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Tu m'entends bien ? Oui, toi ? Parfait. Deuxième partie, Baptiste. J'ai vérifié le son, il est parfait. Bon, j'ai juste oublié de brancher un truc pour mon son à moi, mais il n'y a pas de problème, personne ne s'en rendra compte. Tu penses quoi de cette première partie qu'on vient de faire ? J'ai l'impression d'avoir beaucoup bégayé. Oui.
Et d'avoir dit, pas des conneries, mais du coup de mal m'exprimer parfois. Pas du tout d'accord. Alors là, je respecte que c'est ton ressenti. Je comprends. Moi, quand je m'exprime, je pense à la même chose. Je t'ai trouvé super fluide, super à l'aise. En tout cas, dans mes oreilles, je trouve ça puissant et inspirant ce que tu racontes. À voir à l'écoute !
On est les pires juges de nous-mêmes. Si tu te réécoutes, à mon avis, tu ne seras pas satisfait. Moi, j'avais envie qu'on revienne sur un élément que tu m'as dit lorsqu'on a préparé cet entretien. Donc, si je fais un petit récap pour les gens qui tombent sur cet épisode sans avoir écouté le précédent. Tu es en couple avec ton amoureuse. Tu es d'accord qu'on l'appelle ton amoureuse ?
Tout à fait. Depuis six ans, jusqu'à présent hétéro, en fait, refoulant un désir homo, refoulant pour plusieurs raisons que tu as racontées dans l'épisode 1, de la violence que tu as vécue, un rapport à l'homme avec un petit H, mais pour généraliser, difficile, difficile d'avoir envie d'en être un et puis d'en aimer.
ou d'en désirer, ou de se laisser toucher, pénétrer, dans tous les sens métaphoriques ou pas du terme. Et aussi parce que tu es un homme trans, que c'est compliqué d'être vu, reconnu, et de s'aimer quand on est un homme trans. En tout cas, toi, en tant qu'homme trans, c'est ce que tu racontais, et que tu te dis, ben merde !
Est-ce qu'en étant une tapette, un pédé, et tout ce que ça charrie, est-ce que ça met en danger quelque chose que j'ai mis tant de temps à conquérir ? Ok, est-ce que tu es d'accord avec ce petit récap ou pas ? Oui, très bien résumé. Ok. Et dans notre pré-entretien, tu m'as dit, moi je viens d'un milieu rural, et ça a son importance. Est-ce que tu peux m'en toucher deux mots ?
Ou plus que deux mots. Ouais. Même peut-être trois, quatre ou cinq. Franchement, j'ai un humour de personne âgée, mais moi, j'aime les personnes âgées, tu vois, de quelqu'un d'un peu passé. Je suis un peu fatigué.
Franchement, je remets en question mon humour un peu de… Ah, je sais, j'ai l'humour de mon père. Ah là là là là. Bon, ce n'est pas le sujet. Excuse-moi Baptiste. Vas-y. Pour le milieu rural du coup. Ouais, je t'écoute. En fait, dans le milieu rural, c'est… Ça veut dire quoi déjà pour toi ? C'est quoi le milieu rural ? T'as grandi où ?
Moi, je suis grandi dans un hameau. Ce n'était même pas un village. En termes de population, c'est encore plus petit. Donc vraiment, tout le monde se connaît. J'ai grandi à la campagne. Tu veux dire si c'est en France ou pas ? Ah oui, c'était en France. C'était dans le sud de la France. Pas loin, un peu plus d'une heure de route de Montpellier. Et ce que ça a changé, en fait, c'est que…
malheureusement dans les milieux ruraux les personnes LGBT sont moins acceptées par contre là c'est vrai tu peux re-vérifier les chiffres sur internet je les ai plus en tête mais effectivement c'est moins accepté pourquoi après je sais pas exactement donc mes coming out à ma famille sont très mal passés parce que j'ai fait plusieurs coming out bon ça aussi c'est mon parcours tu veux mettre des mots sur ces coming out ?
Oui, j'ai fait un coming out en tant que, je mets des guillemets, lesbienne à l'époque, parce que je ne savais pas que j'étais un homme trans. Et puis après, je me suis aperçu que j'étais un homme, du coup j'ai fait un coming out homme trans. Une pote pour rigoler, elle a dit que j'avais fait un coming in.
