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On se lance, Florent ? On se lance. Deuxième partie de notre échange autour du POPERS, prévention aux addictions aux drogues et leur consommation pendant le sexe. C'est une de tes expertises, tu travailles pour l'aide suisse contre le sida. Tu es où en ce moment ? Je suis à Lausanne. Tu habites à Lausanne ? Je réside et travaille majoritairement.
Super. Dans l'épisode précédent, on a donné un peu les bases du Poppers. Qu'est-ce que c'est ? Comment ça marche ? Et les contre-indications, les dangers qui existent. Et après, pourquoi on le consomme ? Qu'est-ce que ça fait ? Et pourquoi c'est cool aussi ? Ah oui, j'avais envie de commencer par ça. On continue avec des questions-réponses d'auditeurs.
Un auditeur demande, est-ce qu'il y a des poppers plus adaptés à certaines situations ? Dans le premier épisode, tu as parlé, et on ne va pas répéter ça, les gens peuvent aller écouter, il y a plusieurs molécules, dont certaines plus dangereuses. Donc toi, tu as indiqué exil et peintil, des molécules qui sont connues et moins dangereuses. Tout à fait.
Pour autant, est-ce que dans les pays où c'est légal, où je peux aller les acheter, est-ce qu'il y a des poppers plus adaptés à certaines situations ? Et je ne sais pas à quoi fait référence cet auditeur. Alors, il va y avoir deux choses. Il va y avoir le produit et la personne. Et c'est la rencontre entre les deux. On choisit son poppers comme on choisit ses préservatifs. C'est-à-dire que le mieux, c'est d'essayer. Si on souhaite consommer du poppers, on peut essayer l'une ou l'autre molécule et puis
l'un ou l'autre produit. Parce qu'après, il y a aussi les adjuvants, etc., les parfums, etc., qui peuvent varier. Et donc, de trouver un poppers qui convient à soi et aux effets que l'on cherche et à l'intensité que l'on cherche. Moi, je n'ai jamais essayé de poppers. Mais du coup, je me demande, ça coûte cher ? Ça coûte combien ?
Non, ça ne coûte pas forcément très cher. Alors, il faut que je te renduise. On est en France, donc en 10, 15 euros, la bouteille de 10 à 15 millilitres, on en trouve assez facilement maintenant. OK.
Et ça, tu l'as dit dans l'épisode précédent, le pourcentage, enfin, bien acheter un produit où tu peux lire sa composition et le pourcentage, la puissance, commencer doucement et voir comment son corps réagit, puisque cet auditeur parle de différentes conditions, je ne sais pas à quoi il fait référence, mais ça peut être impactant.
Pas mal de gens… En fait, j'ai lancé un appel à commentaires et à anecdotes sur mon Instagram et sur le WhatsApp du podcast. Et il y a eu plusieurs personnes qui parlaient de mal de crâne et de migraine. Je te lis ce qu'ils nous ont envoyé. Euh…
Poppers utilisés avec immédiatement après un énorme mal de crâne, c'est grave docteur ? Ça veut dire que je vais faire un AVC et si j'en prends de nouveau ? Sachant, Florent, que je ne sais pas très bien si je t'ai bien introduit. Tu n'es pas médecin, mais toi, en plus, c'est ton métier d'être dans la prévention. Tu as épluché plein d'études sur l'impact du poppers lorsqu'il est consommé de façon récréative. Euh…
Tu réponds quoi ? Non, je nous en lis d'autres. Allez, je nous en lis d'autres, on retiendra. Donc, énorme mal de crâne, c'est grave docteur. Un autre auditeur demande, un plan m'en a proposé une fois, j'ai accepté par curiosité. Le lendemain, je me retrouvais chez le médecin pour une méga migraine d'oliprane, eau de mer dans le nez pendant 10 jours, plus jamais. Et enfin, un auditeur demande, comment faire en sorte d'éviter l'effet gueule de bois le lendemain quand on a légèrement abusé du poppers ?
