans, montre son visage et son cul sur X depuis 2019 : 34 000 abonnés, des jouets offerts par des marques, et une pratique qu’il refuse sous drogue.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Sa méthode Jean-Pierre : deux ou trois heures à discuter, avec un buffet, avant de pratiquer
  • Sa mère trouve la boîte de jouets, puis demande autour d'un café : tu sais ce qu'est le fist ?
  • Un soir, un partenaire sous produits ne réagit plus : il a failli appeler le SAMU
  • Il montre son visage depuis 2019, après l'invitation d'un acteur porno à un gangbang à Paris

On en parle dans cet épisode
Le compte où il publie ses vidéos, reçoit des jouets de marques et répond aux débutants
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Lire la transcription de cet épisode
Valentin, c'est moi. Troisième partie de ton témoignage autour du fist. Tu as 15 ans de fist. Tu nous as raconté dans les deux premiers épisodes plein de choses. Ton chemin, ta découverte du fist, comment petit à petit tu es... Rentrer dans cette pratique, comment elle est aujourd'hui le centre de ta vie sexuelle, tu as dit. Dans le deuxième épisode, on a aussi, je trouve ça chouette, pu un peu donner des conseils de base. Que toi, en tout cas, tu n'es pas médecin, moi non plus, ni thérapeute, mais 15 ans d'expérience te donnent le droit de donner 2-3 clés et c'est cool. Bon, s'il y a des gens qui ont écouté les deux précédents épisodes... On est chaud bouillant pour savoir qui est Jean-Pierre. Qui est Jean-Pierre ? Parce qu'en gros, il y a six mois, on a fait un pré-entretien. C'est rare qu'on a calé. Il y a depuis très longtemps ce rendez-vous. Oui, oui, oui. Et donc, je ne comprends plus la moitié de mes notes. Et à un moment donné, j'ai surligné, souligné, mis en gras méthode Jean-Pierre. Qui est Jean-Pierre ? Alors Jean-Pierre, je vais vous décevoir. En fait, Jean-Pierre, c'est un surnom que j'avais parce que je tenais une imitation pas trop mauvaise de Jean-Pierre Coff, qui était un animateur culinaire. J'ai eu l'occasion dans mes différentes expériences professionnelles de travailler en restauration et on m'appelait Jean-Pierre. J'imitais Jean-Pierre Coff. Là, tu vas le faire. Alors non, je ne vais pas le faire pour paix à son âme. Il est décédé, donc tu te considères que c'est un manque de respect. Exactement, je ne le ferai plus. Mais par contre, c'est un surnom qui m'a collé pendant un petit bout de temps. Et pourquoi méthode Jean-Pierre ? Parce qu'au travers des rencontres que j'ai pu faire au fil des années... Je me suis rendu compte d'une chose, c'est que la chose primordiale qui va nous permettre dans cette pratique de prendre du plaisir, de passer du bon temps et puis de pouvoir explorer un peu nos capacités anales, ça va être d'être en confiance. Alors, j'ai cette chance... aussi par ma personnalité, d'être assez relativement facilement en confiance, de pouvoir échanger et rencontrer facilement des gens, mais ce n'est pas toujours le cas de la personne que je vais recevoir ou que je vais voir. Au fur et à mesure des années... En essayant certaines choses pour essayer de mettre mon partenaire en confiance, j'ai fait ma petite checklist ou plutôt ma petite méthode personnelle de « on va se mettre en confiance, on va se mettre bien avant de pratiquer ». Et puis finalement, on se rend compte d'une chose, c'est que oui, le sexe est un fait, c'est ce pour quoi on va s'encontrer. Mais avant tout, avant d'encontrer une personne qui va me fister ou que je vais fister ou vice versa, je rencontre un être humain. qui a des choses peut-être à dire, qui a une personnalité, des expériences, est-ce que ce serait pas mal qu'on se pose un peu pour en parler avant ? Donc la méthode Jean-Pierre, en fait, c'est très simple, c'est où que je sois, quoi que je fasse chez moi, chez moi aussi je me déplace, je me voyage, et que je reçois en tout cas, je prends toujours le temps de proposer, de se poser, ça peut être parfois deux heures, trois heures, ça peut être papoter, on prend le temps. Si c'est en soirée, de prévoir un petit buffet de choses à grignoter, une boisson, alcoolisée ou non alcoolisée, selon chacun. Et on se pose, ce n'est pas dans un contexte sexuel. Et puis, autour d'un verre, d'un morceau à grignoter, on papote. Ça permet de créer du lien, de connecter à l'autre. Tu poses des questions spécifiques ? Pas forcément, on parle de tout. Et puis après, en vrai, c'est comme une conversation normale qu'on pourrait avoir avec quelqu'un qu'on rencontre une première fois, comme un date qu'on pourrait faire. Mais tu ne t'intéresses pas à ce que la personne pense du fist, ses peurs, son expérience ? On en parle quand même à un moment parce qu'on va venir à la pratique. Mais très souvent, on a déjà eu l'occasion d'échanger autour de ça avant en virtuel ? un minimum quand même mais on peut y revenir et puis ça permet parfois de faire la transition entre un moment qui est purement un échange classique vers la pratique quand on commence à évoquer la question en effet du fils bon bah voilà c'est aussi une façon de se mettre dans l'ambiance et de se chauffer en quelque sorte et cette méthode développée par mes soins depuis quelques années maintenant elle marche très très bien elle s'exporte même très très bien Non, non, attends, là, je vais devoir gratter un peu. Il y a zéro méthode. Déjà, un, tu n'as pas fait l'imitation de Jean-Pierre. Oui, c'est vrai. C'est quoi, Koff ? Jean-Pierre Koff, oui. Mais j'ai un souvenir. Il est chauve, il a des lunettes. Exactement. Et deux, non mais je te taquine un peu, mais en gros, t'es en train de me dire, tu parles aux gens avant de les fister. Ouais, mais ça, alors c'est fou de le dire. C'est pas une méthode. Non, mais c'est fou de le dire. Il me faut un peu, une méthode, j'ai au moins trois listes à puces. D'accord, ok, ça marche. Là, tu m'as dit, alors en plus, je suis étonné parce que nourriture avant un fist, moi, j'avais un peu l'imaginaire qu'il faut forcément être agent. pour éviter tout accident. Donc, je ne vais pas grignoter avant que tu me fistes. Ce n'est pas forcément vrai. Oui, j'imagine. Toi, tu fais un buffet. Après, ça peut être avant, pendant, après, peu importe. Chacun se sert quand il a envie de se servir, j'ai envie de dire. Il y a combien de personnes quand tu fistes ? Ça dépend, ça peut être à deux, on peut être six, on peut être... Ça peut être à deux, sans aucun problème. Mais Buffet, j'aime bien, c'est ambitieux, c'est généreux. Oui, c'est ça. Mais du coup, ta méthode, c'est juste discuter et essentiel pour mettre à l'aise. Oui, sauf que malheureusement, pourquoi est-ce qu'on est obligé de le dire ? C'est parce que je trouve, c'est ma perception, finalement, ce n'est pas une norme. Moi, les quelques fois, avant de mettre en place, où j'ai pu être reçu chez des personnes, c'est on va au fait, quoi. Ben non, non, non, non, non, j'ai besoin d'être un peu en confiance, savoir à qui j'ai affaire, même un truc bête, mais de te voir, la personne, mouvoir, bouger dans son environnement, parler, changer un peu, c'est tout bête, mais ça fait une différence, je vais pas me mettre maintenant tout de suite à quatre pattes. Et c'est tragique d'une certaine façon de dire qu'en fait, il faut presque évoquer cette notion de la méthode Jean-Pierre pour se rendre compte que finalement, ce n'est pas si naturel. En tout cas, moi, dans mes expériences, ce n'était pas naturel. Et puis vraiment, désolé, mais si je n'ai pas confiance en toi, ça ne va pas être possible. Et là, ça rejoint un peu le sujet que moi, j'abordais en intro, qui est la place du chemsex et de l'usage des drogues. Dans les témoignages que moi, je reçois, il