Voilà, ça m'a fait rire. Et t'en as fait un troisième, Coming Out B, et t'as dit ras la casquette, épisode précédent. C'est pour ça, là, au bout d'un moment, c'est bon, on arrête. Voilà. Et bon, du coup, mes coming out sont très mal passés. Les coming out sont très mal passés, j'ai été aussi harcelé au collège, parce que je m'assumais que j'aimais les femmes, à l'époque.
chez moi j'étais pas à l'aise à l'école j'étais pas à l'aise j'ai eu une perte très très sombre de ma vie bon maintenant ça va mieux mais ça m'a marqué et je pense que j'ai peut-être beaucoup cette peur du regard des autres aussi dans les milieux heureux justement tout le monde se connait
mes parents qui ont du mal à m'accepter ils sont pas homophobes en soi par exemple quand il y avait la pride à la télé il n'y avait aucun problème ou quoi je pense qu'ils avaient plus cette crainte tu regardes les autres qu'est-ce que les autres vont penser qu'est-ce que les autres vont penser en fait et ça c'est quelque chose qu'on trouve beaucoup dans les milieux ruraux même sans parler des questions LGBT par exemple quelqu'un qui divorce tout le monde le sait des informations vont très vite
et donc je pense que j'ai aussi cette crainte de savoir qu'est-ce que les autres vont penser de moi au final
Qui est resté, qui s'est encrypté dans ton logiciel, c'est ça que tu penses ? Je pense, oui. Après, j'ai bougé à Montpellier pour faire mes études à l'université. Donc, grande ville, gros changement pour moi. Et c'est là que j'ai pu me chercher, donc faire ce que je voulais, parce qu'en fait, il y a tellement de gens en ville que finalement, on s'en fiche de ce à quoi les gens ressemblent, de ce qu'ils font. C'est une liberté que j'ai eue et c'est ce qui m'a permis de me découvrir, en fait.
Après, il n'y a pas que des mauvais côtés au milieu rural, mais j'ai un peu cette ambivalence. Il y a des côtés que j'aime bien à vivre en ville et des côtés que j'aimais bien à la campagne. C'est le choc des cultures, un peu. Je vais te raconter un petit bout de mon histoire parce que j'aimerais savoir si ça résonne pour toi et que tu réagisses. Moi, j'ai grandi dans un milieu, dans une ville à Versailles, très conservatrice,
avec des parents d'une famille tradie conservatrice, mais en fait, pas tout à fait. C'est-à-dire qu'il y a…
En fait, c'est trop long à raconter. Mais en tout cas, moi, à cette époque-là, je ne ressentais pas nos racines conservatrices, tu vois. Et je trouvais que mes parents, ma famille étaient soutenants. Bon, en fait, pas tant que ça. Et notamment parce que j'étais laissé seul dans un silence total, harcelé à l'école parce que trop efféminé.
et moi ne pouvant pas en parler nulle part. Bon, que ça soit la faute à qui, on ne sait rien, la faute à l'homophobie et à la misogynie, mais du coup, je me souviens à ce moment-là de voir survivre
Et j'ai développé l'envie d'être aimé. En gros, l'indicateur de ma survie, c'était ma capacité à faire rire ou à ce que les gens soient mes potes et qu'ils arrêtent de me traiter de tapette. Et donc, j'ai écrasé tout ce qui pouvait avoir l'air d'être compris comme féminin.
par des abrutis. Et donc, je me suis rangé et j'ai effacé. Et en fait, ça s'est resté en moi
Et je me suis mis à détester ce qui pouvait avoir l'air d'être féminin chez un homme, parce que ça me ramenait à cette période-là. Et encore aujourd'hui, quand je vois des personnes que je crois comprendre être des hommes, enfin, je n'en sais rien, mais tu vois ce que je veux dire ? Je me dis, tiens, ça, c'est plutôt un homme. Et qui sont efféminés, mon cœur se serre.
Alors que je fais tout un travail dessus, alors que je trouve que c'est… En fait, mon cœur se serre et ma tête se dit…
ils ont tellement de chance, ils sont tellement libres, ils sont tellement puissants, quoi. Tu vois ? Bon, pas tous. Parfois, je me dis, tiens, ils sont vraiment cons. Non, mais tu vois, je ne suis pas en train de les mettre sur un piédestal, mais je me dis quand même, cette liberté, cette capacité à avoir une performance du genre qui sort des putains de cases dans lesquelles je me suis construite, moi, j'ai beaucoup d'admiration. Et j'ai presque l'impression que ton coming out bisexuel,
invite énormément de questions dans ton intime. La première, c'est
Comment je fais pour aimer ma copine que j'aime et avoir des rapports intimes de ma guise et explorer des rapports intimes avec des hommes ? Est-ce que ça veut dire forcément qu'on doit être en couple ouvert ? Est-ce que ça veut dire que je dois la quitter ? Ça veut dire quoi ? Est-ce que ça veut dire que je dois réfréner pour être avec elle, etc. ? Et deuxièmement, alors que pour survivre, toi tu m'as dit dans le premier épisode « je suis invisible ».
Et c'est marrant parce que moi, ça m'a rendu triste. Mais toi, tu le disais de façon très positive, c'est-à-dire que tu disais « moi, je marche dans la rue avec ma copine, on voit que je suis un homme et c'est très bien ».
