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Nathalie, deuxième partie de notre épisode tuto orgasme prostatique. Et quand on dit tuto orgasme prostatique, je devrais dire tuto plaisir prostatique. L'orgasme étant cette cerise sur un gâteau qu'on va avoir beaucoup de plaisir à manger.
Même sans cerise. Bon, on a déjà dit que l'orgasme n'est pas obligatoire, mais le plaisir prostatique non plus. Là, on s'adresse à des gens qui sont sur le chemin ou dans la curiosité, comme moi, Guillaume, par exemple, et d'autres auditeurs qui m'ont envoyé plein de questions.
Là, on était au cœur de ta technique en cinq étapes. On a déjà dit les deux premières étapes. Un, prendre un moment à soi, aller découvrir et créer. Deux, les bonnes conditions, le bon environnement. On ne va pas se répéter, il faut écouter l'épisode précédent. Périnée, par exemple, conscience du périnée, chauffer la zone, respiration, tout ça, tout ça, tout ça.
Et j'ai oublié de dire que toi, Nathalie, tu es sexothérapeute depuis plus de 15 ans. Tu es experte de l'orgasme prostatique. J'ai jamais dit ton nom en entier. Nathalie Giraud-Desforges.
Merci, excuse-moi. Tu te lances sur notre troisième étape pour le plaisir prostatique. Pour le plaisir. Alors, l'environnement, on avait parlé de créer des conditions, si tu veux, pour la serviette, chaleur, musique. La musique, ça peut être très, très important parce que ça dépend de la porte d'entrée que tu vas choisir pour…
pour y aller, pour ta visualisation aussi. C'est pour ça que savoir où est la prostate permet de conscientiser l'endroit où ça se passe. Moi, je dirais à toi qui nous écoutes, va regarder des planches anatomiques, comment elle est faite, où elle se trouve, de façon à ce que ta conscience, tu puisses avoir un point de repère dans lequel tu peux fermer les yeux et y aller et poser ta conscience là-dessus parce que ça va permettre d'augmenter les sensations.
Donc ça c'était un peu l'environnement. Alors je viens aux positions. Quelle position quand t'es à adopter pour te rencontrer ? Ça dépend. Si tu te rencontres avec un doigt, sous la douche, si tu te rencontres si tu as un gode que tu vas coller sur par exemple comme sur les parois de la salle de bain et que tu vas faire des allers-retours, la position sera différente que si tu
tu lâches ton corps et tu es dans une position de détente. Moi, c'est celle qui est privilégiée par 99,9% des personnes que j'ai rencontrées, c'est la position de détente, allongée sur le dos, les genoux repliés, ou avec un coussin sous les genoux, de façon à ce qu'il soit complètement relâché, la position est relâchée, ou en chien de fusil, un peu en position PLS,
Position latérale de sécurité dans laquelle tu as un genou qui est à terre, en quelque sorte, replié. Et donc tes fesses sont bien exposées, en quelque sorte, et où tu peux insérer soit ton doigt, soit ton stimulateur prostatique, d'une façon beaucoup plus confortable. Donc la position que tu vas prendre, c'est une position qui est différente suivant si tu es seul ou à deux.
Si tu es à deux, la position de chien de fusil pour aller masser, rencontrer, pénétrer avec un gode, elle est moins pratique pour la personne qui va te masser que si tu es allongé sur le dos. Les genoux, il y a une position qui est très particulière.
La personne qui est en face, elle se place devant toi, elle se met un petit coussin sous les fesses et elle vient presque te rencontrer, presque à périnée à périnée et elle pose ses jambes qui sont dépliées et toi tu poses les tiennes dessus, tes cuisses au-dessus de ses cuisses.
De façon, tu vois, tu es un peu en grenouille, les genoux écartés, tu présentes ton sexe, l'ouverture aussi de ton anus, tu as une petite zone, un petit espace pour que tu puisses aller explorer avec ton doigt. Et là, c'est super confort.
