Gay et épanoui 🥳 (3/3) Devenir une fée (et la suite de ce podcast)

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Je suis Guillaume, créateur du podcast sur l’intime gay Actif ou Passif ?.

Dans cet épisode, je tire les leçons de quatre ans et 380 épisodes qui ont débloqué mon intime gay, en amour, en sexe et en amitié, et j’explique pourquoi j’arrête :

  • Entouré de mes trois meilleurs amis gays, j’ai découvert une amitié qui change tout : un langage commun où je n’ai plus peur d’avoir honte
  • Le tantra et les rencontres conscientes m’ont fait quitter les plans cul directs : aujourd’hui j’entends d’abord la voix et je dis ce que j’aime
  • Chez les fées radicales, j’ai enfin osé les sequins et le No Talent Show : être vulnérable et célébré au lieu de performer

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Mes conseils

  1. Trouve tes pairs. M’entourer d’amis gays qui traversent des choses proches a tout changé : on partage un langage commun et je n’ai plus honte de dire ce qui ne va pas.
  2. Cherche des espaces de vulnérabilité. Les apéros entre auditeurs, le tantra, les fées radicales : des lieux pensés pour la sensibilité, à l’inverse d’un Grindr où la violence est un bruit de fond.
  3. Mets de la conscience sur ta sexualité. J’ai arrêté les plans cul directs : j’entends la voix de l’autre, je dis ce que j’aime et ce que je veux conduire ou laisser conduire.

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Les questions de l’épisode

Je suis Guillaume, créateur du podcast Actif ou Passif ? — 380 épisodes, 4 ans de recherche sur l’intime gay avec des dizaines d’experts interviewés.

Comment se faire des amis gays quand on n’en a jamais eu ?

Pour moi, tout est passé par des espaces pensés pour ça : les apéros entre auditeurs, les rassemblements queer, plutôt que les applis de rencontre. Avant, je n’avais que des potes hétéros et je me sentais seul. Me retrouver avec des gens qui traversent des choses proches a créé un langage commun et m’a permis d’oser être vulnérable sans avoir honte.

C’est quoi le tantra et à quoi ça sert pour la sexualité ?

Pour moi, le tantra est une façon d’aborder la vie avec plus de conscience et de présence, et la sexualité en fait partie. Ce que j’en ai vécu m’a surtout appris à ralentir, à entendre mes sensations et à dire ce que j’aime. Aujourd’hui je préfère des rencontres où je sens d’abord l’énergie plutôt que des plans directs.

Pourquoi arrêter un podcast qui marche ?

Parce que ces quatre ans et 380 épisodes ont fait leur travail sur mon intime : en amour, en sexe et en amitié, je me sens enfin épanoui. Je garde de l’élan pour la thématique, donc il sortira peut-être encore des épisodes au gré de mes rencontres, mais j’avais besoin de refermer ce chapitre en beauté, entouré de mes amis.


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Lire la transcription de cet épisode
On est prêts ? On est prêts. Allez. Oui. On est prêts. Soyez prêts. Ah oui, c'est ça. Troisième et dernière partie de notre échange pour conclure ce podcast. Bon, il y aura peut-être des épisodes. Je ne l'ai pas dit ça en intro précédemment. Moi, je me laisse libre. Fais-le à la fin, non ? Enfin, fais comme tu veux. Non, je vais le faire là. Non, parce qu'en fait, je me dis qu'il y a des gens qui vont se désabonner et se dire « bon, il n'y a pas besoin, le podcast est terminé ». Et moi, ce que j'ai envie de dire, c'est qu'il y aura peut-être des épisodes qui vont sortir parce que je fais des rencontres sur le sujet de la sexualité. Moi, je garde vachement de l'élan et de la joie à la thématique du podcast. On est en train de déplier. Vous êtes mes amis, mes amis chéris, Adrien, Baptiste, Victor. Très gentiment, vous m'avez proposé de m'accompagner pour ce dernier épisode, ces derniers épisodes. J'étais un peu perdu, je ne savais pas comment conclure. Et l'idée, c'est que vous me posez des questions et vous réagissez aussi, mais on déplie comment pendant 4 ans et 380 épisodes, ce podcast a changé mon intime sexuel, amoureux, les clés que ça m'a donné. Et je trouve ça chouette parce que je pense qu'il y a des gens que ça peut inspirer ou intéresser. Et on était en train de déplier différentes thématiques et là, on est sur la dernière et c'est comment le podcast m'a donné des référentiels joyeux Et ça, pour en dire deux mots, en fait, qu'est-ce que j'étais seul il y a quatre ans ? Seul sans vous. C'est sûr. Mais vraiment, moi, si j'avais un conseil à petit Guillaume d'il y a 4 ans, bon, il n'était pas si petit que ça, il avait 35 ans, mais je pense que j'avais de l'homophobie internalisée, donc je n'aimais pas trop les autres homosexuels, les autres gays. J'avais un peu des… Je ne m'aimais pas, je ne nous aimais pas, je n'aimais pas ça. Je sais, c'est triste, franchement, je suis désolé, mais… Et en fait, en cheminant, j'ai trouvé qu'on était des êtres exceptionnels et géniaux. Et j'ai vu la différence de se raconter entre nous. Mais c'est le jour et la nuit, quoi. J'avais des potes hétéros et j'étais pas à l'aise. Et même des gens très sympas, quoi. En fait, des premiers concernés, tu te mets à devoir répondre à leurs questions. Ils comprennent pas, ils ont pas les mêmes codes, ils ont pas les mêmes trucs. Donc en fait, tu mets pas mal de temps à essayer de créer un lien. C'est pas impossible. Je dis pas du tout que… Mais moi, en tout cas, je n'y parvenais pas. Donc, j'aime trop