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Ok, on se lance.
Non. Car oui, tu es déjà venu. Et tu t'appelles toujours Adrien. Je m'appelle toujours non-fictif Adrien. Non-fictif. Je crois que je l'avais dit la dernière fois. C'est pas ton vrai prénom. C'est pas mon vrai prénom. En fait, sur Discord, le Discord du podcast, tu racontes CJES, une expérience, donc CJES, petite ville au sud de Barcelone, où il se passe plein de choses, les hommes gays se retrouvent, font du sexe, de la fête, s'ils le souhaitent, toi tu racontes.
ton expérience, tu débriefes avec les auditeurs qui sont sur le Discord et je te dis, bah, écoute, moi aussi j'étais à SeedJess, viens au micro, parce que moi, donc, on va parler là de libération sexuelle, que apparemment on a vécu, toi et moi, on s'est croisés d'ailleurs à SeedJess. On s'est croisés à l'espace d'un instant...
dans la fameuse Bear Alley, enfin je sais pas si c'est comme ça que tu l'appelais, que vous l'appeliez aussi, mais... Nous c'était la Gay Street. Ouais, je pense que comme moi je suis allé vraiment pour la Bear Week, qui est donc la semaine de séparation centrée sur la communauté bear, on l'appelait la Bear Alley. Ouais, donc c'était ma première fois. Ouais, moi aussi. C'était aussi ta première fois ? Ouais, c'était ma première fois.
j'ai compté 5 premières fois pour moi là-bas en termes d'expérience sexuelle ou de première fois plus générale dans mon développement de petit homme gay avant qu'on se lance bon bah un il y a un discord du podcast qu'il faut rejoindre et d'ailleurs dont tu es le modérateur je suis le modérateur pour l'instant ça va ça se passe bien les gens sont sympas je trouve ça cool il y a plein de discussions qui partent c'est intéressant le lien est dans le descriptif de l'épisode et j'ai fait un sondage
de la rentrée je l'ai fait je te remercie moi en fait l'idée c'est ok qu'est-ce qu'on fait pour la suite donc j'ai pas mal d'idées dans le sondage donc le lien est dans le descriptif de l'épisode et en gros l'idée c'est bon bah ceux qui écoutent qui ont envie de dans le sondage en gros je propose plusieurs axes de développement des idées d'épisodes pour le moment les deux gagnants en thématique que les gens ont envie d'entendre c'est être en couple
Et ouvert et épanoui. Donc je suis en couple, comment je fais pour l'ouvrir et rester épanoui ? Et l'autre thématique c'est, j'ai trouvé une sexologue qui pourrait nous donner des clés grâce à son expertise sur l'épanouissement sexuel.
Bon, voilà les deux favoris pour le moment. Et l'autre sujet, c'est l'idée d'organiser des rencontres. Donc là, les gens qui peuvent être intéressés mettent oui, leur ville. Et du coup, on se tiendra au courant. On verra comment la suite de ça. Bon, le lien du sondage est dans le descriptif de l'épisode. Et voilà. Et moi, je pense qu'on peut se lancer.
Moi, j'avais envie, avant qu'on raconte, de te demander, toi, c'est quoi les préjugés que tu avais sur CGS ou sur des lieux comme CGS ?
plutôt les hommes, j'ai l'impression, sont... J'ai vu pas mal de lesbiennes, en proportion très peu par rapport aux gays, aux hommes gays, mais j'ai vu aussi des couples lesbiens, je crois. T'avais des préjugés sur des tels lieux ? J'avais des préjugés, mais qui étaient récents, donc c'était des préjugés de quelqu'un qui était déjà... En fait, je pense que j'avais pas entendu parler de CJS avant mon coming out, etc., qui est relativement tardif.
Du coup, mes préjugés étaient, ça a l'air cool, mais je voyais ça un petit peu comme quand même un endroit où sexe, drogue est fait dans un truc un peu débridé qui ne me correspondait pas forcément, ce qui n'est pas forcément ce que j'avais expérimenté, pour le positif d'ailleurs, dans un endroit où je ne me voyais pas forcément trop aller. Après, je pense que ça dépend quand est-ce qu'on y va, ça dépend avec qui on y va, ça dépend de
C'est quoi le déclic qui t'a fait y aller ?
Il n'habite pas en France. Je ne sais plus comment on est arrivé là, mais il m'a motivé à aller à CJS. Au début, j'étais hésitant. Et puis après, je me suis dit c'est un truc qui me donne envie parce que c'était pour la Berwick. J'aime beaucoup les bears. Je ne suis pas un bear moi-même. Du coup, j'aime beaucoup les bears. Et du coup, l'idée d'aller là-bas et d'avoir plein de beaux mecs, etc. et de m'amuser sexuellement me tentait vachement. Donc, il m'a motivé un peu à y aller.
Parce que du coup, Imbert, c'est un ours, donc plutôt un homme corpulent, plus poilu. Et d'ailleurs, t'es déjà venu sur le podcast, je sais pas si je l'ai dit finalement. Avec le prénom, on l'a pas dit depuis le début, mais oui, je suis déjà venu pour parler un petit peu de ça, entre autres.
C'est comme ça d'ailleurs qu'on s'était connecté ? C'est comme ça qu'on s'était connecté. Donc sur Twitter, tu as un crush avec un mec, je suis un peu curieux, vous échanges ? En fait, de base, je réponds à un de ses posts où je le trouve sexy. Il lui met une photo ? Oui, c'est ça, lui met une photo, je crois que c'est une photo, je ne sais plus si c'est une photo. Oui, c'est une photo, je réagis, et puis sur mon profil, j'ai quelques photos, donc il répond, on commence à échanger par message privé sur Twitter. À l'époque, on pouvait encore envoyer des messages privés sur Twitter ?
C'est plus le cas ? Avec le truc d'Elon Musk, c'est compliqué. Et du coup, en fait, on accroche bien. Et donc, il me convainc un peu d'y aller. Alors, pas d'y aller ensemble, mais d'y aller en me disant, je connais quelqu'un sur place, on pourra se rencontrer. Et puis, après, c'était en juin, je crois, qu'on a commencé à discuter, sachant que c'est Jess. Donc, moi, j'y suis allé en début septembre. Et donc, il y avait du temps entre les deux, quand même. On a eu le temps de se connaître entre-temps et tout, mais...
