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Vous écoutez la troisième et dernière partie de ce témoignage. Regardez les épisodes précédents pour la première et la deuxième partie. Tu te rappelles l'année où tu as été pour la première fois sexuellement actif avec quelqu'un ? Oui, c'était 2020. Tu me racontes cette première fois ? C'était un mec que j'ai rencontré sur Facebook Rencontre. Ok.
Entre parenthèses, je ne savais pas que ça existait. Ça existe encore aujourd'hui ? J'ai un onglet dans mon Facebook rencontre ? J'ai enlevé l'onglet, donc du coup, je ne sais pas s'il y a encore l'onglet. Pas très intéressant. Mais en tout cas, c'est un onglet, c'est vrai. Tu vois, tu as Facebook Market, tu as les vidéos et tout, les réels. Après, à côté, tu as un cœur pour Facebook rencontre. Donc, ils ont une app de rencontre.
et du coup je parle avec ce mec il est super gentil après je lui dis il me propose de se voir il ressemblait à quoi ? alors pas du tout Daddy c'est un jeune plus jeune que moi il t'a tiré ?
Plus jeune que moi. Oui, il était mignon. Mais je pense que c'était plus pour faire ma première expérience qu'autre chose. Tu te souviens de te dire ça ? Tu te souviens de te dire, ok, lui, il va être ma première fois ? Je me souviens de me dire, oui, pourquoi pas ? Il faut que j'ai une première fois, pourquoi pas lui ?
Parce qu'en fait, en gros, je m'en foutais. J'avais pas ce… En fait, en gros, j'avais pas ce truc de… Que ma première fois, elle doit être importante. J'avais pas ce mythe de la première fois, elle doit être la meilleure. Pour moi, it's so overrated. Une première fois, c'est juste une première fois. C'est pas le mec, quoi.
T'avais hâte ou t'avais peur ? J'avais super peur. Il s'est passé combien de temps entre ce moment où tu te dis « je me lance dans la voiture du blabla car » et cette première fois ? Je pense trois mois.
Ah ouais ? Ah ouais, efficace ! Non, excuse-moi, c'est débile, il n'y a pas de trop vite, pas assez vite. C'était à ton rythme ? C'était à ton rythme ? C'était le bon rythme ? C'était le bon rythme. Trois mois, je le sentais bien. Je me suis dit, lui, il est mignon, ça va, il me plaît bien. Ce n'est pas le mec que je rêve d'avoir, mais…
Et en plus, en vrai, moi, je me projette, je me dis, il m'intimide moins, puisque ce n'est pas le mec que je rêve d'avoir. Oui, peut-être que c'est ça aussi. Donc, je serai plus à l'aise, non ? Je ne me souviens pas trop de ce que je me suis dit, mais ça pourrait s'interpréter comme ça. J'ai fait tomber mon stylo. Merci beaucoup que tu ramasses. Pourquoi ?
Donc, première fois pas importante, tu as déconnecté le sexe de l'amour. Tu sais pourquoi ? Il y a des personnes qui se disent « Ah, moi j'ai envie de tomber amoureuse ». Non, mais je ne pouvais pas me dire ça parce que les gens, ici en France, ça va à un rythme tellement rapide.
— Ici à Paris ? — Oui, ici à Paris. Ils ont leur première expérience, je sais pas moi, à 17 ans, 16 ans même. Et alors que moi, tu vois, je débarque 24 ans et 25 ans, j'ai ma première expérience. Je me dis « mais je suis tellement en retard ». Donc franchement, je cherche pas à Marie.
Je cherche juste une expérience, tu vois, je veux juste savoir ce que c'est que pénétrer quelqu'un ou être pénétré, tu vois. C'est quoi le lien entre le retard et le type de première fois ? Parce qu'en gros, toi, tu dis non, mais moi, l'amour, c'est pas ça qui m'importe. D'abord, peut-être plus.
plus tard, c'est ça que je comprends. D'abord, moi, j'ai envie de sexer avec qui vous voulez. C'est ça ? Oui, c'est ça. C'est une frustration. T'es là, vas-y, il faut qu'on y aille. Je me suis dit, mais c'est bon, là, c'est le moment. Du coup, t'as repris un blabla car, parce que les blabla car sont des moments clés pour toi. Non, pas de blabla car.
Tu te rappelles où c'était ? Chez toi ou chez lui ? Non mais c'était chez lui. Pourquoi tu me dis ça comme ça ? Parce que je ne savais pas trop si je devais dire en moi l'endroit dans Paris, non. Tu fais comme tu veux, à partir du moment où tu préserves le niveau d'anonymat que tu as envie de préserver ?
C'est à Paris. Tu y vas en pensant à quoi ? Déjà avant, on s'était vu, on avait pris des sushis. C'était un peu une sorte de date ?
et après il me dit voilà on rentre chez moi et tout et là moi tout le long je me suis dit merde je vais avoir ma première fois et tout j'étais super stressée est-ce que je fais des performances comment il faut faire je sais pas et tout et j'étais trop stressée trop stressée parce que je me suis dit si ça se trouve je sais pas il y a une technique il y a une manière un peu spéciale à faire
aucune idée et du coup on arrive chez lui on discute, on discute, on discute longtemps, longtemps, longtemps après lui je pense qu'il était gêné parce que moi j'avais fait aucun move
Et moi, j'attendais justement qu'il fasse un truc, tu vois, pour qu'il débloque la situation, mais il n'a rien fait et c'était insupportable, intenable. Genre lui, il ne fait aucun move, moi, je ne fais aucun move, on discute, on discute, ça s'éternise, mais de ouf. Après, à un certain moment, je lui dis, écoute, je ne sais pas comment faire, je vais être honnête avec toi, je ne sais pas comment faire, mais vas-y, on le fait. Mais tu es trop fort !
