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Ok, Médéa, on se relance. Partie 2 de ton superbe témoignage. Nous sommes dehors à La Réunion. Bien entendu, il y a beaucoup de vent. On verra ce que ça donnera en termes de qualité sonore. Moi, j'y crois de ouf. On est au milieu d'un parc. Les arbres sont magnifiques. Les arbres, c'est des flamboyants. Il y a dans ton passé des jeunes lycéens qui ont essayé de transformer ça en insultes, mais je pense qu'ils n'y sont jamais arrivés, car cet arbre est bien trop beau.
Pour rabaisser quelqu'un, on est d'accord ou pas ? C'est exactement ça. Est-ce qu'il est toujours aussi pétant ? En fait, c'est du orange rouge pétaradant. Est-ce que c'est toute l'année comme ça ou en ce moment-là, on est à La Réunion en décembre ? C'est sa floraison ? C'est vraiment en décembre qu'il est comme ça, en fait. En fait, il commence vers fin novembre et après, il fleurit tout au long du mois de décembre, en fait. Et cet arbre est vraiment un symbole parce qu'il y a des sons de Maloya, en fait, qui est de la culture de La Réunion.
Le Maloya, c'est un chant. La musique de la Réunion, c'est ça, qui exprime les douleurs liées à la guerre. Et justement, le rouge des flamboyants est associé aussi au sang des esclaves. Et du coup, il y a ce côté très martyr qui est lié aux flamboyants. Mais aussi, de la douleur ressort quelque chose de beau. Et en fait, de cette insulte du flamboyant,
Moi, j'en ai tiré tout un concept de flamboyance. Et d'ailleurs, je fais du stand-up. Et dans mon stand-up, quand je reprends mon parcours, je reprends vraiment cette image de la flamboyance. Et c'est important pour moi. C'est la reconquête, je trouve, à plein d'endroits. Transformer l'insulte en quelque chose de puissant.
C'est comme l'insulte, on n'a pas le choix. Les gens vont le dire quoi qu'il advienne.
Et en fait, on n'a pas le choix de l'entendre. Donc, on a deux solutions. Soit on l'entend dans le sens que les gens le disent et du coup, on se sent dégradé et forcément, on n'est pas bien. Soit on redéfinit l'insulte. Et après, à chaque fois que quelqu'un nous insulte, on se dit « Ah, merci du compliment ! » Moi, je vois l'insulte, moi, j'aurais trouvé ça inaudible.
il y a 15 ans ce que tu me dis là parce que l'insulte m'a tellement détruite je vois l'insulte comme une cassure comme une brisure et dans un premier élan c'est avant tout quelque chose qui me casse je parle en mon nom, qui m'a cassé mais après ce matin je courais en ce moment je cours là dans les hauteurs de la Réunion c'est absolument magnifique autant te dire que si je continue ça tous les jours je vais devenir ultra fit tellement ça monte et je me disais en fait j'ai l'impression que la cassure
C'est aussi l'endroit où il y a des petites graines amenées par le vent, où en fait, il y a plein d'autres choses qui peuvent repousser. Tu vois, grâce à la cassure, soit c'est la lumière qui passe, soit c'est la petite graine qui se loge. Et avec la pluie, au bout d'un moment, il y a un truc qui va pousser, tu vois. Et moi, quand je regarde, là, j'ai 38 ans. Et quand je me rappelle du Guillaume à 18 ans, il y a 20 ans, qui était juste brisé. Et à 38 ans, je suis là, mais je suis au milieu d'une forêt vierge magnifique.
Et toutes ces brisures, cassures sont devenues le terreau de mes graines, quoi. Et je suis pas en train de dire, ah, vive l'homophobie, vive… Ouais, continuons à casser les gens, car je crois vraiment que si t'aimes les gens, et si tu les valides, et si tu leur dis t'es beau, vas-y, ben, moi j'aurais eu une tout aussi belle forêt vierge, voire elle aurait été plus grande, je pense. Mais pour autant, je me dis, putain, c'est cool, quoi. C'est comme ça que je comprends la reconquête de ces insultes.
