*Live* Couple : idées pour relancer le sexe (ou pas ?) 4/4

Partie 4 sur 4

Avec le sexothérapeute Denis Trauchessec et une vingtaine d’auditeurs à Paris, ce dernier live rassemble des astuces concrètes pour raviver le désir en couple, ou l’accepter tel qu’il est.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Louis trouvait sa variété dans un couple quasi exclusif où l'on parlait de fantasmes aussi librement que d'autre chose
  • Guillaume (le podcasteur) confie une sexualité très cérébrale, héritée d'une enfance homophobe, qui l'empêche d'être présent au corps réel
  • Denis détaille l'astuce caresse : une semaine sans sexe, des moments où chacun dit ce qu'il aime, pour resynchroniser la libido
  • Selon Denis, le désir est une réaction au toucher : sans caresse, l'étincelle chimique finit par s'éteindre

💡 Les conseils du sexothérapeute

Denis Trauchessec, sexothérapeute, accompagne des personnes et des couples sur les questions de désir et de libido.

Faut-il chercher de la nouveauté pour raviver le désir ?

Tout dépend, répond Denis Trauchessec : as-tu besoin de nouveauté, ou envie de nouveauté ? Le sexe ne devrait pas être la réponse à un besoin. Si tu comptes sur lui pour décompresser du travail, par exemple, la détente n'est qu'un effet secondaire, pas sa fonction. Un « besoin » de nouveauté signale souvent autre chose à travailler en dessous.

Comment donner une place à mon partenaire dans une envie qu'il n'a pas ?

Une astuce, propose Denis Trauchessec : pendant une masturbation centrée sur cette envie, au moment d'atteindre l'orgasme, pense à ton partenaire. Peu à peu, tu l'associes à ce désir et tu lui donnes un rôle plus grand dans ton scénario. Si tu ne veux pas lui en créer une, reste la question : puis-je m'en passer, ou l'assouvir ailleurs ?

Comment parler de sexe à un partenaire qui se ferme ?

Sans jamais le forcer, prévient Denis Trauchessec : contraindre quelqu'un à s'exprimer va à l'encontre de son consentement. Mieux vaut le rassurer sur ton écoute et l'accompagner dans la discussion. Si le blocage est profond, une inhibition du désir se travaille, mais elle relève souvent d'un accompagnement professionnel, éventuellement avec une tierce personne pour désamorcer.

Quelle astuce concrète pour relancer le désir en couple ?

L'astuce caresse, détaille Denis Trauchessec : décidez une semaine sans aucune tentative sexuelle, mais offrez-vous deux ou trois moments de caresses. Sur quarante à soixante minutes, chacun caresse l'autre à tour de rôle, et celui qui reçoit dit ce qu'il aime ou pas. Sans enjeu de sexe, la pression tombe, la parole se libère et la libido se resynchronise.

Pourquoi le désir a-t-il besoin de toucher ?

Parce que le désir est en partie une réaction chimique au toucher, explique Denis Trauchessec. L'ocytocine, générée par le contact, provoque ce petit frisson quand une personne qui nous plaît nous effleure. Plus on multiplie le toucher, plus la température monte ; à l'inverse, sans contact, le désir finit par s'éteindre.


