*Live* Couple : idées pour relancer le sexe (ou pas ?) 4/4

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Partie 4 sur 4 *Rediffusion des meilleurs épisodes de 2024* Comment prendre soin du désir et la libido en couple ? Cercle de parole avec 20 auditeurs qui partagent leurs histoires et reçoivent les conseils de Denis Trauchessec, sexothérapeute.

On explore ce qui distingue un besoin d’une envie sexuelle, les chemins cĂ©rĂ©braux du dĂ©sir, et comment le couple peut rester vivant sans tomber dans la routine. Louis raconte sa relation pleine de variĂ©tĂ© sexuelle, mĂȘme dans un couple partiellement exclusif. Guillaume, lui, parle de son passĂ© de fantasmes solitaires et de sa difficultĂ© Ă  incarner ses dĂ©sirs dans la relation. Et Denis le sexothĂ©rapeute partage des outils concrets pour rĂ©veiller le dĂ©sir en douceur

Contacter Denis : https://www.denis-trauchessec.fr/

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Alors, ce qui est intĂ©ressant, c'est de se poser la question, est-ce que tu as besoin de nouveautĂ©s ou est-ce que tu as envie de nouveautĂ©s ? LĂ , tout le monde rigole, parce que j'en sais rien en plus. La vraie question, et c'est mĂȘme pareil pour plein de sujets dans le sexe, le sexe ne doit pas ĂȘtre une rĂ©ponse Ă  un besoin. Si le sexe est une rĂ©ponse Ă  un besoin, ça veut dire qu'il sert Ă  quelque chose. Et s'il sert, s'il y a un besoin, ça veut dire qu'il faut peut-ĂȘtre entamer un autre travail. Donne-moi un exemple concret. Eh bien, tu travailles beaucoup et tu as besoin de sexe pour dĂ©compresser. Le sexe ne sert pas Ă  se dĂ©tendre. il y a un vent de circonspection et ça c'est un side effect c'est super d'avoir un effet secondaire qui la dĂ©tente je crois que je comprends ce que tu veux dire donc en fait pour que le sexe soit Ă  sa place il faudrait que ça soit plutĂŽt une envie si tu as besoin de nouveautĂ©s ça veut dire qu'effectivement il y a quelque chose sous-jacent qui va dĂ©pendre de chacun qui a besoin d'ĂȘtre comblĂ© par cette action lĂ  Bon, passons Ă  quelqu'un d'autre. Que quelqu'un d'autre parle. Non, est-ce que quelqu'un qui n'a pas encore parlĂ© veut rebondir, amener son vĂ©cu ? On est sur la fin du deuxiĂšme Ă©pisode. Louis ? Il n'y aura pas d'autres opportunitĂ©s. Les gens sont lĂ , ouais, gĂ©nial. Que ça se finisse, cette galĂšre. Louis ? Moi, je voudrais rĂ©pondre sur le cĂŽtĂ© nouveautĂ©. Et alors, pour mon expĂ©rience, moi, je pense que j'ai besoin aussi de nouveautĂ©, mais c'est plus que j'ai besoin, enfin que j'ai pas besoin, j'ai envie de variĂ©tĂ©. Et du coup, je suis capable de trouver la variĂ©tĂ© dans un couple fermĂ©, mĂȘme si aujourd'hui, je n'ai plus envie d'un couple fermĂ© parce que je ne vois pas pourquoi, pour moi. Mais j'ai eu une relation de deux ans oĂč on n'Ă©tait pas partenaire 100% exclusif parce qu'aprĂšs, on a fait des plans Ă  plusieurs, etc., mais… Mais on Ă©tait quand mĂȘme sur une forme d'exclusivitĂ© et sexuellement ça se passait bien parce qu'on Ă©tait dĂšs le dĂ©but trĂšs communiquants, on Ă©tait tous les deux trĂšs… on avait beaucoup d'envie, trĂšs variĂ©, moi beaucoup de curiositĂ©, lui plus d'expĂ©rience et du coup il m'avait fait dĂ©couvrir beaucoup de choses. Et donc, par exemple, on est trĂšs communicants. C'est comment… Le coup, j'ai pas de truc de… Genre, tu lui disais… En te brossant les dents, tiens, j'ai envie de