Tout dépend des capacités de chacun en termes de yoga. Personnellement, je suis dur comme du bois et donc je trouve ça vachement important, tu me regardes bizarrement, c'est qu'en fait moi avec mon partenaire, je vais avoir besoin de temps pour trouver et je veux le visibiliser ça, une position où en fait tant que j'ai mal et que je suis mal à l'aise…
Voilà, donc, il y a forcément un moment où je vais dire, attends, plus à gauche, attends, comment toi tu te sens ? Et juste ce petit mot, juste pour pas que les gens s'imaginent que, bien sûr, clac, clac, tu vois. Trouver cette position, c'est aussi une danse à deux et ce n'est pas galérer que de la chercher. Ce n'est pas un problème, il n'y a pas de problème dans le tuyau, surtout si on ne se connaît pas, bien entendu. Si on se connaît depuis longtemps, on sait comment ça fonctionne. Et donc, le moment où j'ai un peu mal,
pour le plaisir prostatique, c'est non, ou je suis mal à l'aise, il me faut dire, attends, excuse-moi, on peut changer de position. Super, merci. C'est absolument essentiel. Toi, t'es maître yogi. Je le vois, je le sens. Pas du tout. Toi, tu me mets le pied derrière la tête. Enfin, tu te mets ton propre…
Je pouvais. Ça fait un moment que je ne le fais plus. Moi, j'ai du mal à lever ma jambe. C'est pour ça que je disais ça. C'est trouver la position confortable pour la personne qui va rentrer aussi en contact, soit avec son sexe, soit avec ses doigts, soit avec le gode, soit même position pegging aussi, pour pénétrer avec un gode ceinture.
Comme tu le dis, le dialogue avant, il est essentiel. Et surtout, vous marrez. C'est surtout y amener cette légèreté de l'inconnu, de l'exploration qui est comme ci et comme ça. Et le moindre aspect d'inconfort, aussi bien pour la personne qui va recevoir un massage ou une stimulation que la personne qui va la donner, c'est le confort des deux côtés.
Il n'y en a pas qu'une personne qui est confortable, les deux. Parce que si moi je donne un massage et que j'ai mal au dos, j'ai le poignet cassé, mon inconfort va se faire sentir de l'autre côté. Donc les deux…
Moi ça me donne envie de partager mon astuce qui fonctionne vachement bien et tu me diras en tant que thérapeute, c'est d'estampiller un moment labo, de dire tu sais quoi, soit tu as un ou une partenaire, soit tu n'en as pas, mais moi du coup je demande un ou une cobaye à qui je dis on s'aime, on se kiffe.
Et on a envie de passer un bon moment ensemble. Mais est-ce que tu serais OK qu'on s'offre une heure où on ne va pas avoir de plaisir, on ne va pas éjaculer, on ne va pas… OK. Mais j'aimerais trouver quelqu'un avec qui j'ose dire, attends, plus à gauche, plus à droite, ça va être un labo où on a le droit de tout dire pour que j'aille à la rencontre de qu'est-ce que j'aime. Et il y a des gens qui disent OK à ça. Oui. Non, mais dans mes partenaires. Et je trouve ça génial parce que je n'ai pas de pression. Et c'est le jeu de se dire, OK, plus à gauche, plus à droite, chien de fusil, non…
C'est ce qu'on appelle la communication de l'intime. Ouais. Mais je trouve que moi, du coup, de verbaliser laboratoire ou, je sais pas, cobaye, il y a un truc où, voilà, j'amène le rapport intime à un certain endroit. Voilà. Bon. Je te laisse continuer. Top. J'adore. Tout à fait. Et puis, donc, trouver votre position, trouver votre confort, et ça peut prendre du temps. Donc, laissez-vous le temps de prendre le temps de trouver ce qui est OK pour vous. Et puis aussi, ce n'est pas parce que t'es dans une position que t'es
qu'avec cette position. Elle peut aussi changer. Après, tu as le lube, le lubrifiant, un lubrifiant anal. C'est vraiment lubrifiant, lubrifié, lubrifiant à fond.
À fond, à fond. Et l'astuce, c'est de mettre du lubrifiant à l'intérieur de l'anus. Donc pour ça, tu prends une petite pipette, genre petite pipette pour donner un médoc à un enfant. Tu vas demander ça en pharmacie, c'est gratuit. Et puis tu insères ton lubrifiant avec la petite dosette et tu le mets dans ton anus.
Mais attends, mais moi, j'en mets sur mon doigt et j'enfonce mon doigt ? Oui, mais t'imagines avec la petite pipette, ça va directement dedans. Le temps que tu l'enfonces, ça s'échappe. Ça coule à l'extérieur. Ouais, je vois tout à fait. Pipette égale, ça reste à l'intérieur. Pipette. Pipette. Pipette avec ton lube. C'est vraiment, vraiment, vraiment important parce que dans cette notion un peu de douleur, de tiraillement, il y a très, très, très souvent associé un manque de lubrification.
Sinon, je pense à une seringue en plastique. Donc, bien entendu, je ne parle pas de la piqûre et tout. Je parle de la seringue pour enfants, pareil. Je pense à ça. Tout ce qui est comme ça, lubrifiant qui est mis à l'intérieur, top. Et il vaut mieux ne pas utiliser à ce moment-là de produits trop huileux, type de l'huile de coco.
À ce moment-là, parce que si tu l'insères à l'intérieur de cette façon, elle va remonter un peu trop. Il vaut mieux utiliser du lubrifiant à base d'eau. Ça, c'est une astuce qui est vraiment très importante. Lubrification de l'intérieur.