Alors, pour répondre à toutes ces questions, les maux de tête, quand ils se produisent, c'est justement au début, dès le départ, c'est qu'on, physiologiquement, on réagit mal aux produits d'un point de vue neurologique. Ça n'a pas de risque à long terme. Simplement, effectivement, le cerveau n'apprécie pas cette molécule et l'effet qu'elle a. À ce moment-là, il est possible d'en essayer un autre ou de renoncer, en fait. Quel intérêt de prendre un produit s'il n'est pas du bien ?
Si jamais ça se produit, encore une fois, c'est simplement arrêter la prise et prendre l'air. Éventuellement, si justement il y a des vapeurs qui ont été prises, voire du liquide qui a coulé dans les narines, rincer pour éviter que le produit soit encore présent. Parce que s'il y a du liquide qui est dans la narine au-delà de la brûlure, c'est qu'il est encore présent, donc les vapeurs continuent à faire leurs effets.
Et puis, prendre l'air et soit renoncer à ce produit ou au Poppers ou trouver un autre produit qui correspond mieux à sa physiologie et aux effets qu'on recherche.
Prendre l'air, Florent, je t'imagine habitant près d'une forêt et aller gambader. Non, c'est ouvrir la fenêtre. Prendre l'air frais, oui. L'épisode précédent, c'est qu'en gros, comme c'est sa signale, selon là où on est, sortir ou quitter le lieu où il y a des vapeurs ou ouvrir la fenêtre va aider, c'est ça ? Exactement. Il ne s'agit pas de trouver la forêt la plus proche de chez toi. Non, non.
Juste prendre l'air frais même à la fenêtre, mais il faut savoir que fut un temps, dans les années 70, il est arrivé dans certaines boîtes, notamment à San Francisco, que du popper soit mis dans les machines à vapeur. Waouh !
Donc, on était à une autre époque. Aujourd'hui, ce ne serait pas acceptable parce qu'on exposerait quelqu'un à un produit sans son consentement. Mais voilà, donc si c'était une hécatombe, ça se saurait. En revanche, je suis d'accord sur le fait que certains poppers sentent très fort et que ça peut être désagréable pour les personnes qui sont sensibles d'un point de vue olfactif. Donc là aussi, c'est les adjuvants et autres compléments qui vont faire varier le parfum.
Ah ouais, moi, c'est une des raisons pour lesquelles je ne consomme pas. Et quand mes partenaires veulent consommer, je suis bof chaud, je trouve que ça blaire. C'est vraiment, j'ai l'impression qu'il y a un vieux rat mort sous le lit qui soudainement… Mais je suis très sensible olfactivement. Là, j'ai fait une lessive récemment et la lessive est restée trop longtemps. Du coup, mes vêtements sentent un peu pas bon. Moi, franchement, toute la journée, ça m'habite. J'ai vraiment des problèmes graves.
Ce n'est pas un problème, c'est que subjectivement, ça éveille quelque chose chez nous. C'est-à-dire que certains vont chercher le parfum du poppers et ça va les exciter, ça va les mettre dans l'ambiance, etc. Alors que d'autres, non. Si je fais un parallèle, les produits ménagers sont plus ou moins parfumés et certains, plus ça sent fort, plus on a l'impression que c'est propre, alors que d'autres sont incommodés par l'odeur. C'est vraiment subjectif, mais en soi, le parfum en lui-même n'est pas dangereux. Il peut être désagréable, mais ce n'est pas dangereux.
L'auditeur qui parlait de son essai parce qu'un plan lui a proposé et qu'après, pendant dix jours, il avait méga migraine, doliprane, eau de mer dans le nez pendant dix jours, plus jamais. Pendant dix jours ? Il avait un rhume, non ? C'est lié au poppers ?