y a une façon de pratiquer le fist où, en fait, les deux personnes sont déjà sous drogue, se retrouvent. Donc, en fait, il n'y a pas de connexion. Mais moi, j'avoue que je suis... Je ne veux pas être jugeant et à la fois me prendre un point d'un mec sous drogue. Du coup, sa capacité à entendre mon consentement, à stopper quand il faut, à être soigneux et tout. Toutes les drogues ne te surexcitent pas, mais quand même. Tout ça pour dire qu'on pourrait faire là le point drogue. Oui, en effet. Ce rapport à la consommation, moi, je ne l'ai pas, je ne consomme pas. J'ai eu l'occasion de pratiquer avec des gens qui avaient consommé au moment où on a pratiqué. Il y a deux fois où ça ne s'est pas bien passé du tout et une fois où ça aurait pu être tragique, littéralement. J'étais à deux doigts d'appeler le SAMU. Personne ne réagissait plus. Je ne suis pas médecin réanimateur, je ne suis pas sauveteur. Quand ça arrive, ce n'est clairement pas l'ambiance dans laquelle on devrait être en réalité. Surtout dans une posture où on ne devrait pas être en réalité. Et puis, j'ai eu d'autres expériences avec des personnes qui étaient sous-produits, qui ne se sont pas mal passées. Ce n'était pas inintéressant, mais une chose est sûre, c'est que moi, je ne peux pas, en tout cas, c'est mon point de vue, je ne peux pas connecter avec eux, je ne comprends pas ce qu'ils vivent, je ne comprends pas ce qu'ils ressentent. Et personnellement, ça c'est un point de vue, c'est ma relation aussi au produit de manière générale, je veux pas y être confronté aujourd'hui aussi de crainte d'y être incité et de normaliser les choses. Parce que je sais que j'ai un rapport au produit qui pourrait être destructeur. Parce que ça fait partie, j'ai une mécanique, un chemin à l'addiction qui est très facile. Moi aussi, ouais. Donc, clairement, il ne vaut mieux pas que je m'expose à ça. Ce qui est sûr, en tout cas, pour moi, c'est... c'est que je ne dis pas qu'il faut le faire ou pas le faire c'est que le fist avec produit et le fist sans produit ce sont deux pratiques différentes de toute façon moi sur l'usage des drogues ce qui m'intéresse c'est ton opinion et la mienne c'est pas du tout il n'y a pas de message de généralisation c'est chacun ça n'est que mon point de vue et toi en fait tu dis c'est une barrière qui empêche moi je te rejoins à 100% là dessus mais même moi quelqu'un complètement bourré parfait mais exactement après si je peux avoir des rapports sexuels avec un mec un peu bourré si moi même je suis un peu bourré mais du coup clairement il va pas forcément me pénétrer tous les trucs où en fait ça peut me faire mal j'y vais pas du tout mais oui en fait me faire sucer par un mec bourré ouais alors moi je suis intéressé ça fait 15 ans que t'es dans le fist il y a des drogues depuis 15 ans Il y a toujours eu des drogues, depuis toujours, je trouve qu'il y a une proportion de pratiquants, mais c'est un point de vue personnel, alors je me trompe peut-être, mais il y a une proportion de pratiquants aujourd'hui sous-produits qui est bien plus grande que même il y a 5 ans. Alors, dans les consommateurs, il y a des gens qui maîtrisent parfaitement leur consommation, même si ça reste une consommation, qui sont des consommateurs ponctuels, qui le font de manière récréative de temps en temps, c'est maîtrisé, c'est contrôlé. Le problème de l'addiction, c'est qu'on est rarement très honnête par rapport à soi-même c'est très compliqué de prendre du recul et il y a des gens qui se pensent être dans une zone où ils le maîtrisent Et en fait, déjà, ils ne maîtrisent plus totalement. Quand on commence à dire « ce que je vais faire, c'est que je vais plutôt réduire le nombre de sessions fistes pour éviter d'être trop souvent en down ou en effet post-consommation. » Mais par contre, la question de « pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas plutôt une session de temps en temps sans produit ? » Non, en vrai, ce n'est pas le produit le problème. Oui, c'est ton point de vue, mais ce n'est pas le mien. Il y a ça. Et moi, ce que j'observe dans mon esprit addict, c'est qu'en fait, quand j'ai des chocs de vie, c'est là où ça peut dérailler. En ce moment, mon copain est à l'hôpital, un décès, une rupture, une perte d'emploi. En fait, c'est un choc tel pour moi. Je parle de moi, Guillaume, de mon chemin de vie. Que du coup les endroits que je pensais contrôler m'inondent parce qu'en fait je suis en état de détresse et d'urgence totale. Et c'est vrai que l'addiction au produit en général est une question qui me fascine, enfin les produits de manière générale, la drogue me fascine à la fois dans l'aspect chimique des choses mais aussi dans l'aspect social, anthropologique, sociétal qu'on peut avoir par rapport au produit. Il est vrai qu'il y a un vrai risque associé, et c'est la problématique du chemsex, c'est d'associer un produit à une pratique, à un environnement. On crée ce qu'on appelle le triptyque de l'addiction, il détermine en psychologie. Ce risque-là, c'est qu'à partir du moment où tu veux te sevrer du produit, où tu veux prendre de la distance, tu dois aussi prendre de la distance avec la pratique, parce qu'elle est aussi accompagnée de personnes qui sont consommateurs. Et ça, c'est horrible, c'est tragique. C'est-à-dire que tu te construis un milieu... Pas que tu aies de problèmes d'attachement, etc. Parce que là, ça va être encore plus compliqué. Donc, l'aspect prise en charge d'accompagnement psychologique, il est primordial. Je crois que ce que tu dis, je ne suis pas sûr d'avoir bien compris, c'est qu'on se fait des potes. Exactement. Et que du coup, le moment où on veut arrêter la consommation, on perd aussi son milieu social. C'est ça ou ses potes ? En effet, si je prends l'exemple purement du fist, je consomme des produits en soirée fist avec des amis. Ouais. Le jour où ça commence à poser problème la consommation et que je souhaite y mettre un terme ou du moins gérer, systématiquement quand je vais être confronté au milieu avec ses amis dans une soirée fist, c'est très compliqué de dire je ne consomme pas. D'une parce qu'autour de toi tu as d'autres consommateurs et puis tu es toi-même tenté. Donc ça veut dire que tu dois... à la fois et faire le deuil de l'usage de ton produit et quelque part faire le deuil d'une communauté c'est horrible c'est très difficile et c'est le vrai risque tu fais comment toi du coup ? toi qui ne consomme pas pour ? toi qui ne consomme pas mais qui est dans la communauté fils c'est qu'il existe des événements sans drogue de moins en moins où je les crée Simplement, je me les organise. C'était une question que j'avais dans le descriptif de l'épisode. C'était en épisode 2 que j'ai dit ça. J'ai dit qu'on mettait des liens et tout. À plusieurs reprises, tu as parlé de quand j'initie des gens. Est-ce que là, on parle de ton cercle intime ? Ouais. Ou est-ce qu'en fait, t'organises des événements ? Ouh là là, j'ai du mal à y arriver. Est-ce qu'on rajoute dans le descriptif de cet épisode un lien de tes événements ? Je sais pas, les événements publics, enfin, c'est quand... Je parle que ça m'arrive de faire des soirées privées chez moi, voilà, on est 5-6. C'est un groupe WhatsApp fist sans drogue, quoi. Ouais, c'est ça. En fait, ce qui est intéressant, c'est aussi de rencontrer des gens. Je rencontre quelqu'un au travers de Twitter, par exemple. On se rencontre, on pratique, c'est sympa et tout. Et puis, pourquoi pas le présenter à d'autres amis qui sont aussi des pratiquants, qui pratiquent sans produit. À ce moment-là, ce qu'on fait, samedi soir, tu ne fais rien ce week-end, tu viens, on se fait une soirée samedi soir. Mais il y a des boucles comme ça à Paris. Il y a des boucles partout sans produit. Je ne suis pas de ces groupes. Oui, ça existe. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas, mais je pense qu'il faut être ajouté par quelqu'un. Et il y a certaines personnes pour qui c'est de plus en plus compliqué, t'es pas forcément à l'aise, voilà pourquoi il y a aussi des mouvements de ce genre qui se mettent en place. Voilà aussi pourquoi moi je suis pas consommateur des ambiances club etc, il y a des gros festivals, là le week-end prochain il y a un festival à Anvers, Fiste, pendant tout un week-end dans un club etc. Oui, il y a des consommateurs, mais en même temps, d'un point de vue purement performatif, si tu veux enchaîner trois heures de suite de minuit à six heures du matin des trois jours de suite du fist, c'est vrai que si tu n'es pas sous-produit et que tu n'as pas une pratique très régulière ou que tu n'es pas méga entraîné quelque part, ça ne marche pas. Je vais te raconter une histoire. J'adorais courir un marathon. Ce n'est pas un rêve auquel je m'accroche fondamentalement, mais j'adorais courir un marathon. Malheureusement, je n'aime pas courir. C'est un peu fou. Mais j'adorais, pour dire, j'ai arrivé au finish d'un marathon. Il y a deux écoles. C'est soit je vais devoir me motiver et puis aller courir tous les matins, m'entraîner pour arriver peut-être un jour à aller faire un marathon. Je vais commencer par un semi ou 10 kilomètres, un semi, etc. Je vais aller progressivement. Soit je m'entraîne un peu en dilettante et puis je prends de l'EPO, je prends du dopage. Peut-être que oui, j'aurais plus de chances d'y arriver. C'est cette même logique. C'est-à-dire que soit tu vas t'aider avec de la chimie parce que ça te permet de pouvoir avoir atteint cet aspect performatif. Oui, donc la dilatation des 8 cm, il y a des gens qui prennent de la chimie pour, bam, s'ouvrir. Pour se faciliter le travail, pour se détendre. Et je peux le comprendre. Et c'est aussi, je trouve, un piège de l'exposition à des réseaux sociaux. Le fait d'avoir des vidéos aujourd'hui très accessibles de fils où tu vois des gens qui se prennent trois mains dans le cul. Comme toi ? Oui, malgré tout, on y participe d'une certaine façon. Quand toi, tu es jeune ou débutant et que tu regardes ça, tu te dis « waouh, c'est fou ». Derrière, il y a 15 ans de pratiques régulières, 15 ans aussi de travail, pas que physique, de rencontres, d'achats, des jouets aujourd'hui. Des jouets sur des gros diamètres, c'est 300 euros. Il faut avoir le pouvoir d'achat pour le faire, pour pouvoir aussi pratiquer. Il y a tout un ensemble et je comprends que tu aies envie d'atteindre ça, mais je ne suis pas sûr que de passer par, initialement en tout cas, de commencer sous-produit, ce soit une bonne chose. Après, certains viennent plus sur le tard pour aussi... Je continue mon analogie avec mon marathon. Tu es coureur de marathon, tu as couru plusieurs marathons et tu vas aller faire un ultra-trail, 80 kilomètres dans la montagne. Et c'est une histoire vraie ? Tu as vraiment envie de faire un marathon ou pas ? En vrai, si j'avais un des grands accomplissements de ma vie, ça pourrait être de courir un marathon. Et c'est vrai que tu n'aimes pas courir ? Je n'aime pas courir. Voilà, donc c'est très compliqué. Mais voilà, je suis coureur de marathon, je suis marathonien, j'en ai couru quelques-uns. Et demain, je vais faire un ultra trail. Oui, en effet, entre 47 kilomètres et 80, il y a une différence avec un dénivelé, etc. Peut-être que oui, si je prends un petit peu de prod pour m'aider à compenser, ça pourra m'aider. C'est ce qui peut arriver aussi avec le fist, j'ai des années de pratique sans produit, et puis de temps en temps, parce que j'ai une grosse soirée, parce que c'est un événement, je vais prendre un peu pour m'aider à tenir la distance. C'est peut-être moins dangereux, j'en conviens, parce que tu n'as pas le même rapport à la pratique et au produit, mais malgré tout... Le côté très insidieux de la consommation reste là quand même. C'est mon point de vue. Oui, parce que ces drogues-là sont faites aussi pour nous niquer le cerveau. Moi, le truc sur lequel j'ai zéro concession, c'est que le truc est designé pour te rendre complètement addict. Et puis, un bon consommateur, c'est un consommateur qui ne reste pas trop longtemps sur ce produit, qui va compléter. Dire qu'aujourd'hui il y a des petits chimistes, des petits consommateurs qui vont prendre tel produit parce que ça a un effet anesthésiant, celui-ci parce qu'il va avoir un effet boostant, on va les compenser comme ça permet d'avoir des remontées et des descentes pas trop hard sur le coup et puis de pouvoir garder les choses stables le plus longtemps possible. Ça, ça devient très dangereux quand on commence à calculer. Il y a 20 minutes, j'ai pris ça, dans 20 minutes, je peux prendre ça. On n'est plus dans la pratique, on est dans l'aspect pharmaco-chimique de la consommation. Mais je pense que je devrais dire deux choses. La première, c'est que moi, je continue à réfléchir comment sur ce podcast, on peut parler de drogue, de sexe et de drogue, de chemsex, etc. Parce que je sais que moi, je suis incompétent. Donc, quelle voie je fais interviewer, etc. Je crois que la deuxième chose que je dois dire, c'est que moi, dans ma famille, il y a une épidémie d'addiction. Et qu'en fait, moi, ce sujet-là... Parce qu'en fait, j'ai vachement à cœur, j'ai un entourage qui me dit « Attention, il ne faut pas shamer, il ne faut pas juste dire « drogue égale mort », etc. » Oui, mais c'est un raccourci qui est rapide, mais qui n'est pas forcément vrai. Exactement. Et en fait, moi, je crois qu'il faut que je dise dès le début, moi, désolé, mais moi, dans mon chemin de vie, j'ai une réaction tellement virulente qu'il faut que je l'exprime pour après pouvoir... Mais c'est d'ailleurs pour ça qu'en fait, sur le sujet du chemsex et tout, j'ai fait plusieurs épisodes avec des gens qui témoignent, mais je n'ai pas encore fait des épisodes avec des experts, des médecins... Très très compliqué, le rapport à l'addiction il est différent, on n'a pas le même chemin, je sais que j'ai un rapport très très propice à l'addiction et c'est pour ça aussi que je me préserve en me tenant loin, j'ai été très longtemps fumeur, gros fumeur, j'ai commencé à fumer j'avais 14 ans, 13-14 ans, je fumais deux paquets de cigarettes par jour, je me relevais la nuit pour fumer et j'étais malgré tout dans cette situation à me dire non non mais je ne suis pas accro, tu vas pisser à 4h du matin, tu ne peux pas aller te recoucher sans avoir au moins fumé une clope. C'est que tu as un rapport à la nicotine quand même particulier. C'est très insidieux, on ne se rend pas compte à quel point ça peut rentrer facilement dans nos têtes. L'alcool, j'ai un rapport qui est plutôt sain aujourd'hui avec l'alcool, même s'il est dans ma vie, mais je sais que très vite, dans un moment où ça ne va pas, drame personnel ou situation compliquée, etc., C'est un très très bon partenaire, sur le coup. En fait, c'en est pas un, c'est un piège. Peut-être l'une des élections les plus compliquées à traiter. Ça reste l'alcool, parce qu'en plus t'es un dealer à chaque coin de rue, c'est très très compliqué. C'est une drogue légalisée. Complètement, complètement. Voilà pourquoi je préfère en tout cas moi m'en préserver. Tu fais pas, ouais. Et aussi de dire que, attention, on est très souvent malheureusement pas honnête envers soi-même face à nos consommations. Ça devient très vite dangereux parce que physiquement, ça peut mener à des situations. La mort, il y a de choses pires que la mort. La