Sauf que j'ai aussi entendu qu'en fait, est-ce que toi aussi, pour survivre, tu es devenu… Enfin, tu es un homme et tu as toujours été un homme, mais tu as mis tout un max d'artifice pour aussi bien valider que tu étais un homme. Tu as utilisé les outils de l'oppresseur pour dire « tu vois, je suis un homme, je suis un homme, je suis un homme ». Et que là, la bisexualité, ou en tout cas tes désirs homos, t'invitent peut-être à faire la paix avec des parts dites plus féminines en toi ?
qui font pas de toi pas un homme, tu vois ce que je veux dire ? Mais c'est comme moi, pareil, en tout cas, je dois faire la paix avec des parts plus féminines, tu vois, sexuellement. Tu vois, je sais que moi, je gémis pas mal,
Et que parfois, je m'interrompais en mode, putain, mais là, c'est trop efféminé. Genre là, la façon dont j'ai mis… J'ai déjà mis de la conscience pendant un rapport sexuel de autant te dire que j'étais plus trop connecté à ce qui se passait, à me dire, attends, là, est-ce que j'ai mis de façon pas trop efféminée ? Et moi, j'avais peur de deux choses. Un, j'avais peur…
de cette part féminine. Alors, c'est des gros guillemets, mais bon, comme notre société est binaire comme ça et utilise ces mots-là, on se comprend, tu vois. En fait, c'est un peu débile de dire qu'un gémissement un peu fluet serait féminin. C'est une connerie. Bon. Mais tu vois, je me disais, un, j'ai peur de ça parce que ça me ramène à
à cet efféminé qu'on a violenté tant de temps et que moi j'ai effacé et deux j'avais peur de plus plaire au mec j'avais peur de lui qui se dise ah putain mais vas-y wesh t'es pas masque pour masque et moi je suis ah non mais mec je suis pas du tout masque pour masque je suis mascara for mascara bon c'était très long ça te parle cette idée que pour se construire on doit s'effacer en partie et que là les questionnements que tu amènes font ressurgir certaines choses ou pas
en fait oui effectivement ça fait ressurgir certaines choses le fait de me questionner mais c'est pas quelque chose que j'avais enfoui en fait par exemple le fait que moi je rejette mes parties féminines ça me pose déjà problème dans ma relation actuelle avec ma copine c'est ce qui fait partie de mon identité c'est pour ça que je dis que l'identité est aussi liée à l'orientation sexuelle
C'est quelque chose que je n'accepte pas, que je rejette. Après, il y a des personnes trans qui l'acceptent. Et franchement, moi, ça me donne envie parce qu'ils ont l'air bien, en tout cas. De ce que je vois au quotidien, ils sont bien avec leur corps, ils sont en osmose. Moi, vraiment, je n'arrive pas à l'accepter. Après, il faut que j'arrive à déterminer pourquoi je n'arrive pas à l'accepter. Est-ce que c'est vraiment parce que ça ne me correspond pas du tout à mon identité ?
ou alors est-ce que c'est quelque chose qu'on m'aurait imposé parce qu'on me dit que le fait d'avoir ces parties génitales là ça n'a jamais été quelque chose de masculin c'est avoir entre l'individu et ce qu'on nous impose c'est pour ça que ça prend beaucoup de temps de se questionner et tu parlais de
Est-ce que je peux t'interrompre pour bien comprendre cette partie-là ? Vas-y. Dans ce rejet de ce qui pourrait avoir l'air d'être féminin dans ton corps, ça impacte en fait ton intime, c'est ça ? Ta capacité à jouir, avoir du plaisir, à être touché ? Ah oui, entièrement, oui. Ok.
T'es à l'aise d'en dire un peu plus ou on change de sujet ? Non, on peut en parler. Typiquement, je refuse toute pénétration. Pénétration anale, ça va. Mais toute pénétration vaginale, je ne peux pas. Moi, c'est niet. Que ce soit avec un homme, une femme, n'importe qui, j'ai vraiment du mal. C'est quelque chose que je ne peux pas faire.
Et du coup, j'ai aussi beaucoup de mal à me libérer, à accepter qu'on me touche, parce que moi, je n'apprécie pas mon corps, finalement. Donc, je n'accepte pas de recevoir du plaisir avec un corps que je n'aime pas. C'est parce que si j'accepte de recevoir du plaisir avec un corps que j'aime, ça veut dire que j'accepte ce corps-là.
C'est super compliqué. Je n'ai pas vraiment de solution. Soit je me force à l'accepter, parce que la réalité est ce qu'elle est, ou soit il existe des opérations. Après, ça, c'est mon point de vue personnel. Elles ne me conviennent pas pour l'instant. Je suis un peu dans une impasse, j'avoue. Je ne sais pas quoi faire pour l'instant. J'ai un peu l'impression d'être en stand-by depuis quelques années. Parce que c'est plus accru depuis quelques années ?
En fait, j'ai commencé la transition il y a 5 ans à peu près, hormonale. J'ai eu des changements physiques. J'aime mon corps extérieur, il n'y a pas de problème. J'aime bien mon apparence et tout, mais niveau sexualité, ça bloque. Et ça, c'est quelque chose que je ne peux pas changer pour l'instant en soi. C'est pour ça que pour l'instant, je suis dans une impasse et je n'ai pas trop de solutions.