Ça peut, c'est peut-être une forte dose d'azote qui a fait que ça lui a déclenché des migraines. Après, que ce soit les migraines ou que ce soit les troubles visuels, par exemple, ça peut être propre à chacun. Il y a sa physiologie, on peut les avoir et ça peut perdurer. Ça ne va pas s'aggraver. En principe, ça se réduit avec le temps, mais ça va prendre un certain temps avant de se rétablir totalement. Là aussi, c'est une question de sensibilité.
comment faire en sorte d'éviter l'effet gueule de bois le lendemain quand on a légèrement abusé du poppers peut-être on peut lui dire il faut pas abuser c'est juste ça comment réduire les gueules de bois liées à l'alcool éviter les surdoses d'alcool mais après il y a un peu des mythes si tu bois une certaine quantité d'eau t'as jamais entendu parler de ça par rapport à l'alcool ? si mais là c'est pareil en fait
Pour l'alcool, pour le poppers, je ferais le même conseil. Pour l'alcool, je dis une dose d'alcool, une dose d'eau. Même si le sucre, ce n'est pas forcément recommandé. Pour réduire les effets de l'alcool,
dans le temps. Pareil pour le poppers, alterner des moments où je prends du poppers et au moment où je prends de l'air frais. Ça permet de réduire l'impact du cumul sur l'organisme tout en profitant des effets. Parce que les effets, c'est vraiment à partir de quelques secondes et ça veut dire quoi ? Si c'est une minute ou deux d'effet maximum, on retrouve les effets mais on a un peu apaisé son organisme plutôt que de le prendre en continu.
Deux auditeurs m'ont parlé de perte d'érection. Pourquoi le popper se peut parfois faire débander ? Parce qu'on augmente la taille des vaisseaux sanguins.
et que l'afflux sanguin n'est pas forcément le même, et que certaines personnes, si on réduit l'afflux sanguin, n'ont plus suffisamment de pompes cardiaques pour maintenir une érection. Ça peut arriver, c'est physiologique. En soi, ce n'est pas grave. Simplement, effectivement, à ce moment-là, il faut trouver un équilibre entre érection et poppers. Mais c'est physiologique.
Ok. Un liquide jaunâtre coule de mon nez. Cet auditeur répond à mon appel à témoignage. Il me dit « Ah, le sujet tombe à pic. Hier, j'ai utilisé du poppers car j'ai l'impression que je suis plus endurant avec. »
Moins de douze heures après, j'ai les narines en feu avec un liquide jaunâtre qui coule sans arrêt, comme une brûlure ou une irritation. Émoji triste. Très désagréable et super gênant. Je me sens un peu ignorant sur ce sujet. Comment l'utiliser correctement ? Hâte d'en savoir plus. Sur comment l'utiliser correctement, c'est l'épisode précédent. En revanche, sur le liquide jaunâtre qui coule, c'est quoi cette affaire ?
Il y a deux choses. Les vapeurs sont irritantes en elles-mêmes aussi. C'est-à-dire que la muqueuse des narines, voire des sinus, peut être irritée par le passage des vapeurs. Donc ça, c'est classique, j'allais dire. Et l'autre point, c'est que c'est un solvant qui a dû certainement lui résoudre une sinusite.
C'est-à-dire qu'en passant, les vapeurs ont décollé certainement du mucus qui était coincé dans ses sinus et c'est ça qui est jaune et qui a coulé. S'il veut expérimenter, il peut prendre un matériel pour mettre de l'eau sous pression qu'il met dans une narine et il verra qu'il aura le même liquide jaune qui sort par l'autre narine. C'est ses sinus qui sont encombrés. Ok.
En tout cas, nous ne sommes pas médecins, nous n'avons pas fait de diagnostic. Il peut aller aussi chez le médecin pour s'assurer. Je pense que les gens ne sont pas bêtes, mais j'ai toujours un peu peur que les gens prennent un podcast pour un médecin et se disent « Ah, c'est bon, dans le podcast, ils disent que… » Non, si jamais tu as le moindre symptôme inquiétant, douloureux, qui reste, etc., et que tu te poses la question, il faut trouver un médecin compétent.