mort, malheureusement, pour celui qui est parti, tant pis pour lui, ce qui est compliqué, c'est pour les autres. Mais ça peut, d'un point de vue social, vraiment désintégrer, disqualifier socialement, parce que ça amène aussi à des ruptures familiales, amoureuses, professionnelles. Ça peut aussi mener vers le repli vers soi-même. Il y a quand même beaucoup de thématiques derrière ça qui sont très compliquées. Et voilà pourquoi il faut mettre conscient des risques qu'on prend quand on consomme. Tu m'as dit, j'ai été fisté sur les cinq continents. Quasiment, oui. Donc, moi, dans mon intro... Non, pas vraiment. C'est pas vrai. Dans mon intro, j'allais... Sur quelques continents. Dans mon intro, j'allais le mettre en disant, ah, mais du coup, il faut qu'on fasse un événement à Pointe-à-Pitre. Avec plaisir. En Guadeloupe. Un événement, du coup, Pointe-et-Pitre, donc ça veut dire fist, et puis il y aura aussi des spectacles d'humour. D'accord. Des pitreries. Des pitreries. Événement Guadeloupe. Voilà, super. Tu as compris pourquoi ça n'était pas intégré dans mon intro. C'est nul. C'était bien tenté. Du coup, ma question c'est, donc toi tu dis vraiment c'est un mode de vie aujourd'hui parce que notamment je peux voyager à plein d'événements. Mais donc, si tous ces événements ont de la drogue, tu vas à Anvert ? Non, je n'y vais pas. Alors justement, je ne voyage pas pour les événements en particulier. L'avantage d'un événement, c'est qu'il va réunir dans un endroit un grand nombre de participants. Donc moi, si j'avais déplacé dans un événement, je n'irais pas forcément au club. Mais par contre, ce sera l'occasion de faire des soirées privées, peut-être dans un endroit qu'on connaît. qu'on va louer ah oui du coup parce qu'il y a plein de gens du fils qui sont là donc toi tu seras pas au club mais tu ouvres Grindr tu les trouves où ? non c'est merci Twitter aujourd'hui grâce à Twitter toi t'es une star de Twitter en fait je sais pas si je suis une star j'aime pas l'idée j'aime pas l'idée de la starification tu sais qu'en vrai je crois que je suis pas allé sur ton compte c'est peut-être pas plus mal peut-être j'ai peur peut-être non peut-être en fait c'est un acte manqué réussi ouais ouais c'est peut-être pas plus mal en vrai t'as combien de followers ? je sais pas 30 34 000 choix en ce moment c'est une énorme star du fils en vrai il y a plein de pratiquants j'aime pas l'idée de la starification parce qu'elle va créer quelque chose chez les gens de dire t'es pas accessible et c'est surtout pas l'idée que je donnais j'aime pas le fait de dire j'osais pas te contacter parce que ceci parce que cela en fait non aucun problème t'es à l'aise de dire où t'habites ? j'habite à Lille Bon, du coup, les gens qui sont à Lille, ils peuvent aller dans le descriptif de cet épisode, cliquer sur ton lien Twitter. Mais partout dans le monde. Les DM sont ouverts ? Les DM sont ouverts, oui, bien sûr, sans aucun problème. Le but, ce n'est pas d'être inaccessible, au contraire. Et pour t'aborder au mieux ? Parce que, par exemple, moi, j'ai des gens qui m'abordent en faisant « salut ». Oui, alors en effet... Non, je suis là, non les gars, genre, mais qu'est-ce que tu veux ? Malheureusement... C'est pas grave, pardon, j'ai l'air énervé, je suis pas énervé, mais moi je sais pas quoi faire avec salut, donc je suis là, ben salut, mais je comprends pas trop, enfin genre... Donner un peu de contexte. Ouais, tu veux, on parle de quoi ? J'ai beaucoup de messages privés aussi. C'est juste pour dire salut. C'est possible que ça passe à la trappe. Franchement, il faut être honnête. Mais un petit message, juste pour donner du contexte. Je regarde tes vidéos, j'aime ça ou j'aimerais ça. Je voulais comprendre. Poser une question. Au contraire, je fais tout ce que je peux pour répondre systématiquement. Ça me prend du temps, mais ça fait partie du jeu. Il y a des avantages à l'exposition. Ça permet de rencontrer des gens partout dans le monde, de connecter facilement parce que c'est aussi les communautés. Ça permet de... Il y a des avantages aussi économiques en termes de partenariat, etc. Ah, tu t'es payé ? Ça peut, ou c'est les avantages où on t'offre des jouets. Les marques offrent des jouets. Ah oui, t'es un influenceur du fist ? Bah ouais, j'y avais pas pensé. C'est un avantage. À un moment donné, tu m'as parlé de tes partenaires. Tu les as rencontrés comme ça ? Oui, oui. J'adore. Tu les as rencontrés sur Twitter, c'est ça ? Je me souvenais. Tu es polyamoureux ? Alors, la relation a récemment changé. Mais oui, j'étais en relation polyamoureuse avec deux partenaires qui pratiquent le fist et que j'ai rencontrés grâce à Twitter. Vous étiez en trouble ? Non, en relation polyamoureuse, on ne vivait pas ensemble à trois. C'est une relation multiple. Une relation ouverte avec d'autres personnes. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, je suis célibataire. Mais c'est très bien aussi. Ça va ? Oui, clairement. Il y a un temps pour tout. Le but, c'est aussi parfois de s'arrêter au bon moment. Ce n'est pas facile. Moi, je n'ai pas forcément la meilleure vision des choses dans le moment où peut-être que je serais allé encore un peu plus loin, mais ce n'était peut-être pas la bonne chose. Finalement, c'est très bien que ça s'arrête. Ce n'est pas pour autant que tu dois être fâché. Ce n'est pas pour autant que tout s'arrête. Ce n'est pas pour autant que tu ne dois plus avoir de relation du tout avec la personne. Dans cette forme-là, elle n'existe plus. Ce n'est pas grave. La vie, elle continue. Le but, c'est aussi de pouvoir se revoir et que ça soit apaisé. Il n'y a pas de... Il n'y a pas d'enjeu dans le sens où on n'avait pas de bien en commun, il n'y a pas d'aspect pratico-pratique, on vivait chacun chez soi. C'est très facile en réalité. C'est juste que dans cette forme-là, ça ne marche plus, ça ne fonctionne plus comme ça aujourd'hui. On verra si ça se réinvente autrement plus tard. Sur Twitter, du coup, tu deviens un personnage public où tu montes ta tête. Il y a une sorte de coming out très similaire au mien, d'ailleurs. Tous les deux, on parle de sexe et d'une façon un peu à la marche quand même. On va être honnête que nos deux façons d'aborder ces sujets, c'est quand même à la marche. Pourquoi ? Comment ça te nourrit ? Pourquoi être sur Twitter, au-delà des avantages financiers, des jouets, et puis de ces fisterfister que tu rencontres, pourquoi être cette personne publique, prendre le temps de répondre aux DM ? Pourquoi tu fais ça ? Alors, initialement, j'ai commencé à poster parce que j'ai une excitation personnelle à m'exposer et à voir, en fait, au travers de l'écran, Mon cul fisté, dilaté, godé. Tout a commencé comme ça. J'ai commencé à poster les vidéos, initialement, pour l'excitation que ça me procure. C'était déjà le cas, épisode 1, de ton témoignage. Tu disais qu'adolescent, tu étais sur cam, tu faisais des cams. Exactement. Ça a toujours été chez toi. Exhibitionnisme. Complètement. C'est le même principe. ça permet de nourrir la pratique que ce soit en live ou en vidéo postée je vais pouvoir revenir dessus et puis ça va participer aussi à l'excitation globale qui va me permettre de pouvoir rejouer je trouve que c'est aussi une sexualité pour moi elle se nourrit on a une libido plus ou moins forte chez certains mais j'ai pas juste attendu que ma libido se réveille pour avoir une excitation je la crée aussi au travers d'un environnement de personnes, d'entourage, mais aussi du contenu. Et donc, ça a commencé comme ça. Et puis, malgré tout, il y a des retours qui sont positifs pour son égo, pour soi aussi, pour sa confiance en soi. C'est quand même top de