Et qui est très délaissé. Moi, je ne veux pas faire de généralisation, mais dans mes rapports intimes, le nombre de gars qui ont des rapports sexuels avec moi et qui n'utilisent pas de lubrifiant, entre guillemets, parce que je vais ressentir plus de choses. Mais c'est faux. Bon, chacun est libre, mais moi, ça m'arrive très souvent de devoir dire, ben là, je vais mettre du lubrifiant, là.
Et donc c'est pour ça que je fais cette parenthèse, tout le monde n'est pas comme moi, peut-être n'a pas les mêmes expériences. Alors c'est une croyance, quand j'ai dit c'est faux c'était un peu un cri du cœur. La croyance est que l'anus va lubrifier tous les coups. Non, l'anus ne lubrifie pas. Il va y avoir peut-être une petite muqueuse qui va se former avec des actions de mouvements répétés.
Mais cette action de lubrification interne qui assouplit les muqueuses à l'intérieur ne se fait pas. Donc c'est à aider avec du lubrifiant. Après, je passe à un autre tips en quelque sorte, c'est le focus sur la sensation. C'est tellement important, c'est un retour à l'intérieur, c'est une forme de recentrage.
C'est-à-dire, quelle est ta porte d'entrée pour te recentrer ? Est-ce que, j'avais parlé, comment est-ce que tu conscientises ta prostate ? Est-ce que tu peux y mettre de la couleur dessus ? C'est pour ça qu'aller voir où elle se trouve, c'est important. Du coup, ça devient une couleur, peut-être tu peux y mettre du jaune dessus, du jaune comme un soleil, du rouge comme…
quelque chose. Dans ma tête, dans l'histoire que je me raconte. Dans l'histoire que tu te racontes. Conscientiser, mettre une couleur, c'est une porte d'entrée, ça ne marche pas pour tous. C'est un moyen pour mettre ta conscience dessus et donc accélérer, amplifier tous les micro-sensations que tu vas avoir. Parce que quand tu dis je ne ressens rien, c'est faux. Tu ressens des micro-sensations mais ton esprit est occupé à rechercher quelque chose dans un dictionnaire connu et là ton dictionnaire
Et tu as fait avec des mots inconnus. Donc il faut que tu charges ta palette de mots, de sensations et amener une couleur, ça peut être une façon de visualiser où se trouve ta prostate, visualiser, ça peut être sentir, ça peut être amener ton souffle à l'intérieur de toi, ça peut être poser tes mains sur ton ventre par exemple.
Donc poser tes mains sur ton sec, si tes mains sont habituées à stimuler ton pénis, autant éviter. Parce que si tu stimules ton pénis, tu vas stimuler la source la plus importante de plaisir. Donc forcément, les autres, elles vont être un peu… L'autoroute connue qui va re-rentrer dessus. Exactement. Donc c'est vraiment… Là, on prend les petites routes nationales.
Et comme les petites routes nationales, tu ne les connais pas, eh bien, tu fais plus attention. Et ça peut paraître plus laborieux. Et ça demande de la patience. Donc, c'est un endroit qui s'apprivoise. Et quand on s'apprivoise, c'est nécessaire de lui donner du temps et s'accorder que le fait que, n'ayant pas le vocabulaire ni les repères qui sont là, ça va te demander de l'attention pour créer ça, créer ton nouveau répertoire.
Et puis, moi, je prends ça comme une méditation. Que ce soit donner un massage, par exemple. D'abord, tu ne sais pas où c'est, donc tu fermes les yeux, par exemple, et tu rentres en méditation pour aller rencontrer…
La prostate avec ton doigt et puis masser et vraiment dilater le temps. Pour la personne qui reçoit, c'est aussi comme une méditation. Si tu lâches le côté, il me faut un orgasme et j'ai besoin de sensations très fortes. Parce que tu n'en auras pas au début. Lâcher les exigences. C'est exactement ça. Et puis là, ça te va si je parle du duo ?
Là, on a fini nos étapes en solo. Solo-duo. Solo-duo. Et là, tu as deux étapes supplémentaires. Oui. Et après, j'ai un point à te soumettre. D'accord, ok. On t'écoute. Donc ?
En duo, ce que j'ai rajouté, c'est que la communication dont on a déjà parlé, si tu veux, pour installer les positions, eh bien la communication parlée en amont sur respect, c'est quoi, confiance, les attentes, les stops, comment je peux…
communiquer, toi qui es massé, comment tu peux communiquer ton plaisir, ou plus, moins, c'est très important à se donner comme base, si tu veux, comme guidelines. Et puis après, tu as tout le prélude autour du corps pour glisser vers l'anus. Ce que je recommande, c'est
Prends un temps, plutôt que de diriger directement vers la porte de l'anus pour masser un peu le corps, que le corps soit en contact et qu'il appartienne à cette zone-là. Donc rattacher les zones du corps plutôt que de faire un fonçage direct vers la zone anale.
