🎁 3 astuces sous-estimées que j’utilise pour aller mieux (avec un sophrologue gay)

« Une des premières choses à faire pour aller mieux, c’est d’être indulgent vis-à-vis de soi. Ça semble être du bon sens, et en même temps, c’est quasiment impossible à faire. On se met tous beaucoup de pression. »

Nicolas Étien, sophrologue

Nicolas Étien est sophrologue et expert en santé publique spécialisé sur la santé gay : les gays et queers peinent souvent à s’accorder l’indulgence qu’ils offriraient sans hésiter à quelqu’un qu’ils aiment.

Dans cet épisode de podcast, Nicolas aborde :

  • Nicolas conseille de transposer sa situation à quelqu’un qu’on aime pour s’accorder l’indulgence qu’on s’interdit
  • Pour Nicolas, tout changement durable passe par des petits pas : décomposer ses objectifs, se féliciter à chaque étape et accepter qu’on rate avant d’y arriver
  • Prendre 20 à 25 minutes sans téléphone (course, sieste, méditation) réduit l’anxiété et améliore l’alimentation et le sommeil en cascade

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Les conseils du sophrologue

Nicolas Étien est sophrologue et expert en santé publique spécialisé sur la santé gay depuis plus de 10 ans : dans cet épisode, il détaille les 3 astuces qu’il juge essentielles pour les LGBTQ+ qui veulent aller mieux.

Comment s’arrêter de se juger sévèrement quand on n’arrive pas à changer quelque chose ?

Pour Nicolas Étien, sophrologue, la clé est de transposer sa situation à quelqu’un qu’on aime : imaginer quels conseils on lui donnerait quand il ne va pas bien, puis se les appliquer à soi-même. Cette technique permet de baisser son niveau d’exigence et de vivre plus sereinement les difficultés, là où les gays ont souvent tendance à s’en prendre davantage à eux-mêmes.

Comment se fixer des objectifs réalistes pour vraiment progresser ?

Pour Nicolas, sophrologue, le changement durable passe par des objectifs décomposés en petits pas. Plutôt que de viser trop haut d’emblée et de se retrouver en situation d’échec, il recommande d’identifier la plus petite étape possible, de se féliciter à chaque fois qu’on l’atteint, et d’accepter que rater fait naturellement partie du processus d’apprentissage.

Quels exercices quotidiens aident concrètement à prendre soin de sa santé mentale ?

Pour Nicolas, sophrologue, l’essentiel est de réduire les sources d’anxiété (temps d’écran, réseaux sociaux) et d’ajouter des moments ressourçants : 20 à 25 minutes de sport sans compétition, une sieste courte (20 minutes maximum), une alimentation légère et équilibrée, et quelques minutes de méditation ou de sophrologie via une application gratuite. Ces routines ont des effets en cascade sur le sommeil et le moral.

Comment trouver un thérapeute ou un sophrologue gay-friendly ?

Pour Nicolas, sophrologue, une bonne piste est l’annuaire des soignants recommandés par les auditeurs du podcast, qui référence des professionnels sensibles aux réalités LGBTQ+. L’annuaire national des sophrologues est également disponible en ligne. En cas de doute, le médecin généraliste reste une porte d’entrée fiable pour une orientation. Voir l’annuaire du podcast.


On en parle dans cet épisode

  • 🔗 Nicolas Étien : sophrologue gay et expert en santé publique, il partage dans cet épisode ses 3 clés essentielles pour les LGBTQ+ qui veulent aller mieux. Voir le site
  • 💻 Queerdocs : annuaire des médecins et psy recommandés par les auditeurs du podcast, pour trouver des soignants sensibles aux réalités LGBTQ+. Voir le site
  • 💻 Annuaire national des sophrologues : pour trouver un sophrologue certifié en France. Voir le site
  • 💻 SexoSafe : dispositif de prévention de Santé publique France pour les hommes gays et bi, pour lequel Nicolas Étien travaille. Voir le site