dire, tu peux exciter d'autres personnes. Ce que tu fais peut plaire à d'autres. Et c'est comme ça que ça se crée. Et après, en effet, pourquoi Twitter ? Je suis venu sur Twitter il y a maintenant un paquet d'années, soit 2016, je crois, peut-être 2017. Moi, je n'ai jamais été trop Tumblr. Quand Tumblr s'est un peu cassé la gueule, le contenu pornographique avait été interdit sur Tumblr. J'ai retrouvé beaucoup de gens que moi je suivais sur d'autres plateformes, tous sur Twitter. C'est un point d'ancrage, tout le monde est là, pratique. Ça m'invite d'avoir allé sur de multiples sites, et je peux continuer à échanger avec eux, et aller regarder leurs expériences, leurs pratiques, leurs vidéos directement sur Twitter. Donc ça a commencé comme ça, et puis de ce fait, puisque moi ça faisait partie de mon excitation que de poster des vidéos, j'ai commencé à poster sur cette plateforme. En quoi tout ce processus te donne confiance ? La confiance en toi, c'est la validation extérieure. Oui, il y a la validation extérieure. Que ton kink, il a le droit d'exister. En gros, je ne suis pas satisfait de ta réponse. En gros, tu es en train de me dire, moi, pourquoi je prends autant de temps pour répondre à chaque DM et à incarner un personnage public ? C'est parce que Tumblr s'est arrêté, tout le monde était sur Twitter. Non, il y a un truc... D'abord, c'est l'excitation que ça me procure de me montrer. Le fait d'être validé aussi par d'autres personnes de la communauté. J'aime pas trop l'idée de communauté en tant que telle, mais le fait de se dire que ça peut exciter d'autres personnes. Et comme ça les excite, ça participe aussi à mon excitation. Et puis, il y a aussi un côté... J'ai pas de visée... d'évangélisation ou quoi que ce soit, mais aussi de montrer que finalement, moi je suis très à l'aise avec ma sexualité, elle n'est pas aussi hardcore, aussi dur que ce que tu pourrais penser. Donc il y a aussi un message derrière ça. C'est pas tout à fait vrai parce que quand je t'ai dit je ne suis pas allé sur ton compte Twitter, tu m'as dit tant mieux. Tant mieux parce que quand tu pars de zéro, je ne suis pas forcément la bonne personne à aller voir dans un premier temps. Mais c'est aussi expliquer que c'est aussi un côté performatif, c'est aussi... On est un peu des athlètes, d'une certaine façon. Il y a un terme pour ça en anglais, c'est athlète. As pour le cul et la deuxième partie du mot athlète. Ça, très bien. Ça aurait dû être dans mon intro, je pense. Je ne sais plus où je veux en venir. Du coup, c'est ça. Dans ce coming out public, dans ce fait d'avisage découvert, je trouve que ça demande du courage. Et toi, tu disais... Comme un athlète, comme une performance, ça te nourrit. En parlant justement de coming out et du visage découvert, on peut avoir cette anecdote de maman ? Oui, parce qu'une de mes questions, c'était, puisque tu es publiquement fister fister, que c'est quand même une marge kinky. Je crois que dans mon intro, quand je te dis que tu m'inspires, je ne te léchais pas le cul. Bravo, bien placé. Mais c'est vrai, tu vois, je me dis, putain, j'ai vraiment apprécié le courage. Parce qu'en fait, moi, j'ai tellement... Enfin, j'ai eu des échanges avec des acteurs pornos, ils montrent pas leur visage et ils sont là à incarner un truc. Je suis là, ouais, enfin bon, t'es quand même bien caché derrière ton truc. Et ouais, j'ai un... Chacun choisit pour ce qu'il peut comme il peut. Là, je vois que toi, tu as cette capacité à dire « ça, c'est moi ». Et avec toutes les implications professionnelles, personnelles, etc. Avant qu'on parle du boulot et de la vie, comment tu en es arrivé à dire à maman ? C'est fait un peu par le hasard. À l'époque, j'étais déjà sur les réseaux et je ne montrais pas encore mon visage. Le visage est venu en 2019. Je commençais à montrer mon visage publiquement en 2019. Avant ça, j'ai habité chez mes parents, j'étais étudiant. J'étais étudiant l'année à l'université à Rennes en Bretagne et je revenais l'été chez mes parents et je bossais en restauration l'été. Je travaillais beaucoup, deux heures en décalé, etc. Mais quand je retournais chez mes parents l'été, je ramenais mes jouets et je les rangeais dans la penderie, dans une boîte. Et chez mes parents, les parents ne rentraient pas dans la chambre des enfants, c'était votre espace, donc ça permettait d'avoir quand même malgré tout des choses pas vues comme ça de tout le monde, mais j'avais moins de scrupules à cacher des jouets par exemple, des sextoys. Donc je rentrais avec mes sextoys à chaque fois l'été en Normandie, et un soir j'ai joué, j'ai remis dans ma boîte, mais j'ai pas fermé la boîte. Il était dans la penderie. Et puis ma mère, pensant bien faire, sachant que je travaillais beaucoup, le pauvre, je vais lui ranger son linge dans la penderie. Sauf que dans la penderie, il y avait la boîte grande ouverte avec les jouets dedans. Alors c'est les diamètres qui étaient moindres par rapport à aujourd'hui. Mais qui malgré tout étaient suffisants pour comprendre que j'avais pas fait mon... C'était avant que je fasse mon coming out en plus, je pense, avec mes parents. Donc tu vois... Surprise ! Il se passe des choses. Et très bien ! Donc, je rentre le soir, mes parents dorment, je vais pour chouer, je joue ma penderie, c'est bizarre. Je ne pensais pas l'avoir mise là, à la boîte. Bon, très bien. Donc, je fais mon affaire, je me couche, et puis le lendemain matin, elle me dit « Je me suis permise de ranger ton linge dans la penderie, comme tu travailles beaucoup, tu n'as pas besoin de le faire, je l'ai fait pour toi. » D'accord, ok. Et quelques jours plus tard... autour d'un café. Cette question vient, « Valentin, tu sais ce que c'est que le fist ? » Voilà. Donc, je comprends où on en vient. Et donc, oui, je sais ce que c'est que le fist. Je t'explique. En ce moment, je suis en train de lire, c'était l'époque des 51 degrés, le livre. Et donc il y a l'évocation d'une scène de fistes dans 50 nuances degrés. Du coup on s'est posé la question avec les infirmières au travail, du coup je te pose la question. « Ok, oui, je sais ce que c'est, je sais de quoi on parle. » On a parlé très ouvertement, sans rentrer dans l'intimité de la pratique, sans rentrer dans le fait de dire « Oui, c'est mon truc, mais oui, on a pu en parler. Mais du coup, c'est risqué. Oui, ça peut. » Mais c'était un échange très facile, dans le sens où on ne rentre pas dans l'intimité. La maman est infirmière ? Elle est soignante. Ok, mais qu'est-ce que toi, parce que moi j'adore, qu'est-ce qu'elle échoute, je trouve que c'est vachement soigneux et intelligent, en gros elle, je trouve, mais d'abord qu'est-ce que toi t'en penses ? Moi j'ai trouvé ça très bien parce que c'était pas, elle fait son rôle de maman qui s'inquiète et c'est normal, elle fait son rôle de maman qui est là aussi pour prévenir. des éventuels risques alors ma mère la question de la sexualité est quelque chose de très ouvert donc ça facilite aussi les choses mais elle veut pas rentrer dans le détail de quoi est composée ma sexualité je trouve ça très bien parce qu'en effet c'est mon intime que j'ai pas forcément envie de partager avec elle à ce moment là et j'ai trouvé ça top euh Je pense que ça l'a rassuré. Et c'est vrai que c'est un sujet qu'on n'a jamais réévoqué. Alors, en effet, quand arrivé après le coming out, la relation polyamoureuse, tout ça, pour elle, c'était... C'est possible, comment ça se passe ? Est-ce que tu lui as présenté tes deux... Je lui ai présenté un des deux. Un des deux, mais en disant on est en polyamour. À l'époque, moi, j'avais qu'un seul partenaire et mon partenaire avait un autre copain. Donc, plein