Se libérer de notre peur irrationnelle des IST 2/2

🎧 Écouter sur : Spotify   Apple Podcasts   Deezer   Podcast Addict   Amazon Music   YouTube

Partie 2 – Avec 3 auditeurs et un expert en santé sexuelle, on se raconte l’impact de la peur irrationnelle des IST (infections sexuellement transmissibles) dans notre sexualité et notre chemin pour se libérer.

On se partage des conseils et Stéphane notre expert fait un point sur les infos médicales à retenir pour se faire plaisir sexuellement en prenant soin de sa santé. Stéphane Morel est coordinateur au Spot un centre de santé sexuelle queer à Paris.

Merci à Adrien, Florent, Mathieu et Stéphane pour leur participation.

Va sur le site du podcast en tapant bit.ly/commentdevenir dans ton navigateur pour :

💰 faire un don pour que le podcast continue : on est 200 sur les 400 auditeurs-donateurs mensuels dont j’ai besoin pour vivre financièrement du podcast

👀 suivre les coulisses sur Instagram ou discuter entre auditeurs sur Whatsapp ou sur Discord

🍻 rejoindre une rencontre ou un live entre auditeurs dans ta ville

📌 consulter l’annuaire des soignant·e·s 🏳️‍🌈 friendly recommandés par les auditeurs partout dans le monde

Un épisode en collaboration rémunérée avec Sexosafe

Plus d’informations sur les IST et le dépistage : https://www.sexosafe.fr/campagne/123


Lire la transcription de cet épisode
Re-salut tout le monde ! Salut ! Coucou ! Merci Adrien ! De rien ! Bienvenue dans la partie 2 de notre cercle de paroles sur la peur des IST, les infections sexuellement transmissibles. On parle entre nous de comment ça impacte nos sexualités et ce qu'on peut faire pour se libérer. Nous avons sur mon canapé Adrien, Florent et Mathieu qui sont trois auditeurs. Qui ont répondu oui à mon appel à témoignages et je vous en remercie. Nous avons aussi sur ce même canapé Stéphane Morel, qui est pas du tout américain, excuse-moi. Stéphane Morel, coordinateur du SPOT, un centre de santé sexuelle queer à Paris. Et c'est ça d'enregistrer des épisodes tard le soir chez moi, je dis n'importe quoi en intro ? Non, mais par contre, je suis aussi un auditeur du podcast. Ah, je te remercie. Tout à fait. Je dois dire que cet épisode est soutenu financièrement par mon super partenaire SexoSafe Santé Publique France. Je trouve leur site, alors là, ils vont croire que c'est tout à fait mytho, mais sexosafe.fr, je le trouve vraiment bien fait. Je conseille notamment, autour de notre sujet des IST, ils ont un petit questionnaire. Est-ce que je devrais prendre la PrEP ou pas ? que je trouvais assez bien foutu, sexosave.fr slash prep, je pense. Et on a terminé la partie 1 de notre cercle sur… En fait, bien entendu, c'est essentiel selon moi, et je pense qu'on va tous être d'accord, la peur des IST, elle est maligne, elle est normale. En gros, personne n'a envie d'avoir des soucis de santé. Et je trouve que nos cerveaux s'en inquiètent et qu'on s'y attelle, c'est très bien. Pour moi, l'enjeu, c'est de choisir sa stratégie de prévention, c'est-à-dire quelle vie sexuelle je veux et du coup, qu'est-ce que je mets en place pour éviter les IST ? et pour ce faire je trouve que nos regards sont brouillés ou nos petites oreilles se bouchent à cause moi j'ai parlé de la solitude et d'une forme d'homophobie internalisée de dire ne suis-je pas une salope qui mérite cette chlamydia puisque il y a trois bits qui sont rentrés à des moments différents, dans mon anus. En vrai, qui s'est déjà dit ça, que peut-être je l'ai mérité, ou c'est ma faute si… Mathieu a levé la main, toi Adrien, t'as levé ? Ouais, pareil, ouais. Le sentiment de honte est très fort, de culpabilisation, et de… Mon Dieu, qu'est-ce que… Putain, qu'est-ce que j'ai fait ? Mais en fait, j'ai fait une connerie. Ah ouais, c'est bien mérité, quoi. Une espèce de punition, quoi. Stéphane ? Des fois, on me la fait ressentir aussi. C'est-à-dire, quand je dis que j'ai couché avec quelqu'un il y a trois jours ou cinq jours, trop près selon le critère de jugement de la personne avec qui je discute, je le comprends que ça donne moins envie parce que ça inquiète à certains endroits. pour des raisons qui peuvent être légitimes parce que j'aurais pu attraper une IST que je peux ne pas encore le savoir et qu'elle pourrait l'attraper elle-même et je l'entends bien mais en même temps est-ce que les personnes avec qui je vais coucher ont une sexualité si différente en matière de rythme que la mienne et pour autant donc ce projection en fait que ce que font les autres c'est pas bien parce que moi je fais c'est toujours bien moi je me suis rendu compte pour moi ça marche pas en tout cas donc j'essaye d'arrêter en fait d'avoir cette pensée mais elle me met venue spontanément aussi, de me dire « Ouais, mais attends, là, il est en train de nous raconter qu'il revient de Sidges. Est-ce que c'est bien raisonnable, en fait, d'aller coucher avec lui, alors que probablement, il a fait des partouzes pendant deux semaines ? » Tu vois, c'est ça qui arrive dans ma tête. Et c'est pas de me dire « C'est ça, les partouzes ? » C'est « Oh là là, mais ça se trouve, en fait, il a des IST, il le sait pas, ou il en a rien à foutre, je sais pas. » Et c'est horrible, en fait, de vivre avec ce genre de trucs. Donc maintenant, j'arrête de… Pour nos auditeurices québécois et canadiens, CJES, c'est en Espagne. Enfin, on a écouté de partout dans le monde. Là, dans ce petit appartement, les voix vont résonner. Et donc, ils sont là, mais de quoi ils parlent ? CJES, petit village en Espagne connu pour ses rassemblements gays. d'hommes principalement où il y a du sexe mais je trouve que je trouve au final de se souvenir qu'on vit dans un monde qui nous dit que le bon sexe c'est avec une seule personne avec le sexe opposé le monde nous dit quand même ça et que du coup cette culpabilité qui entoure les IST elle vient de là moi je trouve ça vraiment essentiel et je trouve ça je trouve que la précaution de se dire attends non est-ce que là j'ai juste j'ai eu des rapports sexuels que je trouve pas cool pour moi en fait c'est pas la vie sexuelle que je veux je crois que dans l'épisode précédent Mathieu tu parlais moi ça m'est déjà arrivé d'avoir un rapport sexuel avec un mec genre plan cul direct d'une certaine façon parce que je peux apprécier les plans cul direct mais là en fait quand il est reparti j'étais là mais non Guillaume en fait et c'est vrai que j'ai eu une petite poussée de ah mais peut-être que j'ai attrapé un truc alors que j'en savais rien et je me suis plutôt dit non mais en fait je crois que j'étais juste pas aligné avec ce qui s'est passé en fait non il faut que je trouve une autre façon un autre cadre pour ma vie sexuelle quoi mais je trouve ça vachement important Stéphane qui tout le monde mais vous êtes sympa vous souriez puis vous dites oui vous dites oui parce que vous n'avez pas le choix vous vous dites il va m'engueuler si je dis non non non moi je dis oui Stéphane parce que je suis d'accord je pense que il n'y a rien qui m'empêche de me dire écoute c'est bon tu as fait tes vaccins tu prends un traitement post exposition par exemple et tu vas t'amuser je parle post exposition pour les IST la doxycycline pour ceux qui connaissent Et je vais m'amuser et partooser