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Lire la transcription de cet épisode
Nicolas, recoucou. Nicolas, tu es sophrologue et dans l'épisode précédent, tu nous as fait une session de relaxation pour s'apaiser et prendre du recul. D'ailleurs, je vais inviter tous les auditeuristes, ils peuvent se sauvegarder cet épisode et se la refaire, cette petite séance de relaxation. En tout cas, moi, je le ferai, à utiliser quand on veut. Aujourd'hui, là, tu vas nous partager les trois clés les plus importantes pour pour les gays et queers selon toi qui veulent aller mieux, prendre du recul et prendre soin de sa santé mentale. Alors toi, en plus d'être sophrologue, tu es expert en santé publique spécialisé sur la santé gay depuis plus de dix ans. Et d'ailleurs, les auditeuristes les plus assidus ont peut-être reconnu ta voix. Toi et moi, on a déjà fait des épisodes ensemble car tu travailles pour SexoSafe, le dispositif de prévention pour les hommes gays et bi, qui avait d'ailleurs sponsorisé plusieurs épisodes de ce podcast. Tout à fait. Moi, j'ai envie qu'on se lance, en fait. Allons-y. La clé numéro un, quand on a préparé cet épisode, tu m'as dit qu'on a un automatisme à la culpabilité et du coup, un défi à pratiquer l'indulgence. Est-ce que tu veux nous en dire plus ? Effectivement. En fait, quand on fait partie d'une minorité comme la nôtre, on est soumis à énormément de pression, de stigmatisation. On a des pressions sociales pour se conformer aux désirs des autres, on a des pressions qui sont à différents niveaux, ça peut être être très sexy vis-à-vis de certaines personnes, être très sage vis-à-vis d'autres, être très pro, être très cool, très pro, enfin plein plein de choses, on a beaucoup d'injonctions. On subit malgré tout des discriminations, des stigmatisations, on s'en prend plein la gueule tout le temps. Et on a tendance à ne pas s'épargner soi-même. Et une des premières choses à faire pour aller mieux, c'est d'être indulgent vis-à-vis de soi, c'est d'être un peu bienveillant vis-à-vis de soi. Et alors, ça semble être du bon sens, et en même temps, c'est quasiment impossible à faire, on se met tous beaucoup de pression. Et donc, mon conseil pour y arriver, c'est de transposer sa situation à une personne à qui on tient énormément, une personne dont on se sent un peu responsable, Et du coup, imaginez quels conseils on donnerait à cette personne et quelle attitude on adopterait vis-à-vis de cette personne quand elle ne va pas bien. Et adopter cette attitude, adopter ce conseil vis-à-vis de soi, ça aide à être bienveillant vis-à-vis de soi, à baisser le niveau d'exigence, à être plus indulgent et du coup à vivre un peu mieux des situations qui sont parfois difficiles. J'ai l'impression que quand j'essaye d'aller mieux, j'ai une impatience et c'est un peu en dents de scie. Par exemple, si je me dis que j'ai envie de faire plus de sport ou de faire des choses qui sont bonnes pour moi ou mieux manger, je vais avoir des retombées des fois où je ne vais pas faire du sport ou je mange un truc qui n'est pas très sain. Et je trouve que je le paye, enfin dans ma tête je me dis ah mais du coup mes efforts sont pas constants, c'est pas assez quoi. Ouais, tu es un pitoyable vis-à-vis de toi-même. C'est mieux, mais je trouve, alors que quand hop je mange des épinards, genre je me fais pas une petite fête, c'est-à-dire je me dis pas putain c'est vraiment cool, je me dis ok. En revanche quand je mange genre un pot de glace, je me dis putain mais t'es vraiment une merde infinie. Je trouve que tu vois il y a une grosse différence. Alors que tu pourrais très bien te féliciter quand tu fais quelque chose qui correspond à ton objectif, et à l'inverse, quand tu t'en écartes, te dire c'est bon, t'as le droit de souffler un peu et de faire un pas de côté, c'est pas grave. Et je trouve que le changement, de toute façon, c'est un long processus. Qui va prendre plusieurs itérations. Donc en fait, bien entendu que si je veux modifier mon alimentation ou si je veux m'essayer, même dans des pratiques sexuelles, essayer