Et donc je dis souvent que c'est un cadeau. Donc toi qui fais un massage, tu offres un cadeau et toi tu reçois un cadeau avec de la douceur, une forme de tendresse aussi si on veut, si c'est adéquat là-dedans, si c'est la personne qui est massée qui va demander…
qui va poser ce qui est ok pour elle. Parce que si elle a besoin de douceur ou si elle a besoin de tranquillité, elle a besoin de le poser. Ce n'est pas celle qui masse qui va imposer son rythme. C'est important d'avoir ça en tête. Pour pouvoir s'ouvrir, c'est nécessaire de faire confiance à la personne qui va rentrer dans mon intimité pour savoir si j'ai donné le ok pour qu'elle aille très vite ou
plus doucement, rajouter quelque chose et donc c'est vraiment un dialogue entre les deux voilà
Super. Moi, en préparant là, je me suis imaginé mon fantasme. Vas-y. Et du coup, j'ai envie de te le suggérer. Et je ne sais pas si j'attends un retour de ta part ou pas en tant que thérapeute, mais tu parles de conditions, tu parles d'un lien à l'autre. Et moi, je me suis rendu compte que j'avais le fantasme un peu d'ajouter…
une couche de domination-soumission sensuelle. Tu dis super. Sensuelle. Donc là, moi, je suis vraiment dans une base de consentement. Je rencontre un partenaire. Comme l'orgasme, le plaisir prostatique m'intimide, le moment où je cadre la relation, où en fait, moi, si je vais offrir un massage, je vais me mettre dans une posture d'une forme de domination. Pour moi, Guillaume, ça veut dire « c'est moi qui conduis ».
Bien entendu, c'est moi qui conduis l'établissement de la communication. C'est pas genre juste lui imposer. C'est genre, je sais ce que je fais et j'embarque la personne dans un voyage. Et dans ce voyage, il y a tu le veux comment ? Comment ça se passe pour toi ? Je te propose ci, tu me proposes ça, etc. Et donc, moi, je m'imaginais soit donneur, soit receveur. Et en tant que receveur, j'ai toujours connecté à l'idée d'avoir une cage de chasteté sur ce moment-té
M, un moment M, un moment T, où je me dis, bon bah là, Guillaume, parce que moi, j'arrête pas de me masturber, et donc j'arrête pas de me dire, arrête de te masturber, Guillaume, mon bordel avec moi-même, et donc, cas de chasteté, il n'y a plus de sujet, et du coup, j'ai besoin de rencontrer un homme, donc si je suis receveur, où je me dis, j'ai confiance en toi, je sens, j'ai besoin de quelqu'un où je vois sur son visage qu'il est content d'être là, et qu'il est content d'être dans ce rapport où il va me montrer ce chemin-là,
Parce que moi, les gens qui ont l'air de faire la gueule, du coup, dans ma tête, je me dis « ben là, t'as l'air de faire la gueule quand même, t'as envie d'être là ou pas ». Et voilà un peu mes critères. Et j'ai envie que cette personne, elle me dise qu'elle sait ce qu'elle fait. Pas qu'elle sait tout en mode, mais qu'elle dise « ça m'amuse et j'y suis déjà arrivé ». Parce que moi, mon cerveau se dit « il y est déjà arrivé, donc on va y arriver ensemble ».
J'ajoute cet élément que tu n'as pas dit qui est… Donc toi, tu parlais d'un truc assez tantrique, assez connecté, sensuel et tout, très chouette. Et j'avais envie de rajouter des couches cérébrales où tu peux t'inventer ton petit scénario qui peut t'aider sur ce chemin. T'en penses quoi ? Je pense que tout ce qui est, en particulier à deux, consenti, verbalisé et qui amène de l'excitation et de l'ouverture,
Amener vers le lâcher-prise, c'est bingo. Vas-y, il n'y a pas de limite. Pour moi, le seul périmètre que j'ai, c'est un périmètre de sécurité. Tu l'as énoncé. C'est que les deux sont raccords avec ce qui est fait. Tu embarques dans un voyage et l'autre dit ok. Périmètre de sécurité. Je t'ai parlé de cette cérébralité d'homisoumis. Est-ce que toi, dans ton expérience, tu as entendu d'autres cérébralités ?
D'autres scénarios qui peuvent être aidants ? Oui, parce que dans cette cérébralité, si tu veux, c'est la possibilité de s'abandonner pour la personne qui se soumet, qui donne son pouvoir à l'autre. Elle se soumet et donc en se soumettant, c'est la forme presque cérébrale ultime du lâcher prise. Et de l'ouverture. En mode vas-y.
