*Live en public 3/3* Galères d’érection-éjaculation : les auditeurs racontent et 3 astuces du sexothérapeute

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Avec Denis Trauchessec sexothérapeute, Thomas médecin du 190 et 25 auditeurs à Paris, on parle des galères à bander, pénétrer et éjaculer sans injonctions :

  • Le sexothérapeute détaille la position où le passif gère lui-même le rythme à califourchon : Victor confirme que c’est devenue sa préférée
  • Au cliquetis, huit mains se lèvent pour qui la capote fait débander : pour André le blocage tient surtout au manque de lien, pas au latex
  • Ne pas réussir à éjaculer dans l’autre vient souvent d’un excès d’altruisme : se reconnecter à ses propres sensations aide à passer le plafond de verre

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Les conseils du sexothérapeute

Denis Trauchessec est sexothérapeute : invité de ce live avec le médecin Thomas du 190, il partage trois astuces concrètes contre les galères d’érection et d’éjaculation.

Comment éviter de débander au moment de mettre la capote ?

Pour Denis Trauchessec, sexothérapeute, le problème est surtout le stress et l’injonction à aller vite. Il conseille de s’entraîner à enfiler une capote pendant la masturbation, pour que le geste devienne familier et s’intègre à l’excitation. Laisser d’abord l’érection bien s’installer, et seulement ensuite poser la capote, aide aussi à ce qu’elle tienne.

Quelle position facilite la pénétration quand on stresse de bander ?

Pour Denis, sexothérapeute, l’actif s’allonge sur le dos et le passif se met à califourchon ou à genoux, à 45 degrés, pour gérer lui-même le rythme. L’actif se concentre alors uniquement sur ses sensations pendant que le passif stimule son torse, son cou ou ses oreilles. Beaucoup de passifs trouvent en plus très excitant de mener la danse.

Pourquoi je n’arrive pas à éjaculer dans mon partenaire ?

Pour Denis, sexothérapeute, dans huit cas sur dix la personne est trop altruiste : concentrée sur le plaisir de l’autre, elle se coupe de ses propres sensations et bute sur un plafond de verre. Il conseille de revenir au toucher et à sa respiration, de s’autoriser des moments égoïstes, et d’introduire des temps de pause pendant le rapport pour se reconnecter.


On en parle dans cet épisode

  • 🏥 Le Spot Beaumarchais : le centre communautaire de santé sexuelle de l’association AIDES qui accueillait ce live, dépistage, PrEP et accompagnement chemsex Voir le site.
  • 🏥 Le 190 : le centre de santé sexuelle où exerce le médecin Thomas, présent ce soir-là, dépistage, PrEP et suivi sans jugement Voir le site.

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Lire la transcription de cet épisode
Je vous souhaite la bienvenue sur le tout premier épisode enregistré en live Si les gens entendent que c'est un peu plus mou, c'est que nous sommes dans la deuxième partie. Qu'il est 22h30, qu'on est un peu fatigués. Bon, je rappelle le concept de l'épisode, bien entendu. Nous sommes 25 ici, avec deux magnifiques experts. Denis, qui est sexothérapeute. Thomas, qui est médecin au 190. Thomas que nous connaissons dans les autres épisodes, tel les morpions, tel la sodomie, tel le lavement. Et il est très fier. Non ? Nous sommes accueillis par le Spot, qui est une super asso et ici un centre de santé sexuelle LGBT. Je crois que j'ai dit tout ce que j'avais besoin de dire. Et je suis très heureux d'accueillir Maxime. On peut tenter un autre ? Parce que là, c'est quand même très… On peut tenter, je ne sais pas, une autre… Des applaudissements, ça va. Ah ouais. Maxime ! Maxime, je te présente comment ? Humoriste, stand-upper. C'est très bien, oui. Maxime fait du stand-up sur Instagram. Absolument. Je te laisse. C'est toi qui me racontes. Oui, merci, Guillaume, de m'avoir proposé de participer à ton podcast qui dédramatise la sexualité à travers la parole, notamment pour les hommes gays. Mais pas que. T'as aussi des femmes qui t'écoutent, tu m'avais dit. Moi, ça tombe bien. Je suis un homme et je suis très, très gay. Pour donner une idée aux auditeurs, moi quand je suis né, il paraît que j'ai demandé à l'équipe médicale « Qui a du poppers ? » Puis quoi de mieux pour dédramatiser qu'un peu d'humour ? Tout passe mieux avec une bonne blagounette. Et du lubrifiant, comme on l'apprend dans tes entretiens, Guillaume. Bon, tu m'avais dit qu'on parlait de santé sexuelle, moi j'ai choisi de vous parler d'une révolution dans ma vie sexuelle, l'autre pilule bleue, la PrEP. La fameuse PrEP. Alors, je découvre les choses que je suis censé dire à Maxime, donc je vais le faire de façon très naturelle. Ah, la fameuse PrEP, tu nous rappelles ce que c'est ? Merci pour cette relance, Guillaume, spontanée. La PrEP, ça veut dire Pre-Exposure, Prophylaxis, comme disent les Américains. Prophylaxie, Pré-Exposition pour l'Académie française. Alors, rien à voir avec une activité qu'on ferait avant d'aller au musée. Pré-Exposition, non ? Oui, non, je ne l'avais pas, mais aussi… Non, c'est un traitement antirétroviral à destination des personnes séronégatives qui se prend avant, après un rapport sexuel. En cas d'exposition au VIH pendant le rapport, le médicament empêche le virus d'infecter vos cellules. Il faut se figurer plein de petites Elisabeth Born dans le sang. Crédit au VIH 49.3, 49.3, 49.3. Donc plus de débats possibles, le virus rentre chez lui. Je ne suis pas sûr de cette analogie. J'adore. Tu as placé de la politique dans cet épisode. Je suis très heureux. Évidemment. Mais je ne devais pas te relancer comme ça. Je devais te dire. Mais quand as-tu commencé à toi prendre la PrEP ? Après une sombre histoire d'accident de préservatif, il y a quelques années, avec un homme très sympathique. Je ne rentrerai pas dans les détails parce que mes parents suivent ma carrière. On a fini aux urgences à 2h du matin pour se faire prescrire le TPE, le traitement d'urgence post-exposition. Les urgences de l'hôpital Saint-Louis, à 2h du matin. C'est pas l'endroit le plus romantique. Surtout la pharmacie de l'hôpital, dans laquelle on a dû aller chercher nos pilules. Sous-sol mal éclairé, couloir vide, des néons à moitié cassés qui projetaient une lumière homophobe. Dans la soirée, ça a commencé comme un remake de Fifty Shades of Grey. Ça a fini en American Horror Story. Tu sais, la saison 2 dans l'asile glauque. Non, franchement, moi, je suis ressorti de là. Je me suis dit plus jamais ça. Et donc, j'ai pris rendez-vous pour me faire prescrire la PrEP. Mais Maxime, comment ça a changé ta vie sexuelle ? Ah, la tranquillité d'esprit, Guillaume. Pour quelqu'un qui vit en couple avec ses angoisses, ça change la vie. Moi, j'ai 35 ans, alors j'entends au moment où je dis cela que le public s'exclame « Oh là là, on dirait pas, il fait hyper jeune ». Et je le dis à tes auditeurs, Guillaume, c'est vrai, je fais très jeune. Mais je suis quand même né à la fin des années 80. Et ma génération a fait son éducation sexuelle dans l'ombre de la peur du VIH, la peur de l'attraper, la peur d'en mourir aussi. Parce qu'à l'époque, c'était un peu l'issue dans mon esprit. Bon, moi, dans ma vie sexuelle avant la PrEP, la protection principale, c'était… Le préservatif, évidemment, totalement efficace contre les IST, les MST. A priori, ça doit être suffisant pour se rassurer. Alors moi, je ne sais pas