Je ne sais pas. Je n'ai jamais fait ça. Je suis honnête avec toi. Je n'ai jamais fait ça. Mais je veux le faire. Si tu veux, vas-y, on le fait. C'était ça. Puissance de la vulnérabilité, t'es trop fort. Mais je n'avais pas autre chose à proposer. Oui, mais je ne savais pas. Je n'avais aucun move.
Il a dit quoi ? Il m'a dit, ah, ok, d'accord, vas-y. Du coup, je me rapproche de lui, je l'embrasse. C'est ton premier baiser ? Oui, c'est mon premier baiser, oui. C'était comment ? Normal. C'était pas ouf. C'était normal. Même le plan, il était normal.
normal c'est une façon sympathique de dire c'était pourri non mais c'était pas pourri c'était pas pourri c'était juste j'imaginais que ça allait être un truc waouh alors que ça a grave démystifié le truc et je me suis dit ouais
Bof. Et même j'étais actif et tout, mais… T'as réussi à bander ? Oui, oui. Ok, t'étais excitée ? J'étais super excitée et je me suis dit, mais agréable, mais pas ouf. Ouais, bah ouais. Agréable, mais pas ouf. Et t'étais contente ?
Oui, j'étais super content. Non, mais le lendemain, j'ai appelé tous mes potes. J'ai dit, mais c'est bon, j'ai eu mon expérience. Et j'étais trop, trop, trop content parce que c'est un cap. Trop bien. Mais donc, du coup, tu as des gens avec qui tu parles de sexe. Oui, c'était mes potes. OK, donc tu peux leur dire qui s'en restait. OK, trop bien. Et eux, ils sont tous hétéros ? Oui. OK.
En ce moment-là, je n'avais pas de potes gays. Je crois que moi, le truc qui m'apparaît tellement puissant et que j'ai vraiment envie de dire juste en mini-parenthèse, c'est… Je ne sais pas si tu as lu le livre PD. Tu en as entendu parler ? Je vais le mettre dans le descriptif de l'épisode, je suis content d'en parler. C'est une magnifique collection de plusieurs témoignages d'hommes gays ou queers qui racontent leur lien avec ce terme PD.
qui est à la fois une insulte et puis qui petit à petit est récupérée, tu sais, comme une façon politique et intime et personnelle d'absoudre le pouvoir nocif d'une insulte qu'on a reçue toute notre vie.
en tout cas en français, toi c'était d'autres termes, et qui du coup, dans pas mal de récits, qui tissent l'importance de la reconnaissance de notre culture partagée et l'importance d'une frérorité, d'une pédérité, d'une sororité, trois termes parallèles qui veulent dire un entre-nous d'entraide.
Parce qu'on est quand même encore dans un monde, ton témoignage le montre, mais quand même en dehors de l'Algérie. On reste quand même dans un monde où grandir gay ou queer, ou bi, est un défi, est une galère, est une violence à plein d'endroits.
et moi j'ai mis du temps à me rendre compte de cette importance moi je m'en tape, j'ai plein de potes ils sont principalement hétéros et tout et petit à petit j'ai vu la puissance de mes potes enfin je me suis fait des potes gays et puis parce que je devais être plus détendu aujourd'hui j'ai des conversations et moi j'ai 37 ans, des conversations intimes bon après je fais un podcast dessus donc je suis pas un très bon exemple et j'ai des conversations intimes même avec des inconnus mais ces potes
Avec qui on se dit des trucs de base, genre ce que ce podcast essaie de faire, tu vois, des conversations où on se dit mais putain, mais toi, t'arrives à bander ou mais t'aimes toi, mais ça, ça me fait mal. Et du coup, la première fois, c'est passé comment pour toi ?
Moi, c'était trop bizarre. Il avait une odeur que je n'aimais pas, mais c'est normal. Et en fait, cette chose qui est bien sûr partageable avec plein de gens, notamment, tu vois, j'ai des potes hétéros à qui je peux parler de sexualité, peut-être, et peut-être qu'il y a plein de points communs, mais c'est quand même pas la même chose. Et voilà, en tout cas, moi, quand j'entends ton discours et que j'entends quand même une certaine solitude dans ton cheminement,
de gay non t'as pas l'air d'être d'accord avec moi et c'est tout à fait ok t'avais pas envie pour moi avoir des potes gays c'était pas très nécessaire pour moi parce que les potes que j'avais surtout les meufs en gros elles étaient super à l'écoute je racontais les détails de ce qui s'est passé elles étaient là genre ah ouais mais tu as fait ça et lui il t'a fait ça et tout donc franchement t'avais ta communauté ouais
Ok, t'avais ton groupe de soutien. Ouais, ils étaient super bienveillants avec moi. Et encore aujourd'hui, toi tu vois pas l'impact d'avoir des potes gays en particulier ou des conversations entre gays ?
Là, franchement, j'aime bien quand je suis dans des groupes mixtes. Je me sens même presque plus confortable si on est mixte que si on n'est que gay. Et généralement, j'ai l'impression que les gays, quand ils sont entre eux, il y a une certaine rivalité.