te sucer ce soir. Non, mais c'est juste qu'on parlait… Moi, je veux du concret, quoi. C'est juste qu'on parlait souvent de sexe, en fait, parce qu'on avait des envies, des fantasmes. Mais c'Ă©tait pas un truc de… Ah tiens, on va parler de sexe. C'Ă©tait un truc de… « Ah, je sais pas, ce mec-lĂ , il est trop sexy, j'y ferais me faire prendre comme ça par lui, ce truc-lĂ , ça a l'air cool. » Mais c'Ă©tait une conversation comme une autre. En fait, c'est pas un truc oĂč on se disait « Tiens, lĂ , il faut qu'on prenne un moment rituel pour parler de sexe. » Mais pour moi, c'est Ă  cĂŽtĂ©. Mais sur le cĂŽtĂ© dĂ©sir, en tout cas, il y avait le dĂ©sir qui Ă©tait lĂ  parce qu'on se plaisait physiquement et parce qu'en fait, on apportait de la variĂ©tĂ©, de la nouveautĂ© tout en restant ensemble parce qu'on avait une certaine curiositĂ©, une envie de faire des choses diffĂ©rentes. Et Ă  ce niveau-lĂ , ça m'apportait beaucoup et… Et mĂȘme si j'avais toujours envie de voir d'autres partenaires parce que ma curiositĂ©, elle ne s'arrĂȘtait pas forcĂ©ment aux portes du siĂšcle, c'est que pour moi, je n'avais pas de raison. Enfin, aujourd'hui, je vois que je n'ai pas de raison d'avoir un seul partenaire par rapport Ă  mon mode de fonctionnement. Mais en tout cas, ça me satisfaisait quand mĂȘme beaucoup de fait d'avoir ce partenaire-lĂ  parce qu'il me… Je ne savais pas forcĂ©ment comment allait ĂȘtre un acte sexuel. Pendant de grosses pĂ©riodes, il n'y avait pas de cĂŽtĂ© routinier aussi. Ce qui fait que quand on avait un rapport sexuel, ça pouvait ĂȘtre plus doux, plus dominant. Ça pouvait ĂȘtre un truc un peu kinky avec des jouets. Ça pouvait ĂȘtre… Ça pouvait ĂȘtre en extĂ©rieur, il y avait de la surprise, il y avait de la variĂ©tĂ© et ça entretenait l'envie aussi d'avoir d'autres relations. Et les fois oĂč on parlait de sexe, c'Ă©tait aussi un truc oĂč on s'excite tous les deux comme, je sais pas, on va lire, je sais pas, quand tu regardes parfois un porno pour t'exciter quoi, bah lĂ  on faisait nos prĂ©liminaires parce qu'on se disait, on parlait de telle pratique, on parlait de tel mec… Je ne crois pas qu'on ait regardĂ© du porno ensemble, mais on aurait pu. C'Ă©tait quasiment de cet ordre-lĂ . Et pour le coup, c'Ă©tait juste naturellement, on parlait de sexe parce que ça nous intĂ©ressait, on aimait ça et on avait envie. LĂ , effectivement, ce qui Ă©tait bien, c'est que justement, dans vos envies mutuelles, le partenaire avait sa place. Tout Ă  l'heure, on disait est-ce que mon partenaire prend sa place dans mes envies ? Et donc lĂ , ce systĂšme de communication, il est super bien parce que tous les deux, vous Ă©tiez OK pour dire que chacun avait sa place dans les envies de l'autre ? et vous en parliez librement. Et du coup, ce que je proposerais, c'est de faire un petit point sur que faire si j'estime que mon partenaire n'a pas sa place dans cette envie. Donc lĂ , on a encore une question Ă  choix multiple. Oui, non. Si mon partenaire n'a pas sa place, mais que j'ai envie de lui en faire une, ça, c'est possible. C'est possible. Alors, il y a une possibilitĂ© Petite astuce qu'on pourrait donner, ça serait dans la masturbation. Lorsque vous pratiquez une masturbation en pensant Ă  cette envie en particulier, l'idĂ©e ça serait de se dire, Ă  la fin de ma masturbation, au moment oĂč je suis Ă  quelques instants de l'orgasme, je