finir avec vous aussi parce que, quelque part, ça célèbre notre amitié et à quel point elle transforme ma vie, quoi. Aujourd'hui, ça change tout d'être accompagné par des gens qui traversent des choses similaires. C'est vraiment bête, je suis désolé, mais… Non, c'est pas la bête. Mais c'est aussi une espèce de culture commune, de référence commune. Le fait qu'on discute tous les quatre, quand on arrive à se retrouver avec nos emplois du temps, le fait qu'on arrive à se raconter un peu… nos histoires respectives qui sont toutes différentes avec nos amants nos amoureux nos plans cul on a partagé aussi grâce à ce podcast un langage commun grave vocabulaire commun et j'ai pas peur d'avoir honte parce que même face à quelqu'un de pas concerné je peux avoir peur d'avoir honte Et ça, je trouve qu'une de nos forces, c'est d'être justement en accueil de l'autre, de « bah ouais, dis-moi ce qui se passe pour toi en fait, et dis-moi ce qui se passe pour toi qui te rend hyper joyeux et fier, mais aussi ce qui te rend honteux ». Et je trouve que c'est ça la force du truc. Comme tu dis, on ne fait pas de grande messe, on se retrouve et on se rend compte de ce qui se passe pour toi en ce moment. Quelles sont tes galères sexuelles ? Enfin, pas tes galères, mais à quoi ressemble ta vie sexuelle ? À quoi ressemble ta vie romantique, s'il y en a une ? À quoi ressemblent tes amitiés, tes liens familiaux aussi, comme on parlait tout à l'heure ? Avec la nuance qu'on a des envies communes, c'est-à-dire je pense qu'aucun de nous n'est traditionnaliste, aucun de nous n'est jugeant, on a tous envie d'avoir une sexualité multiple et riche. je pense qu'on partage des valeurs communes sur nos chemins d'épanouissement je pense qu'il existe je les connais pas très bien mais il y a des gays qui vont te dire ah bah ouais t'as chopé une MST faut pas courir à gauche à droite tu l'as bien cherché il y a des gays de droite c'est la question que je voulais te poser est-ce que toi dans les 380 épisodes que t'as fait est-ce que t'as senti des jugements de gens que t'as interrogé A mon égard ? Ouais. Non mais quand tu dis ça je me dis je devrais pas dire il y a des gays de droite parce que je trouve que c'est vraiment débile, c'est la binarité jugeante. Mais non est-ce que… 30% des gays qui votent RN. Ça j'ai… Désolé, c'est des chiffres, des vrais chiffres. Et là, on a du mal à pas être dans le jugement. Ouais, je trouve que c'est compliqué d'arriver à faire communauté. Je sais qu'il ne faut pas s'agresser les uns les autres parce qu'on n'arrive pas à s'entendre si on s'agresse, mais il y a aussi un moment donné où il y a un niveau de violence que ça crée et tout, la réalité politique. Bon ! Non, moi, j'ai rencontré que des gens qui savaient qu'ils allaient témoigner et du coup, qui me donnaient un crédit. Il y avait vraiment le jeu du… Tu sais, comment on dit quand on projette sur son thérapeute ? Le transfert. Le transfert, oui. Il était très, très puissant. Très, très puissant. Et d'ailleurs, il fallait que je fasse attention à… à prendre soin de pas moins… Je pense que j'ai souvent, certainement pas assez bien fait, mais orienter. J'oriente la conversation et la personne me donne tellement de crédit qu'elle se laisse désorienter par là où je vais et elle n'arrive pas à me dire « Non, non, là, tu t'emballes, Guillaume. » Il y en a qui y sont arrivés, mais… Donc non, jamais de jugement. Et si, il y a plein de gens qui ne m'aimaient pas du tout, mais soit ils ne me le disaient pas, soit ils me le disaient rarement par message, ouais. je reviens sur ce que tu disais tout à l'heure on a une culture commune, on a une envie commune moi je dirais plus que c'est une curiosité parce que je sais pas si on avait vraiment à la base des envies forcément communes mais on s'est rencontré, on s'est enrichi de nos différents parcours et ça a influencé dans quelle direction on allait genre moi avant de vous rencontrer j'avais pas une envie par exemple d'être en couple ouvert et puis aujourd'hui je suis en couple ouvert et voilà et c'était pas une envie de base mais c'était vraiment l'ouverture à ça Oui, mais pour moi, on choisit nos cocons qui nous aident à nous épanouir. Alors, on a compris les uns les autres qu'on se porte vers une sexualité ouverte, plurielle, que si l'un de nous dit qu'il est en couple fermé, il n'y a aucun problème. Mais je pense que si tu avais envie de t'épanouir dans un endroit plus hétéronormé, plus « moi, je veux une sexualité normale », Si tu avais dit ces deux termes horribles, enfin ce terme horrible de normal, tu n'aurais pas continué à manger des gaufres au sirop d'érable, tu n'aurais pas répondu. Tu as su le dire, je pense que… Non, vas-y, bien sûr. Parce que c'est très lié à ce que tu as dit tout à l'heure sur… Avant, je n'avais pas d'amis gays. Et moi, c'est exactement pareil. Avant vous, je n'avais pas d'amis queers ou gays. et donc j'avais pas vraiment accès à ces référentiels et je savais même pas que ça existait et donc c'est par la rencontre qu'on se construit cette ouverture là et peut-être cette envie de tester etc et je pense que Je pense qu'avoir envie d'une sexualité normale, je vais essayer de le dire de manière pas jugeante, mais c'est souvent, j'imagine, faute de connaître et d'avoir expérimenté autre chose, d'avoir osé expérimenter autre chose. Et ça, c'est quelque chose que j'entends beaucoup avec les apéroditeurs. Moi, je