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T'es stressé ou pas ? Un petit peu. C'est vrai ? C'est l'ambiance. C'est le micro et tout. Ça va super bien se passer, je te promets. Est-ce que je peux faire quelque chose pour te détendre ? Te mettre bien ? Non, pas spécialement. Je pense que quand on va commencer, ça ira. Et on a commencé.
Ouais, mais dans le vif du sujet. Bon Léo, je te lis ma petite intro. Bonjour Léo et bienvenue chez moi pour cinq semaines. Je suis hébergé par deux auditeurs qui habitent ici à La Réunion. Nous sommes sur la terrasse et j'espère que niveau bruit, on ne va pas se retaper le voisin qui souffle ses feuilles. Mais je n'ai pas l'impression. J'aimerais bien qu'on ait plus de cuicuis. Il y en a quand même un petit peu.
Ouais, mais ça s'entend pas bien au micro. Bon, c'est la vie. Léo, tu as 26 ans et tu as grandi et tu vis au nord de l'île de la Réunion.
Ensemble, on va parler d'omisoumi et fétiche des pieds, des pratiques qui sont au cœur de ta sexualité mais que tu as longtemps cachées par honte. Mais petit à petit, tu apprends à assumer et tu vas nous raconter. Alors moi, ça m'inspire beaucoup parce que moi aussi, l'omisoumi, ça m'excite. Ça a toujours été très présent dans ma sexualité. L'abandon, ça me permet le lâcher prise, perdre ou prendre le pouvoir. J'adore et à la fois, je me débat avec la honte.
Je me demande, est-ce que je devrais assumer plus clairement ces kiffs, qui sont une part de ma sexualité, ou sont-ils des symptômes d'un problème à régler ou d'un besoin que je n'assouvis pas ? Ensemble, Léo, on va aussi parler d'amour et de relations sérieuses. Tu es en ce moment dans une relation un peu compliquée ou très compliquée, et c'est comme une malédiction qui se répète. Tu m'as dit, quand mes relations marchent, je m'auto-savote.
Et enfin, en toile de fond de ces morceaux d'intime, tu vas nous raconter ce que ça fait de grandir gay à la réunion pour toi, ce que tu as dû abandonner ou renier pour rentrer dans le moule et survivre. Et cette question que tu te poses, si à dos je n'avais pas dû me déformer, qui serais-je aujourd'hui et quel intime j'aurais ?
En préparant cet entretien, je me suis demandé si les racines de ton plaisir de soumis, de ce lâcher prise pas socialement très accepté, pouvaient être reliées au reniement de toi que tu as subi. Et si, en étant soumis, en le disant publiquement sur le podcast aujourd'hui, tu n'étais pas en train de sortir du moule, de dire un gros merde à cette peur d'être hors norme pour reprendre du pouvoir et t'épanouir ?
J'espère en tout cas. Tu me répondras. Mais moi je te propose qu'on se lance en te faisant tirer une question au hasard. Il te faut choisir un chiffre de 1 à 77. Ok. 5. Ah ! Quels sont les aspects de ta sexualité que tu aimerais explorer davantage ? Ok. Pourquoi ça te fait marrer ?
Parce que je ne m'étais jamais trop posé la question non plus. Donc… La question, elle est… En vrai, il faut qu'elle t'inspire. Est-ce qu'elle te parle ? Ou…
pas vraiment parce que j'ai un peu déjà fait ce que j'avais envie de faire donc là peut-être dans l'avenir c'est pas forcément mes fantasmes ou ce que j'ai envie de faire qui reste à explorer mais plus des trucs à partager comme quoi ? comme des trucs à plusieurs comme aller un peu plus dans l'extrême
Sans forcément dépasser mes limites. C'est-à-dire que les choses que je kiffe vraiment, je les ai faites. Mais les choses que les autres peuvent kiffer et que je n'ai pas encore fait, ça ne me dérangerait pas. Si je comprends bien, toi tu te sens épanoui aujourd'hui dans ta sexualité ?
Et quand la question te pose, la question là elle dit explorer davantage, il y a peu de choses là, tu te sens plutôt au bon endroit, tu n'as pas un besoin d'aller explorer davantage. Après tu n'es pas fermé. Voilà exactement, donc c'est plus par curiosité, il faudrait aller ailleurs. Pourquoi pas. Voilà c'est ça. C'est quand la dernière fois où tu étais soumis ?
où j'ai été soumis hier soir non pas du tout ça remonte vu que la relation est compliquée donc relation exclusive c'est ça donc ça a été on est encore en fin décembre je dirais début novembre
où c'était réellement, réellement la soumission. Ok. T'es à l'aise de raconter ? Et l'idée, c'est un peu que tu mettes en mots ce que ça veut dire pour toi, l'endroit de ton kiff. C'était du coup avec la personne Monsieur Compliqué ? Non. Enfin, Monsieur Compliqué, on va dire, ça s'était arrêté fin octobre, mi-octobre, par là. Et début novembre, j'avais vu quelqu'un que je connaissais déjà d'avant. Mais du coup, réellement soumise, c'était début novembre. Il s'est passé quoi ?
Donc je suis arrivé, comme on se connaissait déjà, on savait déjà un peu ce qu'on aimait, donc on le versait directement aux choses sérieuses. Où les pratiques qui se sont passées, c'était plus… On est chez lui ou on est chez toi ? On est dans un hôtel, parce qu'il habite loin.
On est dans un hôtel. Alors du coup, je vais t'inviter à faire attention à ne pas dévoiler son identité. Et pour autant, j'ai très envie d'en savoir plus. Donc, il habite à La Réunion. Oui. Mais loin du nord. C'est ça. Et qui a payé l'hôtel ? Lui.
Et il était en déplacement professionnel ? C'était ça. Ok, c'était payé ? Exactement. D'accord, parce que toi tu habites avec de la famille ? Oui. Donc en fait tu peux jamais recevoir ? Non, pas trop non. Tu peux m'expliquer ? Je rencontre beaucoup de réunionnais qui ont la trentaine ?
voire même plus, qui habitent avec leur famille. C'est quoi ? C'est la situation du logement à La Réunion ? C'est une tradition ? Ce n'est pas forcément une tradition. C'est qu'on est beaucoup plus proche de nos familles. C'est vraiment quelque chose comme un petit noyau. Donc ça ne nous dérange pas de vivre alors que certains ont vraiment besoin de cette indépendance. Après moi, c'est plus parce que je venais de revenir à La Réunion. Et donc du coup, je suis retourné chez maman et papa. Tu étais où avant ? En Australie.