Et une certaine tension. Et même, je ne sais pas, généralement, les gays, avant de rencontrer quelqu'un, à chaque fois, ils se posent la question, qu'est-ce qu'on va devenir ? Est-ce que je vais baiser avec lui ? Est-ce que… J'ai l'impression qu'il y a toujours ça, mais c'est juste…
Pas du tout. Tu me décris des gens que j'ai croisés, qui sont à fuir. Non, je rigole. J'entends tout à fait ton propos. Pas trop. Moi, j'ai trouvé des gens avec qui c'est délicieux, avec qui ça change tout. Avec qui, justement, ce qui est raconté dans un des textes, le nom de l'auteur, bien sûr, m'échappe au pire des moments.
Je crois que c'est Mathieu Fouché, si je dis pas de bêtises. Mais ce qui est dit dans un de ses textes, moi, m'a parlé puissamment et il m'a fallu détricoter mon homophobie internalisée, le fait qu'au fond, il y a une part de moi qui continuait et qui continue à pas vouloir être gay, pas vouloir être trop efféminé et pas vouloir…
Avoir l'air d'être trop hors norme gay qui faisait que du coup, je rejetais pas mal d'autres gays. Et ça, petit à petit, en détricotant ça, du coup, j'ai pu avoir des relations intimes plus fortes et amicales avec des personnes qui, en fait, ont des chemins très similaires aux miens.
Et avec qui ce niveau d'entraide est quand même différent de mes conversations avec des potes hétéros. Bon, parenthèse, non ? Tu veux rajouter quelque chose ? En gros, au début, c'est vrai que je voulais pas trop être dans le milieu. Mais après, je me suis fait des potes gays et que j'étais super à l'aise avec eux. C'est juste des potes, il s'est rien passé. Et franchement, on discutait, on parlait de tout et de rien. On se faisait des sorties, on se tapait des barres. Franchement, c'était trop bien.
Donc, tu finis ta première fois. Oui. Appel de la victoire, ça y est. Non, mais c'était vraiment la victoire. C'était la victoire. Le lendemain, j'étais super content et en même temps, super à l'aise. Et je me suis dit, mais j'ai passé un cap quand même. C'est le cap de la première fois. Et maintenant, c'est bon. Je sais un peu ce que c'est qu'être intime avec une personne. OK. Donc, après…
Après, avec ce mec, on continue à se fréquenter. On continue à se fréquenter. J'ai commencé à développer des sentiments pour lui. Mais à un moment, il me disait, je veux me mettre en couple libre et tout. Enfin, je veux être libre, pas en couple libre.
parce qu'on s'est pas dit si on était en couple ou pas donc je vais être libre nanani après je dis au début ça m'a pas plu mais j'ai accepté j'ai dit ok d'accord ok on est libre du coup lui il voyait des gens de son côté moi aussi je voyais des gens de mon côté mais en gros quand moi je faisais des plans lui sa réaction elle était un peu de jugement de non t'as pas le droit
Et du coup, c'était une relation un peu toxique, on and off, tu vois. Genre, il vient, il part. Et après, à un certain moment, j'ai mis terme à la relation. J'ai dit non, je ne peux pas continuer comme ça. Tu vas de ton côté, moi, je vais du mien. Et après, là, la bitch était de sortie.
La bitch était de sortie, ok. Là, ça ne s'est pas arrêté. Là, c'était plan après plan, après plan, après plan, après plan. Tu avais du retard à rattraper. Je ne sais pas, mais c'était de la frustration. La porte, elle était fermée tellement longtemps et elle était poussiéreuse. Et quand je l'ai ouverte, franchement, ça a éclaté. Et du coup, c'était plan après plan, plan après plan, mais j'étais toujours actif.
Et c'était bien ? C'est content de cette période ? Franchement, j'étais super content de cette période. C'était que des plans, que du cul pour du cul. Aucune attache.
Rien. Je faisais mon truc, je faisais le plan. À la fin, je ramassais mes affaires et je sortais. Et c'est bon. Chirurgical. Il n'y a pas trop de mots connectés au plaisir et à la joie. C'était joyeux, c'était éclatant ?
J'ai adoré ça. Pour moi, c'était plus de la découverte parce que ça me permettait de voir, par exemple, quel genre de mec j'aime vraiment. Est-ce que vraiment, c'est que les daddies ? Est-ce que les daddies, je les aime bien ou est-ce que c'était juste une phase de ma vie ? C'était plus ça. C'était de la découverte. Au final, je me suis tapé plein de mecs, mais j'étais toujours actif et là, je voulais être passif.
Parce que moi, je trouve ça vachement important ce que tu dis, notamment dans le contexte de tout ton magnifique témoignage. Parce que souvent, les gens… T'es bien ou pas ? T'as chaud ? Non, c'est bon. Je te vois que tu te bouges un peu. Non, t'es bien ou pas ? Oui, ça va, ça va. Il fait un peu chaud, non ? Oui, un peu. Il fait un peu chaud. Je ne peux pas ouvrir la fenêtre parce que ça va faire trop de bruit.
Je trouve ça passionnant ce que tu dis et super important parce que j'entends parfois des gens dire « ouais, les gens qui enchaînent les plans, voilà, c'est glauque ». Et en fait, on a tous une histoire dernière, notre sexualité, quel que soit son visage, que ce soit une sexualité très libre, libérée, ouverte avec plein de gens ou avec peu de gens ou avec une seule personne.
Et en fait, quand on a grandi en prison, on a putain le droit d'avoir une adolescence, d'avoir une possibilité de toucher des corps, toucher des gens, de faire des erreurs avec des inconnus. Tu es d'accord avec moi ou pas ? Oui, c'est ça. J'étais enfermée longtemps. Donc, l'option en couple, elle n'était pas faite pour moi en ce moment-là.