switch, je pense Ă  mon partenaire. Et petit Ă  petit, vous allez associer votre partenaire Ă  votre envie. Et petit Ă  petit, on lui dit, pensez juste Ă  la fin, vous allez pouvoir lui laisser plus de place dans le scĂ©nario masturbatoire. Et il va pouvoir prendre un rĂŽle dans l'histoire. Et comme ça, si vous avez envie de crĂ©er une place Ă  votre partenaire, petit Ă  petit, dans votre histoire, dans votre construction, vous pouvez lui laisser la place. Si aprĂšs, toutefois, vous ne voulez pas que votre partenaire prenne une place… La question est, est-ce que je peux vivre sans cette envie ? Est-ce que je peux m'en passer dans le couple ? Est-ce que je vais pouvoir l'assouvir ailleurs ? Ou est-ce que ça reste juste une envie pour un autre jour, une autre fois ? Une autre vie. Qu'est-ce que vous en pensez, les amis ? Ça rouche de la tĂȘte. Ça s'endort, lĂ -bas, lĂ . Non, je rigole. Quelqu'un veut rajouter quelque chose ? Ouais ? Guillaume ? TrĂšs joli prĂ©nom. Merci, Guillaume. En fait, je voulais dire quelque chose par rapport au post-it, mais du coup, j'aurais rebondi par rapport Ă  ce que tu viens de dire. En fait, moi, j'ai essayĂ© ça, le cĂŽtĂ© de la masturbation. On pensait, il y a genre 20 ans, 25 ans, quand je voulais devenir hĂ©tĂ©ro. Mais ça n'a pas marchĂ©. Donc, ça ne marche pas Ă  tous les coups. mais maintenant je ne veux plus devenir hĂ©tĂ©ro donc pour rebondir sur le cĂŽtĂ© post-it oui j'avais fait avec un ancien partenaire avec qui j'Ă©tais en couple on avait fait un jeu en fait oĂč on s'Ă©tait entendu sur ce qu'on mettait sur les petits mots Un peu comme si tu Ă©tais au Monopoly, tu remplaces les cartes chance par les post-it. Et puis on tirait les post-it au fur et Ă  mesure. Et du coup, on faisait le truc sur le moment. Mais je pense que pour faire ça, il faut ĂȘtre dĂ©jĂ  bien. À la limite, on fait les post-it, comme tu disais, pour se reconnecter. Et puis quand on est bien connectĂ©, on peut l'utiliser peut-ĂȘtre pour faire un jeu de sociĂ©tĂ©. Oui, et puis il y a un vrai enjeu. Quand j'ai Ă©changĂ© avec des auditeurs sur WhatsApp, des gens qui ne sont pas lĂ , mais qui, du coup, parlaient de leur vĂ©cu sur ces sujets-lĂ , quelqu'un me disait, mais moi, je n'ai jamais vu personne de mon entourage parler d'intime. Et je me rends compte que mĂȘme au-delĂ  de l'intime sexuelle, c'est trĂšs compliquĂ© pour moi, dit cet auditeur, de mettre des mots sur l'intime en gĂ©nĂ©ral. Et c'est vrai qu'on vit plutĂŽt dans des sociĂ©tĂ©s qui mettent un tabou Donc, on a peu de rĂ©fĂ©rences. C'est presque un apprentissage, un muscle Ă  remuscler cette capacitĂ© Ă  ressentir un peu ce vertige de je vais dire un truc exposant. Et en fait, ça me libĂšre. Et c'est la raison d'ĂȘtre de ce podcast. C'est qu'au final, il faut le moment oĂč tu oses dire. Tout fort, j'arrive pas Ă  bander, j'arrive pas Ă  Ă©jaculer ou j'ai envie de ci, j'ai envie de ça ou j'ai peur de ci, de ça. En fait, 70% du taf, non. En tout cas, le processus s'amorce. Il y a cet enjeu-lĂ  de parler. Moi, ce que je tire de tous ces Ă©changes n'est pas forcĂ©ment trĂšs positif. Pour ma bobine. Est-ce qu'il y a des gens qui disent encore ça ? Pour moi, pour ma pomme. C'est qu'en fait, je me rends compte, voilĂ , et je serais curieux d'avoir vos rebonds et ce que vous en pensez. Je me rends compte que ma sexualitĂ© est Ă©normĂ©ment cĂ©rĂ©brale. Donc, j'ai