Poppers égale pente glissante vers le chemsex. Est-ce que le poppers est la mauvaise solution à un problème ? Exemple, douleur, manque de dilatation. Est-ce que je peux perdre le contrôle pendant un plan ? Un mec en prenait et m'en a proposé. J'ai pas osé, j'avais peur de perdre le contrôle. Est-ce que c'est possible ?
Par les effets du poppers, oui, on peut perdre le contrôle, donc la capacité de discernement pendant une dizaine, vingtaine de secondes. Oui, ça peut arriver. Donc effectivement, le contexte dans lequel on consomme et avec qui on consomme est toujours important. Après, c'est un effet très court. Il y a différents autres produits qui ont un effet plus durable sur la capacité de discernement, alcool, mais aussi héroïne, kétamine, etc.,
Donc, c'est très bref, mais ça peut arriver. Donc, effectivement, il faut s'assurer qu'on est en confiance avec les personnes, notamment les premières fois qu'on consomme. Et l'autre question, c'était… Je les ai mis dans le même pot, mais ce n'est pas tellement le même pot. C'était l'impact psy, en fait. La question de… Du coup, le poppers, c'est une pente glissante vers le chemsex. Est-ce que je peux devenir accro ?
Alors, on l'a dit, la dépendance physiologique n'existe pas. Et ensuite, la théorie de la pente glissante sur les produits, on l'entend en permanence. Mais quel que soit le produit, fumer un joint une fois dans sa vie serait l'arrivée à l'héroïne à 25 ans. Tout ça n'est pas démontré dans la réalité des choses. Et de mon point de vue, les consommations de substances, elles ont toujours existé et elles existeront toujours.
La différence qu'il y a, c'est le regard social sur le produit et sur le contexte dans lesquels ils sont pris, les objectifs dans lesquels ils sont pris. Et de mon point de vue, effectivement, qui est plus de l'activisme communautaire, j'ai le sentiment que ça répond non pas à des difficultés. Si c'est face à des situations dans lesquelles on est, on utilise ça pour dépasser des limites que l'on nous met et que l'on a parfois intégrées. Et ce n'est pas forcément une mauvaise chose.
C'est la question de, est-ce que le popper, c'est la mauvaise solution à un problème dont on avait déjà un peu parlé aussi dans l'épisode 1 ? Je parle souvent, moi, de mon homophobie internalisée, comment être pénétré peut pour moi être, ou a pu pour moi être compliqué, parce qu'à ce moment-là, j'étais…
cet homosexuel que je ne voulais pas être pendant que je grandissais. Et donc, si j'avais envie de prendre un peu de poppers pour m'aider à me détendre, toi, tu dis, en fait, on fait un peu comme on peut avec l'homophobie ambiante, la société. Parce qu'en gros, s'il n'y avait pas d'homophobie,
et qu'il n'y avait pas de misogynie et que je pouvais me faire pénétrer sans avoir l'impression de perdre une valeur sociale ou sans être dans ce bain que la société bain homophobe et misogyne, en fait, je n'aurais peut-être pas du tout besoin d'aide pour me détendre. Exactement. Ok, nous sommes d'accord. C'est un peu un saut de puce ?
Poing. Mais pas tellement. Je trouve que je ne te l'ai peut-être pas bien assez fait dire dans l'épisode 1. Tu l'as toi dit tout seul, mais j'aimerais qu'on le répète. Les risques à long terme d'une prise régulière deux, trois fois par semaine, l'auditeur demande est-ce que ça abîme le cerveau et le cœur sur le long terme et à quel point ?
On a déjà parlé des risques à court terme, épisode précédent, autour des contradications, et là on parle à long terme. Il n'y a aucune étude qui le démontre. C'est-à-dire que les études qui sont sur la question sont largement biaisées et…
On observe des risques à long terme de très haute dose, mais ces très hautes doses n'arrivent pas dans la consommation ordinaire de poppers. C'est-à-dire qu'on parle de fioles de 10 millilitres et d'inhalations pendant quelques heures, même si c'est une ou deux fois par semaine.