Ce sexe-là, du coup, tu te souviens d'être en mode, vraiment, je teste. Donc, en gros, tu sélectionnais les gens en mode, tiens, j'ai jamais fait quelqu'un de plus d'un mètre soixante. Pardon, de plus d'un mètre quatre-vingt. Non, au début… Tu les choisissais comment ? Au début, c'était, je prenais ceux qui m'envoyaient des messages, je regardais le profil, il est mignon, je prends.
Pas d'échange ? Tu n'avais pas besoin d'en savoir plus ? Non. Même, je n'avais pas envie de savoir plus. Ok.
Je n'avais même pas envie de savoir ce qu'il fait dans la vie ou ce qu'il ne fait pas. Ça ne m'intéressait pas. Je regardais la photo de profil. OK, il est beau, il est mignon. Baf, c'est bon, je fais le plan. Et on passe un moment super, mais éphémère, instantané. Et c'est bouclé. Donc, je ne voulais pas m'attacher.
C'est ça ce que j'entends, parce qu'on parle un peu de « je les enchaîne, j'apprends, je teste », mais j'entends aussi un peu « j'ai pas envie de m'attacher, j'ai peur de m'attacher ». Il y avait une peur autour de tomber amoureux ou d'être attachée ? Non, pas vraiment ça, mais c'était plus parce qu'au début, je voulais pas m'attacher parce que je me suis dit « mais j'ai pas encore tout testé ».
La peur, le faux mot, tu vois. La peur de perdre un truc ailleurs qui est plus intéressant. Donc, c'était plus ça, la découverte et tout. Et dans ce que tu découvres, c'est quoi les pratiques du sexe que tu kiffes ? Qu'est-ce que tu valides où tu dis « Ah ouais, voilà qui je suis ».
Alors, au début, je ne sais pas trop faire des choses hors de ma zone de confort. Je n'étais qu'active. C'est un peu bourrin. Active d'homie. Oui, voilà. Question, c'est quoi l'impact du porno sur ce que tu reproduis ? Parce que tu as vécu avec, pour seule référence, le porno. Tu as l'impression que tu es active d'homie. Pourquoi ?
Je sais pas, parce que t'as cette version un peu parfaite du sexe où l'homme, il prend la femme et bam, bam, bam, bam, c'est bon. Pour nous, il n'y a pas vraiment l'échange, tu vois ?
Cette sensualité, c'est très scénarisé, tellement mal fait. D'ailleurs, même moi, quand je cherchais du porno, je cherchais des trucs plus amateurs, parce que franchement, les trucs avec qualité HD et tout, c'est tellement nul.
Du coup, mon trait un peu grossi de dire c'est le porno qui t'a influencé à être actif plus dominant, t'es pas d'accord ? Non, pas que. Il y a ça, mais aussi le fait d'être actif, ça vient aussi de tout mon background, de tout mon chemin. Parce que pour moi, être passif, c'est-à-dire que…
être une femme et est-ce que je suis prêt à être une femme tu vois ça je comprends sur l'aspect pénétration et je le partage aussi et je l'ai déjà dit sur ce podcast ma question elle est sur l'aspect plus bourrin tu le comprends comment cette coloration de bourrinage ça je sais pas pour être un peu plus homme un peu moins 106
Je dirais plus pas ça, mais pour pas m'attacher à la personne, je dirais. Ok. Je dirais pour pas m'attacher à la personne, donc voilà, je suis là, je fais un job et c'est bon. Donc j'ai pas envie de découvrir plus ou d'être sensuelle avec quelqu'un. Dans ce que tu découvres dans tous ces plans et dans cette période-là, c'est quoi le sexe que tu kiffes ? Toi, t'aimes pénétrer ?
Oui, j'aime bien. Mais après, je voulais tester d'être passif. Je voulais tester d'être passif avec mes plans. Et j'arrivais des fois, je disais « ouais, je vais être passif aujourd'hui ». Même avant, quand je textais avec la personne, je lui disais « là, je vais être passif ». Elle me disait « ouais, viens ». Mais ça ne passait pas.
Lubrifiant, pas lubrifiant, ça passait pas C'était fermé, scellé, bloqué Y'a rien, non mais je te jure Mais c'était Ça passait pas du tout Et c'était des moments tellement gênants Parce que le mec il essayait, il essayait Mais rien Mais c'est un blocage mental Parce que j'ai En fait c'est un traumatisme C'est un cumul de tout ce que j'ai vécu Et que ça me C'était bloqué
Jusqu'au jour où j'ai fait un plan avec un daddy. Donc du coup, je parle avec lui et tout, mais je ne savais pas s'il était actif ou passif. Alors moi, j'ai trop de questions sur les daddies avant. C'est quoi un daddy pour toi ? Ça veut dire papa en anglais ? Oui. Père ? Oui, voilà, c'est papa ou père. Ok, ouais. Et du coup, c'est un mec, pour moi, c'est genre 40 et plus. Ok, ok.
40 et plus. Enfin, je n'emploie pas le terme d'une manière péjorative parce que moi, c'est ma catégorie préférée. Ouais, ouais, ouais. Et du coup, ce mec… Alors, attends, je ne suis pas totalement satisfait de la réponse. Est-ce qu'il y a d'autres attributs qui t'excitent ? Donc, la personne a plus de 40 ans. Est-ce qu'il y a des trucs…
Enfin, cheveux poivre et sel, rides. J'ai l'impression que ce genre de mec, c'est plus un mec réel, quoi. Et est-ce qu'il y a un aspect dans le daddy un peu paternant ? Est-ce que dans son attitude, il y a des choses qui peuvent t'exciter ? Alors, au début, c'est ce que j'avais besoin. J'avais besoin de ça.