un univers cĂ©rĂ©bral. car j'ai grandi dans un espace homophobe oĂč en fait je pouvais pas ĂȘtre sexuellement ou que ça soit montrer de l'affection, du toucher ou de la sexualitĂ© avec d'autres hommes c'Ă©tait interdit, ça allait me tuer socialement donc je devais camoufler tout ça donc j'amenais tous mes dĂ©sirs sexuels dans mon lit d'enfant d'adolescent, je me masturbais en crĂ©ant des univers sans cesse changeant et en fait adulte ça continue Donc en fait, cĂ©rĂ©bralement, je peux projeter ces fantasmes cĂ©rĂ©brales ou cette cĂ©rĂ©bralitĂ©, ces histoires que je me raconte, je peux le projeter sur des gens que je ne connais pas ou que je connais peu, mais au fur et Ă  mesure, quand je vais apprendre Ă  les connaĂźtre, ils ne vont plus correspondre Ă  cette cĂ©rĂ©bralitĂ©, donc je vais devoir changer. Il y a des gens que ça parle, ouais, cliquetis, cliqueta. Et donc lĂ , moi, je vous entends dire, ouais, je fais des post-it, et puis aprĂšs, ce mĂȘme corps, cette mĂȘme personne que j'aime peut me rencontrer sexuellement. Moi, j'ai l'impression que ça va ĂȘtre un peu rude et tout, puis surtout pour un mec qui fait un podcast lĂ -dessus, mais j'ai beaucoup de mal Ă  rencontrer quelqu'un sexuellement, donc de sortir de ma tĂȘte et de mes histoires, parce que c'est comme ça que j'ai construit ma sexualitĂ©, il y a toutes ces histoires-lĂ , d'oublier les histoires et d'ĂȘtre prĂ©sent Ă  cette personne-lĂ . C'est chaud, quoi ! Alors, dans ce que j'entends, c'est parce qu'effectivement, et tu as trĂšs bien employĂ© le mot, de « histoire ». Tu as créé une histoire avec un dĂ©but, un milieu et une fin. L'idĂ©e du post-it, c'est de mettre un mot-clĂ© ou une envie. Parce que l'histoire, tu vas finalement en Ă©crire une nouvelle et une diffĂ©rente avec ton partenaire qui parle de la mĂȘme chose. Tu peux faire 125 Ă©pisodes sur la sexualitĂ©. Ils seront tous diffĂ©rents. Tu peux avoir un thĂšme ou une envie. Mais il faut accepter aussi que ça ne sera pas l'histoire que tu t'es créé toi tout seul. C'est j'ai une envie particuliĂšre, j'ai un thĂšme. Et bien comment est-ce que finalement mon partenaire va m'aider Ă  co-Ă©crire ce nouveau chapitre ou ce nouveau… cette nouvelle histoire en relation avec ce sujet-lĂ . Mais moi, je crois que j'ai un enjeu plus large d'accepter d'ĂȘtre homosexuel. Il y a une part oĂč, en fait, de dire « bah oui, je suis homosexuel, donc j'ai des tas de pratiques sexuelles, j'ai plus besoin de les inventer dans ma tĂȘte ». Et c'est comme un muscle. J'ai tellement musclĂ© cette capacitĂ© masturbatoire de me raconter des mythos. C'est de revenir au corps et d'ĂȘtre profondĂ©ment homosexuel. Je pense qu'il y a un truc quand mĂȘme au-delĂ  de toutes ces questions. Mais c'est plus ma libido et moi, mes pratiques sexuelles et moi. Je pense qu'il y a plutĂŽt une question de revenir Ă  soi. En assumant l'homosexualitĂ©, on a dĂ©jĂ  dĂ©construit ou rejetĂ© toute une partie de l'Ă©ducation qu'on a reçue. On a dĂ» se rĂ©inventer, on a dĂ» rĂ©envisager plein de choses, donc il y a eu dĂ©jĂ  toute une phase de questionnement sur soi. Ensuite, on a questionnĂ© le couple. Coupe ouverte, fermĂ©e, quel est le schĂ©ma ? Qu'est-ce que je vais aimer ? Qu'est-ce que je ne vais pas aimer ? Est-ce que j'en suis capable ? Ça, c'est plein de questions. Et Ă  force de dĂ©construire finalement tout ce qu'on nous a