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Alors, ce qui est intéressant, c'est de se poser la question, est-ce que tu as besoin de nouveautés ou est-ce que tu as envie de nouveautés ? Là, tout le monde rigole, parce que j'en sais rien en plus. La vraie question, et c'est même pareil pour plein de sujets dans le sexe, le sexe ne doit pas être une réponse à un besoin. Si le sexe est une réponse à un besoin, ça veut dire qu'il sert à quelque chose. Et s'il sert, s'il y a un besoin, ça veut dire qu'il faut peut-être entamer un autre travail. Donne-moi un exemple concret. Eh bien, tu travailles beaucoup et tu as besoin de sexe pour décompresser. Le sexe ne sert pas à se détendre. il y a un vent de circonspection et ça c'est un side effect c'est super d'avoir un effet secondaire qui la détente je crois que je comprends ce que tu veux dire donc en fait pour que le sexe soit à sa place il faudrait que ça soit plutôt une envie si tu as besoin de nouveautés ça veut dire qu'effectivement il y a quelque chose sous-jacent qui va dépendre de chacun qui a besoin d'être comblé par cette action là Bon, passons à quelqu'un d'autre. Que quelqu'un d'autre parle. Non, est-ce que quelqu'un qui n'a pas encore parlé veut rebondir, amener son vécu ? On est sur la fin du deuxième épisode. Louis ? Il n'y aura pas d'autres opportunités. Les gens sont là, ouais, génial. Que ça se finisse, cette galère. Louis ? Moi, je voudrais répondre sur le côté nouveauté. Et alors, pour mon expérience, moi, je pense que j'ai besoin aussi de nouveauté, mais c'est plus que j'ai besoin, enfin que j'ai pas besoin, j'ai envie de variété. Et du coup, je suis capable de trouver la variété dans un couple fermé, même si aujourd'hui, je n'ai plus envie d'un couple fermé parce que je ne vois pas pourquoi, pour moi. Mais j'ai eu une relation de deux ans où on n'était pas partenaire 100% exclusif parce qu'après, on a fait des plans à plusieurs, etc., mais... Mais on était quand même sur une forme d'exclusivité et sexuellement ça se passait bien parce qu'on était dès le début très communiquants, on était tous les deux très... on avait beaucoup d'envie, très varié, moi beaucoup de curiosité, lui plus d'expérience et du coup il m'avait fait découvrir beaucoup de choses. Et donc, par exemple, on est très communicants. C'est comment... Le coup, j'ai pas de truc de... Genre, tu lui disais... En te brossant les dents, tiens, j'ai envie de te sucer ce soir. Non, mais c'est juste qu'on parlait... Moi, je veux du concret, quoi. C'est juste qu'on parlait souvent de sexe, en fait, parce qu'on avait des envies, des fantasmes. Mais c'était pas un truc de... Ah tiens, on va parler de sexe. C'était un truc de... « Ah, je sais pas, ce mec-là, il est trop sexy, j'y ferais me faire prendre comme ça par lui, ce truc-là, ça a l'air cool. » Mais c'était une conversation comme une autre. En fait, c'est pas un truc où on se disait « Tiens, là, il faut qu'on prenne un moment rituel pour parler de sexe. » Mais pour moi, c'est à côté. Mais sur le côté désir, en tout cas, il y avait le désir qui était là parce qu'on se plaisait physiquement et parce qu'en fait, on apportait de la variété, de la nouveauté tout en restant ensemble parce qu'on avait une certaine curiosité, une envie de faire des choses différentes. Et à ce niveau-là, ça m'apportait beaucoup et... Et même si j'avais toujours envie de voir d'autres partenaires parce que ma curiosité, elle ne s'arrêtait pas forcément aux portes du siècle, c'est que pour moi, je n'avais pas de raison. Enfin, aujourd'hui, je vois que je n'ai pas de raison d'avoir un seul partenaire par rapport à mon mode de fonctionnement. Mais en tout cas, ça me satisfaisait quand même beaucoup de fait