L’histoire de mon ex Ă©gocentrĂ© (et ce qu’il me rĂ©vĂšle Ă  la fin) – Benjamin đŸ‡·đŸ‡Ș 2/3

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Partie 2 sur 3 – Benjamin raconte sa quĂȘte d’amour et l’histoire de son ex d’une rupture marquĂ©e par un diagnostic de VIH. La pression mise par son pĂšre, la peur d’ĂȘtre rejetĂ© et la construction d’une famille choisie.

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Benjamin, partie 2 de ton tĂ©moignage. Dans la premiĂšre partie, j'ai trouvĂ© que c'Ă©tait trop beau parce que partout dans le monde, il y a des gens qui cherchent l'amour et qui n'y arrivent pas, qui se disent tiens, il y a un truc qui bloque et tout. Et je trouve que dans ton tĂ©moignage intime, dans nos partages, et moi j'ai donnĂ© mon opinion aussi, il y a plein de petites idĂ©es, petites astuces qui ont Ă©mergĂ©, je trouve, pour les gens qui ont envie de trouver l'amour. On a parlĂ© de… Devenir la meilleure version de soi-mĂȘme dans le sens ĂȘtre alignĂ© avec soi, c'est-Ă -dire ne mentir Ă  personne et pas Ă  soi-mĂȘme pour du coup pouvoir aller dĂ©loger des parties enfouies en nous. Toi, tu as un peu parlĂ© quand mĂȘme de la fĂ©minitĂ©, de s'habiller d'une certaine façon joyeuse, de la joie dans le vĂȘtement, de la joie dans la paillette. ou que tu te mets sur le torse et plus gĂ©nĂ©ralement tu vois de pouvoir faire vibrer notre champ intĂ©rieur ton champ intĂ©rieur c'est aimer un homme et l'amener au dĂ©jeuner familial et qu'on lui passe le plat de maman qui fait trop bien la cuisine et que cette convivialitĂ© c'est partager ça en fait exactement et d'aller comme ça dĂ©terrer, dĂ©loger des secrets ou des blessures ou des empĂȘchements ou des Ă©vitements en fait ça rebondit sur notre Ă©nergie celle qu'on envoie dans la rencontre de l'autre clairement je trouve et quelque part comment je peux m'aimer et m'accepter moi si mon pĂšre ne m'aime et ne m'accepte pas waouh ouais non pourquoi tu dis waouh mais je trouve ça hyper beau parce que c'est un peu cette peur de aprĂšs avoir fait le coming out de se dire est-ce qu'il va toujours m'aimer pareil ouais donc je trouve ça hyper beau ce que tu viens de dire bah moi ça me rend triste ouais parce que t'es 100% aimable enfin t'es magnifique comme personne y'a pas de sujet non mais c'est vrai Et on le rĂ©pĂšte souvent. Ils ont raison, les gens. Merci. Je trouve ça dur, la colĂšre envers le pĂšre. Tu ne m'as pas du tout parlĂ© de colĂšre, mais moi j'en ai. Je trouve ça dur. Je trouve ça dur de naviguer les Ă©motions. Parce que je ne me sens pas en colĂšre envers lui. Ouais, toi pas, ok. Je ne me sens pas du tout en colĂšre envers lui. Je sais que c'est compliquĂ© pour un parent de pouvoir se dire qu'il est potentiellement pas normal. Et je mets les guillemets. Que son fils n'est pas normal. Son fils surtout n'est pas normal, entre guillemets. Je ne sais plus ce que j'allais dire. Non, t'inquiĂšte. Tu lui trouves des excuses ou plutĂŽt tu es empathique et donc tu te mets Ă  sa place ? Je m'habille beaucoup Ă  sa place. C'est vrai ? Trop ? Peut-ĂȘtre trop. On en revient Ă  ce cĂŽtĂ© de prĂ©server le parent. Et ouais, je m'habille peut-ĂȘtre beaucoup trop Ă  sa place. Et j'ai peut-ĂȘtre une attente que je ne devrais pas avoir pour sa rĂ©ponse en particulier. j'ai une intuition tu vas me dire ce que t'en penses tu veux prĂ©server le parent mais tu veux aussi prĂ©server ton rĂȘve il y a peut-ĂȘtre aussi un deuil du rĂȘve ton rĂȘve c'est une unitĂ© familiale oĂč tu peux ramener ton amoureux et si tu savais dĂ©jĂ  que