Surrender, c'est vraiment l'abandon. Je m'abandonne à toi et je suis guidée, donc je n'ai plus de contrôle, donc tu lâches le contrôle. C'est une forme de lâcher le contrôle et lâcher prise, complètement. Les auditeuristes qui se disent « mais Nathalie est internationale, elle glisse des mots d'anglais », doivent aller écouter tes premiers épisodes du 4 janvier 2000 de l'année dernière, parce que tu racontes ton lien avec l'Angleterre.
Moi, j'ai envie qu'on saute dans les principaux blocages et problèmes des auditeurs. Arnaud de Paris. Est-ce que c'est possible de ne rien sentir du tout et que ce ne soit pas une zone érogène ? Voilà. Moi, je ne prends pas de plaisir à ce niveau-là. Mais je ne suis pas certain que ce soit possible comme impossible. Mais je suis très très serré, donc il faut déjà passer ce cap. Ça me fait mal. Et les très exceptionnelles fois où ça s'est fait en douceur, je ne ressentais quasiment rien.
Les sensations me donnent plutôt l'impression que j'ai un étron qui est sur le point de sortir, ce qui ne m'aide pas à me détendre d'ailleurs. Je n'ai jamais senti cet extase de l'orgasme prostatique qui vient contrebalancer cette douleur et qui donnerait envie d'y revenir.
C'est juste impossible. C'est comme si tu mets sur la balance douleur versus extase. En tout cas, ce ne sont pas les principes. Une fois que j'ai mal, ça ne peut pas y aller. Tu ne peux pas. Une fois que tu as mal, ton corps se serre. Une fois que j'ai mal, sans plaisir, parce qu'il y a des gens qui peuvent avoir mal et beaucoup de plaisir.
Oui, mais pour lui, c'est non. La douleur coupe la sensation pour éviter qu'il ait encore plus mal. Donc comme c'est associé à de la douleur, ce n'est pas possible qu'il atteigne l'extase. C'est contradictoire, c'est antinomique. Donc c'est juste impossible. En revanche, c'est passer plus de temps en amont sur justement la préparation en douceur. Le bijou d'anus.
le bijou d'anis. En vrai, je pense que lubrifiant, lubrifiant, lubrifiant, je rajouterais, mais peut-être qu'il y a un étron qui doit sortir. Tu te rappelles ce que je t'ai dit ? Peut-être aussi que cette sensation-là, il est plein de quelque chose et qu'il ne s'est pas vidé avant, est très possible aussi si son corps a de la douleur, il va couper tout lien avec son corps. Donc, ces sensations d'aller en vie d'uriner, à la selle, etc., sont peut-être coupées aussi de lui.
Et ça m'invite à penser à ça. Donc, reconnecter avec son corps d'une autre façon, sans passer nécessairement par l'exploration anale, reconnecter, mettre du bon, se relier, ça me semble une étape essentielle avant d'essayer de faire rentrer un truc trop rapidement.
Peut-être forcé. Et que l'étape, c'est sous la douche, il met un doigt, un petit peu de savon, il savonne, il met un peu la tête de la douche autour de son anus. S'il est en couple, peut-être des bisous aussi. Souffler. Souffler. J'aime bien souffler sur l'anus. Vraiment, de réduire, réduire, de faire des petites étapes. J'amènerai cet auditeur vers l'épisode « La technique de la boussole » ou « La technique de l'horloge ».
qu'un thérapeute nous avait donné et qui, je trouve, avec une demi-phalange et lubrifiant et tout ce que le thérapeute raconte, est très malin. Une dernière chose, si jamais il y a des symptômes de douleur, c'est d'aller voir un proctologue. Dans le sens, s'il a des condylomes ou s'il y a des hémorroïdes, il peut y avoir des raisons médicales, notamment s'il y a des saignements, etc. Victor de Paris.
Du plaisir, mais pas d'orgasme. Mais alors, à quelle fréquence dois-je utiliser ce masseur prostatique ? Victor dit, j'ai plusieurs fois essayé le stimulateur prostatique Aneros sur moi-même. Je dirais 6 à 8 fois en 4 ans, avec des résultats délicieux. La sensation de stimulation de la prostate est incroyable. Mais sans jamais vivre ces fameux orgasmes. Peut-être n'ai-je pas été assidu ?
Plus que ce qu'il a déjà utilisé. Et quand il parle d'assidu, c'est comme s'il y avait des devoirs à faire.