Donc tu y vas, tu ne connais personne. J'y vais, je connais juste lui. Et sachant que c'est un mec à qui tu as échangé quelques messages. Tout à fait, parce qu'on a beaucoup parlé après. Il est venu en France, on s'est rencontré chez moi, il est venu en France. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais on a échangé beaucoup de photos, beaucoup de vidéos. On avait conversé par WhatsApp, par conf call, par vidéo.
Et donc je savais un petit peu quand même, même si je ne savais pas exactement si ça allait vraiment matcher en vrai, à partir du moment où il est venu à Paris, j'ai vu un petit peu que le courant passait bien, amicalement. Il dort chez toi du coup ? Il dort chez moi, donc c'était un peu stressant. Combien de nuits ? Il est arrivé vendredi, il est reparti lundi matin. Ah ouais, du coup franchement c'est courageux.
Ouais, j'étais pas très sûr de moi, mais ça s'est bien passé. Après, j'avais suffisamment d'éléments, on va dire, pour avoir quand même une forme de confiance en lui. Ça s'est bien passé, vous avez direct connecté à un niveau sexuel ou même plus ? Oui, oui, amicalement, on a direct connecté. C'était plutôt la continuité de la connexion qu'on avait avant, mais ouais, ça a très bien connecté. Après, ça a encore mieux connecté à CJS, je reviendrai dessus, mais...
Oui, donc tu le connaissais un peu. Je le connaissais un peu, non. Tu vas à Seedgest, tu connais que cette personne, tu veux le nommer dans un pseudo ?
Du coup, tu ne connais que lui et vous partagez le même logement ? Non, on ne partage pas le même logement. Moi, je n'étais quand même pas trop sûr de ça. Et lui, il est dans une maison avec des amis à lui qu'il connaissait déjà d'avant. Enfin, certains, ils connaissaient déjà d'avant. Et donc, moi, je me prends une chambre d'hôtel et je me dis, je reste du samedi au mercredi. Je me dis, je ne sais pas comment ça va se passer. Je ne veux pas forcément rester tout le long parce qu'en fait, la Bear Week dure à peu près dix jours. Elle commence le vendredi et elle finit le dimanche prochain.
Ouais. Le lundi après, en gros. Et moi je me dis, ok, j'arrive le samedi et je repars le mercredi. Comme ça, je sais pas si ça va me plaire, etc. Et puis si ça me plaît pas trop, j'y reste pas forcément tout du long. Bon, la vérité c'est que j'ai déplacé mon billet en une fois que j'étais là-bas, parce que ça me plaisait beaucoup. Ouais. Super, et que les gens me disent, ah tu devrais déplacer ton billet, c'est con, et je suis très content de l'avoir fait. Et donc je suis reparti vendredi, parce que je pouvais pas repartir plus tard, j'avais un truc sur Paris.
Tu avais une vraie vie qui t'appelait quand même. J'avais ma vraie vie, la vie du monde réel, tristement. Et du coup, par rapport aux préjugés que tu avais un peu avant, qu'est-ce que t'as rencontré, qu'est-ce que t'as vécu à CJES ? Alors, qu'est-ce que j'ai vécu ? Pour moi, déjà, CJES, c'était une expérience... Enfin, c'était une super expérience, donc...
Enfin, dans les préjugés, j'ai aussi beaucoup de bons préjugés, notamment sur la Berwick. Je ne connaissais pas forcément CJS dans le reste. Moi, je m'étais un peu imaginé qu'il n'y avait que des gays. Ça reste quand même une ville normale. Il y a quand même des hétéros aussi. Il y a des femmes, il y a des enfants. C'est une destination très touristique. C'est une...
une station balnéaire assez réputée. C'est très joli, d'ailleurs. Enfin, moi, je trouve ça joli. Et donc, à ce niveau-là... Merde, je me suis perdu. Mais globalement... Non, t'inquiète. Ce préjudice-là, il a été un peu cassé. Après, sur le côté fête, sexe... Drogue. Drogue, moi, j'en prends pas. J'ai vu des gens en prendre. J'ai vu des mecs prendre de la coke sur la piste de danse. Bon...
Je n'ai pas eu un ressenti de personne m'a proposé, m'a forcé. Il y a des mecs qui m'ont proposé, des vendeurs qui m'ont proposé dans la rue, mais je n'ai jamais senti de pression pour prendre de la drogue. Je n'ai pas eu besoin pour faire la fête. La fête, ça faisait la fête et moi, j'étais très content de la faire alors que ce n'est pas trop mon truc d'habitude. Mais là, comme c'est une ambiance différente...
J'étais très content de faire la fête. Le sexe, il y en avait, mais c'est à la fois très sexuel, je trouve, comme endroit, et à la fois, c'est pas non plus le seul point de focus, je trouve. Je trouve que le côté communautaire, accueillant, un peu, on va dire, queer, dans les grandes lignes, parce que gay, queer, je connais pas super bien les...
L'acceptation, body positive, juste faire ce qu'on veut et tout ça. C'est ça que tu veux dire par libération ? Toi, tu dis vraiment j'ai vécu un moment de libération queer. Ça veut dire quoi ? Tu peux m'en dire plus ? Je pense que le terme libération queer n'est pas forcément adapté. Je l'utilisais comme ça. C'est qu'en fait, je ne me sentais absolument aucun jugement. Je sentais que tout le monde était...
Honnête en tout cas, soi-même dans un maximum de... Un truc très accueillant, très bienveillant, très peu jugeant. Je pouvais parler de sexe aussi facilement que je parlais de ce que j'allais manger le midi. Et quand je parle de sexe, je parle de pratiques qui vont être des trucs un peu tabous, comme du fisting, des choses comme ça qui sont pas...
C'est forcément une chose que je pratique, mais juste pour en parler comme ça, de questions d'hygiène, lavement, IST, machin, comme des trucs, j'aime bien les grosses bites. Il y avait vraiment un truc de, il n'y a pas de tabou, il n'y a pas de jugement. C'est juste des discussions normales. Et aussi dans la façon de m'habiller, de choses comme ça, je sentais que je pouvais m'habiller à peu près comme je voulais, du moment que ça reste relativement décent.
relativement, même dans la rue. Et qu'en fait... T'habillais comment ? Alors la journée, j'étais en short, t-shirt ou débardeur, des choses comme ça, donc très classique pour la plage, etc. Après, le soir, je me suis un peu plus amusé. J'avais notamment un t-shirt qui disait « Daddy's little meatball ». Donc pour les non-anglophones, c'est « la petite boulette de viande de papa ».