vous, mais quand on me dit « vas-y, c'est efficace à 99,9% », je fais un peu partie des gens qui pensent « il reste quand même 0,1%, non ? ». Je faisais des tests tous les six mois pour me dépister, mais même en ayant fait attention, etc., quand j'attendais les résultats, je stressais, mais comme avant une interro que je n'avais pas révisée. Alors au moins avec la PrEP, si elle est bien prise, je peux enfin vaquer à mes occupations de HSH en me libérant de cette peur. Bon, maintenant, ma seule angoisse dans la vie, c'est recevoir une notification de trop perçu pour l'emploi. HSH, ça veut dire quoi ? Hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes. Dont tu fais partie. Absolument. Mais pour autant, la PrEP ne fait pas l'unanimité. Tu m'as écrit des phrases de merde quand même, Maxime. Pour autant, la PrEP ne fait pas l'unanimité. Qu'est-ce que tu penses des critiques sur ce traitement ? Non, franchement, je n'ai pas un bon rôle. Non, mais comme tu étais d'accord pour préparer cette chronique… Non, je déconne. Non, tu voulais découvrir mes questions. Non, j'aime beaucoup, j'aime beaucoup. Elles sont pertinentes. Et très bien écrites. Et en tout cas, elles me permettent d'introduire cette réponse. Non, mais une décriture que moi, j'entends le plus, en tout cas, c'est de dire que la PrEP, ça entraîne une baisse de l'usage du préservatif et donc une recrudescence des autres IST. Alors, moi, dans le parcours PrEP, c'est vrai que les médecins, ils nous le répètent. C'est un moyen de prévention, mais parmi d'autres. Et on peut l'adapter à ses pratiques en continu, à la demande. L'important, c'est de bien la prendre. Et puis, prendre la PrEP, ça ne signifie pas forcément enlever la capote. C'est à chacun de juger ce qui est bénéfique pour lui. Moi, par exemple, j'utilise toujours le préservatif, même avec la PrEP, mais je ne finis plus aux urgences. Donc, dans le cadre de mes pratiques, je considère que c'est tout bénef, quoi. Puis alors, concernant les autres IST, MST, bon, on oublie aussi qu'un des aspects fondamentaux du suivi, c'est du dépistage complet tous les trois mois. Autrement dit, si vous chopez la trinité chlamydia gonorrhée syphilis, ça ne passera pas inaperçu. Et c'est rien qui ne puisse pas être soigné par une petite piqûre dans les fesses. En tout cas, c'est ce qu'on m'a raconté. Et puis, ces rendez-vous de suivi, c'est aussi l'occasion de poser des questions sans crainte d'être jugé sur ces pratiques. Je pense qu'on est peut-être beaucoup à avoir des expériences malheureuses avec un médecin de famille qu'on soupçonne d'être adhérent à la manif pour tous. Pendant les rendez-vous prêts, c'est comme dans ton podcast, Guillaume, on peut parler de la fois, on a sucé un acteur porno à Seedgesse. Sans avoir peur d'être jugé. Et puis ça, c'est précieux. Donc oui, il y a des critiques. Moi, je ne les juge pas. Mais bon, en ce qui me concerne, je vais continuer ma petite révolution sexuelle. Merci Maxime. Et je laisse la place au vrai médecin, cette fois-ci. J'espère que tu reviendras. Avec plaisir. En plus, franchement, je m'attendais à ce que tu sois beaucoup plus méchant avec moi. J'avais peur. Mais non, franchement, à part juste que j'ai su que c'est un acteur porno, ce n'est pas une chronique à propos de moi. Que tu as dit publiquement. Et je tiens à dire à tout le monde que je suis quelqu'un d'adorable. Voilà. On peut te suivre sur l'Instagram. Maxime fait du stand-up sur Instagram. Et en plus, j'ai un petit spectacle en ce moment que je joue avec un autre ami comédien. Il parlera peut-être moins de PrEP, mais je parle quand même de moi. Donc, suivez-moi. Parce que demain, ton spectacle est intégralement complet. Mercredi, oui. Signe de ton succès. Absolument. Phénoménal. Oui, j'utiliserai ce mot. Du coup, les prochaines dates, c'est en janvier plutôt. On a une date en décembre et sinon, ce sera plutôt l'année prochaine. Génial. Merci Maxime. Merci Guillaume. On reprend place. J'avais fait mes tests micro, Denis était assis à cette autre place. Il faut que vous changiez. Vous n'avez pas la même bouche, vous n'avez pas le même corps. Je suis très observateur. Ok. Dans l'épisode précédent, on s'est dit plein de choses sur la pénétration, les blocages, l'éjaculation, etc. On va terminer ça. Victor fait le signe de la pénétration. Voilà. Je sens que ça va partir en déconnade. On avait Colin, et j'aimerais qu'on passe le micro à Colin. Tu voulais réagir, est-ce que tu te souviens de ta bafouille ? J'ai l'impression que j'ai entendu beaucoup parler d'injonctions, de blocages, de trucs où on est plein à se reconnaître là-dedans, d'après les réactions. Et moi le podcast me fait du bien aussi pour ça, pour me rendre compte que tout n'est pas simple pour tout le monde. Et du coup, je me dis, j'ai l'impression qu'on est des fois hyper seul avec toutes ces questions. Et ce podcast m'a fait du bien pour ça. Je l'ai partagé avec des gens à qui je pensais que ça pouvait faire du bien comme moi. Et dans les relations que je peux avoir, des fois, ça m'aide juste de dire, là, je suis en difficulté. Et ça me fait penser à ce que tu dis souvent, tu parles souvent de vulnérabilité. Moi, ça me touche vachement quand moi, on me fait cette confiance-là, quand on me dit, là, en vrai, il y a un truc qui bloque. Est-ce qu'on peut s'arrêter ou en parler ? ouvrir la discussion moi ça m'aide et ça me détend et il y a même des fois où je me suis rendu compte que moi j'étais pas bien que l'autre était pas bien qu'on se disait rien et qu'enfin il y en a un des deux qui dit en fait là c'est un peu chelou et après bah soit ça fait un super moment de de sexualité ou même pas mais en tout cas juste plutôt que repartir enfin pas bien moi ça m'est arrivé de repartir pas bien parce que j'avais pas su dire j'ai vécu un moment pas cool et c'était pas chouette et juste quand j'arrivais à le dire bah ça change tout et des fois ça transforme vraiment le moment Est-ce que tu as des exemples de comment ça change le lien ? Est-ce que parfois tu as été rejeté ? C'est-à-dire que toi tu essaies de mettre des mots et la personne en face… J'ai l'impression que si on me rejette pour ça, je crois que j'ai besoin d'un cadre bienveillant. Je rencontre des gens dans différents contextes, plus ou moins directs. Je ne suis pas dans le même cas que tout le monde aussi. J'habitais à la campagne dans un village de 450 habitants. Je ne suis pas parisien du tout. donc les rencontres, enfin je me rends compte que ce que j'entends évidemment c'est pas tout à fait les mêmes les mêmes façons de faire mais bon je viens en ville aussi de temps en temps et voilà mais c'était quoi ta question ? tu veux dire que, bah en fait beaucoup de gens parlaient de Grindr parce qu'à Paris où on est Grindr t'ouvres t'as plein de gens ce que je comprends c'est que toi quand t'ouvres Grindr là où t'habites il y a peu de gens donc du coup tu rencontres les gens différemment c'est ça ? ouais ouais c'est plus ou moins direct de la même manière sauf que souvent il faut que je prenne ma voiture enfin Qu'on discute peut-être un peu plus avant. Pour le coup, pour pouvoir comparer un peu les deux, je vois que c'est très différent. Mais dans les deux cas, j'ai besoin de gens avec qui je me sens dans un truc bien vivant. Et du coup, ramène-moi à la fois où tu as osé dire, en fait, je ne