n'ai pas compris pourquoi ça a essaimé autant. Parce que pour moi, c'est dans des villes où il y a déjà des associations LGBT. Donc, j'étais un peu, tu vois, je me disais… Et en fait, c'est des espaces et des endroits où les gens peuvent vivre leur sensibilité, leur vulnérabilité. J'imagine, ce n'est pas tout noir ou tout blanc. Et je suis sûr qu'il y a des gens avec qui ça ne fit pas et que ça ne marche pas et tout. Oui. Il n'y a pas non plus d'injonction à devoir être vulnérable et tout, mais c'est quand même des espaces, contrairement à par exemple Grindr, où là, il y a un niveau de base de violence que les gens me racontent et que moi, je vis. C'est plus dur d'être vulnérable sur Grindr, je crois. C'est pas des années pour, c'est des années pour consommer. Exactement. Et donc exactement le design, j'aime bien que tu emploies ce terme-là parce que quand on parle de culture, je pense qu'on pourrait aussi parler de design, c'est-à-dire quand on réfléchit nos espaces où on a envie de parler de sexualité ou d'être vulnérable, qui les design et qui chope l'argent ? Et c'est pour ça que moi, j'avais trop envie que les apéroditeurs, c'est gratuit. Bon, après, il faut peut-être payer une conso parce qu'il y a le lieu du bar et tout. Et le design, c'est les petites questions. Et en fait, tu as une carte avec deux niveaux de questions. Une plus simple et l'autre plus intime. Pour ne pas non plus forcer les gens à dire des trucs qui sont trop tôt, pas bien et tout. Moi, dans ce point sur les référentiels, j'ai envie de parler un peu de tantra. Avec toi Baptiste et des faits. Tantra, moi c'est quelque chose que j'ai un auditeur qui m'envoie du coup des messages par rapport à ton épisode ou par rapport au sujet et moi j'en ai un peu fait avec toi mais je reconnais que là aujourd'hui depuis tout un temps j'en ai plus fait. donc faire du tantra bon faut aller écouter les épisodes mais c'est en gros l'idée de comment je peux me connecter différemment ou comment je me connecte à moi et à l'autre dans le tantra ça offre des espaces où il n'y aura pas de génitalité de sexualité sauf annoncé il n'y a même pas de nudité toujours mais ça va être par de la danse, de la respiration des échanges ou du toucher et moi ça m'a au final pas tant parlé que ça comme si ça venait pas correspondre à quelque chose dont j'avais besoin. Et au contraire, j'ai plus développé les rencontres via Grindr ou les rencontres sexuelles, où en fait, je parlais plus de sensualité. Et où, tu vois, j'ai arrêté les plans cul direct. En fait, tu vas recevoir quelqu'un chez moi à qui j'ai jamais parlé. Non, j'ai envie d'entendre sa voix, de sentir l'énergie. Donc, tu vois, dire, on fait une visio ou on se fait un café, même si ça ne dure pas longtemps. Et après, dans le rapport sexuel, dire comment j'aime, ce que j'aime, conduire, me laisser conduire. Mais je trouve que quand même, le tantra, là, j'y retourne. Je fais un week-end quand même. Je fais un week-end… là dans quelques semaines parce que je trouve que ça attire des gens qui ont de la conscience et de l'envie de conscience et ça ça me plaît je pense que c'est le public qui me plaît voilà j'ai envie de dire ça et il faut faire du tantra avec Baptiste redonne ton nom de fais ta pub moi je vais te donner ma définition du tantra parce que quand on parle de tantra avec une parole publique si je peux le dire pour moi le tantra c'est une approche de la vie et en fait c'est un truc très global où tout ce qui est dans la vie on peut l'approcher de manière tantrique Et où on cherche juste à faire deux choses, on cherche à être plus conscient dans sa vie et être plus vivant dans sa vie. Conscient, consciente, vivant, plus vivant. Et ça, en fait, ça passe par la détente, ça passe par la vitalité, en fait. Et comme on inclut tout, en fait, on inclut autant discuter, faire un épisode de podcast que faire quelqu'un, que coucher avec quelqu'un. Tout ça, c'est une expérience de conscience. Et donc, tout ça, on peut aller les travailler de manière tantrique, en fait. Et donc, c'est pour ça que nous, en Occident, on focus pas mal sur l'aspect sexualité, parce que c'est la seule voie de conscience qui fait la part belle à la sexualité, parce que c'est la part qu'elle mérite. Voilà, bon, ça c'était peu parce que quand on parle de tantra, j'avais envie de mettre les points sur les i. Moi j'anime du tantra queer, ça s'appelle tantra O, la lettre avec un accent circonflexe, je suis sur Instagram et Facebook, et voilà, j'ai à cœur de transmettre cette voix-là. Et c'est clair que ça a des effets un peu proches de ce qu'on peut… Alors, ce que tu vas dire sur les faits, probablement, c'est des choses que moi, j'ai d'abord vécues avec le tantra. Et ça a des effets, en effet, de mettre de la conscience sur sa sexualité. Donc, tout ce qu'on vient de dire sur nos sexualités, c'est en y mettant de la conscience, en arrêtant d'en faire un sujet tabou où on ne prend pas de recul, où on est aux prises avec ça. Quand on prend du recul, on met de la conscience, donc on prend du recul, et puis on voit ce qui se joue, et on peut choisir activement ce qui se joue, ça me convient, donc je le garde, ou ça ne me convient pas, et donc je trouve une manière de changer ça. et tu fais des ateliers courts pour découvrir pour les gens qui ont peur ils peuvent aller écouter ton épisode aussi moi dans les référentiels ouais l'effet de ouf l'effet radical