Attends, répète daddy. Daddy's little meatball. Ok. Attends, je capte pas le sous-entendu. Le sous-entendu, c'est déjà le truc de daddy. D'avoir un daddy, j'appartiens à un daddy. Je suis un tel meatball en mode surnom affectif de je suis une petite boule de viande. Enfin, meatball, il y a un truc un peu... Mais c'est un espèce de... Mais je pénètre pas une boulette de viande. Non, mais c'est pas une boulette de viande, mais c'est... Je sais pas comment dire. T'es...
Non, franchement, je le chope pas. Toi, tu le trouves pas sexuel ? Ah non, pas du tout. Une boulette de viande, ça fait un peu... Je suis de la chair à baiser. Oui, mais alors ça, c'est qu'en prenant le truc vraiment comme une boulette de viande, boulette de viande, mais là, c'est juste...
Je ne sais pas comment dire, mais ce n'est pas dans un sens nourriture ou quoi. Quand on dit que quelqu'un est une meatball, c'est juste... Je ne sais pas comment dire. C'est affectueux. C'est affectueux, c'est ça. Tu es ma petite boulette. Alors bon, je ne suis pas petit et tout, mais en tout cas, ça faisait beaucoup rire les gens. J'avais beaucoup de compliments sur ce t-shirt. Après, je suis sorti en harnais, menottes.
un côté plus SM un côté plus SM et le dernier soir j'ai aussi je suis sorti en j'avais un un siglette donc un truc de de lutte qui est ouvert au niveau des fesses ok je suis sorti dans la rue comme ça
Et globalement, ça s'est bien passé. C'était dans la soirée, globalement, et dans les coins gays, etc. Tu vas mettre des photos dans le Discord. Je pense qu'on va rameuter énormément si tu mettais des photos. Du coup, je comprends que c'est un endroit pour toi où, dans l'espace public, tu peux être tout un tas de toi. Tout un tas de moi. Je peux être beaucoup plus librement moi, que ce soit sur le côté sexuel, principalement sur le côté sexuel, évidemment.
Je ne sais pas, même des trucs très simples comme j'ai acheté là-bas des chaussettes avec le petit drapeau gay et je me dis là-bas, je trouvais ça cool de les porter, je ne me posais même pas la question. Ici...
Dans le Marais et tout, ok, mais autour de chez moi, en banlieue, mais c'est pas une banlieue crénios, j'aurais plus d'appréhension. Tu habites en région parisienne, un peu loin de Paris. C'est ça. Et je me suis dit, là-bas, je ne me pose même pas la question de ce que ça pourrait être négatif. Parce que même les personnes hétéros, ils n'en ont rien à faire, il n'y a pas d'homophobie, enfin, en tout cas, il n'y a pas d'homophobie ressentie.
Acid Jess moi j'ai pas ressenti du coup d'homophobie au contraire plutôt une célébration et même des échanges qu'on a eu avec des personnes hétéros globalement ils sont très contents que les gens viennent faire la fête en tout cas ils aiment bien la Berwick parce que les mecs sont cool donc toi tu te sens en sécurité par rapport à ça et tu dis aussi que...
Et tu dis aussi que là, dans cette rue gay ou avec les gens, tu pouvais parler de tout un tas de sujets. D'ailleurs, on parle sur le podcast, donc c'était un podcast en plein air. C'est un peu ça. Mais ça veut dire que... Attends, je veux comprendre. Non, non, mais je veux comprendre. Donc, en gros, la conversation est très facile avec n'importe quel anonyme avec qui tu peux parler de sujets très intimes, gay, friendly. C'est ça que tu veux dire ?
et même aborder n'importe quelle anonyme est très facile parce que à partir du moment où il y a un regard comme la personne on sait qu'il y a des chances qu'elle soit gay il n'y a pas de problème et puis c'est très facile de commencer à se draguer un peu facilement parce qu'on est aussi dans une ambiance de vacances tout ça et puis même je sais pas moi je suis allé à la plage je sais pas si t'es allé à la plage
de l'homme mort, on en parlera sûrement plus tard moi je suis allé pas mal à la plage de Balmins la plage un peu naturiste en gros t'as deux plages à Sijes t'as deux plages estampillées, gaies je crois qu'il y en a une autre aussi il y en a trois c'est vrai, dans le centre-ville à une heure de Sijes qui est la Playa del Muerto et Playa de Balmins qui est
La plage, j'ai l'impression que c'est celle où il y a le plus de monde, qui est assez proche du centre et qui est naturiste, nudiste. Et du coup, même moi, j'étais à poil en train de discuter avec des gens, de ragouiller des mecs dans l'eau, voire plus.
Enfin, il y avait un... C'était très libérateur. Et ça, c'est que Assidjes, où dans ce genre de ville gay, où tu peux avoir ça ? C'est lieu... Je pense. Pour moi, je vois pas comment dans un autre endroit, ça peut arriver. Parce qu'il y aurait des regards, il y aurait des jugements. Enfin, sûrement, en tout cas. Écoute, moi, je te rejoins pas mal...
en fait il faut que je sois un peu dans un état d'esprit où je te pose des questions mais aussi que je raconte moi un peu moi pareil préjugé principalement sur lieu de déchéance où en fait un mec qui a besoin d'aller baiser
avec d'autres anonymes de façon publique ou de faire mille fêtes dans des endroits où ils sont que entre les mêmes c'est pas bien, c'est mal donc ça c'était le fond de mon jus de cerveau sachant que j'ai passé une semaine à faire la fête, à baiser avec des anonymes et à être cette déchéance que je dénonçais
Je pense que ça vient pas mal de le sexe c'est sale, cette idée que le sexe c'est sale et que le sexe entre anonymes, c'était quelque chose que moi j'avais jamais fait. Donc on va faire un bingo première fois, moi je m'étais jamais mis nu.
