*Live en public 1/3* Nos blocages pour bander, pénétrer ou éjaculer

Partie 1 sur 3

Avec Thomas Grunemwald, médecin généraliste au 190, Denis Trauchessec, sexothérapeute, et 25 auditeurs, ce live cherche pourquoi bander, pénétrer ou éjaculer bloque dès que la pression de performer s’installe.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Victor débande dès qu'il veut pénétrer : ça n'a marché qu'une fois, sans rien prévoir
  • André devait sortir et se masturber pour éjaculer : son ex est parti aussi pour ça
  • Presque toute la salle bande le matin : signe médical que le blocage n'est pas organique

💡 Les conseils du médecin

Thomas Grunemwald est médecin généraliste au 190, centre de santé sexuelle communautaire LGBTQI+.

Comment savoir si un problème d'érection est physique ou psychologique ?

Le premier indicateur selon le Dr Thomas Grunemwald : l'érection matinale. Si elle est là, tout fonctionne spontanément, les nerfs envoient le flux qui lance l'érection, les artères et les veines font leur travail. Bander à d'autres moments de la journée donne le même signal. Si l'érection demande une forte stimulation ou met du temps à venir, il faut se demander si tout est spontané et en parler à un médecin.

Quelles causes médicales peuvent empêcher de bander ou de pénétrer ?

Pour le Dr Thomas Grunemwald, un diabète, le tabac ou de l'hypertension peuvent boucher les artères qui remplissent le pénis de sang. Une rupture des corps caverneux, les cavités qui se remplissent de sang pendant l'érection, peut aussi la compliquer. Cette blessure est presque toujours accidentelle : si c'est arrivé, on s'en souvient.

Pourquoi une érection peut être douloureuse au point d'empêcher la pénétration ?

Un phimosis peut être en cause : le prépuce englobe trop le gland et l'érection devient douloureuse, donc l'envie de pénétrer disparaît. Selon le Dr Thomas Grunemwald, si aucun médecin ne t'a jamais examiné et que personne ne t'en a jamais parlé, tu peux trouver ta sexualité pas terrible sans comprendre pourquoi. En parler ouvre la prise en charge.

Qui consulter quand on n'arrive pas à bander, pénétrer ou éjaculer ?

D'abord consulter un médecin pour écarter une cause organique : c'est la démarche que décrit le Dr Thomas Grunemwald, et celle que le sexothérapeute Denis Trauchessec applique avant tout travail psychofonctionnel. Une fois le corps mis hors de cause, l'accompagnement se joue côté psy. L'annuaire du podcast référence des professionnels à l'aise avec les sexualités gays.


On en parle dans cet épisode
Victor y racontait déjà sa sexualité axée sur la sensualité et les caresses plutôt que la pénétration
Écouter l’épisode
Le centre de santé communautaire LGBTQI+ où Thomas Grunemwald exerce comme médecin généraliste
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Son cabinet dans le Marais est spécialisé dans les questions LGBTQ+ et l'accompagnement après le chemsex
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Le centre de santé sexuelle de AIDES qui accueille gratuitement l'enregistrement de ce premier live
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On est bon ? Tout le monde est prêt ? On va se lancer. Donc là j'ai besoin de vous pour faire une intro un peu de ouf. Je vous ai fait crier tout à l'heure, on va devoir recrier. Donc je vais dire un truc, je sais pas ce que je vais dire. Et je vais faire genre un geste vers vous et vous allez faire ouais, genre on est trop content d'être là. Ça vous va ou pas ? Ok. Bienvenue dans le tout premier épisode enregistré en public ! Ah ouais, c'était viril. C'était puissant. En tout cas, dans mes oreilles, c'était puissant. Alors, j'ai devant moi, parce que les auditeurs ne peuvent pas vous voir, 25 auditeurs en folie. Franchement, j'ai eu ma meilleure vie. Et deux experts absolument géniaux. Thomas. Bonjour. Est-ce que tu veux dire deux mots sur qui tu es ? Je suis médecin généraliste et je travaille dans un centre de santé communautaire qui s'appelle le 190 et qui s'occupe de santé sexuelle LGBT. Tout à fait. Denis. Bienvenue, Denis. Bonsoir à tous et à toutes. Moi, je suis donc Denis, sexothérapeute. avec un cabinet dans le Marais, en plein cœur du 4ème arrondissement, Place Saint-Paul, avec une spécialité autour des questions LGBTQ+, et d'accompagnement post-chemsex. Eh bien, c'est parfait. Bon, l'idée de ce live, c'est un auditeur ose prendre le micro et partager un défi, un enjeu autour de sa sexualité. On a ces magnifiques experts qui donnent quelques clés, quand même, une base à la fois médicale, une base sexo. Et nous, les autres gens, on se connecte à cette histoire et on partage nos vécues, nos astuces. Trop bien. Je vous ai pris un peu au dépourvu. J'ai fait le geste en mode tu vas crier. J'ai vu de la peur dans les yeux. OK. Et donc, on va commencer par Victor qui a accepté De porter une question. Alors, j'ai quand même envie de rajouter une règle essentielle. Il n'y a pas