en deux mots c'est un pour moi c'est un espace en plus j'ai trop peur de pas faire justice et tout en plus faut pas tout dévoiler Mais c'est un mouvement à la base américain qui se propose, je trouve, de repenser le rapport entre queer, le rapport avec soi, le rapport avec la nature et très concrètement… Et avec la spiritualité aussi. Et avec une forme de spiritualité. spiritualité, tu as tout à fait raison. Et du coup, très concrètement, moi j'ai vécu des rassemblements dans un sanctuaire en France, où en fait on se retrouve, en gros c'est du camping, on va être très de base, où on partage toutes les tâches, on fait à manger ensemble, tout est très autogéré, on nettoie ensemble, on fait à manger ensemble, etc. Donc ça fait communauté autour de ce petit « faire ». Et il y a aussi tous les à côté. La spiritualité, ça va être des formes de rituels un peu, je trouve à la fois très rigolos et sérieux qui viennent te questionner. C'est des faits qui te proposent de faire des petites actions. Moi, j'en ai fait un sur le deuil. En fait, tu ne sais jamais si les gens sont des professionnels ou pas. J'aime beaucoup cette partie autogérée où tu lèves la main et tu proposes des choses. Et c'est un milieu, c'est un endroit où il n'y a que des personnes queer ou très rarement, je ne sais pas si j'ai déjà… Non, je n'ai jamais rencontré des… Et moi, ça a changé ma vie, quoi. Je ne trouve pas ça évident, la communauté. Mais en fait, ce que je dirais en un mot, c'est que je vois des exemples de vies queer heureuses. Tu vois, on a parlé dans l'épisode précédent des années sida, parce qu'un de mes référentiels, c'était ça. Et on a dit qu'on leur doit aussi beaucoup grâce à la PrEP et… Mais c'était un référentiel où j'avais peu accès à des belles histoires. Et là, je trouve que chez les faits, je vois des personnes plus âgées ou des personnes d'ailleurs moins âgées, ce n'est pas tellement une question d'âge, qui font des choix de vie, des formes d'amour. Le podcast m'a vachement aidé aussi sur la question des normes et des conventions. Qu'est-ce qui t'a rendu heureux chez les faits radicals ? Moi, j'ai vachement vu l'évolution, justement, on parlait de la féminité, donc tout ce que j'avais supprimé. Pour moi, la féminité, elle est en lien avec ma sexualité parce que c'est un peu en lien avec qu'est-ce que j'ai le droit de faire ou pas. Il y a toujours le sous-texte de « si t'es pénétré, t'es féminin ? » Il y a tous ces méli-mélos, j'entends que c'est pas directement le sujet, mais quand même un peu dans ma tête. Et vraiment, chez les fées, il y a un endroit, il y a une maison notamment, où il y a une pièce où il y a plein de costumes pour te mettre en drague, pour te mettre en femme ou en clown ou en créature ou en te déguiser. Alors vraiment, les premiers rassemblements, si je prenais un chapeau, J'étais tellement mal à l'aise avec l'idée de me déguiser et tout. Et là, au dernier rassemblement, j'ai fait des tenues tous les jours. Et je me suis marré, quoi. Je me suis vraiment… Alors, j'ai un souvenir de Guillaume avec un chapeau… Alors, je crois qu'il était tout en sequin blanc, avec un petit veston comme ça, en sequin blanc. Donc, sequin, c'est la matière un peu brillante, un peu en mode paillette. Un pantalon blanc et un chapeau blanc et tout, avec un petit gilet et tout. Et évidemment, torse nu sous le gilet. Et bouffantes un peu, les manches, elles étaient un peu bouffantes, et c'était assez exceptionnel. C'était assez incroyable, et il se faisait évidemment arrêter toutes les deux secondes, parce que les fées étaient là, waouh ! Mais parce que c'est aussi un endroit où t'es célébré, je pense que la deuxième chose que les fées, là où les fées me transforment, et c'est très en lien avec ce qu'on s'est dit d'ailleurs, c'est sur cette question de la performance, parce que on a à cœur de se célébrer à des petits endroits, tu vois, c'est tout l'opposé de ma mère qui dit, mais pourquoi tu mets du vernis à ongles ? C'est franchement… tu mets le pire vernis à ongles sans savoir faire, il y en a partout, c'est… Possiblement, les gens peuvent penser que c'est moche, mais t'auras plein de fées pour te dire « Montre-moi ce doigt, mais c'est génial ! » Parce qu'en fait, au fond, je pense qu'elle sait elle aussi, cette fée, que là, il se joue un truc dans ces détails-là. Et je pense notamment à une soirée en particulier de la culture des fées, où t'es invité à faire un spectacle, à te mettre en spectacle sans talent. À faire un spectacle, les personnes qui veulent choisissent un endroit de non-talent et viennent se montrer face aux autres. Et le rôle du public alors, des faits, ce n'est pas de consommer comme n'importe quel public face à un spectacle, mais d'aider à la vulnérabilité, de soutenir la personne. Bon, c'est pas toujours… c'est pas du tout un endroit parfait où les gens sont avec des petites pâquerettes et tout c'est pas bisounours quoi mais j'aime beaucoup ces valeurs parce que ça nous ramène je pense que c'est pas par hasard que dans un endroit queer on ait eu cette idée de nous faire sortir de notre performance un peu ce qu'on disait dans l'épisode précédent sur compenser moi j'ai tellement longtemps voulu compenser être assez moi j'ai l'impression que ça raconte aussi quelque chose de la vulnérabilité qui est comme tu disais Baptiste inconditionnellement soutenue et qu'en fait t'as le droit d'être vulnérable sur scène quand tu