10 idées reçues à bannir pour ta santé sexuelle

« Avoir fait un bilan complet hier ne veut pas dire qu’on n’est pas porteur d’IST aujourd’hui : le bilan d’hier n’est qu’une photo de notre statut d’il y a six semaines. »

Thomas Grunenwald, médecin

Thomas Grunenwald est médecin spécialisé en santé sexuelle gay au centre Le 190 à Paris : beaucoup de gays angoissent à l’idée d’un dépistage en croyant qu’une IST est grave ou honteuse.

Dans cet épisode de podcast, Thomas aborde :

  • Aucune IST n’est grave aujourd’hui : syphilis, chlamydia et gonocoque se règlent en une semaine d’antibiotiques, le vrai risque est de ne pas se faire dépister
  • Se tester le lendemain d’un risque ne sert à rien : il faut respecter l’incubation, une semaine pour le gonocoque, six semaines pour le VIH
  • Demander à un partenaire s’il est « clean » ne veut rien dire et reste sérophobe : un séropositif sous traitement et indétectable ne transmet pas le VIH, à 100%

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Les conseils du médecin

Thomas Grunenwald est médecin spécialisé en santé sexuelle gay au centre Le 190 à Paris : dans cet épisode, il démonte les idées reçues sur les IST et explique comment se dépister sans angoisse.

Est-ce grave d’attraper une IST ?

Pour Thomas Grunenwald, médecin spécialisé en santé sexuelle, aucune IST n’est grave aujourd’hui. La syphilis, la chlamydia et le gonocoque se soignent avec une simple cure d’antibiotiques. Le seul vrai risque, c’est une infection non dépistée qui traîne. Contre l’hépatite B, il recommande le vaccin, comme contre le papillomavirus et l’hépatite A.

Combien de temps faut-il attendre après un risque pour se faire dépister ?

Pour Thomas, médecin, se tester le lendemain ne sert à rien à cause de la période d’incubation, le temps que l’infection devienne détectable. Il compte environ une semaine pour le gonocoque, quinze jours pour la chlamydia, six semaines pour le VIH et la syphilis. Avant ces délais, un test peut revenir faussement négatif.

Faut-il une ordonnance pour faire un dépistage des IST ?

Pour Thomas, médecin, non : depuis septembre, le dispositif « labo sans ordo » permet de se présenter dans n’importe quel laboratoire en France sans ordonnance ni rendez-vous, résultats sous 48 heures. C’est gratuit avant 26 ans et pris en charge par la Sécurité sociale ensuite. Le test VIH seul est gratuit pour tous.

Peut-on coucher avec une personne séropositive sans risque de VIH ?

Pour Thomas, médecin, oui : une personne séropositive sous traitement et indétectable ne transmet pas le VIH, et c’est prouvé à 100%. Il insiste : demander à un partenaire s’il est « clean » ne renseigne sur rien et reste sérophobe. Mieux vaut prendre soi-même en charge sa prévention, par la PrEP, le préservatif ou le dépistage régulier.

Comment trouver un médecin à l’aise avec la santé sexuelle gay ?

Pour Thomas, médecin, garder un lien avec un soignant qui ne juge pas change tout : on ose se faire dépister et on a la bonne information au moindre doute. Le podcast tient un annuaire de soignants gay-friendly pour t’aider à en trouver un près de chez toi L’annuaire des soignants.


On en parle dans cet épisode

  • 🏥 Le 190 : le centre de santé sexuelle communautaire de Paris où exerce Thomas Grunenwald, dépistage, PrEP et suivi sans jugement Voir le site.
  • 💻 Sexosafe : le site de Santé publique France pour les hommes gays et bis, partenaire de l’épisode, sur le dépistage, la PrEP et les vaccins Voir le site.