Les expositions professionnelles, c'est-à-dire au quotidien, 8 heures par jour à des hautes doses, effectivement ont des effets sur le corps, mais on n'est pas du tout dans le même contexte là. Et c'est d'ailleurs ça en fait, les études utilisées pour interdire le poppers ou dire que le poppers est dangereux sont en fait en train de regarder une façon de prendre
le poppers et en plus des molécules qui sont différentes et une façon différente et tire des conclusions, c'est ça ? Parce que ce n'est pas la même chose de prendre une petite fiole des inhalations en teuf versus de travailler dans une usine qui dégage… Ou d'être un enfant qui ingère un produit ménager ou d'être…
Est-ce qu'il y avait d'autres ? Il y avait les produits ménagers avec les enfants, l'ingestion ou alors les ingestions volontaires aussi. C'est-à-dire que quand on regarde des études, c'est un peu terrible à dire comme ça, mais dans les études de population, on parle de morbidité et j'ai vu des morbidités liées aux poppers et j'ai dit tiens, c'est intéressant, il y a combien de décès liés aux poppers et quand on regarde quels sont les cas, en fait, c'est des ingestions par des enfants de produits ménagers ou des personnes qui ont pris des produits à base de nitrites parce que c'est un moyen de se suicider.
et donc ça a été mis sous le nom de Poppers parce que ce qu'on voulait c'était démontrer la dangerosité du Poppers et comme quoi c'était mortel et en fait on a pris des données où il y avait nitrite dedans et puis on n'a pas regardé décès lié au nitrite c'était décès lié au Poppers Très intéressant et dramatique
Parce qu'en gros, le biais, c'est… Toi, ce que tu dis, ce que tu comprends de ces études qui impactent du coup les lois, etc., c'est que ceux qui ont fait l'étude se sont dit comment je démontre que le poppers… C'est dangereux. Est dangereux. Et donc, ils n'ont pas étudié. Je sniff parfois lors d'un rapport sexuel. Ce n'est pas ça qu'ils ont étudié. Voilà. Et puis, généralement, dans ces études-là, on a les effets…
indésirables des poppers donc ça on retrouve des études sur les effets des personnes qui vont consulter à l'hôpital en raison d'effets indésirables liés aux poppers qui démontreraient la dangerosité mais il n'y a pas de miroir des personnes consommatrices de poppers qui est la très très très très grande majorité qui n'ont pas ces effets indésirables
On ne fait pas un double bras pour comparer quel est le rôle du popper, c'est à quel niveau, etc. On dit mais regardez, on a des cas où des personnes ont des effets indésirables qui sont majoritairement des brûlures, qui sont effectivement…
des inhalations à très haute dose ou des ingestions, et on est loin de la pratique ordinaire de la consommation de poppers. Donc, on surévalue le risque lié au popper. C'est très intéressant de s'interroger, mais pourquoi on surévalue ce risque lié à la consommation de poppers ? Et donc, ma réponse, et qui est celle de Cameron Schwarz, par exemple, qui a étudié ces études avec un regard critique, c'est de dire que
Les études sont menées par des personnes qui souhaitent confirmer que la sexualité c'est mal, que la sexualité entre hommes en particulier c'est mal, et que la consommation de substances c'est mal. Et donc du coup, on va trouver des données qui montrent que c'est dangereux. On retrouve la même chose sur la pénétration anale. Il suffit d'ouvrir les magazines féminins pour regarder, attention, les risques de la pénétration anale.
Attention les risques, la consommation de poppers, attention les risques, attention les risques, c'est un effet dissuasif parce que la société joue ça moralement répréhensible. Ce qu'on oublie, c'est que la consommation de poppers, voire d'autres substances, ou la sexualité y compris anale, c'est aussi beaucoup de plaisir et que les personnes sont en droit de chercher à avoir du plaisir.
Ma réponse à moi, c'est est-ce qu'il y a des risques réels ? Et à ce moment-là, ces risques réels, comment on les réduit ? Et c'est ce qu'on expliquait tout à l'heure. Je vois des produits, stratégie de consommation à moindre risque et réaction en cas d'effet indésirable pour en limiter les dommages. Je te remercie. J'ai encore quatre petites questions d'effet indésirable.