ça allait pas ĂȘtre possible et si tu savais qu'en faisant ton coming out il n'y aurait plus jamais dĂ©jeuner le dimanche comme t'as dĂ©crit dans l'Ă©pisode 1 ça me ferait Ă©normĂ©ment de mal tu vois ? Oui, tu l'as dit, c'est vraiment mon rĂȘve. Et si je n'arrive pas Ă  rĂ©aliser ce rĂȘve, je pense que ça va me briser. Attends, mais on peut peut-ĂȘtre trouver des alternatives. C'est-Ă -dire ? On prend le mĂȘme rĂȘve, mais au lieu qu'il soit un peu jaune, on le met un peu vert. Donc en fait, chaque dimanche, tu vas organiser un dĂ©jeuner, mais tu vas avec tous ceux qui veulent venir. Donc si ton pĂšre ne veut pas venir pendant un certain temps, c'est OK. Vous allez faire avec ton copain, avec tes amis. Tu vas Ă©largir la famille. Ça sera une tablĂ©e encore plus belle qui te ressemblent, avec des gens qui t'aiment, qui seront contents d'ĂȘtre lĂ , et avec toujours un siĂšge pour ton pĂšre, et un jour il viendra ? Je dirais, pour rĂ©pondre, que c'est dĂ©jĂ  en partie fait. Parce que j'ai intĂ©grĂ© beaucoup d'amis dans mon entourage familial, et j'ai beaucoup d'amis qui… J'organise dĂ©jĂ  des dĂ©jeuners ou des dĂźners, et j'invite mes amis Ă  la maison, et on partage de trĂšs beaux moments, et je suis heureux Ă  ce moment-lĂ . Je suis vraiment heureux parce que je vois des gens autour de moi que j'aime, donc mes amis, ma famille. Et le partage est lĂ , l'amour est lĂ . Avec qui tu es totalement toi, puisqu'ils savent que t'es gay. Oui, oui, oui. Ils le savent et ils le savent aussi d'ailleurs que mon pĂšre ne le sait pas. Donc on n'en parle pas autour de la table. Mais ce moment de partage, il est dĂ©jĂ  lĂ  avec les gens que j'aime, donc mes amis. Ça nous amĂšne Ă  cette fameuse famille choisie queer. Tu sais ce concept qu'Ă©normĂ©ment d'entre nous, parce que soit exclu, soit incompris de nos familles totalement hĂ©tĂ©rocentrĂ©es, avec des violences plus ou moins fortes, psychologiques voire physiques, Mais qui fait qu'en fait, on n'a pas d'autre choix que de se recrĂ©er une autre famille, une famille choisie. Et je suis sĂ»r qu'il y a des hĂ©tĂ©ros qui ont cette obligation aussi, mais quand mĂȘme moins frĂ©quemment. Oui. J'ai l'impression que ton coming out de libĂ©ration… La mĂ©thode viendra, tu as parlĂ© d'une lettre et tout, mais j'ai l'impression que moi, si j'avais un conseil Ă  te donner, c'est de t'aligner sur ces possibles. En fait, c'est vraiment un moment oĂč tu deviens adulte de ouf, le moment du coming out. Et c'est un moment oĂč tu choisis ta vie et oĂč je trouve, quand j'arrive Ă  regarder droit dans les yeux, ok. Je vais le faire, voilĂ  les possibles, voilĂ  la rĂ©alitĂ©, voilĂ  comment ça pourrait rĂ©agir, voilĂ  les diffĂ©rentes… C'est pas contrĂŽler, mais c'est regarder droit dans les yeux les Ă©motions et le chemin que je peux traverser. Tu vois ce que je veux dire ? Et en fait, dans cette percĂ©e, ouvrir le placard, surtout quand la porte est coincĂ©e, nĂ©cessite un coup d'Ă©paule qui va quand mĂȘme faire des dĂ©bris. Voir un coup de pied. Voir un coup de pied, merci. C'est surtout qu'on se fait mal Ă  l'Ă©paule, non ? Ouais, de ouf. C'est dans les films, ça. Moi, j'utilise le pied de ouf, t'as trop raison. Mais il y aura du bois cassĂ©, tu vois. Ouais. Dans tous les cas, il y aura du bois cassĂ©. Mais plein de lumiĂšre. Ah bah oui, une fois que la porte est ouverte, il y aura de la lumiĂšre. AprĂšs, le moment de tristesse et de violence qui est nĂ©cessitĂ© par « je donne un coup de pied dans le placard parce que la porte est un peu coincĂ©e », par les