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Lire la transcription de cet épisode
On se lance, ça te va ? Parfait. Bonjour et bienvenue pour cet épisode spécial dans lequel on va décrypter les idées reçues les plus répandues sur les IST, les infections sexuellement transmissibles. Par exemple, j'ai entendu « avoir une IST est très grave », « plusieurs IST sont très dangereuses », ou « je dois avoir un problème, j'ai une IST à chaque dépistage » ou encore « les mecs qui prennent la PrEP sont des nids à IST ». J'ai listé 9 préjugés comme ça et pour déminer le vrai du faux, j'accueille le docteur Thomas Grunenwald. Salut Thomas ! Bonjour Guillaume ! Thomas, tu es médecin spécialisé en santé sexuelle gay au centre le 190 à Paris. Et si les auditorices entendent ma voix un peu enrouée, ça n'est pas uniquement l'émotion de te recevoir Thomas ? Mais un méchant rhume qui me fera un peu tousser et renifler pendant cet épisode. J'ai ma tisane de gingembre accrochée à la main. Où est-elle ? Et tout va bien se passer. Et enfin, cet épisode a été réalisé en collaboration avec le soutien financier de SexoSafe, un dispositif de santé publique France pour informer les hommes gays et bis sur leur santé sexuelle. Alors Thomas, je te propose qu'on commence par le préjugé que j'entends le plus souvent. Préjugé numéro 1, avoir une IST est très grave. Plusieurs IST sont très dangereuses. Et moi, j'ai plusieurs auditeurs qui m'en ont parlé en disant « c'est pour ça que j'angoisse de faire un dépistage ». Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ? On peut répondre que c'était le cas au début du siècle précédent, avant l'invention des antibiotiques. Mais depuis qu'il y a des antibiotiques, les IST, notamment syphilis, chlamydia et gonocoque, c'est l'affaire d'une prise d'antibiotiques, voire d'une semaine d'antibiotiques, et c'est réglé. Donc en fait, il n'y a rien de grave sur les IST. Ce qui est grave, c'est de ne pas se faire dépister parce qu'une IST non traitée, elle, elle peut dégénérer. Il faut du temps pour qu'une syphilis dégénère. Mais plusieurs mois, voire années, une chlamydia, un gonocoque, en règle générale, ça peut donner une petite infection locale si elle n'est pas traitée, mais jamais rien de plus grave. Donc non, il n'y a aucune IST qui est grave actuellement et elles se traitent toutes très facilement et on les guérit très facilement. La seule IST sur laquelle il faut revenir, c'est l'hépatite B. contre laquelle on n'a pas de traitement si le corps ne l'élimine pas seul spontanément. Mais contre l'hépatite B, on a la chance d'avoir un vaccin. Et donc, j'incite tout le monde à se faire vacciner. Tu peux me rappeler, puisqu'on y est, les trois vaccinations quand on est un homme qui a des rapports sexuels avec un homme, les trois qui sont conseillées, hépatite B ? Hépatite B, mais ça, c'est toutes les personnes qui ont des rapports sexuels, on conseille de faire de l'hépatite B, puisqu'il y a quand même 300 000 personnes en France… qui sont porteurs de l'hépatite B, donc c'est pas rien. Le papillomavirus est intéressant pour éviter les condylomes et les infections à papilloma qui peuvent, dans des cas exceptionnels, dégénérer après une longue période d'infection en cancer. Donc là aussi, il y a un vaccin en trois doses. Et puis l'hépatite A, qui est un autre virus qui attaque le foie et qui peut donner des infections raffulgurantes du foie ou des infections qui peuvent durer six mois et qui fatiguent énormément. En règle générale, on guérit tout seul, mais c'est quand même très, très fatigant. On termine par le VIH, qui lui n'est pas guérissable, c'est comme ça qu'on dit ? On n'en guérit pas, c'est une maladie chronique aujourd'hui. Tout à fait, on peut le traiter et on le traite très très bien avec un comprimé par jour, mais on ne peut pas l'éliminer du corps, donc ce sera une infection à vie. Toi, tu reçois beaucoup de patients dans ton cabinet paniqués par le dépistage, comme ça, qui s'inquiètent ? d'une IST et qui ont mis du temps à arriver dans ton cabinet ? J'en reçois mais c'est vrai que c'est toujours une angoisse pour les gens de recevoir les résultats des IST peut-être plus le VIH que les autres mais quand même les autres IST sont angoissantes et donc moi j'annonce tout de suite dès qu'ils passent la porte le résultat parce qu'au moins on soulage la pression à ce niveau-là ce qui a Ce qui est étonnant, c'est l'urgence quand les gens vont se faire dépister en labo et qu'ils découvrent une IST. C'est l'urgence qu'ont les gens à vouloir se faire traiter. On vient d'en parler, il n'y a aucune IST qui est grave. Donc, il n'y a aucune urgence à se faire traiter le jour même, le lendemain. En règle générale, ça peut attendre la consultation qui était prévue