parce que j'en ai envie. J'ai le droit de le faire. Peut-être que j'en aurai pas envie tout le temps, mais si j'en ai envie, bah vas-y, tranquille. J'ai pas besoin de me mettre la pression, me demander si on va me juger pour ça. Ok, il y a peut-être les moyens, en fait, avec les traitements aujourd'hui, de limiter les risques aussi dans ces rassemblements-là. Et de pas avoir à m'auto-flageller en m'imaginant comme une salope, parce que je le fais. tout va bien moi je m'imagine comme une salope éthique voilà c'est le titre d'un bouquin j'avais envie d'avoir l'air intelligent bouquin que j'ai pas lu en entier autant vous dire mais c'est un bouquin super intéressant justement pour repenser pour poser un autre regard sur la sexualité et le titre un peu provocateur c'est ça l'idée j'ai parlé dans le précédent épisode moi le tournant ça a été de sortir de la solitude et d'avoir en fait des gens à qui je peux envoyer des textos il s'avère que c'est des hommes gays ou queers qui du coup comprennent tout à fait mes questionnements et ou mes peurs et ou si j'ai des symptômes ils peuvent et c'était assez clé l'autre chose qui a été un tournant et je m'adresse à toi Adrien moi j'ai changé de médecin généraliste et je me souviens très bien j'avais ma précédente médecin généraliste et t'es pas du tout une mauvaise professionnelle ou une mauvaise femme mais j'ai changé pour une femme queer Et je me souviens très bien que quand elle m'a expliqué la PrEP, elle m'a dit « écoutez, nous on se voit tous les trois mois, vous faites vos tests, si on trouve quelque chose, on traite, moi je suis là pour traiter, et puis si on trouve rien, super ». Et la première fois où j'ai eu une chlamydia, elle m'a dit « tout va bien, j'ai reçu vos résultats, tout va bien ». J'étais « bah non, tout va pas bien, j'ai une chlamydia ». Elle m'a dit « oui, bah oui ». Et donc voilà, je vous donne le traitement. Et je me souviens de sa puissance, de la puissance qu'elle a eue sur ma psyché en ayant comme ça un discours très apaisé, très apaisant, très sex-positif. J'en suis vraiment reconnaissant et ça a vraiment changé quelque chose pour moi. Je trouve que le corps médical dans sa façon de se comporter avec moi, avec nous, ça peut tout changer. Adrien, toi, tu as dit dans l'épisode précédent que tu as eu pour la première fois des IST et que ça t'avait libéré d'une certaine manière. bah oui parce qu'une fois que je les ai eu en fait j'en ai eu moins peur parce que je pour moi le stress l'angoisse c'est à dire qu'est-ce que je vais attraper et en fait le fait de se dire bon bah ok j'ai chlamydia bon bah voilà c'est chiant c'est désagréable petite piqûre puis ça passe en fait d'un coup chlamydia c'est pas des comprimés c'est la gonorrhectale gonorrhectale c'est piqûre et chlamydia c'est 7 jours de comprimés ou 21 c'est gonorrhée alors effectivement pardon Surtout si c'était une piqûre dans les fesses. Ouais, c'est une piqûre dans la fesse. J'en ai fait un malaise et tout après. Un petit chat, t'as peur des piqûres ? J'ai peur des piqûres, mais en fait, par la force des choses, je me fais piquer régulièrement, mais je suis passé au-delà de ce blocage aussi. Mais effectivement sur Gonoré j'ai eu une petite piqûre et j'ai fait un malaise. Piqûre dans les fesses ? Dans les fesses. Moi je l'ai vécu, c'est pas un moment agréable mais c'est ok, faut pas que les gens s'inquiètent. Non non non bien sûr mais c'était mon truc. Mais t'as le droit. Et donc du coup elle m'a dit ça va ? Non ça va pas trop, je suis resté une demi-heure avec les jambes en l'air tout ça bref. Je te vois bien. Pourquoi avoir le truc t'a libéré ? C'est que tu t'es rendu compte que c'était pas si pire ? Ouais, que c'était pas si pire, que c'était pas si grave. Ouais, ok, je l'ai traversé. Ça va. En fait, ça va. C'est tout le fantasme, la peur de l'inconnu qu'on peut avoir. Ok c'est désagréable mais évidemment j'ai pas envie de la revoir et de revivre cette expérience désagréable mais en même temps bon bah en fait c'est ok quoi Aujourd'hui c'est quoi ta stratégie IST ? J'en ai pas Ça veut dire que tu as des rapports non protégés ? J'ai des rapports protégés, des rapports non protégés. Mais en fait, je me dis que ça fait partie de la vie. Comme on disait tout à l'heure, le risque zéro n'existe pas. Donc, il faut juste vivre avec et dire que je vais essayer de ne pas attraper. Mais en fait, qu'est-ce que je peux faire vraiment ? Moi, je suis sous PrEP. Qu'est-ce que je peux faire contre les IST ? oui t'es sous PrEP pour le VIH et pour les autres IST ok et là tu te sens où sur ton chemin d'épanouissement sexuel tu te sens libre enfin tu vois en tout cas ce sujet d'IST du coup tu l'as calé dans l'épisode précédent tu disais quand même que ça dans comment la peur des IST impact t'as quand même dit un petit 4-5 toi non ? j'ai dit 3-4 3 sur 10 ouais parce qu'en fait j'ai une toute petite angoisse qui est liée à une IST que j'ai chopée au printemps 2024 où j'ai eu des douleur très très forte à l'anus et je pensais que c'était une espèce d'hémorroïde qui était très très virulente quoi donc je me suis dit putain qu'est-ce que j'ai bouffé en fait c'est pas lié à l'alimentation bref t'as écouté mes épisodes sur les hémorroïdes ou pas ? ouais le seul truc qui me soulageait c'était la douche et puis en fait la douleur était vraiment très très forte et continue et crescendo et puis dommage ça va pas du tout faut que j'aille voir mon tout-bibre Et mon tzoubi m'a ausculté, il m'a dit bon on va faire un test et tout ça. Et en fait la douleur était vraiment non-stop, le jour, la nuit. En fait c'était une douleur qui est… Enfin j'ai vraiment eu l'impression d'avoir eu des lames de rasoir dans l'anus quoi. Donc en fait le truc qui est très agréable c'est que assis c'est l'enfer, debout c'est l'enfer, allongé c'est l'enfer parce que ça gêne en fait n'importe quel mouvement en fait. Et en fait cette partie du corps elle est tout le temps mobilisée en fait. Au bout d'un moment, je suis allé aux urgences à Paris. J'ai attendu pendant deux heures. C'était horrible. J'ai eu un médecin très sympathique qui m'a ausculté. qui m'a fait un touché rectal alors que j'étais au summum de la souffrance et qui regardait avec son assistante bon du coup on sait pas est-ce que c'est la syphilis est-ce que c'est monkeypox est-ce que c'est est-ce que c'est voilà et en fait du coup j'ai fait des prélèvements et au bout d'une semaine j'ai appris que c'était l'herpès de type 2 génital et que comme j'étais primo infecté c'était les douleurs les plus les plus fortes quoi en fait ça a duré entre les premiers symptômes L'urgence quatre jours après, les petits cachets qu'ils m'ont donnés et la fin vraiment dernière des symptômes, ça a duré 15 jours. 