💊 Si la Prep est sûre contre le VIH, pourquoi cette étude parle de 93% d’efficacité ?

On lit que la PrEP protège à 93 % ou presque 100 % contre le VIH : que penser du petit risque restant quand on la prend bien ?

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Dans cet épisode du podcast :

  • Les chiffres médiatiques ne mesurent pas le médicament sur le virus, mais le comportement des personnes suivies
  • Interrogées, les personnes contaminées sous étude avaient toutes arrêté la PrEP à un moment, avec certains partenaires
  • Ce n'est pas un échec du traitement mais de la stratégie : bien prise, la protection tient

💡 Les conseils du responsable de SexoSafe

Nicolas Etien est responsable de SexoSafe à Santé publique France, le dispositif national de prévention du VIH pour les hommes ayant des rapports avec des hommes.

La PrEP protège-t-elle vraiment à 100 % contre le VIH ?

Bien prise en respectant le schéma, la PrEP protège très efficacement contre le VIH. Les chiffres inférieurs comme 93 % viennent d'études qui observent le comportement des gens, pas l'action du médicament sur le virus, précise Nicolas Etien, responsable de SexoSafe. Elles comptent, parmi les personnes suivies, combien se contaminent sur une période donnée.

Pourquoi certaines personnes sous PrEP deviennent-elles séropositives ?

Parce qu'elles avaient arrêté la PrEP à un moment donné. Interrogées, ces personnes disent systématiquement avoir stoppé la protection, avec certains partenaires, sur une courte ou longue période, ou définitivement, souligne le responsable de SexoSafe. La contamination survient pendant cet arrêt, pas malgré une prise correcte du traitement.

Faut-il se focaliser sur le pourcentage d'efficacité de la PrEP ?

Non, mieux vaut se concentrer sur la façon dont on se protège à chaque rapport. Il ne s'agit pas d'un échec de la PrEP comme traitement, mais comme stratégie de prévention, explique Nicolas Etien, responsable de SexoSafe. Si on utilise la PrEP, très bien ; sinon, la question est de savoir quelle stratégie on met à la place.


On en parle dans cet épisode
La fiche officielle de SexoSafe sur l'efficacité de la PrEP et pourquoi la protection cesse dès l'arrêt
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Bienvenue sur la hotline de ce podcast. On a tous des questions super intimes qu'on n'arrive pas à poser à notre médecin. Alors dans ce format hotline, un auditeur me partage sa question intime en toute confidentialité et je trouve un médecin ou un psy gay-friendly pour répondre. Tu peux soumettre ta question par écrit ou via un message vocal en allant sur le site du podcast bit.ly slash comment devenir onglet témoigner. Bonne écoute ! Salut Guillaume. Super les derniers épisodes sur les préjugés sur la PrEP. J'ai souvent entendu que la PrEP n'était pas sûre à 100%. Sur Internet je trouve presque 100% ou même 93% selon l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé. Alors que penser, si je prends bien ma PrEP, en respectant les règles d'une bonne prise, reste-t-il un petit risque de contamination ? Bonjour, c'est Nicolas, responsable de SexoSafe à Santé publique France. Alors effectivement, j'ai souvent entendu cette crainte que la PrEP ne protège pas à 100% et donc qu'elle protégerait mal. Il faut savoir que les chiffres d'efficacité qu'on entend dans les médias viennent d'études qui n'observent pas l'action des médicaments sur le virus au niveau biologique, mais qui observent le comportement des gens. C'est-à-dire qu'elles vont compter un certain nombre de personnes qui prennent la PrEP, et parmi ces personnes, combien de personnes se font contaminer sur une période donnée. Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'à chaque fois que les équipes de recherche interrogent les personnes qui sont devenues séropositives dans le cadre de ces études, Systématiquement, ces personnes nous disent qu'elles ont à un moment donné arrêté la PrEP pour diverses raisons. Elles ont pu arrêter avec une personne en particulier ou avec certains partenaires. Elles ont pu arrêter pour une petite ou une plus longue période ou elles ont pu arrêter définitivement parce qu'elles n'en voyaient plus l'intérêt. Mais dans tous les cas, il y a eu un arrêt de la protection et c'est là qu'elles se sont fait contaminer. Il ne s'agit donc pas vraiment d'un échec de la PrEP en tant que traitement, mais plutôt d'échec de la PrEP en tant que stratégie de prévention. Et du coup, ce qu'il faut penser, c'est quand on a un rapport sexuel, comment est-ce qu'on se protège ? Et si on utilise la PrEP, c'est très bien. Si on n'utilise plus ou pas la PrEP, qu'est-ce qu'on met comme stratégie à la place ? Et le plus important, c'est donc de se protéger. Et ne vous focalisez pas sur les chiffres d'efficacité de la PrEP, focalisez-vous plutôt sur la façon dont vous vous protégez. A bientôt !

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