Pendant un an ? Un an. Si t'étais hétéro, même chose, c'est-à-dire, ma question c'est, est-ce que les réunionnais gays et queers sont plus facilement chez leurs parents parce que moins facilement en couple, mariés entre guillemets, c'est-à-dire la tradition c'est, je rencontre quelqu'un, si je suis un homme, surtout une femme, je me marie et c'est là où ça enclenche une sorte de norme d'aller habiter ailleurs, t'es d'accord ou pas ?
Ouais, peut-être c'est un peu plus le cas chez les hétéros, que c'est plus facile de quitter le domicile familial par rapport à ça, ouais. Il y a un lien. C'est ça, c'est que plus les réunionnais queers pourront vivre leur amour au grand jour, plus ils pourront aller habiter ailleurs parce qu'ils pourront dire à tout le monde « bon ben voilà, je suis en couple et donc on loue un truc ». On est d'accord ? Ouais, je pense qu'il y a un peu de ça. Bon, toi c'est pas ton cas. On s'est rencontrés à quelle heure à l'hôtel ?
C'était fin de soirée. Après avoir mangé ? Avant. Je voulais dire fin d'après-midi, désolé. Ah ok, d'accord. On est d'accord que c'est mieux avant de manger ? Oui, honnêtement. Honnêtement. Tu t'inquiètes de ce que l'hôtel peut penser ? Non, pas forcément.
Tu montes directement dans sa chambre ? Oui, exactement. Je monte direct, il m'explique comment ça se passe. Donc je fais comme si j'y suis, que c'est moi qui est à l'hôtel. Je ne fais pas comme si je vais rejoindre quelqu'un. Ah oui, bien joué. C'est ma chambre. Tu rentres dans l'accueil et tu fais genre tu es chez moi. Oui, je vais prendre l'ascenseur parce qu'il m'a expliqué où c'est. C'est comme si je connaissais les lieux. J'ai fait exactement la même chose à Paris quand quelqu'un m'a donné rendez-vous dans un hôtel.
C'est plus simple. Ce monsieur, il a quel âge ? Il a 42 ans. Plus âgé que toi. C'est ton kiff ? Oui, je préfère nettement les plus âgés que moi. Il ressemble à quoi ? Tu veux le décrire un peu ? Barbu, brun. Mon style, c'est ça, barbu brun.
Barbubrin, donc il possède encore une situation capillaire. Oui, quand même. Contrairement à moi. Et à moi. Hop ! Tu as des cheveux ? Pas trop. Ah bon ? Là. Ah, ça commence un petit peu à… À se voir. Ça te complexe ? Un peu, oui. Bah ouais, non mais tous les hommes et les cheveux, c'est une galère… C'est chiant, quoi.
Lui a des cheveux, il a quel corps ? Il est poilu, il est musclé ? Poilu du corps, on va dire un corps normal, sans trop musclé, sans forcément que ce soit trop gras, normal. Réunionnais ? Réunionne mix, je crois qu'un des deux de ses parents est réunionnais, l'autre métropolitain. Dans la chambre d'hôtel, il t'attend nu ?
Non. Habillé, tout ça, il m'ouvre. Mais ça, on commence directement, quoi. Il t'embrasse ? On s'échange deux phrases. Pas plus. Lesquelles ? Salut, ça va ? T'as fait bonne route ? Et puis voilà. Tu le sens tout de suite dans ce mood de domi ? Même dans ces deux phrases qu'il te… En fait, il a échangé deux phrases par politesse. S'il fallait sauter sur moi, il devrait sauter, quoi. C'est sa santé. Donc c'est un domi poli ?
Ouais, un peu. C'est un Domi un peu, pas poli, mais un peu timide au début. Et dès que tu lui as donné un peu confiance en lui, là, il se lâche, on va dire. Qu'est-ce qui t'embrasse tout de suite ? Ouais. Et après, il se passe quoi ?
Après, il se met en mode pacha, c'est-à-dire qu'il se met assis sur le lit, je m'occupe de lui, il me guide pour aller vers le bas, donc je comprends très vite. Ensuite, en fait, il me guide. Quand il a envie de m'embrasser, il me relève. Quand il n'a plus envie, il me remet par terre. Il a installé la chambre telle par rapport à ses envies à lui, donc il y a une petite chaise en face du miroir, par exemple.
Attends, une petite chaise en face du miroir ? Donc le miroir était sur le mur, le lit était un petit peu au milieu et il a mis une chaise dans un coin de la pièce, face au miroir et face au lit du coup. Donc il voyait toute sa chaise.
Lui, il est assis sur sa chaise. Ah, il peut te regarder le sucer dans le miroir de différents angles. Exactement. Excellente idée. Voilà, donc c'est ça. Excellente idée. Et donc voilà, il fait un peu ce qu'il a envie de moi. Après, on va rentrer un peu dans le vif du sujet, mais il sait que très bien, on kiffe du coup des pieds. Donc, il m'a mis par terre, il m'a mis sous ses pieds, etc.,
j'avoue que normalement comment tu te sens là de me raconter ça ? ça va parce que normalement j'essaye de dilater avant de pénétrer ok non mais tu vois normalement je rentre pas direct dans le vif du sujet parce que genre c'est un petit peu intimidant parce que tu vois on se connait pas très bien t'as un micro entre les mains et tout bon là je fais un peu différemment mais on peut aussi genre hop sauter dans le temps et non on continue t'es à l'aise de continuer à mettre des mots
fais comme toi tu le sens moi je suis à l'aise c'est cool non mais tu racontes très bien pas de problème mais j'ai pas envie que tu te forces non non c'est bon je suis à l'aise bon on est les pieds il te met sous ses pieds ça veut dire que toi t'es allongé alors pas au début j'étais plutôt assis assis par terre j'étais assis par terre j'étais assis par terre c'est pas une grande référence musicale on peut passer
il me semble que c'est je l'ai pas et là je suis sûr qu'il y a des auditeurs qui sont ah mais je l'ai je l'ai bah oui mais moi je l'ai pas tu sais le mec qui a fait une commune musicale qui a joué d'ailleurs le roi homosexuel dans la commune musicale le frère de Louis XIV dans le roi soleil je connais le roi soleil mais je connais pas cette pièce en tout cas j'ai une culture assez assise par terre tu n'es pas assise par terre
Non, si tu es assis par terre. Je suis assis par terre. Et donc tu le suces. Donc lui, il est sur sa chaise, les jambes écartées. C'est ça. Et toi, t'es assis en tailleur ?
