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à cette époque aussi, je n'avais pas connu une autre forme de sexualité qu'avec juste des plans. Enfin, je n'avais jamais vécu de vie de couple, on va dire. Et du coup, moi, ça m'allait. C'est pour ça que je dis moi, ça m'allait avant. Aujourd'hui, ça ne m'irait plus parce que je n'avais pas connu autre chose et que du coup, je pensais que c'était ça, entre guillemets, l'épanouissement sexuel.
Ouais, c'est intĂ©ressant ça. Oui, pour toi, l'Ă©panouissement sexuel, si tu es gay, tu es gay, bi ? Gay. Et bien, ĂȘtre gay Ă©gale, c'est ce que tu disais au dĂ©but, les clichĂ©s que tu avais, c'Ă©tait une sexualitĂ© oĂč il faut que je me couche aprĂšs 22h. Tu parles Ă quelqu'un qui se couche tĂŽt et qui se lĂšve tĂŽt, donc autant te dire qu'on peut ĂȘtre homosexuel et se coucher tĂŽt.
Oui. Non, mais je vois ce que tu veux dire. Je pense que j'ai peut-ĂȘtre plus de mal Ă ĂȘtre en connexion empathique avec toi parce que je suis trĂšs diffĂ©rent. Du coup, j'ai peut-ĂȘtre plus de mal d'entendre vraiment ce que tu dis. Tu vois, moi, pour ce podcast-lĂ , en tout cas au dĂ©but, clairement, quand tu vas sur le rĂ©seau de rencontres et que tu dis « Coucou, je fais un podcast tĂ©moignĂ© », les gens ne sont pas lĂ pour ça.
La grosse majorité, c'est des noms et des silences. Mais quand je veux un truc, je me dis « Ah ok, quand je propose à 100 personnes, il y en a une seule qui répond. Du coup, si je veux 5 qui répondent, il faut que je propose à 500 personnes. »
Mais moi, dans mon cerveau, et je suis pas du tout en mode… Parce que moi, je suis mieux que toi, c'est pas ça. C'est juste que dans mon cerveau, je suis lĂ . Moi, je veux une relation amoureuse, les autres veulent autre chose. Je comprends qu'il y a plein de non, N-O-N, sur la route, puisque… Mais en avant, quoi. C'est comme si j'avais un kiff spĂ©cifique sexuel, niche. Bon, je comprends qu'il y a plein de gens qui vont me dire que c'est pas mon dĂ©lire et donc il faut que j'aille contacter plus de gens. Ăa m'est jamais arrivĂ©, en tout cas, comme toi tu le dis, de modifier…
Ainsi, je me suis modifiĂ© et je me suis Ă©crasĂ© de plein de façons. Mais toi, c'est ça, tu as vu que ce n'Ă©tait pas possible, donc tu t'es modifiĂ©. J'ai aussi un peu l'intuition, je vais te gratter, peut-ĂȘtre que tu rends coupable… Quelque chose… Tu rends coupable l'autre…
PlutĂŽt que d'observer tes propres obstacles Ă l'intĂ©rieur. C'est un peu mon intuition que je te donne un peu de façon brutale. Moi je suis sur les rĂ©seaux aujourd'hui, peut-ĂȘtre que ça a beaucoup changĂ©, mais il y a plein de gens qui cherchent l'amour. Sur Tinder, peut-ĂȘtre pas sur Grindr, mais sur Tinder.
Oui, peut-ĂȘtre qu'aujourd'hui, je te prouve que ça fait super longtemps que je n'Ă©tais plus sur les rĂ©seaux. Je dois reconnaĂźtre, pour te faire rĂ©agir, je n'y crois pas vraiment ce que tu dis. Est-ce que c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est une gĂ©nĂ©ration entiĂšre qui ne cherche plus l'amour ? Non.
sur Grindr je trouve ça en effet plan cul mais il y a plein d'autres apps il y a des associations il y avait plein de façons d'aller chercher l'amour je dis pas que c'est une génération entiÚre moi je dis que c'est ce que je voyais en tout cas autour de moi et ce que je rencontrais en tout cas sur les réseaux à ce moment là de ma vie j'avais vraiment l'impression que personne cherchait ce que je pouvais chercher il n'y avait pas d'autres blocages que j'évolue dans un systÚme qui me dit que ce que je recherche c'est pas la norme il n'y avait pas d'autres blocages que ça ?
Je pense qu'il y avait aussi un blocage d'acceptation de moi-mĂȘme. T'es d'accord ou pas ? J'Ă©tais clairement forcĂ© Ă dire ça. Mais est-ce que t'es alignĂ© ? Ouais, je suis totalement alignĂ© et je le ressens aujourd'hui. Aujourd'hui que je suis totalement dans cette dĂ©marche d'acceptation et d'assumer ce que je suis, ce que je peux aimer, ce que je peux ne pas aimer, etc. Je me rends compte qu'avant, effectivement, il y avait ce blocage-lĂ aussi.
Et du coup, c'est pour ça que je me fondais un petit peu, que je m'effaçais dans un truc du « Ok, je prends un peu ce qu'il y a par défaut et je me mets dans des situations que je n'apprécie pas forcément, mais à cause de ces blocages-là , de cette façon, je n'ai pas envie de chercher ailleurs parce que je n'ai pas envie de me mettre en avant et de me mettre sous la lumiÚre. » Et quand tu parles d'acceptation, tu parles généralement de ton homosexualité ?