15 jours, j'étais immobilisé, j'étais au fond de mon lit et je ne pouvais rien faire d'autre que d'avoir mal. Le VIH et l'herpès sont les deux IST dont on ne peut pas guérir, c'est ça ? l'hépatite B si on n'est pas vacciné qu'on l'attrape aussi on peut pas en gagner si on n'est pas vacciné sur l'herpès du coup on peut rien faire On peut prévenir la fréquence des poussées. Mais en fait, souvent, les poussées initiales peuvent être les seules poussées que les gens vont faire. C'est pas forcé qu'il y en ait d'autres. Et des fois, ça revient. Et si tu as, par exemple, d'autres pathologies qui affectent ton système immunitaire, le VIH, il est possible que ça influe sur la survenue plus régulière de l'herpès. Après, avec le traitement pour le VIH… ton système immunitaire il reste quand même un très très bon état et donc il n'y a pas de raison qu'il y ait des poussées récurrentes qui se mettent en place mais voilà. Et puis après il faut être suivi quoi. Toi Adrien parce que tu disais ça fait trois ans que tu es sexuellement actif avec des hommes, avant ça tu avais une sexualité avec des femmes ? Oui, et encore avant, à 22 ans, j'ai mes premières relations sexuelles avec des hommes aussi. Et ma question, c'est sur ces trois années-là, est-ce que… Moi, j'ai fait tout un blabla sur notre rapport à notre estime de soi et à notre rapport à notre homosexualité, enfin à mon… Est-ce que toi, tu rejoins mon blabla ? C'est-à-dire, est-ce que tu identifies qu'au fur et à mesure de ces trois années où tu t'es mieux aimé, mieux accepté gay et que tu as du coup choisi d'avoir une vie sexuelle fournie, ton rapport avec les IST ? ta peur s'est modifiée oui parce que ma peur s'est modifiée en fait elle est un peu aléatoire quand là j'étais malade et que j'ai chopé cette herpès en fait j'étais vraiment au fond du bus et moralement et physiquement et moralement parce que je me suis dit en fait t'es responsable de ça en fait moi j'ai culpabilisé j'ai eu un sentiment de honte très fort Et comme je disais tout à l'heure sur l'épisode précédent en fait moi j'ai deux enfants en garde alternée donc en fait la deuxième semaine j'étais malade mes enfants étaient là donc en fait j'ai dû m'occuper d'eux donc j'ai jeté des pizzas au frigo j'étais mal ils m'ont dit papa mais t'es malade depuis déjà la semaine dernière on t'a à peine vu et là cette semaine encore est-ce que d'un coup… est-ce que tu vas devenir est-ce que tu vas te soigner est-ce que tu vas guérir et c'est quoi cette maladie donc évidemment je pouvais rien leur dire parce que j'avais pas envie de leur dire et que j'étais tellement pétri de honte qu'en fait c'était un moment très difficile effectivement on parlait de solitude tout à l'heure et d'un coup je me suis dit mais en fait c'était complètement inconscient et donc là je me suis Pas mal détesté en fait d'avoir fait ça. T'avais personne dans ton téléphone ? J'avais un super médecin traitant, j'avais deux trois copains, une très bonne copine, mon ex-femme qui est venue et qui m'a soutenu mais voilà comme elle peut dans un truc un peu indélicat et moi sentiment de honte très fort donc… Donc ce rapport-là, pour répondre à ta question, il est vraiment très dépendant de ma santé. Si je suis en forme et d'un coup j'ai une libido d'enfer et que je me dis qu'il n'y a pas de souci, mais c'est à partir du moment où j'ai une maladie, où j'ai un problème de santé, d'un coup… Tu te sens calme. coupable, sale et honteux le fameux est-ce que t'es clean qui est ultra problématique parce que c'est encore ça moi je me sens pas sale mais vraiment honteux et je culpabilise et d'un coup je me suis dit qu'est-ce que t'as fait comme connerie j'essaie de retrouver le moment avec qui j'aurais pu choper l'herpès ce que je suis incapable de faire quoi Je sais pas. Parce que c'est peut-être pas très intéressant. Parce que c'est pas très intéressant, c'est clair. Et puis ça peut être… La première poussée, elle arrive pas forcément instantanément après la contamination, en plus. Oui, oui, c'est ça. Oui, oui, j'ai appris du coup, effectivement, qu'il y avait 15 jours peut-être d'incubation et 15 jours de maladie, mais moi, j'ai jamais été alité comme ça de ma vie entière. Ouais, bien sûr. Donc là, d'un coup, j'ai vraiment assimilé la maladie à ma sexualité en fait alors que j'ai quasiment pas vu de médecin traitant pendant 10 ans donc c'était très symptomatique de cette réalité là ah oui en fait t'es gay ah oui en fait du coup c'est hyper médicalisé avec la PrEP comme je disais dans l'épisode précédent et à la fois là t'as chopé une IST et donc du coup c'était tout ce truc là qui est totalement nouveau en fait ouais Après, je pense que surtout, les IST sont assez honteuses et l'herpès, c'est pas… L'herpès génital, c'est pas du tout une maladie d'hommes gays. C'est une maladie que plein d'hommes et de femmes hétérosexuelles strictes ont aussi. Et c'est juste le tabou sur les IST et la sexualité en général qui fait qu'on n'en parle pas trop, mais l'herpès, c'était la maladie la plus flippante en matière de sexualité. L'herpès labial, l'herpès génital, juste avant le VIH, et c'est ça qui a fait peur à des générations d'ados, de jeunes adultes et de personnes c'était la peur d'attraper l'herpès avant l'arrivée du VIH qui a écrasé tout en matière d'impact parce que ça n'a pas qu'une résurgence sociale le VIH ça a quand même tué beaucoup de gens alors que l'herpès techniquement il a un énorme impact social parce qu'il peut avoir une visibilité et qui se transmet que au moment des la présence des boutons donc des crises d'herpès le reste du temps il se transmet pas mais ça n'empêche que il y a ce côté mais si quelqu'un me dit qu'il a l'herpès est-ce que c'est vraiment très facile en fait comme option est-ce que j'irais pas plutôt vers quelqu'un qui me dit qu'il a pas et en fait il y a une stigmatisation qui peut apparaître aussi autour de ça et qui est pas cool quoi Toi, Adrien, pour terminer, tu as dit 3-4 sur ma petite échelle de 10. Est-ce que tu as l'impression que tu as un chemin à faire ou tu as un travail à faire avec toi-même sur ce rapport aux IST pour continuer ta vie sexuelle ? Non, je ne crois pas. Moi, j'ai juste l'angoisse que cette maladie revienne. J'ai un espèce de petit kit chez moi, de petits ampoules antidouleurs, de médicaments que j'ai, ma petite plaquette d'avance pour me traiter. En fait, j'ai plus peur que l'herpès revienne. Avec des facteurs dont j'ignore tout, mais qui peut être la fatigue, qui peut être d'autres maladies, qui peut être, je sais pas, la prise d'alcool ou trop forte ou tout ça. Donc, en fait, j'ai plus peur que l'herpès revienne. Et les autres maladies que je ne connais pas ou que j'ai déjà eues, en fait, je me dis, en fait, ça fait partie de l'existence. C'est chiant, mais c'est OK, quoi. Donc, moi, je suis un peu dans ma… Voilà, j'ai pas envie de revivre ce truc-là de l'herpès. Donc, c'est pour ça que j'ai dit 3-4, mais… C'était lié à l'herpès, quoi. Ouais, c'était ça, ouais. Toi, Mathieu, t'as dit que t'avais fait une thérapie, une TCC, une thérapie… Trouble du comportement… Pas trouble, thérapie comportementale cognitive. Ou cognitive comportementale, à notre guise. Ça a duré combien de temps ? Ça dure encore. En fait, j'en ai fait deux. J'en ai fait une première entre 2020 J'ai arrêté avec cette thérapeute-là parce que les choses s'étaient bien passées au début, mais je ne voyais plus l'intérêt de continuer avec cette personne-là dans la mesure où je ne rentrais plus tellement dans… J'étais plus tellement à l'aise avec cette thérapeute-là. Pour que je comprenne, c'est deux thérapies sur ton rapport à la sexualité ? Alors en fait, forcément, il y a cet attrait-là sur les