Non, je ne sais pas comment t'expliquer, les genoux au sol. Ah oui, à genoux. À genoux, mais mes fesses touchent par terre aussi. Oui, compris. Et après, il commence à me pousser, donc je tombe sur mes fesses, mais cette fois-ci, je ne suis plus sur le genou. Et c'est là où il met ses pieds sur moi, etc. Il les met où, sur tes épaules ? Non, directement sur le visage. Sur ton visage, les deux pieds sur le visage ? Un seul. Un seul, ok.
Et après, c'est lui qui guide. C'est-à-dire que moi, je m'occupe juste de lécher. Et lui, il les met où il veut, il me met où il veut, etc. On fait une pause. Amène-moi, tu te sens comment dans ta tête à ce moment-là ? Tu te sens bien ? Dis-moi en plus. Tu te sens bien comme quoi ?
Comme quoi ? Je ne sais pas. Est-ce que tu racontes une petite histoire ? Moi, ça peut m'arriver dans ce cas-là de tourner la tête, de me regarder dans le miroir, comme aussi pour me dire « putain, je suis en train de faire ce truc, je kiffe ». Donc là, moi, ce n'est pas les pieds, mais c'est dans le rapport sexuel.
Parfois, je fais des pauses pour vraiment rentrer dans mon corps et me dire « Putain, quel kiff ! » et profiter. Ok. Non ? Non. Ok, non. Non, je kiffe juste le moment. Vraiment, que ce soit visuel ou touché, auditif, je kiffe juste. Ok. Et tu ne te racontes pas une histoire ? Non. Tu ne te dis pas des trucs dans ta tête ? Non, il n'y a rien qui se passe.
je reste sur le moment présent t'es pas dissocié t'es là j'ai conscience de ce que je fais je kiffe juste je me pose pas 10 000 questions je kiffe le moment tu gémis ?
pas pendant cette scène tu souris ? je souris pas forcément mais on va dire oui c'est quand je comprends qu'il attend quelque chose de visuel pour montrer que je kiffe encore plus là oui je peux sourire comment tu sais qu'il attend ? dans le regard c'est vrai ? vas-y regarde-moi en sous-entendant que tu veux que j'exprime plus mon plaisir ah non mais c'est pas moi qui fais ce regard toi tu sais pas le faire ?
Je ne vais pas sur commande, je pense. On m'a déjà dit que j'avais un regard pendant, en tout cas, qui était assez fort et presque hypnotisant, on m'a déjà dit, mais je ne le contrôle pas du tout. C'est vraiment en plus quand… Alors, pas pendant cette scène, mais plus pendant la pénétration. Donc, on me l'a dit que j'avais ce regard-là. Ou tu te plonges dans les yeux de l'autre. Oui, j'adore ça. Oui, complètement.
Tu es assis par terre. Ouais. Tu as un pied sur le visage que tu lèches. Lui, il dit des choses ? Non. Ok. Il se passe quoi ? Tu kiffes ? Je kiffe. Donc, ça ne dure pas non plus dix ans. Pied odorant ? Non.
Tu le veux propre ? Ouais. Il le sait ? Oui. Vous avez identifié des limites ? Oui, je le dis directement en général, parce que dès qu'on dit fétichisme des pieds, etc., en général, il pense directement au dehors, il faut qu'il mette des chaussures pendant trois jours sans laver, etc., etc. Et donc, je lui dis directement, c'est pas mon cas. En plus, c'est l'été ici, il est plutôt en tongs. C'est ça. Ou même pas, mais bon, il transpire vite fait, quoi. Oui, ok. Ça dure combien de temps, le léchage de pieds ?
C'est discontinu. C'est-à-dire qu'un coup il va me faire lécher ses pieds, un coup il va me remettre en position ainsi pour que je le suce, etc. Donc c'est vraiment discontinu. Ok. Tu trouves sa bite belle ? Oui. C'est quoi pour toi une belle bite ? J'ai pas vraiment de critères prédéfinis, que ce soit circoncis ou pas circoncis, etc. Juste que ce soit un peu pas… Ouais, je dirais uniforme quand même. C'est-à-dire pas…
Je suis déjà tombé sur, par exemple, le gland, il est énorme, par exemple. Tu vois ce que je veux te dire ? Par rapport à la tige, le gland est disproportionné. Oui, c'est ça. Il est beaucoup plus gros. Pour moi, c'est moins esthétique. Je trouve ça moins excitant, on va dire. Et en termes de taille ?
J'ai pas de préférence, je préfère les moyennes, on va dire. Léo, regarde-moi. Non, mais je viens de te dire, je préfère les moyennes, du coup. C'est vrai ou pas, ça ? Ah non, je te jure. Ah, j'ai vraiment le préjugé… Pardon, vas-y, dis-moi. J'ai un préjugé opposé. Ah ouais ? Pour moi, quand on aime Atsumi, on aime la grosse bite.
On va vraiment rentrer dans le sujet. Mais moi, je suis assez serré. Et surtout, je n'aime pas qu'on me met des doigts. Il doit aller direct. Du coup, plus c'est gros, plus moi, ça me fait mal. Après, je prends aussi mon plaisir quand c'est énorme, mais ça prend plus de temps. La douleur reste plus longtemps. Ok. Du coup, tu as souvent mal dans les pratiques anales ? Non, j'ai réussi à trouver des petites astuces, on va dire, pour ne pas avoir mal…
C'est quoi ? Déjà, j'ai appris à lâcher prise. À lâcher prise, donc au moment où il va rentrer, etc. Donc j'essaie vraiment d'être relaxé. Et puis la respiration, vraiment. Et ça veut dire quoi pour toi, être serré ?
Être serré, d'après les actifs, c'est la sensation qu'ils ont sur leur tige, où ils sentent que c'est plus serré, ils le sentent plus.
Pour toi, c'est une condition de ton corps, c'est-à-dire que tous nos corps sont différents et toi, ton anus est plus petit ? Oui, je pense que c'est aussi un peu naturel. Après, ça dépend aussi des pratiques. Mais je pense que naturellement déjà, il y a peut-être des petites différences. Et donc, à la selle, c'est la même chose pour toi ? T'es serré à la selle ?
ouais mais j'ai pas de douleur par contre moi je crois que c'est un mythe mais je suis pas j'allais dire podologue je suis pas proctologue faudrait que je redemande à mon proctologue préféré du podcast pour moi c'est un mythe c'est à dire qu'il n'y a pas de serré, pas de lâche ?