Quand tu dis « je me trouve beau de l'extérieur », ce que je confirme, je te trouve très beau. Merci.
C'est gratuit, mais non, mais moi, je pense que ça me rend un peu triste de t'entendre dire ça. Les gens qui écoutent, ils ne voient pas. Et comme moi, je vois, j'ai besoin de témoigner. Mais ce que tu voulais dire sexuellement, c'est que, par exemple, la sexualité, ça peut être aussi un massage au niveau des épaules, au niveau du cou. Mais là, je crois que tu entends par sexualité un acte de pénétration, c'est ça ?
Oui, il y a acte de prénétration. Du coup, ce que je fais, c'est que j'aime beaucoup le sexe oral, par exemple. Ça, ça va. C'est la pratique que je préfère, entre guillemets. Mais j'ai quand même ce truc où il me manque quelque chose et je ne suis pas pleinement satisfait. En donneur ou en receveur ? Les deux, mais là, je parle plutôt en receveur. OK.
Ok. Tu disais impossible de me toucher, mais ce n'est pas le cas. On n'est pas dans l'impossibilité de toucher si tu as du sexe oral. Ce que je refuse, c'est simplement la pénétration vaginale. C'est le seul truc que je refuse. Après, j'aime bien effectivement recevoir du sexe oral, par exemple, mais j'ai toujours ce truc de réfréner mon plaisir.
C'est forcément inconscient, je suppose, parce que j'ai toujours un problème à accepter mon corps. Même si j'accepte de faire certaines pratiques, j'ai toujours ce truc de mon corps de ne me satisfaire pas pleinement. C'est ce que tu disais. Et la question, c'est est-ce que je change mon corps ? Est-ce que je fais la paix avec ?
C'est ça. Est-ce que je l'accepte ? Je me force à l'accepter. Mais j'aurais l'impression d'avoir perdu la bataille. C'est terrible de se dire qu'on est contre son propre corps. Parce qu'il y a des personnes trans qui le vivent très bien, qui l'acceptent très bien. Honnêtement, ça me rend presque jaloux parce qu'ils ont l'air d'être en paix avec leur corps. Mais moi, ce n'est pas mon cas. Après, effectivement, il existe des solutions chirurgicales aujourd'hui. On est quand même au XXIe siècle.
Mais bon, il y a des risques, c'est cher, c'est lent, ça prend du temps et je n'ai pas forcément de passer par là ou alors je ne me sens pas prêt de passer par là pour l'instant. Donc pour l'instant, effectivement, je mets un peu ma sexualité de côté. C'est là où j'ai envie de bien comprendre. Tu dis je mets ma sexualité de côté et après tu me dis aussi à part l'acte de pénétration, certains actes de pénétration, c'est bon ?
Parce que moi, si je peux te toucher, t'embrasser, te caresser et te faire du bien, on a de la sexualité.
Ah oui, bien sûr, il y a plusieurs formes de sexualité. Je ne me prive pas complètement de sexualité en disant que je mets ma sexualité de côté, mais je ne mets pas le… Comment dire ? Je ne m'autorise pas à avoir la meilleure sexualité que je pourrais avoir. C'est-à-dire que je n'ai pas d'orgasme, je n'arrive pas à jouir, je n'arrive pas forcément à être dans le moment, ça dépend de mon mood, ça dépend de si je suis bien dans ma peau ou pas à tel jour, ça dépend de plein de facteurs. Ah ouais ?
ça me parle complètement nos chemins sont bien entendu pas les mêmes et je les mets pas au même endroit mais en fait en fait je trouve que ce que tu dis c'est universel et le pont ça m'a ramené bon ça me gêne de dire ça parce qu'en fait ça compare et en fait c'est pas ce que j'essaye de faire mais c'est plus je me connecte avec empathie
avec tout ce qui peut se passer dans un acte sexuel où, en fait, je suis dans ma tête et je suis mal, tu vois, et qu'en fait, une de mes premières clés, c'est pas tellement comment l'autre me touche, me regarde, me dit quoi que ce soit, etc. Parce que j'imagine que toi, si on te dit…
J'imagine que ta copine, elle te dit des choses très belles, des choses excitantes, etc. Elle te valide autant que faire se peut. En fait, c'est plutôt les clés dans ma tête.