Au début. D'ailleurs, c'est ce qu'il y avait dans ce daddy-là, précisément. C'était une personne réconfortante. Une personne qui avait un peu un physique que quand tu vois, tu te dis « Ah oui, il va me protéger. » C'est un protecteur, tu vois. Et j'avais besoin de lui à ce moment-là pour être passif. C'est lui dont j'avais besoin. C'est une personne protectrice. Et…
Donc, tu le rencontres en ligne ? Oui, sur Grindr, je vais chez lui, mais je ne sais pas s'il est actif ou passif. Il me dit, écoute, je ne vais pas être actif. Moi, je suis vers ça, mais là, je ne vais pas être passif, je vais être actif. Jackpot pour toi ?
Et du coup, je me suis dit « oui, c'est bien, franchement, il me plaît ». Après, j'étais stressée, je me suis dit « écoute, je ne sais pas trop, parce que je ne pense pas que je suis prêt à être passif, mais parce qu'il y a plein de gens, j'ai eu des expériences, en gros, je ne sais pas, ça ne fonctionne pas pour moi, j'ai l'impression que je n'y arrive pas ».
Et que ça va être un plan foireux. Il me dit, écoute, c'est juste un plan. Il me dit ça, écoute, c'est juste un plan. J'ai rien à foutre, ça passe bien, ça se passe pas bien. T'es là, autant profiter, tu vois. On essaye de faire le truc, après on verra, on avisera, tu vois. Sinon, on fait que du soft. Et
En me disant ça, j'avais moins de pression. Il t'a mis à l'aise ? Oui, il m'a mis à l'aise. Je me suis dit, ok, bon, c'est vrai, c'est juste un plan. Après, de toute manière, il va m'oublier, je vais l'oublier, c'est bon. Tu t'es déstressée. Il avait des cheveux poivre et sel ?
Oui, il avait des cheveux poivrés. Il checkait toute la to-do list. Franchement, il checkait tout. En plus de ça, il avait le truc de protecteur de par son physique. Et même quand il parlait, il avait une voix assez réconfortante. Parce que t'es assez grand quand même, je crois, non ? 1m80. Et donc, il était plus grand que toi ou plus large ? C'est quoi physiquement ? Il était à peu près à ma taille, mais il était un peu costaud.
Ok. Donc il te détend, il te dit tu sais. Il me dit c'est pas grave, c'est juste un plan. Juste en me disant c'est juste un plan.
Il me dit, c'est vrai, c'est juste un plan. Ce mec, je ne vais pas le revoir. Je ne le connais même pas de toute manière. Et là, ça m'a détendu. Et il était sensuel, il allait doucement. Et franchement, c'est passé crème. Mais c'est passé crème. J'étais passif pour la première fois. Et ça m'a débloqué. Après…
Je n'avais pas du tout un problème d'être pénétrée. Je ne sais pas ce qu'il a fait, mais de la magie. Aujourd'hui, tu es avec quelqu'un ? Oui, je suis avec quelqu'un. Ce n'est pas cette personne ? Non, ce n'est pas cette personne. Parce que cette personne, quand même… Oui, en fait, j'ai essayé de… Aussi puissant qu'un trajet Babacar ?
C'est exactement ça. J'ai envoyé un message, je pense le lendemain. Il n'a pas répondu. Moi, j'avais fait d'autres plans ailleurs. Je n'avais pas le time. J'étais dans la période beach, donc je n'avais pas le time. J'ai vu d'autres personnes. Après, il m'a recontacté deux jours après ou trois jours, je ne me souviens plus. Mais j'étais passé à autre chose.
le moment il était fort mais c'était pas le bon je suis passée à autre chose j'ai vu ailleurs t'as dit c'était pas le bon t'avais déjà là en tête un truc où je cherche c'était juste qu'en ce moment là franchement après le plan c'était juste un plan comme il avait dit mais à ce moment là tu continues ton parce que là aujourd'hui tu dirais que t'es amoureux oui
Oui, j'ai un mot.
Ils débloquent. Alors, souvent à ce micro, il y a des gens qui témoignent d'une difficulté à être pénétrés. Et toi, tu es en train de nous dire, il y a une rencontre, il s'y prend bien et ça débloque les autres rencontres. Tu peux me donner un peu plus ? Tu as fait un travail parallèle ? Non, franchement. Si tu avais des conseils à donner à des gens ? Moi, c'était, il me fallait la première fois.
Cette première fois d'être pénétrée. Parce qu'en gros, déjà j'avais plein de… Je me suis un peu construit une bulle où la pénétration c'était attribué à une femme, que ça allait me faire mal aussi, que je ne vais pas apprécier le moment. Et…
Plein de choses autour de ça. Et tu avais accès à des informations ? Par exemple, j'ai fait des épisodes sur la sodomie, sur le plaisir anal, des épisodes sur le lavement qui peut aider. Tu les as écoutés ? Non, je n'ai pas écouté celui du lavement. Je te le conseille vivement.
Non, mais j'avais des informations sur le lavement et tout. Tu les avais obtenues comment ? En allant sur Internet ? Sur Internet, oui. Plus de santé. Parce que moi, je ne me suis pas senti avoir les bonnes informations de potes gays. Parce que moi, je n'ai pas besoin…
J'ai pas besoin d'un site internet qui me raconte ce que c'est la sodomie et qui, de façon un peu médicale, me décrit le truc de loin. J'ai besoin de gens qui disent qu'il y a plein d'astuces autour de la sodomie et du plaisir anal, comme on en parle dans les épisodes dont je fais référence. T'avais ça, toi ?