de... C'est génial ! ça c'est drôle parce que du coup de mon souvenir épisode 2 tu dis que tes parents se sont séparés mais du coup je trouve qu'il y a quand même un accueil et une chaleur parce que arriver au moment où ton copain parle de son autre copain c'est que du coup soit ta maman pose des questions et s'intéresse soit il y a un lien de confiance parce qu'en fait il avait pas besoin de dire qu'il avait un autre copain non du tout du tout j'aime beaucoup maman Valentin parce qu'en effet il n'y a pas de tabou et qu'il n'y a pas de jugement. C'est-à-dire que si ça te va, si tu es heureux avec ça, très bien. Donc, ta famille et tes amis proches non-fisterfité, FF ? Ah, c'est ça que j'ai oublié de dire dans l'intro, je voulais dire FF. FF, ouais. Fils fucking. Putain, Guillaume, nul. Je pense que c'est dans le B.A.B.A. de genre... Ouais, mais c'est pas grave, on peut pas avoir tout le lexique. On peut pas tout. De toute façon, tu es arrivé 20 minutes plus tôt. Ouais, je t'ai pris par surprise. Elle s'est arrêtée quand j'ai dû. C'est plutôt rare que je sois en avance, tu vois. Non, t'inquiète. Tu viens spécialement de Lille. Ouais, mais je vais passer ma petite journée après. Je vais me balader, c'est très bien. Je suis en vacances. Non, mais du coup, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a une chaleur, il y a un truc qui fait que déjà, tu te sens bien. Et dans ton environnement, mais ça, pour moi, c'est essentiel. C'est mon opinion, c'est qu'à partir du moment où la mère, tu vois, la base, le fondamental accueille... Ça ouvre d'autres chapitres. Et moi, j'aurais l'intuition que ça autorise aussi à montrer son visage et à assumer un monde qui n'est pas forcément accueillant. Et ma question, ça allait être, est-ce que tes amis non-fistes, ils sont au courant que tu es acteur ? Tu dirais acteur porno ? Non, non, je ne suis pas acteur. Créateur de contenu porno ? Non, ils ne sont pas au courant. Alors après, s'ils tombent dessus, si quelqu'un me reconnaît et que vous tombez sur mon contenu, On en parle, il n'y a aucun problème. Je ne crains pas le name-shaming, je ne sais pas trop quoi. En vrai, je m'en fous parce que je n'ai rien à perdre. On ne peut pas me licencier pour ça. Ce droit à l'image n'existe pas dans mon contrat. Je suis très en phase avec ce que je fais. Et si jamais vous me reconnaissez, avec plaisir, on en reparle. C'est arrivé une fois d'ailleurs qu'un ami de l'université me reconnaisse. On en parle, il n'y a aucun souci. Si il y a des questions, je vais y répondre. Je vais t'expliquer. Il n'y a aucun problème avec ça. Mais en plus... Parce que ça, c'est un peu moi ce que je me dis. Si tu écoutes mon contenu, c'est donc à plusieurs reprises, il y avait ton consentement, parce qu'il y a le titre du podcast, puis il y a l'intitulé du titre de l'épisode. Et après, tu m'entends dire mes trucs. Mais donc, c'était que tu étais consentant. Lui, pour tomber sur une vidéo de fils de Valentin, c'est qu'il lui-même... Alors, c'était un peu de ma faute aussi, parce que j'avais créé un premier compte avec une adresse mail dont je m'étais servi deux, trois fois quand j'étais en recherche universitaire. en Chine, et que du coup, le Twitter, lui, il a dit « Tiens, votre contact, un tel, c'est… » Et ça avait été problématique parce que là, en l'occurrence, j'en étais servi pour transmettre des documents il y a quelques années avant ça à ma sœur. Et là, ok, stop. J'avais clôturé le compte et j'en ai rouvert un autre. En prenant toutes les sécurités nécessaires, en ayant une identité purement propre à la pratique. Attention, les coordonnées qu'on transmet aux réseaux sociaux, ils vont après chercher les contacts en commun. Exactement. D'ailleurs, à mon avis, moi, je dois avoir un compte Twitter comme ça. Tiens, tu me donnes. Tu vois, bien regarder dans les paramètres de confidentialité. Comment est-ce qu'on peut me retrouver ? Je l'ai appris par bon erreur. J'ai jamais créé du contenu porno, mais après, tu verrais que je consulte du porno. Ce pote, il est hétéro ? Oui, oui, oui. C'était quoi sa réaction ? Alors, hétéro, maman gynécologue, papa médecin généraliste ? Donc, il a eu très peur, en réalité, mais comment c'est possible, etc. Enfin, il n'était pas dans le jugement, ce n'était pas négatif, mais il a eu vraiment peur. Donc, on s'est posé. C'est un pote qui t'aime, qui dit, je m'inquiète pour toi. Moi, je me serais tu, comprenant que c'est ton intime, je me serais tu. En fait, il l'a fait en disant, si moi je tombais dessus, peut-être que d'autres vont tomber dessus et ça peut être problématique. Et en effet, c'est là où il m'a rendu sérieux en disant, je pense que malheureusement, je suis tombé. Ok, pas de problème. Donc, on en a parlé. fin de l'histoire merci au revoir mais le lien justement au visage à l'image je ne montrais pas mon visage jusqu'en 2019 et un jour je suis invité à un événement un acteur porno français qui vit au Japon qui s'appelle Axel Abyss on peut le citer avec le public qui pratique le fist organise un gangbang fist à Paris dans un club qui s'appelle le Keller qui est à Paris un club fist où justement pour sa production il filme Un gangbang, et du coup, il n'a besoin de personne pour le fister. Et donc, il me demande de venir, je finis par m'arranger. Parce que toi, tu es connu sur Twitter, enfin, sur Twitter, il te suit. Exactement, on parlait, ça fait très longtemps qu'on parlait déjà ensemble, on ne s'était jamais rencontrés, on avait fait des cams, moi je faisais des cams, il faisait des cams aussi, donc on fait partie d'un milieu de 30, des mecs entre 30 et 35 ans qui pratiquent le fist en France, qui ont commencé à s'exposer tôt, il n'a pas des masses, donc en général, on sait très vite dire qui est qui, quoi. On fait des cams, c'est-à-dire, toi, tu te dilates devant une caméra. Exactement, puis lui aussi, de son côté, il est sur des plateformes aussi comme moi, donc forcément, on est amené à parler de manière digitale, dématérialisée. Et donc, il organise ce gangbang à Paris, il me demande de venir. Moi, c'est compliqué parce que professionnellement, je travaille, j'ai une réunion importante le soir, c'est l'après-midi, il faut que je prenne des heures. Finalement, j'intervenais après le soir à la mairie de Lille, j'avais du lubrifiant sur les bras, sur les chaussures, enfin là, c'était... Deux heures avant, j'avais deux mains dans un cul, et deux heures après, je parle de politique, de stratégie, d'accès au droit pour les personnes en situation de fragilité, et voilà, tout le monde qui s'oppose. Et donc, me voilà parti invité à ce gangbang, et du coup, ils proposent « soit vous pouvez être à visage découvert, soit sinon vous serez masqué, c'est vous qui choisissez ». Je me dis mais est-ce que c'est pas le bon moment pour passer de l'autre côté ? Et j'en parle à un ami commun qu'Axel Abyss qui est une personne qui a une quarantaine d'années qui lui vit sa vie fist très ouvertement, très librement, il le vit très librement. Et je pose la question qu'est-ce que t'en penses ? Il me dit mais cette décision elle ne dépend que de toi. À partir du moment où toi, tu te sens à l'aise pour en parler aux personnes qui sont chères pour toi, sans que ça te pose problème, imagine-toi la situation où ta maman est pleurée dans un repas du dimanche midi autour du poulet, découvre que tu pratiques et que ça lui fait peur, qu'est-ce que tu lui dis ? À partir du moment où tu es capable d'avoir cette discussion, tu peux te montrer. Et en effet, oui, je suis capable de l'avoir cette discussion, l'ayant déjà partiellement vue. Donc, gauche, je monte mon visage, et ça a commencé comme ça en 2019. T'as dit quoi ? La petite histoire. Ouais. Ça nourrit de l'exhibitionnisme chez toi. Bien sûr. De la liberté de faire ce que tu veux avec tes cheveux. Complètement. Toi qui en possèdes. De moins en moins, mais j'essaye de cacher. Non, non, c'est un compliment. Moi, j'ai une calvitie, mais toi pas ? Ça dépend, c'est parce qu'avec le temps... Ah, excuse-moi. Ça va s'estabiliser. Il ne faut jamais parler de cheveux à un homme. En plus, je n'ai pas de complexe avec grand-chose. Je peux déraper, ok. J'ai envie de savoir le reste de ta sexualité. J'ai envie de savoir... mais du coup je vais le tourner en opinion ça marche ouais je vais dire bon on est dilaté alors il y a quelques années on était à 8 cm enfin au tout début on était à 8 cm aujourd'hui on est à combien ? 