autres qui m'empĂȘchent de l'ouvrir, qui m'aident pas Ă  faire le… J'ai juste envie de te dire, et je suis sĂ»re que je me trompe pas, que dans cet effort, tu vas dĂ©velopper des talents, des compĂ©tences. Le prix que tu payes vient aussi avec un puissant pouvoir magique. tu ne sortiras pas indemne de façon aussi positive en fait. Bien sĂ»r. Tu vois ce que je veux dire ? ComplĂštement. Tu seras dans ton rapport Ă  la vie, Ă  la crĂ©ativitĂ©, au travail entre guillemets, Ă  l'art, tu ne seras pas le mĂȘme grĂące Ă  cette Ă©preuve gigantesque que beaucoup de gens n'ont pas Ă  traverser. ComplĂštement. Donc je pense que, ça en revient Ă  ce que je disais, je pense pour cela que c'est nĂ©cessaire pour moi de rĂ©aliser ce coming out. pour pouvoir m'Ă©panouir et donner un coup de pied dans cette porte coincĂ©e, le soul. C'est d'ailleurs aussi pour ça que tu fais le podcast. Tout Ă  fait. Je pense. Tout Ă  fait. Tu m'as dit, mĂȘme quand je trouve chaussure Ă  mon pied, je sens que je n'arrive pas tout Ă  fait Ă  faire relation. Tu peux me ramener la derniĂšre fois oĂč tu as trouvĂ© tong Ă  ton pied ? Chaussure Ă  ton pied ? La derniĂšre fois, c'Ă©tait… TrĂšs cendrillon comme image. Ouais, j'avoue. Escarpin de verre ou je sais plus. Oui, c'est ça, c'est elle qui met un… Oui, c'est ça, je crois. Ouais, ouais, je pense. T'as rencontrĂ© quelqu'un ? Donc, il y a eu une fois oĂč t'as rencontrĂ© quelqu'un ? Oui, il y a eu une fois oĂč j'ai rencontrĂ© quelqu'un oĂč ça se passait plutĂŽt bien. RĂ©unionnais ? RĂ©unionnais. Habite le coin ? L'autre cĂŽtĂ© de l'Ăźle, mais bon, rĂ©unionnais. Attends, l'autre cĂŽtĂ© de l'Ăźle, vu les niveaux d'embouteillage, ça pĂšte une Ă©popĂ©e. Il habitait Ă  Sainte-Marie. Ah, donc c'est pile l'opposĂ©. Sainte-Marie, c'est au nord-nord ? Ouais. Et Saint-Louis, c'est au sud-sud ? Sud-ouest. Pardon. Sud-sud, c'est plutĂŽt Saint-Joseph. Oui. Et ouais, je l'ai rencontrĂ©. On avait rĂ©ussi Ă  se voir. On se voyait beaucoup avec notre groupe de potes. RencontrĂ© sur Grindr ? Non. et bah tu vois c'est vrai que non lui il passe sur Grindr on s'est rencontrĂ© Ă  un Ă©vĂ©nement je sais plus lequel d'ailleurs on s'est rencontrĂ© Ă  un Ă©vĂ©nement et ça s'est passĂ© trĂšs naturellement trĂšs rapidement et ton style dans le premier Ă©pisode t'as dĂ©veloppĂ© t'as dĂ©crit ton style ouais plutĂŽt noir ou mĂ©tis lĂ  il Ă©tait mĂ©tis et d'origine indienne poilu Non. Attends, mais il n'y a que la jackpot, non ? Oui, on va dire. Ah, un petit doute. Un petit doute. Parce que j'ai compris aprĂšs que ce n'Ă©tait pas quelqu'un pour moi, finalement. Oui, bien sĂ»r. Évidemment, vu que la relation est terminĂ©e, dans tous les cas, ce n'Ă©tait pas quelqu'un pour moi. Mais c'est vrai que je commençais Ă  ĂȘtre bien piquĂ©. J'ai du mal Ă  dire, tu vois, amoureux, mais je commençais Ă  ĂȘtre bien piquĂ©. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionnĂ© ? il a arrĂȘtĂ© la relation parce qu'il savait qu'il Ă©tait sĂ©ropositif qu'il ne m'avait rien dit et en fait quand on s'est rencontrĂ© c'Ă©tait la mĂȘme pĂ©riode oĂč il a appris qu'il Ă©tait sĂ©ropositif et du coup il m'a clairement dit j'ai besoin d'apprendre Ă  vivre moi avec ma maladie avant de la partager avec quelqu'un d'autre en fait ce que j'ai compris naturellement Moi, je ne comprends pas tout Ă  fait. Donc, il a son diagnostic. Oui. Il se met sous traitement. Oui. Donc, il est intransmissible. Tout Ă  fait. C'est-Ă -dire, tu sais ça, I Ă©gale I. Quelqu'un qui est sous traitement et qui prend son traitement, du