besoin de bien parler. Il n'y a pas besoin de « ah là là, est-ce que je dis bien tous les mots et tout ? » On s'en tape. Les gens qui écoutent ce podcast, ils sont intéressés par des vrais gens. Donc le fait que vous avez peut-être besoin de vous reprendre, « ah merde, j'ai oublié ce que je voulais dire, je recommence ma phrase », c'est très bien. La deuxième petite règle, c'est on s'entre-soutient. En fait, prendre la parole avec un groupe qui reste mutique, c'est chaud. Donc, si on se dit « Ah, mais moi aussi, ça m'arrive », on peut faire un petit… Génial ! Je ne sais pas du tout si le micro capte ça, mais on verra. Mais l'idée, c'est un peu quand même, sans interrompre, de donner le soutien. Mais ça peut être moi aussi. Ça peut être aussi juste « Vas-y ! » Moi, je n'ai pas envie de parler, mais « Ouais, vas-y, toi ! » La troisième petite règle, c'est de parler en jeu. Mais si vous écoutez le podcast, vous savez. Donc, vous parlez de vous. Donc il y a des gens qui vont partager leur vécu, vous pouvez rebondir sur ce vécu, mais dès que vous vous employez tu, je vais vous aider là-dessus, mais de revenir bien à votre histoire. Donc que vous soyez d'accord ou pas, que vous ayez envie de dire moi j'ai pas vécu ça ou moi j'ai vécu ça, c'est le jeu qui va nous intéresser. Je crois que j'ai dit toutes mes petites notes, je vais juste vérifier. Oui ! J'ai un dernier truc à vous dire. J'ai envie que vous vous poussiez avec douceur. En fait, le podcast, la raison d'être du podcast, c'est libérer la parole, ok ? Donc on le fait, on écoute les épisodes, il y a la personne qui témoigne que ça libère, il y a moi, que ça libère complètement, et il y a nous qui écoutons que ça libère. Et là, j'ai envie de vous embarquer dans une expérience de vous autoriser dans la limite de ce qui est bon pour vous à dire... Des petites choses de votre intime, de vos vulnérables. Si vous en avez envie, peut-être que ça ne sera pas ce soir et ce n'est pas grave, mais de pousser, mais pas trop. Moi, je n'ai pas du tout envie que vous vous sentiez obligé. Ah là là, je suis venu. Il a l'air de galérer. Il y a un long silence et vous me voyez galérer. En fait, laissez-moi galérer. C'est ma responsabilité. Et vous ne faites pas du mal à dire des trucs. Donc, si vous avez le cœur qui bat un peu, c'est à peu près normal. Mais vous forcez pas. La dernière chose, c'est les principaux blocages à parler de son intime. Un, on est dans une société qui dit que la sexualité, c'est quand même sale, tabou, il faut pas trop en parler. On a... Je dis on, vous devriez me reprendre. En tout cas, j'ai grandi dans un espace social où parler de sexe, c'était non. Et encore plus de parler de mes incompétences ou de mes incapacités sexuelles. Donc, c'est pour ça que le cœur bat, c'est que vous allez à l'encontre de millions d'années, je m'emballe, je m'emballe de ouf, de nombreuses années d'interdits. religieux notamment, autre sujet. Mais ce que j'essaie de vous dire, c'est ce qu'on se dit, c'est qui va écouter ? Mais là, si les gens savent. En vrai, les gens qui se tapent nos épisodes, c'est des gens qui ont envie d'écouter ce que vous avez à dire. C'est-à-dire, ils connaissent le titre, ils connaissent le titre du podcast et de l'épisode. En fait, le moment où tu dis, moi, je n'arrive pas à bander, ils sont là, ouais, vas-y, vas-y. En fait, souvent, notre cerveau nous dit, ouais, mais si mes parents entendent ça, ou bien si mon meilleur pote, je ne sais pas qui, entend ça. Pour moi, je partage beaucoup de mon intime sur le podcast et je considère que si mon frère, par exemple, ou ma belle-sœur, histoire vraie, ou ma cousine, qui m'a envoyé un message en disant « Ouais, tu dis que t'as un peu peur que ta famille écoute et tout, mais moi j'écoute, c'est génial ! » J'étais là « Meuf, écoute pas en fait ! » Mais vraiment, tu vois, en fait, ma cousine, elle a bien compris le sujet, elle a bien entendu que ma phrase commençait par un truc super intime et elle a décidé d'écouter. Moi, jamais j'ai eu des gens qui sont venus m'attaquer Parce qu'en fait, ils sont complètement partie prenante de cette écoute, de cet intime. Et ils sont très, très heureux, heureuses de ça. Et puis, en fait, moi, si j'entends mon frère raconter ça, je coupe le podcast. Puis déjà, qu'est-ce que je fous sur un podcast où j'ai compris qu'il allait témoigner sur sa vie intime ? Donc, remettre la responsabilité aussi. Et voilà. Je crois que j'ai à peu près dit tout ce que je voulais dire, mais j'ai essayé de penser à qu'est-ce qui me bloque à raconter. Le truc qui me bloque à raconter, c'est d'avoir l'air d'un plouc. Enfin non, tu vois, d'un nul, quoi. Là, on est entouré, on est tous très beaux. N'est-ce pas ? Génial. Franchement, les cris deviennent de plus en plus un peu ogres et tout. J'aime assez. Mais en fait, moi, un des blocages, c'est que j'ai honte. C'est-à-dire, je me dis, je vais dire ça. Et du coup, les mecs que je trouve