appris, potentiellement, ça peut te crĂ©er cette notion de « mais qu'est-ce qui est vrai ? ». Sur quoi est-ce que je peux m'appuyer ? Et donc finalement, c'est la question de revenir Ă  soi. C'est pas qu'est-ce qui est vrai, sur quoi est-ce que je peux appuyer, c'est moi. De quoi est-ce que j'ai envie ? Quel est le chemin de vie que je veux me tracer finalement ? C'est de s'affranchir totalement de ce qu'on pourrait penser. de ce qu'on nous a donnĂ© comme injonction, se dire, moi, maintenant, comment est-ce que je vois mon couple ? Ce n'est pas parce qu'on nous a dit que le couple Ă©tait forcĂ©ment Ă©panoui avec du sexe qu'il faut du sexe pour qu'on soit Ă©panoui. Certains oui, certains non, ça dĂ©pend. Toutes les cas de figure sont possibles. Mais moi, de quoi est-ce que j'ai envie ? Quelle est ma relation ? Comment est-ce que je vois mon couple ? Je ne sais pas si ça… Il y a du taf, moins grave. William ? Alors moi, c'Ă©tait plutĂŽt une petite question, je me permets. Je ne sais pas si elle a lieu d'ĂȘtre ici, mais comment on fait dans une relation oĂč l'un des partenaires a du mal justement Ă  exprimer son dĂ©sir ou ses volontĂ©s ? En tout cas, dans ce couple, comment ça se passe s'il y a un des partenaires comme moi qui est plutĂŽt ouvert, qui est plutĂŽt bavard et qui rencontre un blocage ? Comment je peux emmener l'autre partenaire Ă  discuter de ces sujets-lĂ  si lui, il est fermĂ© Ă  ça ? Je ne sais pas si je suis clair ? c'est ça un peu ma question merci t'as dit quoi ? tu n'as pas de micro donc tu n'as pas Ă©tĂ© entendu j'ai dit tu lui envoies le podcast oui Donc effectivement, je ne sais pas si l'exemple de Marcus tout Ă  l'heure Ă©tait quelque chose qui pourrait t'inspirer. Ça pourrait ĂȘtre une bonne chose que tu l'accompagnes dans la discussion, effectivement, et que tu le rassures dĂ©jĂ  sur l'Ă©coute que tu vas pouvoir apporter. Mais ça peut ĂȘtre un peu confrontant. Vas-y, parle, je t'Ă©coute. Souvent, lorsqu'on incite pour qu'une personne vous parle, on ne s'en rend pas compte, mais on va mettre en place tous les mĂȘmes systĂšmes qu'on discute dans la notion de consentement. Si la personne ne veut pas parler, elle ne veut pas parler. La forcer Ă  s'exprimer, c'est aller Ă  l'encontre de son consentement, et ça peut ĂȘtre tout aussi dĂ©vastateur des fois qu'un viol. Juste parce que vous avez violĂ© sa pensĂ©e, sa libertĂ© de s'exprimer. Donc, si le partenaire est vraiment bloquĂ©, bloquĂ©, verrouillĂ©, en vrai, une inhibition du dĂ©sir, ça peut se travailler ensemble, mais ça reste une problĂ©matique potentiellement pour laquelle il faut consulter. Il y a des mĂ©thodes de discussion qu'on peut mettre en place, avoir une tierce personne pour dĂ©samorcer les choses peut ĂȘtre intĂ©ressant. Ça c'est si vraiment le partenaire est totalement inhibĂ© et que malgrĂ© l'Ă©lĂ©phant au milieu de la piĂšce, il refuse de le voir et il regarde par la fenĂȘtre pour ne pas voir l'intĂ©rieur. Si par contre c'est un petit blocage potentiel, c'Ă©tait la deuxiĂšme astuce que je veux partager avec vous, c'est l'astuce caresse. L'astuce caresse qui est un super outil que je vais proposer. Alors ça reste une astuce, parce qu'aprĂšs elle peut avoir plein d'utilitĂ©s, mais elle permet notamment de libĂ©rer la parole et l'Ă©change, mais aussi, et c'est toi qui le disais Louis, il me semble, des fois vous n'Ă©tiez pas au mĂȘme niveau de