Moi, je comprends que les insultes, c'est une cassure. Parce que je me dis, malheureusement, on ne peut pas se relever de toutes les insultes. Parce que même s'il y a une insulte que j'ai retransformée, il y a des insultes qui m'ont marqué et qui, du coup, ont créé un rapport assez compliqué avec moi-même. Est-ce que tu penses
que c'est l'insulte
Moi, je vois que sale pédé enculé a rendu complexe ma capacité à me faire pénétrer. Est-ce que, toi, tu dis, je sens une asexualité en moi, je sens l'asexualité en un mot, une absence de désir sexuel envers quelqu'un, ce qui n'empêche pas d'avoir d'autres formes de désir, envie de toucher, des émotions, etc. On est d'accord ? Est-ce que, et j'ai à cœur, j'ai l'impression qu'on est au tout début,
du respect envers la sexualité en un mot je sais pas comment le dire sans que les gens se disent ils parlent de quoi mais tu vois genre là il y a quelques temps j'étais à Paris et j'ai vu je crois le premier film qui s'appelle Slow
dont je t'ai parlé quand on a préparé j'ai trop envie que tu le regardes de la réalisatrice lituanienne alors je m'excuse Marija ah là là tu parles lituanien non je suis tout seul dans cette affaire bon je veux quand même que les gens aient son nom Marija Kaftaradze D-Z-E et je crois que c'est le premier film qui parle d'asexualité ça s'appelle Slow
Et je crois qu'on est au tout début de se dire que ce n'est pas juste n'importe quoi ou des gens qui ne se sont pas trouvés ou des gens coincés, etc. Donc j'ai envie que mes questions soient respectueuses de ça. Et donc j'ai envie de mettre un peu les pieds dans le plat en disant, toi, est-ce que tu as l'impression que, comme moi, ça t'a empêché une sexualité, les insultes ?
En fait, au début, moi-même, j'ai pensé que j'avais un blocage à ce niveau-là. Moi-même, parce qu'en fait, je me suis dit que je ne suis pas à l'aise avec tout ce qui est sexualité. Et je n'arrivais pas à trouver mon plaisir, mon bonheur et tout. Parce qu'en fait…
Comme je te l'ai dit, j'ai essayé malgré tout de multiplier les expériences au moment de ma vie juste pour me dire « vas-y, je me lance ».
Mais au fond de moi, je savais que ça n'allait pas me plaire. Et comme en fait, le truc bizarre, c'est que je me disais si ça ne me plaît pas, ce n'est pas parce que ça ne peut pas me plaire. C'est parce que moi-même, je me mettais dans de mauvaises conditions pour que ça ne me plaise pas. Et le truc, c'est que j'ai trouvé ça…
J'ai pris du temps avant de comprendre que je peux être heureux sans vivre la sexualité, mais là en deux mots. Donc j'ai essayé de reprendre. En gros, j'ai pris du temps avant de comprendre que sans être actif sexuellement, on pouvait être heureux.
Puisque dans la société, on parle tellement de sexe, on dit toujours que quand on voit dans les films, il n'y a rien de mieux que le sexe. Et ne pas comprendre ça, c'est ça qui fait mal aussi. C'est de se dire…
Est-ce que je passe vraiment à côté de quelque chose d'extraordinaire ? Oui. Ou est-ce que je prive vraiment quelqu'un de quelque chose qui soit essentiel à la vie ? Et en fait, je pense qu'il y a une vraie pression sociale quant à la consommation du sexe qui fait que l'asexualité, mais cette fois-ci asexualité… En un mot. En un mot, voilà, puisse exister. Ouais.
Et c'est un vrai chemin de sortir de la culpabilité, c'est un vrai chemin de liberté, parce qu'on est tellement dans un narratif commun, c'est universel. On nous vend le couple, quelle que soit la religion ou la culture, quel que soit le pays, on nous parle quand même beaucoup d'un amour à deux.
Monogame à deux, mariés, avec des enfants, c'est un peu le Graal. Et si on a ça plus un appartement, une maison, un prêt, on a le Graal. Il y a quand même un truc où on nous répète que le bonheur, c'est aussi ça. Du coup, pour payer ton prêt, il faut un CDI.
nous sommes écoutés de partout dans le monde du Canada aussi je ne sais pas si comment ça s'appelle CDI en France c'est contrat dur indéterminé mais tu vois ok donc il faut que je bosse pour rembourser mon prêt etc il y a comme un
Et la sexualité, c'est l'endroit à la fois qu'on exige qu'il existe et à la fois qu'on n'en parle pas. Gros bordel quand même. Tu vois ce que je veux dire ? C'est quand même assez tabou. Donc, il y a beaucoup de sexe sur les pubs de nos abribus à Paris, en tout cas, où chaque fois, je me dis, putain, mais…
On ne nous en parle pas, ou bien on a des petits pics comme ça, ça ressort, ou bien le porno qui, du coup, nous apprend de la merde sur ce que c'est réellement le sexe. Mais je trouve ça assez intéressant, cette contradiction. Donc, toi, tu fais tout un tas d'expériences pour te dire « mais non, mais non, c'est moi le problème, la sexualité, en deux mots, c'est une évidence, c'est juste moi qui ne sais pas faire, ou c'est pas le bon partenaire, ou c'est moi qui, c'est moi qui ».
Est-ce que tu te souviens le moment, le déclic où tu dis « Ah, ben tiens, l'asexualité en un mot, je découvre ce que c'est. Ah tiens, c'est intéressant. » Juste, je reprends un peu ce que tu disais tout à l'heure en ce qui concerne la volonté d'être en couple. C'est parce qu'il y a l'asexualité et l'aromantisme. Et c'est deux concepts différents. L'aromantisme en un mot ? Voilà, c'est ça. A-R-O-M, etc. Ok.