mignons, là, après, quand on va aller prendre un verre, en fait, ils vont me regarder de haut. Ils vont me dire, non mais toi, en fait, t'es le mec qui ne peut pas éjaculer. Et en vrai, moi, ça me bloque. Moi, je me dis, genre, je suis sur Grindr et je me dis, ben là, et les gens sont là, ouais, j'aime trop tes podcasts. Donc, le mec, il sait tout ce que je ne sais pas faire, tu vois ? Et en fait, en vrai, les gens s'en foutent. Parce qu'en fait, on est tous à peu près pareil et il n'y en a aucun qui se dirait « Ah, mais il a moins de valeur ». En fait, on a tous des blocages et des enjeux intimes. Donc, je vous ai dit mes deux principaux blocages dans ma tête de pourquoi je ne me raconte pas et tout. En revanche, la puissance de raconter son vulnérable, c'est qu'une fois que tu as osé dire… la vérité de là où t'en es, de ce qui se passe, ben en fait, t'as gagné 80% de la bataille. Parce que du coup, ton cerveau peut travailler enfin sur la vraie réponse. Parce que sinon, moi, mon cerveau, il travaille sur, faut surtout pas le dire, et quand t'as des rapports sexuels, fais genre t'as pas de problème. Donc mon cerveau, il est à 100% sur le déguisement, tu vois, faut que je ferme. Là, une fois que je dis publiquement, ben moi, hop, parfois j'arrive pas à bander, ben mon cerveau est là, bon, ben on fait comment ? Et du coup, il se met à travailler sur... La solution est en fait on la trouve. Super, je vais faire ça toute la soirée. Vous vous êtes présenté, j'ai dit que c'était Victor d'abord. Est-ce que tu es à l'aise ? Ouais, ça va. Je ne m'attendais pas à être à l'aise comme ça, mais en fait ça va. C'est un peu bizarre de témoigner devant 25 personnes. Un peu plus intimidant que d'être juste devant toi, d'ailleurs. Car tu as fait un épisode avec moi. Tout à fait. Tu es l'épisode sensualité et caresse. Je vais commencer par là. Du coup, ma sexualité est pas mal axée sur ce qui est sensualité et caresse. Et la pénétration n'a pas forcément... J'adore ça, mais c'est pas un truc qui est pour moi indispensable. je suis très à l'aise dans le rôle passif et j'y prends beaucoup de plaisir mais c'est pas un truc, c'est pas quelque chose qui pour moi est indispensable j'ai des amants avec qui j'ai jamais eu de pénétration et moi ça me va vraiment super bien, j'adore et d'autres avec qui il y en a et c'est super et moi j'ai énormément de mal à être actif et du coup je vais un peu préciser pour donner un peu un je sais pas comment dire un paysage ou un contexte j'ai pas de problème d'érection particulier sauf enfin ça m'arrive des fois de pas bander d'être excité mais ça me dérange pas sauf que effectivement quand j'ai envie de pénétrer et comme c'est peintre j'ai dû faire ça dix fois dans ma vie un truc comme ça du coup en général quand j'essaye d'un coup là je bande plus je me rends bien compte qu'il y a un truc psychologique qui se joue et clairement dans l'épisode du podcast je disais que justement pour moi l'injonction de la performance c'est un truc c'est pas un truc qui est très important pour moi je me rends bien compte que dans ces moments là j'ai envie de performer et j'ai envie de le faire voire j'ai envie de faire plaisir pour moi j'ai aussi envie de faire plaisir au mec avec qui que j'ai envie de pénétrer du coup et peut-être que je me mets trop la pression je sais pas mais en tout cas j'y arrive pas et j'ai envie de donner un exemple où récemment j'ai réussi à le faire mais parce que justement c'était pas du tout prévu je faisais un massage à un mec on était complètement huilé et puis d'un coup je suis rentré dedans comme ça c'était pas complètement prévu et c'était vachement chouette et du coup c'est pas un truc que j'ai anticipé le fait de pas avoir anticipé ça m'aidait à le faire et c'était très cool et j'étais super content mais cette configuration là ça m'arrive pas souvent voilà et ça me enfin je suis très heureux dans ma sexualité c'est pas non plus un truc qui me mais c'est quelque chose que j'ai envie de pouvoir vivre et ouais en fait je me sens plus bloqué par rapport à ça du coup je sais pas si j'ai donné assez d'éléments mais franchement déjà bravo on peut cliqueter cliqueter franchement tu plies le game est-ce que Thomas, Denis est-ce qu'on a des questions avant de est-ce qu'on a envie de poser des questions à Victor de creuser le sujet Thomas tend le micro à Denis en mode tu me gères ça ah ah ah Je pense que j'aurai surtout des questions peut-être un peu plus tard dans l'échange qu'on pourrait potentiellement avoir. Là, j'en ai toutefois une, c'est initialement, qu'est-ce qui te motive à vouloir être actif ? Est-ce que c'est pour toi ? Est-ce que c'est pour lui ? Ou est-ce que c'est dans le moment ? C'est une super question à laquelle je ne m'étais pas posé cette question. Euh... La fouse s'est fait tout seul, c'était vraiment dans le moment où je ne me posais aucune question. Peut-être que c'est plus pour lui, effectivement. Je