Non, alors il l'a expliqué dans un épisode sur justement la sodomie, plaisir anal, le docteur Aurélien Garros, et il dit qu'en effet, tu vois, si tu pratiques du fist extrême quotidiennement, enfin oui, en effet, il y a un moment donné, mais que sinon, en fait, l'élasticité de l'anus, j'imagine que tous nos corps sont différents, mais sur un pénis de taille moyenne,
sur un pénis, enfin tu vois si c'est pas genre une double pénis, enfin tu vois deux points, moi j'ai l'intuition que beaucoup de, exactement comme tu l'as dit qu'il n'y a pas de, je suis serré mais il y a, je ne suis pas dans les bonnes conditions, ou je n'ai pas les bons outils pour pouvoir avoir un anus qui se dilate, ou j'ai pas été assez dilaté, c'est vraiment un muscle quoi, donc en fait et notamment quand tu dis que tu aimes pas les doigts, c'est que ça te fait mal ?
Même pas. Vraiment, je ne me sens pas à l'aise. Et la langue ? La langue, ça va, mais ça ne m'explique pas plus que ça. Mais ça va, on peut le faire. Oui, donc peut-être que tu as mal, non pas parce que tu es serré, mais parce qu'il n'y a aucune pratique de dilatation. Donc c'est uniquement ton mental qui ouvre ou pas ? C'est ça. Oui, finalement, je vois ce que tu veux dire.
Mais à l'état naturel, c'est-à-dire que même sans dilatation, rien, je me considère quand même serré. Peut-être que c'est mental, comme tu dis.
ouais c'est la question que je pose et peut-être que c'est de la grosse merde non mais je le dis ouvertement mais je trouve qu'à partir du moment où on dit je suis quelque chose bah du coup la magie de la parole et de l'autoracine comme la parole positive à partir du moment où toi tu dis je suis serré bah toute la suite qui découle va te le prouver tu vois et puis c'est quelque chose que moi je prends comme un compliment comme le dit ouais c'est ça ça me fait plaisir j'ai pas envie que demain matin on me dit ouais t'es lâche
Ouais. Après, du coup, ça peut être juste « j'aime être serré lors du rapport anal tout en ayant un rapport anal où j'ai jamais mal ». Ça devient une phrase un peu à tiroir. Mais du coup, moi, ce qui me rendrait triste, je trouve, pour ma vie sexuelle à moi, c'est de dire « je suis serré ». Et donc, un peu le sous-texte que tu as dit « du coup, j'ai mal ».
Et donc c'est là où je trouve que la phrase devient emprisonnante. C'est que non, personne, enfin non, tu n'es pas serré. C'est que tu ne t'adonnes pas à des pratiques qui te dilatent, donc tu peux avoir mal. Tant que ça reste un choix et que cette douleur, elle est OK pour toi, c'est bon. Mais le moment où tu dis pour des plus gros pénis, la douleur peut rester plus longtemps. Putain, moi, c'est red flag de ouf. En tout cas, sauf si tu me dis et j'adore cette douleur qui reste. Oui, là, c'est différent encore.
mais là j'entends pas ça et donc quand je reviens à la source de ton propos et que tu dis je suis serré je suis là bah non attends t'es pas obligé quoi et tout ça n'est pas un conditionnement du corps sauf à ce que t'ailles voir un proctologue gay friendly qui te dise que t'as une condition particulière option 1 tu vas voir un proctologue il te dit il y a une condition particulière dans ton anus sur dans ton rectum option 2 il te dit ce podcaster est vraiment un gros boulet il a rien compris à la vie mais dans ce cas là tu me donnes son numéro et je l'appelle et on fait un épisode
je suis assis j'ai le pied je le lèche et c'est par intermittence tu dis genre parfois il me remet la tête sur sa bite tu m'as décrit un peu comment sa bite est bien donc il a une bite taille moyenne comme thème il est toujours assis est-ce qu'il te crache dessus ? c'est un univers qui t'excite ? oui moi ça me dérange pas et ça m'excite aussi ça dépend du contexte etc et du feeling mais il l'a fait mais pas sur le visage directement dans la bouche
ok et c'était comment pour toi ? excitant c'est quoi si il y a le feeling ça veut dire
S'il y a bien vraiment cette ambiance de domination, soumission, etc. Et puis, je sais pas. Il y a des personnes, ça va passer. Il y a des personnes, ça va pas passer. Je saurais pas expliquer. Comment tu… Ça, tu le dis à la personne ? Que, en fait, c'est toi qui va décider un peu au dernier moment s'il y a le feeling pour que tu te fasses cracher ? Non, mais ça se comprend. C'est-à-dire qu'au moment des baisers, etc., on sent que la salive, ça dérange pas, quoi.
Non, je n'ai pas compris. Je ne suis pas complètement bête. Peux-tu m'en dire plus ? Comment est-ce que tu exprimes ça dans ton rapport intime ?
alors du coup quand tu as de simples baisers on va dire t'as des simples baisers, t'as des baisers très langoureux et t'as des baisers où tu sens il y a un peu plus de quantité de salive et moi je prends ça comme un petit message ça te dérange, ça te dérange pas et après je le fais comment tu fais ? on se regarde et soit j'ouvre la bouche au moment où il va m'embrasser je vais juste me reculer un petit peu et il comprend en général qu'il va me cracher quoi
Ouais, ça me ramène à des… Ça y est, j'ai compris ce que t'as dit mieux et ça me ramène moi à des expériences. Je trouve, je crave d'accord avec toi, le crachat, parfois c'est une évidence et parfois c'est un non, non, non. Sans que j'arrive vraiment à expliquer quoi. Bon, il se passe quoi sur la suite de notre monsieur de l'hôtel ? Pénétration.
On est à combien de temps là du rapport ? Ça dure combien de temps tout ça ? Je pense que la totalité a duré 30 minutes, je pense. Avec pénétration ? Avec pénétration. Et donc le moment où on va à la pénétration, ça fait 15 minutes que tu le suces ?
Non, je dirais 20 minutes prélis, sucé, léché, tout ça. Et 10 minutes de pénétration, je pense. Après, je n'ai pas forcément le temps. Il y a des choses que tu avais envie de faire pendant ce rapport ? Avec lui, tu veux dire ? Et que tu n'as pas fait ? Tu as dit que tu as léché les pieds. Est-ce qu'il y a d'autres parties du corps que tu aimes lécher ?
non moi c'est plus les pieds après c'est vraiment je peux lécher les autres parties du corps mais pas forcément pour mon plaisir mais pour voir l'autre vraiment il kiffe ça et donc je vais kiffer tu vois et ce que j'aurais aimé faire c'est peut-être d'autres positions parce qu'on avait qu'une seule position pénétration mais sur le coup on se sentait bien il te prend la main pour te mettre en position de pénétration ?