coup, un, n'a pas Ă  dire son statut. Ben non. Ce n'est pas obligatoire. Non. Si elle n'a pas envie. Et deux… mais moins en danger enfin nommĂ© zĂ©ro en danger quelqu'un t'as plus de danger avec un mec zĂ©ro nĂ©gatif qui a vĂ©rifiĂ© son statut il y a un an Ă  sa derniĂšre prise de sang avec un mec qui est sous mĂ©dicament en VIH mais lui du coup vous vous ĂȘtes rencontrĂ© juste aprĂšs son diagnostic ne t'as pas parlĂ© de cette Ă©preuve qu'il traversait c'est ça que tu voulais dire il ne m'a pas parlĂ© de cette Ă©preuve il le cachait du coup ? oui il le cachait Il le cachait. Et je ne comprenais pas, pendant les relations, pourquoi il se retirait, pourquoi il attendait. Il me disait, attends, stop, arrĂȘte et tout. Dans la relation sexuelle, je veux dire. Et finalement, il a arrĂȘtĂ© la relation. Il a mis fin Ă  notre relation. Et en fait, je ne comprenais pas pourquoi. Et il a eu cette phrase, c'est pas toi, c'est moi. Et je ne comprenais pas pourquoi. Et je n'ai pas acceptĂ© qu'on se quitte comme ça, d'autant plus par texto. Donc je lui ai dit, Ă©coute, j'aimerais qu'on se voit et qu'on en parle. Parce que j'ai du mal Ă  comprendre. Et en effet, on s'est vus. Et quand on s'est revus Ă  ce moment-lĂ , je lui ai dit, je ne t'oblige pas Ă  me dire ce qui se passe. Mais sache que j'aimerais beaucoup savoir. Et finalement, il me l'a dit et je lui ai dit mais on aurait pu construire quelque chose ensemble parce que dans tous les cas, t'es sous traitement. Mais il m'a dit non, il a rĂ©ellement besoin d'apprendre lui Ă  vivre avec la maladie avant de le partager avec autrui. Je ne sais pas si c'est une maladie. C'est un virus. Oui, c'est vrai. Je crois que le terme maladie, il sous-entend plus, mais bon, je ne suis pas mĂ©decin, mais le moment oĂč non traitĂ©, alors le virus se transforme en sida. Et lĂ , du coup, il y a des maladies opportunes. Je trouve que la puissance des mots est importante parce que peut-ĂȘtre que c'est d'ailleurs… Si lui se considĂšre malade, c'est peut-ĂȘtre ce chemin qu'il a Ă  faire. Oui, je pense. Parce qu'aujourd'hui, c'est pas gĂ©nial d'ĂȘtre sĂ©ropositif. L'idĂ©e, c'est pas de… Et genre, franchement, faut qu'on se protĂšge et tout, c'est trop dĂ©bile. C'est quand mĂȘme… Ça devient en fait une maladie chronique, mais qui peut quand mĂȘme avoir un impact sur la santĂ© aussi. Quand mĂȘme, le VIH, c'est pas genre… mais en fait tu vas mourir d'autres choses. Si tu prends tes traitements, ton espĂ©rance de vie est peu ou pas affectĂ©e. Oui, c'est ça. Mais lui, il Ă©tait en processus. Quand tu disais, pendant le rapport sexuel, il se retirait, ça veut dire quoi ? Je ne comprends pas, parce qu'il Ă©tait sous traitement. Vous utilisiez une protection ? Toi, tu utilisais quoi comme protection ? PrĂ©servatif. PrĂ©servatif, mais surtout pour la fellation, par exemple, on n'allait pas jusqu'au bout. Il n'Ă©jaculait pas ? Non. Sans te dire pourquoi ? VoilĂ . Et aprĂšs il t'a expliquĂ© que c'Ă©tait en lien ? Oui. Avec ça ? Oui, tout Ă  fait. Alors mĂȘme qu'il Ă©tait intransmissible ? Ou c'Ă©tait un moment oĂč il n'Ă©tait pas sĂ»r ? Je ne sais pas s'il Ă©tait sĂ»r qu'il Ă©tait intransmissible Ă  ce moment-lĂ , parce qu'il venait d'apprendre, il venait d'ĂȘtre diagnostiquĂ©, donc il Ă©tait au tout dĂ©but de son traitement en fait. D'accord. Oui, le traitement peut mettre du temps Ă  te rendre intransmissible. LĂ , c'est un exemple de relation qui n'a pas fonctionnĂ©, mais ce n'est pas de ton fait. Ce n'est pas de mon fait. Si lui revenait, c'Ă©tait quand cette relation ? En 2021. Ok, tu as des nouvelles de lui ? Non, pas du tout. Pas du tout, mais on se recroise de temps en temps en boĂźte. Et t'as l'impression qu'il en est oĂč dans sa vie ? Il est toujours aussi beau ? Il est toujours aussi beau. Il est toujours aussi beau, mais oĂč est-ce qu'il en est dans sa vie, j'en sais rien, mais il a l'air heureux. Et pourquoi on n'a pas envie d'aller gratter ? Ah non. Pourquoi pas ? Parce que ce n'est plus quelqu'un qui m'intĂ©resse. J'ai compris que finalement, les traits de caractĂšre qu'il avait ne me convenaient pas, finalement. Ah, lesquels ? Quels sont les traits de caractĂšre ? Il est trĂšs princesse. J'aime pas dire ça, mais je trouve pas d'autre adjectif. Et ouais, il est trĂšs princesse. DĂ©cris-moi ce que ça veut dire, trĂšs princesse. Parce que je te rappelle qu'on est ici pour te trouver l'amour. Oui. Que ce podcast va voyager de façon qu'on ne connaĂźt pas. Et qu'il y a peut-ĂȘtre des gens qui vont te contacter. Et d'ailleurs, Ă  la fin de cet Ă©pisode, faudra qu'on dise comment on te contacte. C'est vrai. Ça serait dommage. Ou bien on va dans le descriptif de l'Ă©pisode. Euh… Donc, si on sait quels sont les traits de caractĂšre que tu aimes moins, moi qui Ă©coute et qui me dit, tiens, je vais aller gratter Ă  la porte du Benjamin, je peux savoir si ça peut coller ou pas. Donc, vaut mieux que je ne sois pas princesse. Ça veut dire quoi ? Comment je suis princesse ? Princesse, c'est… Je ne parle pas de l'aspect physique, parce que moi je suis quelqu'un que j'adore prendre soin de moi, et j'aime bien qu'un homme aussi prenne soin de lui, qui paraĂźt propre entre guillemets. Ça veut dire quoi ça ? C'est pour ça que je mets des guillemets, mais qui paraissent propres, qui sentent bon, qui… Non, excuse-moi, quand j'ai dit ça veut dire quoi ça, il y avait comme un jugement, mais c'est pas ce que je voulais dire. Le moment oĂč tu dĂ©cris ce que t'aimes, il faut que tu te sentes Ă  l'aise de dĂ©crire ce que t'aimes, et tant que t'es pas raciste, transphobe et une horrible personne, t'as le droit de dire des critĂšres, mais je comprenais pas. Donc propre, juste, tu veux quelqu'un qui sent pas la transpiration, par exemple. Ouais, par exemple. Ouais, par exemple. Mais quelqu'un d'un peu apprĂȘtĂ©. Oui, quand mĂȘme. Quelqu'un d'un peu apprĂȘtĂ©, c'est le mot que je cherchais. En plus d'ĂȘtre blanc, sache que moi, je ne suis pas du tout apprĂȘtĂ©. Je raye mon nom. En plus de ne pas habiter dans la mĂȘme gĂ©ographie que toi. Ah non, moi, j'ai la flemme. Ok. Autant te dire que lĂ , ici Ă  La RĂ©union, tu m'observes dans une de mes trois tenues. D'accord. J'ai trois dĂ©bardeurs, deux t-shirts, deux shorts. D'accord. L'affaire est faite. Ok. Et on oscille entre « est-il en pyjama ? » Et fait-il du sport ? Mais clairement, on ne va pas au-delĂ , tu vois, en termes d'apparence physique. Et c'est trĂšs Ă©chancrĂ© sur les cĂŽtĂ©s, donc je paye mon tĂ©ton rĂ©guliĂšrement. Moi, je veux de l'air et tout. Mais on s'en fout. Enfin, non, on ne s'en fout pas, mais je trouve ça assez rigolo. Ouais, ouais, moi, c'est une libĂ©ration, en fait. Ouais. Et m'apprĂȘter, c'est dĂ©penser de l'argent pour des vĂȘtements que je trouve souvent de mauvaise qualitĂ©. Quand je vais dans des magasins de bonne qualitĂ©, je suis lĂ , mais je ne vais pas payer 200 euros ton truc fait en France, pas par des petites mains d'enfants. Et donc, j'ai cette flemme gĂ©nĂ©rale. Mais au fond de moi, j'adorerais kiffer ĂȘtre apprĂȘtĂ© parce que je trouve que c'est vraiment un joli moment