pense que c'est peut-être ça. Ça veut dire que tu as envie de lui faire plaisir, à ton partenaire, en le pénétrant. Mais toi, si tu oublies le plaisir de ton partenaire, qu'est-ce qui est vivant pour toi ? J'en ai envie aussi, mais qu'est-ce qui est le plus fort ? Ce n'est jamais tout blanc, tout noir. Je me rends bien compte que c'est une histoire de niveau de gris. Peut-être que faire plaisir est plus important pour moi qu'avoir du plaisir, je ne sais pas. Même si je n'en ai pas, je ne vois pas l'intérêt de continuer non plus. Mais je ne m'étais pas posé cette question. Merci. Est-ce qu'on prend d'autres propos de d'autres participants, d'autres auditeurs sur l'enjeu de pénétrer ? Parce que je pense que tu es d'accord, ouais. On est d'accord ? Oui, d'accord. Et est-ce qu'avant, on gère les causes médicales ? Donc, je pense que c'est moi, le chef, c'est moi qui dit ce qu'on va faire, c'est ça ? Thomas me regarde en mode, mec, on fait ce que tu veux, je m'en tape. Eh bien, on va faire ça pendant que vous, membre du public, vous posez la question de, est-ce que pour moi, c'est facile de pénétrer quelqu'un ? Déjà, moi, j'ai du mal à pénétrer. Mais c'est vrai, moi, Guillaume, j'ai du mal à pénétrer aussi. Il y a l'aspect psy, il y a l'aspect médical. C'est quoi ? Comment je vérifie que tout fonctionne de ce côté-là, de l'aspect médical ? Je crois que la première chose, c'est est-ce qu'on bande le matin ? Est-ce que spontanément, la machine fonctionne le matin ? Est-ce qu'il y a une érection matinale ? Je ne bande jamais le matin. Vous bandez le matin ? Levez la main. Levez la main, ceux qui bandent le matin... Ah, je suis tout seul. Ah merde, il faut que je... Thomas, on a rendez-vous. Non, mais vous bandez tous le matin automatiquement ? Ouais. On me dit, ça dépend. C'est bon. Quelqu'un me dit, tu te lèves tard. Bon, j'aime pas ouvrir cette conversation. Pardon Thomas, vas-y. Et donc voilà, à partir du moment où il y a une érection matinale, c'est que ça fonctionne. Donc le... organiquement, ça fonctionne. Il n'y a pas de défaut ni d'innervation. C'est-à-dire que les nerfs fonctionnent et envoient un flux nerveux qui va lancer l'érection. Les artères fonctionnent et les veines fonctionnent. C'est-à-dire qu'elles ne sont pas bouchées par un diabète, par du tabac, par tout ce qui peut boucher des artères, de l'hypertension, ce genre de choses. Et attends, si je bande, pas le matin, mais dans d'autres moments de la journée ? Ça va aussi. Ouf ! ouais non mais du coup c'est pas genre si tu bandes le matin c'est si en général tu bandes ça marche donc je m'inquiète mais en fait l'érection du matin elle est quand même synonyme de spontanément tout fonctionne et après si tu bandes et que t'as besoin d'une hyper stimulation que ça met du temps ben là il faut se poser la question aussi est-ce que tout est spontané ou il faut être stimulé et il faut vraiment lancer la machine l'érection matinale elle montre quelque chose d'assez automatique Top. Est-ce qu'il y a d'autres raisons médicales qui pourraient expliquer que je n'arrive pas à pénétrer mon partenaire alors que j'en ai envie ? Après, il peut y avoir des troubles de la façon dont le sexe est construit. C'est-à-dire qu'il y a eu des dégâts sur le sexe suite à une rupture, à une rupture de frein, à une rupture des corps caverneux. Les corps caverneux ? C'est une caverne dans le pénis ? En fait, le sexe est constitué de corps caverneux, donc des grosses cavernes qui, pendant l'érection, se remplissent de sang. Et c'est ça qui maintient l'érection. Et donc, s'il y a eu à un moment ou à un autre une rupture, des blessures sur les corps caverneux, pour diverses raisons, l'érection peut être plus compliquée. Mais comment je sais que j'ai un problème de caverne ? souvent c'est accidentel et donc oui tu sais que t'as rompu tes corps caverneux et donc tu te souviens de ça et voilà ok Tu penses à d'autres choses ? Moi, je pense à, il y a des gens qui n'arrivent pas à décaloter. Ah oui, la douleur, des raisons de douleur, oui. Le fait que le prépuce englobe trop le gland et donc ce qu'on appelle un phimosis. Et du coup, au moment de l'érection, c'est douloureux et donc du coup, on n'a pas envie de pénétrer pour cette raison-là, oui. Mais la plupart du temps, je crois que c'est dès que tu es adolescent, tu es opéré ou un truc comme ça. Il n'y a pas des adultes qui se réveillent un matin avec un philo... Un phimosis. Pareil. Ok, c'est ça ? Ouais, ouais. Mais si personne n'en a jamais parlé et si tu n'as jamais été examiné par un médecin ou si tu n'as jamais posé la question, et c'est à ça que sert le podcast aussi, c'est à ça que sert d'en parler, tu peux te dire que ta sexualité, elle n'est pas terrible, mais tu ne comprends pas pourquoi. Ok, ouais. Donc ça vaut le coup d'en parler aussi. Du coup, s'il y a un de ces symptômes pour moi, avant d'attaquer l'aspect psychologique, je vais voir un médecin. C'est ce que