de tenter de lâcher prise, ce truc super… Il va falloir m'y mettre à plusieurs fois, essayer plusieurs fois et rater, c'est-à-dire ne pas y arriver immédiatement, bien sûr. Je pense qu'on arrive du coup à notre point numéro 2, c'est-à-dire de ne pas se fixer un objectif qui est inatteignable, qui est trop haut, trop loin, trop ambitieux d'un seul coup, mais d'avancer pas à pas, d'avancer par étapes pour aller vers cet objectif, mais accepter que ça prenne du temps, que ce soit un chemin à parcourir, et puis profiter de ce chemin aussi parce que c'est agréable l'apprentissage, c'est agréable la progression. Et plutôt que de se mettre en situation d'échec en disant tout de suite je n'arrive pas à faire ce truc qui me paraît très loin, au moins faire des petits pas, atteindre des objectifs, se féliciter à chaque fois qu'on y arrive et petit à petit progresser jusqu'à notre objectif final, quel qu'il soit. moi c'est vraiment comme ça que j'ai que je réussis tous mes trucs tous mes projets je trouve que la stratégie des petits pas je l'adore et je l'ai conseillé hier à un auditeur qui me disait j'arrive pas à être pénétré j'arrive pas à me détendre et je lui disais dans ma réponse je lui disais plusieurs trucs mais notamment ça serait quoi le plus petit pas sur lequel tu pourrais essayer et il y a vraiment l'idée c'est de donc tu vois il m'a dit je vais imaginer qu'il me dit j'ai un copain donc il va me pénétrer moi je lui réponds encore plus petit ouais Donc tu vois, on descend à « je me fais une session de masturbation avec un gode », et moi je suis là encore plus petit. Et en fait, de détricoter comme ça jusqu'à, je sais pas, un tout petit pas, ça peut être se caresser l'anus soi-même pendant dix secondes. Sous la douche, point final, dix secondes, tu vois ? Et je trouve que de penser comme ça en mode petit pas, et puis après, bien entendu, un petit pas en amène un autre. Alors que démarrer directement par fistfucking, ça te bloque d'office, t'es en situation d'échec, t'y arriveras pas, et c'est horrible, ouais. Et alors, là, tu es très extrême, mais je trouve que moi, j'entends plein de gens, quand ils veulent se débloquer sexuellement, qui passent direct à l'étape, par exemple, je vais demander à mon copain de me sodomiser. Et je suis là, ben non, on a plein d'autres petites étapes avant. Si tu le sens, fais-le, pardon. Mais là, comme la personne me dit qu'il y a un blocage, on ne va pas directement… Et l'autre idée que j'ai eue, que je lui ai conseillée, je ne sais pas s'il va le faire, je lui ai dit… Une prochaine étape, quand tu le sentiras, ça pourrait être que ton copain souffle sur ton anus. Toujours dans des trucs où ça ne prend pas de temps, on ne peut pas le faire n'importe quand. Tu sais ce que je veux dire ? Oui, il s'agit de le stimuler en douceur, tout doucement, pour qu'il apprenne à avoir des sensations et et voir comment je me sens quand je fais ce petit pas et moi l'exemple était moins lié à la sodomie que d'illustrer ce qu'on vient de dire qui est comment je peux décomposer les pas en encore plus petits pas et l'idée c'est en les faisant comment je me sens parce que je trouve que des tout tout petits pas te permet d'affiner les pas d'après et donc de mieux trouver le chemin et puis l'important c'est d'avoir des objectifs qui sont réalistes il faut pas s'imposer des choses qui sont totalement inatteignables Parce qu'on est d'office en situation d'échec, sinon il faut accepter la situation dans laquelle on est, les moyens que l'on a et avoir des objectifs qui sont faisables. Top. Non, mais je me demandais, peut-être j'ajouterais une précision, qu'est-ce que tu penses d'avoir des ambitions, tu vois, de se dire, je veux faire mon coming out à toute ma famille, ou bien un jour j'aimerais avoir du plaisir anal, c'est-à-dire de ne pas confondre qu'on peut avoir un rêve, une projection, une ambition, mais que là, quand on parle d'objectif, c'est comment je la mets en place. Oui. T'es d'accord ? Oui, il faut que ce soit des objectifs que l'on peut faire par soi-même, pas des choses qui arrivent