En public, et ce de façon légale, dans des plages naturistes. Et je n'avais jamais fait de cruising, donc de sexe en public. Alors, sur cette plage à une heure de CGS en marche, ou bien à 15 minutes en taxi, en gros, tu as une jolie plage.
qui est naturiste optionnel, où je me suis mis à poil. Et après, en fait, tu marches un peu et t'as des grottes, des cavernes, franchement, creusées par la mer, dans lesquelles t'as des mecs à poil qui baisent, concrètement.
Donc, moi, je voulais réagir à un peu ce préjugé de c'est forcément glauque. Moi, je n'ai pas du tout trouvé que c'était glauque. Et je ne comprends pas pourquoi on a besoin de cet entre-soi et à quoi ça sert. Et moi, j'ai vraiment compris. Donc, je te rejoins à 100% sur cette idée que... Alors, pas forcément dans tout CGS. Non, c'est surtout que c'est quand même beaucoup dans le centre.
je me suis pas beaucoup éloigné du sang non plus en fait le soir dans cette rue où il y avait que des hommes gays ou queers ou sur ces plages où il y a que des hommes gays ou queers en fait il y a vraiment pour moi un plafond de verre qui pouf a disparu il y a un truc de je suis dans un espace public ou dans un espace tout court où je suis en sécurité et
Et pas forcément entre quatre murs d'une boîte gay dans une ville, tu vois. Je suis vraiment... Et toutes les personnes que je vois autour de moi sont gays ou queers. Et j'ai trouvé que ça avait ouvert tout un tas de possibles. Et notamment, ça m'avait mis dans un état presque adolescent. Quelque chose que j'ai jamais pu vivre. Et que j'ai l'impression que mes potes hétéros me décrivent. Mais c'est de dire, je peux draguer.
J'ai plein de possibilités parce que moi, j'ai quand même grandi dans des endroits où j'étais soit le seul gay, soit il y en avait un autre, mais où tout le monde était dans le placard. Et soudainement, tu as tous ces gens que tu peux draguer. Et moi, c'est un truc que je retiens de CJ, c'est la possibilité...
aidé par les vacances, parfois aidé par l'alcool peut-être, et par ce moment un peu exceptionnel, mais je me disais, vas-y, je vais vers les gens. Et en fait, je me suis vachement fait rejeter. Je me suis autant fait rejeter qu'apprécier. Et c'est comme si j'apprenais à draguer dans la vraie vie et à accepter qu'en fait, les goûts, les couleurs...
C'est marrant, j'ai pas trop réussi. Par contre, le rejet, j'ai pas trop réussi. Alors moi, je joue beaucoup, beaucoup du regard. Et du coup, s'il n'y avait pas le regard qui suivait, j'y allais pas. J'ai manqué des occasions, mais j'en parlerai après. Il y a des mecs qui me paraissaient très distants, très...
très inaccessible et je me sentais un peu j'ai eu une petite frustration de me sentir rejeté parce que j'avais aucun regard qui revenait de certains mecs mais à l'inverse par contre j'avais quand même pas mal de mecs avec qui il y avait des regards il y avait de la drague très facilement et c'était super
Juste pour rebondir sur le côté plafond de verre s'écroule, je suis super d'accord avec toi. Par contre, je trouve qu'il ne faut pas non plus donner une fausse idée que c'est la partouze extérieure tout le temps. Le soir, les gens sont en train de discuter, sont en train de danser, sont en train de faire la fête.
les gens baissent pas dans la rue à 19h les lieux de cruising sont identifiés après quand il est 4h du matin dans les rues principales oui parfois t'as des mecs qui sont en train de baiser mais y'a personne ils sont un peu alcoolisés après sur la plage moi j'y suis pas allé le soir je crois que ça baisse pas mal sur la plage le soir mais globalement il doit faire noir ouais non complètement moi je pense que y'a vraiment
Alors, du coup, du cruising que j'ai essayé, moi, je suis venu à Seagess parce que mon copain, avec qui je suis en couple ouvert, lui est très aguerri. C'est un guerrier du cul. Pas du tout, c'est l'expression.
Je l'ai appelé juste avant que t'arrives là. Et je l'ai appelé, je fais bon, je vais faire cet épisode et tout. Qu'est-ce que... Donc là, j'ai envie de raconter ça, ça, ça. Et puis, il est assez central, en fait, dans mon expérience. Je lui dis, est-ce que t'es OK ? Il m'a dit, grave. Je lui ai dit, ah, mais j'ai pas envie de t'instrumentaliser. Il m'a dit, instrumentalise-moi. Je pense que...
mais vraiment c'est lui qui me dit viens j'y vais souvent c'est un endroit qui est important pour moi qui est chouette et moi je me dis je dépasse mes préjugés et je vais aller me faire mon avis mais après j'ai vraiment le goût de l'aventure aussi et donc sur le moi jamais j'y serais allé tout seul
Et notamment sur ma première fois de naturisme à la plage, en fait, j'ai vraiment trouvé que le naturisme et le cruising étaient un super outil de développement personnel parce que je me suis tapé d'un coup remonter toutes mes pensées limitantes et mes angoisses existentielles, tu vois, sur...
Est-ce que je suis pas assez beau ? Je vais pas plaire ? Je suis vulnérable ? C'est dangereux ? Mais pourquoi est-ce que... Moi, c'est sur le naturisme que... Sur le cruising... Enfin, je comprends parce que... Enfin, surtout vu que cruising, et que t'es nu, je peux comprendre que tu puisses avoir ces pensées limitantes, même si elles sont pas forcément légimes. Mais pourquoi est-ce que sur le naturisme... Parce que moi, ça, c'est un truc que je... Enfin...
À partir du moment où on a une certaine expérience gay, on a globalement vu pas mal d'autres hommes à poil. Donc on sait à peu près... Je pense qu'on a plus facilement déconstruit une partie du complexe de taille du pénis. Je veux dire, entre être en maillot et entre être à poil, globalement... Moi, je trouve ça plus sexuel un mec en maillot sexy...
qu'un mec à poil, globalement. C'est vraiment l'éméante mode de mon cerveau. C'est vraiment le rapport à l'estime de moi et je pense que c'est vraiment venu me chercher à un endroit, c'était vraiment défiant. Et le fait qu'il soit là
m'a vachement aidé parce que c'est vraiment mon petit ange gardien. Je me sentais vachement en sécurité. Et idem sur le moment où on part au cruising. Déjà, pour aller à la plage de l'homme mort, c'est toute une aventure. J'étais à la pied. Alors, on y allait en taxi. J'ai
Et du coup, on y allait à pied en taxi et j'ai vraiment aimé cette plage un peu reculée. C'est une aventure pour y aller. En tout cas, tu as deux façons de mourir. À gauche, tu peux tomber dans la falaise qui est vraiment juste là et bam, avec une mer magnifique. Et à droite, tu as le train.