Ou de ta forme d'homosexualitĂ©, c'est-Ă -dire d'acceptation au sein d'un groupe de gays, oĂč tu comprends que la norme c'est plutĂŽt plein de plan cul et il faut se coucher aprĂšs 22h ? Tu vois, ton blocage c'Ă©tait autour de l'acceptation d'une forme de communautĂ© et d'entre-soi, ou tu parles plus gĂ©nĂ©ralement de ton identitĂ© auprĂšs du monde ?
il y a eu les deux il y a eu l'acceptation de l'homosexualité toute simple, enfin générale c'était chaud en Alsace ? euh
On va dire que, encore une fois, j'ai grandi en banlieue, dans un univers pas du tout ouvert Ă la mixitĂ© Ă ce niveau-lĂ . C'est quoi un univers pas ouvert Ă la mixitĂ© ? C'est-Ă -dire ? C'est-Ă -dire oĂč tout ce qui est… C'est-Ă -dire concrĂštement Ă l'Ă©cole ? Tout ce qui est personnes LGBT, en fait, Ă©tait mal vu, Ă©tait insultĂ©, Ă©tait harcelĂ©, Ă©tait machin. DĂ©jĂ , l'acceptation de l'homosexualitĂ© a Ă©tĂ© une Ă©tape.
toi t'as vĂ©cu ce genre d'insultes ? moi je l'ai pas vĂ©cu parce que je le cachais justement et que je voyais dans mon lycĂ©e il y en avait un je me souviens qui Ă©tait trĂšs ouvertement gay qui Ă©tait trĂšs un peu le clichĂ© trĂšs effĂ©minĂ© mais qui assumait beaucoup et c'est trĂšs bien moi au mĂȘme Ăąge je vois que je me cachais alors que lui en fait il l'affichait Ă la face du monde aujourd'hui je trouve ça admirable et je me dis le courage qu'il a eu
Et moi, je me cachais, mais je voyais du coup ce que lui endurait. Ăa semblait pas le toucher, mais en fait, tous les jours, au quotidien, aujourd'hui, je me dis, ça devait ĂȘtre lourd, quoi. Parce qu'en fait, mĂȘme, tu vois, il se prenait des petites vannes, des petites remarques qui…
Tu vois, Ă 16-17 ans, ça peut ĂȘtre drĂŽle, mais en fait, c'est pas drĂŽle. T'as vĂ©cu pareil sur l'acceptation des autres homosexuels ou, je sais pas, de l'autre homosexuel. T'as eu pareil des commentaires nĂ©gatifs et rejetants autour de toi, ton dĂ©sir de vivre un couple et une sexualitĂ© exclusive ? Genre les gens t'ont dit, ah, t'ont rejetĂ© quelque part ?
J'ai pas senti de « rejet » improprement parlé. C'est-à -dire qu'on m'a jamais dit « en fait, non, tu corresponds pas à ce qu'on cherche, casse-toi, on te veut pas ». Non, j'ai jamais senti de cette forme de « rejet ».
Mais c'est ce que je disais avant, c'est que j'ai jamais trouvĂ© quelqu'un qui me correspondait dans mes recherches, dans mes attentes. Et dans ce sens-lĂ , j'ai senti une forme de… Pas de rejet, mais du coup, de difficultĂ© Ă me faire accepter dans une communautĂ©, on va dire. De quelle communautĂ© tu parles ? La communautĂ© gay. Ă Paris. Ă Paris, parce que j'habite Ă Paris, oui. Et pour toi, c'est important ?
C'est-Ă -dire que j'imagine que tu as un groupe de potes gays. C'est ça la communautĂ© ? Comment tu la vis au quotidien, la communautĂ© ? C'est peut-ĂȘtre plus nuancĂ©, c'est plus une appartenance plus vague. C'est plus nuancĂ©, c'est plus vague. J'ai tellement pas envie d'appartenir Ă une communautĂ©, moi c'est pour ça que ça me…
En fait, Ă l'Ă©poque, j'avais l'impression qu'on devait absolument. J'avais l'impression que je devais. J'avais l'impression que… DĂ©jĂ , j'ai eu du mal Ă accepter mon homosexualitĂ©. Et quand je l'ai acceptĂ©, je me suis dit, du coup, il faut que j'appartienne Ă cette communautĂ©. Il faut que je transmette un peu, que je m'approprie les codes et que je transmette les codes et qu'en fait, on m'accepte. Mais dans cette communautĂ©, au sens large…
Et je n'avais pas envie de me sentir rejetĂ© par les personnes de la communautĂ© LGBT, tout simplement. MĂȘme si je n'Ă©tais pas dans des associations, dans un cercle hyper dĂ©fini ou quoi. Mais aujourd'hui…
Je n'ai pas l'impression de faire partie d'une communautĂ© fermĂ©e ou quoi que ce soit. Et ça ne me dĂ©range pas, en fait. En fait, c'est ce que je disais un peu plus tĂŽt par rapport aux cases, par rapport aux Ă©tiquettes. Je n'ai pas envie d'avoir une Ă©tiquette prĂ©cise, d'avoir une case prĂ©cise, d'ĂȘtre dans une espĂšce de moule au quotidien. Ăa m'ennuie. Du coup, aujourd'hui, de 0 Ă 100, tu dirais que tu es sexuellement Ă©panoui Ă combien ?
Parce que ce que j'ai entendu, c'est que ça y est, tu as le Graal, ça entre gros guillemets, tu vois, ça y est, tu es en couple exclusif, c'est ça que j'entends. Donc tu vis cette situation dans laquelle tu pressentais que tu allais pouvoir faire Ă©panouir ta sexualitĂ©. T'en es oĂč de ce chemin-lĂ ? De zĂ©ro Ă cent. De zĂ©ro Ă cent, 90%.