Pas forcément la main, il me lève, en gros, et il me met sur le lit. Il me lève au niveau des épaules, quoi. Et il me pousse un petit peu pour me mettre sur le lit, quoi. Et c'est lui qui me met en position, la position qu'il voulait. Et c'était laquelle ?
Un doogie style, sur les quatre pattes. Elle est bien, non, cette position ? Pas ma préférée, mais… Ah ouais ? Vas-y, justifie-toi. Non, j'ai besoin du visuel, moi. C'est ta clé. Plus quand je suis sur le dos, je préfère. Comme ça, j'ai le visuel, je vois la personne. Bien sûr. Et là, tu pouvais jeter un coup d'œil au miroir ?
Pas du tout. Le noir était un peu plus sur le côté et je voyais rien. Ok. Il y a un moment donné quand tu sens qu'il veut doggy style ou tu te dis ah vas-y j'ai envie de lui demander sur le dos ? Non du tout. Pourquoi ? Je kiffais aussi le moment quoi. Ouais.
C'est-à-dire, tu aimes un peu moins, mais niveau kiff, on est quand même au max. Oui, voilà. Ça ne me dérangeait pas de faire que ça sur le moment. S'il changeait de position, ça n'aurait été que du bonus et que du plus, on va dire. Mais sur le moment, je ne ressentais pas force. Le besoin n'était pas si grand pour que je le verbalise. Tu vois ce que je veux dire ? Tu arrives à verbaliser ou à exprimer ?
Non au début non, j'ai appris à le verbaliser au fur et à mesure. Le début c'est quand ? T'as été sexué ? Ouais au début de ma vie sexuelle on va dire. Tu as commencé vers quel âge ? Entre 17 et 20 ans. Donc t'as 10 ans de pratique. Ouais. 10 ans de métier. Ouais.
Pourquoi ça va ? Il y a un sous-entendu négatif ? Non, parce que je ne l'avais jamais dit comme ça. Je ne réalisais pas. Ça fait dix ans. Et du coup, de moi-même, je me suis dit que ça va. Tu penses quoi ? Ça va positif ? Je suis fier et heureux ?
En fait moi j'ai aussi un souci à me comparer aux autres et donc là directement dans ma tête quand tu m'as dit 10 ans je me suis comparé aux autres et c'est pour ça que j'ai dit le petit ça va de moi à moi même en me disant ça suffit on va arrêter de se comparer ça va Tu te comparais à qui quand tu t'es dit 10 ans ? Pas forcément des gens que je connais mais on dit qu'eux tu vois
soudainement ton cerveau te dit est-ce normal d'avoir est-ce que c'est que 10 ans ou est-ce que c'est déjà 10 ans est-ce que c'est trop est-ce que c'est pas assez tu t'es rassuré avec ce ça va et petit à petit de ces années tu as appris à exprimer ton désir donc toi être soumis veut pas dire que tu te tais c'est ça et je peux être soumis et des fois j'aime bien aussi être passif mais domi ok
plus rare mais ça m'arrive d'aimer aussi ce petit contexte souvent après avoir regardé des films style 50 nuances tu vois 50 nuances de gris que j'ai jamais vu
que j'ai jamais vu mais que j'ai vu des extraits on va dire et en quoi ça t'a inspiré à devenir passive dominante ? parce que j'aime bien cette confidence cette confiance plutôt c'est à dire que tu te sens un peu plus que tu plais c'est à dire que vraiment c'est toi qui va dominer c'est toi qui va décider ouais bah là je vais me monter sur toi et là je décide que ta queue sera à l'intérieur de moi ce petit jeu de séduction mais que je contrôle du coup
Alors qu'habituellement c'est pas moi qui contrôle. C'est vrai ça ? Ouais. C'est vrai ça ? Deux. C'est vrai que tu contrôles pas quand t'es soumis ? J'ai pas l'impression en tout cas de contrôler. Ça veut dire qu'est-ce que tu contrôles pas ?
Les positions ou… Juste les positions, on va dire. Parce que même les va-et-vient, je contrôle indirectement un petit peu. Ça dépend des positions, bien sûr, mais… Ou même la vitesse, choisir quand c'est hard ou quand c'est soft, etc. Là, je parle plus par rapport à ma relation actuelle où je n'ai pas trop de contrôle dessus, on va dire. Contrôle sur la sexualité ou sur les va-et-vient ?
Sur la sexualité en général, on va dire. Ok. Parce que, en gros, ce que tu veux dire dans le contrôle, c'est qu'est-ce qu'on fait à quel moment ? C'est là-dessus que t'as pas de contrôle et que c'est une surprise. Ouais, voilà. Tu te laisses conduire. C'est ça, plutôt. Parce que sinon, moi, quand je suis domi, le truc qui me saoule, parfois…
Souvent. C'est qu'en fait, je me rends compte que le roi est nu. Tu connais cette légende, cette comptine, ok, on s'en fout. Mais je me rends compte qu'en fait, tout ça, c'est faux. C'est-à-dire, le soumis, c'est moi le domi qui est soumis au désir du soumis.
Indirectement, oui. De ouf. C'est-à-dire, bien, alors, sauf si je suis une raclure qui ne prend pas soin de toi, qui ne te respecte pas, qui s'en fout du consentement. Là, je pense que c'est un autre type de malade mental. Mais c'est pas ça. Nous, là, on parle d'un rapport consenti d'adulte à adulte, OK ? Moi, je suis domi. En gros, j'ai envie que ça se passe bien pour toi.
Et donc du coup, toutes les règles du jeu, c'est toi qui va en fait poser les limites, le cadre. C'est moi qui vais tenter des choses et être en survigilance de m'assurer. Est-ce que t'es OK ? Est-ce que ça va pour toi ? C'est moi qui ai la charge mentale du planning, entre guillemets.
Et bien entendu, il y a une forme d'abandon. Et bien entendu, en fait, c'est moi qui décide plein de trucs. Je ne suis pas en train de dire que c'est un sacerdoce. Mot religieux utilisé à Essien. Non, mais tu vois, je trouve vraiment que j'ai senti…
Et notamment, c'est bien normal, c'est le soumis qui me met des stops. Et le soumis qui dit plus fort, moins fort, non, trop, pas assez…
en quelque sorte avec lui en tout cas sauf la charge mentale du rapport charge mentale c'est à dire on fait quoi, on fait comment oui voilà en tout cas avec lui j'ai jamais dit stop t'as dépassé les limites le mec de l'hôtel
Non, ma relation. Donc le maître de l'autre, du coup j'arrive pas à comprendre, t'es d'accord ou pas avec moi ? Oui. Tu es d'accord qu'en tant que limite tu contrôles ? Indirectement que tu contrôles un peu parce que oui quand t'as dépassé les limites tu lui dis donc l'autre il respecte ça en même temps. Mais là ce que tu dis c'est que dans ta relation actuelle c'est pas le cas. C'est compliqué, c'est pas le cas. Du coup ça s'appelle une relation toxique ?