d'avoir ce partenaire-là parce qu'il me... Je ne savais pas forcément comment allait être un acte sexuel. Pendant de grosses périodes, il n'y avait pas de côté routinier aussi. Ce qui fait que quand on avait un rapport sexuel, ça pouvait être plus doux, plus dominant. Ça pouvait être un truc un peu kinky avec des jouets. Ça pouvait être... Ça pouvait être en extérieur, il y avait de la surprise, il y avait de la variété et ça entretenait l'envie aussi d'avoir d'autres relations. Et les fois où on parlait de sexe, c'était aussi un truc où on s'excite tous les deux comme, je sais pas, on va lire, je sais pas, quand tu regardes parfois un porno pour t'exciter quoi, bah là on faisait nos préliminaires parce qu'on se disait, on parlait de telle pratique, on parlait de tel mec... Je ne crois pas qu'on ait regardé du porno ensemble, mais on aurait pu. C'était quasiment de cet ordre-là. Et pour le coup, c'était juste naturellement, on parlait de sexe parce que ça nous intéressait, on aimait ça et on avait envie. Là, effectivement, ce qui était bien, c'est que justement, dans vos envies mutuelles, le partenaire avait sa place. Tout à l'heure, on disait est-ce que mon partenaire prend sa place dans mes envies ? Et donc là, ce système de communication, il est super bien parce que tous les deux, vous étiez OK pour dire que chacun avait sa place dans les envies de l'autre ? et vous en parliez librement. Et du coup, ce que je proposerais, c'est de faire un petit point sur que faire si j'estime que mon partenaire n'a pas sa place dans cette envie. Donc là, on a encore une question à choix multiple. Oui, non. Si mon partenaire n'a pas sa place, mais que j'ai envie de lui en faire une, ça, c'est possible. C'est possible. Alors, il y a une possibilité Petite astuce qu'on pourrait donner, ça serait dans la masturbation. Lorsque vous pratiquez une masturbation en pensant à cette envie en particulier, l'idée ça serait de se dire, à la fin de ma masturbation, au moment où je suis à quelques instants de l'orgasme, je switch, je pense à mon partenaire. Et petit à petit, vous allez associer votre partenaire à votre envie. Et petit à petit, on lui dit, pensez juste à la fin, vous allez pouvoir lui laisser plus de place dans le scénario masturbatoire. Et il va pouvoir prendre un rôle dans l'histoire. Et comme ça, si vous avez envie de créer une place à votre partenaire, petit à petit, dans votre histoire, dans votre construction, vous pouvez lui laisser la place. Si après, toutefois, vous ne voulez pas que votre partenaire prenne une place... La question est, est-ce que je peux vivre sans cette envie ? Est-ce que je peux m'en passer dans le couple ? Est-ce que je vais pouvoir l'assouvir ailleurs ? Ou est-ce que ça reste juste une envie pour un autre jour, une autre fois ? Une autre vie. Qu'est-ce que vous en pensez, les amis ? Ça rouche de la tête. Ça s'endort, là-bas, là. Non, je rigole. Quelqu'un veut rajouter quelque chose ? Ouais ? Guillaume ? Très joli prénom. Merci, Guillaume. En fait, je voulais dire quelque chose par rapport au post-it, mais du coup, j'aurais rebondi par rapport à ce que tu viens de dire. En fait, moi, j'ai essayé ça, le côté de la masturbation. On pensait, il y a genre 20 ans, 25 ans, quand je voulais devenir hétéro. Mais ça n'a pas marché. Donc, ça ne marche pas à tous les coups. mais maintenant je ne veux plus devenir hétéro donc pour rebondir sur le côté post-it oui j'avais fait avec un ancien partenaire avec qui j'étais en couple on avait fait un jeu en fait où on s'était entendu sur ce qu'on mettait sur les petits mots Un peu comme si tu étais au Monopoly, tu remplaces les cartes chance par les post-it. Et puis on tirait les post-it au fur et à mesure. Et du