Et du coup, il y a certaines personnes qui justement n'éprouvent pas forcément le besoin d'être en couple. Alors que moi, malgré tout… Excuse-moi, je me permets de t'interrompre. Si je suis aromantique, je peux avoir une sexualité… Je peux être sexuellement très intéressé, mais je ne suis pas intéressé par l'aspect romance. Versus toi, il s'avère que tu n'es pas aromantique, mais tu es asexuel. Voilà. Tendance asexuelle. Ok.
En fait, c'est ça. C'est que du coup, déjà, faire la différence entre ces deux-là, c'est important parce que malgré tout, souvent, on a beaucoup de personnes qui sont asexuelles qui sont aussi aromantiques. Et en fait, parce que du coup, c'est dur de se trouver quand on est un peu un mixte de tout ce qui existe en réalité. Parce qu'il y a peut-être des cases qui nous permettent de comprendre certains concepts et je trouve ça vraiment important.
Certaines personnes trouvent que c'est trop, mais je trouve qu'avoir des cases malgré tout prédéfinies plus qu'avant nous permet de au moins nous questionner si ça nous correspond ou pas. Mais d'un autre côté, c'est de se dire « Ah oui, si on est asexuel, on est aussi aromantique et donc on ne doit pas forcément vouloir être en couple. » Je trouve que ça nous mène loin.
moi je voulais juste dire ça hier on a mangé avec une amie de mes hôtes ici donc je suis accueilli par deux auditeurs que j'embrasse en vrai c'est un couple il y en a un qui écoute le podcast et l'autre qui m'a dit j'écoute pas du tout j'espère qu'il écoutera ce podcast ils sont trop choux on est allé chez une de leurs amies et du coup elle est hétéro et ses parents passent leur temps à dire pourquoi t'es pas en couple c'est vraiment le graal et c'est la question d'un parent moyen
et donc je trouve pas ça évident d'arriver à dire bah si si je peux être heureux ça ne m'intéresse pas non non j'ai pas de problème genre non non je suis pas un gros égoïste non non j'ai juste pas l'appétence pas l'envie de faire couple et c'est ok je comprends que ça soit difficile à quel moment donné du coup tu arrives à petit à petit te dire tiens attends peut-être que le problème c'est pas moi
Tu te souviens ? C'est un processus ou c'est un déclic ? Je pense que c'est tout un processus. Ça a été au gré de mes rencontres. Ça a été notamment en étant en couple avec la personne que je suis.
Avec laquelle je suis aujourd'hui. Et en cours depuis six ans. Voilà, c'est ça. Et en fait, le truc qui fait aussi que ce n'est pas un problème, c'est comme lui, il est à l'aise avec tout ça malgré tout. Lui, ça ne lui pose pas de problème d'en parler ou pas. Et il sait que moi, ça me pose un problème d'en parler.
de parler de quoi pardon ? de parler de sexe de base en fait c'était vraiment un problème pour moi d'en parler et à un moment donné ce qu'il a fait c'est que il a créé sur Whatsapp du coup un échange justement sur le sujet de la sexualité en deux mots pour notre couple et tout ok il l'a nommé tu veux dire il a nommé le groupe chat voilà
Voilà, c'est ça, juste pour nous deux en fait, qu'il a dit, du coup, là on peut se poser des questions, on est libre d'y répondre et on n'en parlera jamais à voix haute, sauf si moi je le veux en fait.
Et c'est comme à ta première fois où tu avais demandé aux garçons de ne pas en parler de vive voix, mais tu étais OK par écrit. Tu étais OK par écrit avec ton copain ? Oui. Enfin, j'étais plus à l'aise à l'écrit. OK, super. Donc, voilà. Et je pense qu'en fait, c'est avec justement… Tu as écrit quoi ?
Il m'a écrit en gros… Il a utilisé la fonctionnalité sondage de WhatsApp ? Non. Très bonne idée, ça. Tu cliques sur oui ou non. Voilà, c'était une petite parenthèse. En fait, il y a une communauté WhatsApp du podcast, donc il y a plein d'auditeurs. C'est comme ça que par ville… Ben oui, parce que j'en ai créé un sous-groupe pour La Réunion. D'ailleurs, les gens peuvent aller rejoindre. C'est sur le site du podcast Onglet Rencontres.
Et moi, je kiffe, je fais des petits sondages où les gens répondent oui ou non. Je sonde les gens. Bon, c'est pas du tout ça. Vous, vous avez commencé à en parler par écrit. Et toi, tu te souviens, il t'a posé une question en particulier. Lui, son besoin, c'était quoi en fait ? C'était de mieux comprendre comment il pouvait te faire plaisir ? C'était quoi ? En fait, lui, c'était ça son sujet. Son sujet, c'était de se dire, est-ce qu'il y a quelque chose qui n'allait pas entre nous ?