la semaine suivante. Donc… Parce qu'il n'y a rien qui va se passer en une semaine. Il n'y a rien de grave qui va se passer. Et donc, c'est ça qui arrive surtout chez les gens. Il faut que je sois traité tout de suite. Mais je pense qu'il y a aussi une impression ou une envie d'être éliminé, d'éliminer cette infection qu'on a en soi, de sentir, notamment quand on n'a pas de symptômes, mais de se dire quand même « je suis porteur de quelque chose ». Je suis un peu sale et on va en reparler, je pense, un peu plus tard. Je nous rajoute un préjugé qu'on n'avait pas préparé, toi et moi, et qui est « je pense que j'ai pris un risque, vite, je me fais dépister ». Ok. Tu vois à quoi je veux. Moi, ça m'est déjà arrivé. Et je crois que c'est toi ou peut-être un autre médecin qui m'a dit non, parce que période d'incubation. D'accord. Alors, on va parler de la période d'incubation. On prend ce gros sujet de la période d'incubation. Mais oui, ça veut dire, imagine, j'ai eu un rapport sexuel hier avec quelqu'un qui me dit être positif ou… Je ne sais pas quel pourrait être notre scénario, mais si je vais me faire dépister trop rapidement, la période d'incubation n'ayant pas pu avoir lieu, mon résultat pourrait revenir négatif, alors que dans quelques jours, il le sera positif. Exactement. Alors peut-être qu'on va parler de la période d'incubation. La période d'incubation, c'est il y a un temps entre le moment où le microbe rentre, que ce soit un virus ou une bactérie, rentre dans le corps de quelqu'un, qu'il s'y installe, ce n'est pas toujours le cas, qu'il s'y développe et qu'on puisse, avec nos techniques de labo actuelles, le trouver s'il s'est développé de façon suffisamment importante. Et donc ça, ça prend un temps variable en fonction des IST et c'est ce qu'on appelle la période d'incubation. C'est le temps pendant lequel l'infection est en cours, mais on ne peut pas encore la trouver. Elle n'est pas détectable avec nos techniques de labo actuelles. Et ça, ça évolue énormément parce qu'il y a 20 ans, les périodes d'incubation étaient beaucoup plus longues. Maintenant, les techniques sont de plus en plus fiables et précises et sensibles et donc les périodes d'incubation diminuent. C'est notamment le cas du VIH. Il y a encore quelques années, on disait que la période d'incubation du VIH, c'est trois mois. C'est-à-dire qu'il faut faire un test à trois mois pour être sûr que le test sera bien fiable. Maintenant, on est réduit à six semaines. Mais dans le cas des autres IST, genre gonoclamydia, si je n'ai pas de symptômes et que je me dis « tiens, j'ai peut-être pris un risque parce que mon partenaire me dit que je suis positif et c'était hier », à la louche, j'attends combien de jours ? Ça dépend de l'IST en face. Gonococ, c'est une semaine. Clamydia, c'est 15 jours. Siphilis, c'est comme le VIH, c'est six semaines. Donc, ça dépend du risque qu'on a pris et de l'IST, le porteur, le partenaire avec lequel on est. J'ai envie de dire, quand on a envie de faire un test parce qu'on a pris un risque, est-ce qu'il ne faut pas faire un test maintenant pour savoir si soi-même, on n'est pas déjà porteur d'une IST qui n'a pas de symptômes et qu'on aurait pu transmettre au partenaire avec qui on vient d'avoir un rapport sexuel ? Donc, dans les deux sens, ça fonctionne. Si la question, c'est juste de savoir si on a été infecté, il faut attendre le délai d'incubation, mais c'est toujours pertinent de faire un dépistage. Bonne transition pour notre troisième préjugé. Pas besoin de me faire dépister, je n'ai pas de symptômes. La plupart des IST ne donnent pas de symptômes quand même. Une infection à gonococque ou à chlamydia dans la gorge, voire au niveau anal, dans la majorité des cas, ne donne pas d'infection. Pourquoi ? Parce qu'une infection de ce type-là donne du pus ? donc un liquide qui coule un peu, mais dans la gorge, c'est mélangé à la salive, c'est mélangé à tout, et en règle générale, on ne sent rien. Pareil au niveau anal, en règle générale, on ne sent pas grand-chose. Au niveau génital, au niveau de la verge, là, par contre, le tuyau étant beaucoup plus petit, Dès qu'il y a un peu de pus qui se développe là-dedans, tout de suite, on le voit. Soit ça coule, soit ça fait mal quand on urine. Ne pas avoir de symptômes ne veut pas dire qu'on n'a pas d'infection. Pareil pour la syphilis. La syphilis, on peut la voir avec un bouton mal placé dans la gorge, dans l'anus, sur la verge. Mais le bouton n'est pas douloureux. Donc, s'il est coincé au fond de la gorge ou au fond de l'anus, on ne va pas le sentir. Le bon réflexe, je rappelle, si on est un homme qui a des rapports sexuels avec d'autres hommes et qu'on a plusieurs partenaires, le réflexe, c'est tous les trois mois, je me fais dépister