Ah ouais, d'accord. Et nous, la première fois où on est allés, on a dû traverser les rails et on avait devant nous un couple magnifique avec qui on discutait, on se draguait, etc. Donc on n'était pas super attentifs. Et je te promets qu'il y a un train qui nous est passé vraiment pas loin.
En arrivant et je me suis dit ça y est je vais crever parce que je vais baiser sur une plage quoi. Franchement avec le vent on n'entend pas le train arriver et moi j'étais là à minauder et tout avec le gars trop mignon devant moi. J'étais là putain mais fais gaffe quand tu minaudes. Bon on arrive sur la plage, la plage est magnifique.
ça vaut vraiment le coup j'étais super étonné que tu n'y ailles pas oui mais en fait le jour où on a voulu y aller on s'est levé tard et après il fallait marcher une heure les gens n'étaient pas motivés ouais j'avoue ça c'est mon surtout maintenant que tu en parles c'était un peu mon petit mon regret en plus moi j'aime bien le cruising j'en ai déjà fait j'en ai déjà fait et j'aime bien et du coup la prochaine je pense que j'irai c'est sûr
Le lieu est magnifique, la mer est belle. Donc, tu as la partie plage où, à nouveau, il n'y a que des hommes gays ou queers. Moi, j'ai vu deux femmes et tout. Quelques femmes. Mais en tout cas, sur la plage de l'homme mort, c'est vraiment... Tu es à nouveau re dans cette bulle. Et en gros, tu dois marcher le long de la mer. Tu as une falaise. Tu as une roche.
Comment dire ? T'as un énorme rocher qui bloque la vue, et en le contournant, derrière, t'as ces cavernes creusées par la mer, où honnêtement, déjà, le scenery, le film, le paysage... Tu cruises, mais en plus dans un endroit joli, quoi !
Un endroit joli où, vraiment, t'as la mer qui vient s'entrechoquer sur les rochers. T'as même un niveau sonore et tout qui est vachement joli. En plus, il y avait des vagues. Alors, je sais pas quel jour tu y allais, mais moi, les premiers jours où je suis arrivé, il y avait pas mal de vagues. Et donc, tu vois, c'était les derniers jours de ton séjour. Donc, la mer était un peu agitée. La mer était agitée, ouais. Et en fait, à nouveau, tu vois, d'avoir mon copain...
qui connaît les codes. Il n'y a pas tant de codes que ça, mais moi, je me sentais vachement... Donc, la première fois, j'étais derrière lui. Lui, il est très poilu, très tatoué. Il n'est pas du goût de tout le monde, mais il a aussi une aisance qui fait que ces trois éléments-là font que moi, je me disais, mais lui, il arrive à choper des gens et tout. Et moi, j'étais derrière, tendu, plutôt tendu,
j'arrivais pas à bander donc j'étais à putain donc non seulement j'ai pas le bon corps parce que je voyais pas mal de mecs musclés mais en plus genre j'arrive pas à bander donc autant te dire ça t'aurais dû y aller pendant la beer week c'est vachement comme c'est hyper body positive il y a vraiment pour le coup j'ai vu des mecs de toutes les formes et de toutes les tailles après le truc c'est si t'es pas intéressé par les beers et que
Si t'es pas intéressé par les bears et que t'en es pas un, c'est peut-être plus compliqué. Mais par contre, j'ai vu des mecs de toutes les tailles et de tous les... C'est pas ça le sujet. C'est pas ça le sujet parce qu'après, mon copain m'a dit, bah non, regarde. Et là, il m'a montré tout un tas de corps différents. Et en fait, le sujet, c'était mon cerveau qui chopait les trois mecs gaulais.
Musclé, je devrais être comme ça. Exactement. Et en gros, je me disais, je ne vais jamais y arriver. Je n'ai pas le bon corps, je ne vais pas être apprécié, etc. Et il y avait aussi le côté de, j'avais peur du rejet. C'est-à-dire, je ne comprends pas, il faut aller vers les personnes. J'étais super intimidé. Bon, j'ai essayé quelques fois et ça s'est très bien passé.
C'est très bien passé parce que notamment, tu vois, il y a une fois où tu as un mec... La fois la plus marquante pour moi, c'est la fois où j'y suis allé sans... Et c'est un mec qui m'a donné ce conseil-là. D'ailleurs, un mec qu'on a rencontré à la plage, très cool. Les gens sont trop sympas.
On a discuté, bien entendu, on a rencontré un mec qui habite à deux pas de chez moi ici à Paris et qui me disait mais en fait vas-y, je crois que c'est lui ou quelqu'un d'autre, vas-y sans attente. Et donc j'y suis allé, si j'avais des conseils à donner à des gens qui aimeraient essayer le cruising, d'y aller juste en maillot ou pas et sans attente. Une balade. Tu te balades et tu regardes. Moi, je fais de temps en temps du cruising dans un endroit pas loin de...
pas loin de chez moi, qui est un endroit assez connu dans le coin où je suis. Et je n'ai pas forcément donné l'adresse, mais du coup, j'y vais de temps en temps. Et c'est vrai que les fois où ça se passe le mieux, c'est les fois où j'y vais sans attendre parce qu'en fait, je me dis au pire, c'est une balade en forêt. Et en fait, du coup, c'est mieux parce que les fois où j'y allais en me disant, il faut absolument que je trouve, je tourne et je tourne. Puis les mecs, ils ne me plaisent pas parce que parfois, il n'y a personne en fait. Tu ne sais pas pourquoi il n'y a personne.
en tout cas dans là où je vais, après à Seedjet je pense qu'il y a toujours globalement du monde mais là en fait c'est un espace assez réduit et t'as tout le temps en fait une quinzaine, vingtaine de personnes et en fait tu peux même regarder, il y a des gens qui se masturbent en regardant et c'est un peu un film porno en direct et ce que j'ai trouvé très inspirant c'est que moi j'ai trouvé que c'était un endroit très doux
Donc, tous mes préjugés de glauques, des mecs qui baisent et qui sont forcément des drogués ou des personnes sales, etc. Moi, en couple ou pas, on a connecté avec plein de gens. Et en fait, comme si Jess est un endroit de riches, quand même, j'ai trouvé ça assez cher. Les hôtels sont chers, la bouffe est chère. Ça attire une population gay, queer du monde entier, mais qui ont les moyens et qui ont un niveau socioculturel. En gros, les mecs...