Non, je n'avais pas les conseils de gens qui se font pénétrer ou qui pénètrent et qui disent, tu vois, le coussin, vas-y, mets un coussin sous les fesses. Non, mais je n'avais pas ça. Mais par contre, le lavement, si. Je savais très bien qu'il fallait faire un lavement et je faisais un lavement à chaque fois. Je me disais, au cas où.
Au cas où, parce que comme je voulais être passif, mais que je ne sais pas si j'étais prêt ou pas, donc je faisais les lave-moi à chaque fois. Et ce que j'entends et ce que je comprends, c'est que toi, par rapport à toute la palette qu'offre la sexualité et la sensualité, la connexion à quelqu'un d'autre, la pénétration était vraiment un truc important pour toi. Parce que tu vois, on n'a pas du tout parlé d'autres choses, d'autres kiffs.
Toi, tu étais assez centré là-dessus. Oui, mais tu parles à une personne qui a fermé cette porte 24 ans. Donc, c'est sûr qu'après, tout était centré sur ça. Sur la pénétration ? Oui. Non, mais sur la sexualité, pas que la pénétration.
Oui, parce que là, on n'a beaucoup parlé que de la pénétration. Parce qu'avant, je n'osais pas. En fait, c'est les premiers plans. Donc, je n'osais pas vraiment essayer d'être vulnérable devant une personne. De lui dire, oui, j'aime bien quand on me lèche l'oreille. Quel cas ?
C'est le cas. C'est le cas, oui. Du coup, je n'osais pas trop… Je me suis dit, si je commence à communiquer avec la personne, ça devient trop intime, même si ce qu'on fait, c'est intime de ouf. Mais je me suis dit, mais ça a quand même une dimension supérieure. Donc, c'était un peu step by step.
C'est ça. Au début actif, après passif avec ce mec-là. Et après, je me suis dit, c'est bon, être passif, c'est faisable. J'ai bien apprécié et tout. Alors, vas-y, je le fais dans les autres plans. Donc, dans les autres plans, j'ai commencé à chercher qu'à être passif.
que d'être passif pour voir comment c'est, est-ce que j'aime vraiment ça ou pas donc j'ai essayé avec des mecs c'était bien d'autres ça m'a fait mal et tout j'ai pas apprécié mais après je me suis dit mais c'est un truc en gros ça se travaille
C'est comme le vélo. Oui, voilà. Ça se travaille. Et après, je me suis dit, vas-y, je pimente un peu les choses. J'allais chez des mecs, je leur disais, par exemple, de me sucer. Parce qu'avant, je n'osais pas trop faire ça.
De quoi tu parles ? Ce qui était nouveau pour toi, c'était de dire « tu vas me sucer ». Oui, de communiquer avec la personne et de lui dire « fais-moi plutôt ça, mais là, ce n'est pas comme ça ». Je vous ai un peu orienté les gens pour vraiment sentir…
Avoir le désir que je cherchais. Parce qu'avant, pour moi, je ne communiquais pas du tout. Des fois, je subissais des choses alors que je n'aime même pas. Je disais « Ok, d'accord, ça va passer. Je ferai autre chose après. Je laisse terminer son délire, même si ça ne me fait rien. »
Tu vois le truc. Mais j'ai fait, bien sûr. Je n'osais pas trop dire, ah non, mais là, ce que tu fais, en fait, ça ne me fait rien. Donc, arrête, mais change de truc ou laisse-moi faire. Ou laisse-moi te montrer, tu vois. Donc, je n'osais pas faire ça. Mais après, quand je suis devenu un peu actif et passif, j'osais, tu vois. Se débloquer. J'étais vraiment débloqué.
Dans ce cheminement-là, est-ce que tu as eu l'impact de ton éducation ou de cette déconnexion avec ta famille ? Est-ce que tu étais sur des rails, tu n'avais pas de blocage, tu n'avais pas de choses qui te rattrapaient de ce passé-là ?
Une fois que je me suis assumée. Ouais. Si, il y avait des résidus d'idées, en gros, par exemple, le fait d'être passif et tout, ça me rattrapait. Tu l'as déjà dit, ouais. Par exemple, moi, j'ai longtemps eu une phobie des MST, des maladies sexuellement transmissibles. J'étais hypochondriaque. Moi, je suis hypochondriaque. Je faisais super attention.
Mais au point, parce que moi, tu vois, après les rapports sexuels, je pouvais avoir des crises d'angoisse qui, pour moi, sont les résidus de cette homophobie et de cette incapacité à être alignée avec mon désir. Toi, tu as eu des choses similaires?
Alors, je n'ai pas eu de crise d'angoisse. Mais par contre, je faisais super attention. Moi, la capote, pour moi, c'est très important. C'est très important. C'est-à-dire que si tu me dis… Déjà, les mecs qui m'envoyaient des messages sur Grindr, ils me disaient « bareback ».
Moi, bareback, no way. C'est-à-dire sans protection, capote. Sans capote, moi, je bloquais direct. Moi, j'avais le bloc facile, en tout cas, sur Grindr. Un mot de travers et je bloque. C'est soit zéro, soit cent. Et même des gens sous PrEP ?
Donc, qui est le fait de prendre un… Non, mais même sous PrEP. Sous PrEP ou pas sous PrEP. Parce qu'en fait, il y a un truc, c'est que sous PrEP, c'est le VIH, mais pas les MST. Moi, je n'ai rien contre le VIH. Donc, au contraire, moi, je suis contre les gens qui disent sur Grindr, no séropo, no ça, no ça, no ça. Franchement, je ne sais pas. Du coup, même sous PrEP, tu veux qu'il y ait une capote. Ah oui, même sous PrEP. Pour les autres IST que la PrEP ne protège pas.