disait Denis tout à l'heure, avant qu'on commence. Lui, il va gérer l'aspect psychologique, mais avant tout, il s'assure auprès d'un médecin qui n'a pas de problème organique. Parce que Denis, en tant que sexothérapeute, tu n'es pas médecin ? Non, je m'occupe uniquement de l'aspect psychofonctionnel, à quel moment l'esprit va... poser quelques questions au niveau du fonctionnement de la sexualité, et comment est-ce qu'en discutant, en rechangeant des prismes et des points de vue, on arrive finalement à décoincer les sujets. Du coup, dans notre enquête, Victor, est-ce qu'un de ces symptômes, t'es pas obligé de dire ? Non, vas-y, je peux, pas de soucis. Est-ce qu'un de ces symptômes t'alerte ? Non, et je bande le matin, donc pas de soucis de ce côté-là. Tu me le dis en regardant droit dans les yeux. Mais moi, je vérifierai. Demain matin, je vous dirai. Est-ce qu'il y a d'autres personnes, on va traiter les causes psy, mais est-ce qu'il y a d'autres personnes qui se sentent à l'aise de se raconter sur une difficulté à pénétrer ? On va plutôt partir sur un enjeu similaire à Victor. Mais c'est pas tout seul. On fait d'abord André et après Louis. Bonsoir tout le monde. Merci, c'est un très bon moment de partage et d'échange. Pour répondre à ce que Victor a dit, moi, perso, la relation avec la pénétration, déjà, c'est l'importance qu'on donne à la pénétration. Moi, personnellement, c'est un sujet très important, en fait. Et je me suis rendu compte que je suis vraiment attaché à la pénétration. Des fois, il y a des discours, des gens qui disent que non, mais le sexe, il n'y a pas que la pénétration. Il y a d'autres choses, d'autres moyens de se faire plaisir. Je suis d'accord. Mais pour moi, je n'arrive pas à me détacher de la pénétration. Il faut l'avoir pour... Pour les plaisirs, pour considérer que c'est du sexe. Je sais que c'est une pensée peut-être assez limitante, mais jusqu'à présent, je suis comme ça. Donc en fait, si je comprends bien, toi, quand tu as un rapport sexuel sans pénétration, tu as moins de joie ? Tout à fait, oui. Donc, il y a ça. Donc, moi, jusqu'à présent, la plupart de mes rapports, je dirais 80%, je suis plutôt passif, mais ce n'est pas que je n'aime pas être actif, justement. Moi aussi, j'aime bien pénétrer, sauf que moi, j'ai quelques soucis là-dessus. Donc, déjà, Si je vais avoir un rapport en tant qu'actif et je dois mettre une capote, c'est mort, je n'arrive pas à bander. Donc ça descend direct. En plus, quand je suis en train de pénétrer quelqu'un, J'ai tellement mal, je n'arrive pas en fait à éjaculer, éjaculer en tant que pénétrant la personne, donc mon partenaire. Et ça me rend mal à l'aise parce que, en fait, ce n'est pas un problème d'érection justement. Parce que moi, je me veux tous les matins. Vous êtes très désagréable. Je ne passe pas un bon moment. Je ne sais pas pour quelle raison je n'arrive pas à éjaculer en tant qu'actif. Et ça me frustre. J'ai eu un souci avec mon ancien copain parce que je n'arrivais pas à éjaculer. Pour lui, c'était très important d'avoir le jus de son mec en lui. Je suis légitime, je comprends. Mais moi, je ne rêvais pas. Et du coup, en fait, pour moi, quand j'éjaculais, il fallait sortir les pénis et me branler, en fait. Et là, j'arrivais à éjaculer. Et je me demande pour quelles raisons ça peut arriver, parce que j'étais vraiment excité. J'avais les désirs, j'avais tout ce qu'il fallait, en fait. Mais je ne venais pas. Donc ça ne venait pas et je me... En fait, je n'ai jamais parlé de ça à personne. Donc là, c'est la première fois. 27 personnes, c'est quand même quelque chose. Et merci d'être très accueillant, d'être très réceptif. Et voilà, je me demande pour quelles raisons peut-être... Je ne pense pas que ce soit un problème médical. Peut-être... Quelque chose à voir au niveau psychologique ? Tu as du plaisir ? Oui. Oui. J'ai du plaisir et la réaction, elle est là. Elle est là toujours. Oui, tu as une érection, tu as du plaisir. Toi, tu passes un bon moment. Oui. Et c'est si jamais tu dois mettre une capote que là, tu perds ton érection ? Et c'est... Ma question, c'est... Moi, ça m'est déjà arrivé de... Je suis en train de pénétrer quelqu'un et je me dis, putain, en fait, il va falloir que j'éjacule. Il faut que j'éjacule, j'ai une pensée intrusive. Et du coup, ça coupe mon plaisir, mais même avant, tu vois ce que je veux dire ? Dès le début ou dès le moment où j'ai cette pensée. Toi, t'as pas ça ? Si. Aussi parce que, en fait... Comment je peux dire ça sans être... C'est interdit aux moins de 18 ans, tu peux y aller. Et tout le monde a plus de 18 ans. On a fait un formulaire où tout le monde a dit qu'il avait plus de 18 ans. Et tout le monde a l'air d'avoir plus de 18 ans. Désolé, les gars. Vous êtes très beaux. En fait, c'est... Je prends du temps. Et des fois, la personne, elle est fatiguée. Elle ne veut plus se faire pénétrer. Ah je suis fatigué là, ça vient quand ? Non mais