Ah ! Pas mal ! Ouais, c'est pas mal. Tu kiffes ? Ouais, je kiffe. Je kiffe, je suis bien. Par rapport Ă justement tout ce dont on parlait, l'Ă©poque un petit peu d'avant, quand j'Ă©tais plus jeune, oĂč je pouvais faire des plans, oĂč je pouvais avoir des relations sexuelles qui ne me correspondaient pas forcĂ©ment juste pour avoir des relations sexuelles. Aujourd'hui, en fait, je suis totalement Ă©panoui dans ma relation avec mon copain et
Et je kiffe et je peux lùcher prise pour faire en sorte de prendre tout mon plaisir. Et que je comprenne bien, qu'est-ce que dans le couple te permet de t'épanouir sexuellement ? La complicité et la communication. Qui peuvent exister avec quelqu'un avec qui tu n'es pas en couple ?
c'est quoi la différence pour toi ? alors pour moi ça peut exister mais moi j'y arrive pas personnellement en fait j'arrive pas à tisser un lien ou avoir une certaine complicité avec une personne que je connais pas en fait
Moi, j'ai besoin de connaĂźtre la personne, de savoir que je peux faire confiance Ă la personne pour me lĂącher, pour communiquer, pour me sentir bien avec la personne. Du coup, imagine, tu Ă©changes avec quelqu'un pendant trois mois et du coup, tu tisses un lien, vous n'ĂȘtes pas en couple, puis vous dĂ©cidez d'avoir des rapports sexuels et vous n'ĂȘtes toujours pas en couple. Ouais.
Ăa m'est dĂ©jĂ arrivĂ©, ouais. Et du coup, c'est quoi la diffĂ©rence ? Parce que toi, tu dis, non, moi, j'ai envie d'un… Donc, la diffĂ©rence, c'est l'engagement. C'est-Ă -dire, c'est la sĂ©curitĂ© qui te permet d'atteindre l'Ă©panouissement sexuel, c'est ça ? Je pense qu'au-delĂ de… T'es d'accord qu'on peut crĂ©er un lien sur le long terme avec quelqu'un et avoir des rapports sexuels comme toi, tu les aimes, mais sans ĂȘtre en couple. Donc, c'est quoi la diffĂ©rence ? Ouais, euh…
je pense qu'effectivement la diffĂ©rence c'est cet aspect sĂ©curitaire que tu mentionnais lĂ dessus je suis un peu vieux jeu on va dire moi j'aime bien en fait moi quand je fais confiance Ă quelqu'un et que je me lĂąche entre guillemets avec une personne mĂȘme sur le long terme ou quoi
J'ai toujours un peu peur que la personne en face se dĂ©tache, mĂȘme si une personne peut se dĂ©tacher, que tu sois en couple, pas en couple, on peut se dĂ©tacher. Il y a cette angoisse qui est rassurĂ©e par le couple. Et cette angoisse, elle t'empĂȘche de te montrer totalement vulnĂ©rable et d'ĂȘtre ouvert Ă la sexualitĂ© totale. C'est ça que j'entends, quelque part. C'est intĂ©ressant.
Et du coup, c'est pour ça que le format « couple », c'est rassurant pour moi. En fait, c'est un environnement dans lequel je peux m'Ă©panouir et je peux aller rechercher des choses, je peux aller dĂ©couvrir des choses, je peux explorer des choses que j'ai envie d'explorer, mais que je n'arrive pas Ă explorer avec des gens. MĂȘme si je tiens une relation sur six mois avec la mĂȘme personne, mais qu'on n'est pas vraiment en couple exclusif, mais qu'on se voit trĂšs rĂ©guliĂšrement, juste comme ça et tout. Ce n'est pas la mĂȘme chose ?
pas la mĂȘme relation, c'est pas fondĂ© sur les mĂȘmes choses. Tu pourrais te projeter dans un trouble ? Parce qu'il y aurait du coup les conditions que tu identifies bonnes pour toi ? Non. Pourquoi pas ? Je sais pas trop pourquoi, mais… Pardon. Je sais pas trop pourquoi, mais… J'ai trop de…
En fait, je donne trop Ă une personne. En fait, j'ai du mal Ă voir comment on peut donner autant Ă deux personnes en face.
j'ai l'impression que moi en tout cas quand je suis en couple je donne beaucoup Ă mon partenaire et en fait j'aurais du mal Ă donner autant Ă deux partenaires en mĂȘme temps ou Ă trois partenaires en mĂȘme temps ou quoi que ce soit, j'aurais du mal Ă jauger pour me dire j'ai la mĂȘme relation avec A que avec B, j'aurais du mal personnellement. Tu disais que t'es sexuellement Ă©panouie Ă 90 sur 100 c'est quoi du coup pour toi un sexe
Cool. Enfin, tu vois, quand tu essaies, lĂ , si tu devais me dĂ©crire ta sexualitĂ©, soit avec les emojis, soit pas. Donc, j'ai bien entendu l'aspect d'ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© qui te fait kiffer. Ce cĂŽtĂ©, mon mec est plus actif, dominant. C'est Ă chaque rapport sexuel que tu as envie de l'avoir Ă chaque rapport sexuel ou pas ?
Non. Tu devais me peindre un peu le tableau de ta sexualité. Il y a quoi dedans ? Il y a quoi dedans ? Je définis ça comme une sexualité assez classique. C'est marrant ce lapsus. C'est assez lié pour toi à la relation et à la sexualité. Exactement. Tu ne nous avais pas perdus.