de l'extérieur, parce que ça, on n'a pas de maîtrise. Et il faut que ce soit des objectifs dont on sait qu'on va en tirer un bénéfice, qu'on peut y arriver, qui vont améliorer notre situation. Et pour arriver à cet objectif-là, il faut le décomposer en plusieurs étapes, y aller progressivement, et être indulgent si on n'y arrive pas tout de suite, être indulgent si on se perd un peu en chemin, et continuer de progresser à son rythme. Et j'ajouterais même indulgent, en vrai… je veux apprendre la cuisine et j'exige que dès la première recette, non seulement je connaisse tous les engins, je sache les bons dosages et que mon gâteau soit parfait. Au-delà même de l'indulgence, c'est de se dire, bah attends, j'ai un blocage ou j'ai un truc que j'ai jamais fait ou qui me fait peur ou qui m'a longtemps fait mal ou qui m'a longtemps fait très peur. Dans le passé, j'ai essayé, ça n'a pas fonctionné. Bien entendu que dans les petits pas et le chemin, je vais galérer, mais pas galérer en mode c'est anormal, c'est Oui, l'échec fait partie de l'apprentissage. Et c'est normal de faire des choses et de ne pas y arriver, c'est normal d'échouer, mais ce qui est important c'est de recommencer, d'apprendre de ses erreurs et de s'améliorer au fur et à mesure. Grave. Tu te souviens de notre troisième clé ? Enfin de la tienne en tout cas. J'avais mis… un peu de temps pour sa santé mentale avec des exercices comme on vient de faire dans l'épisode précédent par exemple en fait ce qui est important pour aller bien c'est de prendre soin de soi donc il y a différents moyens de prendre soin de soi le premier c'est de diminuer les choses qui nous font du mal ou qui détériorent notre santé par exemple L'usage du téléphone, des applications, des réseaux sociaux peuvent créer de l'anxiété, peuvent créer de la pression et du coup ça peut être bien d'essayer de diminuer son usage, pas forcément d'arrêter tout mais d'y passer moins de temps chaque jour, de s'aérer un peu plus. On peut aussi prendre soin de son alimentation. Ça aide à aller mieux. J'aime beaucoup. J'ai une illustration. Donc moi, je suis un pire exemple. Je suis certainement vissé à mon téléphone. Et si j'osais ouvrir la page où il y a marqué le temps d'activité, je pense que je serais offusqué. Donc on ne va pas le faire maintenant. Mais depuis six mois, je cours, je vais courir. pas longtemps justement en mode petit pas pour pas me foutre une énorme pression je me dis bah viens on va courir 25 minutes j'ai un petit tour de 25 minutes et tu vois c'est court et tout et moi ça m'apaise je me dis pas que ça va prendre 1000 ans et je laisse mon téléphone chez moi et c'est vraiment la règle c'est bon pendant 25 minutes c'est bon je peux être déconnecté Et pendant 25 minutes, je suis vraiment à ma course sans mon téléphone. Et ça m'a aussi aidé à arrêter de suivre ma performance. Tu sais, quand le nombre de pas, de merde et tout là, où du coup, j'étais là à me comparer. Dans une sorte de compétition plutôt que d'apprécier le moment. Et ça, tu vois, ça, j'ai trouvé la déconnexion. Et moi, je l'ai aussi fait en mode, je laisse mon téléphone et je vais faire un tour de quartier. Bon, et moi, je vais m'acheter un croissant. moi je vais manger mais ce qui est important c'est de prendre du temps pour soi donc ça peut être en faisant du sport ça peut être en écoutant de la musique en lisant un livre peu importe ce qui est important c'est d'avoir du temps juste pour soi pas un temps qui soit productif et surtout pas un temps qui va générer du stress ou de l'anxiété derrière Après, on peut effectivement vouloir aller un peu plus loin. Tu as dit manger et je t'écoute. Oui, il est important de manger sainement, ça aide à aller mieux dans sa tête. Quand on mange mal, trop gras, trop sucré, etc., on s'abîme physiquement et ça peut créer de la culpabilité, ça peut créer du stress, de l'anxiété, etc., Donc manger plus léger, ne pas sentir lourd après un repas, manger plus équilibré et être fier de ce qu'on a mangé, ça aide aussi à aller bien. Et donc faire attention à son alimentation, c'est