coup, on faisait le truc sur le moment. Mais je pense que pour faire ça, il faut être déjà bien. À la limite, on fait les post-it, comme tu disais, pour se reconnecter. Et puis quand on est bien connecté, on peut l'utiliser peut-être pour faire un jeu de société. Oui, et puis il y a un vrai enjeu. Quand j'ai échangé avec des auditeurs sur WhatsApp, des gens qui ne sont pas là, mais qui, du coup, parlaient de leur vécu sur ces sujets-là, quelqu'un me disait, mais moi, je n'ai jamais vu personne de mon entourage parler d'intime. Et je me rends compte que même au-delà de l'intime sexuelle, c'est très compliqué pour moi, dit cet auditeur, de mettre des mots sur l'intime en général. Et c'est vrai qu'on vit plutôt dans des sociétés qui mettent un tabou Donc, on a peu de références. C'est presque un apprentissage, un muscle à remuscler cette capacité à ressentir un peu ce vertige de je vais dire un truc exposant. Et en fait, ça me libère. Et c'est la raison d'être de ce podcast. C'est qu'au final, il faut le moment où tu oses dire. Tout fort, j'arrive pas à bander, j'arrive pas à éjaculer ou j'ai envie de ci, j'ai envie de ça ou j'ai peur de ci, de ça. En fait, 70% du taf, non. En tout cas, le processus s'amorce. Il y a cet enjeu-là de parler. Moi, ce que je tire de tous ces échanges n'est pas forcément très positif. Pour ma bobine. Est-ce qu'il y a des gens qui disent encore ça ? Pour moi, pour ma pomme. C'est qu'en fait, je me rends compte, voilà, et je serais curieux d'avoir vos rebonds et ce que vous en pensez. Je me rends compte que ma sexualité est énormément cérébrale. Donc, j'ai un univers cérébral. car j'ai grandi dans un espace homophobe où en fait je pouvais pas être sexuellement ou que ça soit montrer de l'affection, du toucher ou de la sexualité avec d'autres hommes c'était interdit, ça allait me tuer socialement donc je devais camoufler tout ça donc j'amenais tous mes désirs sexuels dans mon lit d'enfant d'adolescent, je me masturbais en créant des univers sans cesse changeant et en fait adulte ça continue Donc en fait, cérébralement, je peux projeter ces fantasmes cérébrales ou cette cérébralité, ces histoires que je me raconte, je peux le projeter sur des gens que je ne connais pas ou que je connais peu, mais au fur et à mesure, quand je vais apprendre à les connaître, ils ne vont plus correspondre à cette cérébralité, donc je vais devoir changer. Il y a des gens que ça parle, ouais, cliquetis, cliqueta. Et donc là, moi, je vous entends dire, ouais, je fais des post-it, et puis après, ce même corps, cette même personne que j'aime peut me rencontrer sexuellement. Moi, j'ai l'impression que ça va être un peu rude et tout, puis surtout pour un mec qui fait un podcast là-dessus, mais j'ai beaucoup de mal à rencontrer quelqu'un sexuellement, donc de sortir de ma tête et de mes histoires, parce que c'est comme ça que j'ai construit ma sexualité, il y a toutes ces histoires-là, d'oublier les histoires et d'être présent à cette personne-là. C'est chaud, quoi ! Alors, dans ce que j'entends, c'est parce qu'effectivement, et tu as très bien employé le mot, de « histoire ». Tu as créé une histoire avec un début, un milieu et une fin. L'idée du post-it, c'est de mettre un mot-clé ou une envie. Parce que l'histoire, tu vas finalement en écrire une nouvelle et une différente avec ton partenaire qui parle de la même chose. Tu peux faire 125 épisodes sur la sexualité. Ils seront tous différents. Tu peux avoir un thème ou une envie. Mais il faut accepter aussi que ça ne sera pas l'histoire que tu t'es créé toi tout seul. C'est j'ai une envie particulière, j'ai un thème. Et bien comment est-ce que finalement mon partenaire va m'aider à co-écrire ce nouveau chapitre ou