passe pas un moment où, attends, là, tu as mis des mots, en fait. Qu'est-ce que ça a changé dans ton lien à la personne ? Je sais pas comment le décrire mais pour le coup là j'ai le souvenir de quelqu'un que je sentais en difficulté et où j'ai pu dire peut-être qu'il y a un truc qui va pas et où ça a détendu totalement la situation pour les deux et où je sais pas. parce que du coup la personne s'est mise à oser dire bah ouais en fait c'est ça qui va pas ou qu'on puisse se dire mais en fait si ça c'est un problème en vrai c'est pas grave tout à l'heure je crois que c'est toi qui as dit aussi des fois j'imagine que l'autre il pense qu'il veut qu'il y ait pénétration et en fait ça se trouve des fois non et en fait on est deux ou plus à se mettre la pression pour se dire l'autre attend ça ou moi je vais pas être à la hauteur alors que ça se trouve on est pas attendu du tout je trouve ça fou comment on peut se raconter des trucs dans la même pièce au même moment et on est pas du tout sûr de ce que l'autre fait grave Moi, ça m'inspire beaucoup. Moi, j'adore. Merci. Est-ce que quelqu'un… C'est le dernier moment de dire un truc sur ce magnifique sujet. Et sinon, car je vois aucune tête bouger, ils sont en train de s'endormir. Et après, s'il y a encore quelqu'un, mais sinon, après, Denis va nous donner des astuces. Moi je voulais revenir sur le témoignage de Victor. De l'épisode précédent. Voilà. Sur cette appréhension et cette difficulté à apprendre quelqu'un. Donc je vais essayer de faire court. Mais moi j'étais quasiment uniquement passif à mes débuts. Et je le suis toujours mais après je suis devenu versatile. et je me mettais une pression complètement dingue dans la pénétration de l'autre, et donc je perdais tous mes moyens. J'ai fait une formation à la pleine conscience pour m'enlever du stress, parce que j'étais quelqu'un de très stressé, et déjà ça, ça m'a aidé beaucoup d'être moins stressé. Et après, tu en parlais, mais je pense que l'expérience, ça marche ! C'est-à-dire que tu peux te trébucher une fois, deux fois, trois fois, mais si tu continues, alors il ne faut pas se forcer si on n'en a pas envie, mais si tu continues, à un moment, tu as confiance en toi. Et là, moi, toutes les portes se sont ouvertes à partir du moment où j'ai eu confiance en moi. Donc, ça veut dire que j'ai eu des réguliers sympas. Au début, je leur disais « je te préviens, je ne sais pas si je suis arrivé ou pas ». Et donc, j'avais quelqu'un d'ouvert en face de moi. Donc ça, ça m'a beaucoup aidé. Et après, ce qui m'aide beaucoup aussi, c'est que ce n'est pas la pénétration j'arrive et j'encule. C'est-à-dire que ce que j'ai découvert, c'est manger un cul, ça m'excite terriblement. Et c'était une ouverture, un accès à l'excitation. Et du coup, tu ne penses plus à tes problèmes ou à tes… à tes appréhensions parce qu'en fait tu es en train de prendre vachement de plaisir et du coup la pénétration c'est vrai que si je pénètre quelqu'un je vais beaucoup lui toucher les fesses je vais beaucoup lui manger les fesses et tout ça c'est des trucs qui sont des hyper excitants pour moi et du coup après c'est tu bandes et t'as pas de problème d'érection un parce que t'as baissé ton niveau de stress et deux c'est des genres de préliminaires qui peuvent être hyper excitants et après t'es très content parce que Tu peux avoir un plan, tu marches pour aller dans la rue, pour aller rejoindre ton gars. Tu as pendant une seconde en disant, j'espère que… Mais si, mais oui, mais oui, ça marche. Parce que tu l'as déjà fait, tu l'as déjà expérimenté beaucoup. Et donc, tu passes au travers comme ça de… de difficulté, un blocage, quoi. Tu te souviens comment… En fait, c'est vachement intéressant ce que tu dis, c'est dans le tableau du plaisir, tu vas, avec l'expérience, chercher un peu quelle couleur fonctionne pour toi, quoi. C'est un peu ce que j'ai compris. Quand tu dis… Ce que je voulais dire, c'est… Tiens, j'aime bouffer un cul et je me rends compte que ça m'excite de ouf et donc ça m'aide après à avoir le reste du rapport. Comment t'as découvert ça ? L'expérience dont tu parlais, c'est-à-dire j'essaye tout un tas de trucs… Et puis, un jour je comprends que ça marche. Tu ne te souviens pas ? Je ne pourrais pas te dire. C'est sûrement un partenaire qui m'a ouvert à cette possibilité, un régulier. Qu'est-ce qui t'a donné l'énergie de vivre ces expériences ? C'est-à-dire, c'est un endroit assez inconfortable où tu n'es pas sûr de pouvoir performer comme il faudrait ? Parce que quand je prends, ça m'excite terriblement. C'est un plaisir très très fort. D'ailleurs, j'ai un deuxième truc qui est, du coup, je prends tellement de plaisir que… Il faut que je prenne mon temps pour que ça n'aille pas trop vite. Il y a une genre d'hyperexcitation presque. Donc toi, tu n'avais pas de blocage avec ton érection ou ton éjaculation ? C'était l'appréhension, le manque de confiance et la peur de ne pas réussir. Mais ce qui te tenait à quand même essayer de pénétrer quelqu'un, c'est que quand tu y es arrivé, c'était délicieux. C'est ça, c'est qu'il y a un peu un graal, il y a un peu un objectif que le cerveau… Merci. Laurent, qui a écrit son nom en tout petit sur son étiquette, qui met au défi mes yeux. Mais que t'arrives à lire. Mais que j'arrive à lire. Dans tout ce que j'ai entendu depuis tout à l'heure sur la difficulté d'être pénétrant et de maintenir une érection, on a parlé beaucoup d'injonction, de la performance, de la peur, etc. Parce qu'on a… Un peu moins évoqué, c'est ce que j'ai l'impression. Pour moi, je vais ramener à mon expérience personnelle, t'inquiète pas. C'est de dire la différence entre la nature de ton désir. Est-ce que c'est un désir intellectuel ? Est-ce que c'est un désir fantasmé et confronté avec la réalité ? Moi, je suis passif. J'aimerais beaucoup être un super actif. L'image me plaît bien. Techniquement, ça ne marche pas. Je déborde à chaque fois. Est-ce que c'est un blocage ? A chaque fois, j'ai entendu le mot blocage. Je vais peut-être faire dix ans de tranche de psychanalyse pour savoir si c'est un blocage ou si c'est juste parce que j'aime pas trop ça ou moins ça. Mais tu veux répondre à la question ? Tu veux répondre à la question que tu poses ? Pour toi, c'est un blocage ou c'est juste une part de toi ? Pour moi, c'est pas un blocage. Voilà. Enfin… J'en sais rien. Peut-être que ça va évoluer et peut-être que c'est maintenant. Est-ce que tu ressens une forme de détresse et ou de déception ? Non, pas du tout. Mais par contre, avant, j'avais l'image, mais c'était l'image d'être passif, de tout ce que ça peut véhiculer. Tu voulais dire actif ? Non, l'image du passif. Ah non, pardon. Ok, excusez-moi. Et donc, inversement, le désir d'être actif… C'est quoi l'image du passif dans ta tête ? On va tomber dans des grosses idées communes, mais l'image éthérénormée du passif, c'est celui qui va se laisser faire. Et moi, là, ce que j'ai découvert, c'est que dans les kinks, on peut être… et pénétré et demi et question de personnalité, question d'envie question de ne pas se laisser faire et ça ne pas se conformer aux images préconçues qui flottent un peu partout et les expériences font que moi par exemple je sais plus qui disait ça tout à l'heure mais faire des rencontres au Sona j'ai eu l'occasion de rencontrer des mecs qui me plaisaient beaucoup