Non, ce n'est pas le cas dans le sens où ce n'est pas qu'il ne respecte pas mes limites, c'est qu'il n'a jamais dépassé mes limites. On n'est jamais arrivé à cette limite où il faut que je dise non, non, tu es arrivé à ma limite, ça suffit. Et donc dans ta relation avec Monsieur Compliqué, pour toi, le soumis, toi en tant que soumis, tu ne contrôles pas. Tu n'es pas d'accord avec mon…
Avec ce que tu as dit ? Ouais. En fait, je parle d'une généralité où je contrôle pas. Bien sûr, ça arrive de temps en temps où c'est moi qui décide. Par exemple, quand j'ai envie de pied, oui, je vais plus aller vers ses pieds. Mais de manière générale, c'est lui qui me fait comprendre que je vais le sucer d'abord, par exemple, ou qu'il n'y aura pas de fellation et on va aller directement à la sodomie, par exemple, tu vois ?
Et du coup, tu te sens toujours à l'aise avec ça ? C'est-à-dire que toi, tu es content de ça ? Oui, oui, clairement. Moi, j'aime bien ça. Pas que ça me rassure, mais ça me conforte dans l'idée qu'il a envie de moi. Sans que j'ai besoin de lui dire « ouais, j'ai envie de ça ». Tu vois ce que je veux te dire ? Il va le faire. Donc, oui, ça me rassure. C'est beau, je pense. Ouais.
Est-ce qu'on a bien tiré ton portrait sexuel ? Est-ce que t'as parlé de ça veut dire quoi pour toi être soumis ton kiff des pieds les pratiques que tu kiffes le pendant rare mais existant du passif dominant est-ce que là sur le tableau sur la photo qu'on vient de faire il manque des trucs où tu dis faut compléter ? Je pense pas on a aussi parlé du crachat qui est important pour toi ?
Quand il y a vraiment le feeling, oui, j'aime bien. Pas systématiquement, parce que quand il y a trop, ça fait l'effet inverse. Avec Monsieur Compliqué, il y en a beaucoup ?
Pas beaucoup, il y en a eu. L'étranglement sans que ce soit étranglé. Ça aussi, on ne peut pas parler. Juste le fait de poser la main sur la gorge, par exemple, sans forcément… D'ailleurs, ça, par contre, on a failli aller à une petite limite là-dessus, avec Monsieur Compliqué. On parle de ça, ça me revient. Où il a étranglé assez fort. C'était au tout début. Et là, je lui ai dit un peu moins fort, c'est tout. Et il a réagi comment ?
comme si rien ne s'était passé visuellement, l'énergie était la même est-ce que tu as des exemples de domis qui te disent des limites qui disent stop à ça, non à ça ? non il n'y en a pas qui me viennent en tête là
Et c'est ça, je pense, que moi, je souligne dans mon expérience. Que tu m'as dit tout à l'heure. Tu vois ce que je veux dire ? Si jamais aucun domi n'a eu à poser des limites, c'est exactement ce feeling-là. Que du coup, le domi, en fait, il est dans le soin des limites. Enfin, du soumis. Ouais, du soumis. Et tout ça, ça peut être très kiffant, etc. Mais moi, je crois que dans mon exploration, c'est quand même un peu venu…
Me secouer aussi parce que je trouve que du coup j'échange avec des soumis qui sont en fait parfois des gars ultra relous dans un contrôle total. Je sais très bien de dire ses limites, c'est très bien de dire oui ou non, c'est pas du tout que je questionne le consentement mais en fait je découvre.
Des personnalités qui sont dans un ultra contrôle anxieux et qui, en fait, te font comprendre que tu as intérêt à être à la hauteur en tant qu'actif domi. Pourquoi ça te fait sourire ? Non, non, mais parce que ça me parle. Oui, mais je visualise un peu la scène et c'est…
C'est marrant un peu, parce qu'ils sont censés être soumis. Donc c'est pas à eux de décider, on va dire, de guillemets. Tu vois ce que je veux dire ? Mais t'es d'accord que toi, dans ce rapport-là, pour qu'il t'excite, il faut que l'actif d'Omi soit à la hauteur ? Il soit performant, il bande bien ? Après, c'est le feeling. C'est-à-dire que…
tu peux pas lui imposer des choses à ce domi qu'il ne veut pas ou que ça l'excite pas sous prétexte que toi t'en as envie enfin ça va dans les deux sens donc c'est juste une histoire de feeling faut trouver la bonne personne qui a les mêmes envies et là c'est parfait alors qu'il y a certains soumis qui veulent que ce soit parfait tout le temps avec tous les domis c'est juste que c'est pas possible et du coup pour toi un rapport domi-soumis raté il ressemble à quoi ?
un rapport d'où mes souvenirs ratés déjà je le sens dès le début quand moi je fais un petit jeu de séduction où je m'éloigne un petit peu pour voir si lui il essaye de me rattraper etc oui ça tu m'as raconté ça c'est intéressant tu peux mettre des mots au tube parce que j'ai mis du temps à comprendre ce kiff moi j'appelle ça jeu de séduction mais il y en a qui disent c'est vraiment un peu comme chien et chat ou suis-moi je te suis, suis-moi je te suis etc
mais je le vois vraiment plus comme un jeu de séduction c'est à dire que j'ai besoin de faire monter un petit peu la tension quand je sens qu'elle est pas trop basse mais j'ai besoin d'encore un peu plus ou c'est un peu trop soft etc on va commencer à s'embrasser donc soit j'embrasse un peu plus intensément on va dire
Soit je me recule un peu pour qu'il montre encore plus son envie, il vient venir vers moi, il sera en général un peu plus violent, c'est-à-dire qu'il va me mettre la main derrière le cou pour que je bouge plus, ou il va me pousser sur le mur comme ça j'ai pas le moyen de fuir on va dire.
Tu fais une pause, genre vous êtes en train de vous embrasser ou tu es en train de le sucer. Là, tu recules de deux pas ou tu recules ta tête. En fait, il se ramène. Il est à faire une action pour que ta tête revienne sur sa bite. Non, pas sur sa bite, sur sa tête. C'est uniquement au début que tu joues le jeu ? Non, pas forcément, mais je commence en tout cas en haut. En tout cas, je commence juste au niveau où on s'embrasse, quoi.