symptôme ou pas. Exactement. C'est un peu l'idée. C'est ça la périodicité qu'on recommande. Et donc de choper ce qui est… Choper, de détecter ce qui est asymptomatique. Tout à fait. Pour pouvoir traiter, pour pas le passer à mes partenaires. Quatrième préjugé, les mecs qui prennent la PrEP comme Guillaume sont des nids à IST. Aussi, j'aurais pu dire, Guillaume est un nid à IST. Puisque je prends la PrEP, moi, Guillaume, suis-je un nid à IST ? Mais pas du tout, Guillaume. Tu… il y a deux études en fait il y a pas mal de détracteurs la PrEP c'est ce médicament que tu prends en prévention pour ne pas être contaminé par le VIH autour du rapport sexuel euh Et il y a pas mal de détracteurs qui disaient « puisque les gens prennent la PrEP, ils arrêtent de porter le préservatif, la PrEP ne protégeant que du VIH, ça fait exploser le taux d'IST, c'est une vraie épidémie ». Et ça, c'est pas vrai, les études le montrent. Oui. Les IST augmentaient déjà avant l'arrivée de la PrEP en France. Donc, il y avait déjà un relâchement des comportements probablement et une augmentation des IST. Et puis, la deuxième chose, c'est qu'il y a plus d'IST maintenant, mais parce que la population de gens qui prennent la PrEP se font plus dépister. Donc, quand on cherche, on trouve. Mais avant, peut-être que les gens étaient porteurs d'IST, mais ils étaient porteurs asymptomatiques, on vient d'en parler, et donc ne se faisaient pas dépister, et donc on ne trouvait pas les IST. Et statistiquement, comme tu l'as dit, les études n'ont pas montré… Les études parlent aussi, puisque tu es sous PrEP, tu vois ton ou ta médecin généraliste tous les trois mois et donc tu as accès à un professionnel de santé, à des recommandations, à de l'information qui rend les PrEPers, les gens qui prennent la PrEP, plus sensibilisés ? à tous ces sujets médicaux. C'est au final des gens qui prennent soin de leur santé sexuelle de cette façon-là, avec cette stratégie-là. Tout à fait, oui. Le fait de voir un médecin, ça permet d'être mieux informé au fait de comment se prévenir aussi et de comment prendre soin de sa santé. Sachant que la PrEP n'est pas la seule stratégie de prévention que quelqu'un peut choisir pour sa santé sexuelle. Non, mais j'aimerais te confier quelque chose que je vois de plus en plus en consultation sur justement cette peur des IST. et de personnes qui ne souhaitent pas prendre la PrEP parce qu'ils se disent « mais si je prends la PrEP, je vais être un IAST et ça va circuler ». Et donc, ils préfèrent continuer le port du préservatif pour la pénétration anale. Et c'est tout à fait entendable et souhaitable s'ils le souhaitent. Chacun sa stratégie de prévention. Mais moi, je les interroge sur les rapports oro-génitaux et oro-anneaux. En clair, bouffer un cul ou tailler une pipe. Dans la majorité des cas, il n'y a pas d'utilisation de préservatifs. Donc, si on a peur des IST, pourquoi on en a peur pour un rapport anal et pourquoi on n'a pas peur pour un rapport orogénital ou oroanal ? Donc, en fait, ça n'a pas de sens. Et c'est pour moi, là, il y a des gros trous dans la raquette de la prévention, enfin, du risque de contamination des IST. C'est-à-dire que si on a peur des IST, il faut se protéger partout, tout le temps. Mais pas juste pour la pénétration anale, ça n'a pas de sens. Donc, même si on utilise des préservatifs pour la pénétration anale, il faut quand même se faire dépister tous les trois mois parce que, sauf en n'avoir que comme pratique sexuelle la pénétration anale, il y a plein d'autres façons de choper des IST. Ouais, très bon point. Cinquième préjugé, faire un dépistage me demande trop de temps et d'efforts. Il faut aller chez le médecin pour choper une ordonnance, puis au labo, puis aller récupérer les résultats, etc. J'abandonne, il y a quand même pas mal de gens. Après, ça dépend où tu habites aussi. Là, on parle en tout cas en France. Qu'est-ce qu'on dit à ça ? On dit cette bonne nouvelle depuis début septembre. Oui, on peut parler du nouveau dispositif qui est mis en place en France, au labo sans ordo. C'est-à-dire que sans ordonnance, on peut se présenter dans n'importe quel laboratoire, n'importe où en France, pour faire un dépistage des IST. Il y aura un micro-entretien avec le biologiste qui va déterminer quels IST sont, quels dépistages sont à faire. Et en route Simone, on fait le dépistage immédiatement et on reçoit les résultats, comme d'habitude dans les labos, en moins de 48 heures par Internet. Donc il n'y a même pas besoin de se déplacer pour aller chercher les résultats. Et ça, si on a moins de 26 ans, c'est totalement gratuit. Ouais. Et si on a plus de 26 ans ? C'est pris en charge par la Sécurité sociale, donc il y aura probablement une petite avance de frais à faire et