Un autre passif. Ah merde, on arrête là ? On a essayé. J'ai essayé de l'enculer. Ça n'a pas marché. Eh bien, ça s'est bien fini. On a pris du plaisir ensemble. On a découvert d'autres choses. De la sensualité. On a joui. Et ça s'est bien fini. Alors, j'aurais bien aimé être pris. Je pense que lui aussi. Mais ce n'est pas grave. Donc, juste s'autoriser aussi à dire « je me branle, j'ai envie de quelque chose, je fantasme sur quelque chose ». Et ça colle pas forcément au goût au moment présent. Ben ouais. Voilà. Cliquetis, cliqueta. Denis. Oui ? On va finir ce sujet avec les dernières meilleures astuces de l'univers. Il y a zéro pression de performance. Normalement, avec les injonctions que je viens de te donner, tu perds toute ton érection d'interviewer. Je ne sais pas comment tu rattrapes ça, mais vas-y, rebondis là-dessus. Je vais me détendre et puis ça va repartir tout seul. Est-ce que tu veux que je t'aide ? On a trois types d'astuces. On veut parler de « je mets la capote et je débande » qu'on fait, qui a été abordé dans l'épisode précédent. La deuxième, c'est « tu as des positions facilitantes ». Moi, je suis très curieux de ça. Et la troisième, c'est sur les enjeux d'éjaculation, dont on a pas mal parlé. Tu veux commencer par laquelle ? Par la position facilitante ? Bien sûr ! Donc oui, on parlait par malteur dans l'épisode précédent du stress, de l'injonction à la performance. L'idée c'est que potentiellement l'agent pénétrant peut être, ça a été cité dans l'épisode précédent rapidement, mais… T'as dit l'agent pénétrant ? Oui, l'élément pénétrant, l'agent pénétrant. On est des êtres humains quand même. L'agent pénétrant. Je lave mon discours théorique. Donc la personne qui pénètre. La personne pénétrante peut laisser les rênes au passif. C'est-à-dire que ce n'est pas à l'actif de faire tout le boulot aussi. Et une position facilitante serait que l'actif soit sur le dos. allongé et que le passif prenne la position de l'andromaque, c'est-à-dire à Califourchon, les mains posées sur les pecs pour être à 45 degrés et gérer lui-même la pénétration à son rythme. Alors, je ne sais pas comment vous vivez cette position, mais moi, je ne fais pas assez de sport et assez rapidement, je galère. Non, mais en vrai, on est dans le concret. On ne me laisse pas tout seul. Julien dit oui, oui, oui. Victor ? Moi je crois que c'est ma position préférée. Mais tu tiens et tout, donc tu fais en gros des squats ? Non, ouais un peu, je sais pas, pour moi c'est pas hyper, je trouve pas ça hyper sportif, mais moi je trouve ça ultra vexant. Non, non, mais ok, toi ça marche. Julien, t'étais plus d'accord avec moi, donc on va passer le micro à Julien. Moi je suis hyper d'accord avec toi, c'est hyper inconfortable. J'ai l'impression de faire du sport de ouf. En vrai, Victor, il fait du sport. Les dimanches matins, il fait ses trucs. Je connais Victor. On n'est sans doute pas pareil. Mais ça reste quand même une bonne idée. Après, je ne peux aussi pas me mettre à Califourchon, mais je peux me mettre, comment on dit ? En fait, mes genoux sont sur le matelas. Vous voyez ce que j'essaie de dire ? À genoux, quoi. Voilà, merci. Je peux me mettre à genoux. Mais c'est ça, là ? Ah, je ne suis pas… Tu n'es pas en squat accroupi. Ah, parce que moi, je parlais de l'accroupi. Bon, excusez-moi, ça n'a aucun intérêt du coup. Le passif est à genoux sur le matelas. Les mains posées sur les pectoraux pour être à 45-50 degrés. Et il gère le mouvement, non pas de haut en bas, mais en diagonale. Ah, merci. Ok, je n'avais pas compris. Donc ça, c'est la meilleure position facilitante pour penser à autre chose. Et pendant ce temps-là, la personne pénétrante doit se concentrer uniquement sur ses sensations physiques. D'où le fait que le passif doit, à ce moment-là, caresser, stimuler, toucher les tétons, faire tout ce qu'il peut pour vraiment faire monter l'excitation de l'actif. Et comme ça, l'actif est tranquille. Il prend son temps, il se concentre sur ses sensations à lui, et hop, ça passe tout seul. Il y a pas mal de gens… Non, je devrais pas commencer cette phrase comme ça. J'ai eu des témoignages de personnes qui apprécient beaucoup qu'on les caresse dans le cou. Donc cette position permet d'accéder à les oreilles aussi, c'est un endroit de… Donc oreilles, cou, parce qu'après tétons, mais après tu dis caresser, je peux pas… Les pieds, je peux ou pas ? Tu peux faire les aisselles, tu peux faire les épaules, chaque personne a des zones particulières ? Mais je sais qu'on les cite. On est sur un podcast qui sert à ça en fait. On est d'accord ? La communauté, les gens là, on cliquetit. Position facilitante. Génial, merci. Louis ? Et j'ajouterais que je pense que pour pas mal de passifs, c'est très excitant de se retrouver dans cette position, un petit peu de dominer en tant que passif, ce qui n'est pas forcément classique, on va dire. Et notamment, je pense qu'il y a le truc de reprendre un peu le contrôle aussi. Après, c'est sympa aussi pour certains passifs d'être dans un truc de soumis, mais ça peut être sympa de changer. Tu es le porte-parole de tous les pénétrés du monde. Non, je ne suis pas en parole de ma propre sexualité. Et je me rends compte de plus en plus qu'à la base, j'étais plus dans le truc d'être dominé, etc. Et qu'en fait, aujourd'hui, je prends quasiment de plus en plus de plaisir aussi à être dans une position de passif dominant parce que aussi, parfois, j'ai l'impression que je fais le job mieux. Alors, j'exagère, mais que ça se passe bien comme ça. Oui, bien sûr. Victor, tu voulais ajouter quelque chose ? Ouais, je voulais ajouter que moi je trouve que cette position-là, l'avantage au-delà de dominer ou pas, l'avantage que si je me fais pénétrer comme ça, je contrôle le rythme. Moi j'aime pas du tout quand on me baise vachement rapidement et de manière très saccadée. genre tu sors et tu rentres vachement vite donc là j'ai vachement plus de plaisir comme ça parce que je peux contrôler le rythme en tant que pénétré je contrôle le rythme et du coup ça va plus doucement que ça pourrait aller et moi je trouve ça vachement satisfaisant du coup Oui, c'est ça. C'est que si moi, je veux pénétrer quelqu'un pour lui vendre cette position, je peux rappeler l'argument de Victor, que du coup, la personne… Par exemple, oui. Après, chacun a des goûts différents. Mais Victor, c'est ton discours et tu as le droit. C'est ton témoignage. On passe à la suite ? Capote ? Alors, capote. Capote. On avait, dans l'épisode précédent, André, qui a valeureusement partagé son… Mais je crois que, juste en termes de cliquetis, pour qui ça impacte l'érection de mettre une capote ? On a 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Alors, il y a une astuce qui marche très facilement, qui n'est pas hyper funky à faire, mais qui fonctionne bien. C'est de se masturber avec des capotes. C'est-à-dire que vous commencez votre masturbation classiquement, et puis une fois que vous êtes bien lancé, petite pause, vous mettez la capote et vous continuez à vous masturber avec la capote. Donc là, je suis dans le rapport sexuel ? Je suis dans ta masturbation personnelle. Ok, d'accord. C'est un entraînement. C'est-à-dire que finalement, le fait de mettre la capote va prendre place dans l'axe ou dans le fantasme. Et donc, au moment de le mettre après pendant le