deux. La première thérapie que je fais, c'est pour soigner mon hypochondrie de manière générale. Comme je disais, l'hypochondrie, elle touche tout. Moi, je peux avoir mal à la tête et penser que j'ai un cancer du cerveau, si vous voulez. Donc à cette époque-là, mes crises d'angoisse, elles sont souvent ciblées sur les IST, sur la peur d'avoir chopé quelque chose. Donc forcément, ça fait partie de la thérapie que je mène avec cette psychologue quand je la rencontre. Donc elle me met en place, elle m'explique, elle m'apprend à mettre des choses en place, des chemins pour contourner la crise d'angoisse qui sont aujourd'hui encore en état de fonctionnement, ces chemins-là, puisque depuis que je les ai, ils ne me font pas défaut et ils me font besoin surtout. J'ai aussi appris à prendre conscience que mon corps est toujours en alerte rouge et qu'il faut l'accepter et que ce sera peut-être toujours comme ça, qu'il y aura des moments où j'arriverai totalement à gérer mes crises d'angoisse et qu'à n'importe quel moment, par un mot qui aura été prononcé à un moment donné, peut-être que j'aurai attrapé… On ne sait pas ! je peux faire une crise d'angoisse et je suis faillible et c'est normal et c'est ok de l'être et ça j'avais vraiment besoin de mettre des mots dessus pour moi m'apaiser sexuellement après cette grosse année de thérapie avec elle j'étais pas encore en mesure d'avoir une sexualité de retrouver ma sexualité d'avant j'avais plus de facilité à avoir ta sexualité d'avant tu veux dire avant l'Espagne l'épisode précédent où t'as raconté que pendant pas mal d'années t'avais un copain – Sous-titrage FR 2021 Non, pas pendant pas mal d'années. J'ai eu 8 mois un copain. C'était mon premier copain en fait. Et avant lui, j'avais eu quelques rapports sexuels. Peu en vérité, mais quelques rapports sexuels quand même. C'est en Espagne où tout a commencé. Et donc la sexualité d'avant, c'est cette sexualité du début. C'était la sexualité d'avant qui était beaucoup plus innocente finalement. Donc ça commence à partir de l'Espagne effectivement. Et ça dure en fait. Ça dure quelques temps. J'arrive quand même à rencontrer des garçons avec lesquels je vis des choses. A aucun moment, il n'y a dans ces relations-là de pénétration. Et là, tu parles d'aujourd'hui ? Non, à cette époque-là. On est encore en 2022, justement. En 2022 et 2023, je rencontre un autre. Et c'est à cette époque-là d'ailleurs où je fais ma dernière grosse crise d'angoisse. En fait, à l'époque, je ne suis plus suivi d'ailleurs parce que je suis pénétrant pour la première fois. Donc en 2023… Oui, c'est ça. Et sans capote. Parce que dans le feu de l'action, on n'avait pas à côté de nous. On se voyait depuis trois mois déjà. On était en relation exclusive. Mais en fait, suite à ça, j'ai eu une grosse crise d'angoisse en ressortant après. je me suis lavé lavé lavé j'ai mis des savons sur mon sexe en fait ça m'a irrité énormément donc j'ai pas capté que c'était le savon qui a fait ça et je me suis dit voilà ça y est c'est terminé il fallait que ça se fasse une fois et ça y est c'est fini et donc là ça a été ma dernière grosse crise d'angoisse à ce niveau là donc de nouveau je repartais dans l'interdiction sexuelle parce qu'après justement juste après ce moment là le mec a voulu qu'on arrête notre relation voilà et en fait après je suis arrivé à Paris donc à Paris il y a forcément beaucoup plus de possibilités et ça m'a fait peur encore et c'est à ce moment là que j'ai entamé ma deuxième thérapie avec ma psy que je vois encore aujourd'hui et qui m'est très importante. Alors, elle, je la vois aussi pour soigner le stress, le manque de confiance en moi et le manque d'affection que j'ai pour moi. C'est d'autres sujets, mais tout ça, ça rentre aussi dedans. C'est lié, non ? C'est lié. Et c'est très important pour moi de continuer à la voir parce que, justement, grâce à elle, grâce à ce travail que je fais depuis un an, du coup, et que je vais continuer, ça y est, en fait, le problème est quasiment résolu parce que, de nouveau, j'arrive à avoir des rapports sexuels sans me stresser. Sans avoir peur. Je ne suis pas encore sous PrEP. J'aimerais l'être, mais je n'ai pas encore totalement compris comment ça fonctionne. Mon médecin n'a pas compris non plus, donc il m'a donné un traitement qui n'est pas correct. Et en fait, du coup, j'arrive à avoir des rapports. Je ne suis pas du genre à avoir plusieurs rapports par semaine avec différents partenaires parce que ce n'est pas moi. Ok. La thérapie comportementale, cognitive, la TCC, toi tu sens là où ça t'aide ? Oui absolument. En fait on va vraiment passer par le dialogue et par le discours, c'est une thérapie courte, il faut le savoir aussi, la TCC c'est une thérapie courte, je ne l'ai pas mentionné mais c'est vraiment court comme thérapie. Et en fait, on passe par des méthodes de visualisation souvent, presque on se rapproche de l'EMDR finalement, cette fameuse thérapie EMDR qui fonctionne par le contact visuel. Là, je parle de visualisation parce que ma psy par exemple va me dire « bon bah là, Mathieu, vous allez fermer les yeux et puis on va essayer de visualiser quelque chose, une situation. Par exemple, on va faire l'exercice du lieu ressource, vous êtes dans un moment de stress, on va apprendre à respirer face à ça ». Donc en fait ça donne des outils le moment où tu as une crise d'angoisse. parce que je vais directement devant en fait on les remet devant nos yeux en fait et dire ok bon bah ça ça va pas maintenant comment on fait pour travailler dessus quelles sont les pensées en fait qu'on peut réussir à adopter les pensées contraires en fait qui vont aller et apaiser quoi oui c'est ça qui vont aller dire en fait ce que tu penses c'est pas vrai Stéphane ? Et je voulais réagir sur quelque chose que tu as dit un peu plus tôt par rapport au fait de se laver. En fait, se laver, ce n'est pas une mauvaise chose vis-à-vis des IST. C'est un bon réflexe de prendre une douche après avoir eu du sexe. Par contre, se laver excessivement et se frotter trop fort en mettant du savon et en le faisant plusieurs fois, là par contre, c'est sûr que ça abîme la peau, les muqueuses et ce n'est pas cool. Mais juste se laver une fois, c'est bien. Tout comme pour des trucs simples, aller uriner après avoir eu des rapports sexuels, qu'on soit pénétrant ou pénétré, qu'on ait été sucé par exemple, ça nettoie le canal urétral et ça évite que des bactéries s'y installent. Donc c'est bien d'uriner. Par contre, à l'inverse, se faire un lavement juste derrière complet, ce n'est pas forcément une idée exceptionnelle. Le lavement anal, c'est bien de laisser tranquillement les choses se vider sans remettre trop de choses dedans. Il y a quelques trucs et astuces, comme aussi ne pas utiliser les outils d'hygiène de ses partenaires, genre les serviettes, les gants de toilette. Pour ce qui est IST bactérienne, mais aussi les parasites, en fait, genre galles, morpions, choses comme ça. C'est bien d'éviter, en fait, ces trucs-là. Ouais. OK. Merci. Petite chose simple. Mais ouais, tout à fait. Et il y a une étude aussi qui a prouvé qu'un bain de bouche quotidien, avec un bain de bouche, tu sais, avec de l'alcool, genre… Je veux pas dire de marque, on s'en fout, mais voilà. Ouais, le truc à la menthe. 