Des auditeurs parlent de troubles de la vision. Des fois, j'ai un rond lumineux dans les yeux quand j'en prends trop. Après, quand cela redescend, cela part. Un autre auditeur dit, le popper serait dangereux pour les gens qui ont des problèmes aux yeux comme moi. Ça vous parle ou c'est une légende urbaine ? Alors, l'augmentation de la pression sanguine va augmenter la pression oculaire.
Et donc, effectivement, ça peut faire apparaître des ronds blancs ou troubler la vision. Et c'est transitoire le temps que la pression rebaisse. Donc, les personnes qui sont sensibles à ça, effectivement, doivent le savoir. Et à ce moment-là, changer de molécule ou en tout cas changer la concentration de molécule pour réduire cet effet. Ou bien en prendre moins parce que lui, il dit quand j'en prends trop. Exactement. C'est réduire l'apport qui va augmenter la pression.
le popper serait dangereux pour les gens qui ont des problèmes aux yeux comme moi ça vous parle ou c'est les gens d'urban ?
Les personnes qui ont des troubles ou des formations spécifiques dans l'œil, des gens qui ont des décollements de la rétine ou des choses comme ça, où effectivement augmenter la pression n'est pas forcément une bonne idée, la pression oculaire. Donc là aussi, il y a les précautionneusement et au premier signe de trouble de la vision, arrêter la consommation et prendre de l'air frais à la fenêtre ou dans les bois.
c'est marrant parce que moi qui ai grandi en France avec la culture du vin et de l'alcool en fait toutes ces questions je pourrais les poser dans ma consommation d'alcool quand je fais la fête parce que quand je suis bourré en fait mon corps se modifie je trouve qu'il y a sauf que culturellement c'est totalement accepté de boire de l'alcool voire même de faire boire des enfants en France tu vois
Non, pardon, ce que je veux dire, c'est que… Oui, oui, oui, j'ai pris des canards quand j'étais petit. Non, mais voilà, c'est ça, tu vois, genre quand t'es enfant, moi quand j'étais enfant, j'ai demandé à mes parents, tiens, je peux goûter, voilà, alors que tu vois, si je te dis, il y a un enfant qui voit une petite fiole de poppers, est-ce qu'il peut essayer ? Enfin, je trouve que j'observe que mon cerveau ne me propose pas exactement les mêmes narratifs, parce que juste l'alcool est tellement présent dans ma vie, est tellement normalisé versus le poppers, tu vois ce que je veux dire ?
ou d'autres substances comme l'alcool. Je trouve ça intéressant. Exactement le bon terme. C'est une question de culture. C'est-à-dire que la culture fait en sorte que quelque chose est acceptable ou non. Et quand c'est acceptable, on éduque au risque et aux stratégies de réduction des risques. Et moi, quand je vivais à Paris, la culture de la consommation de produits existe dans la scène gay.
Et donc, on m'a appris quel était ce produit, quels étaient ces autres produits, comment ils se consommaient, quels étaient les risques et les dommages éventuels, et comment les réduire. Et il y avait une solidarité aussi quand quelque chose survenait. Donc ça, ça fait partie de la culture. On doit accepter que la consommation de substances, quelles qu'elles soient, fait partie de nos cultures.
et que de ce fait il est pertinent de transmettre des informations pour connaître les produits connaître les effets désirés et indésirables et les stratégies pour réduire les risques et dommages liés à la consommation de substances on le fait pour l'alcool et on le fait bien mieux en Europe qu'aux Etats-Unis par exemple
qui a une politique, même si la prohibition a disparu, ils ont une politique vis-à-vis de l'alcool qui est beaucoup plus restrictive et beaucoup plus jugeante que ça ne l'est en Europe. Et on a beaucoup moins, même si on a trop, d'intoxication à l'alcool et de décès liés à l'alcool en Europe qu'aux États-Unis, par exemple. Donc, c'est vraiment un enjeu culturel.