libido ? Il y en avait un qui avait envie et pas l'autre, et des fois ça changeait. Ça permet aussi de se resynchroniser au niveau de la libido. C'est de se dire, ok, pour l'instant, j'ai perçu qu'il y avait une petite baisse de dĂ©sir, mais ce que je te propose, c'est que lĂ  on se passe une semaine, et pendant une semaine, on va se promettre qu'on ne fait aucune tentative, ni l'un ni l'autre. Par contre, j'ai envie de te faire des caresses. Mais je t'assure que, malgrĂ© ces caresses-lĂ , il n'y aura pas de sexualitĂ© entre nous. Et donc, ça va ĂȘtre de mettre un moment de caresse et d'Ă©change. Il faut que ça soit un moment de retrouvailles, d'une bulle que vous allez vous crĂ©er. J'ai le droit, massage, caresse ? Non, massage, ce n'est pas la mĂȘme chose. Massage, c'est pour se dĂ©tendre. Caresse, c'est pour stimuler. Ah ! Genre, c'est un peu bĂȘte comme question, mais une caresse, c'est toucher avec une partie de mon corps, doucement. Je te le dis aprĂšs, je vais donner des subtilitĂ©s. Parce qu'il faut donner un petit cadre Ă  ce moment de caresse. Il faut prendre une durĂ©e, donc ça va ĂȘtre soit 40 minutes, soit 60 minutes. Et puis vous allez couper ce temps en deux. Un temps qui sera dĂ©diĂ© Ă  toi et un temps qui sera dĂ©diĂ© Ă  ton partenaire. Et pendant le temps qui t'est dĂ©diĂ© Ă  toi, ton partenaire va devoir caresser tout ton corps. Pendant les 20 minutes ou les 30 minutes. Et son but Ă  lui, c'est de te faire des frissons. De te faire un peu de stimulation, de te faire plaisir. Mais toi, en tant que rĂ©cepteur, il va falloir que tu manifestes. J'aime quand tu me fais ça. Ou alors, ce ne sont pas tes petits sons que tu vas Ă©mettre. Et lorsque c'est des zones que tu aimes un peu moins, ça va ĂȘtre, je prĂ©fĂšre quand tu vas ailleurs. Et donc, ça va ĂȘtre une façon de commencer Ă  dire ce que tu aimes et ce que tu aimes un peu moins. Et puis aprĂšs, pendant l'autre moitiĂ© du temps, c'est l'inverse. C'est toi qui va caresser tout le corps de ton partenaire et tu vas te laisser guider par son retour. Tu vas voir ce qu'il aime, ce qu'il n'aime pas. Combien de temps ? Donc c'est soit 20 minutes chacun, soit une demi-heure. Une demi-heure, c'est vraiment chouette. Et l'idĂ©e, c'est de faire ça plusieurs fois dans la semaine. Si vous vous dites, pendant une semaine, on fait une pause, pas de sexe. Mais par contre, ce que je propose, c'est que 2-3 fois dans cette semaine, on va se faire des petits moments comme ça. Et l'idĂ©e c'est de se dire, il n'y a pas d'enjeu puisqu'il n'y aura pas de sexe Ă  la fin. Donc on lĂąche la pression et puis on profite du moment. Et les caresses, comme tu disais, on n'est pas lĂ  pour faire du massage dĂ©tente, c'est de la caresse stimulation, donc ça peut ĂȘtre caresser du bout des doigts, du plat de la main, ça peut ĂȘtre caresser avec le nez, les lĂšvres, la langue… Ça peut ĂȘtre utiliser un foulard, une chaussette. Toi, tu caresses les gens avec le bout du nez ? Eh bien, pourquoi pas ? Non, non, mais je m'imagine. Tu peux ĂȘtre hyper sensuel avec un peu de souffle chaud. Ah oui, du coup, tu ajoutes le souffle. Ok, d'accord. Je ne me moque pas, en fait. Je comprends. Et aprĂšs, ça va ĂȘtre aussi, peut-ĂȘtre si c'est deux, trois fois dans la semaine, de se dire qu'est-ce que je vais faire ce soir d'un peu plus ? Peut-ĂȘtre que je vais avoir envie de le caresser avec une