30 secondes à faire un gargarisme, en fait, pour se rincer la gorge, ça anéantit pas, mais ça réduit notablement, en fait, les risques de gonocoque au niveau de la gorge, par exemple. Après… il faut le faire à jamais à proximité des rapports sexuels les bains de bouche juste en faire un tous les jours le matin ou quand tu as besoin de le faire le soir en te brossant les dents mais surtout à distance des rapports sexuels parce que tu veux pas irriter tes muqueuses et faciliter l'entrée de quelque chose en faisant ça ni même avant un rapport sexuel pour avoir bonne haleine se brosser les dents avant un rapport sexuel pour avoir bonne haleine non votre allié c'est le chewing gum Je te remercie. Oui, en te brossant les dents ou pire, en te passant le fil dentaire, tu crées des portes ouvertes pour les IST. Mathieu, dans ce que j'entends, c'est que toi, tu as identifié un défi au-delà du rapport à l'homosexualité ou à la sexualité avec des hommes. C'est quoi la part… de ton acceptation de ton homosexualité qui guide cette hypochondrie plus générale toi tu parles d'estime de toi t'as l'impression que c'est très lié est-ce que tu pourrais reformuler j'avoue c'était pas clair je me suis dit peut-être qu'il va y arriver j'y arrive je pense cerner mais je suis pas sûr sûr en fait c'est quoi la part de ton rapport à ton homosexualité dans ton hypochondrie c'est intéressant comme question ça je me la suis jamais posée en fait jusqu'à présent Est-ce que tu dis estime de soi ? Est-ce que tu t'aimes pas pour d'autres raisons ? Ouais c'est plutôt pour d'autres raisons mon homosexualité j'en suis plutôt fier en vérité c'est quelque chose qui a mis du temps à sortir même si c'était en moi depuis fort longtemps j'ai toujours plus ou moins su Mais à partir du moment où c'est sorti, quand j'ai eu 18 ans, ça a été, je le dis avec plaisir, j'ai eu l'impression de revivre à partir de ce moment-là parce que je me suis tellement enfermé dans un mensonge à moi-même et envers les autres pendant 5-6 ans. Parce que l'estime de moi-même, le problème, c'était le harcèlement au collège. Donc il y avait cette part-là en fait. L'homosexualité, elle arrive pile dans cette période où je me fais harceler, donc c'est quand même pas de pot. Tu te fais harceler parce que t'es trop efféminé ou pour d'autres raisons ? Non, c'est parce que j'ai pas le physique qui va avec la norme, donc je suis pas assez beau apparemment. Donc voilà, c'était plutôt ça. Et du coup, mon homosexualité est née à ce moment-là. arrive, je la comprends à ce moment-là. C'est très subjectif ce qu'il est en train de dire. Oui, c'est le travail que je fais avec ma psy, mais là je parle comme si j'avais 14 ans. Mais c'est important aussi de pouvoir te le dire. Ok, merci. Non, j'ai pas compris Stéphane, tu veux lui dire qu'il est beau ? Là il est en train de raconter pourquoi il a des problèmes d'estime de soi. Moi je le dis juste honnêtement, je trouve qu'il a du charme en fait. Bah ouais, mais dis-le. Je veux pas laisser penser quelqu'un qui dit qu'il est pas beau que c'est une vérité absolue. Ouais, merci beaucoup. je suis un peu gêné donc voilà en fait non mon homosexualité est née à ce moment là donc je décide de la cacher complètement et de la considérer comme nulle et non avenue en fait finalement et en fait finalement ça m'a rattrapé quand même et je me suis menti pendant des années donc je respirais plus et j'ai vraiment cette sensation là à partir du moment où je comprends que je suis gay et que en fait réellement je peux dire je suis gay En fait, je respire de nouveau. Donc en fait, mon homosexualité, c'est vraiment un bonheur que ça me soit arrivé. Vraiment, parce que je serais malheureux si je n'avais pas réussi à faire mon coming out. Donc non, non. En fait, dans mon estime de moi, mon homosexualité, c'est plutôt un point fort. Parce que j'ai vraiment l'impression que moi, personnellement, dans mon parcours intime, c'est quand j'ai renoué. C'est la question que j'avais pour toi, Adrien. C'est quand j'ai renoué avec mon estime de moi et que je me suis réaligné. Qu'alors j'ai pu être beaucoup plus adulte dans ma stratégie de santé sexuelle. Tu vois, quand je t'entends vivre des crises d'angoisse terribles que je trouve très émouvantes et qui doivent être terribles et ton cerveau qui quand même t'autorise à pénétrer quelqu'un d'autre sans protection… ça me semble être du coup pardon je te coupe mais en fait à chaque fois dans ces moments là c'est pas tant mon cerveau qui me guide plutôt que je veux pas décevoir celui qui est en face et en fait et ça c'est un vrai un autre problème qu'il faut que je travaille aussi il y en a beaucoup j'ai conscience de ça et du coup c'est vrai que je fais en fonction de l'autre et pas en fonction de moi souvent dans le moment même je crains de décevoir bref bon Donc voilà, en fait ma peur de la maladie, de l'IST, elle arrive vraiment sur le moment de passer au rapport sexuel. En fait dans ma sexualité, mon orientation sexuelle c'est pas du tout quelque chose qui va faire flancher mon estime de moi. Par contre, là où je vais rencontrer des problèmes, c'est effectivement dans le moment où j'ai un rapport sexuel, où derrière je vais me dire « Bon, maintenant que ça s'est fait, qu'est-ce qui se passe ? Et comment ça va se passer ? Comment je vais me sentir ? » Et là, oui, dans ces cas-là, il y a plus de choses qui s'opèrent dans mon cerveau et des petites voix parasites qui peuvent arriver à n'importe quel moment dire « Eh oh, t'oublies pas, t'as fait ça ? Rappelle-toi. Tiens, regarde, pan, symptôme. » Et c'est terminé. C'est pour ça que ça agit. J'ai l'impression que dans cette stratégie de santé sexuelle, pouvoir parler à son partenaire et donc être au quai de le décevoir me semble être… essentielle parce que dans nos choix de stratégie tu vois il y a des gens qui vont dire ah non moi pas de capote bah du coup au revoir si toi ton choix adulte c'est de dire bah moi je porte la capote je prends pas la prep et je trouve que quelque part être en capacité dans les échanges sur Grindr ou dans le bar où on rencontre la personne ou que sais-je de pouvoir poser D'avoir un réfléchi sa stratégie de santé sexuelle avant d'être surexcité avec la bite toute drue et de pouvoir dire ok voilà comment je vais prendre soin de moi. Je trouve que ça, après moi je suis pas thérapeute ni médecin, moi je vous parle de moi, mon parcours d'angoisser des IST. Je trouve que le moment où tu fais un accord avec toi-même et tu dis voilà comment je t'aime et je vais prendre soin de toi et donc le moment où il y a une chlamydia ou une IST, c'était dans le cadre qu'on avait décidé, j'ai des ressources pour m'aider etc. Et donc il est vachement important que je respecte ce cadre, quel que soit l'avis de mon partenaire et s'il n'est pas d'accord, je pense que ça vaut mieux partir. Mais en fait, voilà, ça a été aussi un moment où je me suis aperçu que bon, maintenant, on s'arrête. Alors sur certains points, je flanche encore et je suis encore dans… Je préfère donner du plaisir à l'autre plutôt que… Mais en fait, c'est toujours des expériences qui me permettent vraiment de faire des évolutions. Et