Oui, je suis d'accord. Donc, c'est lui laisser le temps de s'explorer. Est-ce qu'il en a envie ? Est-ce qu'il va mettre ce temps-là d'exploration ? Ou est-ce qu'il le fait parce que c'est un devoir, c'est un truc à faire, à cocher sur la liste ? Il a déjà des sensations délicieuses. Qu'est-ce qui fait qu'il n'a pas recommencé ? Je me pose la question.
On le ramène peut-être aux conditions. Dans l'épisode précédent, comment il crée cette bulle ? A-t-il un train à prendre ? Est-ce qu'il a suffisamment de temps dans son emploi du temps pour s'accorder ces moments de rendez-vous avec lui-même ?
Ouais. Peut-être qu'il y a aussi, je sais pas, il a un assimilateur sur soi-même. Donc, il est solo. Est-ce qu'on l'inviterait à essayer avec un ou une partenaire de confiance ? Est-ce que ça pourrait être une manière, puisqu'il a déjà des bonnes sensations, d'aller explorer un peu plus à gauche, un peu plus à droite ?
C'est possible. Encore faut-il trouver le ou la bonne partenaire. Ça, ça peut être compliqué. Je dirais que vraiment ce qui est autonome, c'est continuer à utiliser son stimulateur, son anéros. Et vraiment, moi, ça m'interroge sur…
Sur l'environnement dans lequel il utilise. Qu'est-ce qui se passe quand il le fait ? J'ajoute une autre piste de réflexion. Est-ce qu'il a mal ? J'entends pas mal de témoignages, un plaisir proche de la douleur. Moi, je me suis déjà vu bloqué.
Le plaisir prostatique, parce que ça me donnait envie d'uriner ou bien ça me faisait des décharges électriques. Est-ce que lui, je lui poserais cette question ? Aussi. Tu sais, dans ce lexique nouveau qu'il faut se formuler et le cerveau un peu perdu, qui se dit nouvelle sensation égale douleur. Peut-être qu'on l'inviterait à creuser à cet endroit. Oui, mais très souvent, je vais revenir au lubrifiant.
Ah ouais, merci. Non mais vraiment, parce que la douleur ça tire, ça brûle, ça picote. Parfois on se dit qu'on a envie d'uriner et rajouter du lubrifiant est une solution à toutes ces sensations-là. Parce que j'allais te dire, moi ça m'est déjà arrivé dans certaines positions de sodomie de sentir soudainement des envies d'uriner ou des petites décharges.
Et j'allais te demander, mais du coup, est-ce que sur mon chemin de plaisir prostatique, je continue malgré l'inconfort ? Là, toi, tu me dis quoi ? Tu me dis remets du lubrifiant d'abord ? Je dis remets du lubrifiant. Et quand tu remets du lubrifiant, ça veut dire que tu vas enlever quelque chose qui est en toi, que ce soit le doigt, le pénis, le gode. Et en enlever, c'est extrêmement important de l'enlever tranquillement et d'expulser, d'aider.
À ce qu'on l'enlève en poussant et de l'enlever vraiment très, très, très tranquillement. Autrement, ça crée de la douleur. Super. Greg de Genève.
Merci Greg. Salut Guillaume. Alors pour moi aussi, ça a été pendant longtemps un mystère, cet orgasme prostatique. Il se trouve que je ne pratique quasiment pas la pénétration anale. Je n'en ai jamais vraiment retiré de plaisir. Il y a certainement aussi ce blocage tant de fois évoqué dans le podcast en lien avec une prétendue féminisation du pénétré, ainsi que le côté sale ou contre-nature qui revient souvent dans l'évocation de la sexualité anale. Toutefois…
La rédaction de ce message est très professionnelle et cadrée. Toutefois, dans le cadre de mes explorations personnelles lors de mes plaisirs solitaires, j'ai récemment découvert un vrai plaisir à stimuler la prostate au moyen d'un sextoy dont c'est la seule mission.
La bonne forme et la bonne taille. Rien qui ne dilate excessivement l'anus, ce n'est pas un gode. Une fois en place, il ne bouge plus et il est en complément de ma stimulation de mon pénis. Il m'apporte des sensations nouvelles, très intenses, avec un orgasme systématique au moment de l'éjaculation. »
Lorsque je me masturbe sans mon masseur dans le derrière, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose désormais, mais je sens ma prostate plus réactive malgré tout. Disons qu'elle se fait davantage remarquer auparavant.
En revanche, je dois admettre que je n'ai jamais réussi à ressentir du plaisir prostatique sans stimulation du pénis. Le fameux stimulateur Aneros et son traité demeurent un mystère à ce jour pour moi. Je ne suis pas certain d'avoir la patience nécessaire à l'atteinte de ces sensations. Il n'y a pas de questions. On l'invite à écouter tout ce qu'on a dit avant.