ce nouveau... cette nouvelle histoire en relation avec ce sujet-là. Mais moi, je crois que j'ai un enjeu plus large d'accepter d'être homosexuel. Il y a une part où, en fait, de dire « bah oui, je suis homosexuel, donc j'ai des tas de pratiques sexuelles, j'ai plus besoin de les inventer dans ma tête ». Et c'est comme un muscle. J'ai tellement musclé cette capacité masturbatoire de me raconter des mythos. C'est de revenir au corps et d'être profondément homosexuel. Je pense qu'il y a un truc quand même au-delà de toutes ces questions. Mais c'est plus ma libido et moi, mes pratiques sexuelles et moi. Je pense qu'il y a plutôt une question de revenir à soi. En assumant l'homosexualité, on a déjà déconstruit ou rejeté toute une partie de l'éducation qu'on a reçue. On a dû se réinventer, on a dû réenvisager plein de choses, donc il y a eu déjà toute une phase de questionnement sur soi. Ensuite, on a questionné le couple. Coupe ouverte, fermée, quel est le schéma ? Qu'est-ce que je vais aimer ? Qu'est-ce que je ne vais pas aimer ? Est-ce que j'en suis capable ? Ça, c'est plein de questions. Et à force de déconstruire finalement tout ce qu'on nous a appris, potentiellement, ça peut te créer cette notion de « mais qu'est-ce qui est vrai ? ». Sur quoi est-ce que je peux m'appuyer ? Et donc finalement, c'est la question de revenir à soi. C'est pas qu'est-ce qui est vrai, sur quoi est-ce que je peux appuyer, c'est moi. De quoi est-ce que j'ai envie ? Quel est le chemin de vie que je veux me tracer finalement ? C'est de s'affranchir totalement de ce qu'on pourrait penser. de ce qu'on nous a donné comme injonction, se dire, moi, maintenant, comment est-ce que je vois mon couple ? Ce n'est pas parce qu'on nous a dit que le couple était forcément épanoui avec du sexe qu'il faut du sexe pour qu'on soit épanoui. Certains oui, certains non, ça dépend. Toutes les cas de figure sont possibles. Mais moi, de quoi est-ce que j'ai envie ? Quelle est ma relation ? Comment est-ce que je vois mon couple ? Je ne sais pas si ça... Il y a du taf, moins grave. William ? Alors moi, c'était plutôt une petite question, je me permets. Je ne sais pas si elle a lieu d'être ici, mais comment on fait dans une relation où l'un des partenaires a du mal justement à exprimer son désir ou ses volontés ? En tout cas, dans ce couple, comment ça se passe s'il y a un des partenaires comme moi qui est plutôt ouvert, qui est plutôt bavard et qui rencontre un blocage ? Comment je peux emmener l'autre partenaire à discuter de ces sujets-là si lui, il est fermé à ça ? Je ne sais pas si je suis clair ? c'est ça un peu ma question merci t'as dit quoi ? tu n'as pas de micro donc tu n'as pas été entendu j'ai dit tu lui envoies le podcast oui Donc effectivement, je ne sais pas si l'exemple de Marcus tout à l'heure était quelque chose qui pourrait t'inspirer. Ça pourrait être une bonne chose que tu l'accompagnes dans la discussion, effectivement, et que tu le rassures déjà sur l'écoute que tu vas pouvoir apporter. Mais ça peut être un peu confrontant. Vas-y, parle, je t'écoute. Souvent, lorsqu'on incite pour qu'une personne vous parle, on ne s'en rend pas compte, mais on va mettre en place tous les mêmes systèmes qu'on discute dans la notion de consentement. Si la personne ne veut pas parler, elle ne veut pas parler. La forcer à s'exprimer, c'est aller à l'encontre de son consentement, et ça peut être tout aussi dévastateur des fois qu'un viol. Juste parce que vous avez violé sa pensée, sa liberté de s'exprimer. Donc, si le partenaire est vraiment bloqué, bloqué, verrouillé, en vrai, une inhibition du désir, ça peut se travailler ensemble, mais ça reste une problématique potentiellement pour laquelle il faut consulter. Il