12,5 12,5 pour la référence c'est le diamètre d'un CD-ROM DVD ah ah ah La référence de l'image. S'il y a des gens qui n'avaient pas écouté les parties précédentes, ils ont tort. Mais du coup, ils n'ont pas entendu dans mon intro, cette personne qui te suit sur Twitter, qui m'a dit ce matin, ce mec pour moi, c'est un super héros du boule. Il a le cul le plus large de la planète. Il fait ça sans drogue. Je suis impressionné. Rapport avec le CD-ROM. Exactement. Ouais, mais du coup, on va s'ennuyer. Mon opinion, c'est bon. Est-ce que déjà, je peux aller au-delà du CD-ROM ? Est-ce que le DVD Blu-ray est légèrement plus large ? Je ne sais pas. Il y a un moment donné, je suis limité par mon corps. Et puis... Non mais en fait elle est bête mon opinion parce qu'en fait c'est comme si tu me disais bon bah sodomie un peu flemme bah non en fait je peux la pratiquer régulièrement et pas avoir la flemme. Bon en fait c'est un peu nul mon opinion mais je crois que ma question c'est moi je suis tellement curieux de plein d'angles de la sexualité. Et ma personnalité... Bon, en fait, c'est ça, le truc. C'est que ma personnalité, moi, c'est... J'ai envie, tu vois, d'explorer tout un tas de trucs. Toi, ta personnalité, c'est plus aller en profondeur et être heureux, tu vois, dans... C'est ça, dans un espace ? Ouais, c'est ça. Donc, toi, en fait, le tantrisme, le BDSM, la... Enfin... Non. Et genre, dans tes relations sexuelles, dans ton... Donc, c'est pas un trouble dans tes relations polyamoureuses. C'est comme ça que tu me le dis. Le sexe, c'était forcément du fist. Ok, ouais. Et... et on s'ennuie pas et le temps passe du tout parce qu'il y a plusieurs choses à la fois donc en effet chaque partenaire est différent un même partenaire peut avoir à différents moments différentes envies tout peut être excitant le contexte, la situation, le moment les sensations aussi purement du corps elles évoluent mes sensations aujourd'hui elles sont pas les mêmes qu'il y a 5 ans elles sont différentes tout à l'heure je disais je prends plus de plaisir aujourd'hui avec une sodomie qu'il y a dix ans. Aujourd'hui, la réaction de mon corps par rapport à la sodomie, c'est très très bon. C'est un peu contre-intuitif peut-être de le dire, mais je suis plus ouvert aujourd'hui qu'il y a dix ans. Mais pour moi, je prends plus de plaisir aujourd'hui avec une pénétration et avec un pénis. Tu sais pourquoi ? Je pense que c'est un ensemble de choses, aussi avec le travail, on développe aussi les sensibilités de l'anus, de l'intérieur, parce que c'est sollicité, donc les sensibilités qui sont intéressantes, qui peuvent être intenses, qu'on peut avoir envie parfois qu'elles soient intenses, puis d'autres moments, on n'a pas envie qu'elles soient intenses, on a envie de quelque chose d'assez doux. Ça marche très bien. Ça permet aussi de laisser la place à plein d'autres pratiques associées, on va dire, au fist-fucking. Le godage, quelque chose. Mon péché mignon, c'est hardcore, c'est là où... On est à la fin du troisième épisode, on a perdu. En vrai, mes podcasts sont assez écoutés jusqu'au bout, mais là on a les hardcore avec nous, tu peux y aller. Le hardcore, par exemple, j'adore le fait qu'un homme puisse se masturber dans mon cul. Donc il met son pénis et sa main et se masturbe. Ça, c'est un gros péché mignon. Ça, ça peut me rendre fou, littéralement. Donc, ça permet aussi d'avoir d'autres pratiques. Finalement, c'est jamais réellement sans fin. Et puis, chez moi, c'est viscéral. C'est-à-dire que mon corps, j'en ai besoin, mon corps le demande. Je ne me masturbe pas. C'est aussi une façon d'exprimer, de ressentir l'orgasme, de ressentir le plaisir. Et mon corps le demande. Mais quand je dis mon corps le demande, je peux être en situation, par exemple, purement stressante ou pas, d'ailleurs, dans un moment du quotidien classique, en train de faire mes courses au bureau, avoir un café en terrasse, par exemple, et d'avoir à un moment envie de cul, mais pas de cul simplement, d'avoir envie d'un jouet, d'une façon, d'avoir envie de se jouer dans cette position-là, de cette façon-là. Ok, ouais, t'as des flashs. Exactement. Et là, ben... J'avoue que ça peut être compliqué de poursuivre une activité autre. Donc quand je suis en situation professionnelle, je n'ai pas le choix, je dois faire ma journée. Mais ma concentration, elle va être compliquée. Mais comme si on pourrait avoir envie de son partenaire. C'est ta sexualité. Orgasme prostatique. Alors moi, je ne suis pas prostatique pour le coup. Donc mes orgasmes que je peux avoir, ils sont purement liés à la pratique anal. Oui. Parce qu'ils ne sont pas encore publiés. Ah si, je viens de les publier là. Le moment où on enregistre, c'est la semaine où sortent les épisodes sur l'orgasme prostatique versus l'orgasme anal. Et donc toi, te titiller cette petite noisette à 5 cm de l'anus, sans fou. Je ne suis pas très réceptif, mais les orgasmes que je peux avoir dans la pratique fist, c'est vraiment lié à la stimulation de l'anus. Donc en général, on est plutôt là dans des... sur des sessions danses intenses. C'est ce moment-là que ça se déclenche. Danse de salon, des sessions... Danses en intensité. Avec un E. Super drôle, Guillaume, super, change rien. Après, le fist est une danse, pour moi aussi. Il y a quelque chose un peu de l'ordre du ballet. Session de... Session dense, ça veut dire plusieurs heures versus typhiste du dimanche soir. Pas forcément, mais par contre, des sessions où on va aller très, très vite sur de l'intense, où il n'y a pas trop de tours de chauffe. Mais ça dépend aussi de l'état d'esprit. Il y a des jours où tu as envie d'un truc très calme. Tu as envie d'une petite balade du dimanche le long de la rivière. Et puis, il y a d'autres jours où tu as envie d'aller faire de l'escalade après ta pitre, tu vois ? Si jamais c'est 12 centimètres, moi si je te pénètre, il y a un peu ce préjugé qu'un anus très dilaté, pour moi qui pénètre, du coup je sens rien. Et en plus si je peux me masturber tout en... du coup ça veut dire qu'en effet si j'y ai pas ma main, ma bite elle va pas toucher. Alors, l'expérience montre qu'en fait, c'est aussi un préconçu. Préjugé. Préjugé, dans le sens où... Alors, en effet, l'anus est moins dilaté, mais il reste quand même un état où il englobe le sexe. Et puis, à l'intérieur, les muqueuses, elles sont là. Donc, tu vas ressentir la pénétration. Si tu cherches un anus, en effet, parfaitement serré... En effet, je ne vais pas te le promettre, je ne l'aurai pas. C'est vrai. Mais je pose la question dans le sens de dire, si tu cherches un risque qui est parfaitement serré, malheureusement, c'est dans ta conception, est-ce que ton partenaire est en capacité de pouvoir t'accueillir sans que tu lui fasses mal ? Et finalement, en termes de plaisir, c'est pour que... Ma question, elle était vraiment... Donc, je pense que cette histoire