j'arrive. Attends, attends. Et ça ne vient jamais en fait. Parce qu'après je me mets la pression de la tête aussi, il faut que je gicle. Et il faut que je gicle et non je n'arrive pas. Je n'arrive pas à gicler et non. Donc je sors, je masturbe et ça vient. Et ça m'effroce beaucoup. Et tu re-rentres ? Je re-rentre, oui. Parce que ça, tu parles d'une ancienne relation. Vous êtes encore aujourd'hui ensemble ? Non. Ça fait quand même quelques mois qu'on n'est plus ensemble. Mais c'était avec lui en particulier. Parce qu'après, qu'on n'est pas en couple... Moi, je ne me prends pas beaucoup la tête par rapport à ça parce que je me dis que c'est un coup de soie, je ne m'inquiète pas beaucoup, je suis next. Mais un couple, quand même, c'est problématique. Et si j'ai bien compris, ton next ? Non pas ton ex, mais ton ex est parti en citant cette cause-là ? Oui, il y avait d'autres choses, mais en fait l'une des raisons c'était aussi ça. Et depuis que tu es célibataire, tu rencontres d'autres personnes qui exigent que tu éjacules en elles ? Non, c'est quand même récent, ça fait deux mois. Mais non, je n'ai pas eu cette pression, non. En tout cas, ça impacte aujourd'hui ta capacité à pénétrer quelqu'un ? Oui, tout à fait. En fait, peut-être, je ne sais pas, parce que moi, je suis quelqu'un que j'ai masturbé assez souvent. Et même si je suis en couple ou pas, au moins une fois par jour, tous les jours. Et en moins de minutes, ça arrive. Qu'est-ce qui arrive ? J'éjacule. Ah oui, pardon. Pardon. Non, j'ai eu un douche, c'était là. Ça vient. Ouais, ouais, ouais, tu éjacules, quoi. Ouais. Et... Mais ça vient alors que tu veux pas que ça vienne ou ça vient quand tu veux que ça vienne ? Non, ça vient quand je veux que ça vienne. Ouais, tu peux attendre dix minutes, si t'as envie de te hedger un peu, tu peux, quoi. ouais je fais pas ça souvent en fait non mais j'arrive quand même les plaisirs ça vient quand ça vient en fait en tout cas ça ouais et voilà donc si j'avais 100 ans que pénétrant quelqu'un ça serait pas à faire mais c'est pas le cas est-ce que tu veux rajouter quelque chose tu pourras ou est-ce qu'on passe le micro à Louis on peut passer le micro à Louis donc c'est bon pour moi merci André On fait cliqueti-cliqueta ? Cliqueti-cliqueta ! Merci. Moi, c'est Louis. Pour le coup, j'ai de plus en plus de difficultés à être actif. Enfin, à être pénétrant, plutôt. Je sais que c'est psychologique, parce que je n'ai pas de difficultés physiques non plus pour avoir une érection. Et quand je dis de plus en plus, c'est parce qu'au début de ma sexualité gay... que j'ai fait commencer à 25 ans après avoir été plutôt avec des femmes j'étais uniquement actif et plus ça va et plus je déconstruis entre guillemets j'ai l'impression ma masculinité plus j'ai du mal à être actif parce que je ne me sens pas authentique dans le rôle de l'actif où je me sens performer une forme de domination de virilité que a priori je sais performer parce que j'ai fait pendant longtemps et qui convient aux hommes avec qui je le fais mais qui du coup moi ne me convient pas forcément et du coup je le fais très peu il faut que le mec me plaise plus que ce soit plus dans le truc du moment mais C'est globalement pas le cas parce que je suis pas en couple et que globalement un plan cul est généralement un petit peu scripté. Et donc finalement, moi je prends beaucoup de plaisir en tant que passif, c'est pas un gros problème ou quoi, mais c'est quelque chose dont je me rends compte. Et plus ça va entre guillemets pire c'est parce que j'ai de moins en moins envie d'être actif. enfin c'est même pas que j'aimerais bien mais je sens que ça vient pas trop l'envie sur les moments etc et aussi parce que je vais avoir du mal à éjaculer ce qui m'arrive pas du tout quand je suis passif ou quand je me masturbe ou quand j'ai d'autres activités Et même en recevant une fellation, ça me donne assez peu de plaisir. La pénétration en tant qu'actif me donne du plaisir, mais psychologiquement, je sens que ça ne marche pas bien. Parce que ton cerveau dit, ok, on fait ça, mais il faut que tu sois un bonhomme. Je pense que ce n'est pas aussi schématique que ça, mais je pense qu'il y a quelque chose comme ça. Généralement, je peux y arriver même. Je peux faire un rapport, mais à la fin, j'ai l'impression d'avoir... d'avoir joué et donc en fait je ne retire pas beaucoup de satisfaction du rapport contrairement à un rapport où je vais être plutôt passif alors il y en a qui n'ont pas de satisfaction plus mais généralement où je vais à la fin me sentir exalté entre guillemets mais à la fin j'ai l'impression d'avoir je vais être un peu fier de moi parce que j'ai été actif et que c'est entre guillemets c'est bien c'est ce qu'il faut que je fasse mais j'aurais pas pris beaucoup de plaisir et je vais me sentir un peu frustré vis-à-vis de ça Et j'aimerais bien pouvoir plus facilement switcher entre les deux. Mes amis Denis et