rapport… Ça sera une suite logique qui aura déjà été répétée plein de fois à la maison. Et donc, ça peut passer plus facilement. Crème. Ça peut passer crème. En tout cas, ça passera pas, c'est sûr, avec la capote. Mais l'idée, c'est que… Ensuite, ça peut être aussi inviter le partenaire à nous mettre la capote. C'est-à-dire que c'est pas que l'actif qui met sa capote. Attends, André, tu veux réagir ? Est-ce qu'on peut passer le micro à André ? Moi, des fois, j'ai des soucis pour mettre la capote. Des fois, ça prend trop de temps. Je ne suis pas très doué à ça, entre guillemets. Des fois, je confonds les côtés. Ce n'est pas le beau côté, c'est l'autre. Mais parce que pendant le moment, tu dis vite, vite, vite, il faut que je mette ma capote. Parce que si je te donne 15 minutes pour mettre une capote, c'est aussi compliqué. C'est ça. 15 minutes, c'est pas trop. Et au moment où je demande justement au partenaire de la mettre, c'est mieux. C'est mieux, je me sens mieux quand c'est l'autre personne qui la met. Donc moi-même, je… Mais juste, j'ai envie de comprendre, c'est que tu ouvres le sachet, et après, ce qui est en effet, je trouve, toujours un peu bordel, c'est dans quel côté elle se déplie. Oui, et là, je déroule, je n'arrive pas à… Bon, des fois, ça ne déroule pas, et bon, je suppose que c'est l'inverse, et tout change. C'est un peu gênant, parce que l'autre est là, il attend… C'est-à-dire qu'il te dit ? C'est dans ta tête ? Non, de ma tête. Parce que lui, il ne te dit pas genre « putain, un gars, ça fait une minute que j'attends ». Non, c'est ça, oui. Il ne dit pas, c'est de ma tête qu'il faut que je sois plus efficace. Après, cette astuce, ça marche vraiment lorsqu'on a confiance dans le partenaire. C'est-à-dire qu'il faut que le capote soit bien mis. Et ça, il faut être sûr qu'elle soit bien mise. C'est-à-dire, l'astuce, c'est le partenaire qui met la capote. C'est-à-dire que si c'est un plan cul, ça peut être un peu risqué de confier sa protection à quelqu'un d'autre. Oui. Parce que je ne peux pas vérifier, si je suis dans le noir, je ne peux pas vérifier. Si il met à l'envers, si ça craque, s'il n'enlève pas la bulle d'air au bout, ça peut être mal mis. Une capote, il faut bien la mettre. Donc si c'est un partenaire régulier, potentiellement ça peut être faisable, après si c'est un partenaire ponctuel, on est chacun insouciable de sa protection, c'est pas au partenaire de le faire. Ouais, c'est intéressant parce qu'on revient aux injonctions, c'est-à-dire ce que j'entends dans ce que tu dis, André, et que moi, je partage tout à fait, c'est que je me mets la pression pour vite mettre cette capote, alors qu'en fait, c'est dans ma tête. Il peut bien attendre deux secondes, quoi. Oui, tu peux même lui demander de s'occuper d'autre chose. Le ménage, la cuisine. Te lécher les oreilles, te lécher les fesses. André, ça te dit ou pas ? Oui, mais justement pour cela, il faudrait un peu d'intimité, de complicité. Avec un plan cul, je pense pas que ça… Peut-être oui, mais bon, j'ai jamais essayé. Et si tu n'avais aucun problème et que juste ton corps et ton esprit a besoin de liens et de confiance pour avoir un rapport sexuel ? Et que c'est juste… Pas un souci, quoi ? Non, non, au contraire. Par rapport au sexuel, aucun souci. Mais par contre, pour faire des caresses ou dormir ensemble, là, c'est une autre chose. Pour moi, il faut avoir une intimité. C'est plus un lien plus fort, en fait, que juste le sexe, proprement dit. Et ce que je veux dire, c'est que le moment où tu es avec un partenaire et tu te mets une injonction qui te fait débander à cause de la capote, peut-être que la capote n'a rien à voir avec là-dedans, avec le problème. Le problème, c'est comme tu n'as pas de lien et de liant avec ce partenaire… tu te crées une injonction tu te mets la pression et que du coup si tu connaissais mieux la personne tu n'aurais pas d'injonction oui je pense oui je trouve que ça revient vachement où on se dit ah putain dans cette situation là où j'ai des injonctions ça marche pas comme si on avait un problème à régler Mais peut-être qu'en fait, simplement, on est des êtres humains. En tout cas, les gens qui ressentent ça, c'est juste qu'ils croient que… Enfin, on croit, je crois que je peux performer une sexualité sans connaître la personne. Genre, j'ouvre la porte, je connais même pas le prénom et j'attends d'être en capacité. Mais en fait, c'est juste pas possible pour ma personnalité. Enfin, tu vois, ce que j'essaie de dire, Denis, c'est dans quelle mesure je comprends bien le problème ? C'est-à-dire, moi je me dis, peut-être tout simplement, j'ai pas de problème. Peut-être qu'il n'y a pas de problème, ou alors peut-être que tu mettais la capote trop tôt aussi. C'est-à-dire que si tu ne laisses pas ton érection s'installer de façon dure et pérenne, au début, l'érection peut retomber plus rapidement que si tu laisses traîner un peu plus. Donc c'est des premières très riches. Si tu es sûr que tu es bien, bien, bien lancé, la pose de la capote sera aussi plus facile que si tu la mets trop vite dans le rapport. Après, oui, c'est encore une sorte d'injonction. Et puis en même temps, ça dépend aussi… l'habilité parce que ça peut être pas très agréable de mettre une capote est-ce que ta capote est à la bonne taille aussi déjà ouais ça peut être ça aussi André a un truc à dire à ce propos là T'es pas obligé. Non, c'est juste, oui, il y a aussi la question de la taille et aussi, pour moi, par exemple, si j'ai une relation stable ou c'est un plan cul régulier, par exemple, moi, je mets pas de capote du tout. En tout cas, c'est plutôt un plan cul que j'ai jamais vu les mecs dans la vie. Et voilà, c'est plutôt dans ce… et c'est pour ça que peut-être comme Guillaume t'as dit peut-être c'est la pression vu que je n'ai pas un lien avec la personne et ça peut cette injonction elle revient et ça bloque ça bloque tout donc ouais ma question c'était est-ce que le problème c'est vraiment la capote ou c'est juste les injonctions mais en tout cas ça peut être la capote aussi en fait le problème c'est le stress encore une fois il suffit de se dire ben la fois que j'ai voulu mettre une capote j'ai pas réussi à la mettre là tu te remets un coup de stress ça marche bien ça d'avoir un truc qui n'a pas bien marché et puis après le cerveau il te le resserre et il te dit je vois pas pourquoi là ça marcherait et t'es là ouais j'avoue et hop ça marche pas d'où le fait que le mettre dans la masturbation ça rassure sur le fait qu'on peut la mettre facilement qu'on sait la mettre etc c'est plus apprendre à le faire rapidement dans sa pratique perso quoi Alors on pourrait aussi conseiller d'éviter le problème et de dire bon bah je me protège des différentes IST, notamment avec la PrEP dont on parlait Maxime avant. Et donc j'ai plus de capote parce que je crée une autre façon de prendre soin de ma santé sexuelle. Mais moi j'ai un peu l'intuition que les injonctions qui m'empêchent, qui me font débander le moment où je mets la capote, en fait elles vont re-rentrer par la petite porte autrement, non ? Oui, puis encore une fois, le choix de la protection ne peut pas être un palliatif à un autre problème. C'est-à-dire que tu choisis ta protection en fonction de tes convictions et de tes besoins. Tu ne choisis pas ta protection pour détourner un