Non, exactement. C'est quoi classique pour toi ? Pour moi, c'est des caresses, des tendresses, des…
T'es lĂ©chage de corps mutuel, dĂ©filation ? Si j'avais envie de te faire passer le meilleur moment possible sexuellement, et si on devait se concentrer uniquement sur ton plaisir, est-ce qu'il y a trois trucs en particulier, ton top 3, oĂč Ă chaque fois, c'est la joie ? T'as des endroits du corps oĂč t'as un type de pratique oĂč vraiment tu dis, ok, si je vais choisir mon top 3 ?
Mon top 3, j'aime beaucoup aujourd'hui me faire sucer en prĂ©liminaire. J'aime beaucoup sucer mon partenaire aussi. Et j'aime beaucoup cet aspect pendant une sodomie d'avoir la complicitĂ© justement avec mon partenaire. C'est-Ă -dire que…
J'aime beaucoup, pendant justement la sodomie, avoir un jeu d'échange avec mon partenaire. Que ce soit des bisous, des caresses, des paroles. Ou par exemple, mon copain aime bien me lécher le lobe de l'oreille, par exemple. En fait, ça me fait kiffer. Mais t'es super souple du coup, non ? Ou il est super grand ?
Parce qu'il te prend comment ? J'ai super souple. C'est super souple, c'est vrai ? J'ai super souple, mais en fait, c'est pour ça aussi que je préfÚre quand il me prend en face. Par exemple, quand moi, je suis allongé sur le dos. La complicité aussi au travers du regard, c'est ça ? Voilà , c'est ça.
En fait, quand je peux le voir, quand on peut s'Ă©changer, quand on peut s'embrasser en mĂȘme temps, quand on peut avoir des petites lĂ©chouilles l'un pour l'autre en mĂȘme temps, et quand il y a un contact. S'il n'y a pas de contact visuel, c'est cool, je peux avoir mon plaisir, mais le plaisir va ĂȘtre un peu…
Pas forcĂ©ment moindre, mais en fait, il va ĂȘtre plus fort si j'ai de la complicitĂ©. Tu as dit le mot prĂ©liminaire et ça m'a fait tilter le cerveau parce que je ne sais plus quel contenu je lisais qui me permettait de bien me rendre compte que ce terme est une sottise ou en tout cas, moi, ne me correspond pas puisqu'il sous-entend…
que voilà des activités sexuelles avant, oh, le sacro-sainte, la sacro-sainte pénétration. Et j'aime pas, en fait, moi perso, j'aime pas. Toi, si un rapport sexuel, il y a juste une fellation, juste, il y a, voilà , dans les pratiques, une fellation ?
Toi, il y a un vrai besoin de sodomie pour ton plaisir ? Non. Non, effectivement, j'ai dit primaire un peu parce que c'est le mot qu'on dit tout le temps. Avant, oui. Avant, j'avais l'impression qu'un rapport sexuel, c'était forcément avec une pénétration.
Aujourd'hui, non. Et d'ailleurs, mon dernier rapport, il n'y a pas eu de pénétration. Donc, c'était uniquement de la fellation. Et chacun s'est sucé ? Non, chacun a sucé l'autre. Ah, intéressant. Puisque tu es trÚs souple, chacun s'est sucé. Non, il n'est pas aussi souple que ça. Ok.
Non, c'est lui qui m'a sucĂ© tout seul. En fait, il avait juste envie, c'Ă©tait il y a deux jours avant de se coucher, oĂč c'Ă©tait juste un petit moment tendre, cĂąlin. Et en fait, il avait juste envie de me faire plaisir en ce plaisir-lĂ . Et du coup, Ă la fin, il m'a juste dit « ça fait deux, trois jours que j'avais envie de m'occuper de toi de cette façon ». Donc, ça a Ă©tĂ© juste comme ça.
Et du coup, il n'y a pas eu de pénétration et aujourd'hui, je peux totalement prendre du plaisir aussi avec une autre forme de sexualité. Si tu devais donner un conseil pour une sexualité épanouie dans un couple exclusif, un conseil, une opinion, qu'est-ce qui, pour toi, fonctionne bien dans votre couple ? Est-ce qu'il y a un petit ingrédient magique ?
Alors, si mon copain m'Ă©coute, il va dire qu'il n'est pas forcĂ©ment d'accord avec moi. Ăa commence bien. Enfin, pas qu'il n'est pas d'accord, mais je pense que j'ai encore beaucoup d'efforts Ă faire lĂ -dessus. Mais je pense que la communication, c'est vraiment un truc de ouf, quoi. Quel genre de communication ?
Qu'est-ce que t'as vu marcher dans ton couple ? La communication de vraiment se dire ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, ce qui a fonctionné pendant l'acte. Typiquement, moi, j'aime bien parler aprÚs de « Ah, quand t'as fait ça, c'était pas mal » ou « Quand j'ai fait ça, j'ai senti que t'as bien aimé. »
Prendre la tempĂ©rature aprĂšs, mĂȘme ça peut ĂȘtre deux jours aprĂšs, ou entre deux rapports, il n'y a pas de soucis sur la temporalitĂ©, mais c'est plus mettre des mots sur ce qu'on ressent, sur ce qu'on a vĂ©cu et ce qu'on a eu l'impression de faire ressentir aussi Ă l'autre, ou ce qu'on a eu l'impression de ressentir pendant l'acte.
et ton copain s'il était là il dirait quoi ? alors il dirait que je communique pas assez en fait moi j'ai beaucoup eu des rapports sans forcément communiquer ou sans forcément dire ce qui me faisait plaisir à moi ou ce qui me faisait pas plaisir ce que j'aimais bien ce que j'aimais pas etc là aujourd'hui je vois que j'ai fait un gros pas là dedans parce que j'ai l'impression de communiquer beaucoup avec lui par rapport à ça et de mettre beaucoup de mots c'est difficile pour toi ?