Thomas, est-ce que vous aviez des questions pour Louis ou pour André ? Parce que je vous ai un peu zappé. En mode enquête, on répond pas encore mais on a besoin d'autres informations. Moi j'ai déjà plusieurs pistes, je pense qu'après ça sera au moment des échanges, on va voir si on est dans la bonne direction, ça va faire un peu comme une voyante, on va dire des choses et puis on verra si c'est bon ou si c'est pas bon. J'adore. Est-ce que quelqu'un d'autre voulait partager ? Edouard. Bonsoir à tous, je m'appelle Edouard, j'ai 33 ans. Salut Edouard. J'espère que vous allez bien, en tout cas ça fait un plaisir de partager ce moment qui j'espère que peut-être un jour va se reproduire encore une fois. Moi je voulais rebondir sur le sujet d'André et de lui dont elle vient de parler parce que je partage plus ou moins le même souci. C'est pas en tant que le souci de pénétrer mais c'est surtout le souci avec l'idée d'éjaculer. Moi, j'ai un grand problème avec mon ex-copain qui est devenu mon copain actuel puisqu'on s'est remis ensemble depuis peu. Et à l'époque, on avait une approche, à mon avis, si j'ose dire, assez limitée par rapport à la finalité de l'acte, qui est assez prépondérante aujourd'hui, à mon avis personnel, dans les têtes des gens. Lui étant dans un rôle plutôt passif, il voulait absolument avoir... Je reprends tellement le jeu de son mec dans son cul pour pouvoir se doater après et se dire tiens j'ai une part de lui en moi, de mon mec, de mon mal etc. Je suis très flatté par l'idée en tant qu'un actif la plupart du temps, très bien, mais d'un autre côté avoir cette injonction à... Donner le saint Graal à ton mec, à chaque fois, c'est quand même assez compliqué. Donc moi, aucun rapport avec lui, je n'ai pu le faire. Et même en dehors des pauses, quand on n'était pas ensemble, c'était toujours le problème pour moi. Donc je commençais à me pénaliser énormément par rapport à cela. Je commençais à consulter les spécialistes parfois, etc. Donc je creuse jusqu'à présent sur... dans cette direction. Est-ce que tu peux m'amener à un moment où vous êtes dans un rapport sexuel ? Qu'est-ce qui se passe pour toi ? L'érection, tu en as ? L'érection, plus ou moins, j'ai. Après, parfois, il arrive que je débonde, mais si au début, je me faisais toute une DRSA et tu débondes, ce n'est pas normal. Au jour d'aujourd'hui, je me dis, d'accord, tu as pénétré pendant quelques minutes, tu débondes, c'est normal, ta caquette, elle a besoin de repos, tu vas reprendre après et ça va rebondir. Donc, oui, parce que ce n'est pas parce qu'il faut que tu ailles comme un bourrineur pendant je ne sais pas combien de minutes, dès le début jusqu'à la fin et que ça se finisse sans interruption, de manière discontinue, par une éjaculation, vous voyez, soit de l'un, soit de l'autre, etc. Il m'arrive de débonder pendant les pénétrations et je trouve ça tout à fait normal de pouvoir débonder. Peu n'importe les raisons. Et du coup, je vais t'inviter à rapprocher le micro légèrement de ta bouche. Pardon, excuse-moi. Non, il n'y a aucun problème. Et donc, si je comprends bien, il y a cet enjeu d'érection, mais toi, tu es assez à l'aise avec. Donc, hop, tu peux rebander et on y retourne. Et qu'est-ce qui se passe qui nous empêche d'éjaculer ? Est-ce qu'il se passe quelque chose dans ton corps ou dans ta tête ? Alors je pense que c'est les deux à la fois, c'est la conjonction des deux à la fois, et je rebondis encore une fois sur ce que dit André, parce que plus je creuse, plus j'apprends sur moi des choses, et cette soirée je pense qu'on est aussi un bel exemple, c'est que je pense que c'est la masturbation excessive d'un côté, après l'abus de porno aussi en quelque sorte, l'alliage des deux, de la masturbation sur le porno. Et donc dans le moment où tu as un rapport sexuel avec ton copain, comment le porno, c'est des images que tu as en tête ? Tu vois ce que je veux dire ? Comment ça impacte ? Ce ne sont pas les images, c'est tout simplement, je pense que par une certaine manière de me masturber, j'ai appris mon corps et surtout mon gland à réagir à certains mouvements répétitifs avec une certaine pression sur certaines parties de mon gland qui ont fait que je ne peux pas reproduire cela pendant la pénétration. Il y a des têtes qui se hochent. Et je vais vous dire pire encore, si on rentre dans le cœur du sujet, en rentrant profondément dans le cul, je l'ai bien dit, pas pour rien, c'est qu'au début de pénétration, tant que le cul est un cœur serré, on arrive à sentir des choses. À la fin de rapport, ou à partir de la deuxième étape de rapport, quand le cul est plus ou moins desserré, après c'est en fonction des physiologiques de chacun, on a encore moins de plaisir qu'au début de rapport. Ce qui fait que... Alors, on sait toi ? Oui, en tant que pénétrant. Du coup, toi, tu parles d'une idée que tu as entendue ou tu parles de ton expérience ? Non, je parle de mon propre... Et du