Et surtout à accepter qu'il aime la double stimulation de son pénis et de la nérosse, c'est chouette, et pourquoi essayer de faire un truc alors qu'il a quelque chose de très plaisant, et je dirais plutôt concentrer son attention sur sa prostate qui commence à vivre par elle-même.
Et c'est ça qui est peut-être même la faire vibrer en quelque sorte en dehors de toute stimulation, en conscientisant, en se rappelant les bons moments, en la rappelant à son attention. En lui donnant un petit nom ? Pourquoi pas lui donner un nom ? C'est marrant, j'ai pensé à ça. T'as raison que cette petite glande ou cette grosse glande n'existe pas vraiment dans ma tête ?
Et ça me parle vachement ce que tu dis. L'autre chose qui résonne énormément et qui, pour moi, est clé dans le partage de Greg de Genève, c'est qu'en fait, il est dans un narratif de c'est un mystère, il y a un problème. Mais en fait, il n'y a pas de problème. Mais on se fout de la pression, en fait. On se fout de la pression. Il faudrait un certain type d'orgasme. Mais en fait, il kiffe. C'est génial. Kiff, kiff, kiff. Kiff, kiff, kiff.
Peut-être même rajouter un masturbateur type Flashlight pour varier la sensation sur ton pénis ? Très bien, très bien. Loïc de Blois. « J'ai du mal à identifier les bons paramètres pour avoir du plaisir à chaque fois. »
« C'est assez rare, mais ça m'arrive d'en avoir. Jamais avec mes doigts, seulement avec Gode ou quelqu'un. En général, quand j'ai envie de l'atteindre, l'orgasme prostatique, il vient difficilement. » Tiens, c'est lui dont je faisais référence tout à l'heure. « Le plus souvent, ça me surprend après une phase un peu planante où je suis comme bercé par le mouvement. Ce n'est pas une question très précise, mais je n'arrive pas à trouver quels sont les paramètres pour que cela vienne et j'aimerais en avoir plus souvent des orgasmes prostatiques. »
Donc Loïc, il est… La loi c'est en France. On est écouté de partout dans le monde, il faut que j'arrête de penser que tout le monde habite en France. Voilà, c'est ça. Donc Loïc en fait parle de sensations qui ne reviennent pas toutes les fois. Ça dépend de l'environnement, ça dépend de ton état mental, psychique, de disponibilité, donc c'est un petit peu normal si tu veux.
J'ai l'impression qu'il répond à sa propre non-question. Il dit, en général, quand j'ai envie de l'atteindre, il vient difficilement à l'orgasme. Il se fout la pression. Il se fout la pression, exactement. Pas de lâcher prise, du coup. Pas de lâcher prise. Recherche de quelque chose en particulier. Et là, nous sommes égaux devant l'orgasme. Lorsqu'on recherche un orgasme, à atteindre un orgasme, généralement, il est super élusif. Il est un peu comme ce poisson qu'on n'a pas dans les mains et qui fait… Tu penses l'attraper et puis…
rechercher l'orgasme c'est la quête de performance c'est tout un truc et donc évidemment t'es plus dans le lâcher prise et tu t'éloignes de la sensation pour aller dans l'anticipation et ton mental reviens dans tes sensations reviens à ce plaisir de tes micro vibrations reviens à ton chemin justement plutôt que à ta cerise sur le gâteau
J'aurais envie d'ajouter, dis-moi ce que tu en penses, j'inviterais Loïc et je m'inviterais moi-même à plus célébrer ce qui fonctionne. Ça, c'était une astuce que tu avais partagée l'année dernière. Célébration.
quelque chose qui a l'air d'être super kiffant il parle de planant berçant et j'entends que voilà il est un petit peu frustré il aimerait que ça soit plus automatique mais est-ce qu'il passe assez de temps pour se dire contrairement à Guillaume le podcasteur moi je plane non mais tu vois c'est chouette quand ça advient et oui
c'est exactement ça c'est célébrer l'acquis plutôt que se désoler de ce qui n'est pas là et y mettre de la joie et de la lumière sur cette nouvelle construction ces croyances aussi c'est que ton corps est à plein de possibilités multi-orgasmiques de découverte donc célèbre ce que tu as plutôt que de te concentrer sur ce que tu n'as pas reviens à ton corps
Super. Un petit dernier. Allez, vas-y. Joss de Paris. Son message était intitulé « Prostate en terre inconnue ». Ça me fait beaucoup rire. J'adore. « Je suis un homme de 27 ans, uniquement pénétré. J'ai eu une vingtaine de partenaires différents et j'ai toujours eu du mal à définir quand je recevais du plaisir par la prostate ou non ».
J'ai l'impression que la stimulation de cette dernière est assez aléatoire ou qu'elle dépend de tellement de facteurs, de points, positions, formes du sexe du partenaire, rythme, mood, mood qui est en anglais… Humeur. Merci.