C'est gĂȘnant. Moi, aujourd'hui, parce que je le prends plus Ă la lĂ©gĂšretĂ©, mais ça a Ă©tĂ© un gros effort de mettre des mots sur un… De dire sodomie, quoi. Ouais, mĂȘme plus spĂ©cifiquement, tu vois, vraiment de mettre des mots sur ce qui me fait plaisir. Et ça a Ă©tĂ© dur. Moi, je me rappelle que la premiĂšre fois que je lui ai dit « Ah, j'aime bien quand tu me suces »,
ça a Ă©tĂ© tout un truc de j'aime bien ce que t'as fait l'autre jour et il Ă©tait lĂ qu'est-ce que j'ai fait l'autre jour avant que tu fasses ça alors qu'aujourd'hui je dis je vois que quand j'Ă©tais chez l'ANUS t'as bien aimĂ© c'est trop bien et du coup juste mettre des mots sur ce qu'on fait, sur ce qu'on aime je pense que ça c'est incroyable et mĂȘme si je sais que
mĂȘme si je sais qu'aujourd'hui il dirait que j'ai encore des efforts Ă faire lĂ -dedans je pense que lui aussi il a encore des efforts Ă faire lĂ -dedans mais je pense que ça c'est moi en tout cas ça m'a totalement libĂ©rĂ© sur mes relations avec lui j'ai une curiositĂ© est-ce qu'il correspond
Est-ce que ton copain correspond physiquement au type que tu dĂ©crivais au tout dĂ©but ? Toi Ă©tant, entre guillemets, censĂ© ĂȘtre le minet, est-ce qu'il est plus ĂągĂ©, plus grand ? Petit sourire !
Il n'est pas plus grand physiquement, on fait Ă peu prĂšs le mĂȘme gabarit. C'est marrant parce que lui, il a aussi toujours eu ce truc de faire plus jeune que son Ăąge, de ne pas ĂȘtre trĂšs Ă©pais, de ne pas ĂȘtre machin. Aujourd'hui, lui, il a 47 ans, donc il est plus ĂągĂ©. Et toi, 27 ? Moi, 27. Vous avez 20 ans d'Ă©cart ? Ouais. Ok. Ah bah du coup, c'est…
C'est un daddy ? Si tu veux mettre des cases, des Ă©tiquettes, oui. Mais…
Je dirais qu'il est un peu le contraire de moi. Alors, il n'est pas trÚs grand non plus, il n'est pas trÚs épais non plus. Par contre, il est brun, aux yeux marrons. Et il est totalement le contraire de moi dans la sexualité aussi. Il a toujours été hyper libéré à vivre sa sexualité à 100 à l'heure, à essayer plein de choses, à avoir plein de partenaires, à faire des plans à 3, à 4, à machin, enfin plein de trucs.
Donc on est totalement l'opposé là -dessus, mais je ne sais pas, aujourd'hui ça marche bien. Mais tant mieux. En fait, je te taquinais en disant c'est un daddy et tu as bien raison, c'est une étiquette à la con, mais je ne m'attendais pas à ça.
Je m'attendais avec ton discours au début, j'avais plutÎt cru entendre le chemin de quelqu'un qui est enfermé dans cette case de minet par rapport à son apparence et qui du coup avait détricoté l'affaire. Et toi c'est par hasard en fait que tu es tombé amoureux d'un mec qui a 20 ans de plus que toi ? Oui c'est ça, ça n'a aucun rapport ?
Ouais, ça n'a aucun rapport. Pendant mon parcours, j'ai connu d'autres mecs qui avaient plus mon Ăąge, machin et tout. Et lĂ , aujourd'hui, effectivement, comme tu disais, j'ai un peu dĂ©tissĂ© la chose dans le sens oĂč aujourd'hui, je suis avec lui, mais c'est pas forcĂ©ment voulu.
Enfin, je n'ai pas cherchĂ© sur les apps pour en trouver quelqu'un entre 40 et 50 ans, tu vois. Mais du coup, aujourd'hui, je me dĂ©tache de ça tout en Ă©tant dans une relation un peu comme ça. Mais parce qu'aujourd'hui, je l'assume et que j'aime bien. J'allais te demander, est-ce que tu as un mot de la fin ? Peut-ĂȘtre que, en voilĂ , tu viens peut-ĂȘtre de trĂšs bien conclure. Est-ce que tu as envie de rajouter quelque chose en mot de la fin ?