Voilà, exactement. Parce que la PrEP, c'est pour le VIH et pas pour les MST, enfin les IST. Et du coup… Et ça, selon toi, c'est une bonne chose ? Enfin, t'es content de… Oui, franchement, je… C'est important pour toi de… En tout cas, ça me mettait à l'aise. Parce que là, moi, je viens d'avoir ma première chlamydia. Oui.
Je m'en tape, quoi. C'est à chacun de mettre son curseur. C'est pour ça que je veux checker avec toi. Moi, j'ai fait un drame d'hypocondrie en mode c'est la fin du monde et tout. Et j'ai tellement empêché plein de sexualité pour ça. Alors moi, baiser avec une capote ou sans, moi, j'ai pas de problème. Ça me va très bien et on s'en tape.
Mais du coup, tu as une chlamydia, si tu fais une fellation, tu peux attraper une chlamydia alors que tu portes la capote. Enfin, dans la pénétration, pardon. Or, moi, je ne portais pas de capote quand je suçais ou quand je suis sucé. Pareil pour la fellation, c'est sans capote. Parce que je ne peux pas quand même sucer avec capote.
Et en fait, j'ai eu ma chlamydia et je suis super fier d'avoir une sexualité libre et libérée avec tout un tas de gens. J'ai un pote qui me racontait ses vacances. Il a fait du bateau, il s'est blessé le pied, il a kiffé son bateau, mais il s'est blessé le pied. Il a un peu des galères pour se réparer le pied parce qu'avec l'eau de mer, ça a empiré, etc.,
Et en fait, on comparait un peu. Moi, j'ai fait plein de sexe pendant mes vacances et du coup, je suis revenu avec une chlamydia parce que ça fait partie du jeu, ma pauvre Lucette. Et à partir du moment où j'ai un médecin traitant, je prends la PrEP et j'ai des tests réguliers. En fait, je prends mon traitement contre la chlamydia et puis on avance. Et c'est vraiment aujourd'hui que je vois le niveau d'irrationalité autour de l'hypocondrie.
Est-ce que toi, tu as l'impression qu'il y a aussi de ça ou juste, toi, c'est un choix personnel ? Alors, moi, les pénétrations, c'est obligatoire que ce soit avec une capote parce que ça me met à l'aise. En plus, moi, je ne prenais pas la PrEP.
Parce que c'est un choix. Mais toi, tu n'es pas hypochondriaque. Ma question sous-jacente, c'est est-ce que quand on grandit comme toi et moi, en tout cas, tout ce que tu viens de nous raconter, quels sont les séquelles ? Et je pose la question, est-ce qu'une des séquelles, c'est l'hypochondrie, le fait que du coup, on a assimilé la pratique sexuelle avec la possibilité d'avoir une maladie ? Et en fait, tu te rappelles, tu t'es dit « je suis malade ».
Or, une MST, c'est une maladie qui vient d'être en rapport sexuel avec un homme. Et moi, j'ai un peu cette intuition journalistique ou psychologique. C'est vrai qu'à chaque fois, on associe le fait d'avoir des maladies. Enfin, le VIH, on l'associe toujours à la communauté LGBT.
Alors que même les hétéros peuvent avoir le VIH. Ce n'est pas la question. Donc, on associe toujours les maladies à la communauté LGBT. Et donc, du coup, c'est sûr qu'à la fin, quand toi, tu fais des plans et tout, tu as cette frustration d'avoir, par exemple, des chlamydia, gonorrhée ou autre. Mais en fait, moi, je n'avais pas de problème avec ça. Moi, je me disais « je vais faire le nécessaire, la pénétration, je vais me protéger ».
Par contre, la fellation, je ne vais pas demander qu'un mec mette une capote. Donc, de toute manière, ce n'est pas agréable. Donc, je ne sais pas si c'est du latex, tu vois. Et tu fais tes petits tests chlamydia dans la gorge ? Oui, je fais après. Mais à chaque fois, quand je vais à mon médecin traitant, par contre, c'est que je lui demande la totale. Gorge, le truc là, le coton-tige dans le cul, tout ça. Super.
Donc, je demande un test complet. Et donc, même si j'ai eu… Moi, j'ai pas eu des chlamydia ou… Moi, j'ai eu la gale. Ah ouais ? J'ai un pote qui l'a eu, ouais. Moi, j'ai eu la gale et c'est infernal. C'est trop relou, ouais. C'est infernal parce que tu dois désinfecter toute la maison et…
laisse tomber et j'ai même pas voulu au mec qui m'a transmis la gueule parce que c'est ça le jeu comment elle s'est j'ai l'impression de comprendre qu'elle s'est terminée
Cette phase d'enchaînage de plans, c'est parce que tu as rencontré Monsieur d'aujourd'hui ? Oui, voilà. Vous en avez discuté de ton témoignage ? Oui, j'ai discuté avec lui. Il a le droit de dire des choses, de vérifier avec lui. Il n'a pas de problème avec ça ?