Donc, mon idée d'arrêter de le sucer et de le regarder… Si, ça marche aussi. Mais si déjà, au niveau de l'embrasser, ça ne marche pas, je n'irai pas plus loin. Et si ça marche, je peux aller plus loin. Ça ne marche pas dans le sens, tu recules et lui te regarde en mode… Pourquoi tu recules ? C'est ça. Donc, quand ça fait ça, j'essaye de le faire comprendre. C'est-à-dire, je reviens, j'essaye de jouer un peu avec le regard, etc. Donc, je me recule et je sens que lui, soit ce n'est pas son délire ou soit…
Il n'y a pas ce petit truc, donc j'arrête et puis on fait un truc normalement, on va dire. C'est quoi, normalement ? Normalement, sans ce petit jeu. C'est-à-dire qu'on s'embrasse sans arrêt. Sans forcément qu'il y ait ce jeu de je me recule, attrape-moi si tu peux, domine-moi. En général, quand il n'y a pas ce jeu de séduction-là, je sens que la domination ne va pas être…
comme j'aime même s'il va essayer de me dominer par exemple quand je le suce il va essayer de mettre sa main derrière ma tête etc mais je sens que c'est pas comme j'aime donc je vais rien dire je vais l'essayer etc mais je sens juste que c'est pas ce que je recherche je le sais dès le début donc voilà
Et dans ce cas-là, tu n'arrêtes pas le rapport ? Non, parce que ce n'est pas une finalité en soi. Même si je kiffe encore plus quand il y a cette domination, mais je peux aussi très bien kiffer quand il n'y a pas de domination. Sur tous tes rapports sexuels, à la louche, c'est quoi la part sans jeu de Misumi ? Sur tous mes rapports sexuels ? Oui, en général, tu vois, sur une année…
Déjà, plus de la moitié, c'est sûr. Il y a ce jeu de domination. Plus de la moitié, c'est sûr. Et t'as le même niveau de kiff quand il y a la domination ou quand il n'y en a pas ? Non, je kiffe plus quand il y a la domination. Ok. Moi, je me dis qu'on va s'arrêter là. Non, je pense qu'on va finir par une question. Pour la première partie. Et la question, c'est… J'en ai deux. Donc on ne va pas s'arrêter là.
Passif d'homie, c'est très rare. À ma connaissance ou moi quand je le fais ? Non, toi quand tu le fais. Passif d'homie, c'est plus rare, très rare, je ne sais pas, mais c'est plus rare. C'est du coup par grinder ou par message ? Non, je ne le fais pas du tout par grinder, c'est vraiment dans mes relations.
Ah, c'est quand t'es un peu plus sérieux. Ouais. Enfin, sérieux dans le sens… Dans une relation sérieuse, ouais. Et là, c'est toi qui vas dire, c'est moi là, tu vas le verbaliser. Je le dis même pas. Ça se fait tout seul. En général, il comprend aussi, mais c'est une envie qui vient. Et donc du coup, soit je me mets directement sur lui et il comprend. Et quand des fois, il va essayer de… Enfin, pas jouer son rôle, mais de dominer, quoi. Et je lui fais comprendre. Donc je résiste beaucoup plus que d'habitude.
que j'ai envie de rester sur toi par exemple et il le comprend en général assez bien ok et attends j'ai un moustique qui est rentré dans l'oreille du coup j'ai été déconcentré et tu te sens différent si tu te projettes dans ton kiff en tant que passif soumis et hop tu te projettes dans ton kiff de passif domi il se passe des choses différentes dans ta tête ?
Oui. Ah ouais ? C'est différent. La manière dont je me sens est différente. Par contre, en termes de kiff, je kiffe plus être soumis. J'aime aussi, dans l'autre cas, mais j'ai plus de kiff en étant soumis. Et on va dire que ce que j'aime quand je suis domi, c'est vraiment cette confiance que j'ai et
Et le fait de pouvoir arrêter quand je veux, c'est-à-dire que l'exemple, je ne sais pas, il est sur le lit, je vais le sucer, etc. Je décide d'arrêter. Si j'ai encore des vêtements, j'enlève les vêtements. Je suis lent à la séduction. Et donc, le fait de voir…
J'hyperbolise, mais qui bavent, même s'ils ne bavent pas, tu vois. Mais ça, ça me plaît. Ok. Mais ce n'est pas un autre toi. Ce n'est pas plusieurs facettes où tu sens que tu joues un rôle où tu es très différent. Non, parce que… Ton corps ne se meut pas différemment. Ah, c'est ça que tu voulais dire tout à l'heure. Non, la question est ouverte. Mais j'étais curieux de savoir si… Tu vois, c'est la même vibration ?
Ou si c'est deux univers complètement différents ? Non, ça se rejoint. Parce que même quand je suis soumis, j'ai quand même ce besoin de savoir que je lui plais et qu'il a envie. Même si je ne domine pas, du coup. Mais ça se rejoint. À ton avis, ça vient d'où ? Est-ce que c'est un truc naturel en nous ? Est-ce que c'est une réponse ? Je pense que c'est un peu naturel et après c'est plus important chez certaines personnes.
Mais oui, c'est naturel parce que quand tu vois que tu plais, ça conforte ton égo, ça te fait du bien, etc. C'est marrant que tu dis ça parce que je me dis, tu as plusieurs fois parlé de te comparer. Tu as plusieurs fois parlé d'une estime de toi qui n'est peut-être pas super élevée et qui fait que ce jeu de domisoumis t'aide énormément.
à avoir les signaux dont tu as besoin pour vraiment lâcher prise. Ça te parle ou pas ? Comme si c'était, tu l'as dit là, tu viens de le dire, tu dis, c'est quand je suis soumis, alors je sais que je plais. Ça crée les conditions où je sais qu'il a envie de moi.