problème. Oui. Enfin, à mon sens. Hum, hum. Denis regarde Thomas. Thomas, le médecin. Non, je ne suis pas franchement d'accord avec ce que tu viens de dire, Guillaume. Je suis désolé. Mais ne sois pas désolé. Parce que la capote, elle protège aussi psychologiquement dans plein de situations. Et donc, décider de mettre une capote, c'est aussi un choix de se protéger. ok du VIH mais des IST et puis si André t'as décrit que c'était que avec des plans cul c'est qu'il y a bien une raison c'est qu'il y a une confiance que la capote que t'acquières avec la capote oui tout à fait moi je suis un peu parano par rapport aux IST justement en tout cas moi ce que je voulais dire c'est que on est en train d'essayer de trouver des façons pour je débande quand je mets une capote je pense qu'il y a des auditeurs qui peuvent se dire bon bah du coup ne mettons pas de capote et qui peuvent se dire bah je mets pas de capote mais je prends soin de ma santé sexuelle autrement et ça c'est l'affaire de chacun et j'entends tout à fait ce que Thomas t'as dit et moi mon message principal c'était je pense que c'est ce qui me fait débander les injonctions qui me font débander autour de la capote en fait elles vont réapparaître autrement dans ma vie sexuelle de toute façon c'est plus ça que je voulais dire Oui, même, ne serait-ce que par la personne passive en face qui va te dire « mets une capote ». Si toi tu as prévu d'en mettre, lui il veut que tu en mettes une. Exactement. Donc autant réussir à la mettre facilement en toutes circonstances. André, est-ce que tu as d'autres questions ou on passe à l'éjaculation ? On peut passer à l'éjaculation, oui, oui. Denis, l'éjaculation. Oui, alors l'éjaculation… Donc là, c'est quoi mon enjeu ? Parce que dans l'épisode précédent, on a dit j'arrive pas à éjaculer. Justement, c'était la question d'André, il me semble qu'il y avait… Moi aussi, ça m'est arrivé. Non ? Alors, à Cliquetis, Cliqueta, il y a combien de personnes qui ont déjà eu au moins une fois du mal à éjaculer ? Une fois, c'est pas un problème. Bon. Plus de cinq fois ? Qui ont régulièrement. Très bien. Qui ont régulièrement, lorsqu'ils souhaitent pénétrer quelqu'un, qui n'arrivent pas régulièrement à éjaculer dans la personne. Cliquetis, cliqueta. Ok, on est trois. On n'est pas beaucoup. On est cinq. Mais peut-être qu'il y a des gens qui ne pénètrent pas. Peut-être que nous sommes une soirée de personnes qui aiment être pénétrées. Qu'est-ce que je peux faire si moi j'ai envie d'éjaculer, j'ai du désir, j'ai envie de le faire. Et je vais même te rajouter un problème, parce que tu vas me dire, il faut dépasser l'injonction, enfin le problème c'est l'injonction, et mon partenaire ne me faut aucune injonction. Il y a plusieurs… La difficulté d'éjaculation, lorsqu'elle est contextualisée comme celle-ci, ça veut dire que potentiellement, effectivement, tu as des partenaires qui te donnent plus ou moins la pression, mais l'histoire d'André de l'épisode précédent était intéressante. Quelle est la place de l'éjaculat dans ton fantasme ? Est-ce que toi, le fait d'éjaculer dans ton partenaire, ça a du sens dans ton fantasme déjà ? idem pour le partenaire en question et là on n'a pas une heure devant nous pour parler de l'éjaculation mais l'éjaculation est elle aussi un réflexe créé par tout le cocktail hormonal qui se met en place durant le rapport et quand on a un plafond de verre comme celui-ci on va dire que 8 cas sur 10 ce sont des personnes qui sont trop altruistes pendant le sexe ah On est des gens bien. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils vont accorder plus d'attention aux sensations du partenaire, au fait de lui faire plaisir à lui, plutôt que de se faire plaisir à soi. André, t'es pas obligé d'être le seul. Je me rappelle qu'Edouard avait aussi cet enjeu. Tu veux, Edouard, André ? Alors, avec le micro. Est-ce que je te voyais un peu frétiller ? Non, mais en fait, ces questions-là, c'est… C'est vrai que oui. En fait, son plaisir était très important pour moi, évidemment. Parce que là, on est dans une relation sérieuse. Et c'est pour ça que je me posais la question de pourquoi. Peut-être qu'il y a un souci. Lui, il m'a donné le plaisir. Et moi, je n'arrive pas à lui donner le plaisir. Donc, c'était frustrant pour moi. Je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose. Il faut que je sache ce qui m'arrive. Voilà, c'est ça qui m'inquiétait. C'est en ce sens que tu voulais dire l'altruisme, c'est que j'ai d'abord envie que l'autre prenne du plaisir. C'est quoi le procédé ? C'est que mentalement, je ne suis plus dans mon corps ? Mentalement, effectivement, on se coupe des sensations personnelles en se disant « je dois lui faire plaisir » ou « est-ce qu'il prend du plaisir ? » Et est-ce que je dois jouir pour lui faire plaisir ? C'est l'autre qui compte avant de se concentrer sur soi. Peut-être que Thomas tu en parleras sûrement mieux, mais dans le mélange d'hormones, on a une hormone qui nous permet de retracer un peu la conscience petit à petit, comme ça, pendant le rapport. C'est-à-dire qu'on va se créer une bulle autour de soi pour se focaliser uniquement sur… sur ses sensations personnelles jusqu'au moment où on a ce pic d'adrénaline de l'orgasme et alors là les œillères s'ouvrent et on se remet directement en connexion avec l'autre et le truc c'est que quand on est dans cette phase où on est censé se renfermer un peu sur soi, sur ses sensations et qu'on lutte pour être toujours ouvert sur l'autre, on se crée un plafond de verre qu'on n'arrive pas à franchir. Donc je suis altruiste. Je suis altruiste. Qu'est-ce que je peux faire ? Moi, une idée que ça me donne, c'est justement d'essayer de mettre de la conscience pendant que je pénètre. En fait, qu'est-ce que j'aime ? Si j'oublie l'autre, qu'est-ce que j'aime ? Ça peut être qu'est-ce que tu aimes. C'est qu'est-ce que je ressens. C'est quelles sont les sensations. En fait, là, pour casser ce plafond de verre, il va falloir en priorité se concentrer sur le toucher. Mais le toucher, y compris le gland et le pénis. C'est quelles sont les sensations tactiles que je vais avoir. Et la respiration va être hyper facilitante pour arriver à l'orgasme. Il y a des personnes qui, pour jouir, vont se mettre en apnée. D'autres qui vont avoir une respiration plus fluide, voire très profonde. Il y en a certains qui vont avoir besoin de crier pour jouir. Donc il faut réussir à caler aussi sa respiration pour faciliter l'arrivée de l'éjaculation. Après, c'est quand même beaucoup du cas par cas aussi. Alors caler sa respiration, ça veut dire qu'il ne faut pas se mettre en apnée ou il faut se mettre en apnée ? Ça dépend des personnes. En fait, l'apnée et la respiration, tu touches le diaphragme qui est quand même le cœur de tout le système nerveux du stress et de la détente. Et donc globalement, la respiration, il y a des personnes qui vont hurler pendant un rapport sexuel. et qui vont sentir cette libération et ça va créer vraiment cette sensation. Il y en a d'autres qui vont se mettre en apnée tout le long. Finalement, il faut voir un petit peu les sensations qui peuvent te parler. Mais c'est vachement du cas par cas. La difficulté d'éjaculation, En priorité, on partirait sur ce rapport à l'autre plutôt qu'à soi. Après, il faut réussir à trouver tous les stimuli qui vont réussir à