quand je dis qu'aujourd'hui, ça va beaucoup mieux, c'est qu'enfin, j'arrive de nouveau à… Sans crainte dans lequel je fixe aussi mes règles quand même. Là dernièrement c'est ce que j'ai réussi à faire pour la première fois donc je suis content. Par exemple t'as demandé quoi ? J'ai imposé la capote, par exemple, parce que lui prenait la PrEP et m'a dit, comme tu veux, je dis, non, tu la mets. Et très bien. Et du coup, je refonctionne, quoi. Tant mieux. Et c'est quelque chose qui me soulage, parce qu'à une époque, et ça nourrissait mes angoisses aussi, finalement, je pensais que je ne serais plus jamais apte à avoir une sexualité, entre guillemets, normale et plaisante. Ouais. Toi, Florent, Mathieu disait qu'il ne sait pas trop s'il veut prendre la PrEP ou pas. J'ai un super podcast à lui conseiller. En vrai, on a fait trois épisodes avec un médecin sur la PrEP. C'est grâce à ces épisodes que je prends la PrEP, d'ailleurs. Ah ouais ? Oui, oui. Et c'était quoi les infos dans ces épisodes ? Qu'est-ce qui t'a donné le déclic ? Alors, du coup, j'avais déjà pris la PrEP, donc ce fameux moment où j'ai eu tous mes effets secondaires et tout machin. Que tu as raconté dans l'épisode précédent. Ouais, c'est ça. Les gens qui allaient écouter. Voilà, c'est ça. Et donc, du coup, après ça, j'ai écouté les épisodes sur la PrEP et où là, vous parliez qu'il y avait différents génériques. Donc, je ne savais absolument pas. Pour moi, la PrEP, c'était le petit flacon et puis c'est tout. et donc je me suis dit peut-être que je pourrais faire ça peut-être de demander au CJ du coup est-ce qu'il existe d'autres génériques comment ça marche, comment je fais et voilà donc effectivement maintenant j'ai trouvé le bon médicament qui ne m'a pas fait réagir comme j'ai pu réagir la première fois Tu as combien de rapports sexuels à la grosse louche, si tu es à l'aise de le dire en ce moment, par semaine, par mois ? Ça dépend de mes périodes, on va dire. En ce moment, on va dire peut-être deux fois par semaine. Ok. Comment tu te prépares à ta première IST ? Toi qui n'as jamais eu d'IST. Jamais d'IST, ouais. Je ne me prépare pas forcément. Ça va arriver. Ça va arriver, ouais. Oui, oui, oui, certainement. Peut-être. Deux partenaires différents par semaine ? Ouais. Oui, oui. Tu fais pas mal de randonnées, quoi. Je fais pas mal de randonnées, ouais. il y a plein de gens qui font beaucoup de randonnées et qui n'ont jamais mal au genou je vous l'indique et du coup ça va être terrible le jour où tu vas avoir des symptômes on se prépare pas c'est quoi les ressources tu vois je me prépare pas forcément à ça c'est vrai je me dis que ça va arriver et peut-être même que ça pourra même… Enfin, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Il y a eu des fois où j'ai tellement eu cette peur d'avoir ça, d'avoir ci, que je me suis créé des symptômes. J'étais trop mal et que quand j'ai eu le résultat du dépistage, en fait, j'avais rien. Et j'ai dit, mais en fait, tout ça pour ça. Enfin, j'étais limite déçu. Alors que si je l'avais eu, du coup, je sais ce que ça fait et je sais que finalement, c'est pas si terrible. alors je dis pas que j'aimerais en avoir non si je peux éviter les piqûres comme on a parlé tout à l'heure ça m'arrangerait bien mais ouais non je me prépare pas c'est vrai à ça je me dis c'est un peu la loterie tu vois et puis après voilà c'était un peu une question bête mais quelque part pour parce que je m'inquiète pour toi puisque en fait je crois que j'ai envie de te reconnecter au pouvoir qu'on a sur notre santé sexuelle et alors je sais pas ce que tu pourrais faire mais en tout cas ce que j'entends c'est que pour le moment ton cerveau tu vas te faire tester énormément de fois beaucoup plus que nécessaire Bon, là, du coup, ça s'est un peu calmé depuis que j'ai fait PrEP, évidemment. Mais d'ailleurs, c'est vrai que je suis un peu passé de l'autre côté. C'est-à-dire que c'est pour ça que tout à l'heure, j'ai répondu 3 sur 10 à mon rapport avec les IST, qui a vachement descendu. Mais c'est vrai que maintenant que je suis sous PrEP, ça m'a vachement libéré de tout ça. Et peut-être même un peu trop, dans le sens où j'y pense plus trop et je suis à la limite… que quand je suis sur Grindr et que je vois sur les profils que les gars ils disent négatif sous PrEP du coup je vais parler à eux parce qu'ils le sont aussi et du coup je sais que ça sera un rapport non protégé sans capote tu veux dire sur le VIH en tout cas c'est protégé mais pas sur les autres ISP voilà donc sans capote et du coup je vais plus aller vers là en fait maintenant. En quoi c'est un souci pour toi ? Parce que justement la PrEP ça me protège que contre le VIH tu vois et je me dis que je pourrais mais voilà donc je suis un petit peu tombé de cet autre côté là et voilà j'ai toujours cette peur beaucoup moins qu'avant mais là maintenant je me dis mais peut-être que en fait j'exagère parce que du coup je me protège plus du tout je suis dans ce truc là toi tu comprends comment toute cette peur irrationnelle face aux IST on parlait de Mathieu qui a vécu une thérapie moi j'ai fait 10 ans de fucking psychanalyse toi tu arrives à comprendre d'où elle vient ? cette peur je pense que c'est de l'hypocondrie ça touche d'autres maladies pour toi ? c'est pas lié à ton homosexualité ? non du tout ça résonne un peu je suis très fier et très heureux de mon homosexualité parce qu'il n'y a pas de soucis et parce que moi aussi j'ai fait des crises d'angoisse donc je connais très bien très bien, alors qu'ils sont pas en rapport avec ça mais bon mais du coup c'est vrai que depuis que je me suis que je fais face à moi-même et en tout cas à mes envies à mes désirs, du coup ça va excessivement mieux et donc voilà, ça c'est pas un problème en tout cas j'ai pas de problème lié à mon homosexualité dans mon rapport Ce qui va beaucoup mieux, c'est que… J'ai pas compris, parce que toi, tu te sens hypochondriaque en général. Oui, voilà. C'est pas lié directement à ton homosexualité. C'est pas lié, ça, ça. Non, non, du tout. C'est ça que tu dis. Non, non, du tout. Non, non, c'est pas lié. Et tu fais un travail où t'es en chemin par rapport à cette hypochondrie ou… Non, non, non, pas forcément, j'avoue. Après, je ne suis pas non plus… Enfin, voilà, je ne suis pas là à faire des crises d'angoisse comme tu peux faire, Mathieu. Mais après, voilà, ça ne m'impacte pas. Mais quand on dit… J'arrive à me provoquer des symptômes de… de maladie genre si je lis sur internet enfin là je me sens pas trop bien je vais voir sur internet pourquoi je suis pas bien et là on me dit que si j'ai ça bah oui après les symptômes je les ai j'ai la grippe mais je peux l'avoir sur commande donc voilà c'est juste Stéphane ? Une question que ça me posait, ce que tu dis, Florent, c'est que tu dis que tu n'es pas vraiment prêt si un jour tu as une IST, mais en même temps, est-ce que d'une certaine manière, tu n'as pas passé beaucoup d'énergie à te préparer à en avoir une ? Parce que quand tu sais déjà où te faire dépister, qui solliciter pour te faire traiter si tu as un symptôme, etc., en soi, tu es factuellement probablement une des personnes les plus préparées au monde ? Oui, peut-être. Après, je me renseigne et je