un remboursement par la Sécu et la Mutuelle. Sauf pour le VIH, ça c'est pour tout le monde totalement gratuit ? Depuis plus de trois ans, c'est totalement gratuit de faire un test uniquement VIH dans n'importe quel labo, pareil sans ordo, sans rendez-vous. En France ? Et donc, pour bien répéter, tu n'as pas besoin d'ordonnance. Moi, je n'avais pas compris. En fait, au début, j'étais là. En quoi c'est une nouveauté ? C'est qu'en effet, normalement, tu es censé avoir une ordonnance de ton médecin généraliste pour après. Donc là, plus besoin d'ordonnance. Un petit coup de cocorico. En fait, je discute avec des auditeurs au Canada et en Suisse. Et c'est une galère. En Suisse, c'est extrêmement coûteux. Je suis un peu redescendu de mon nuage de la santé en France. Je me disais que c'était cool, mais je ne voyais pas. Mais en fait, c'est assez incroyable, notre système français. Et la PrEP 100% remboursée. Et c'est des pistages gratuits. Donc ça, c'est super chouette. Pour les moins de 26 ans, c'est totalement gratuit. Tu l'as déjà dit, pardon. Totalement gratuit ? eux, il n'y a même pas d'avance de frais. Ça concerne VIH, hépatite B, syphilis, gonorrhée, chlamydia. Il faut préciser aux biologistes sur quel site on veut le faire en fonction de sa sexualité. Le site, c'est ? La gorge, urine et anus. Oui, tu penses que oui. C'est-à-dire si tu te fais pénétrer et ou fellation. Il faut que le biologiste ne fasse vraiment les trois sites en fonction de ses pratiques sexuelles. Trois sites, c'est quoi le troisième ? Gorge, urine, anus. Il ne faut juste pas qu'il présuppose que la personne qui est en face de lui est hétérosexuelle et qu'il n'a que des rapports pénétratifs. Il faut quand même dire aux biologistes ce qu'on veut. J'espère que les biologistes vont bien faire le boulot, mais je n'en doute pas, c'est des professionnels consciencieux. Mais il faut quand même, si ce n'est pas le cas, insister pour faire les prélèvements là où il faut les faire. Oui. préjugé 6 je dois avoir un problème j'ai une IST à chaque dépistage Thomas c'est pas moi qui parle mais j'ai rajouté un petit Thomas ou bien l'inverse et c'est d'ailleurs toi qui m'as dit ça t'as eu un patient qui a dû te dire ça je dois avoir une super protection je ne chope jamais rien Est-ce qu'il y a donc des corps qui sont plus enclins à choper de l'IST par rapport à d'autres corps ? Non. Il n'y a rien qui a été prouvé qui montre qu'on a une protection ou une immunité naturelle contre les IST ou une désimmunité qui ferait qu'on chopperait toutes les IST. C'est la faute à pas de chance. Et… Et les IST, heureusement, quelles qu'elles soient, c'est pas parce qu'on les rencontre qu'on va être contaminé. C'est pas parce qu'on rencontre une IST qu'elle va rentrer dans le corps, c'est pas parce que quelqu'un est porteur d'une IST qu'il va systématiquement la transmettre. Ce n'est pas parce qu'elle rentre dans le corps qu'elle va se transformer en infection, c'est-à-dire qu'elle va pouvoir être éliminée spontanément par le corps. Et ce n'est pas parce qu'elle est dans le corps qu'elle va faire une infection visible. Et même si elle fait une infection, le corps… S'il n'a pas pu l'éliminer au tout début, il va pouvoir la combattre. On a un système immunitaire qui est incroyable, qui est capable de combattre les infections et qui va pouvoir éliminer l'infection spontanément. Donc, ce n'est pas parce qu'on n'a jamais d'IST qu'on a un super pouvoir et ce n'est pas parce qu'on a toujours des IST qu'on est faible. En fait, c'est juste la faute à pas de chance. La faute à pas de chance, la faute à pas de chance. Préjugé numéro 7. Non, mais si j'ai une IST, c'est un peu ma faute. Non, je l'ai cherché. Ne suis-je pas une salope, Thomas ? Et en vrai, ça, je le dis avec un clin d'œil, mais j'en ai parlé autour de moi à des auditeurs, à des amis et moi, dans mon groupe WhatsApp de potes gays. À chaque fois qu'il y a un de nous qui a une IST, ça vient quand même. C'est rare et pour autant, même si c'est rare, ça peut être rare plus ou moins, mais en tout cas, on s'en fout de la fréquence. Mais à chaque fois, ça remonte un petit peu de honte. Moi, je ressens un peu de honte. Je me dis… Je me ressens de la honte. Voilà. On dit quoi à ça ? C'est psy, ça. C'est psychologique. On dit, pour ceux qui ont la rêve, ce n'est pas sale. Ce n'est pas moi. C'est quoi, la rêve ? C'est une vieille rêve d'une émission de radio. Ok. Mais laquelle émission de radio ? Attends, non, moi, je veux plus de détails. Tu ne te souviens pas ? Je me demande si c'est Doc Eddy Fool ou si c'est encore plus ancien. Sur Skyrock ? Ouais. Il y a ce truc avec la sexualité sale et notamment une sexualité libérée. Si j'ai de multiples partenaires, c'est un peu sale. On reste quand