y a des méthodes de discussion qu'on peut mettre en place, avoir une tierce personne pour désamorcer les choses peut être intéressant. Ça c'est si vraiment le partenaire est totalement inhibé et que malgré l'éléphant au milieu de la pièce, il refuse de le voir et il regarde par la fenêtre pour ne pas voir l'intérieur. Si par contre c'est un petit blocage potentiel, c'était la deuxième astuce que je veux partager avec vous, c'est l'astuce caresse. L'astuce caresse qui est un super outil que je vais proposer. Alors ça reste une astuce, parce qu'après elle peut avoir plein d'utilités, mais elle permet notamment de libérer la parole et l'échange, mais aussi, et c'est toi qui le disais Louis, il me semble, des fois vous n'étiez pas au même niveau de libido ? Il y en avait un qui avait envie et pas l'autre, et des fois ça changeait. Ça permet aussi de se resynchroniser au niveau de la libido. C'est de se dire, ok, pour l'instant, j'ai perçu qu'il y avait une petite baisse de désir, mais ce que je te propose, c'est que là on se passe une semaine, et pendant une semaine, on va se promettre qu'on ne fait aucune tentative, ni l'un ni l'autre. Par contre, j'ai envie de te faire des caresses. Mais je t'assure que, malgré ces caresses-là, il n'y aura pas de sexualité entre nous. Et donc, ça va être de mettre un moment de caresse et d'échange. Il faut que ça soit un moment de retrouvailles, d'une bulle que vous allez vous créer. J'ai le droit, massage, caresse ? Non, massage, ce n'est pas la même chose. Massage, c'est pour se détendre. Caresse, c'est pour stimuler. Ah ! Genre, c'est un peu bête comme question, mais une caresse, c'est toucher avec une partie de mon corps, doucement. Je te le dis après, je vais donner des subtilités. Parce qu'il faut donner un petit cadre à ce moment de caresse. Il faut prendre une durée, donc ça va être soit 40 minutes, soit 60 minutes. Et puis vous allez couper ce temps en deux. Un temps qui sera dédié à toi et un temps qui sera dédié à ton partenaire. Et pendant le temps qui t'est dédié à toi, ton partenaire va devoir caresser tout ton corps. Pendant les 20 minutes ou les 30 minutes. Et son but à lui, c'est de te faire des frissons. De te faire un peu de stimulation, de te faire plaisir. Mais toi, en tant que récepteur, il va falloir que tu manifestes. J'aime quand tu me fais ça. Ou alors, ce ne sont pas tes petits sons que tu vas émettre. Et lorsque c'est des zones que tu aimes un peu moins, ça va être, je préfère quand tu vas ailleurs. Et donc, ça va être une façon de commencer à dire ce que tu aimes et ce que tu aimes un peu moins. Et puis après, pendant l'autre moitié du temps, c'est l'inverse. C'est toi qui va caresser tout le corps de ton partenaire et tu vas te laisser guider par son retour. Tu vas voir ce qu'il aime, ce qu'il n'aime pas. Combien de temps ? Donc c'est soit 20 minutes chacun, soit une demi-heure. Une demi-heure, c'est vraiment chouette. Et l'idée, c'est de faire ça plusieurs fois dans la semaine. Si vous vous dites, pendant une semaine, on fait une pause, pas de sexe. Mais par contre, ce que je propose, c'est que 2-3 fois dans cette semaine, on va se faire des petits moments comme ça. Et l'idée c'est de se dire, il n'y a pas d'enjeu puisqu'il n'y aura pas de sexe à la fin. Donc on lâche la pression et puis on profite du moment. Et les caresses, comme tu disais, on n'est pas là pour faire du massage détente, c'est de la caresse stimulation, donc ça peut être caresser du bout des doigts, du plat de la main, ça peut être caresser avec le nez, les lèvres, la langue... Ça peut être utiliser un foulard, une chaussette. Toi, tu caresses les gens avec le bout du nez ? Eh bien, pourquoi pas ? Non, non, mais je m'imagine. Tu