Et en fait, c'est universel aussi parce que dans tous les témoignages que j'ai collectés sur le podcast, les gens cessent de parler de ça, de leur rapport au corps, de leur rapport à la performance de leur genre. Est-ce que je suis assez ceci, trop cela ? Ça rejoint un peu ce qu'on a dit sur le regard des autres, finalement.
d'accord admettons on fait l'amour avec une seule personne il y a quand même le regard de cette personne et on s'interroge sur l'image qu'on va renvoyer toi t'as peur de gémir trop de façon féminine entre guillemets moi j'ai peur que mon corps me renvoie une certaine féminité que j'ai refoulée
Il y a toujours cette histoire de l'image qu'on renvoie. Oui, bien sûr. Le truc auquel je pense, c'est que je ne peux pas… C'est dur pour moi de me faire pénétrer en levrette. Je crois que c'est comme ça que ça s'appelle. J'ai un pote qui m'a… On a justement eu un débat où on n'était pas d'accord. En gros, je suis à quatre pattes par derrière. C'est la levrette. C'est la levrette, je te remercie. Ou doggy style.
en anglais moi j'ai déjà entendu et en fait ouais voilà j'avais envie de partager ça dans ce moment vulnérable et tout mais c'est marrant parce que je l'ai jamais mis en mots et en fait c'est très très puissant et très clair pour moi c'est vraiment ultra compliqué
Tu vois, je suis en couple libre, donc j'ai plusieurs partenaires, dont un plus principal, amoureux et tout, avec qui je me sens vraiment à l'aise.
Et même lui, tu vois, même lui et tout, c'est vraiment compliqué. Ça peut nous arriver, mais c'est compliqué. Et je crois que dans ma tête, déjà, je me trouve moche parce que j'ai un peu l'impression d'être trop gros. J'ai toujours eu l'impression, alors que les gens me disent que je suis assez maigre et tout, qu'il y a vraiment une différence entre ce que je perçois et tout. Ça, c'est parce que j'ai grandi avec ma mère qui n'arrêtait pas de me dire que j'étais trop gros.
Désolé, je pense qu'elle n'écoute pas ce podcast, elle prend un peu son tarif, mais genre, grossophobie chez maman, c'est catastrophique sur son corps et tout, elle passe son temps à dire qu'elle est grosse alors qu'elle est…
et donc tu vois quand je suis à 4 pattes j'ai l'impression que tu sais mon ventre tu sais quand je suis allongé sur le dos j'ai l'impression que mon ventre et un peu mes bourrelets ils sont genre bon déjà tu vois comme j'ai les genoux relevés si tu me pénètres ben on voit moins ou en tout cas je sais pas il y a les plis mais c'est normal le moment où je suis à 4 pattes là j'ai mon bide qui peut-être tombe un peu je me dis et puis je suis là non puis il y a vraiment ce côté d'être un enculé
Un peu, tu vois, genre dans les histoires. Mais tout ça, c'est vachement… Ce que je trouve intéressant, c'est que c'est vachement inconscient. Et tu vois, c'est un peu un truc non dit que je ressens. Et d'ailleurs, je ne dis pas que j'ai raison. Je dis que c'est mon expérience à moi. J'ai l'impression que d'être sodomisé doggy style en levrette, c'est vraiment quand les gens dans la rue me traitent d'enculé. Le truc un peu genre humiliant, c'est ça là, c'est ce que je fais, tu vois.
alors que je suis plus à l'aise sur le dos. Bon, voilà. T'as envie de rebondir sur ça ? Ouais, parce qu'en fait, je suis tout à fait d'accord. Parce qu'autant moi, je refuse la pénétration vaginale, autant la pénétration anal, j'en ai déjà fait.
Et en levrette, c'est pas… Non. Ça me met même à la laisse parce que moi, je me vois dans une position dégradante. Finalement, parce que c'est peut-être l'image qu'on nous renvoie quand on regarde du porno ou quoi, dès qu'il y a une personne en levrette, c'est dégradant, c'est jamais… Voilà, c'est peut-être pour ça. Surtout dans la communauté gay, finalement, quand on dit, je sais pas, PD, t'es un enculé ou quoi, on s'imagine forcément cette position-là peut-être aussi.
donc elle a une mauvaise connotation mais pareil il faut que j'arrive à déconstruire ça parce que moi si j'accepte d'être pénétré c'est plus en cuillère on peut dire ça tu sais sur le côté je trouve qu'il y a plus une notion de partage de tendresse
Alors qu'en soi, faire la levrette, ça ne devrait pas être un problème. Et ça ne devrait pas être un problème non plus d'être dans un couple à une relation stable et saine et de vouloir du sexe un peu plus familial, un peu plus hard. Ça devrait être OK aussi de tout faire. Mais ça reste dans l'inconscient. C'est difficile de s'en détacher.
Ouais, je suis d'accord. Après, je rajoute une couche de questionnement, c'est que moi je kiffe, moi je suis très téton. Et je crois qu'en fait, c'est très spécifique et très dans le détail ce que je vais dire, mais en fait le moment où tu me prends en levrette, je peux moins bien me toucher les tétons.
ou le téton gauche qui est vraiment mon arme magique je m'en souviens tu le sais et je pense aussi qu'il y a moins de peau il y a moins de regard je sais absolument pas pourquoi il y a des ballons qui sont apparus sur mon écran
Ah si, en fait, cet ordinateur et tout, quand tu fais certains gestes, il… Ah oui, certains gestes créent des animations dans la vidéo et j'ai dû faire le geste des ballons, mais j'ai fait quel geste ?