franchement non je pense qu'effectivement c'Ă©tait un bon mot de la fin et moi je dirais juste que en fait peu importe la sexualitĂ© qu'on a ou qu'on a pas du moment qu'on est bien avec nous mĂȘme et qu'on sait ce qu'on aime et ce qu'on aime pas c'est le plus important et tant qu'on l'exprime mais c'est galĂšre c'est tout un chemin c'est le chemin de la vie merci Tom c'Ă©tait trĂšs cool merci Ă toi de l'invitation avec plaisir
Comment tu te sens ? Globalement bien. T'es content de ce que t'as dit ? Je suis content, ouais. T'as l'impression qu'on est passĂ© Ă cĂŽtĂ© de quelque chose ? Je pense que j'aurais peut-ĂȘtre un petit peu plus dĂ©taillĂ©
comment j'en suis arrivĂ© Ă vraiment Ă me dĂ©tacher pardon je recommence ma phrase mais je pense que j'aurais peut-ĂȘtre plus dĂ©taillĂ© comment j'en suis arrivĂ© Ă mettre fin au plan genre un peu comme ça random t'aurais dit quoi ? qu'Ă force en fait de me d'essayer de me mettre dans un moule et justement de ce qu'on disait de
de plus forcĂ©ment m'affirmer et juste d'avoir des relations sexuelles comme ça, j'ai eu des relations sexuelles que j'ai vraiment pas aimĂ©es et oĂč en fait…
je me suis dit en fait, lĂ , c'est plus possible. Je ne peux pas. Ton dĂ©clic, il est venu de tu te forcer Ă faire des plans au fond. Et en fait, tu as eu des mauvaises expĂ©riences. J'ai eu des mauvaises expĂ©riences oĂč le mec en question Ă©tait juste lĂ pour son plaisir Ă lui. Et en fait, je le sentais. Et moi, je l'ai acceptĂ© parce que j'avais l'impression que c'Ă©tait comme ça que je voulais vivre ma sexualitĂ©, alors que non. Et du coup, je me suis dit, lĂ , je ne prends aucun plaisir.
Lui, il prend son plaisir, c'est cool. Mais je prends aucun plaisir. Et en fait, lui, il remarque mĂȘme pas que je prends pas de plaisir. Et c'est Ă partir de lĂ aussi que je me suis dit…
je peux pas continuer comme ça et oĂč du coup j'ai commencĂ© Ă vraiment m'affirmer en fait moi je recherche ça et je m'en fiche si je dois passer par une certaine pĂ©riode sans sexualitĂ© aujourd'hui je suis ok avec ça et en fait je veux plus de ça sur le moment avec ces derniers plans lĂ oĂč le mec Ă©tait dans son plaisir et pas connectĂ© au tien
qu'est-ce qui était difficile pour toi de dire stop, de dire attends gars tu t'y prends comme un manche j'avoue, je pense que j'ai répondu à ma question c'est trÚs compliqué à dire c'est ça ? c'est compliqué et j'avais un peu l'impression de
de devoir assumer la chose parce qu'on s'était dit qu'on le ferait et parce que le mec est là et que en l'occurrence c'était chez moi et que du coup le mec est là , le mec s'est déplacé et du coup j'avais l'impression de devoir assumer la chose en fait et du coup c'était trÚs compliqué à ce moment là je pense qu'aujourd'hui je ne reprendrais pas ça comme ça mais je pense que c'est aussi un des déclics qui m'a fait prendre conscience en fait
Ouais. Moi, c'est ça qui fait que maintenant j'en vois
Je le dis en fait par message ou par je sais pas comment on se parle. Je rigole parce que du coup je formule la question du consentement. Je dis avec plaisir on va se rencontrer et tout. En vrai on verra sur le moment si l'un de nous a pas l'élan d'avoir du sexe, c'est complÚtement ok. Et on se le dit. Le consentement ça se donne et ça s'enlÚve. Et je demande, je me dis t'es ok avec ça ?
et ça pour moi c'est clĂ© parce qu'en fait quelqu'un qui dit non je suis pas ok avec ça je dis bah ouais mais en fait j'ai pas du tout envie qu'on ait un rapport sexuel mĂȘme s'il se passe bien non mĂȘme si j'en ai envie sur le moment non je me sens pas en sĂ©curitĂ© ouais ouais mais ça c'est clĂ© aujourd'hui et moi je le sens que c'est totalement clĂ© aujourd'hui enfin tu vois le plan que je disais avant typiquement le mec il Ă©tait venu un soir j'avais ouvert la porte et je savais
qui me plaisait pas et que j'avais pas envie et je le savais mais en fait encore une fois j'Ă©tais lĂ en mode ça fait quelque temps qu'on se parle, on avait prĂ©vu est-ce que je vais vraiment lui fermer la porte au nez est-ce que machin et en fait je me suis un peu forcĂ© du coup je me suis dit bon bah et c'est pas sa faute c'est totalement de ma faute parce que c'Ă©tait Ă moi aussi d'exprimer justement ce que je voulais pas et c'est pour ça qu'aujourd'hui je dis en fait la communication j'ai l'impression que c'est la clĂ© et lĂ oĂč j'osais pas communiquer avant aujourd'hui en fait ça me dĂ©range plus t'avais quel Ăąge Ă l'Ă©poque de ça
C'était il n'y a pas longtemps, c'était il y a deux ans. C'était il n'y a vraiment pas longtemps.