peux être hyper sensuel avec un peu de souffle chaud. Ah oui, du coup, tu ajoutes le souffle. Ok, d'accord. Je ne me moque pas, en fait. Je comprends. Et après, ça va être aussi, peut-être si c'est deux, trois fois dans la semaine, de se dire qu'est-ce que je vais faire ce soir d'un peu plus ? Peut-être que je vais avoir envie de le caresser avec une chaussette. Imagine, tu as un kink chaussette. Bien sûr, tu lui proposes avant. Mais tu lui proposes, ce soir, j'ai peut-être envie de te caresser avec une chaussette. William n'a pas de kink chaussette. Non, pas de kink chaussette. C'est un gros non. Après, ça peut être aussi, ce soir, j'aimerais bien avoir les yeux bandés pendant que tu fais ça. Ça va être l'occasion de commencer à mettre des petites touches de ce dont tu aurais envie, de ce dont tu peux parler. Et comme ça, ça permet de libérer la parole sur les envies progressivement. Et en même temps, vu que tous les deux, vous êtes en train de vous stimuler un petit peu, ça va faire monter un peu le désir. Parce que le désir, c'est aussi une réaction chimique qui est provoquée par le toucher. S'il n'y a pas de toucher, au bout d'un moment, le désir s'éteint. Ça, c'est ce que tu m'as dit quand on a préparé et j'ai appris un truc qui était très intéressant. La chimie du désir C'est ce que tu viens de dire. En fait, le désir, c'est une réaction à la caresse, au toucher. Notamment. Une des hormones principales, le phallocytocine, est générée par le toucher. C'est pour ça que très souvent, dès qu'on est effleuré par une personne qui peut potentiellement nous plaire... On a un petit frisson et puis ça peut potentiellement créer la réaction. Parce que c'est le toucher qui va, c'est un petit peu le déclencheur, l'étincelle de la chose. Et donc plus on va multiplier le toucher, plus on va faire monter un peu la température. Et d'ailleurs, ça peut être bien intéressant, même si ça va bien dans la sexualité, de se dire, tu sais quoi, cette semaine, on se fait une semaine de break et puis on va se chauffer à blanc. Ça peut être chouette aussi. Les amis, c'est la fin, car nous avons cet espace jusqu'à 16h30 et qu'il arrive 16h30. Mais nous, après, on peut rester. On ne peut plus enregistrer, mais on peut rester. Je saisis cette opportunité pour remercier Florian. qui est venu chez moi m'aider à transporter tous ces micros. Car en effet, ils ne sont pas apparus tout seuls. Je remercie toutes les personnes qui ont amené du délicieux goûter qu'on va manger maintenant. David, Yélem et... Je vous pointe, mais vous n'êtes pas du tout là. Et Louis, pour toute l'organisation, les textos, c'était Louis. Merci. Non, franchement, merci. Merci à vos partages. Franchement, j'ai trouvé ça vraiment cool. Là, après, hors micro, je vais vous demander votre avis. Et à très bientôt, alors. Et merci au bar. Merci, Marcha. Et merci, Denis. Merci. On est au Merci Marcha, un super bar dans le 11e, il faut que les gens aillent googler, les parisiens en tout cas. Et merci Denis, Louis me dit tu as oublié. Merci Denis, Troche-Sec, ton site internet si jamais on veut justement, et peut-être moi j'en ai besoin, faire un suivi. C'est une chose de discuter et d'avoir une parole publique et tout, et c'est très chouette. C'est quand même tout un autre univers que de prendre ces astuces et ces méthodes accompagnées par un ou une professionnelle. C'est quand même vraiment différent. Je vous le conseille vivement si vous le sentez. Et on peut, toi, te retrouver sur ton site internet que je mets dans le descriptif de cet épisode. Denis Trochesec. Merci beaucoup. Merci. Je suis ravi d'être là aussi, en tout cas. Merci tout le monde. Trop cool. Merci.

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