même, je trouve, assez… Moi, je me sens très influencé par une société qui me dit « Ah ouais, t'as couché avec deux mecs cette semaine ? » Et c'est dans ma tête. Et l'IST, elle est le marqueur de cette sexualité assumée et libre. Mais elle vient rappeler que la sexualité, parfois, elle peut comporter quelques risques d'être contaminée par une IST. Donc… Je ne sais pas pourquoi on a honte dans ces cas-là, alors qu'il ne devrait pas y avoir de honte. C'est juste qu'on a vécu un bon moment et que ce bon moment, il est risqué, parfois. Moi, là, j'ai un rhume, je n'ai pas honte. C'est marrant, tu vois. Alors qu'il y a sûrement quelqu'un qui te l'a transmis ce virus. Ouais, c'est ça. Il vient de quelque part. Pareil pour l'IST et pour autant, mais c'est lié à, tu viens de le dire, à la honte liée à la sexualité. Ouais. C'est quand même toujours mieux d'être monogame, de ne voir personne d'autre, d'être dans un couple fermé. C'est ce que la société nous renvoie. Ouais. et d'ailleurs je trouve que ce qui allège ça pour moi à la fois c'est un et je l'ai déjà dit sur le podcast les gens qui font du sport à haut niveau ou qui font du sport tout court régulièrement et qui se blessent n'ont pas honte de se blesser si ça devait arriver et surtout ils ont en place une stratégie pour pas se blesser quoi et moi je trouve que ma sexualité a vachement changé quand un je me suis dit bah sur le chemin je peux en effet me choper des trucs c'est relou c'est vraiment pas des moments cool hein quand t'as une chlamydia et que t'as ton cul en feu en tout cas moi c'était rarement asymptomatique comme on disait Ce n'est pas un cool moment. Et à la fois, ce qui m'a beaucoup aidé, c'est d'avoir le lien avec ma médecin généraliste qui… Alors, c'était à l'époque, c'était avant septembre. Il n'y avait pas encore les dépistages directement dans les labos. Donc, elle m'avait fait… Et ça, c'est un conseil même en dehors de France qui peut être utilisé. J'avais toujours une ordonnance… de prévention pour que, au moindre symptôme, je puisse, sans prendre rendez-vous avec elle, immédiatement aller faire un dépistage. Bien sûr. Et donc, le fait de savoir ce que je fais si j'ai un symptôme, de savoir que j'ai à la fois des amis C'est bête, mais des amis avec qui dire « Ah putain, il y a ça qui s'est passé. » J'en ai eu trois en tout. Mais de ne pas être tout seul avec mon IST, en vrai, ce n'est pas un détail pour moi. Et du coup, des copains qui me font « Ouais, ça arrive, c'est OK. Qu'est-ce qui se passe pour toi ? » Et on compare un peu nos symptômes. Et à la fois, une médecin avec qui on en a déjà parlé. « Hop, je vais faire mon dépistage. Rendez-vous avec elle directement. » Tu vois, me soigner. Et ça, ça a changé aussi mon rapport à ma sexualité. C'est intéressant ce que tu dis parce que j'ai vu un patient il y a quelques jours qui venait parce qu'il avait des symptômes. On a fait les dépistages. Tout est revenu négatif et ça s'est guéri spontanément. Est-ce que c'était ni chlamydia ni gonocoque ? Peut-être que c'était autre chose. Et puis, il y a eu une guérison spontanée. Donc, parfois aussi, la nature, il y a eu une sorte d'inflammation. On ne sait pas forcément ce qui se passe. C'était au niveau génital dans son cas. Et puis, spontanément, c'est passé. Donc, il y a des fois où la nature fait bien les choses quand même. Ouais. Préjugé suivant, je suis clean. J'ai fait un bilan complet il y a quelques semaines. Et là, tu fulmines. Oui, je déteste ce terme. En fait, je déteste ce terme pour plein de choses. Déjà parce que avoir fait un bilan complet il y a quelques semaines ne veut pas dire qu'on n'est pas porteur d'IST. Répète ça, parce que je pense qu'il faut que ça rentre. D'accord. Avoir fait un bilan complet hier ne veut pas dire qu'on n'est pas porteur d'IST aujourd'hui. Le bilan d'hier est une photo de notre statut d'IST d'il y a… Donc, en fait, tout ce qui s'est passé entre aujourd'hui et il y a six semaines peut potentiellement avoir été contaminant pour la syphilis ou aujourd'hui, il n'y a qu'un jour pour le chlamydia. Donc, soit on n'a rien fait pendant les six dernières semaines, on fait un test aujourd'hui, il revient intégralement négatif. Et oui, on peut dire qu'on n'est pas porteur d'IST. plutôt que dire qu'on est clean, soit on ne peut rien dire en fait. Le terme ne veut rien dire. On est toujours dans ces fenêtres d'incubation où potentiellement on est porteur d'une IST sans le savoir, qu'elle est en train de se développer et de s'installer dans le corps potentiellement. Clean, ça veut dire propre et c'est problématique aussi parce que ça vient continuer à colporter ce dont on parlait juste avant qui dit qu'une IST, ça serait être sale ? c'est aussi ça le souci et l'invitation à changer de