participes parce que tu parles du No Talent Show t'as le droit d'être nul t'as le droit de faire un truc bien ça peut arriver aussi évidemment mais ce truc là à l'inverse de la dissimulation dans laquelle la plupart d'entre nous avons grandi d'un coup je trouve que les faits racontent et mettent en scène au sens propre ce moment là de bah ouais en fait je suis comme je suis je suis vulnérable et c'est ok et tout le monde est là ouais génial et c'est trop beau en fait et ça libère une créativité de dingue quoi de ouf ces trucs là moi dans les rassemblements de fées c'est vraiment là où je vois une créativité mais débordante parce que en plus vous êtes toutes les 4 fées on a pas dit oui ouais toutes les 3 on voit vraiment une ouais des choses vraiment qui sortent de la norme et ouais ça libère une créativité de dingue quoi Et t'arrives à savoir, toi, dans cette découverte-là du costume, le dernier rassemblement où t'as changé de costume plusieurs fois, est-ce que t'arrives à reconnecter un truc de ton enfance ou c'est un truc qui était peut-être pas autorisé ? Ouais, de ouf. Ah ouais, de ouf ? Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Tu voulais te déguiser, c'était pas possible ? J'ai en tête la photo de toi où tu fais de la danse que tu as publiée sur les réseaux. Sur Instagram, oui. C'est ça qui me vient, je ne sais pas si c'est lié. Oui, complètement. Moi, je me souviens être très attiré par les chaussures à talons de mon arrière-grand-mère dans le grenier. Ainsi que le rouge à lèvres de ma grand-mère et qu'on m'ait dit non mais tu fais quoi ? C'est non quoi. Je me souviens d'avoir honte, d'avoir peur qu'on me trouve. Tu vois l'enfant en moi savait. qu'il fallait se cacher donc c'est sûr et c'est sûr que le podcast il y avait un des points là je suis en train de les mélanger parce que là il est tard et on est fatigué donc on va conclure tranquillement si on en a envie mais un des trucs que le podcast a fait c'est qu'elle a mis en lumière C'est quoi la norme ? Les normes que l'on attend de moi ? C'est une évidence, mais quelque part, le podcast a été vraiment un endroit pour moi de rechoisir les bouts de normes qui me vont bien et les bouts qui ne me vont pas. Et je trouve que les faits, ça m'a beaucoup aussi aidé. Mais le podcast, quand tu entends la diversité des choix… amoureux pour moi c'est tu vois les gens qui décident de faire trouble ou pas comment ils vivent leurs amours tu vois de voir qu'il y avait en fait plein de formats moi ça m'a vachement inspiré ça m'a vachement libéré j'étais très très bloqué dans je serais heureux quand je serais en couple j'étais très dans le couple monogame aujourd'hui j'ai le coeur ouvert mais franchement si je devais être célibataire toute ma vie en fait célibataire pour moi c'est un mot vraiment vide j'aurais eu plein d'amants, d'amoureux d'amis, il s'avère que aux yeux des hétéros j'aurais pas eu une relation durable, c'est ça être célibataire j'imagine je crois que c'est ça je m'en fous plein d'expériences c'est pas le sujet quoi et quelque part, pourquoi je dis tout ça parce que moi quand je me suis déguisé en femme j'avais toujours peur quand je me déguisais de pas être désirable dans le regard de l'homme gay qui cherchent de la masculinité m'étais-je dit je m'étais dit si je suis efféminé on va pas tomber amoureux de moi et ça à Folter pour le coup t'étais servi à l'inverse à Folter je trouve qu'il y a plein de diversité dans la performance de genre et aussi je crois que je m'en fous en fait j'étais là non mais moi j'ai envie de mettre il y a une jupe transparente Vous l'avez en tête ou pas ? Oui, en plastique, la rigide. La prochaine fois que vous y allez, vous pensez à moi, vous la mettez. Un peu grisée comme ça ? Oui, exactement. Je ne l'ai jamais mise, mais je vois à quoi elle ressemble. Il le faut. Elle est un peu cassée et il y a un petit truc pour la réparer en métal. Ça va te faire mal toute la soirée, sache-le. Mais ça vaut le coup. L'expérience. Oui, non, je ne sais pas. Non, mais je n'en ai rien. Et c'est sûr que ça m'a énormément inspiré de voir le bonheur sous toutes ses formes sur le podcast. Et je pense qu'il m'a aussi beaucoup inspiré, et je trouve important de dire, c'est… nos difficultés partagées l'universalité on se débat à peu près avec les mêmes choses chez les faits ou sur le podcast en fait c'est pas parfait donc chez les faits on a parlé des valeurs c'est trop chouette moi j'ai plein d'exemples où il y a des gens qui font le contraire moi inclus parce qu'on est rattrapé par nos vieux démons et ce que j'aime beaucoup chez les faits c'est que c'est un endroit où je vois mes mécanismes à l'oeuvre tu vois je vois je vois comment j'essaie de me défendre et je suis là, mais Guillaume, mon petit chat, pourquoi tu t'emballes là ? Il n'y a pas besoin, tu es en sécurité. Ici, il n'y a pas besoin. Ici, tu es en sécurité. Je pense que la dernière valeur qui a transformé ma vie et la dernière chose des faits, c'est le cercle du cœur. Et les cercles du cœur, on les entend dans chaque live parce que c'est de ça d'où viennent les cliquetis là. Et le tsss, pour moi, les cercles du cœur, donc en gros, le concept chez les fées, c'est que tu te mets en cercle et que tout le monde peut parler s'il le souhaite, il ou elle, sans yel, sans limitation de temps et sans que les autres puissent réagir. Sauf du soutien ou du tsss. Et tu vois cette idée-là ? Que la