un bon moyen d'aller mieux dans sa tête aussi. Ouais, alors là, grosse galère pour moi. Ouais, mais pareil, petit pas par petit pas, loin du genre. Ouais, je trouve que l'alimentation, je découvre que c'est vraiment mon endroit d'apaisement. Et donc moi, j'ai vraiment… Je mange à peu près tout le temps la même chose dans un truc répétitif. Ça peut être hyper réconfortant. Ah là là, ça me rassure. Ça me rassure tellement. Tu sais, la consommation de produits toxiques est pareille. Tu peux consommer de l'alcool parce que ça va te réconforter, tu peux prendre des drogues parce que ça va te réconforter, mais c'est pas pour autant que c'est bon pour toi. Ah c'est sûr, non, j'en faisais pas la promotion. Il y a une différence entre quelque chose qui te procure un bien-être immédiat et quelque chose qui est vraiment bon pour toi. Et pour ça, il faut savoir se faire confiance aussi. Au fond de soi, on sait ce qui est bon pour soi. Moi, j'ai vraiment vu l'impact. Alors, je pense que tous les auditoristes peuvent pas et je suis pas en train de dire que je suis un exemple, mais en tout cas, moi, dans mon chemin personnel et intime, en allant courir régulièrement mes petits 25 minutes tout tranquille, sans me foutre la pression, en allant doucement et tout… Ça a eu un énorme impact sur mon alimentation. Bizarrement, j'ai eu… Je sais pas comment ça s'est passé dans mon cerveau, mais j'ai plus de willingness, comme on dit, de… Volonté ? De volonté. Le mec se la pète. Il a un mot en anglais qui vient comme si j'étais American. Mais bon, c'est ainsi, j'assume. J'ai eu soudainement plus de volonté et je me suis mis à bouffer des épinards. Mais pas du tout en mode… Enfin, c'est bizarre, c'est comme si… J'ai l'impression que le sport aide à ma créativité. J'ai vu une vidéo TikTok où je me suis dit, à mon avis, c'est mytho, mais qui disait ça, qui disait que le sport influence le sommeil, la libido, le sexe et l'alimentation. Moi, j'ai vu que j'avais plus de plaisir à manger mes épinards. Mais aussi le moral, ça réduit l'anxiété. C'est important de faire du sport, effectivement. Et moi, avant, je me foutais la pression pour faire une heure, pour faire du gros truc et tout. La nouveauté pour moi, c'est d'aller courir tout doux, à changer ma vie, parce que du coup, je le fais aussi plus souvent. Oui, et puis si vous n'êtes pas accro au sport, faites du sport pour vous, pour vous faire du bien, pas dans un souci de compétition, de se dépasser ou de faire mieux que les autres. Faites-le juste vis-à-vis de vous-même et ça ira déjà mieux. En fait, moi, quand j'entendais sport, je croyais que c'était genre des énormes sessions de vénère où il faut aller pousser de la fonte ou bien faire du foot en collectif ou que sais-je. Tu peux simplement aller marcher une heure à bon rythme, ça va très bien. Ouais, c'est ça. Mais même moins qu'une heure. Enfin, moi, j'ai découvert qu'en fait, les bénéfices du sport, pour moi en tout cas, ont été assez rapides, même si l'intensité n'est pas genre celui d'un champion olympique. Ouais. Cool. Ça nous amène, tu vois, moi je te proposais, on avait dit, pardon, des petits exercices de santé mentale. Oui. Alors, c'est parce qu'effectivement, on peut aussi aller plus loin dans la santé mentale, faire par exemple de la méditation. Alors moi, je travaille dans la sophrologie, on peut faire de la sophrologie, mais il y a d'autres disciplines qui aident à se recentrer sur soi, à évacuer ses tensions, ses doutes, ses angoisses, et à installer du calme et à aller mieux. Et ça… Il y a des applications qui existent qu'on trouve facilement sur téléphone, gratuitement, avec des séances gratuites pour prendre un petit temps pour soi et se recentrer, aller mieux. Et ça aide à entretenir une bonne santé mentale. On l'a dit tout à l'heure, ça peut être un vrai défi, parce que le moment où on prend une petite poche de temps à soi, peuvent remonter à la surface tout un tas d'idées inquiétantes. Ce n'est pas vraiment le temps pour soi qui fait remonter ça, c'est plutôt le vide, le calme. Quand on est habitué à courir