oĂč hop, tu es avec toi-mĂȘme, tu choisis parmi tes beaux vĂȘtements, tu peux aller tester de la belle couleur. Sur le papier, j'aimerais trop ĂȘtre ça. D'accord. Et toi tu l'es dans la vraie vie ? Moi oui. T'aimerais bien que du coup ton homme, il aime aussi le vĂȘtement, l'apparence. Ouais. En fait je fais beaucoup attention… Je dirais Ă  mon image, mĂȘme si ce n'est pas vraiment ça, c'est juste que j'aime m'apprĂȘter. J'aime bien prendre le temps de savoir ce que je vais mettre, quels bijoux je vais porter. Est-ce que je suis bien coiffĂ© ? J'aime ça. Monsieur du Nord n'aimait pas trop les vĂȘtements ? Donc lĂ , on est bon. CritĂšres remplis. Quels sont les critĂšres qu'il ne remplissait pas ? un peu Ă©gocentrique bien sĂ»r de temps en temps un but de sa personne Ă©gocentrique ça se reflĂšte comment dans la relation ? c'est souvent moi je c'est souvent moi je et ça laisse pas beaucoup de place Ă  l'autre C'est quoi la diffĂ©rence pour toi entre quelqu'un qui a de fortes opinions et quelqu'un qui est Ă©gocentrĂ© ? Qui te laisse parler, qui te laisse une place pour pouvoir t'exprimer toi et ne pas que lui. hier dans mon rapport sexuel dont j'ai dit 2-3 choses dans l'Ă©pisode prĂ©cĂ©dent je suis arrivĂ© la personne s'est racontĂ©e pendant 30 minutes au moins sans que je n'en place sans que je ne dise rien ok et je me suis vraiment dit putain ça va ĂȘtre long ça va ĂȘtre compliquĂ© et en plus du coup moi je sais pas comment faire dans ces interactions sociales parce que moi je suis vraiment intĂ©ressĂ© et curieux de l'autre donc je pose facilement des questions et en plus c'est mon mĂ©tier moi il s'avĂšre que ça m'intĂ©resse vraiment tu vois j'ai vraiment envie de savoir mais le moment oĂč la personne ne renvoie pas la balle et renvoyer la balle c'est pas une politesse c'est genre j'ai envie de voir dans ses yeux qu'il dise bon bah et toi genre ah ouais bon il y avait pas du tout ça Et Ă  un moment donnĂ©, je me suis dit, vas-y, respire. Donc Ă  un moment donnĂ©, je suis allĂ© prendre un bouquin dans sa bibliothĂšque sur l'histoire de la RĂ©union. Passionnant bouquin. Du coup, j'ai essayĂ© d'envoyer un langage corporel pour lui signifier des choses, tu vois. Malheureusement, par habitude professionnelle, je faisais de l'Ă©coute active. Je me suis entendu dire, ah ouais, genre des petites… Et donc, c'est vrai que peut-ĂȘtre je ne l'aidais pas suffisamment par la parole. Mais vraiment, je reste mutique. Jusqu'au moment oĂč, en fait, je l'ai clashĂ©. Genre, il a dit un truc oĂč j'ai pu rebondir. En fait, tu parles beaucoup, non ? On te l'a dĂ©jĂ  dit ? Il m'a dit oui. Et lĂ , grĂące au documentaire Netflix… Histoire d'amour et d'autisme, je n'ai pas de partenaire avec Netflix. Et je n'ai pas d'affection particuliĂšre avec cette plateforme. Mais ce documentaire est absolument gĂ©nial. Il y a plusieurs saisons en Australie et aux Etats-Unis. Et c'est une sorte de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©, mais ce n'est pas du tout tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© malaisante. Mais en fait, tu suis des personnes autistes dans des dates et dans leur recherche d'amour. D'accord. Et franchement, les 15 premiĂšres minutes, j'Ă©tais un peu genre, ah, ça va ĂȘtre un documentaire malaisant oĂč on se moque des diffĂ©rences. Et pas du tout, parce que le mec qui fait ça, son petit frĂšre ou son grand frĂšre est autiste. Et c'Ă©tait magnifique. Moi, j'ai appris plein de trucs sur l'autisme. Et tu sais, c'est un spectre, donc les gens sont Ă  diffĂ©rents