parole en elle-même se suffit ? Que t'as pas besoin d'être organisé par un thérapeute ? Moi, je l'ai vécu dans les cercles du cœur. Et c'est ça qui a créé les lives, je pense. Qui les a inspirés, c'est sûr. Est-ce qu'on s'est tout dit ? J'ai envie de dire un dernier référentiel qui a été très important pour moi. Sur les épisodes plus récents de la dernière année, j'ai vraiment mis un soin à interviewer des hommes trans, gays ou queers. Et ça, ça a été incroyable. Ils sont dans mon cœur, quoi. Franchement… parce que je m'identifie énormément, parce que c'est venu me chercher à des endroits normatifs dans ma tête qui m'empêchaient aussi, parce que c'est des inspirations. Il y a un truc qui s'est déclenché pour moi autour de ça. J'avais envie de dire merci à ça. Je regarde rapidement les questions. J'ai l'impression qu'on a répondu à tout, sauf la question à 10 000 dollars. Est-ce que ce serait la dernière bafouille ? Que fais-tu maintenant ? Qu'est-ce que je vais faire ? Mais oui, qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? Je vais… Alors attendez, qu'est-ce qu'on a dit que je devais dire ? On en a parlé un peu. On en a parlé un peu ? On a parlé de la chair. On a parlé de la chair. En fait, moi, il y a un sujet qui me passionne, mais pour le moment, en fait, comme je suis un… Je suis trop fragile par rapport à la performance, j'ai directement mon cerveau ayant peur du vide. Moi, je suis très aligné avec ma décision d'arrêter le podcast, d'avoir vraiment envie d'une chair, de pouvoir me reconnecter à… Puis je trouve que c'est une chance. Ok, je fais quoi après ? Et de prendre le temps et le soin. C'est vrai que j'avais un peu quand même créé une usine à gaz, genre putain, fallait enchaîner les épisodes et les vidéos et tout. Et donc, je n'avais pas l'espace du tout pour me connecter à ça et ça me va bien. mais là tout de suite j'ai un peu envie de repartir en mode projet de peur du vide donc je ne vais pas faire cette erreur face à vous moi le sujet qui me passionne et j'ai plein de gens qui m'ont posé la question c'est la question de mon rapport à ma famille et de l'homophobie et de l'homosexualité dans ma famille et la question des ancêtres donc les plus assidus ont entendu que moi j'ai grandi avec un avec la connaissance d'un grand-oncle Mais il est mort, j'avais 3 ans. Je ne l'ai jamais connu. Et il était célibataire. On n'a jamais vraiment… Célibataire. Attends, on n'en avait jamais parlé. Et l'air de rien, je pose il y a quelques années… Je ne sais pas pourquoi un jour je pose la question, mais… Avaient-ils des amoureux d'ailleurs ? Je me souviens très bien. À qui tu poses la question ? À un oncle. Qui me dit, bah oui, bien sûr ! Et il était pendant longtemps avec un certain Michoubidou, c'était son surnom, Michoubidou. Et là, il y a vraiment eu un peu une explosion dans ma tête. Je me suis dit, mais attends, si tu connais son pseudo ? Mais c'est que tu connais plein de choses de lui et qu'en fait, pourquoi cet amour gay a été effacé de ma propre famille, quoi. Et là, j'ai une autre tante qui me dit, mais oui, oui, oui, je me souviens bien de Michou Bidou. Et d'ailleurs, je l'ai vu dans la rue à Paris il y a quelques années, il n'y a pas très longtemps. Donc, Michou Bidou serait encore vivant. Et donc, j'ai décidé de partir à sa recherche. Et j'ai même recruté une détective qui l'a retrouvée. Et j'ai fait tout ça en enregistrant plein de sons parce qu'à ce moment-là, en fait, le micro était comme un bouclier, une excuse. Et je comprends vraiment pour moi un peu un combat de vie. En fait, j'ai commencé avec le podcast sur la psychanalyse, je l'ai dit au premier épisode, puis le podcast sexualité, m'exposer, raconter publiquement comme pour percer un peu une homophobie que je ressens. Et la peur d'être exclu, quoi. Et donc là, j'étais prêt à parler à ma famille et à, du coup, pour retrouver Michou Bidou, je devais entendre ce qu'ils avaient à dire sur l'homosexualité de mon grand-oncle et mieux comprendre qui était mon grand-oncle, quoi. Et en fait, entendre… Des gros bouts d'homophobie quand même. Mais aussi une famille très aimante. Un truc un peu complexe. Un truc pas noir ou blanc. J'ai pas été tabassé. J'ai jamais été insulté. Et à la fois, tout ce qu'on s'est raconté là, tous les traumas, le stress minoritaire, on est en plein dedans. Tous les non-dits et les silences. Et voilà, je suis avec ça. Donc j'avoue, s'il y a des auditeurs qui ont soit des idées, des envies, genre eux-mêmes, dans leur famille, des trucs similaires, que ça inspire, et qu'ils ont envie de m'envoyer un email, guillaumefaitdepodcast.com La seule chose, c'est que je répondrai pas forcément directement, j'ai envie de me laisser du temps, je verrai. Donc si les gens sont ok pour que je réponde pas, parce que moi, en fait, à chaque fois qu'on m'envoie un message, je m'oblige à répondre rapidement, parce que je trouve ça impoli sinon. Du coup, ça me fout une pression. donc je m'enlève cette pression mais s'il y a des gens qui veulent me partager je sais pas il y a peut-être des bouquins il y a plein de trucs enfin ne pas hésiter et en fait pour le moment je trouve que c'est une histoire elle me fait trop peur en fait j'ai trop de syndrome de l'imposteur je me dis que je vais pas arriver à bien la raconter ça expose tellement de trucs puis en final j'ai retrouvé Michou Bidou mais ça s'est pas du tout passé comme je le pensais La