tout le temps, à faire plein de choses à la fois, à être très occupé, le moment où on commence à se poser et où il n'y a rien… les angoisses peuvent remonter. Et c'est pour ça que c'est important de ne pas avoir un moment consacré à rien, mais d'occuper ce moment. Donc quand tu fais du sport, tu travailles ton corps. Quand tu fais de la méditation, tu travailles ton esprit. Si tu écoutes un opéra ou que tu lis un bouquin, tu travailles ton goût pour l'art. Il faut avoir un niveau d'occupation qui permet aux angoisses de ne pas arriver. En tout cas, notamment quand on ne va pas bien au début, sachant qu'après, si on arrive à accueillir des moments de vide, c'est génial, et qu'on n'est pas rempli d'angoisse, tant mieux. Exactement, mais c'est un chemin, il faut y arriver. Oui, c'est ça. On n'est pas tous le Daïlama, et je suis sûr que le Daïlama, il se tape des vieilles angoissons dans le fond de son lit. Je ne sais pas, je n'en ai jamais parlé avec lui. Moi, la découverte depuis six mois, pareil, mais c'est marrant, elle est à sieste. Et alors moi, le problème avec la… Donc j'aime pas la méditation, ça m'angoisse, c'est mon délire, enfin c'est mes limitations. Et la sieste, j'avais toujours le problème dans mes journées sur-occupées, Voilà, devoir me poser une heure ou 45 minutes, je sais pas, ça m'inquiétait. Donc, quand je m'allongeais, je me disais, mais vas-y. Bon, déjà, moi, je travaille de la maison, donc j'ai la possibilité de faire une sieste. La plupart des gens qui sont en CDI peuvent pas forcément. Mais le week-end, par exemple, ça m'intimidait, ça m'inquiétait. Et puis, en plus, ça m'inquiétait de m'allonger, de me dire, putain, j'arrive pas à dormir, j'arrive pas à dormir, j'arrive pas à dormir. Et j'ai commencé à faire des siestes de 20 minutes. Donc je mets un minuteur de 20 minutes. Il ne faut pas dépasser 20 minutes normalement pour une sieste. Parce que je m'allonge, je me dis bon allez au pire, c'est bon 20 minutes, ce n'est pas la fin du monde, ça m'intimide moins. Et du coup j'arrive à me détendre. Et avoir une bonne récupération. Il y avait cette barrière à l'entrée de la sieste où ça m'inquiétait en fait. Oui, ce n'est pas dans notre culture, on ne sait pas faire, mais la sieste c'est très bon pour la santé. Mais effectivement, vous me la limitez à 20 minutes pour éviter d'avoir un coup de fatigue ensuite et de ne plus avoir d'énergie. 20 minutes, c'est la bonne durée pour avoir de la forme dans l'après-midi et réussir à s'endormir le soir quand même. Tu peux me dire un peu plus ce à quoi je peux m'attendre si je décide de prendre soin de moi via la sophrologie, par exemple ? La sophrologie, il ne s'agit pas de prendre soin de soi. Ce n'est pas une fin en soi. On a souvent un objectif à atteindre. Par exemple, pour une personne qui a une maladie grave, ça peut être réduire les souffrances ou accompagner le traitement de cette maladie pour mieux le suivre. Je pense notamment aux personnes qui ont des cancers. Ça peut être, dans une période de grand stress, de baisser son niveau de stress et de calmer ses émotions. Ça peut être de mieux dormir pour quelqu'un qui a des troubles du sommeil. de travailler sur des troubles d'alimentation, des addictions ou autres, en complément d'un accompagnement médical. Ça peut aussi être atteindre un objectif, par exemple pour les sportifs ou les comédiens qui veulent monter sur scène, de préparer un événement particulier. On fait beaucoup de préparation mentale en sophrologie. Mais en tout cas, on a toujours un objectif. Et si on va avoir un sophrologue sans avoir l'objectif vraiment en tête, avec le sophrologue, on va réussir à définir ses objectifs par rapport aux problèmes qui vont être évoqués et à la situation de chacun. Est-ce qu'il y a un certain nombre de séances minimum ? En général, l'accompagnement sophrologie dure entre 8 et 12 séances. On fait des protocoles adaptés à chacun en fonction de sa problématique et de sa situation particulière. Et dans la grande majorité des cas, entre 8 et 12 séances, on arrive à atteindre cet objectif en