Parce que vous n'aviez pas de sexe ? Parce que du coup, nos rapports sexuels n'étaient pas réguliers, ce genre de trucs. Et en fait, lui, il me disait, il m'aime, il n'a pas l'intention de me quitter. Et que du coup, si ce n'est que le sexe le problème, ce n'est pas un problème, on trouvera une solution.
Quel petit chat. Voilà, c'est ça. Trop bien. C'est chouette, non ? Et je pense que le vrai déclic là pour moi, c'est le fait qu'il ait dit si ce n'est que le sexe.
Parce qu'en fait, c'est la première fois où, du coup, j'ai entendu le fait que le sexe puisse être minoré dans une relation. Alors que du coup, en vrai, quand on pense bien au discours commun, on se dit bien que souvent, les gens commencent avec une sexualité débridée. Et après, avec le temps, ça n'existe quasiment plus. Donc, en vrai, ce n'est pas le sexe qui fait forcément le ciment du couple. Mais le fait, en fait, je pense…
d'avoir vu ça et d'avoir lu ça de sa part je me suis dit ah ben voilà quoi tu t'es senti en sécurité qui est notre question magique bah oui dernier épisode t'as tiré au sort mais c'est ouf c'est moi qui t'as apporté la sécurité moi j'ai l'impression que
Du coup, les gens peuvent se dire, les auditoristes peuvent se dire « Ah, mais je ne comprends pas, il dit qu'il est un peu asexuel et qu'il est asexuel et là, il parle de désir, de sexe, de parler de sexe et tout. »
Ou au niveau Z, il y a tout un tas de spécificités, de nuances et que c'est pas forcément bon. Si je suis asexuel, à 100%, je ne veux jamais éprouver aucun désir sexuel. Est-ce que tu es d'accord ou pas ? Oui, c'est pour ça que la plupart du temps, je me définis comme du coup maintenant à tendance.
Donc en fait, en vrai, c'est une vraie tendance qui est plutôt prédominante dans ma vie, malgré tout. Tu es à l'aise avec cette idée de spectre ? Ça correspond à toi ? Ça correspond plus à ma définition. Car l'humain est complexe. Les cases sont intéressantes si on peut les étendre. Pour moi, les cases sont intéressantes pour lancer la réflexion. Mais après, malgré tout, une case, ça reste limitatif.
Et il faut savoir aussi aller au-delà. Je pense que ça reste un point de départ, mais pas un point d'arrivée.
Alors Médéa, je te trouve quelqu'un, on va dire que c'est ton copain, mais imaginons que j'ai là sous la main quelqu'un qui se dit « Oh là là, j'adore Médéa, j'ai très envie d'être intime avec Médéa. » Et moi, vraiment, mon kiff, c'est faire kiffer Médéa. On peut prendre l'exemple de ton copain, si t'es mal à l'aise avec ce personnage imaginaire. Mais l'idée, ça va être vraiment, on va créer un espace où l'intime peut vibrer comme Médéa a envie.
est-ce que du coup sur ce spectre de la sexualité tu serais à l'aise de décrire les petites poches de plaisir si on peut les appeler comme ça que tu as découvertes alors moi ce qui me fait vraiment plaisir en vrai c'est vraiment de faire des massages
Et pour le coup, moi, c'est surtout, en plus que ça, les personnes que je masserais, ce serait surtout le dos. Et en fait, c'est que malgré tout, j'imagine les gens qui se disent, ouais, ils veulent voir des mecs avec de beaux pecs et tout. Et du coup, forcément, masser le torse. Mais moi, le torse ne m'intéresse pas, en fait.
Musclez-vous le dos, c'est ça que tu dis ? Même pas ! Tu t'en fous, oui. Tu veux dire que c'est une partie du corps peu intéressée, qui a peu de place dans l'imaginaire sexuel des gens ? Dans l'imaginaire sexuel des gens, il y a le dos qui a peu de place. Et après, il y a aussi un autre élément avec lequel, par contre, mon chéri a du mal à garder son sérieux et à se faire une vraie idée sexuelle de ça. Moi, c'est le menton. Ok !
En fait, moi, j'adore vraiment caresser le menton et tout. Et du coup, quand je caresse le menton de chéri, je ne le fais pas très longtemps parce que je le vois. Il essaie de garder son air sérieux et tout. Mais au bout d'un certain temps, il n'y arrive plus puisqu'il dit non, mais ce n'est pas vrai. Enfin, si, c'est vrai, mais il ne comprend pas. Il n'arrive pas à comprendre. Il ne connecte pas.
Voilà, même si du coup, ça fait un moment et que du coup, il est au courant depuis très longtemps. Voilà. Dos, menton, j'entends bien que c'est… Là, on est vraiment 100% sur toi, ta joie. Et j'entends que c'est pour autant toi qui donne le massage. On est d'accord ? Donc, la personne se met au service de ton massage. Enfin, se laisse porter par ton massage. Voilà. OK ?