vais au bon endroit. Mais oui, après, je n'ai pas envie d'en avoir, effectivement, c'est sûr. Mais voilà, est-ce que je suis prêt à ça ? Est-ce qu'on est tous prêts à en avoir ? Je pense pas, en tout cas on n'a pas envie quoi. Non, moi je pense que la question de la préparation c'est un peu comme toi Adrien, tu parlais par rapport à l'herpès, comment ça pourrait revenir ton petit kit et tout ? J'ai juste envie de dire que dans notre rapport à la santé sexuelle, ce choix de notre stratégie de prévention, est-ce que s'informer sur la PrEP ou la prendre, pas la prendre, en continu ou pas en continu, rester au préservatif et décider de quelle pratique sexuelle je fais, comment, etc., Ça fait partie de prendre soin de soi. Si jamais j'ai des symptômes, qu'est-ce qui se passe ? Par exemple, une astuce que m'a partagé Stéphane et que moi j'utilise, c'est qu'avec ma médecin, j'ai toujours une ordonnance d'avance pour faire un dépistage. Ce qui fait qu'en fait, quand j'ai un symptôme, je suis pas là merde merde faut que je prenne rendez-vous avec elle ou est-ce que je l'appelle et tout j'ai déjà je vais tout de suite faire les tests au laboratoire et quelque part ça c'est un peu puisque moi j'ai plusieurs partenaires par semaine je sais que j'augmente mes chances ou mes risques voilà et donc sachant ça je prends soin de moi pour que ça soit pas une galère intergalactique et vas-y Adrien tu peux prendre le micro Et je rajoute juste, tant qu'on y est, l'autre truc qui est nouveau en France métropolitaine ou en France everywhere ? Ah, Stéphane Morel me dit everywhere, partout. Je ne sais pas ce qui se passe avec moi ce soir. Mais c'est vraiment stylé. Donc aujourd'hui, toute personne peut aller en laboratoire. Alors, dans le texte que tu m'as dit, Stéphane, tu m'as dit en laboratoire de ville. Mais du coup, il n'y a pas de laboratoire dans des villages ? C'est juste une expression en fait, c'est pour dire en laboratoire de biologie médicale. Très bien. Donc on trouve dans les villes et peut-être dans des villages aussi. Principalement dans des villes. Et en fait on peut aller se faire dépister sans ordonnance. Sans ordonnance pour toutes les IST, c'est pris en charge à 100% pour les personnes qui ont moins de 26 ans. et après c'est comme tout le reste c'est genre 60-70% sur la sécu et le reste sur la mutuelle mais en tout cas il n'y a pas besoin d'ordonnance dans aucun cas Donc aujourd'hui, en France, en tout cas, c'est depuis pas mal de temps, le VIH, où là c'est gratuit pour tout le monde et sans ordonnance, et ils viennent de rajouter, sans ordonnance, plusieurs IST, mais il faudra payer si t'as plus de 26 ans, la part pas couverte par la Sécu. Mais c'est pratique quand même, parce que les gonocoques, les chlamydia, il n'y a pas de test rapide, il n'y a pas d'auto-test en pharmacie, donc le fait qu'ils ouvrent la possibilité d'aller sans ordonnance… dans un laboratoire et de demander le VIH, les hépatites virales, les gonocoques, les chlamydia, la syphilis, t'as un peu le check-up complet quand t'en as besoin. Et donc oui, le système d'avoir une ordonnance, même des fois des ordonnances renouvelables, le médecin peut faire une ordonnance avec un check-up renouvelé trois fois, donc t'es peinard pour plusieurs mois en amont comme ça. Ou tu pouvais faire aussi des téléconsultations sur des sites qui proposent des téléconsultations médicales où il y a des motifs, genre dépistage des IST. Et hop, ils te font l'ordonnance et puis toi, tu n'as plus qu'à aller tranquille au labo, mais pour l'ordonnance, tu n'es pas sorti de chez toi ou de ton bureau. Ça marche, ouais. Ça a quand même beaucoup facilité les choses. Merci. Adrien, tu voulais ? C'était une question technique sur l'ordonnance que tu demandais à ta toubib. Du coup, elle te prescrit d'avance chlamydia, gonorrhée, tout le reste ? Bah ouais. Ouais, ouais, c'est ça. Tu l'as en stock chez toi et tu sors le papier quand t'as un doute, quand t'as les symptômes. Exact. Et l'autre truc que moi j'ai fait, parce que j'ai chopé deux fois des morpions Et je trouve ça vraiment relou quoi. Et du coup pour me rassurer, pour prendre soin de moi, parce que je m'aime, j'ai une ordonnance d'une crème qui marche très bien, dont le nom m'échappe là, désolé, un truc… Alors pour les morpions, il n'y a pas besoin d'ordonnance, vous achetez du Puxit FX, qui est un processus mécanique qui étouffe les morpions, gentiment, je ne sais pas si on peut dire ça, mais en tout cas, et ça marche, le FX en un traitement, et ça ne brûle pas la peau comme les anciens trucs qui étaient de l'insecticide vendu en spray, donc là c'est juste un truc qui a une action mécanique sur les bestioles et qui ne se bousille pas la peau, pour moi qui ai une peau fragile. Ah pour toi qui as une peau fragile, super, moi c'est Topiscab, attends on t'entend pas au micro, oui c'est un traitement pour la gale, non mais du coup en fait juste pour moi c'est des petites techniques quoi, d'avoir des trucs d'avance et en fait j'ai jamais reçu des morpions, y'a pas besoin mais moi ça me détend. Oui, mais ça tranquille effectivement la tête, quoi. Oui, oui, oui. C'est un peu la botte magique, quoi. Tu l'as dans un tiroir. Ouais, c'est ça. En fait, je me renseigne sur ce qui peut se passer. C'est pareil pour toi avec l'herpès. Et puis, à partir de là, normal. Mais c'est vraiment comme en randonnée. voilà super le dernier truc c'est que juste pour une autre info et après je vais vous inviter à partager une dernière bafouille si vous en avez une pas obligé dernière info les recos si vous êtes un homme qui a des rapports sexuels avec un autre homme multi partenaires donc vous n'êtes pas en relation exclusive vous avez fait des tests et tout c'est recommandé tous les trois mois vous faites dépister il n'y a pas de vous posez pas mille questions et c'est intéressant parce que j'avais des éditeurs qui disaient non mais nous on fait pas des trucs genre super olé olé mais ça n'a pas de rapport avec tes pratiques tu vois à partir du moment où tu as plusieurs partenaires comme tu augmentes tes chances de gagner au loto hop tu vas te faire dépister tous les 3 mois et je pense que l'idée c'est vraiment d'en faire un automatisme un peu le détartrage du dentiste tu te dis pas ah mais tous les ans tu te dis pas ah mais est-ce que tu le fais en tout cas j'invite les gens à le faire dans la mesure où ils vivent pas dans un désert médical voilà Est-ce que vous avez un sur notre petit cercle de paroles ? Est-ce qu'il y a un dernier truc que vous voulez dire ? Mathieu ? Ouais, moi, ce que j'aimerais surtout dire, du coup, à ceux et celles, peut-être, qui nous écoutent, c'est qu'en fait, le plus gros remord que j'ai sur cette période et jusqu'à un petit peu aujourd'hui, mais moins, c'est de m'être enfermé dans cette solitude, justement, dont on a parlé dans la précédente session. En fait, le plus gros conseil que j'aimerais donner, c'est n'hésitez pas à parler, n'hésitez pas à communiquer sur les réseaux. Parfois, il peut y avoir des groupes. Le podcast a un Discord. Voilà, aussi. Il y a des super trucs qui existent sur Insta, on trouve aussi sur le coin d'LGBT, il y a plein de trucs partout. Il ne faut pas hésiter à parler, il faut