endroits. Et c'est magnifique parce que je m'y suis retrouvĂ©. Mais toi, dans ta quĂȘte d'amour, je pense que tu te retrouverais Ă  200% parce qu'il n'y a pas de filtre. et les personnes autistes souvent elles disent ce qui vient comme ça vient et Ă  chaque fois c'est pile dans le mille et c'est des rĂ©alitĂ©s et des vĂ©ritĂ©s oĂč je suis lĂ  bah je suis 100% d'accord j'aurais jamais osĂ© le dire mais c'est complĂštement enfin donc c'est puissant et donc lĂ  je l'ai regardĂ© et je lui ai dit tu serais pas sur le spectre de l'autisme et lĂ  il m'a dit oui et j'Ă©tais lĂ  ah bah non mais d'accord parce que du coup dans l'intĂ©gration sociale ok et donc lĂ  j'ai pris le pouvoir ok je lui ai dit gars en fait tu m'as posĂ© zĂ©ro question depuis le dĂ©but Parce que je crois que souvent, dans des formes d'autisme, il y a un peu genre, j'arrive pas Ă  comprendre les interactions sociales, j'arrive pas Ă  comprendre comment bien faire, mais j'ai pas envie de mal faire. Et c'Ă©tait trop beau parce que j'ai vu que dans ses yeux, il Ă©tait pas du tout agressĂ©. Il Ă©tait juste lĂ , genre, comme Ă  quelqu'un Ă  qui tu donnes la solution d'un jeu. Il Ă©tait lĂ , ah, ok. Et du coup, je lui ai dit, mais tu me touches pas, donc est-ce que t'as envie que je parte ? Est-ce que je te plais ? Est-ce que t'es Ă  l'aise ? Il me fait, bah ouais, je suis super Ă  l'aise, bah non, tu me plais de ouf. Et on est allĂ©s baiser. Ok. Et lĂ , sans les mots, nos corps se sont rencontrĂ©s. Il fallait briser… LĂ , il y avait du dialogue. Ok. C'Ă©tait une longue petite anecdote, mais j'ai considĂ©rĂ© que c'Ă©tait rigolo et intĂ©ressant Ă  raconter. Toi, ce n'Ă©tait pas son cas. Il Ă©tait Ă©gocentrĂ©, tu as essayĂ© de le… Il n'Ă©tait pas sur le spectre de l'autisme. Non. Il n'y avait pas de rĂ©alitĂ© qui pourrait expliquer qu'en fait, il s'oublie dans soi-mĂȘme. Non. Ok. Est-ce que tu l'as un peu confrontĂ© ? Tu lui as dit, ben gars… Non, je ne lui ai pas confrontĂ©, pas du tout. Pas du tout, donc… Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? C'est ce que je vais rĂ©pondre, parce que je ne sais pas. Non, mais pourquoi pas, parce que… Parce que je pense ne pas avoir ressenti le besoin… De lui poser la question ou de lui confronter. Tu as juste subi le fait qu'il prenne toute la place et qu'il ne s'intĂ©resse pas Ă  toi. Oui, il y a moyen. Pendant combien de temps ? Ça n'a pas durĂ© longtemps, ça a durĂ© trois mois, je crois. Pendant trois mois, tu n'as rien dit ? Oui. Ah non. Alors lĂ , je mets ma casquette de psy de comptoir. Ok. C'est un diplĂŽme durement acquis auprĂšs de comptoirs diffĂ©rents, mais jamais des comptoirs de barres. Ah non, mais ce n'est pas possible. Moi, je pense qu'on ne peut pas construire une histoire d'amour s'il n'y a pas des ajustements via une parole libĂ©rĂ©e. Et donc, ce n'est pas genre clasher. Moi, j'ai dit, je l'ai clasher. Je pense que c'Ă©tait un peu une maniĂšre de clin d'Ɠil. MĂȘme si c'est un peu ma personnalitĂ©, on va quand mĂȘme se dire les choses. Parce que j'ai attendu trop longtemps de le laisser parler et j'Ă©tais un peu agacĂ©. Mais en vrai, le moment oĂč notre couple va se construire, parce qu'on va se dire, on peut se prendre un temps lĂ . Bon, moi, en fait, LĂ , tout Ă  l'heure, sur la plage, tu as parlĂ© non-stop de ça, de ça et de ça. Je ne me suis pas senti moins entendu Ă  aucun moment donnĂ©. Je suis spĂ©cifique dans la description de les Ă©motions que j'ai eues. Je me suis senti que tu ne t'intĂ©ressais pas forcĂ©ment, que je ne t'intĂ©ressais