Le massage sur le dos, il est avec toute la main ? Il est partout sur le dos avec les pouces ? Alors, c'est avec toute la main, en fait. Et en plus, j'aime bien, du coup, utiliser des huiles. Et donc, en fait, en vrai, après, il y a des musiques que j'aime bien utiliser. Lesquelles ? Alors, je suis un vrai geek. Vas-y !
il y a la chanson La berceuse du désert de Final Fantasy XIII le retour de Lightning que ça j'aime beaucoup en fait elle est plutôt douce ? elle est vraiment douce en fait c'est que des chansons douces
et que des chansons de Final Fantasy en vrai parce que du coup il y a une autre chanson aussi de Final Fantasy 13-2 cette fois-ci que j'aime beaucoup c'est sur l'enfant du futur donc voilà en fait en gros j'aime bien me lancer justement dans un univers et que
que ce soit un moment un peu de déconnexion et un peu unique et un peu hors du temps. On se marrait hier avec quelqu'un. On faisait le petit jeu de dire… Je faisais ce jeu-là avec lui, en fait. De se dire, OK, chacun, on dit les trucs qui nous font kiffer. Si la session est sur moi, voilà ce que j'aimerais. Et il s'est un peu foutu de ma gueule parce que moi, j'ai commencé par dire, on a du sexe, pas après le repas.
Il m'a regardé en mode un peu… Il s'attendait directement à des détails très croustillants et tout. Et j'étais là, en vrai, le contexte de la musique, de où est-ce qu'on est, est-ce qu'on est dehors, dedans, etc. Dans ton cheminement de… Mais j'aime quoi ? C'est quoi l'intime qui me va, comme je disais dans l'épisode précédent ? En fait, c'est aussi un… Tu vois ce que je veux dire ? C'est aussi ces détails-là. Moi, perso, après manger… Non. Bon, on revient sur toi. On a la musique.
On a le massage dos-menton. Est-ce qu'il y a d'autres choses qui se passent dans cette session ? En vrai, cette session-là, c'est juste ça. C'est vraiment ça. Et pour le coup, en fait, avant, je ne me masturbais pas. Et en fait, après, je peux me masturber en repensant justement à la session massage. Ok.
Et le truc, c'est que malgré tout, pour moi, l'acte masturbatoire reste un acte solitaire. Ouais. C'est pas un acte que je partage, du coup. Ouais. Mais t'as envie de partager. Non. En fait, j'ai pas envie de partager l'acte masturbatoire parce que la réalité, c'est que moi, j'ai un vrai problème, en fait, avec le sperme. Je trouve ça…
un peu je trouve ça écœurant et même le mien en fait et donc alors je dirais pas sale mais je dirais juste que c'est l'aspect visqueux je trouve ça très visqueux et en fait du coup moi après l'éjaculation bon déjà je je gigote dans tous les sens ah oui t'as des spasmes ça m'arrive aussi ouais
Et après, du coup, j'ai peur, en fait, que ça aille un peu partout et j'ai besoin, en fait, de me laver tout de suite après. OK. Et parce qu'en fait, je veux vraiment pas rester visqueux et tout. Ouais. Et en fait, le fait d'être, du coup, à deux, moi, ça me met forcément en tension ou mal à l'aise, du coup, pour l'acte masturbateur. Ouais.
Du coup, on l'avait essayé aussi avec mon compagnon. Mais c'est juste que du coup, comme moi, aussitôt, j'ai besoin de me laver.
Je me dis, après, est-ce que je suis vraiment à l'écoute de l'autre ? Ça fait quelque chose de vraiment très égoïste. Ouais. En mode… Si tu m'as prévenu, c'est OK, non ? Oui, mais moi… C'est non. Moi, c'est non. Parce que mon compagnon aussi me dit que ce n'est pas grave et tout. Ça ne te met pas. Mais même s'il me dit que ce n'est pas grave, moi, l'image que j'ai, j'ai l'impression que ce n'est pas un rapport symétrique. OK. Et c'est important pour toi d'avoir un rapport symétrique. Voilà. Moi, j'éjacule sur un papier.
Alors moi, généralement, je le fais sur des t-shirts. Parce que du coup, en essayant cette technique de ne pas s'éjaculer dessus, mais d'éjaculer sur quelque chose, ça n'aide pas. Si, mais justement, seul, je le fais ça. Et pourquoi avec ton copain, tu ne peux pas éjaculer sur un truc ?
Parce que malgré tout, il y a ma main que je dois nettoyer. Est-ce que tu as forcément du sperme sur la main ? Oui. Pourquoi ? Je ne sais pas. Ça va dans tous les sens. Ça va dans tous les sens ? Oui. Intéressant. Moi, ça ne va pas dans tous les sens. Toi, c'est un peu genre une fontaine ?
Oui, parce que là, du coup, parfois, ça va au-delà du tissu que j'ai. On est d'accord. À moi, on ne vise pas toujours très bien. J'ai envie un peu de gratter à cet endroit-là.