chaussette. Imagine, tu as un kink chaussette. Bien sĂ»r, tu lui proposes avant. Mais tu lui proposes, ce soir, j'ai peut-ĂȘtre envie de te caresser avec une chaussette. William n'a pas de kink chaussette. Non, pas de kink chaussette. C'est un gros non. AprĂšs, ça peut ĂȘtre aussi, ce soir, j'aimerais bien avoir les yeux bandĂ©s pendant que tu fais ça. Ça va ĂȘtre l'occasion de commencer Ă  mettre des petites touches de ce dont tu aurais envie, de ce dont tu peux parler. Et comme ça, ça permet de libĂ©rer la parole sur les envies progressivement. Et en mĂȘme temps, vu que tous les deux, vous ĂȘtes en train de vous stimuler un petit peu, ça va faire monter un peu le dĂ©sir. Parce que le dĂ©sir, c'est aussi une rĂ©action chimique qui est provoquĂ©e par le toucher. S'il n'y a pas de toucher, au bout d'un moment, le dĂ©sir s'Ă©teint. Ça, c'est ce que tu m'as dit quand on a prĂ©parĂ© et j'ai appris un truc qui Ă©tait trĂšs intĂ©ressant. La chimie du dĂ©sir C'est ce que tu viens de dire. En fait, le dĂ©sir, c'est une rĂ©action Ă  la caresse, au toucher. Notamment. Une des hormones principales, le phallocytocine, est gĂ©nĂ©rĂ©e par le toucher. C'est pour ça que trĂšs souvent, dĂšs qu'on est effleurĂ© par une personne qui peut potentiellement nous plaire… On a un petit frisson et puis ça peut potentiellement crĂ©er la rĂ©action. Parce que c'est le toucher qui va, c'est un petit peu le dĂ©clencheur, l'Ă©tincelle de la chose. Et donc plus on va multiplier le toucher, plus on va faire monter un peu la tempĂ©rature. Et d'ailleurs, ça peut ĂȘtre bien intĂ©ressant, mĂȘme si ça va bien dans la sexualitĂ©, de se dire, tu sais quoi, cette semaine, on se fait une semaine de break et puis on va se chauffer Ă  blanc. Ça peut ĂȘtre chouette aussi. Les amis, c'est la fin, car nous avons cet espace jusqu'Ă  16h30 et qu'il arrive 16h30. Mais nous, aprĂšs, on peut rester. On ne peut plus enregistrer, mais on peut rester. Je saisis cette opportunitĂ© pour remercier Florian. qui est venu chez moi m'aider Ă  transporter tous ces micros. Car en effet, ils ne sont pas apparus tout seuls. Je remercie toutes les personnes qui ont amenĂ© du dĂ©licieux goĂ»ter qu'on va manger maintenant. David, YĂ©lem et… Je vous pointe, mais vous n'ĂȘtes pas du tout lĂ . Et Louis, pour toute l'organisation, les textos, c'Ă©tait Louis. Merci. Non, franchement, merci. Merci Ă  vos partages. Franchement, j'ai trouvĂ© ça vraiment cool. LĂ , aprĂšs, hors micro, je vais vous demander votre avis. Et Ă  trĂšs bientĂŽt, alors. Et merci au bar. Merci, Marcha. Et merci, Denis. Merci. On est au Merci Marcha, un super bar dans le 11e, il faut que les gens aillent googler, les parisiens en tout cas. Et merci Denis, Louis me dit tu as oubliĂ©. Merci Denis, Troche-Sec, ton site internet si jamais on veut justement, et peut-ĂȘtre moi j'en ai besoin, faire un suivi. C'est une chose de discuter et d'avoir une parole publique et tout, et c'est trĂšs chouette. C'est quand mĂȘme tout un autre univers que de prendre ces astuces et ces mĂ©thodes accompagnĂ©es par un ou une professionnelle. C'est quand mĂȘme vraiment diffĂ©rent. Je vous le conseille vivement si vous le sentez. Et on peut, toi, te retrouver sur ton site internet que je mets dans le descriptif de cet Ă©pisode. Denis Trochesec. Merci beaucoup. Merci. Je suis ravi d'ĂȘtre lĂ  aussi, en tout cas. Merci tout le monde. Trop cool. Merci.