En plus, c'est tombé pile au bon moment. Genre, où j'étais là, genre, les tétons, mon arme magique. Et là, il y a une flopée de ballons qui est apparue sur mon écran. Bon. Et moi, je suis aussi beaucoup dans le regard. Et donc, en le vrai, il n'y a pas de regard. Voilà. La question, ça peut être aussi, peut-être que ce n'est juste pas une position pour ni toi ni moi. Enfin, tu vois, il y a peut-être aussi un inconfort. Toi, tu dis en cuillère. Je trouve que ça me faisait penser qu'il y a plus de peau à peau qui peut être kiffant.
Bon, à voir peut-être que ce n'est pas une position pour nous. Aussi, c'est possible. Il y a plein de positions qui existent. On peut avoir nos préférences. Et toi, quand tu pénètres, c'est plus simple pour toi ? Ça se passe comment quand c'est toi qui pénètre ? Moi, je me sens à ma place, entre guillemets. Ce n'est pas juste à ma place, je me sens bien, en fait. C'est vraiment…
Quand je pénètre, alors hormis, on va parler avec la pénétration, avec des gouttes ceintures, tout ça, parce que voilà, c'est ce que j'utilise. C'est vraiment le seul moment où je me sens, je me libère, quoi. Enfin, où je me sens bien, normal. Et après, ça reste, voilà, de devoir utiliser des jouets, ça reste un substitut et c'est vrai que ça ne me satisfait pas entièrement.
C'est pour ça que je suis jamais satisfait sexuellement, à 100% du moins. Oui, tu as plus de plaisir, tu as plus de joie. En fait, le sexe, ce qu'on dit, c'est que c'est énormément psychologique.
Et moi j'ai beaucoup beaucoup de plaisir psychologique parce que justement mon plaisir physique j'ai du mal à en avoir, peut-être que ça me bloque aussi. Et même si je ressens rien entre guillemets en utilisant, enfin en plaisir sexuel en utilisant une ceinture, j'ai tellement de plaisir psychologique que moi ça me convient.
Il y a toujours un manque à gagner, mais bon, c'est mieux que rien. Quand on a préparé cet entretien, je t'ai demandé de 0 à 100, tu épanouis à combien ? C'est une de mes anciennes questions des épisodes précédents, du début et tout. Et c'est marrant parce que tu m'avais répondu. Tu te souviens de ce que tu m'avais répondu ? 70%, non ? Ouais.
Et en fait, là, tu me racontes, et moi, du coup, j'ai le préjugé que ce n'est pas 70. Tu me racontes une histoire que moi, je préjuge être plus 20 sur 100. Est-ce que c'est une question de choix de mots et c'est mon oreille qui entend mal ? Ou est-ce que tu restes sûr, aujourd'hui, je suis sexuellement épanoui à 70 sur 100 ?
ça dépend des jours je dirais j'irai pas jusqu'à 20 en même temps c'est normal que tu penses que ce soit 20% vu que là on parle de mes problèmes sexuels donc forcément je vais pas parler forcément de ce qui va bien mais il y a des choses qui vont bien aussi et je dirais que ça fluctue ça peut aller de 50 un peu plus ou un peu moins bon c'est pas
Ça dépend des jours, je dirais. Ok, ouais, bien sûr. Mais moi, je n'ai pas forcément envie qu'on parle de ton cheminement intime. Et donc, c'est peut-être mes questions biaisées qui ont amené à mettre en lumière que les parties plus défiantes, c'est ça ?
non pas du tout c'est juste qu'il faut en commencer à en parler on n'a pas eu le temps de découvrir tout le sujet encore c'est pour ça je pense c'est quoi les trucs qui se passent bien c'est quoi les aspects vraiment que tu kiffes et qui sont acquis ou à toi déjà si on parle de ma relation actuelle je suis dans une bonne relation on a beaucoup de complicité moi c'est ce dont j'ai besoin il y a beaucoup de confiance et la sécurité sentir en sécurité
Ça, c'est primordial pour moi. Après, ce que j'aime bien, ce que je suis à l'aise, c'est beaucoup la… Moi, je suis beaucoup plus attaché à la sensualité qu'au plaisir pur. La sensualité, ça peut être les caresses, ça peut être…
Comme tu disais, la sexualité a plusieurs formes. C'est-à-dire des massages, s'écrire des mots doux. Il y a plein de formes. Et moi, je suis beaucoup attaché à ça. Et c'est ce que je suis à l'aise. Mon corps ne me pose pas de problème vis-à-vis de ça, en tout cas. C'est quoi la suite ? Qu'est-ce qu'on fait, Baptiste ? Sur ce chemin ?
Le chemin de mon chemin de nom personnel. Exactement, ouais. Je me suis fait engueuler par un de mes partenaires, parce qu'un de mes gros défauts, c'est de conseiller, de chercher des solutions.