fin, elle est à la fois très heureuse et très malheureuse. Et à chaque fois que j'essaye de l'écrire, parce que j'aimerais bien en faire un podcast documentaire ou un autre format. En fait, à chaque fois que j'essaye, c'est une montagne et j'ai l'impression d'être en tongs. Et genre, c'est trop dur et je ferme l'ordinateur. Mais quelque part, pour le Guillaume d'avant le podcast, pour mon grand-oncle et pour les Guillaumes du futur, tu vois. Tu vois ce que je veux dire ? Moi, j'aurais tellement rêvé que mon grand-oncle, il me transmette des trucs, tu vois. J'ai rien. Il n'a pas fait son coming out. Il n'avait pas fait son coming out, en fait. C'est trop bizarre. Ils savent tous qu'il est homosexuel, mais ils ne savent pas comment. Il ne l'avait jamais dit, mais il y avait Michou Bidou. Mais oui, oui, on est sûr qu'il existait et on le connaissait, il était souvent là. Mais non, non, je ne sais rien de lui. » Et moi, en fait, je suis l'as de ce silence. Je suis l'as des silences, en fait. Moi, je veux que mes descendants… En fait, je veux mettre ma micropierre. Je dis pas du tout que je suis l'histoire queer de ma famille, mais il faut bien commencer quelque part. J'en ai marre qu'on se taise, tu vois. J'ai envie de dire, bon, on démarre en 2025. C'est ultra biaisé. C'est mon petit morceau. Je m'appelle Guillaume. Mais genre, putain, on va pas continuer dans l'ombre et dans le silence, quoi. Je suis l'as. Et c'est ça qui a cruellement fait défaut dans nos éducations respectives, le manque de modèle. Et donc c'est ça qui est fort pour la suite, pour les autres à venir. Un modèle imparfait, comme tu dis, mais au moins je peux me positionner. Ça je suis d'accord avec ce modèle, ça je suis en adéquation, ça je suis en désaccord, mais au moins il y a quelque chose, il n'y a pas un vide, il n'y a pas une absence, il n'y a pas un silence, il n'y a pas un néant. Il n'y a pas une invisibilisation ? ouais mais je trouve c'est vraiment pas simple je trouve ça pas simple parce que tu vois justement tu parles de modèle de référentiel donc je me fous une énorme pression pour pas dire de la merde alors du coup moi j'enlèverais le terme de modèle et de référentiel plutôt pour genre juste exposer des alternatives et des options en fait juste qu'il y ait au moins une option que ça existe parce que moi je crois que effectivement moi à part ce que je voyais à la télé des comment ça s'appelle des Pride et du SIDA bah ça existait pas en fait juste là tu le fais exister dans la vie réelle pas à travers un écran c'est déjà ça c'est déjà énorme ouais ouais en fait j'ai l'impression j'ai l'impression qu'il y a une colère en moi qu'est-ce qu'elle dirait cette colère ? j'ai envie et je l'aurais déjà dit et ça a fait peur à tout le monde à qui ? à ta famille ? ouais à la famille et tout parce que j'ai envoyé des whatsapp messages de groupe et tout il y a un guerrier en moi qui est là mais je vais les défoncer quoi Je les adore. J'adore ma famille. On est très tribal. On se retrouve régulièrement. On partage des moments. Je les aime d'amour, mes oncles et tantes. Ils m'ont aidé à faire ces recherches pour retrouver Michou Bidou. Ils m'ont répondu avec honnêteté ce qu'ils savaient. Mais en fait, et certains ont exprimé du remords, ont exprimé un chemin parcouru, c'est magnifique. Mais moi, je suis là avec ma colère à dire mais c'est tellement trop tard. Et puis en plus, je dois tellement y aller au… au maillet, là, comment on dit, là, les instruments ? Au burin. Ah là là, putain ! Ah là là ! Genre, ma tante, chérie d'amour, qui est elle, m'a aidé à retrouver Michou Bidou, qui me dit, moi, je l'ai retrouvé dans cette rue-là, et ça a été déterminant pour le retrouver. Je l'ai revu récemment, et je racontais ça à je sais plus qui, et elle m'a entendu, elle m'a fait, ah bon ? T'as vécu de l'homophobie ? J'étais là, mais meuf ! Alors que je suis allé, on a fait un entretien pendant deux heures et tout, genre, je suis là, mais… Mais elle ne le disait pas parce qu'elle est méchante et tout. Pardon, elle disait… Moi, j'ai dit, j'ai vécu de l'homophobie dans la famille, quoi. Et elle n'a toujours pas compris. Mais moi, ça me fait écho au sujet des gens privilégiés qui ne se rendent pas compte de leur privilège. C'est-à-dire qu'en fait, quand tu es hétéro et que tu vis dans un monde hétéro, tu ne peux pas t'imaginer ce que c'est, en fait. Donc je pense que c'est… Je ne suis pas sûr que ce soit plus que ça. Je n'essaie pas de banaliser. Non, non, mais tu as complètement raison. Il y a un truc de privilège où, en fait… C'est super difficile de faire prendre conscience à quelqu'un qui est privilégié, je trouve. Ça raconte aussi ma sensibilité parce que c'est vraiment une tante alliée. Maintenant, elle a fait un énorme chemin. En fait, j'ai l'impression, quand tu es modèle référentiel, j'ai l'impression de devoir vraiment faire un truc stylé parce que personne d'autre avant n'a fait. En plus, j'ai envie de le faire publiquement parce que c'est comme un peu une forme de l'art pour nettoyer. Comme les gens qui écrivent des chansons quand ils ont le cœur brisé. Moi, je sens vraiment qu'il y a ça. Et à la fois, j'ai peur. J'ai super peur. J'ai peur de ma colère, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, j'ai peur de me tromper, j'ai peur d'être injuste et je suis encore en deuil quoi. De cette histoire ? Ouais. Je suis encore en deuil et tout. De la vie