Quand moi, je les grattais un peu pour discuter, tu vois, c'est des gens qui sont intellectuellement très connectés à leur sexualité. Et du coup, tu crois que si t'es plus riche, t'es moins susceptible d'être drogué, etc. Non, pas du tout, pas du tout. Mais tu sais, moi, j'avais mon préjugé. C'était c'est des gens qui se sont perdus en chemin.
drogués ou pas, qui viennent à défaut d'autre chose, dans une incapacité à faire l'amour, à créer du lien. Je pense qu'à CJ c'est particulièrement comme ça, enfin pas ça du coup, comme tu dis. Non, et en fait c'est une vision complètement hétéronormée de le sexe il est bien uniquement si je suis en couple, en amour. Mais ça en fait c'est juste le patriarcat et tous mes ancêtres qui ont copié-collé ce modèle-là, mais en fait...
Il y a plein de sexes. Moi, en tout cas, la petite opinion de Guillaume, c'est qu'à l'issue de cette aventure, il y a plein de sexes chouettes. Des sexes avec des gens, du sexe avec des gens avec qui tu fais foyer ou tu construis un truc. C'est un autre sexe que des gens avec qui c'est juste des sex friends avec qui tu construis pas, mais quand même, il y a une intimité. Troisièmement, du sexe avec des gens dont tu connais même pas le prénom. Et c'est une autre rencontre, tu vois, que j'ai pas du tout trouvé glauque.
que j'ai pas du tout trouvé violente, et au contraire, je me sentais vachement en sécurité, même une fois que mon petit ange gardien n'était plus là. Les noms étaient entendus, N-O-N, tu vois, un petit geste, un regard, et il n'y a pas d'insultes, il n'y a pas de regard...
Tu vas malveillant en mode. C'est assez bienveillant. Après, je ne suis pas allé là. Je pense qu'à Seagest, c'est mieux. C'est un peu différent d'autres endroits, que ce soit en région parisienne ou autre, de cruising qui sont... Tu n'as pas la même expérience, toi ?
J'ai des bonnes expériences, mais je cite des expériences pas ouf. Glauque. Rien d'horrible. Mais j'ai des expériences où, en effet, tu sens quand même que c'est des mecs qui sont plutôt dans une misère sexuelle. Il y a une partie des mecs là-bas qui sont dans une misère sexuelle. Quand on est en Ile-de-France, comme là, c'est un endroit de vacances, il y a des gens ouvertement gays, comme tu dis, qui ont un peu peut-être assez leur sexualité.
Dans les endroits de cruising en Île-de-France, je pense qu'il y a aussi une partie des gens qui viennent parce que c'est un peu la seule option, qu'ils soient faisables dans leur mode de vie, qu'ils potentiellement sont au placard ou autre, ou qu'ils n'arrivent pas à avoir de partenaire autrement, enfin, que sais-je. Mais du coup, c'est pas forcément la même expérience. Après, j'ai eu des superbes expériences de rencontres très bien aussi dans des lieux de cruising en Île-de-France, mais c'est pas forcément exactement pareil. Là où je me rends à ce sujet, c'est peut-être
au sauna parisien quand ça se passe bien parce que parfois t'as aussi des expériences pas ouf mais j'ai jamais eu de drame j'ai déjà eu des mecs qui comprennent pas très bien le nom ça m'est arrivé une fois de toute façon toi et moi on ne fait que partager une opinion personnelle une expérience personnelle et je trouve ça vachement important et intéressant de voir que c'est différent aussi des luttes cruising classiques après moi je dis à quelqu'un qui est tenté de faire des luttes cruising
Vas-y, alors pas forcément n'importe où, pas forcément avec trop d'attente surtout, éventuellement avec quelqu'un, parce que c'est quand même plus intéressant. T'as raison. Moi je conseille quand même, je pense mieux vaut pas y aller de pleine nuit, surtout première fois. Moi j'évite en pleine nuit, parce que souvent c'est des trucs qui sont actifs un peu plus le soir. Mais je pense que c'est quand même une expérience qui est assez intéressante.
t'as raison en fait en menant ma petite enquête du coup sur les lieux du cruising la plage de Seagess et Seagess en tant que petite oasis gay c'est depuis 1930 et quand tu arrives sur la plage il y a une petite pancarte qui dit une plage gay friendly depuis 1930 et j'ai trouvé ça vachement intéressant de me dire ouais historiquement en fait je vais reproduire là de la drague, de la conquête hum
Que des hommes... Tel que c'était fait à l'époque. Parce qu'à l'époque, c'était aussi les seules options. Il n'y avait pas les applis. C'était potentiellement puni par la loi. C'est pas trop en Espagne, j'avoue. Et du coup, ça m'intéressait de mieux comprendre les lieux de cruising. Et notamment, j'ai discuté avec des potes qui sont déjà allés aux Tuileries à Paris.