Et donc, là, récemment, il m'a dit, mais genre, chute, genre, arrête d'essayer de… Parce que moi, j'avais des bonnes idées pour lui, que j'ai dit une fois, et puis on a changé de sujet, et puis j'ai dit une deuxième fois, parce que je me suis dit, je pense vraiment, c'est des bonnes idées que tu devrais faire. Il m'a dit, Guillaume, tu m'emmerdes, et j'étais là, ok. Donc, je ne vais pas faire cette erreur avec toi, parce que je trouve que… Mais toi, tu t'imagines…
Après, lâcher prise, tu es sur ton chemin, tu t'en parles, etc. Mais est-ce que tu as des intuitions de comment tu aimerais prendre soin de ce chemin ou pas du tout ? C'est très mystique comme question. Ok. Tu as des envies ?
d'agir pour rencontrer des hommes, pour discuter avec des hommes, pour s'envoyer des photos avec des hommes ? Pour l'instant, je n'ai pas ce désir-là parce que je suis bien dans ma relation, tout simplement. Je ne pense pas que les relations ouvertes, ce soit mon truc.
après on sait jamais de quoi le futur est fait et effectivement si je ne suis plus dans cette relation là dans laquelle je suis actuellement et que je dois changer oui pourquoi pas j'explorerai certainement
Après, même si je suis dans une relation « hétéro », le fait de faire ce cheminement sur ma possible bisexualité, c'est justement de ne pas me mettre de frein pour l'avenir et ce qui pourrait se passer. Elle est redevenue possible. Tout à l'heure, c'était « je suis bi », là, c'est une possible bisexualité.
Ah, pardon, je me suis mal exprimé. Non, pas pardon. Non, non, non. Il n'y a aucun problème. Tu es en questionnement, quoi. Tu te poses la question. Mais justement, se poser la question vient réouvrir d'autres possibles, c'est ça ? Non, je reformule, je pense. En fait, là, j'admets que je suis bisexuel à l'heure actuelle.
Et je suis dans une relation stable, qui me convient. Donc, pour l'instant, les choses ne vont pas changer. Mais le fait de l'admettre aujourd'hui que je suis bisexuel, ça peut m'ouvrir des possibilités pour l'avenir, si la situation venait à changer. Et en fait, le fait de l'accepter maintenant, ça m'évitera de me mettre des freins, justement, ou de refouler certains désirs. Ok. Si jamais, parce que amoureux, tu restes avec ta copine ?
toute ta vie, et que du coup vous êtes en couple fermé, et que tu n'investis pas cette part de toi, est-ce que ça te va ? Moi je dirais que oui, pour l'instant oui, ça ne me poserait pas de problème. Après, en couple ça se fait à deux.
Je pense que ma copine aussi, elle voudrait peut-être explorer d'autres choses plus tard dans l'avenir. Donc si on veut explorer à deux ou si on veut explorer, on en parlera plus tard. Un plan à trois, tu pourrais considérer ? Peut-être. Je ne suis pas entièrement fermé à l'idée en tout cas. Mais pas au point de lui en parler et de proposer d'être initiateur ? Pas à l'heure actuelle.
peut-être plus tard quand on aura pris un peu plus de maturité j'ai envie de dire qu'on se compte déjà bien 6 ans de couple non ? il y a encore du chemin à faire selon toi ? non pas du tout mais c'est simplement que j'ai l'impression qu'on est jeune encore tu as quel âge ? moi j'ai 25 ans
je me trouve on se regarde et tout je suis là cool attends je peux peut-être faire le geste est-ce que là je fais geste pouce vers le haut j'imagine que mon écran va ah regarde pouce vers le haut ça a créé un pouce vers le haut ok super petite image de pouce vers le haut ok
tu dis 25 ans j'ai le temps quoi bah ouais mais t'as le temps pour résumer on sait pas de quoi l'avenir sera fait on peut jamais prévoir et voilà ce que je veux juste c'est éviter de mettre des freins parce que j'ai des a priori ou quoi c'est tout grave qu'est-ce que tu penses comment tu te sens est-ce que t'es content de cet échange
Je pense que quand je vais l'écouter, je vais me dire « Mais putain, pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi j'ai pas dit ça autrement ? » J'ai toujours peur de pas être assez clair. Quel poison ! C'est terrible ! Quel poison ! T'étais très bien ! Mais moi, ça m'agace particulièrement parce que j'ai le même poison en moi.