Je recule, c'est lui qui vient à moi. Est-ce que c'est possible que tu kiffes cette sexualité aussi parce que ça te permet d'avoir ces validations ? Oui, sûrement, je pense aussi. Ça me…
c'est une hypothèse et possiblement elle te parle pas si je réfléchis juste à la manière dont je pourrais l'exprimer mais je pense que tu l'as très bien faite c'est une validation c'est quoi la différence quand t'as du sexe pas domisoumis et que ton partenaire te dit ah je te trouve beau ah tu m'excites ça marche pas
parce que je suis pas très parole je suis beaucoup plus visuel genre ça me fait beaucoup plus d'effet ça me fait de l'effet c'est sûr que si on me dit oui t'es excitant ce genre de choses ou t'es beau etc mais le voir l'effet que ça procure moi ça me fait plus d'effet ok donc là imagine pas de domisoumis mais le gars il bande de ouf et il gémit
ça va me faire de l'effet mais pareil je préfère être visuel je préfère voir donc pareil si j'ai mis mes fins de tête tu vois que le plaisir est vraiment vraiment intense là ça va être différent que juste que je l'entende ok mais en domi en quoi quelqu'un de domi versus pas domi tu as plus de lien visuel avec le domi ? je saurais pas te dire
Bah si, parce qu'en fait, si le gars, il est en mode pacha, et que t'es au service de son plaisir, et que t'es sous Louis, pardon, sous lui, il s'appelle Louis. Non, ne réponds pas. Pas du tout. Ouais, mais ça me parle et…
Et je pense que c'est lié à ma dernière question autour d'assumer. Tu te rappelles la première fois où tu t'es dit putain je kiffe être sous les pieds de quelqu'un, je kiffe être soumis ? Tu te rappelles ?
Ouais ouais c'était lors de ma deuxième relation sérieuse où lui aussi c'était son kiff. D'être soumis ? Non de fétichiste. Donc là j'avais pas trop mon mot à dire en fait donc il m'a mis et j'ai kiffé. Donc c'était une découverte en même temps on va dire. Ok.
oui tu découvres par l'expérience grâce à ton ex et petit à petit tu comprends que tu aimais être soumis j'avais déjà des a priori je savais que les pieds ça me faisait quelque chose même avant de faire quelques expériences et vraiment où j'ai fait la première expérience vraiment des pieds je devais avoir 20 ans ouais
Et quand est-ce que tu t'es dit, j'aime être soumis ? C'est immédiatement à 20 ans, c'est en lien avec les pieds en fait, ou tout de suite tu t'es dit ? Alors soumis, ça a été avant. Ça a été dès le début, mais c'est monté crescendo dans le degré de soumission. Mais dès le début, je savais que j'étais passif. Et donc c'est monté crescendo avec la découverte. Ça veut dire quoi, je savais ? Qu'est-ce que tu savais ?
Alors par exemple, avec ma première relation sérieuse, je n'arrivais pas du tout à me lâcher, donc on ne faisait pas de pénétration. Mais je savais très bien que moi, pénétrer, je n'avais pas envie. Je ne sais pas comment te l'expliquer, mais je n'avais pas envie d'aller vers son cul. Ça ne m'attirait pas forcément. Oui, c'est une question de goût. Oui, voilà, exactement. Et je savais que c'était plutôt l'inverse, même si on ne le faisait pas, mais voilà.
Oui, c'est je suis attiré par quoi et qu'est-ce qui ne m'attire pas. Tu m'as dit que pendant plusieurs années, tu avais du mal à assumer et que tu l'as caché. Oui, le côté fétichiste. Le côté fétichiste et le côté soumis aussi ? Non.
Ça veut dire quoi, pas caché ? Ça veut dire que tu en parlais à tes potes ? Oui, non, pas à mes potes. Même à des plans, je lui disais. Alors que le côté fétichiste, j'avais vraiment du mal, même avec mes relations sérieuses. D'oser dire, moi je kiffe les pièces. J'attendais que soit il amorce le sujet, ou soit de lui-même qu'il vienne et qu'il mette ses pieds sur moi et qu'il voit que ça ne me dérange pas. Donc j'attendais un peu des trucs comme ça.
Et alors que le côté soumis, on va dire que c'est pas que ça a été naturel, c'est juste que la personne en face voyait qu'il pouvait aller sur ce terrain. Tu te souviens comment tu, sur ce chemin d'assumer, qu'est-ce qui s'est passé ? Pour les pieds ou ? Bah ouais, plus généralement pour ta sexualité sexuelle.
on va dire le côté domi soumi c'était beaucoup moins tabou je trouve en tout cas même quand tu regardes des vidéos etc alors que le côté pied c'était plus tabou donc ça a été plus dur et comment c'est venu c'est juste qu'à force d'oser en parler parce qu'au début je me lançais c'est à dire que j'étais tout stressé etc donc j'osais et au fur et à mesure quand je voyais leurs réactions ou qu'ils s'en foutaient clairement je me suis dit il faut que je m'en foute aussi quoi
t'en as parlé déjà à des gens hors hors sexualité donc là sur ce podcast c'est la première fois que t'en parles hors sexualité ouais ou sur les pieds ouais
Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ? Que là je me livre sur le podcast ? Je sais pas. Je sais pas. Bah si tu sais. Bah pourquoi ? Bah bien sûr que tu sais parce que sinon on n'aurait pas fait un pré-entretien, tu serais pas venue en voiture. Je… ça me dérange… enfin c'est pas que ça me dérange pas, c'est juste que…
Je voulais en parler pour normaliser un peu plus le truc. On va s'arrêter là pour la première partie. Dans la deuxième, justement, je vais te demander ce que tu penses de ma petite hypothèse tandis que je préparais cet entretien. Normaliser ?
Et où, ce que tu as dit, normaliser et où reprendre un peu le pouvoir. Je trouve que ces sexualités considérées hors des normes, parce qu'en fait, la norme, qui la décide ?
Bon, mais du coup, le côté un peu plus kinky, le côté plus BDSM, le côté plus non conventionnel, il y a un moment donné où on est un peu dans un placard, quoi. Et où on peut être dans des situations à devoir le cacher, avoir peur d'être rejeté par l'autre, etc. Et moi, je me demande si c'est pas ça que tu viens faire au micro, quoi. D'accord.
mais non t'es pas du tout inspiré par mon hypothèse reprendre le pouvoir ça me parle pas trop le fait de normaliser ça me parle un peu plus après je conçois que quand on parlait un peu de cette norme qu'il y a beaucoup plus de personnes enfin il y a moins de personnes plutôt qui kiffent les pieds donc c'est peut-être pour ça qu'on parle de normes mais normaliser dans le fait que oui il aime les pieds on s'en fout
plus dans ce sens là et puis reprendre le pouvoir peut-être inconsciemment bien inconsciemment mais là pour le moment ça ne me parle pas ça ne te parle pas mais c'est très bien rendez-vous dans la partie 2 Léo ça marche ça te va ? ouais trop bien tu veux qu'on fasse une petite pause pipi ? non c'est bon tiens on n'a pas parlé de pipi c'est pas mon kiff bah on enchaîne alors