terme ça veut dire être sale donc ça veut dire qu'on a honte parce que quand on est sale et puis plus globalement être clean c'est assez sérophobe aussi parce que on va pas se mentir ça vise surtout le VIH Et quelqu'un qui est porteur du VIH, il n'est pas sale, il est juste porteur du VIH. Et donc, pour quelqu'un qui est porteur du VIH, entendre ce mot-là « est-ce que tu es clean ? », ça renvoie à l'infection dont il est porteur. Et ça peut être très, très violemment perçu. Donc, ça n'a pas de sens de demander à quelqu'un s'il est clean. Déjà parce qu'il va bien pouvoir vous répondre ce qu'il veut. Et souvent, les gens, même en bonne foi, peuvent dire qu'ils sont non porteurs du niesté alors qu'ils le sont. ils peuvent vous répondre et vous mentir. Assumez-vous, quoi. Assumez le risque que la sexualité comporte. Et prenez votre prévention vous-même en charge. C'est-à-dire que si vous n'avez pas envie d'avoir une IST, mettez-vous en couple monogame et fermez. Sinon, c'est toujours un risque d'avoir du sexe. Et en plus, on en a parlé en début d'épisode, le risque, il est c'est pas grave d'avoir une IST donc c'est pas vers l'autre à qui il faut se tourner parce que l'autre il va pouvoir vous répondre plein de choses mais des choses qui ne vont pas vous renseigner sur le risque d'IST Face au risque de contracter le VIH, je préfère coucher avec un mec qui me dit qu'il est séro-négatif qu'un mec séro-positif. C'est un peu en lien d'ailleurs avec ce que tu viens de dire. On se dit, tu vois, sur le profil, il y a marqué séro-négatif versus quelqu'un au contraire qui indique sur son profil qu'il est séro-positif. Alors moi, la question que j'ai envie de poser, c'est séro-négatif depuis quand ? de quand date ton dernier test. Et puis, entre ton dernier test et six semaines avant, puisque je vous rappelle, c'est le délai d'incubation, est-ce que tu n'as pas pris de risque ? Donc, vous voyez, il y a ça qui entre en jeu. C'est-à-dire, il y a toujours cette notion de période d'incubation. Donc, quelqu'un qui est séronégatif, oui, il était séronégatif au dernier test. OK, ça, on en est sûr. Mais on ne sait pas ce qui s'est passé depuis. Alors que quelqu'un qui est séropositif et sous traitement ? À partir du moment où la personne séropositive est sous traitement et indétectable, c'est-à-dire qu'on ne retrouve pas de virus circulant dans son sang, le virus est toujours dans le corps, mais il est caché, il ne peut plus circuler parce que les médicaments sont tellement efficaces qu'ils l'empêchent de se développer. Donc à partir du moment où il est indétectable, il ne transmet pas le VIH. Et ça, c'est une révolution. Et c'est pour ça qu'on traite maintenant tout le monde, toutes les personnes séropositives qui sont dépistées, on les traite dès le premier jour, parce qu'il y a un bénéfice très clair pour les personnes séropositives à être traitées le plus tôt possible, mais il y a aussi un bénéfice très clair pour leurs partenaires, c'est-à-dire que dès qu'ils sont indétectables, au bout de six mois d'indétectabilité, ils ne transmettent plus le VIH. Donc, en termes de santé publique et de diffusion du VIH, il faut traiter les gens le plus tôt possible. Donc, une personne séropositive sous traitement ? D'une certaine façon, on est sûr qu'elle ne transmettra pas le VIH. Une personne séro-négative, est-ce qu'elle est toujours séro-négative ? Est-ce qu'elle n'est pas séro-interrogative ? Et on est d'accord que les études sur I égale I, indétectable égale intransmissible, ce que tu viens d'expliquer… C'est pas genre un cas sur mille, peu quand même. C'est vraiment 100%. C'est-à-dire les études, tu vois ce que je veux dire ? Il n'y a pas de… Mais il y a encore un possible petit risque. Zéro. C'est 100%. Merci Thomas. Est-ce que tu penses à une dernière chose ? Oh bah oui, on peut finir sur ça. J'ai un dépistage positif et si j'avertis mes partenaires passés, ils vont mal le prendre et penser que c'est ma faute. C'est pas évident ça d'envoyer les textos. Je sais pas si c'est vraiment un préjugé ça, mais en tout cas, si c'est un préjugé. Les gens se disent, si je dis à mon partenaire… Moi j'adore, moi Guillaume et sa micro c'est ma toute petite opinion, moi quelqu'un qui me dit bon déso j'ai fait un test, j'ai eu sa positive check, j'ai grave envie de recoucher avec lui parce que je me dis voilà quelqu'un qui prend soin de sa santé, qui prend soin de la mienne, qui se tient informé, génial ! C'est une notion, c'est du respect, non ? D'aller informer les autres qu'on a une IST. Alors moi, ça m'est déjà arrivé de ne pas le faire. Mais pas volontairement en mode… Mais c'est plus, je me souviens, la dernière fois que j'ai eu une chlamydia, je me suis dit, ah tiens, il faut que je vérifie avec qui