Un auditeur demande, on m'a dit un jour qu'il faut éviter de sniffer des poppers d'inconnus dans les boîtes, gays, au risque de choper des maladies. Est-ce vrai ? On peut choper des maladies en sniffant un…
En théorie, oui. Ça peut être notamment l'hépatite C. C'est-à-dire que comme on va, si on met en contact, irriter la narine, il va y avoir du sang. Ce sang va se coller sur le flacon et si ce même flacon avec du sang se colle à une autre narine qui s'irrite, qui donc crée une porte d'entrée, une transmission de l'hépatite C, c'est potentiellement possible. Ce n'est pas démontré à ma connaissance, mais effectivement, c'est potentiellement possible. Mais…
Ce n'est pas majeur. De toute façon, il faut éviter le contact, l'irritation des narines. C'est la meilleure stratégie pour éviter les transmissions, y compris infectieuses. Épisode précédent, tu décris comment bien tenir ma fiole dans mon poing. Je ne vais pas arriver à le redire. Pour faire une sorte de cheminée pour que ce qui est en contact avec mon nez, c'est mon poing qui entoure la fiole et ne pas toucher ça ou bien tu as parlé des embouts.
Des embouts ou alors des inhalateurs, c'est-à-dire qu'on prend, mais c'est bête, on prend un contenant vide, relativement petit, on met un tissu naturel dedans, donc du coton par exemple, et on met des gouttes de poppers dessus, et comme ça on ne peut respirer que les vapeurs, il n'y a pas de risque de contact avec le liquide.
Ok. Impact sur la fertilité. Je suis Manu, j'ai 40 ans, papa d'une petite fille de 4 ans née par GPA au Mexique. J'aimerais te raconter pourquoi et comment j'ai découvert que le poppers a altéré ma fertilité. Les gays ne le savent pas car beaucoup ne s'en soucient pas. Je n'ai pas de données là-dessus.
Il n'y a pas de données sur la fertilité. La fertilité peut être impactée par énormément de choses dans notre monde contemporain, entre les perturbateurs endocriniens et autres. Les études, en tout cas, ne montrent pas qu'une utilisation récréative du poppers peut impacter. Je pense que la pratique du sauna a plus d'incidence sur la spermatogénèse que l'inhalation de poppers.
Animaux de compagnie, le poppers, c'est un vasodilatateur. Est-ce que c'est dangereux pour les animaux de compagnie ? Ils sont plus petits, donc a priori la dose que nous on inhale n'est pas adaptée à des animaux et de manière générale on n'expose pas les animaux aux produits psychoactifs parce qu'ils n'en recherchent pas les effets.
Ok. Ça n'a aucun intérêt pour eux. Donc, bien sûr, je ne fous pas ça sous le nez d'un animal. Enfin, ça serait de la maltraitance animale. Mais si jamais, voilà, je prends du poppers dans une petite pièce à la fenêtre fermée et que mon chat est dans le coin, plutôt non, quoi. Il aura un réflexe, le chat, il va se barrer. Ok.
Ils ont beaucoup plus de réflexes d'autoprotection que nous. Et donc, du coup, si je trouve quelque chose de bizarre, que ça lui fait un effet bizarre, il va juste partir ailleurs. Et de manière générale, on n'expose aucun être vivant à quelque chose sans son consentement. Donc, que ce soit son chat ou son partenaire sexuel ou son voisin, on demande l'accord. Si ce n'est pas d'accord, on fait en sorte qu'elle ne soit pas exposée.