que mon grand-oncle a eue, de la vie qu'il a eue avec Michou Bidou et tout. Parce que du coup, ils n'ont pas vécu ensemble, mais ils se voyaient souvent. Mais de ce que j'ai découvert sur Michou Bidou, ça me donne juste envie de pleurer. Ouais, c'est triste. Moi, je trouve que c'est trop triste. Je vais te trouver des trucs beaux et tout. Il y a des trucs trop beaux qui ont… Mais bon, j'ai l'impression de me raccrocher aux branches et tout. C'est juste… C'est juste un monde tellement homophobe, tellement violent dans lequel ils ont grandi. Et en fait, moi, par essence, dans les années… Je suis né en 86. Moi, j'étais dans ce gaz-là, quoi. Un gaz invisible. Et on est tous nés dans ce gaz-là, en fait. Du coup. Je veux dire, ce gaz homophobe… invisible ouais où j'ai pas été insulté ni tabassé mais il y a quand même des trucs et donc des trucs très concrets et puis en plus bon il y a quand même il y a aussi un enjeu du déni l'oubli quoi moi je sens mon cerveau est déterminé à oublier à oublier à effacer et tout parce que c'est trop dur en fait donc en faire un podcast et imprimer à jamais euh Alors qu'est-ce qu'on peut souhaiter au Guillaume dans quatre ans ? Oui, moi en fait, il y a un truc très intime que je retiens du podcast. Moi, j'adore être une personne publique. moi je trouve j'ai vraiment moi franchement je trouve ça trop cool quoi j'ai l'espace je sais que c'est pas très humble et tout de dire ça mais ce que je veux dire ah ouais moi franchement croiser des gens qui me disaient ah t'es Guillaume du podcast ça m'a trop aidé franchement magnifique quoi t'as pécho à mort non ? du tout du tout mais merci de le dire dis la vérité Guillaume j'ai en tête peut-être deux échanges Et moi qui ai conduit… Deux échanges sur quatre ans ? Ah, je te promets. Ou t'as pécho parce que les gens te reconnaissaient en tant que podcasteur ? Non, c'est pas rentable. Je pensais à un gars où je me suis dit, je pense qu'on a couché ensemble. Il y en a un deuxième qui me vient. Mais sinon, non, pas du tout. Ah non, non, vraiment pas. Si vous voulez lancer un podcast pour pécho, faites pas ça. Ouais, non. Ou peut-être, en tout cas, de ce que j'ai vu, moi, pas du tout, non, non, pas du tout, pas du tout, je pense, je sais pas, peut-être aussi, moi, j'ai incarné quand même une voix pas toujours très cool aussi, tu vois, pas des trucs super fantasmants, peut-être, je sais pas. En tout cas cette célébrité, cette notoriété Moi j'ai trouvé que c'était merveilleux Elle t'a nourri quoi Ouais merveilleux parce que franchement La mort d'avoir la vie de Marion Cotillard La mort d'être Enfin c'est horrible d'être une célébrité De plus avoir de vie intime et tout Mais à mon tout petit niveau j'ai trouvé que c'était magnifique J'ouvre Grindr, n'importe où dans le monde Y'a des gens qui m'envoient des messages trop chou Trop bien C'est magnifique, moi je trouve que ça m'a motivé Et ça ça m'a motivé pendant 4 ans en vrai Trop bien Mais en revanche, la part d'ombre, c'est que j'étais vachement addict à la validation. J'étais à la course au like. Et aujourd'hui, c'est ça qui me fait le plus peur. On a parlé de ce projet des ancêtres gays. J'aimerais trop en faire un truc stylé. Mais ce qui m'empêche, c'est quand j'ai mon petit cerveau qui me dit « Putain, il faut que ça cartonne. Il faut que tu sois vraiment excellent. Il faut que ça cartonne. » Et moi, je suis là « Mais ta gueule, putain. » enfin non moi j'aimerais ce qu'on peut me souhaiter c'est j'aimerais avoir de la joie de la curiosité sur mes projets quoi et puis tu vois à tenir ce petit fil de joie de me dire putain je pense à un sens et de me foutre la paix j'aimerais vraiment prendre une pause où je me fous la paix et puis après s'il y a des trucs qui émergent et célébrer plus Genre célébrer, quand même ? Genre célébrer quoi ? Ben, célébrer. Je me pose la question de faire une teuf à Paris. Mais célébrer, tu vois. Une teuf de clôture ? Célébrer. J'adore. Moi aussi, j'adore. Et sur la sexualité, l'intime, en fait, moi, franchement, je trouve tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui, c'est un équipement de ouf. C'est des outils magnifiques qui jamais me quitteront, que jamais je ne parviendrai à parfaitement manipuler, tu vois ? mais du coup t'as toute cette magnifique trousse à outils puis bon bah je vais galérer avec ma trousse à outils mais en fait avoir plein de kiff avec des hauts et des bas quoi et j'ai l'impression que c'est sans cesse évolutif voilà Merci à vous. Merci à toi. Mes petits choux. Merci à toi. Et puis, merci pour ce podcast. Merci. Merci pour ce podcast, Guillaume. Au nom de tous les auditeurs. Merci d'avoir joué le jeu de passer de l'autre côté du micro. Les auditeuristes. Parce que 15% de femmes que j'embrasse. Ou pas. Enfin, que je salue. Et que je fais kikou. Non, mais ouais. ouais merci ouais j'avais trop peur de pas dire les bonnes choses ou d'oublier des trucs mais non franchement tout a été bien dit quoi moi j'ai envie qu'on s'entraide ouf j'ai envie qu'on s'entraide quoi dans ce monde putain la violence il y a plein de violences et il y a des violences homophobes et transphobes et j'ai trop envie qu'on s'entraide ça sera mon mot de la fin concentre aide Bravo à toi, Guillaume. Merci. Bravo, Guillaume. Merci. Merci, les petits choux. On se fait un hug. Un hug partagé. Partagé. Ah, j'ai le grand. Merci. Ça va ? J'ai tout, hein. Soulagé ? Ouais. Trop cool.