coup, toi, tu ressens moins de choses ? Je ressens moins de choses. Après, bon, c'est toujours en fonction de mon moi, avec qui tu es, comment tu es. Mais de manière générale, si j'essaie de niveler, on sent un peu moins de... Physiquement, physiologiquement, peut-être pas au niveau d'excitation, mais physiologiquement, on sent... moins parce que tout simplement quand je suis désolé la bite s'est habituée à ce qu'on la serve bien fort etc et qu'à la fin justement avant d'éjaculer quand on se masturbe c'est encore plus davantage de pression alors que pendant la pénétration c'est moins avec le temps donc vous voyez il m'arrivait d'avoir des plans cul où je bourrinais comme un fou Je peux dire que même deux, trois fois, j'ai failli tomber dans les pommes à tel point, la tension artérielle a augmenté que je commençais à avoir du noir devant moi et je me disais soit tu t'arrêtes maintenant, soit tu vas tomber. Donc, vous voyez, à tel point, j'ai essayé de reproduire les mêmes mouvements avec la même fréquence et oscillation du corps que je pouvais faire avec ma main. Et tu parlais du porno, tu as l'impression que tu reproduisais cette vigueur là et tu tombes dans les pommes, c'est le porno ? Je ferai un rattachement avec le porno mais sur un autre angle, le porno c'est surtout le monde d'excitation. Parce que je pense qu'à force de visionner le porno, bon je vais parler que de moi, peut-être que ça va bondir dans les cœurs de certains, le fait de visionner le porno avec une certaine régularité et surtout que ça se conjugue avec la masturbation, au fur et à mesure m'a amené à visionner du porno d'une manière vraiment comme si je feuilletais un journal du quotidien donc vous voyez je passais et vraiment j'essayais de regarder les moments des plus en plus hard ce qui m'a amené à être beaucoup moins excité qu'auparavant quand je pouvais je me rappelle tout petit quand j'ouvrais un petit journal bon pour certains ça va être Victoria's Secret le catalogue etc pour d'autres peut-être d'autres choses Mais je me rappelais d'être excité juste avec une seule image. Vous voyez, je pouvais très bien éjaculer. Alors qu'au bout d'un moment, je suis arrivé au fait que je pouvais visionner pendant 30 minutes en masturbant. Peut-être que je faisais du hedging sans forcément savoir le faire, mais je n'arrivais pas à éjaculer. Ou il fallait que j'augmente vraiment la fréquence pour pouvoir éjaculer. Et donc ça, ça m'a amené vraiment à une espèce de dépendance de dopamine, si j'ose dire. dont j'en avais besoin après pour pouvoir aussi avoir une bonne érection. Parfois, elle m'arrivait de visionner un petit porno juste avant de recevoir un mec et avant de commencer à procéder à des choses. Je ferais un rapprochement avec le porno, surtout sur ce point de vue-là. Si vous êtes à l'aise, parce que je vois des têtes se hocher, mais du coup l'auditeur ne sait pas ça, il y a des gens qui se retrouvent dans le propos d'Edouard ? Sur cette dernière partie, pardon. Est-ce qu'il y a déjà des gens qui ont regardé un porno, qui se sont excités avant d'avoir un rapport justement pour amorcer la machine ? Moi, ouais. Bon, moi, on est deux. Non, je sais plus, j'ai vu des têtes se hocher. Il y a peut-être des têtes qui ont hoché, mais qui sont là, genre, vas-y, je vais me faire parler, l'autre. Je vais pas lui dire. Merci, Edouard. Est-ce que, Denis, Thomas, on a des questions d'enquêteurs ? D'enquéquetteurs ? C'est nul. C'est inadmissible. Ça me permet, ça me permet, ça me permet. Donc, en fait, mes papiers que j'avais imprimés, Pour préparer cet épisode, un, j'ai imprimé les mauvais, donc il n'y a pas les bonnes informations. Deux, ils sont tombés là derrière. Et du coup, j'ai oublié deux informations essentielles de cette intro. Là, j'ai fait une mauvaise blague. Mais après, nous aurons Maxime. Il est là et je fais le geste où on crie ouais. Maxime est humoriste et j'ai dû aller voir sur Google si on dit humoriste ou humoriste c'est vrai donc on dit humoriste et en fait en début de notre à nous deuxième partie il nous fera une petite pastille de lolade première information merci Maxime d'être là tu n'as pas du tout le micro donc tu ne peux pas réagir La deuxième formation, c'est que nous sommes au spot qui nous accueille très sympathiquement. Stéphane, qui travaille ici, nous racontera à la fin ce que c'est le spot. Mais en gros, c'est un centre de santé LGBT. Et donc, merci le spot. Je trouve ça quand même cool de dire où on est. En plus, on est accueilli gratuitement et tout. C'est très cool. Denis, excuse-moi. Alors, moi, je proposais qu'on arrête les questions d'enquêteurs parce que là, il y aurait de la matière pour des heures et des heures. Exactement. Moi, je suis tenu en haleine. Je pense, Thomas, mais en tout cas, on pourrait dire plein de choses. J'ai une question en tête pour Louis. Oui. Est-ce qu'on passe le micro à Louis ?

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