où je suis jamais content, c'est jamais assez c'est jamais assez bien vas-y Guillaume il me saoule mais toi j'ai plus d'empathie pour toi, je comprends est-ce qu'il y a un truc où là tu te dis tiens je l'ai pas dit j'aimerais bien qu'on l'aborde ouais peut-être en vrai tu m'as pas vraiment demandé ce que j'aimais chez les hommes moi je t'ai dit que j'aimais les hommes masculins mais en vrai en y réfléchissant
J'aime les hommes sportifs. Après, je suis aussi sportif. Et j'ai aussi… Je pense que ça se mélange un peu avec… Je vais beaucoup à la salle, je fais beaucoup de sport. Et en fait, je me muscle. Je deviens de plus en plus musclé. Et j'ai un peu cet idéal. Et en même temps, cet idéal peut m'attirer sexuellement. Donc…
Mais le problème, c'est que ça me bloque un peu, entre guillemets, comme toi, tu vois, par exemple, les hommes efféminés, t'as un petit blocage sur ça. Et moi, je me dis, mais peut-être que le fait que j'aime des hommes seulement musclés et sportifs, c'est quelque chose d'imposé par la société, justement. Un idéal de beauté ? Une norme ? Bien sûr. Enfin, moi, ce que je dis, c'est bien sûr. Et après, la question, c'est est-ce que c'est un problème ? Je sais pas, moi, il y a des jours où
Moi, je n'ai juste pas envie de passer à côté de belles personnes parce que je suis un débile avec des idées arrêtées. Je n'ai pas envie que les portes soient fermées. J'ai envie de me défier. Mais bien entendu que la beauté, je ne sais plus à quel siècle, il fallait être tout blanc pour montrer qu'on ne travaillait pas dans les champs.
Et puis après, aujourd'hui, il faut quand même être bronzé pour montrer qu'on a de la thune pour aller au soleil et qu'on a des vacances. C'est très paradoxal, ça change la fonction des sociétés. Exactement, il y a des sociétés où être rond, large, gros, c'est preuve que tu manges bien, que du coup, c'est excitant parce que tu…
Parce que du coup, je sais pas, t'as de la thune ou t'es pas en… T'es en bonne santé, quoi. Versus, je sais pas, d'autres sociétés où il faut être tout fin. Et puis, ouais, je regardais là sur Arte un documentaire sur Kim Kardashian.
En fait, elle a redéfini la culte de la beauté et elle s'est, avec de la chirurgie esthétique, élargie ici, rétrécie là. Elle a un corps strictement inhumain, c'est-à-dire naturellement. Quand tu nais, c'est pas possible qu'il y ait cette forme et tout là. Et du coup, ça fuck up les petites têtes de gens qui se disent je veux ressembler à elle et tout. Donc, moi, c'est sûr qu'on est complètement…
et la question c'est est-ce que dans ma sexualité c'est vrai qu'il y a un côté ultra animal chez moi qui dit vas-y vous me saoulez là avec vos blablas intellectuels et tout laisse-moi jouir en fait laisse-moi sans tout un tas de couches que la droite dit walk tu vois t'es là et à la fois moi j'aime bien prendre le soin en fait de
de déconstruire mes fantasmes pour jouir plus largement, tu vois, pour jouir en 3D, en 4D. Tu vois ce que je veux dire ? Et à la fois, j'ai aussi envie de me lâcher la grappe. Je ne vais pas passer mon temps à m'engueuler de ce que je désire, de comment je le désire et à essayer d'intellectualiser non-stop. Et je crois que je navigue comme ça avec cette danse déséquilibrante.
C'est pour ça que, peu importe le cheminement, c'est toujours difficile de faire la part entre l'individuel, ce qui vient de nous, et le collectif. Et voilà, c'est toujours quelque chose qu'on se demande. Est-ce que ça vient vraiment de nous ou est-ce que ça a été imposé ? On se pose toujours cette question, peu importe le cheminement au final. Et j'ai l'impression qu'il y a…
une intellectualisation qui est aidante pour arrêter de faire du mal aux autres et à soi, et il y a une intellectualisation qui est échappante, c'est-à-dire, je blablate comme ça, je m'attèle pas au vrai sujet. Ça peut, oui, tout à fait, oui. C'est ça que je ressens chez moi, tu vois, et il faut choisir, enfin, il faut voir, j'identifie dans laquelle je suis, tu vois, parfois je suis là, ah ! Moi, je dirais que pour finir,
La plus grande liberté, c'est de se connaître soi-même. Et ça, ça prend du temps.
J'aime bien cette conclusion-là parce que je trouve que beaucoup du plaisir et du cheminement intime, sexuel et romantique vient de ma capacité à me connaître et à m'aimer. Tiens, je vais te rajouter un… Si tu me permets, on co-construit la fin. Et je trouve que de se connaître et de s'aimer, de dire « Ah ! » De prendre sous le bras un peu mon passé, mon présent, mon futur, mes peurs, mes craintes, mes amours et mes désamours.
Et de cheminer ensemble. C'est tout le bien que je te souhaite. Je te le souhaite aussi. Merci Baptiste. De rien. Rendez-vous dans 5 ans. En 5 ans ?
Dans cinq ans ? Ben ouais, j'aime trop. Je ne sais pas si dans cinq ans, je ferai toujours un podcast, mais je trouverais ça chouette de toquer à ta porte dans cinq ans et de dire est-ce que tu aurais envie de me raconter ce qui s'est passé dans ces cinq années et où tu en es ? Ça, c'est un bon concept à garder avec tous les gens que tu as interviewés, je pense. Tu es enregistré, je te renverrai cette partie-là quand tu me diras non. Ah ah ah !
Merci Baptiste. Pas de rien. A bientôt. A bientôt, au revoir.