j'ai eu un rapport sexuel. Donc je me souvenais de la personne il y a, je ne sais plus, une semaine. Et après, j'ai arrêté d'y penser. Mais donc il y a peut-être quelqu'un il y a deux semaines auquel j'ai… Et en fait, je… J'avais pas honte, mais j'étais là, putain, ça saoule et tout, d'envoyer ce texto. En plus, parfois, les gens réagissent un peu… J'ai déjà reçu des messages en mode, on me culpabilise. Mais est-ce qu'on a envie de recoucher avec des gens qui nous culpabilisent parce qu'on a une IST ? Est-ce que c'est vraiment des gens bien ? En tout cas, tu disais que c'est une question de respect d'informer ses partenaires. Moi, je reconnais que ce n'est pas toujours évident. Ce n'est pas évident. Il y a des dispositifs qui existent qui permettent d'envoyer de façon anonyme un texto à la personne. Ah ouais ? Donc, il faut avoir le numéro de téléphone de la personne. Et via une plateforme, on envoie le texto. La plateforme envoie un texto anonyme, donc pas avec son propre numéro. Ok. Donc c'est une méthode pour informer les autres. Je crois que ce qu'il faut avoir en tête, c'est que si on veut que les IST diminuent, il faut aussi peut-être s'informer les uns les autres que les IST circulent pour que les gens se fassent dépister et traiter. Parce que l'IST que vous avez attrapé ou que j'ai attrapé et qui est toujours chez l'autre, si l'autre n'est pas au courant, il va la donner à un tel, qui va la donner à un tel, qui va donner à un tel. Et même si je ne recouche plus avec le premier, elle va me revenir en boomerang parce que je vais coucher avec un autre. Donc, c'est aussi ça l'intérêt, l'objectif de prévenir ses partenaires. c'est qu'on peut tenter de diminuer la fréquence des IST dans la population. Non, mais je regrette mon mauvais comportement. Il m'est arrivé une autre fois où mon partenaire a complètement paniqué. Et je me suis retrouvé, et ce n'est pas forcément mal, mais je me suis retrouvé à devoir vraiment l'aider à avoir accès à une bonne information. Il s'est mis à dire n'importe quoi. Et j'ai essayé de lui dire, tu sais, je fais un podcast dessus et tout. Vraiment. Et donc, je lui ai envoyé des liens et tout. Parce qu'on est d'accord qu'il peut ne pas me faire confiance. Mais peut-être qu'en fait, contacter ses partenaires, ça peut être aussi un geste pour les aider à se sensibiliser à ce sujet-là. Et en effet, avoir une conversation un petit peu difficile. Mais je lui ai même dit, il ne voulait pas aller se faire dépister. Et je n'arrivais pas à comprendre pourquoi tout ça, c'était par texto. Je lui ai même proposé qu'on aille se faire dépister ensemble. Je n'arrivais pas du tout à comprendre sa panique. Puis après, il m'a ghosté. Il y a la question aussi dans ces histoires d'informer le partenaire de l'œuf ou la poule. Qui a contaminé qui ? On ne sait jamais. Parce que celui qui s'est fait dépister et qui est dans une démarche de recherche d'informations et de prendre en soin de sa santé, lui, il a l'information. Mais est-ce que c'est c'est pas forcément lui qui a transmis à l'autre c'est peut-être moi en fait c'est peut-être l'autre qui l'a transmis donc voilà on sait jamais dans quel sens c'est allé et on pourra jamais le savoir et c'est pas enfin il y a des il y a des façons de le savoir en fonction de avec qui on a couché ce genre de choses si on retrace l'historique mais est-ce que c'est ça qui est vraiment important donc informer l'autre ça veut pas dire c'est moi la salope c'est moi qui t'ai transmis quelque chose ou c'est toi qui m'as contaminé je t'en veux c'est juste informer l'autre pour que l'autre puisse prendre en charge sa santé et aller bien et ne pas transmettre d'IST à d'autres non plus donc je crois ça veut dire ça aussi quand même quand on avait parlé de honte de je suis une salope quand on informe l'autre parfois on est plus vulnérable on s'ouvre un peu en disant j'ai une IST Qu'est-ce que ça veut dire de ma propre sexualité ? Donc, c'est compliqué d'informer. Mais je pense que c'est nécessaire. Il faut le faire. Merci Thomas. Merci Guillaume. À moins que tu aies une dernière bafouille. Sauf qu'on attend les retours des auditeurs pour qu'ils nous posent d'autres questions, d'autres préjugés. On fera un épisode 2 peut-être. Mais avec grand plaisir. Non, c'est vrai. Les gens peuvent soit aller sur le site du podcast… Dans l'onglet témoigner, tout en haut, il y a un hyper lien hotline où les gens peuvent soumettre leurs questions de façon complètement anonyme. Et après, moi, je te l'envoie à toi, Thomas, et on y répond dans un épisode. Ou bien, il m'envoie un message vocal et ou un message sur WhatsApp. Mon numéro, c'est 06 61 61 57 36. Merci, Thomas. Merci, Guillaume. Bonne journée.

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