faire monter la sauce. Je trouve ça intéressant parce que je ne sais plus qui, dans le précédent épisode, parlait de… bourriner comme un fou je sais plus c'est toi Edouard et en fait de revenir à ces enjeux de performance de ok comment ça donne du plaisir parce que moi je sais que quand je me fais pénétrer la plupart du temps est-ce que c'est vrai ce que je vais dire ouais vraiment en fait je trouve que les gens vont trop vite et puis moi très souvent si tu me bourrines en fait ça touche soit ma vessie soit je sais pas ce qu'on a au fond Mais ça me fait des trucs que je n'aime pas. Et ça dépend. Et en fait, très souvent, de travailler l'anus et juste que tu me pénètre pas très loin et très lentement. Et ça change tout. Et alors, la technique de ouf que je vous invite à mettre en pratique dès ce soir, j'ai toutes vos attentions, c'est de faire des temps de pause. Et vous me direz si ça marche. Mais c'est-à-dire, si tu pénètres ou t'es pénétré, il y a un moment donné où tu ne fais rien. Et il y a une espèce de… Je trouve ça très puissant parce que tout le monde se reconnecte un peu à ce qui se passe. Il y a un peu un cliffhanger, comment on dit en français, un moment de suspense, quoi. Après, tu souris. Tu indiques à l'autre que le temps de pause ne signifie pas qu'il y a un problème. Mais je trouve que ça fait des trucs. Toi, Thomas, tu es content avec ce que je dis ? Tu es d'accord ? Tu dis oui. Tu n'as pas besoin de micro ou tu as besoin d'un micro ? C'est juste oui. D'autres astuces ? Après, il n'y a pas de recette magique non plus. C'est quand même beaucoup de cas par cas. Il faut venir te consulter, Denis. Ça serait pas mal, oui. Mais si je n'habite pas à Paris ? Je fais de la visio aussi. L'assurance principale, ce serait d'essayer d'être égoïste, un tout petit peu, à un certain moment. Mais ça, moi, je reviens à mon idée du précédent épisode, mais je trouve quand même que mes idées, tu ne les valides pas trop, ce qui n'est pas négatif. Mais dis-moi si tu es d'accord. C'est-à-dire de trouver un partenaire, en fait, pour savoir, pour me dire, OK, j'ai le droit de ne pas penser à l'autre et pour revenir dans mon plaisir, le fait d'avoir un cobaye, de dire, est-ce que tu es OK, que j'essaye des trucs. Parce que je trouve que le moment où on se dit, tiens, je ne vais pas pénétrer comme je crois que je devrais, mais je vais essayer de tester des trucs, il faut quand même que… Honnêtement, est-ce qu'il n'y a pas eu une fois où pendant un rapport, tu n'as pas pensé à un autre mec à la fin sans lui dire ? Très régulièrement, bien sûr. Mais je lui dis à la fin ? Du coup, je n'ai pas compris ce que tu voulais… Mais attendez, tout le monde rit de moi, là. Je trouve que le rapport sexuel, il se passe autant dans la pièce que dans mon mental et moi, je voyage. Mais ce n'était pas ton propos. C'était quoi ton propos ? L'idée, c'est qu'un rapport sexuel, c'est une alternance entre des moments égoïstes et altruistes. C'est dans le partage, mais aussi dans l'émission et la réceptivité de choses. Et tu ne peux pas être instantanément à la fois émetteur et récepteur. Il y a des moments où tu donnes et des moments où tu reçois. C'est une alternance. Donc tu dis qu'il n'y a pas forcément besoin de créer le moment où je vais aller essayer des façons de pénétrer dans mon plaisir ? Ah mais si, ça il faut. Ok, on ne s'est pas compris alors. Moi, mon seul truc que je voulais dire, c'est trouver un partenaire avec qui je me sens en confiance et je fais le petit jeu de, en fait, je ne vais pas du tout penser à toi et je vais essayer des trucs. Mais tu peux le faire avec des inconnus ? Moi, je me sens plus à l'aise de valider avec l'autre que, en fait, je crée un espace d'expérimentation. Mais ça, c'est mon… Cet espace d'expérimentation, il est hyper intéressant. Après, il ne faut pas se… Ton exemple, comme tu dis, il est personnel et il marche pour toi. C'est exactement ça. Il a marché pour beaucoup de personnes. Après, c'est vrai qu'il y a d'autres personnes qui seront plus à l'aise avec des inconnus pour expérimenter. Effectivement, l'idée, c'est de pouvoir aller tester des choses. Super. Éjaculation, est-ce que je le barre de ma petite liste ? Tu voulais dire quelque chose, Edouard ? Il y avait tellement de choses qui ont été dites depuis tout à l'heure. Je voulais juste rebondir par rapport au altruisme parce que je pense que ça peut être parfois aussi pas de l'altruisme pur mais de faux altruisme qui est lié directement aux performances parce qu'on a envie tout simplement que le mec reparte avec des très bonnes impressions après avoir passé un moment de torride dans ton lit et qu'il ait surtout envie de revenir. Et parfois, on se met de côté parce qu'on s'est dit, enfin, on va dire au nom de flatter son ego, on a envie de sacrifier son plaisir corporel. juste pour voir le mec revenir et pour s'imaginer à se dire qu'ils se disent ah oui c'était un beau mec etc toi ça t'arrive d'être altruiste entre guillemets parce que tu as envie d'être validé par ton partenaire Bien évidemment, c'est une injonction à la validation par l'autre. Ce n'est pas tout le temps, mais ça arrive très souvent, surtout quand on voit la personne pour la première fois. Je parle de l'expérience personnelle, quand on rentre un petit peu dans des périodes qu'on appelle pute-pute et qu'on couche tous les jours et que parfois ça peut être même de l'ordre plusieurs fois par jour. Ça m'est arrivé où je passais des mois vraiment comme ça. Donc oui, c'est vrai qu'on est vraiment dans l'injonction de faux altruisme, je dirais aussi. Je renverse maintenant ce que je dis et j'ai répondu sur une autre chose qui a été dite dans le premier épisode concernant ce problème étant dans un couple. Et quand on n'arrive pas à le faire, alors que de prime abord, les sentiments et toutes les meilleures intentions semblent y être. On n'arrive pas à faire quoi ? À éjaculer ? Oui. Dans la personne ? Dans ta moitié, on va dire comme ça. Donc là, c'est aussi de l'altruisme. Et l'autre côté de l'altruisme, on s'adonne et on essaie de s'adonner tellement bien pour que la personne se sente tellement bien, mais juste vraiment pour lui faire du bien. Et on s'y oublie aussi dans cette espèce de bienfaisance, si j'ose dire. Ça, c'était l'exemple de Denis. C'était l'altruisme. C'était je me déconnecte de mon plaisir et je vais dans celui de… Oui, mais sauf que je voulais l'extirpeler pour le mettre dans un contexte de couple et pas de… Oui, c'est ça, amoureux. Vous voyez, parce que quand les sentiments, ça rajoute aussi une couche. Moi, personnellement, c'était mon problématique parce que je n'arrivais pas à éjaculer mon partenaire, le demander, donc c'était l'injonction de le faire. D'un autre côté, moi, je ne pouvais pas non plus accomplir tous ces fantasmes, y compris celui-là, parce que… Le seul mot que je lui sortais, c'était « je te respecte, donc je ne peux pas le faire ». Pour moi, ce n'est pas concevable à ce que je t'inflige, entre guillemets, si je mets le mot entre guillemets, telle ou telle chose. Alors qu'il voulait, grosso modo, se faire salopiser. Salopiser ? Mais voilà, elle voulait se faire passer pour une… Je comprends très bien le fantasme, le désir, le délire. Je comprends très bien, mais moi, à un moment donné, je ne pouvais pas le faire. Et donc, je pense que ça