le découpant en plein de petits sous-objectifs, un par séance. On fait un petit pas à chaque fois et on arrive à la fin de l'objectif. Et ça marche assez bien. Est-ce qu'il y a des types de défis ou des profils à qui tu déconseillerais la sophrologie ? T'as l'air de réfléchir, mais c'était le petit point qu'on avait travaillé ensemble. Tu sais, les 8 mai, tu sais, à la fin, le 15 et tout. Ah oui, non, d'accord, ok. Je pensais pas du tout à ça, excuse-moi. Je pensais que tu pensais à des personnes pour qui la sophrologie ne marcherait pas. Alors, en fait, tu vois, j'ai eu des clients qui étaient très dubitatifs au début, qui me disaient « j'ai tout tenté, mais… » Il ne me reste plus que ça tenter, donc je le fais par principe, mais je sais que ça ne marchera pas. Et en fait, au bout d'une scène de séance, on arrive à l'objectif. J'ai une personne qui voulait arrêter de fumer, mais qui ne voulait pas prendre de substituts, pas d'accompagnement médical, etc. Elle a arrêté de fumer quand même. Donc, il y a personne à qui je déconseillerais la sophrologie. Maintenant, c'est que la question que tu avais évoquée, c'est différent. On parlait des personnes qui vont mal. et pour lesquels il y a d'autres… Enfin, on n'est plus dans le comment aller mieux, mais on commence à ressortir d'une situation où ça ne va pas bien du tout. Donc effectivement, si vous avez des pensées suicidaires, je vous invite à appeler le 3114. Si vous êtes face à une personne qui est en grand danger immédiat, par exemple une personne qui est sur le point de se suicider, ou qui semble ne plus avoir possession de ses moyens, faire une crise délirante, enfin qui ne va vraiment pas bien, appelez tout de suite le 15 pour sauver cette personne. Il y a effectivement des cas où on est plus dans, c'est bien de prendre un peu de temps pour soi, mais où il faut répondre à un danger immédiat. Des urgences. Si vous avez des idées noires, si vous avez une anxiété qui dure depuis plusieurs semaines, allez voir votre médecin et demandez-lui soit de vous accompagner, soit de vous orienter vers un professionnel de santé qui va mettre en place un accompagnement médical. Il y a des situations qui nécessitent une prise en charge médicale. Quand on n'en est pas à ce stade-là, quand on est juste dans le « ça va pas trop mais ça pourrait aller mieux », là oui, on peut aller voir un sophrologue ou un autre thérapeute et travailler sur son développement personnel. Super. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose, Nicolas ? Non, comme ça, non. Moi, j'ai envie de dire que si on veut te poser des questions, tu veux, on peut te poser des questions ? On peut me poser des questions. On peut tenter en tout cas. Bien sûr. Et trouver ton contact, c'est dans le descriptif de cet épisode. Je crois qu'on va aussi ajouter un lien avec un annuaire pour trouver des sophros ou pas ? Oui. Je ne te l'ai pas donné ? Si, si, je vais le mettre. C'est ça. Normalement, je te donnais mon site internet reprenezlecontrôle.net. Il y a aussi l'annuaire des sophrologues dont le lien sera mis dans la description. Super. Puis voilà. Trop bien. Moi, je peux peut-être faire rappeler qu'on a un annuaire de contact recommandé par les auditeurs ? donc en fait les auditoristes queers peuvent mettre et j'invite d'ailleurs tous les auditeurs et auditrices à aller voir cet annuaire, le lien je vais le mettre dans le descriptif sinon c'est sur le site du podcast en gros si toi t'as un contact de médecin, de psy, de professionnel et en tant que queer tu t'es senti bien accueilli, à l'aise on est d'accord que c'est très subjectif, on est d'accord sur ça mais si en tout cas tu le sens, tu mets le contact et si toi tu cherches un contact tu peux aller voir cet annuaire Oui, mais c'est toujours mieux de voir quelqu'un qu'on vous a recommandé, ça met en confiance et c'est plus simple pour démarrer un accompagnement. Merci Nicolas. Merci Guillaume. A très bientôt. Voilà une belle semaine de Noël grâce à toi. Bonne fin d'année, au revoir. Merci.

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