de j'aime un anus serré, ça fait plus. Je pense que ça, c'est un héritage de la culture hétéro porno qui raconte des trucs. Et je ne suis pas sûr que ça soit physiologiquement vrai, même si là, je suis sûr qu'il y a des gens qui m'écoutent qui font ah ouais, mais si, moi, je le sens de ouf. Ma question, c'était, contrairement à l'imaginaire que je pourrais avoir quand je t'écoute avec un anus ouvert comme un cédérome, si quelqu'un te pénètre, il y a bien un toucher avec des muqueuses et il peut y avoir de la joie sodomite. En tout cas, les partenaires avec qui je pratique la sodomie ne se plaignent pas. Personne ne se plaigne pas de ça. Non. Ils se plaignent d'autres choses, j'imagine. Peut-être. Tu as des défauts. J'ai forcément des défauts. Mais en tout cas, là-dessus, non, non, ils ne se plaignent pas. Je n'ai pas toujours les mots qu'il faut. Bravo. Pas de souci. Mais donc, oui, je ne pense pas que ce soit réellement un frein au plaisir. de mon actif de mon pénétrant bon du coup j'ai l'impression que là je t'ai rajouté tout ce que je voulais dans l'épisode 3 qui a duré plus longtemps mais en vrai on est aussi détendu est-ce que t'as des choses à ajouter ? est-ce qu'il y a des choses importantes que t'as pas pu dire ? Une partie qu'on n'a pas pu évoquer, c'est la partie de je veux arriver au fist en tant que receveur. On a parlé du fister, on n'a pas parlé du fister, sans rentrer trop dans les détails, parce qu'en fait, c'est un sujet sur lequel on pourrait passer des heures et ça dépend aussi de chaque personne. Pour moi, ce qui est primordial, c'est de bien être en phase avec son vrai désir, dans le sens où qu'est-ce qui m'excite ? L'image ou la réalisation ? Parce que beaucoup de personnes confondent un peu les deux. Ce que je vois m'excite, mais... Moi, sur mon corps, je n'ai pas de réelle excitation, je ne le ressens pas comme ça. Je ne dis pas que ce n'est pas faisable, mais moi, ça, je ne sais pas faire. Je ne sais pas expliquer dans ce cadre-là. Je reprends l'idée de mon marathon. Si tu ne t'entraînes pas, tu ne courras pas ton marathon. C'est pareil avec le fist. Et si tu n'aimes pas courir comme moi, tu as plutôt... Pas intérêt à vouloir le faire. En gros, si tu es excité à l'idée d'être sur le podium, à la ligne d'arrivée, il n'y a rien d'autre dans ton envie, tu ne vas pas y arriver. Tu peux te faire mal. C'est ça, être en phase avec ce qu'on désire parce que ça veut dire que quand on me demande, souvent on me demande qu'est-ce que je dois faire ? bah moi je peux en effet techniquement je peux te dire ce qu'on doit faire comment on évolue te donner des conseils jouer lubrifiant etc mais ça veut dire que tu vas devoir t'investir en termes de temps en termes de pratique en termes d'argent aussi malheureusement enfin des jouets du lubrifiant voilà et puis il va falloir que tu le fasses c'est pas juste le fait de les avoir c'est à dire qu'il va falloir que tu le fasses et puis c'est pas une fois tous les mois c'est régulièrement mais surtout il faut que tu trouves ton plaisir sinon ça n'a pas de sens donc bien être en phase avec son désir profond parce que c'est l'image qui m'excite où c'est finalement je ressens du plaisir aussi avec cette zone et que je veux exploiter et puis de prendre le temps d'écouter son corps ce qui marche pour l'un ne marche pas pour l'autre ça peut prendre plus de temps pour certains que pour d'autres il n'y a pas de course il n'y a pas d'injonction à la performance et c'est un peu parfois paradoxal de le dire parce que finalement le visuel les vidéos montrent pas ça mais il n'y a pas d'obligation à la performance loin de là ce qui prime d'abord c'est le plaisir et s'il n'y a pas de plaisir dans ce que tu fais finalement tu le feras pas longtemps Mais ça, c'est un super beau conseil pour tout moment intime. Complètement. Cette injonction à la performance et tout. Sachant qu'en fait, le fist, il y a quand même cette frontière où le moment où on voit les diamètres des jouets qu'on s'insère, il y a une forme de nombre de centimètres. Donc, un peu de performance, on peut glisser là-dedans. Complètement, oui. Tu te rappelles bien, c'est cool. Je vais tester avec toi un nouveau truc. Ça marche. Mais possiblement, ça ne va pas marcher. On s'en fout. Mais ça fait plusieurs entretiens que quand j'arrête, les gens me disent « Ah, mais moi, j'avais des questions pour toi. » Donc, si tu n'as pas de questions pour moi, on s'en fout et on arrête là. Mais as-tu une question pour moi ou pas ? Oui, je pourrais avoir plein de questions. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, hormis l'aspect texture du lubrifiant, est bloquant dans ce plaisir que tu pourrais avoir par rapport à la pratique fist ? les... ça va être un peu hardcore vas-y vas-y vas-y oui mais à toi j'ai pas de problème à le dire mais du coup je préviens les auditeurs qui peuvent couper s'ils préfèrent c'est les petits morceaux de glaire ou de sang mélangé que j'avais sur les mains et c'est pas gigantesque du tout du tout Mais j'ai... Je trouvais que c'était dégueulasse. En effet, c'est vrai qu'on reste sur un principe de mettre une main dans un anus qui peut potentiellement ne pas être parfaitement nickel. Il peut y avoir des glaires. Mais ce n'était pas des matières fécales. Je crois que mon cerveau était aussi en mode, merde, est-ce qu'il y a un problème ? C'était vraiment des petits morceaux. Et puis, on se checkait, tout allait bien. Mais j'ai... Non, moi, mon excitation, elle est autour de, justement, tu vois, le massage. Je trouve ça vraiment trop cool. Je trouve que c'est un super bon premier pas pour être fisté. Parce que moi, j'ai été massé. tu vois, par quelqu'un qui pratique du fist, où j'ai vraiment senti la différence. J'ai vu que, genre, tous les autres à côté étaient, genre, un peu cette idée de « Ah, vas-y, ça me saoule le préliminaire. » Et ou des gens qui ne savent pas bien. Mais là, quand quelqu'un sait bien te masser, un peu avec la technique de l'horloge, j'ai fait un épisode. Et en fait, je me rends compte que c'était un massage très connecté à ça. Il allait à tous les endroits de mon anus, en faisant des ronds, en faisant des machins et tout. C'était trop ouf. Et j'aime bien... me sentir dilaté, ça, je trouve que c'est chouette. Mais pour le moment... Je le redis, c'est vrai qu'en pratique, on séduit l'anus. Quand on le séduit, on prend le temps de montrer qu'on est gage de confiance, que je te donne du plaisir, c'est mon rôle. Et on ne peut pas, je pense, y couper. Oui, c'est nécessaire que de mettre... en condition celui qui va recevoir bon les gens peuvent aller dans le descriptif de l'épisode pour avoir tous les liens que tu m'enverras ou qu'on discutera avant publication moi j'ai l'intuition que tu vas revenir sur ce podcast je pense que si tu le souhaitais tu pourrais avoir le titre honorifique et bénévole de correspondant fist d'accord écoute avec plaisir Non mais un vrai. D'ailleurs, si les gens veulent poser des questions, sur le site du podcast, dont je donne l'adresse en intro, il y a sur la page témoigné, l'onglet témoigné, il y a genre poser sa question dans la hotline. Mais du coup, il y a un petit formulaire qui permet facilement aux gens de poser des questions. Si des gens ont des questions pour toi... si t'es ok ils remplissent et en gros l'idée du format hotline c'est que la personne pose la question soit je la lis soit c'est un message vocal et toi tu peux en message vocal répondre super je trouve ça peut être sympa ouais carrément trop bien parfait merci merci à toi merci pour cette belle invitation trop cool et à bientôt à bientôt

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