pas. Je me suis senti un peu dĂ©valorisĂ©. Tu peux mettre des mots sur tes Ă©motions. Tu dĂ©cris ce qui s'est passĂ© en essayant d'ĂȘtre le moins jugeant. Tu ne parles pas de « tu ». Tu essaies vachement de parler en jeu, J-E. De dire, il s'est passĂ© ça, donc je suis spĂ©cifique. Et je me suis senti comme ça. C'est ce moment-lĂ  oĂč le couple peut se construire, tu ne penses pas ? Si, tout Ă  fait. Je pense que tu as entiĂšrement raison. C'est dans l'Ă©change et le dialogue. Et surtout, s'intĂ©resser Ă  l'autre, finalement. Et ne pas parler que de soi. Et Ă  un moment, comme tu l'as trĂšs bien dit, et toi, en fait, c'est rebondir un petit peu. Mais c'est rebondir positivement pour s'intĂ©resser Ă  l'autre. et connaĂźtre l'autre personne Qu'est-ce qui t'a empĂȘchĂ© de crĂ©er cette confrontation saine ? Je me sentais juste bien Je n'ai pas vu ce cĂŽtĂ© avant, en fait. Je n'ai pas vu ça pendant la relation. Je l'ai compris aprĂšs. Mais pendant la relation, je n'ai pas du tout ressenti ou vu cet aspect. Mais du coup, c'est assez injuste parce que tu Ă©limines ce potentiel. Le mot est brutal. Ce joli homme. Oui. Du coup, on ne va pas aller le regratter Ă  partir d'une information que lui n'a mĂȘme pas et vous n'avez mĂȘme pas eu l'occasion de grandir ensemble sur ça. Parce que je viens d'apprendre que je suis sĂ©ropositif. Peut-ĂȘtre que dans mes comportements… Il se peut que pendant une petite pĂ©riode, je me mette Ă  parler de moi, parler de moi, parler de moi. Et puis Ă  chercher Ă  ĂȘtre valorisĂ©. Parce que je me dis, est-ce que d'ĂȘtre sĂ©ropositif, est-ce que je perds de la valeur aux yeux des autres ? Est-ce que Benjamin me trouve toujours pareil ? Ou est-ce que je perds de la valeur ? J'ai peur de perdre de la valeur. Je vais me raconter et dire comment je suis gĂ©nial, gĂ©nial, gĂ©nial pour pas qu'il m'abandonne. C'est peut-ĂȘtre ça, oui. Je pense mĂȘme que tu as raison. On n'a pas du tout envie d'aller toquer Ă  la porte de Monsieur du Nord ? Non. Bah ouais, moi j'ai un peu envie. Mais j'entends que t'as pas envie. Ouais, non, non, pas du tout. Il y avait d'autres critĂšres qui rentraient pas ? Euh… Non, je pourrais pas en dire d'autres. Euh… Parce que ça se passait plutĂŽt bien finalement, donc… Non, je pourrais pas en dire d'autres. C'est marrant, ça se passait bien, mais ça se passait pas bien aussi. C'est lequel des deux du coup ? Plus ça se passait bien. Sur le coup, sur le moment, j'Ă©tais bien. Et lui aussi, je pense. Mais aprĂšs la discussion, la derniĂšre discussion… je pense que tous les deux on a rĂ©flĂ©chi lui aussi n'est jamais revenu ce que je veux dire donc c'est bon, c'est fini c'est lui qui est parti en plus parce que toi t'as dit on pourrait construire quelque chose ensemble pour ĂȘtre honnĂȘte donc c'est peut-ĂȘtre aussi lui qui pourrait faire le taf mais en tout cas s'il Ă©coute ce podcast il a pas ses chances non ça sert Ă  rien qu'il te recontacte ah ouais ? tu penses pas pareil ? Non, non, moi, je te taquine de ouf. Je fais le forceur, lĂ . Mais c'est juste, je te taquine parce que je sens que je peux et que ça ne te fait pas de mal. En vrai, moi, je ne suis personne pour savoir quoi que ce soit. Je ne connais pas votre historique. Et je suis juste en mode, putain, j'ai trop envie que ça marche pour Benjamin. Et si c'Ă©tait, en fait, dans cette relation qui s'est arrĂȘtĂ©e un peu rapidement. Mais en vrai, non, non, je te taquine et suis ton intuition. Bien entendu, c'est toi qui as raison.

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