Toi, tu as l'impression que là, tu es en train d'exprimer un blocage qui peut avoir ses origines dans de la santé mentale, dans les abus passés, les difficultés passées qui ont connecté. Tu m'as par exemple dit que tu as grandi dans une famille très religieuse, très catho, avec beaucoup d'interdits. Et donc, si je fais un peu de la psychologie de comptoir, mais vraiment tout en bas du comptoir, on est d'accord que c'est… Mais on pourrait se dire que certains blocages pourraient venir de là ?
Versus, ou est-ce que non ? Toi, tu te dis, dans qui je suis en tant que personne à tendance asexuelle, c'est juste l'expression de mon asexualité en un mot. En fait, je pense que les blocages de mon enfance, c'est de base la difficulté que j'avais de parler de sexualité. Parce que quand on a une éducation religieuse et tout, la sexualité devient un tabou.
Je pense que c'est ça le problème et d'ailleurs c'est pour ça aussi que je veux faire ce podcast parce que je pense qu'on ne parle pas assez de sexualité. On parle beaucoup de sexe mais pas vraiment de ce que ça fait chez les gens.
Et moi, je pense que c'est quelque chose qui est différent de ma manière de vouloir vivre la masturbatoire seule. Parce qu'en fait, il y a aussi ce côté de ce moment que j'ai vécu lors du massage qui était hors du temps.
je le revis aussi un peu mais pour moi-même et seul en fait et je trouve que dans l'acte masturbatoire il y a un côté aussi un peu égoïste qui t'as envie d'être seul qui du coup ne laisse pas forcément la place non plus aux autres ouais
Toi aujourd'hui, on termine de prendre une photo des aspects. On dit Médéa, toi tu dis je suis à tendance asexuelle et donc il y a des petites poches comme ça où c'est possible de mettre des mots. Est-ce qu'on a terminé ? Est-ce qu'il y a d'autres activités, d'autres pratiques ? Alors il y a d'autres pratiques qui me font plaisir. Dit-il avec un regard gourmand ?
Non mais là en fait c'est le contact que les gens peuvent avoir sur moi et c'est des contacts assez limités. Ce que j'aime vraiment c'est être caressé sur le torse mais vraiment entre les deux pectoraux mais de haut en bas.
et avec une vitesse plus ou moins uniforme en fait. Plus ou moins ? Non, plutôt uniforme. On reste dans la même dynamique de mouvement. Vite ou pas vite ? Pas forcément vite, pas forcément spécialement lent non plus. Lent, c'est possible. Vite, ce n'est pas possible. Mais en tout cas, il faut que le rythme soit régulier. Ça te rassure, ça t'apaise ?
Ça me provoque, ça me fait du plaisir. Alors là, c'est ça, on est dans la sexualité. On est en deux mots. Est-ce que quand tu as ces excitations, est-ce qu'il y a forcément érection ou pas ? Alors moi, j'ai très rarement des érections. J'ai très peu d'érections. Un de mes meilleurs potes, Victor…
Tu sais, je t'ai dit que tu pourrais écouter son témoignage. Je ne sais pas si tu l'as fait, mais je veux proposer aux gens. Alors merde, j'ai oublié, c'était l'été dernier. Victor, tu te rappelles du titre ? Non, mais en fait, j'avais écouté la première partie. Ok, donc c'est un pote, je crois qu'il parle de sensualité. Un des épisodes fait référence à une association de massage, justement.
Et Victor, lui, il va être trop content de ce que tu dis et c'est magnifique parce que vous avez grandi et vous vivez dans des lieux différents. Bon, vous êtes tous les deux français, mais lui, il est en métropole et on pourrait se dire que… Mais vous êtes dans la même lignée où lui, il me disait, mais putain, j'en ai marre que pendant un rapport, j'ai des mecs qui me disent, ah, tu bandes pas, il y a un problème. Il me disait, mais moi, je bande pas quand je suis excité ou parfois je bande et pareil, il disait…
Pareil, cette obligation d'éjaculer, c'est ce qu'il raconte dans le témoignage. Donc toi, tu as du plaisir, mais tu bandes pas. Et en vrai, je reconnais aussi ce discours d'obligation d'érection, parce qu'il y a des personnes qui pensent que si on n'a pas d'érection, c'est que du coup, on ne prend pas de plaisir. Et sauf que du coup, on finit par se…
Moi-même, je finissais par me dire, si je ne bande pas, il va croire que ça. Et du coup, je ne suis plus dedans non plus. Et c'est vraiment qu'une question égocentrée. C'est-à-dire, moi, je comprends les gens qui nous disent, tu ne bandes pas. Moi, je peux être cette personne parce que j'ai peur que tu n'aies pas du plaisir, parce que j'essaye de capter n'importe quel signaux.
Et donc, si tu ne gémis pas et si tu ne bandes pas, je suis capable de dire est-ce qu'il y a un problème parce que je ne suis pas rassuré par des signes extérieurs. Tu vois ce que je veux dire ? Non, mais tu vois, par exemple, moi, je ne gémis jamais. Moi, si on a un rapport sexuel, du coup, je pourrais te dire est-ce que tout va bien, tu vois ?