Je suis trop content de faire ma petite astuce aussi parce que je trouve que les personnes qui ont la sexualité que moi, je la trouve le plus chouette. En gros, je vais passer un bon moment avec quelqu'un pour qui le consentement, c'est sexy. C'est-à -dire que
En fait, moi, je le fais pour me sentir en sĂ©curitĂ©, pour me sentir Ă©panoui et tout, mais je vois vraiment une valeur ajoutĂ©e. Parce qu'en fait, quelqu'un qui sait ce que c'est le consentement, c'est souvent un bien meilleur coup que quelqu'un qui ne sait pas ce que c'est. Et ça m'amĂšne Ă quand tu dis c'est ma faute versus c'est pas du tout sa faute. Je suis bof chaud parce qu'il y a quand mĂȘme un… En tout cas, on s'en fiche de c'est la faute de qui et tout, mais il y a quand mĂȘme un enjeu de…
un enjeu de… Enfin, moi, je vois plein de gens, en tout cas, je rencontre et j'Ă©change avec des gens oĂč, clairement, ils mettent le costume d'actifs d'homies
Simplement parce que… Enfin, simplement. Tout ça, c'est de l'interprĂ©tation. C'est ma petite opinion. Mais en fait, ils ne sont pas Ă l'aise. Ils n'ont pas confiance en eux. Ils ne savent pas trop s'y prendre. Et voilĂ , en fait, tu es actif demi. Donc, en fait, tu as le droit de venir, de faire et d'ĂȘtre que dans ton plaisir. C'Ă©tait le deal. Donc, en fait, c'est un deal qui les rassure vachement. Mais qui… Mais en fait…
ils sont dans leur plaisir et ils pensent Ă aucun moment donnĂ© au tien et il y a un truc un peu dĂ©salignĂ©, pas trĂšs intĂ©ressant. MĂȘme dans l'acte d'ĂȘtre actif dominant, tu peux… Tu vois ce que je veux dire ? Oui, je suis totalement d'accord. Aujourd'hui, quand je repense Ă ce moment-lĂ , je me demande comment ce mec-lĂ a pris son plaisir parce que finalement, moi j'Ă©tais… En fait, honnĂȘtement, je me suis juste laissĂ© le faire et je me suis dit, il aura fini vite fait et pour le coup, ça a vraiment durĂ© rapidement.
Mais à aucun moment j'ai exprimé mon plaisir et ça ne l'a pas dérangé en fait. Et aujourd'hui, je te rejoins totalement sur le cÎté sexy du consentement. Et c'est ce que j'essaie d'instaurer aussi dans mon couple.
et c'est marrant parce qu'en fait mon copain pense pas forcĂ©ment de la mĂȘme façon que moi et pour autant le consentement il est hyper prĂ©sent dans nos relations et tout et en fait c'est ce qui fait aussi que c'est trop bien mais moi je pense que je sais pas ce qu'il a vĂ©cu cette personne lĂ le partenaire sexuel mais je pense que Ă plein d'Ă©gards
C'est des personnes parfois aussi qui ne cherchent pas la connexion, c'est-Ă -dire qui n'ont pas envie en fait de te rencontrer vraiment, parce que c'est compliquĂ©, parce que ça fait flipper. Moi c'est ce que je pense, c'est-Ă -dire le moment oĂč je commence Ă prendre soin de l'autre, en tout cas de son plaisir, je suis obligĂ© d'ĂȘtre connectĂ© avec lui, je suis obligĂ©… Et moi j'ai dĂ©jĂ ressenti des moments dans ma vie oĂč j'Ă©tais peut-ĂȘtre moins Ă l'aise avec ma sexualitĂ© qu'aujourd'hui, et aujourd'hui c'est pas du tout tout nickel hein.
Mais oĂč du coup, je pouvais chercher des rapports comme ça, Ă la fois vivants, de sortir du porno, voilĂ , c'est des corps humains et c'est des expĂ©riences, mais d'ĂȘtre dans l'incapacitĂ© de me connecter rĂ©ellement, tu vois. Et c'est une forme, enfin en tout cas, je pense, ils sont Ă un moment de leur chemin oĂč ils sont pas capables de gĂ©rer plus, quoi. Ouais.
Ils sont peut-ĂȘtre aussi un peu stressĂ©s de leur Ă©rection, de leur capacitĂ©, tu vois. Peut-ĂȘtre qu'ils savent pas s'y prendre et tout. Et souvent, j'ai observĂ© que ces gens-lĂ , c'est des gens… Moi, si je suis pĂ©nĂ©trĂ©, c'est des gens qui me touchent pas l'anus. Et comme dans les films, ils commencent Ă essayer de rentrer. Et du coup, je suis lĂ … Excuse-moi, gars, t'as cru qu'il se passait quoi, lĂ ? Bon, clairement, je…
Aujourd'hui, je pense que je peux avoir ce cĂŽtĂ© un petit peu trĂšs frontal. Avant, jamais j'aurais osĂ©. Et comme toi, je pense que je me suis tu. Ăa m'est arrivĂ© vraiment trĂšs rĂ©cemment. Et je vois si je peux dire sans casser l'anonymat, mais…
c'est quelqu'un et je lui dis aprÚs c'est vraiment une trÚs jolie personne mais sexuellement il se définissait comme actif uniquement et en fait il a commencé à essayer de me pénétrer sans s'inquiéter de l'ouverture des portes et du coup pendant du coup moi j'ai pris le dessus en mode attends c'est moi qui vais faire parce que
mais sans ĂȘtre nĂ©gatif et aprĂšs je lui ai dit est-ce que t'es prĂȘt Ă entendre un truc un peu grattant et tout et je lui ai dit mais en vrai j'y suis allĂ© un peu brutal j'Ă©tais pas du tout en mode psychothĂ©rapeute j'Ă©tais lĂ il me semble que tu t'es jamais fait pĂ©nĂ©trer n'est-ce pas il m'a dit oui je me suis jamais fait pĂ©nĂ©trer bah ouais mais du coup mec tu sais pas comment ça fonctionne quoi et ce qui m'a agacĂ© alors que c'est un mec trĂšs chouette