Où en fait, tu as un labyrinthe... Attends, laisse-moi terminer. Tu as un labyrinthe où il y a des rencontres. Et là, il me disait un peu ce que tu me disais. Je trouve ça important de le dire. Oui, Guillaume Assidges, c'était comme ça, toi, ton expérience. À Paris, dans ce labyrinthe-là aux Tuileries, c'est énormément de gens qui n'habitent pas à Paris, qui sont dans le placard. Et où du coup, le rapport, il est beaucoup... Enfin, eux, ils racontaient un rapport...
je sais pas comment le dire, peut-être plus agressif, moins safe, moins... Parce que c'était... Eux, ils supputaient que c'est des gens qui sont pas alignés avec leur sexualité, donc ils sont dans un rapport sexuel coupable. Je pense que même, il y a un truc de... T'es plus exposé aussi, quand t'es aux tuileries, mine de rien, la police, elle passe de temps en temps, je pense. Alors je sais pas à quel point ils mettent des amendes ou quoi, mais c'est pas exactement pareil. Moi, je sais que là où je vais aussi, il y a des histoires où il y a des...
des jeunes on va dire du coin, c'est connu qu'il y a eu des agressions de mecs des cités qui sont venus pour casser du pd quoi. Donc il y a quand même aussi un truc de moi quand j'y vais, parfois je me dis bon j'espère que, ça m'est arrivé de me barrer parce que je me demandais s'il n'y avait pas des mecs qui passaient parce que j'ai vu des mecs en mobilette côté tu vois. Donc c'est pas exactement le même rapport.
mais c'est un page qu'il y a quand même des bonnes expériences à avoir mais moi du coup ça me donne vraiment la grosse FOMO de ne pas y être râlé FOMO c'est Fear of Missing Out donc déçu de ne pas y être râlé mais bon ce ne sera pas la prochaine fois de ne pas y être râlé à cette plage cette fois là mais bon ce ne sera pas la prochaine fois
J'ai plein d'autres super expériences. Moi, ma question d'après, c'est quoi tes moments sexes les plus marquants ? Sachant que moi, le mien, pour teaser, c'est quand j'ai sucé un acteur porno sur cette plage avec sa gigantesque bite. J'ai vu un acteur porno, d'ailleurs...
Moi, je ne connais pas les acteurs porno, mais c'est lui qui m'a dit ça. Je ne vais pas raconter, mais toi, si tu devais... Donc, tu me dis, ça m'a épanoui parce que le lieu et la bulle m'autorisent à plus dans les discussions, dans les tenues. Est-ce que sexuellement, il y a eu des premières fois ou des découvertes pour toi ?
Alors, il y a eu des premières fois, c'est sûr. Déjà, c'est la première fois que j'ai fait l'amour à l'étranger avec un homme. Parce que moi, j'avais un coming out relativement récent. Après, il y a eu le Covid, donc je n'ai pas trop voyagé. Donc, en fait, je me suis rendu compte que c'est la première fois que je vais coucher avec un homme à l'étranger. En plus, c'était avec le mec que je connaissais. Dès que je suis arrivé, on est dans ma chambre d'hôtel et puis ça a été assez...
Il y avait quand même une attente, c'était super cool. En gros, on est un peu amoureux avec Victor, qui est le nom de l'homme de Twitter. C'est un peu compliqué, ce n'est pas forcément le sujet du podcast. Comme c'est moi qui choisis le sujet...
moi je pense que c'est compliqué pour moi les relations j'ai pas envie d'en résoudre une relation mais il y a quand même eu un crush des deux côtés mais on a pas forcément enfin lui aussi il est pas forcément dans une position où il a envie d'une relation ou même il est capable d'avoir une relation on habite quand même il habite en Irlande donc c'est quand même pas juste à côté on se plaît on se parle beaucoup lui c'est un ours ?
Lui, c'est un ours. D'ailleurs, c'est quelqu'un qui est un Omnifans aussi. Je mettrais le lien. C'est un acteur porno. Enfin non, il se rémunère avec ses vidéos. Un petit peu, pas beaucoup. Ce n'est pas du tout son métier. Tu es dans une de ses vidéos ou pas ?
Parce que pour être sur OnlyFans, ce qui est bien d'ailleurs, il faut prouver qu'on accepte d'être sur OnlyFans. Et pour ça, il faut montrer son visage avec une carte d'identité visible et un papier de OnlyFans. Et moi, je n'ai pas forcément envie de faire ça. Déjà parce que je n'ai pas d'imprimante et que je n'ai pas envie d'imprimer ça à mon boulot. Je me dis que si par hasard, quelqu'un regarde ce qu'on imprime, ça ne va pas le faire.
J'ai des adresses de photocopie en bas, en bas de chez moi. Non, mais du coup, dans votre sexualité, dans ce autour de ce crush, rien, rien de particulier ou pas fini. Donc il y a cette première fois ou une première fois ou juste après que j'arrive ou je suis à l'étranger, j'arrive dans cette ville et tout machin.
On baise ensemble, c'est super. Donc lui, il est plutôt actif, moi je suis plutôt passif. Dans notre rapport, il est 100% actif, moi je suis 100% passif. Même si on envisage d'essayer un peu l'inverse, que je peux être aussi actif. Enfin bref. Ça, c'est la première première fois, qui était super déjà. Après, dans les premières fois, j'ai couché dans la... J'ai baisé... Je ne pensais pas que c'était faisable, mais j'ai baisé dans l'eau.
donc sous l'eau et donc salé de la mer sous l'eau salée de la mer alors j'étais actif je pense que j'aurais pas osé le faire en tant que passif
Mais en l'occurrence, avec le mec, on se chauffe, on s'embrasse, on commence à se toucher, etc. Et puis je me mets derrière lui, je le touche un peu, je sens qu'il est ouvert, il force un peu et ça passe. Forcément, ce n'était pas des grands mouvements, je restais à l'intérieur et je faisais des petits mouvements, mais c'était très excitant. Et en plus de ça, on était dans la mer, il y avait pas mal de monde autour, qui n'était pas juste à côté.
en essayant d'être pseudo discret mais très clairement personne n'était dupe parce qu'après juste après quand on a fini notre affaire il y a des mecs qui viennent nous voir que je connaissais qui me disaient vous amusez bien et tout c'était très marrant et c'était très excitant et pour le coup je pensais pas que c'était faisable de faire ça
Et donc c'était sur la plage de Balmins avec un mec que j'ai rencontré vraiment à ce moment-là dans l'eau. Je le vois, il me plaît, je vois qu'il me renvoie le regard, donc on discute, etc. Ça c'est la deuxième première fois sexuelle que j'ai fait là-bas.
comme première fois la première fois c'était mon truc moi c'est mes premières fois à moi mais ma question elle était plus autour de de moments sexuels qui m'ont marqué il y a eu je sais pas si t'es allé dans le sex club qui est dans le centre non il parait qu'il était sale et tout
Ouais, enfin... Non, mais en mode... Et là, c'est pas mes jugements de judéo-chrétien. En termes de... Ah ouais, moi, les mecs, ils m'ont dit, franchement, tu vas pas là-bas, tu payes, c'est sale, c'est tout petit. Ouais, c'était pas hyper propre. Mais il y avait le côté exif et tout. En fait, c'était après la fermeture des bars, donc c'était blindé comme pas possible. Alors, je dirais que ça, le côté vraiment blindé, c'était un peu relou. Mais je suis du coup allé avec Victor. Et du coup, c'était en fin de soirée. Il y avait tout ce truc de...