On va l'appeler… Comment ? Monsieur ? Oui, monsieur, si tu veux. C'est un daddy ou pas ? C'est un daddy. Ah bah, ça marche de ouf, monsieur. Il a plus de 40 ans. Il correspond à ton type. Il coche toutes les cases. Petites étoiles dans les yeux. Petites étoiles dans les yeux, j'adore. Non mais, il est parfait. Je suis super heureux
Vraiment, je suis à 100%. Je suis grave heureux. Il me rend super heureux, on fait plein de choses ensemble, on est super différents dans plein de trucs, mais ça marche de ouf entre nous. Tu lui as raconté toute cette histoire que tu viens de me raconter ? Je pense qu'il ne connaît pas tous les détails.
Il va peut-être découvrir des détails que je n'ai pas racontés, mais il connaît normalement la globalité. Il t'aide sur ce chemin de réparation ? Tu es d'accord avec ce terme ?
Oui, mais il m'a vu pleurer plusieurs fois. Il sait très bien que j'ai des problèmes avec ma famille. Il m'a vu pleurer vraiment plusieurs fois. Et même moi, je me suis permis d'être vulnérable avec lui parce qu'il me met grave à l'aise. Vous êtes en couple ouvert ou exclusif ? Non, on est exclusif. Parce que je suis hyper jaloux.
comme mec donc je pense que je ne peux pas c'est pas pour moi les couples ouverts je comprends pour les autres mais c'est pas pour moi ok et ça fait combien de temps ? ça fait 9 mois on va avoir un bébé
Aujourd'hui, c'est quoi le sexe que tu kiffes alors ? Aujourd'hui, de 0 à 100, tu te dirais, t'es où sur ton cheminement d'épanouissement sexuel et intime ? 0 étant galère intergalactique, 100 étant je suis tellement dans un parfait élan, aligné. Je suis à 100%. T'es à 100%. 100%, ouais.
Je suis à 100%. Là, je suis super à l'aise avec moi-même, avec ma sexualité, avec la manière dont je m'identifie. Par exemple, dans le style vestimentaire. J'ai changé. Si tu regardais…
Genre, il y a deux ans, j'ai complètement changé. Là, par exemple, je me permets en soirée de porter des shorts super courts, gros, flashy, des harnais avec des paillettes, des trucs, tu vois, un peu grave bitch, tu vois. Mais je m'en fous, c'est moi. Je me sens surplus.
C'est que je suis arrivé avec tout ce que j'ai fait, tous les plans que j'ai fait, toute ma partie bitch, etc. Je suis arrivé à la fin à m'assumer et à ne pas me censurer. Si j'ai bien envie de faire un truc, je le fais. J'ai vu un short super court, rose, flashy, je l'achète et je m'en tape.
Et tu vis ta meilleure vie. Oui, je vis ma meilleure vie et je m'en tape carrément. Tu t'en tapes et on a une revanche, non ? Ah oui. Quand tu le mets, tu ne te sens pas quand même…
Ah ouais, moi je connecte tellement avec le début de ton témoignage. Peut-être que ce que j'essaie d'exprimer, c'est que j'ai des gens autour de moi qui ont cette joie à mettre un short rose à paillettes ou que sais-je. Et moi, je ne me suis jamais autorisé ?
Et du coup, je l'ai regardé, je crois, avec jalousie et aussi une forme d'incompréhension parce que moi-même, je n'avais pas accédé à ça dans mon intime. Et en fait, de plus en plus aujourd'hui, je comprends. Et de plus en plus, moi, j'ai envie de mettre des putains de shorts roses à paillettes et d'être dans l'espace public. Il n'est jamais trop tard.
alors là je peux te dire qu'il est jamais trop tard et que dans pas longtemps il y aura une photo sur mon Instagram je rigole bah si tu vois sur mon Instagram j'ai commencé à poster des photos de moi où j'avais mis des paillettes semble super anodin en mode le mec met des paillettes et sa vie a révolutionné mais moi déso c'est gigantesque pour moi de m'afficher publiquement avec des putains de paillettes et honnêtement quand je mets des paillettes
C'est un sentiment. Revanche, c'est peut-être un petit peu pas l'énergie que je veux, parce que je m'en tape du passé. Je me sens puissant.
Moi, je dirais même plus, c'est une revanche pour moi. C'est que quand je mets, par exemple, un short court ou un harnais ou un truc sexy, tu vois, quand je me regarde dans le miroir, je me dis, putain, ton ancien toi serait tellement fier de toi. S'il te voit là, maintenant, il va se dire, franchement, mais c'est un bât en lui. Et…
Mais je viens grave de loin, tu vois. Pour moi, être comme ça en soirée avec un harnais ou avec un truc hyper sexy, c'était inenvisageable. Mais là, je me dis, mais… Wow. Franchement, wow. Quand je regarde l'évolution des choses, je me dis, mais…
Il y avait un chemin super lent. Et franchement, je me suis retrouvée les manches. J'ai travaillé pour qu'à la fin, j'ai ce que je veux, la vie que je veux. Les autres, ils peuvent dire, oui, il fait la pute, il fait ça, il fait ça. Je m'en fous, je m'en tape. Oui, je fais la pute, oui. Tu peux dire ce que tu veux, mais vas-y, fais comme moi, si tu veux. Sinon, ne fais pas.
C'est une super belle fin. Voilà. Tu te sens comment ? Ben, je me sens franchement relived. Je me sens apaisée. Je me sens… Je suis fière d'avoir fait le podcast. Je suis super fière. Non mais vraiment. Je ne pensais pas que ça allait me rendre fière, mais je suis grave fière.
Je ne sais pas, témoigner comme ça, dire mon expérience et surtout, je suis fière de moi parce que je n'ai pas censuré. Et j'ai raconté des choses qui sont vraiment fortes et sans censurer. Et vraiment, ce que j'ai dit dans ce podcast, ça vient vraiment du cœur.