jouait énormément aussi sur la capacité, on va dire, à juguler. Merci. On va passer, Thomas, aux IST. Oui, moi j'avais une question. Alors j'ai eu une petite période, alors en ce moment ça va, mais j'ai eu une période où j'ai enchaîné plusieurs fois des IST. Alors j'ai pas su avec certitude si c'était que j'avais eu des fois où elles étaient passées, enfin c'était négatif dans les tests alors qu'elles étaient encore là, etc. Mais j'ai eu pas mal de fois des IST bactériennes, donc gonorrhée, chlamydia, différents sites, tout ça. J'ai eu qu'une seule fois des symptômes de gonorrhée. Donc j'ai eu une phase comme ça où j'avais l'impression qu'à chaque fois que j'allais me faire tester, j'allais l'avoir. Et même pendant des moments où j'ai eu peu de rapports et donc il y a un moment où je me disais mais merde même sans avoir de rapport anal parce que j'ai une période où je pouvais pas en avoir je chope des IST. Donc c'est à dire tous les trois mois tu faisais quand tes tests ? Ouais c'est ça tous les trois mois mais il y a eu une fois où j'ai eu des symptômes donc je vais me faire soigner et tester avant. Et j'ai un médecin du Cégit qui m'a dit d'ailleurs que quand on avait une IST bactérienne, on avait plus de chances d'en rechoper une. Alors ça, je ne sais pas si c'est vrai ou pas. Et du coup, je me demandais est-ce qu'il y a aussi plus ou moins de facilité selon les personnes, selon peut-être le système immunitaire ou j'en sais rien, d'attraper des IST en dehors évidemment des pratiques, mais plutôt en fonction du corps, on va dire. Thomas ? Déjà, il n'y a pas des profils de personnes qui vont attraper des IST. Il n'y a pas de profil génétique qui va favoriser les IST. La preuve, tu as eu une période avec plein d'IST et puis maintenant, tu n'as plus d'IST. Donc, ce n'est pas ton profil génétique. Par contre, c'est ton profil immunitaire, oui. L'immunité, elle varie et… Être déprimé, être en mauvaise forme, avoir d'autres infections qui hyper stimulent le système immunitaire. Et c'est en ça, je pense, que le médecin du Cégide a dit qu'une IST en favorise une autre. Quand le système immunitaire est épuisé, il est moins efficace et donc ça favorise les infections sexuellement transmissibles. Et en plus, une infection sexuellement transmissible fragilise la muqueuse dans laquelle elle s'installe et donc elle favorise d'autres infections sexuellement transmissibles. C'est pour ça qu'on dit que les IST favorisent notamment la contamination par le VIH. Donc il n'y a pas un profil de personne qui va avoir plus facilement des IST. Je pense que c'est une question de terrain au moment où on rencontre les IST. Et les IST, ça ne se transmet pas automatiquement. Donc ce n'est pas parce qu'on est en contact avec une IST qu'on l'attrape. Heureusement d'ailleurs, parce que sinon, beaucoup de gens auraient beaucoup plus d'IST. Mais c'est vraiment une question de… de contexte et de terrain au moment où on est en contact avec elle. Et je voulais rebondir sur un truc qu'a dit Maxime tout à l'heure. Sur les IST et sur la PrEP, il faut bien avoir conscience que les IST remontaient déjà avant le début de la PrEP. Tu fais référence à quoi ? Est-ce qu'il l'a dit ? Il l'a dit tout à l'heure dans son sketch que le fait de prendre la PrEP va augmenter les IST. Et en fait, parce que les personnes mettent moins de préservatifs, ce qui est le cas. Les personnes mettent moins de préservatifs puisqu'ils prennent la PrEP et ils sont protégés. Mais pour autant, les IST augmentaient déjà avant la PrEP. Les IST augmentent depuis 2012 et la PrEP est arrivée en 2016 en France. Donc, en fait, il n'y a pas de lien. Il n'y a pas de lien pour l'instant statistiquement prouvé. Mais par contre, ce qui est sûr, c'est que tu l'as dit aussi pendant ton sketch, depuis que les gens sont sous PrEP, ils sont testés tous les trois mois. Et donc, on mesure plus. On va plus chercher des choses. On va peut-être trouver plus aussi parce qu'on cherche plus. Quand on cherche, on trouve. c'est la fin Thomas tu as dit tout ce que tu voulais dire si j'ai répondu à ta question Louis oui très bien en plus ça fait sens par rapport à des vécus que j'ai eu à cette période là où j'étais déprimé où j'ai eu des problèmes de muqueuse aussi donc merci top merci à tout le monde j'aimerais un tonnerre d'applaudissements pour Denis Thomas et Maxime Et franchement, pour vous, j'ai trouvé que c'était top. Non, mais vraiment, je vous le dis du fond du cœur et tout. Vous avez grave joué le jeu. J'ai trouvé que c'était passionnant. Il s'est dit plein de choses. Merci. C'est réussi. J'ai envie de remercier Louis Vous a envoyé des textos à gérer trop bien. Il y a des bénévoles, donc il y a des gens, mais je ne sais pas si j'ai le droit de les citer ou pas, mais si j'ai le droit, Edouard qui a fait le gâteau, qui nous a offert les softs. Max, merci. Ambrose pour les photos. Franchement, merci d'avoir contribué. J'ai envie de remercier les membres du Discord. Vous savez, on a une communauté en ligne, on discute et tout. En fait, on est ici parce qu'il y a deux membres, je crois, qui ont envoyé des messages et qui ont rebondi. Et du coup, grâce à eux, on est là. C'est cool. J'ai envie de remercier les 74 donateurices. Il y a peut-être des donateurices ici, des gens qui donnent mensuellement pour que je puisse… peut-être vivre de ce podcast il n'y a aucun donateur là ? ah mais si les mains se lèvent non franchement trop cool vous le savez déjà je dépends à 100% de ça pour le podcast mais je vous remercie beaucoup et je vous dis à très vite pour une prochaine édition non on va refaire ça merci Stéphane, j'avais quand même envie de te demander, là ça y est les gens sont en train de ranger, où est-ce qu'on est ici au Spot ? C'est une bonne question, bon ça Guillaume ? Ouais, deux mots sur ce que vous faites ici. Le Spot Beaumarchais c'est un centre communautaire de santé sexuelle qui est géré par l'association AID et qui a pour vocation d'accueillir des hommes gays ou bisexuels et des femmes transs. et de les accompagner sur leur questionnement ou de leur donner des informations autour de la santé sexuelle. Et on est très particulièrement orienté autour de l'accompagnement des personnes qui pratiquent le chemsex, soit pour de l'information, soit pour réduire les risques, soit pour les aider s'ils ont des difficultés dans leur pratique à l'ajuster, à reprendre le contrôle ou à arrêter les chemsex s'ils le souhaitent. Super. Du coup, si je suis intéressé, est-ce que je peux venir ? Directement ? Il suffit de venir. On est ouvert… C'est quoi ton adresse ? On est au 51 boulevard Beaumarchais, à Paris, à côté de Bastille. Et on est ouvert du mardi au vendredi, de 15h à 19h, sans rendez-vous. A minima pour des informations et un premier accueil. Et après, on peut avoir des accueils individuels. On a plein de soirées pour discuter de la sexualité, discuter de l'usage des kems, de comment arrêter aussi. Et il y a plein de possibilités chez nous. Et sinon, je peux t'appeler ? je dis tu mais je peux prendre votre numéro de téléphone je peux donner le numéro c'est le 0153690406 et ce même numéro qui commence en 01 marche aussi sur Whatsapp magnifique, merci Stéphane et merci de nous avoir accueilli, trop cool c'était très chouette de vous avoir ici

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