Est-ce que l'effet diminue quand le corps s'habitue ou si la bouteille est ouverte ? Salut Guillaume, merci pour ton podcast concernant le poppers. J'en consomme régulièrement et ça ne me fait plus le même effet qu'au début.
entre parenthèses, bouffée de chaleur, etc. Est-ce que mon corps s'est habitué ou est-ce que du fait que la bouteille a été ouverte depuis quelques mois, ça perd en efficacité ? J'ai trois bouteilles différentes et c'est la même chose pour les trois. Voilà, voilà, des bisous. Ah ! Depuis la Suisse ! Florence, c'est toi qui m'as écrit ça. Non. Tu peux me le dire. Non. Donc, il y a différents éléments. Un…
Il n'y a pas de dépendance physiologique. Donc, effectivement, le corps exposé à la même quantité de molécules, etc., devrait réagir toujours de la même façon. Mais, on n'a pas le même corps à 40 ans qu'à 20 ans. Donc, avec le temps, c'est notre corps qui évolue et donc sa réaction au produit qui évolue. Et le dernier point, c'est la conservation des poppers. Une fois une bouteille ouverte, elle ne va pas se conserver très longtemps.
Clairement. Même si j'ai bien fermé le bouchon. Même. En fait, quand on a du poppers depuis un certain temps, on se rend compte que même le bouchon en plastique, quand il est en plastique, il va se dégrader. Donc, le poppers, une fois ouvert, se conserve peu. Donc, une, deux, trois, quatre semaines dans de bonnes conditions. C'est quoi les bonnes conditions pour conserver son poppers ? Ça, ça peut intéresser les gens. Les poppers détestent l'oxygène, la lumière et les écarts de température.
parce que ça casse les molécules. Donc, l'oxygène, on le met fermé si possible dans une boîte hermétique. La lumière, on le conserve à l'ombre. Et les écarts de température, on évite de le mettre au réfrigérateur et encore plus au congélateur.
on le garde à température constante, je crois c'est entre 15 et 20 degrés, et c'est comme ça, dans une boîte hermétique, dans le noir, entre 15 et 20 degrés, qu'il sera conservé le plus longtemps possible, donc quelques semaines. Mais au-delà, effectivement, les molécules vont se dégrader, de toute façon le poppers va se dégrader, donc les effets seront moindres. Tu réponds là, tu me donnes des informations clés, j'ai un plan cul qui a oublié sa petite fiole de poppers chez moi,
qui du coup est sur une de mes étagères et que je me dis peut-être si un jour je l'ouvre, j'essaye et tout. Mais en vrai, non. Il n'y a plus d'effet déjà, ça fait plusieurs semaines. Il y aura toujours une petite odeur, mais l'effet sera largement moindre. J'achète régulièrement du Poppers, un autre auditeur me dit, j'achète régulièrement du Poppers au bureau de tabac et je trouve qu'il a l'air moins fort qu'avant. C'est moi ou c'est une réalité ?
Peut-être que c'est le différent grammage, dosage dont tu parlais dans l'épisode précédent, le pourcentage ?
les différences de molécules malheureusement par l'interdiction il y a d'autres molécules qui ont été développées qui n'ont pas forcément les mêmes effets et après le marché est relativement large et donc les concentrations d'un produit à l'autre peuvent varier donc moi j'invite vraiment à acheter des produits qui ont une notice explicative de la composition de trouver ce qui vous correspond quitte à faire des essais pour voir ce qui nous amène le bon équilibre entre effets désirés et indésirables et puis à ce moment-là de trouver
recommander acheter ou commander des produits qui correspondent à ces critères là de manière objective je te propose que nous arrêtions là notre partie 2 pour nous retrouver dans la partie 3 dans laquelle on on commencera par un récap des trucs à retenir
j'ai décidé que tu m'as appris que la prévention, c'est la répétition. Nous allons donc même, et on va faire en sorte que ça soit intéressant même pour les gens qui ont déjà écouté. Genre, c'est quoi les trucs ? Notamment, tu vois, pour aider ses potes ou s'aider soi-même, c'est quoi les infos que je veux retenir ? Deuxièmement, d'où vient le poppers ?
Médicaments inventés au XIXe siècle, un petit moment histoire. Je trouve ça intéressant de le remettre au bon endroit. Et enfin, que tu nous racontes un peu plus comment tu as épluché les études médicales et ce que tu as découvert, même si tu as commencé à en parler là. Ça te va ? Oui, plaisir. À très bientôt !