et quand je lui ai dit est-ce que tu t'es déjà fait pénétrer il m'a dit ah non jamais de la vie j'étais là excuse moi clairement j'étais pas bien luné ce jour là et tout et j'espÚre que j'ai pas été agressif agressif mais enfin pardon un peu longue diatribe pour aussi je pense que bon je sais pas t'avais envie de réagir
je me reconnais tout Ă moi dans ce que tu dis ça me parle de ouf et effectivement moi je pense que j'ai aussi acceptĂ© beaucoup de relations sexuelles un petit peu comme tu dĂ©crivais parce que c'est le seul modĂšle que j'avais dans le porno et je me disais ça se passe comme ça dans le porno et mĂȘme si je prends mon plaisir Ă demi teinte j'ai l'impression que c'est comme ça que ça se passe et que c'est comme ça qu'il faut que ça se passe et c'est pour ça que quand j'ai dĂ©couvert une autre sexualitĂ© en fait je me suis dit ouf
exprime-toi et en fait ouais de ouf en fait faut pas trop regarder ce qui se passe autour et les images qu'on peut avoir ouais en fait le plus important c'est soi et c'est pour ça que je disais s'écouter s'affirmer c'est en fait c'est le plus important je pense c'est clé ouais et ça c'est trop marrant aussi les gens qui se définissent comme actifs
Et qui disent, ça m'est dĂ©jĂ aussi arrivĂ© qu'un mec me dise, ah non mais jamais de la vie tu passes par lĂ et tout. Et tu dis mais, attends, c'est bizarre quand mĂȘme ce que tu dis. J'ai l'impression qu'eux-mĂȘmes ont une espĂšce de rejet de cette partie-lĂ . Homophobie internalisĂ©e, je crois que j'ai l'impression de le dire mille fois par jour, mais peut-ĂȘtre pas sur le podcast. Avant j'Ă©tais activiste sur les droits LGBT, les lois anti-gays dans le monde…
ciblent la plupart du temps, trÚs souvent, bon, un, sont issus de la colonisation, deuxiÚmement, c'est-à -dire que les pays et les cultures des pays localement n'avaient pas criminalisé l'homosexualité, c'est la colonisation principalement britannique, notamment. Et deuxiÚmement,
La loi cible celui qui est pĂ©nĂ©trĂ© et non celui qui pĂ©nĂštre. Et avec, dans certains pays, des tests anneaux. Donc en gros, on considĂšre qu'on est en capacitĂ©, en faisant des tests anneaux, genre catastrophe en termes de respect des droits humains, d'identifier si tu as Ă©tĂ© pĂ©nĂ©trĂ© ou pas, et donc si tu es coupable d'homosexualitĂ©. Les gars n'ont pas l'air de comprendre le concept du muscle, rarement. Peut-ĂȘtre que je suis mauvais en anatomie.
C'est intĂ©ressant. Pour te dire que l'homophobie internalisĂ©e sociale a bien identifiĂ© que le problĂšme, c'Ă©tait d'ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© et d'oĂč les rĂ©ponses vĂ©hĂ©mentes de ces pseudo-actifs. Je crois que c'est au Texas, il y avait une loi il n'y a pas si longtemps sur la loi. Vous avez interdiction de vous faire sodomiser. Ce que tu dis, ce n'Ă©tait pas du tout pour viser les actifs, c'Ă©tait juste…
Et pas du tout pour visiter la communautĂ© LGBT. C'est plus en mode interdiction de se faire connaĂźtre. Effectivement, il y a ce truc. Je pense que quand tu acceptes ton homosexualitĂ©, c'est plus facile d'accepter un rĂŽle d'actif que d'accepter un rĂŽle de passif. Ăa reste trĂšs hĂ©tĂ©ronormĂ©. Tu restes l'homme. Moi, c'est mon intuition. C'est que tu restes un peu moins sale. Ouais.
que l'homme qui se fait pĂ©nĂ©trer. Et pour moi, la racine, c'est la misogynie. Parce qu'au final, vraiment, tout en bas de l'Ă©chelle, c'est d'ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ©, d'ĂȘtre une femme, d'ĂȘtre… et masculĂ©. Tu vois, de perdre sa masculinitĂ©. Et ça dit beaucoup de la misogynie ambiante et, en tout cas, en termes de racines. J'ai envie d'ajouter une petite nuance. J'ai eu un rapport sexuel absolument gĂ©nial avec un mec qui m'a pĂ©nĂ©trĂ© sans me doiter. Hum hum.
C'est-à -dire, en fait, je n'avais pas envie que mon propos soit un passage obligatoire, mais j'ai clairement senti qu'il y avait une connexion et un soin. En tout cas, j'avais envie d'amener un peu de complexité en me disant que ce n'est pas bien pénétrer quelqu'un, c'est forcément le doigté. Moi, je ne me fais jamais doigté.
Ouais, c'est ça, moi non plus. C'est pour ça que je trouvais que c'Ă©tait un… En tout cas, ça peut arriver si le partenaire le souhaite. Il y a une maniĂšre de faire et de prĂ©parer sans forcĂ©ment pĂ©nĂ©trer autre chose que le sexe dĂšs le dĂ©but.
Et qui est trĂšs liĂ© Ă la confiance et ou Ă l'assurance et ou Ă la joie d'ĂȘtre gay. Ou d'ĂȘtre dans un rapport homosexuel et au fait d'ĂȘtre alignĂ© et de dire en fait on va tous prendre du plaisir et tout. Mais j'avais envie d'ajouter ça. J'avais conclu, genre il y a je sais pas combien de minutes, je t'avais dit ok merci. Est-ce qu'on a loupĂ© un truc ? T'as commencĂ© Ă parler ? Est-ce que t'es ok que j'utilise tout cette…
cette conclusion c'est quoi la fin d'un bouquin ? cet Ă©pilogue ? on s'arrĂȘte lĂ ?