Mais en fait, tu vois, justement, le gémissement, ça a toujours été l'une de mes grandes inquiétudes et préoccupations. Parce que je me suis dit, effectivement, ça paraît comme une résultante naturelle. Obligatoire. Voilà, c'est ça. Et en fait, moi, je n'ai jamais ressenti le besoin de gémir. Génial. Moi, je pense que la solution, c'est qu'on se le dise avant.
de dire juste pour info parfois je bande pas et moi je suis assez mutique mais je kiffe et je te promets que si je kiffe pas je te dirais moi si tu me dis ça la question se repose pas re la communication en fait on a pas besoin que l'autre soit quelque chose on a pas besoin que l'autre soit là pour nous rassurer on peut se rassurer différemment
Oui, je suis parfaitement d'accord. Est-ce que, donc là, on a dit torse au milieu. Oui. Ça, tu le fais sur l'autre ou pas ? Non. Là, c'est le moment où tu reçois. Oui. En fait, ce que je fais sur l'autre n'est pas ce que je fais sur moi. C'est deux choses totalement différentes. Poil ou pas poil ?
au moins genre ouais dans ton ressenti t'es poilu de cet endroit moi je suis très poilu entre les seins c'est comme ça que ça s'appelle ouais je pense le torse non en tout cas tu sens pas moi en fait j'aurais eu du mal à ressentir du plaisir à faire ce mouvement vertical là je suis en train de le faire parce que comme je suis très poilu ça me gratouille
Moi, j'ai très peu de poils. Après, je ne sais pas si ça a un impact ou pas. Très bien. Il y a d'autres choses ? Il y a une dernière chose. J'aime bien me faire masser le pied. Un seul ? Les deux ? Non, les deux. Sauf qu'à chaque fois, c'est qu'un seul des deux. En fait, autant ça me fait plaisir…
autant ça me met inconfortable aussi et du coup au moment où ça commence c'est déjà le début de la fin en fait et donc en fait c'est assez particulier de parfois ressentir l'envie de se faire masser le pied
tout en sachant qu'aussitôt que ça va commencer, ça va bientôt être fini. Alors tu sais que ça me rappelle l'épisode avec Zorek, Maître Zorek, Z-O-R-E-G, sur le BDSM. Le titre c'est genre « J'ai 17 ans d'expérience en BDSM, voilà les trucs que j'aurais aimé savoir ».
et du coup j'interview et il fait un peu une description du BDSM et il dit mais en fait tout le monde a l'impression que c'est le truc en cuir machin mais en vrai juste chatouiller ou genre cette ligne entre plaisir et déplaisir si je te touche le pied ou je te le masse ben on est au début du BDSM moi je trouvais ça intéressant et ça c'est ça c'est que toi tu joues entre plaisir et déplaisir quoi
En fait, c'est ça. Et surtout, le truc, c'est qu'avec mon chéri, j'ai fini par me dire qu'en fait, ce n'est même pas une question de durée. Parce que souvent, on a aussi cette pression de se dire un rapport intime a une certaine durée et que du coup, en deçà, ça ne vaut pas la peine, ce genre de truc. Alors que vraiment, il y a des fois où du coup…
Je n'ai pas forcément envie de quelque chose de long. Oui, complètement. Et on a le droit. Oui, trop bien. J'ai l'impression que ça a été pour toi un chemin de déconstruction des normes. En tout cas, des normes perçues. Tu es d'accord ?
Moi, je m'identifie vachement à toutes tes réflexions. Non, tu fronces. Non, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Norme perçue, c'est-à-dire, il existe quand même une forme de culture du sexe entre deux hommes. Et on la chope, on n'a pas de dictionnaire, mais on la chope un peu en observant. Quand tu es sur Grindr, il y a une culture, il y a des termes qui reviennent. Et il y a des cases dans lesquelles on te demande de te positionner. Donc ça, ça nous est imposé.
Et notamment, l'idée que le plaisir vient forcément avec l'érection. Et toi et moi, on le sait, on n'a pas grandi au même endroit. Je pense que si on nous écoute en ce moment aux Etats-Unis, en Chili, au Japon, tout le monde est d'accord avec nous. Donc c'est quand même quelque chose, c'est une culture qui nous a été imposée, qu'on se raconte. Et donc, je trouve que dans le chemin de l'épanouissement intime, ton témoignage, il est magnifique parce qu'il contribue à se dire « Attends,
Les normes, c'est… Ok, non, mais déjà, j'en pense quoi ? Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Ben non, moi, déso, en fait, j'ai du plaisir sans s'en bander. Et les normes perçues, c'est ça pour moi. Et c'est ça qui nous emprisonne et nous empoisonne. On s'attache… Pardon, je me suis emballé.
Non, mais je pense que c'est exactement ça. En fait, c'est qu'il y a un côté très normatif de la sexualité. Et après, le problème aussi, c'est qu'on a tendance aussi à culpabiliser ce qu'on appelle les paraphilies. En fait, tout ce qui sort de la norme.