Il y a tellement de trucs aléatoires que c'est pratiquement impossible de prévoir de recevoir de la satisfaction de ce côté-là. Même seul, j'ai vraiment du mal à la trouver ou à savoir si je ressens du plaisir avec un sextoy. Au final, ma satisfaction n'est presque qu'exclusivement psychologique. J'aimerais vraiment ressentir plus de satisfaction physique car j'ai du mal à lâcher prise.
Alors, à nouveau, avec lui, je lui dirais, reviens à tes sensations. Reviens à ta respiration. La respiration permet de se décoller un peu des pensées qui agitent le mental et qui coupent du ressenti. Donc, reviens à ce qui se passe chez toi. Reviens au petit mouvement interne. Mets en mouvement ton périnée. Contracte tes sphincters.
rajoute un petit peu de mouvement dans la douceur. À nouveau, ce n'est pas de la contraction très forte, c'est une sorte de micro-contraction qui va amener un mouvement automatique de ton corps. Donc, remets-y ce que tu as l'impression de ne pas sentir, mais qui est là parce que c'est tout petit. Donc, mets-y du mouvement agissant, conscient,
pour aller déployer les zones qui sont un peu plus endormies. J'ai envie de te faire une proposition. Tu me dis, si tu valides en tant que thérapeute, je lui proposerais, comme moi, de surfer sur le psychologique. Donc moi, je parlais de domisoumis, de cage de chasteté. Que penses-tu de dire, attends, tu as du plaisir psychologique. Et si on surfait sur le plaisir psychologique, et donc la prochaine fois que tu en éprouves,
C'est une… Tu surfes pour pouvoir aller dans ton corps, tu vois. Donc, tu te mets dans la condition psychologique où tu te dis, ah, j'ai du plaisir prostatique. Et là, tu te rappelles, tu penses à Nathalie. Et tu te dis, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? On reprend l'épisode précédent et le début et tu te dis, tu vois ce que je veux dire ? Donc, je suis dedans. Ok, qu'est-ce qui se passe ? T'aimes bien ce conseil ou pas ? J'aime bien. C'est aussi le make it until you fake it. Ou fake it until you make it. Qui est…
Fais comme si tu en avais jusqu'à ce que tu en aies. Et parfois, parfois, c'est pas la méthode infaillible, parfois ça marche. C'est-à-dire que tu te mets dans les conditions, tu y penses, tu reviens aux endroits qui se sont déjà passés, c'est de l'ancrage, tu reviens à la source pour ramener dans ton présent des choses qui se sont passées ou imaginées.
Parce que j'ai l'impression qu'il a l'air, Joss décrit quelque chose comme, il y a tellement de facteurs, je suis un peu confus, un peu déconnecté, je me dirais, vas-y, et si dans ce plaisir psychologique, tu me notais, tu faisais vivre, tu rendais vivant, qu'est-ce qui se passe dans ton corps ?
Est-ce qu'on essaie la technique de Nathalie de donner une couleur à la prostate ? Comment s'appelle-t-elle ? Là, je fais un peu du monde, mais en fait, je suis assez sérieux de dire, ok, je joue le jeu de vraiment décrire mot pour mot, tandis que j'ai ce plaisir psychologique. Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Où est-ce que c'est ? Est-ce que c'est plus un picotement ? Est-ce que c'est une chaleur ?
De donner vie, en fait, à ce qui est déjà présent et qui est mis de côté, comme si ça n'existait pas. C'est la fin du deuxième épisode. Nous en avons… Non, ne pleure pas, Nathalie. Je sens que les larmes viennent. Non, il y aura un… Tu es très sympa avec moi de faire les bruitages. Excellent. Tu es un peu comédienne ?
Avec toi. Seulement. Il y aura un troisième épisode et dernier où on va terminer les principaux blocages et problèmes des auditeurs. Enfin, on ne va pas les terminer, mais on va dire les suivants. Il y en a plusieurs qui m'intéressent. J'ai hâte d'avoir tes retours. Et après, on aura les conseils des auditeurs qui, eux, décrivent les situations, comment eux, ils atteignent. Ça va être génial. Et j'ai envie de te faire de la pub, Nathalie. Nathalie-Giraud avec un D.fr et aussi Piment Rose.
Pimentrose.fr, c'est mon blog et c'est surtout le site où il y a les accessoires érotiques, les anéroses, les stimulateurs prostatiques, tout plein de conseils sur le massage de la prostate. On y va. Conseils sexaux, événements, les ateliers autour de l'exploration du plaisir prostatique, enfin plein plein de choses pour apprendre, être surpris, être surprise et puis se découvrir.
Top. Allez, rendez-vous dans le troisième épisode. Ça te va ? Très bien.