Moi je suis un peu anxieux sur les questions de propreté, et j'ai pu me faire prendre, j'étais en jog, j'ai juste baissé mon short, et j'ai pu me faire prendre dans ce club avec plein de mecs autour, puis des mecs qui défilent, que je suce, etc, et ça me touche, et je suis un peu alcoolisé, et c'est cool, et je m'amuse quoi.
Et à ce moment-là, c'était probablement pas très propre, mais j'étais suffisamment alcoolisé pour que ça me dérange pas. Et moi, je trouvais ça cool. C'est une expérience où je me suis dit, ah, c'est sympa. Et puis après, je sais pas, ce truc de finir la soirée comme ça, j'ai trouvé ça cool. Qu'est-ce que tu réponds aux gens qui écoutent et qui disent, bah, c'est de l'excès, c'est pas de l'épanouissement. En fait, des gens qui sont d'accord avec mes préjugés judéo-chrétiens, qui nous disent...
En fait, c'est un problème que vous, les homosexuels, vous ayez besoin comme ça d'être dans un excès. À quoi bon ? Déjà, l'excès, c'est très subjectif. Je veux dire, qu'est-ce qui fait dire que c'est un excès ? Ce que je veux dire, c'est en quoi ça t'épanouit ? Ce que je veux dire, c'est toi, intimement, personnellement, et après, moi, je répondrai. Pourquoi ça m'épanouit de sucer une bite de 23 centimètres sur une plage presque devant tout le monde ?
Je ne sais même pas si la question c'est est-ce que ça m'épanouit ? La question c'est est-ce que ça me fait du bien ? Est-ce que ça fait du bien aux autres ? Ça peut m'épanouir mais ce n'est pas obligé. Tout dans la vie n'est pas obligé. Quand on mange un burger, c'est pour se faire plaisir. Est-ce que c'est un peu excessif ? Parfois. Mais est-ce que c'est grave ? Non. Surtout dans le cadre du sexe, je trouve que c'est un truc où on donne du plaisir aux autres, on en prend. C'est un crime sans victime. Ce n'est pas un crime du coup. C'est juste un truc cool.
Et en l'occurrence, ça m'a accompli parce que je pense que ça joue aussi sur des trucs d'être désiré. Moi, en l'occurrence, je pense pas forcément là, mais ça peut jouer sur des trucs de « Ah, je me rends compte que je suis désiré ». Là, moi, ça m'a par exemple sécurisé sur le fait que je peux avoir un rapport anal alors que je me suis pas préparé depuis un petit moment parce que j'ai fait la fête, etc. T'as préparé, c'est pas de lavement, pas de... J'ai fait mon lavement, mais avant de sortir, donc c'était, je sais pas, 5 heures avant, plus...
Et que ça s'est bien passé, que ça a créé du lien aussi avec Victor, parce que c'était une expérience qui était cool, qu'on a partagé. Pour moi, ça, c'est de l'épanouissement. Pour moi, déjà, ça, c'est suffisant. C'est ça ? Tu étais très défensif dans ta réponse. Non, parce que justement, je l'ai pris pour quelqu'un qui serait très offensif. Je sais que toi, ton but, ce n'était pas de dire « moi, je suis offensif », c'est « on pourrait être offensif dessus ».
Ouais, parce que moi, je répondrais que ça m'a... En fait, moi, c'était un moment déterminant pour moi.
de m'autoriser et de vivre mes expériences sexuelles, de ressentir que c'était possible de les vivre et quelque part de pouvoir, je ne sais pas comment le dire, passer à autre chose. Non pas que je n'ai plus envie de faire de sexe à partir de maintenant, mais il y a un peu cette idée de...
des interdits, des injonctions et le moment où je les décale et où je me sens puissant en fait, je me dis mais Guillaume, t'as envie de sucer cette bite ? Eh ben tu la suces et t'arrêtes de nous casser les couilles alors que j'ai passé tellement de temps à me faire mille nœuds au cerveau en mode ah non mais quand même, ça veut dire quoi ? Tout un tas de trucs qui sont socialement et culturellement imposés tu vois c'est une autre vision de la sexualité
que je suis en train de créer. Et il me faut un petit peu quand même casser plein de plafonds de verre et d'interdits sociaux, tu vois. Et moi, ce que j'ai kiffé, c'est la drague, c'est le jeu, c'est le lâcher prise, tu vois. Enfin, je veux dire, c'est totalement OK de dire j'ai kiffé la grosse bite. Enfin...
C'est juste un truc positif. Moi, je trouve ça cool. Pour moi, rien que ça, c'est une raison suffisante. Quand quelque chose est juste cool et que ça n'apporte que du bonheur aux gens qui en participent, c'est bon. Oui, bien entendu. Mais là, c'est conceptuel. Oui, mais je trouve que...
Quand tu as des blocages, c'est des blocages. Non mais je suis d'accord avec toi. Je trouve qu'on n'a pas forcément besoin de justifier autant. C'est ce que je veux dire. C'est qu'on a le droit de ne pas le justifier autant. C'est aussi totalement ok. Dans ton cas, ça a fait ce trajet-là. Mais quelqu'un qui te demande pourquoi, est-ce que c'est le pas de l'ex, etc. Tu dis, pourquoi j'ai besoin de me justifier en fait ? Parce que j'ai fait du mal à qui que ce soit. Non. T'as raison. J'ai kiffé, il a kiffé.
T'as raison. Je crois que moi, ma vraie question, c'était qu'est-ce que ça t'a apporté ? Mais en effet, j'ai un peu coloré la question. Mais en vrai, c'est qu'est-ce que ça t'a apporté, toi ? Tu l'as bien décrit. Sache que cette magnifique bite a failli m'être volée. Et là, c'est un moment parfait pour faire un prochain épisode.