Paraphilie, c'est un synonyme de BDSM, dans le monde du BDSM. Paraphilie, moi je le prends en sens étymologique. Paraphilie, c'est tout ce qui va être autour des plaisirs. Par exemple, le trampling qui pédale BDSM.
Pour moi, c'est en fait tous les plaisirs sexuels qu'on peut avoir en dehors d'une forme de norme. Mais la norme est décidée par qui ? Justement, c'est ça. Mais du coup, je trouve que tout ce qui est en dehors de la norme,
est perçue de manière assez sale, de manière dégradée et dégradante. Et ça empêche aussi une réelle exploration de ce que les gens sont réellement. Et je pense que ça, c'est un vrai problème aussi.
Tu m'as dit, dis-moi si on ferme ce sujet, on a parlé dans le premier épisode de toi qui grandis ta première fois, comment tu grandis ? Un peu genre le terreau dans lequel ta jolie petite graine a essayé de choper des nutriments ?
sauf s'ils n'existaient pas et petit à petit la première pousse et après petit à petit tu as la rencontre avec ton asexualité en un mot et où est-ce que t'en es aujourd'hui de ce chemin là heureux et apaisé quand même parce que t'es amoureux avec quelqu'un avec qui justement tu te sens entendu et compris moi j'ai trouvé que ça a été intéressant et merci de te livrer et de raconter un petit peu plus précisément la réalité pour toi de ces plaisirs là et c'est cool parce que je pense que c'est important qu'on nomme
et que je suis sûr que dans le cœur de plein de gens, ça va éveiller des… Ah ouais, mais j'avoue. Mais en fait, si je peux m'autoriser, mais attends, mais grave, moi, c'est le téton gauche. Non, mais en fait, j'ai du mal à me l'autoriser, mais en fait, en vrai, moi, quand le mec insiste, mais même pendant plusieurs minutes, à ne rien faire d'autre, le seul problème, c'est dans ma tête, à un moment, je me dis, mais il va se faire chier, donc il faut qu'on arrête. Mais sinon…
Si je m'autorisais et que lui est consentant, je devrais le demander, mais je n'ose pas. Parce que j'ai aussi l'air d'être ridicule. J'ai peur d'avoir l'air ridicule. Comme du coup, ce n'est pas une performance sexuelle super visible. Moi, j'aime juste le bout du doigt sur mon téton.
je me dis mais on a l'air ridicule là il est en train de me faire de me titiller le téton et c'est triste ces pensées envahissantes dans ma tête parce que qu'est-ce qu'on en a à foutre d'être tu vois genre je suis pas là on est pas en train de se prendre en photo j'en ai rien à foutre d'avoir l'air ridicule ou pas tu vois ce que je veux dire et voilà donc moi je suis super inspiré par ce que t'as dit t'as envie de j'ai envie non mais en fait moi ça me fait vraiment penser à la difficulté que j'ai eu d'admettre que j'aimais toucher les mentons
Ouais, mais complètement d'accord. Parce qu'effectivement, on se dit qu'on est en dehors des zones érogènes. Mais en fait, le truc, c'est qu'il se trouve parfois des mondes où notre plaisir, même s'il semble très isolé, peut trouver un écho chez l'autre, même si ce n'est pas forcément un plaisir auquel l'autre aurait pensé de base. Je sais qu'il y a des gens qui nous écoutent maintenant, là,
Et qui se disent « moi aussi ». Le menton ? Ouais. Et d'ailleurs, est-ce que tu serais OK qu'on mette ton Instagram ? Bah oui. Et tu veux le dire ? Comment ça ? C'est quoi le « at » de ton Instagram ? Ah, mon Instagram, c'est « atmedea.potentia ». M-E-D-E-A. Potentia. P-O-T-E-N-T-I-A. Super. Que les gens qui se sont dit « moi aussi » t'envoient un coucou ?
non en vrai s'ils ont envie peut-être tout de suite mais non mais je trouve ça trop cool et je suis sûr que tu recevras des messages de gens qui vont te remercier et du coup ils seront sur ton Instagram et du coup ils pourront découvrir la part de toi artiste et c'est pour ça du coup je voulais voir si tu voulais rajouter d'autres choses sinon j'aimerais qu'on passe à cette part d'artiste
T'es d'accord ? Oui, je suis d'accord pour qu'on puisse passer à autre chose. Parce que quelque part, ce cheminement de requestionner les normes, tu l'as aussi fait en tant qu'artiste. Et les choses se parlent. L'intime dans ton lit, dans ton chez-toi intime, se joue aussi sur scène. Donc, tu es une drag queen. Mais j'ai aussi entendu que tu étais drag king parfois. Oui.
ne nous enfermons pas drag king drag queen c'est tu vas dire après comment tu définis ton art et moi j'ai envie de savoir mais peut-être du coup c'est une troisième partie ouais c'est une troisième partie