éviter de s'enfermer dans cette solitude qui peut nous ronger. On l'a tous du coup plus ou moins expérimenté à ce que j'ai compris. Elle nous a fait mal, elle nous a fait du tort, elle nous a fait nous sentir honteux. C'est quand même dommage parce que finalement avec le recul aujourd'hui on se rend compte, en tout cas je me rends compte, Que ça a été beaucoup d'énergie dépensée finalement pour des choses qui finalement, c'est pas qu'elles n'en valaient pas la peine, c'est juste qu'elles auraient pu être solutionnées plus facilement avec quelqu'un qui vous rassure, avec quelqu'un qui vous dit mais tranquille en fait c'est des trucs qui arrivent facilement en fait. Mais tous les tabous en fait sur ça ? Parce que tous les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes, et même toute personne sexuellement active, s'est posé toutes les questions, ou doit se poser, ou en tout cas va rencontrer des défis de santé sexuelle. T'es sûr que si t'es d'accord, ça nous concerne tous à partir du moment où t'es sexuellement actif. C'est ça et puis du coup ce que je voulais rajouter par là aussi parce qu'on en a beaucoup parlé, en fait ne pas s'interdire non plus d'avoir quelconque type de sexualité finalement parce que c'est vrai qu'il y a une espèce d'hégémonie encore de la société qui dit le couple c'est deux personnes et puis c'est fidèle. En fait il ne faut pas oublier que c'est la religion catholique qui l'a imposé au Moyen-Âge, si on prend la romantique… justement la norme c'était la pluralité de partenaires et en fait c'est juste une vision hégémonique et catholique du coup si je fais pas d'erreur d'un point de vue purement historique normalement j'ai pas trompé donc voilà en fait tout est ok en fait il faut juste peut-être aussi qu'on apprenne tous et toutes à se dire qu'en fait c'est important de vivre tel que nous sommes nous et pas tel que la société nous impose d'être c'est des paroles assez naïves et assez bêtes mais je pense qu'elles sont toujours bonnes à prononcer C'était juste pour réagir sur le couple. Le couple est peut-être un facteur de sécurité quand on dialogue sur ce qui se passe ouvertement, mais quand il y a le poids de la morale qui se met dans le couple, ça empêche de parler librement de ce qui se passe et les faits, les études qui ont été menées montrent que dans les couples gays… En France on l'a pas eu mais c'était aux Etats-Unis cette étude. Le couple est un facteur de risque de transmission et d'acquisition du VIH et que c'était le premier facteur de risque d'acquisition du VIH. Avant quoi ? En gros en fait les gens se contaminaient pour 50% dans le cadre de leur couple. Ah, parce que l'accord c'est on est fermé, genre on a que du sexe en tous les deux. Il y a plein de choses différentes, tu vois. Je ne me sens pas d'aller dire que j'ai baisé et que j'ai pas réussi à mettre une capote même si c'était autorisé d'aller voir ailleurs et que le couple était ouvert. Je me sens pas libre de parler en fait qu'il y a eu quelque chose alors que c'était pas du tout en fait dans le deal et que ça risque de remettre en question le couple. Il y a eu plein de choses comme ça qui sont mises en place. Ce qui est cool c'est par exemple la PrEP n'étant pas quelque chose de très visible. Il y a des possibilités aussi de gérer sa prévention de manière très autonome et à distance et même au sein du couple et d'avoir une prévention différente dans le couple. Mais le truc le plus sain, c'est de pouvoir dialoguer au sein de son couple. C'est le seul truc le plus éclairé. Mais au final, et je pense qu'après moi je suis podcaster, donc c'est vraiment mon pain, mon kiff et tout, mais je trouve qu'on finit toujours par dire « communiquons ». Tu vois, j'ai l'impression que la honte, la solitude et tous les trucs qui nous empêchent de choisir notre stratégie de santé sexuelle et ou de bien agir pour prendre soin de nous et d'avoir une sexualité épanouie, cette honte-là, dès qu'il y a de la lumière, elle disparaît. En tout cas, elle est en chemin pour disparaître. Il y a un truc qui s'est dit déjà dans un de tes podcasts, parce qu'il y a un ancien accompagnateur communautaire que je connais qui a fait un enregistrement. C'est qu'il y a des fonctions qui ne sont ni des soignants, ni des médecins, avec qui on peut parler de ça, dans des associations, comme la mienne. Moi, je travaille au spot pour l'association Aide. Il y a des accompagnateurs communautaires Au checkpoint à Paris, il y a des médiateurs en santé communautaire. Il y a donc des lieux où on peut aller voir ou contacter par WhatsApp, par le téléphone des gens pour leur poser des questions si on n'a pas les potes autour de nous pour le faire. Et leur taf, c'est d'être à cet endroit-là où évidemment c'est des professionnels, évidemment c'est pas tes amis. mais ce ne sera pas non plus la même distance qu'un soignant ou un médecin, on va aller dans du pragmatique et dans des choses qu'on connaît en fait, la sexualité nous aussi, on s'est renseigné là-dessus, et on a une approche bienveillante. Super important, moi j'ai eu la chance de trouver une médecin queer, mais il y a plein d'endroits dans le monde où un, ça n'existe pas, et où deux, c'est pas possible, en France et ailleurs, et je trouve qu'en effet, si je fais des partouzes, arriver à exprimer mes questions à quelqu'un de compétent sur les partos et tout, en fait, il y a plein de gens et je les comprends bien, c'est pas facile. Ça, les accompagnateurs communautaires, souvent, les asso LGBT, un peu partout dans le monde, peuvent avoir ces ressources-là. Absolument. Dès qu'il y a des espaces qui sont dédiés à la santé des communautés LGBTQIA+, il y a forcément des interlocuteurs qui sont pas seulement des soignants qui sont là pour parler de ces aspects-là. Ça peut aider aussi parce qu'il y a eu beaucoup d'évolutions des recommandations de prise en charge des infections sexuellement transmissibles. Le niveau de connaissance des médecins peut être variable aujourd'hui. Il peut y avoir encore des médecins qui ont des prises en charge un peu datées. Donc si on sent qu'il y a des hésitations et que le médecin ne veut pas forcément l'assumer, ça ne coûte rien d'aller se renseigner auprès d'intervenants communautaires, auprès d'autres soignants. Ce n'est pas un acte de trahison du tout. Oui, oui. Nous, c'est pour ça qu'avec des auditeurs, on a fait un annuaire de contacts recommandés, partagés. Ça vaut ce que ça vaut, mais en gros, c'est des auditeurs un peu partout en Europe, je crois. On n'est qu'en Europe pour le moment, mais que les Canadiens viennent. Et en gros, c'est moi, je suis une personne LGBTQIA+. J'ai eu un bon rapport avec un soignant, une soignante, un psy et tout. Je mets son contact dans un annuaire. en disant moi en tout cas ça s'est bien passé et du coup quand vous cherchez un contact ça peut être quand même un endroit où jeter un oeil merci à nous 5 à vous 4 c'était super merci on finit sur quoi ? il nous faudrait un petit chant sur les IST t'as dit l'enfer 3, 4, les IST ! Oh non, c'est bon. Merci, franchement, super ! Vous me regardez, on ne va pas chanter sur les IST, c'était une blague.

Rédigé avec l’aide de l’IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous