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Alex, troisième et dernière partie de ton interview. Hello. Coucou. Alex, tu es mon sexologue devenu pornstar. Oui. Là, j'ai envie qu'on parle du porno. Il y a bientôt un an, tu commences. Oui. Est-ce que tu peux m'amener à ta toute première vidéo ? Dans les épisodes précédents, tu as raconté que tu as eu des blocages. À un moment donné, tu t'es dit, attends, dans ta technique du 5 pourquoi que tu décris dans le premier épisode qu'on a fait ensemble ?
T'es venu un peu gratter l'oignon et enlever couche par couche le « Attends, est-ce que c'est dangereux ou risqué ou problématique de faire du porno? » Et t'as répondu « Non, j'ai envie de le faire. » Aujourd'hui. Aujourd'hui. Parce que j'avais fait la même réflexion pendant mes études, puis tout ça aussi, puis la réponse était « Non, je ne peux pas faire. » OK. T'as évolué. C'est différent, oui. En quoi ta première vidéo venait répondre à ce désir
que tu as découvert dans le cœur de l'oignon. Quand tu t'es dit « si, si, j'ai envie de me lancer », en quoi ta première vidéo correspondait à ce désir ? Hum...
Je ne sais pas si je pourrais appeler ça comme désir, parce que je me sens que c'est un mot assez fort pour ça. C'est plutôt une question des circonstances, puis où est-ce que je suis rendu dans la vie. Puis quand on parle de première vidéo, je vais parler de première collaboration, parce que ces temps-ci, on parle des collabs, avec qui tu vas collaborer pour faire une vidéo de porno. Et pas forcément du pornographie,
qui viennent des studios ou est-ce que tu es embauché en tant que modèle pour le faire? Je trouve qu'il y a une distinction à faire là parce que je ne suis pas encore rendu à faire de la pornographie avec des studios. J'aimerais bien, mais ce n'est pas ça. Puis, je voulais dire tout ça parce que j'avais déjà, à ce moment-là, mis du contenu en ligne à ce moment-là sur Twitter. Oui.
Mais c'était juste des petits clips avec d'autres personnes. Donc, oui, je veux dire, la première collaboration avec quelqu'un qui fait ça aussi pour des fins financières. Exact. Il y a une distinction à faire là.
Donc, ça a commencé, j'étais à une partie de fierté chez des amis. Une soirée autour des festivités de la fierté de la Pride de Montréal. Oui, c'était une partie de maison, c'est juste que ça passait au travers de la fierté.
C'était un homme, un daddy bien beau qui est arrivé. J'allais lui jaser, flirter avec un petit peu. J'ai noté qu'il y avait un collier avec un pendant qui était des couilles. Des couilles en acier? Oui. Avec des poils?
Pas de poils, mais c'était juste des couilles en acier ou c'était en or. Peu importe. Lisse. Oui. Un petit pendant autour du collier. J'ai posé la question, c'est quoi ça? C'est pour que j'ai toujours mes couilles avec moi. Il passe à ouvrir ses pantalons, sortir son pénis et son scrotum qui n'avait pas de testicules. Son scrotum était vide. Son sac était vide.
OK. Mais en plus, j'ai noté qu'il y avait pas mal des perçages intéressants sur sa queue. Des percings, tu veux dire? Oui. C'est ça? Oui. Un qui était comme un stretcher, celui-là que tu mets dans tes oreilles. Un écarteur, je crois qu'on appelle ça. Oui.
mais plutôt dans son gland ainsi que d'autres choses. Bref, j'étais comme « wow », je ne m'attendais pas à ça. Puis comme « ah oui, je fais du porno ». Puis ça fait partie des kinks, des personnes qui me suivent et tout ça. Je suis comme « ah ok, intéressant ». Puis il m'a demandé si j'avais une Twitter. Je lui ai dit « oui », je l'ai montré.
Puis, il m'est revenu avec « Pourquoi tu n'as pas de OnlyFans ou JustForFans? En ce moment, tu es en train de mettre du contenu en ligne, gratos. Tu pourrais faire de l'argent avec ça, honnêtement. » J'étais comme « Ah ben, je fais ça pour du fun. C'est une façon pour moi de vivre le côté exhibitionnisme et de participer avec cette petite communauté des personnes qui se met en ligne. »
Lui m'a demandé de faire un collab avec lui. J'ai lui dit pourquoi pas. Puis c'est là où est-ce que, en faisant une collaboration avec quelqu'un qui fond du OnlyFans, tu as besoin de, c'est quoi le mot déjà? Créer un profil sur OnlyFans?
Ben, créer un profil, pas nécessairement un profil qui est public, mais que tu sois vérifié, comme ils ont vérifié toute ton documentation pour assurer que tu as donné ton consentement d'aide dans les vidéos qui seraient en ligne, qui seraient monétisées. Donc, dès que tu fais ça, tu as un profil. Moi, je me suis dit, ben, pourquoi pas commencer à faire moi-même? Je suis déjà vérifié sur ces plateformes-là.
Why not start? C'est comme ça que j'ai commencé, dans le but qu'à un moment donné, à ce moment-là, ça ne fait pas grand-chose au niveau de l'argent, mais le but, c'est que ce soit de l'argent passif qui rentre. En fait, en addition de mon autre métier que j'ai commencé après la sexologie, qui est la massothérapie, mais ça, c'est autre chose, je garde complètement séparément de toute la pornographie que j'y fais.
Ok. Donc si je comprends bien, dans ton chemin d'épanouissement, tu as un côté exhibe. Oui. Et ça que tu le vis sur Twitter ou contre de l'argent sur OnlyFans, c'est à peu près le même délire. Il y a juste une petite passerelle parce qu'il y a cette collaboration. Et toi, qu'est-ce qui est excitant là-dedans ?
Ce qui est excitant, c'est... Si tu devais mettre des mots... C'est un peu bête, mais je crois que moi, je suis pas du tout exhibe. Ah, est-ce que je suis pas exhibe ? Je pense que c'est pas vrai. Allons-y, déconstruons. Ouais, c'est ça. Si tu mettais des mots sur cette joie à être exhibe... I mean...
J'ai jamais pensé de cette façon-là que tu viens de poser parce que c'est un peu circonstanciel. « Ah, quelqu'un m'a décidé de le faire, donc je le fais, puis maintenant je le fais. » Oui, il y a le côté exhibitionniste là-dedans, mais c'est pas la seule chose. Je trouve que aussi, c'est comme...
Peut-être une façon que je peux décrire, c'est comme ça. Tu sais, pour les personnes qui participent à des médias sociaux, donc Instagram, Facebook, puis le tout, pour certaines personnes, pas tout le monde, mais pour certaines personnes, c'est de participer, de démontrer c'est quoi ta vie, puis de qu'est-ce que tu vis, puis de partager avec des amis.
Avoir des commentaires, puis tout ça. C'est vraiment cette envie-là de participer, d'être vu. Donc, je dirais que c'est un enjeu d'estime de soi. C'est-à-dire que c'est des gens qui veulent être validés. Ça pourrait être ça. Puis ça, c'est tout sur notre discussion.
Non, pour moi, c'est exactement la même discussion. Parce que moi, j'ai des réseaux sociaux et je n'ai pas du tout partagé des photos de Québec. Je les ai envoyées par WhatsApp à mes potes. Donc, j'avais l'élan de les partager, mais les partager publiquement, il y a un enjeu de validation. Est-ce que tu le retrouves, ça, dans ton Twitter ? Quand tu montres des actes sexuels, il y a l'exhibitionnisme. Et la deuxième chose, je trouve que c'est un peu léger de dire « je participe pour partager ».
En fait, en vrai, tu as envie d'être validé, tu as envie d'appartenir. C'est quoi l'élan profond? Mais aussi, comme je ne pourrais pas dire, oh non, il n'y a pas de validation là-dedans, pas du tout. Comme, girl, let's be real. Comme, oui, of course. Mais c'était plutôt d'avoir un accès à un différent monde ou un différent aspect de vivre ta sexualité. C'est différents mondes.
C'est ça que je voulais aller avec l'analogie avec l'Instagram et tout ça. L'Instagram, c'est un partage de ta vie. Fais ça sur Twitter ou d'autres plateformes maintenant parce que j'ai laissé Twitter en arrière dès qu'il en est arrivé et tout ça. Je suis allé avec Blue Sky, mais le but là-dedans, c'est de partager ta sexualité. Dans la même façon que tu vas partager ton souper que tu as fait et que c'est bien beau ou whatever et que tu mets ça en story, moi qui
avec quelqu'un c'est de partager ça de parler de qu'est-ce qui est ma sexualité qu'est-ce que j'aime qu'est-ce que j'aime démontrer dans la sexualité que les personnes pourraient voir puis aussi normaliser c'est génial ce que tu me réponds c'est un peu conceptuel donc très concrètement je comprends que en partageant sur Twitter je peux connecter donc coucher avoir du sexe avec des gens auxquels j'ai pas accès sinon c'est ça c'est moins chiant que les applis en fait ok
Honnêtement. Et deuxièmement, là, tu parlais de normaliser, s'accepter. Est-ce que tu peux être concret? Est-ce qu'il y a une pratique? Absolument. Il y a une vidéo qui te vient en tête sur Twitter? Non, non, pas nécessairement sur Twitter, mais juste conceptuellement. Moi, j'aimerais faire partie de le changement que j'aimerais voir dans la vie.
dans les différents aspects de ma vie. Mais c'est aussi dans la sexualité. Beaucoup de la pornographie rentre dans certains stéréotypes et façons de faire et tout ça. Mais concrètement, raconte. Moi, personnellement, j'aime ça démontrer que oui, une personne qui est une minorité pourrait avoir une sexualité. Cette personne-là, les Noirs peuvent être gays.
« Hey, cette personne-là, il pourrait vivre une sexualité où est-ce qu'il est bien, il s'épanouit, puis il est pas... » Tu sais, de juste partager ça, puis démontrer l'épanouissement, puis le plaisir, puis toutes ces choses-là existent aussi. C'est pas toujours quelque chose qui est vécu dans la honte, puis tout ça. Bref, il y a cet aspect-là. Donc, du coup, ça veut dire que tes vidéos, tu montrais ton visage? Oui. Maintenant, oui. Au début, je faisais pas pendant que j'étais encore thérapeute.
En tant que sexologue en particulier. Parce que du coup, tu disais, mais j'aime bien que je fais des vidéos et je les publie parce que ça me permet d'écrire un nouveau narratif de je suis un homme noir qui kiffe sa sexualité. Et donc, en quoi tes vidéos montraient ça ?
C'est un peu comme on dit, juste le fait d'exister en tant que personne queer, c'est quelque chose d'une action politique. Ce que je veux dire, c'est que tu existes dans cet espace ou dans ce monde-là qui n'est pas fait pour toi. Puis moi, dans ma pornographie, je suis en train de prendre de l'espace dans un espace qui n'est pas toujours accueillant pour moi.
Je veux être présent. Je veux démontrer à d'autres personnes, peut-être hommes, gays, noirs, qu'ils peuvent vivre leur sexualité de cette façon-là et que le monde le trouve sexy ou qu'ils ne le fatichisent pas pour les raisons qu'on avait parlé dans le dernier épisode. C'est tout ça.
Moi, je suis tout à fait incompétent, donc j'y connais rien du tout. Moi, avec mes préjugés, je voyais dans ma consommation du porno qu'il y a plein de créateurs de contenus gays, queers, de couleurs. Oui. Qu'il y en a beaucoup, tu vois. Beaucoup, oui. Est-ce que nous sommes la majorité ou même aussi visibles que les créateurs blancs? Pas nécessairement. OK.
Puis encore, est-ce que la proportion des personnes de couleur queer qui existent dans le monde en général, cette proportion-là, est-ce que c'est exactement la même chose dans la pornographie? Pas nécessairement non plus. Donc, c'est ça l'écart, c'est ça la nuance. Cela dit...
Je fais du porn. À la fin du jour, la pornographie, c'est pour le fun, de consommer. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il peut être au moins quand même un petit peu...
penser, il y a quand même des intentions en arrière. Bien sûr. Aussi, dans la pornographie que je fais, moi, dernièrement, il y a une vidéo qui est en train d'être édité, montée. Et il y a un moment où est-ce que tu vois que la personne, l'actif, voulait me pénétrer en tant que passif. Tu vois que ça faisait mal, il fallait que j'attende, il fallait en mettre plus de lubrifiant. Puis,
La question supposée, est-ce qu'on enlève ça? Puis je dis non, on laisse. Parce que souvent dans la pornographie, on ne voit pas ces choses-là qui sont plus réalistes à c'est quoi une expérience sexuelle quand tu es en train de faire de la pénétration anale. Pour moi, c'est important que toutes ces choses-là soient là parce qu'il y a quand même...
Que l'on veut ou pas, il y a un certain aspect éducatif là-dedans que le monde s'inspire de la pornographie pour appliquer dans leur sexualité. Oui.
C'est toutes ces choses-là pour moi. J'entends vachement aussi les conseils que tu as donnés à l'épisode 1 sur venir travailler la honte. J'entends que dans cet élan de poster des vidéos, il y a aussi une sorte de coming out, de fierté. Après avoir le caché et le mettre à côté pendant tellement longtemps, c'était un certain...
de ma sexualité, si je pourrais le dire de cette façon-là. C'est exactement pourquoi j'ai lancé le podcast. Moi, ça me parle complètement. Moi, ce podcast-là, c'était exactement... Ça me parle vraiment ce que tu dis. Moi, j'ai lancé parce que je me sentais bloqué dans ma sexualité. J'avais genre 35 ans et je faisais de la thérapie et ça m'aidait beaucoup. Mais je me disais, non, c'est pas assez, je sens encore trop de blocage. Et j'en ai marre d'avoir honte
De mes blocages et d'être petit là à cacher les trucs. J'ai pas vraiment d'amis avec qui en parler. J'ai pas d'amis gays ou queers avec qui on peut vraiment en parler. J'ai envie de tendre mon micro à des hommes gays ou queers. Les experts et les médecins, c'est venu après. Mais à la base, j'étais là. Je suis sûr qu'il y a un savoir communautaire. J'y crois. Je sais que les gens...
ont chacun cheminé et on va y trouver astuce, solution ou en tout cas un jeu de miroir. Et là-dedans, dans le fait de ne pas éditer, tu sais moi je ne fais pas de montage dans mes épisodes, et de permettre à la voix d'être complexe, d'avoir nos contradictions, de ne pas essayer d'éditer les gens dans « avec toi tu seras ce rôle-là, ce profil-là » et d'avoir les gens pour vraiment naviguer dans…
Les hauts, les bas et les sinuosités de leur cheminement intime. Moi, ça me parle de ouf. De fait, je trouve que c'est très important de garder le « attends, il y a eu un petit calage ou un petit moment de stop ».
Qui aurait cru qu'il y aurait autant de similarités entre commencer un podcast et commencer à faire du porn? En vrai, moi, je fais du contenu de sexualité. Alors, tu ne vois pas ma bite, mais je me dévoile énormément. Absolument. Moi, je bénéficie certainement, un, du fait d'être blanc.
c'est sûr je le vois d'être un podcasteur blanc et deux le média du podcast a comme une sorte de un drap de plus honorable tu vois ce que je veux dire alors que mais il y a un truc un peu plus intello tu vois ce que je veux dire et c'est toujours bien de reconnaître nos privilèges donc je sens que c'est je comprends ce que tu veux dire ouais
J'ai beaucoup moins de mal à aller voir mes parents en disant « les petits choux ». Parce que je pense toujours à mes parents quand « ah, il fait quoi Guillaume en ce moment ? » Tu sais, les gens, ils demandent des nouvelles des enfants parfois. Et je leur ai dit « qu'est-ce que tu racontes quand t'as 75 ans et qu'il fait un podcast sur le… »
Ça te met face à... Voilà, il faut dire le mot sexe à chaque fois qu'on te demande des nouvelles de Guillaume, quoi. Mais en vrai, ils sont super alliés, super soutenants et ça... Mais si je faisais du contenu porno, j'aurais du mal, j'aurais peur. Est-ce que toi, tu l'as annoncé à ton entourage ? Non, j'ai pas annoncé pour plusieurs raisons. Hum...
Je parle publiquement. Je suis très ouvert de ça parce que si je vais le faire, c'est déjà très public. N'importe qui peut voir de quoi en ligne. Mais je n'ai pas pris une étape d'aller annoncer à des gens parce que...
Le premier, c'est que c'est un peu peut-être égoïste de ma part, mais je veux que ça fonctionne et que ça roule bien avant que je démontre à des gens que « Hey, j'ai pris ce grand risque-là de faire de la pornographie, mais ça n'a rien apporté. » Donc, il y a un certain... Peut-être pas égoïste, mais plus d'orgueil là-dedans. Je veux que ça soit un succès avant que je commence à dire « Oh, et fort, hey, j'ai fait de la pornographie. » Il y a ça. Il y a aussi l'aspect de...
Ce que le monde ne sait pas, ne peut pas le faire mal. What you don't know can't hurt you kind of thing. Ce que je veux dire là-dedans, c'est que pas que le fait que je fais de la pornographie fait mal à quelqu'un, non. C'est plutôt l'aspect comme, par exemple, mes parents, right? S'ils sauraient, ça ne me dérange pas, honnêtement. Mais est-ce que je vais le dire pour qu'ils ont plein d'inquiétudes pour aucune raison quand...
C'est un peu comme quand on se fait dépister. On a un ITSS. Une IST. Désolé. Non, pas désolé. Dans chaque pays, il y a un acronyme différent. En France, c'est… IST. Mais quand tu fais annoncer par quelqu'un qui a testé positif, mais pas toi…
Dans la bonne pratique des choses, tu te fais tester puis traiter, dépister et traiter, mais tu dis pas encore à d'autres personnes avant de savoir si tu l'as réellement parce que sinon tu causes la panique pour rien. En gros, tu dis « je protège mes parents ».
J'ai pas besoin de leur faire du mal. J'ai un peu une question un petit peu confrontationnelle, un petit peu inconfortable à te proposer. Même de déconstruire cette notion de protéger mes parents parce que c'est pas forcément ça non plus. C'est quoi la différence ? Je vais te poser une question un petit peu agressive pour le jeu. Vas-y. T'es ok ou pas ?
c'est quoi la différence si je te dis je fais pas mon coming out gay à mes parents parce que ça va complexifier beaucoup ça peut leur faire peur ils peuvent se demander ils sont pas de la même génération ils ont pas eu d'amis gays je trouve plein de raisons de pas faire un coming out la différence entre ça et ce que tu viens de dire je vais pas leur dire parce que ça va être compliqué pour eux
Moi, je dirais qu'il n'y a pas nécessairement une grande différence entre les deux scénarios et que chacun a leur propre raison pourquoi ils font leur coming out ou pas. Ça fait 20 ans, au sujet du coming out gay, j'aurais dit « oui, tout le monde devrait come out, puis c'est la solidarité, puis si tu ne le fais pas, tu n'es pas en train de bien vivre ta vie ou de la vivre d'une façon très honnête ».
Je ne crois plus du tout en ça parce que l'expérience de vie, professionnelle et personnelle, m'a démontré que chaque personne a leur raison et ils savent quand c'est le bon moment d'aborder ces choses-là. Et je vois que c'est quand même à peu près la même chose pour la pornographie, en fait. Et pour toi, ce n'est pas encore le bon moment ?
Ou ça ne sera peut-être jamais le bon moment. Oui, ça se peut, mais j'en doute. Honnêtement, je pense que je vais avoir cette discussion à un moment donné. Ça revient à le premier point qui était, je veux que ça soit quelque chose de vraiment un succès avant de parler plus. La dernière raison aussi, peut-être qui est la plus importante, c'est que
C'est pas tout le monde qui est à la même place dans le cheminement par rapport à la sexualité, puis qu'est-ce que ça veut dire faire du pornographie. C'est pas tout le monde qui comprend de la même façon, puis...
Moi, j'ai mes propres affaires à gérer. Je n'ai pas besoin de gérer les préjugés, puis le manque de compréhension, puis tout ça qui vient des autres personnes, puis leur vision de la pornographie. Donc, c'est beaucoup de ça qui est en arrière-à-l'arrière. C'est un vrai poids. C'est-à-dire, le moment où tu décides de le dire plus publiquement, ça va être à ta charge d'éduquer les gens, de recevoir leurs préjugés, et tu n'as pas forcément envie de choisir ce chemin.
T'es pas obligé. Oui, c'est ça. En tant qu'homme gay, tu peux comprendre quand des fois, des personnes straight qui projettent tous leurs... En tant que personne de couleur, quand il y avait Black Lives Matter pendant 2020 qui a vraiment arrivé à une pique puis que le monde m'abordait « Hey, qu'est-ce que moi je pourrais faire? » ou « Comment je m'éduque? » Puis c'est comme... C'est toujours cette notion-là de « C'est à toi d'éduquer » puis tout ça. Bref, quand ça vient à la pornographie, je sais qu'il y aura un...
un sentiment similaire, ces notions-là, que je suis juste comme « girl, I ain't got the time ». Exact. Bien sûr. C'est quand même super intéressant. C'est marrant parce que moi, si je faisais du porno, j'ai à la fois en moi le « ah non, je lui dis à personne, j'ai rien à foutre, j'ai pas besoin là, je suis super proche de mon frère, de mes parents, flemme, en fait, je choisis mes combats, vas-y, j'ai grandi, j'ai bien compris que... »
Le Guillaume dans le passé aurait en effet eu envie d'être revendicatif, je veux que vous m'acceptiez totalement, donc je te le mets dans la gueule et tout. Aujourd'hui, je suis là à un flemme. Une part de moi me dit, ah si, quand même, vu que je parle de tout, j'aurais envie, nanana. Hésitation. Je trouve que c'est vachement intéressant comment on se dit, ok, ça a assez de valeur pour que j'y aille, pour que je le dise. Et toi, tu disais le succès. Et je trouve ça trop intéressant parce que moi, c'est un sujet qui me touche intimement.
Je suis toujours à la recherche, je pense, d'une validation et un succès pour toi. Ton porno, ça serait en nombre de vues ou en finances ? Honnêtement, je ne sais pas encore.
Parce que quelque part, en fait, c'est intéressant parce que le tabou, dans une des clés pour dépasser le tabou ou ce qui semble interdit, c'est en effet le succès. Oui, bien, maintenant, on vient à des notions capitalistes et tout là, mais c'est ça, oui. Parce que c'est plus acceptable si il y a des milliardaires avec ça, là.
comme s'il fait bien de l'argent, il est en sécurité financière, ben, on n'a pas besoin de cassonner ça. Mais c'est un langage... Mais non, mais c'est important parce que c'est un langage qui nous lie à nos parents. Moi, je me souviens très bien quand j'ai fait... C'est un langage que mes parents, mon père principalement, à un moment donné, j'ai fait de la céramique dans ma vie, de la poterie, comme tout Parisien, bobo hipster blanc...
Oh really? Je ne savais pas que c'était une chose, un stéréotype, genre. C'est moi qui le crée. Je prends l'entière responsabilité. En effet, il n'est pas rare de voir sur Instagram des personnes blanches qui ont une petite crise à un moment donné et qui veulent passer du cerveau aux mains et qui veulent se connecter à la terre, à la terre-mère. J'ai été ça. Et mon père, sans ça, c'était là. Mais tu gagnes combien avec ça?
parce que c'est son langage et que quand je me suis mis dans les podcasts j'ai un jour le jour où j'ai gagné un prix j'ai gagné un prix un peu connu mais pas trop connu en France ouais
Là du coup, j'étais vachement plus à l'aise parce que je parlais le même langage et quand aussi j'ai développé un modèle économique que j'ai demandé des dons à mes auditeurs et que j'ai pu dire à mes parents « non mais c'est un vrai métier en fait, c'est un vrai métier parce que je gagne de l'argent ».
Alors, mes parents sont des petits choux et franchement, à la loterie, j'ai bien tiré principalement. Mais en fait, on cherche juste un langage commun. Quand tu dis, j'en parlerai quand c'est du succès, c'est un langage commun où du coup, les gens peuvent calmer tout seuls leur anxiété sur cette nouveauté, je pense, c'est ça. Puis aussi, le monde ne sont juste pas à l'aise avec la sexualité encore. Donc ça, c'est...
Pourquoi je vais aborder un sujet qui va changer la façon qu'il me voit? Souvent, le monde va juste mettre ça comme une grande étiquette sur ton front. Ah, il est un travailleur du sexe. Puis oui, je fais du travail de sexe, mais je ne suis pas juste ça. Puis ce n'est pas la chose qui prend toute la place dans ma vie. Puis je suis quand même la même personne que ta copine.
qui t'as connu depuis des années? Pourquoi maintenant tu me voyais différemment? Donc, moi, je comprends tout ça, puis je comprends la psychologie en arrière, puis tout, tout ça. Mais est-ce que j'ai besoin de me mettre dans une position où est-ce que j'ai besoin de subir les... Alors, j'adore cette question-là parce que c'est toi qui te la poses de l'extérieur. Moi, quand je vois que tu fais du contenu sur Twitter et que tu décides
de passer en OnlyFans et à être payé. Moi, je me demande pourquoi, pourquoi, pourquoi. Il faut être capable de bien faire les choses avec la conviction. Ça me surprend dans la vie des fois, des personnes qui font des choses juste parce qu'eux et ils ne se sont jamais posé la question pourquoi. Et tu as pas l'impression que tu es sur ce chemin de pornstar aussi pour confronter
En fait, tu es en train de te mettre dans cette posture qui, là, tout de suite, te crée une grande fatigue parce qu'encore, tu vas devoir éduquer. Mais c'est intéressant parce que c'est quand même toi qui te mets dans cette posture. Oui, totalement. Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi tu vas au conflit ?
Pourquoi je monte ton visage en étant rémunéré? Donc, tu vas vers un conflit parce que tu vas... Un possible conflit parce que tu vas vers un travail public avec de la sexualité. Donc, tu vas au-devant des conversations. Pourquoi, honnêtement, je pense ça, je suis juste comme... Parce que c'est le fun. J'aime ça, ma sexualité. J'aime ça le vivre. Puis pourquoi pas recevoir de l'argent pour ça en même temps si ça va m'aider à payer mes factures, tu sais? Donc, honnêtement, c'est ça. Des fois, je trouve...
Oui, il y a beaucoup de sérieux dans la vie, mais ce n'est pas tout qui est sérieux. Pourquoi le fait que je fais ça devrait avoir un impact sur la vie de quelqu'un d'autre? Bref. Oui, c'est la liberté, quoi. Oui! C'est un élan de liberté. Oui, c'est vraiment la liberté de bien vivre dans ma sexualité et la liberté de l'exprimer comme je veux et comment je veux. Bref.
De ce que j'ai compris dans les créateurs de contenu X, si moi je devais me lancer, je choisirais un truc super niche parce que de ce que j'ai compris, de ce que j'ai lu, je suis très extérieur, donc peut-être je dis une bêtise, tu m'arrêtes, mais plus je suis niche dans un kink, dans un rôle, et plus je vais pouvoir créer une communauté autour de ça qui va être excitée de ça. Toi, est-ce que tu as choisi d'être niché ?
Non, toi, tu ne m'as pas offert d'abonnement gratuit. Je n'ai pas vu les vidéos. Honnêtement, il y a beaucoup de mon contenu qui est accessible gratuitement parce que la façon que je fonctionne, c'est que parce qu'il y a aussi.
une façon de comment faire ça puis il y a beaucoup de personnes qui sont très très très dans le c'est juste l'argent puis c'est business puis comme chaque post qu'ils font c'est un truc automatisé de Just For Fans qui disent j'ai droppé une nouvelle vidéo va l'écouter moi je veux pas ça je veux pas achaler du monde moi je veux que le monde vient vers moi naturellement parce qu'il trouve ça sexy il trouve ça hot bref
Donc, toi, ton contenu… Non, mais ce n'est pas grave. Mais juste, si tu réponds à ma question, toi, ton contenu, c'est quoi? C'est tu pénètes, tu te fais pénétrer, tu suces, tu te fais sucer. C'est ça. Moi, je ne veux pas me mettre dans une niche parce que moi aussi, je me suis fait dire par des personnes à l'extérieur ainsi que les personnes qui font du porn que non, tu as besoin de trouver ton niche puis faire ça si tu veux être vraiment successful.
Sure. Mais oui, autant que je veux que ça soit un succès, je veux que ça soit le fun, puis quelque chose que j'ai du plaisir à faire, puis aller me mettre dans une niche, ça serait pas la chose qui va m'aider à accomplir ça. Parce que pour moi, je fais just whatever it is que je trouve hot, que je trouve le fun. Puis je trouve que aussi, c'est...
Moi, beaucoup du contenu que je fais qui est gratuit dans le sens que ça va être... Ce qui est gratuit, c'est des versions plus cool de ce qui se trouve en arrière les paywalls. Comment tu dis un paywall? En arrière, un truc comme Patreon ou OnlyFans ou whatever. Moi, je veux que ça soit quand même dans...
le zeitgeist it's out there in the open ça soit accessible à du monde d'accéder gratuitement ainsi que j'ai l'impression que tu réponds à une question que j'ai pas posée moi j'étais juste dans c'est quoi la sexualité que tu montres et toi tu réponds et que tu kiffes et du coup oui merci c'est ça la réponse simple
Donc en fait, toi, ce qui t'excite et ce qui te met en joie, c'est d'avoir plein, une grande diversité de pratiques. Oui, c'est ça. Oui. Parce que moi, je ne sais pas ce qu'il y a dans ton... En fait, je pose tout bêtement la question, quelles sont les vidéos ? Et donc toi, il y a tout un tas de différents trucs. Et toi, ce qui te fait plaisir, c'est des collaborations ?
Oui, des collaborations, mais aussi des choses que je fais tout seul. Masturbation? Oui, masturbation, mais aussi des trucs. Comme dernièrement, j'ai commencé à filmer chez nous des vidéos plus voyeuristiques, où est-ce que je mets mon caméra sur le trépied, puis je commence à faire la vaisselle, mais exposée. Donc, tu vois ma queue, tu vois mon cul, puis tout ça. Je suis bandé, je me crosse un petit peu, mais
Mais je retourne à faire les vaisselles. Alors, je fais un petit coup de traduction. Se crosser, c'est se masturber. Oh my God, oui. Non. Et en fait, il y a un truc qui m'a perturbé en tant que Français de Paris. Perturbé dans le sens qui a attiré mon oreille. C'est qu'ici, au lieu de dire nous, à Paris, on dit chez moi. Enfin, en France, on dit chez moi.
Et si on dit chez nous, c'est qu'on habite à plusieurs. Donc là, comme tu fais des trucs exhibitionnistes et que tu as dit chez nous, il n'y a que toi sur la vidéo. Oui, il n'y a que moi dans la vidéo. Et tu habites seul. Oui. Non, non, je n'habite pas seul. J'habite avec mon partenaire. Mais c'est ça. Donc, j'ai des vidéos qui sont solo, qui sont masturbatoires ou pas, parce que des fois, le monde veut juste voir quelqu'un qui trouve...
à leur goût. Donc, regarder quelqu'un. Donc, je fais ça, mais je fais aussi également, oui, des collabs avec d'autres personnes. Et c'est toutes les semaines? Ou tous les mois? C'est régulier ou pas? Oui, mais voici la magie des médias sociaux. Ce que beaucoup de monde fait, ce que beaucoup de monde font, ainsi que moi, moi inclus, c'est que tu fais beaucoup de contenu, puis des fois, tu vas prendre des pauses parce que moi, en tant qu'être humain, je ne suis pas toujours horny, je ne suis pas toujours sexuel. Oui.
Mais il faut quand même avoir une certaine régularité dans ton contenu que tu publies. Donc, souvent, je vais faire comme un gros batch, puis je vais en recueillir, puis après ça, je vais tranquillement le sortir. Même pendant des moments que peut-être je prends des pauses. C'est ça. Donc…
Oui, c'est ça. Tu es un vrai créateur de contenu avec une stratégie éditoriale, etc. Toi, si on prend la photo de ta vie sexuelle intime et amoureuse d'aujourd'hui, tu en es où ? Tu disais que tu vis avec quelqu'un. Mon partenaire de six ans dans deux semaines. Dans deux semaines, vous fêtez vos six ans ? Oui. Joyeux six ans. Merci. Pourquoi ça se fait mal ?
Je ris parce que le passage que j'ai dit, c'était comme j'étais un petit enfant de 6 ans. Je vais avoir 6 ans. Puis, le passage que tu as répondu, c'est comme, je voyais 6 ans. Non, mais c'est… Comment est-ce que… Et vous êtes en… Donc, toi, tu as dit que tu es polyamoureux. Oui. Tu as d'autres relations? Pas présentement, mais j'ai déjà daté d'autres mondes en même temps que j'étais avec lui.
Mais pas en ce moment. Tu es en relation ouverte ? Oui, c'est ça. Et donc, tu as de la sexualité à la fois OnlyFans, à la fois avec ton partenaire et avec d'autres partenaires ou bien un des trois ?
Répète ça. Est-ce que c'est le cas? Tu as ces trois sexualités-là? Oui, si tu veux les regarder de cette façon-là, oui. Avec mon partenaire, j'ai la sexualité que je partage avec lui ou qu'on partage ensemble avec d'autres personnes. Exact. J'ai la sexualité qui est...
publique parce que c'est la pornographie. Puis j'ai aussi ma sexualité en dehors de mon côté, ma propre sexualité que j'explore. Et depuis un an que tu fais plus, en tout cas que tu fais le sexe OnlyFans public, est-ce que tu vois que ça a un impact sur ta sexualité en général ?
C'est sûr que oui. Je suis encore en train de décortiquer quoi en particulier. C'est toujours une réflexion de les pourquoi, pourquoi, pourquoi, puis tout ça. Mais l'impact que je pourrais voir immédiatement, c'est quand même…
c'est quand même, si on voit ta sexualité comme un energy meter, a gauge, comment tu peux dire? Une jauge. OK, une jauge. Bien, c'est pas toujours plein, right? Que tu l'utilises dans un contexte avec un partenaire, dans un contexte avec soi, masturbatoire, bref, ça se déplait. Mais, donc, un impact serait que, bien, des fois, faire des collaborations puis tout ça, ça me laisse moins d'énergie.
Je suis d'accord. Ma propre vie sexuelle. Et est-ce que ton partenaire s'en est plein? Non, non, non, non, non. À ce niveau-là, il est très supportive, mais aussi... Toutenant? Oui, mais aussi, ça n'a pas eu un impact à ce niveau-là. OK. De 0 à 100? Oui.
Aujourd'hui, tu te sens épanoui sexuellement, intimement, amoureusement. Tu sens tous tes choses défaire. Exact. Épanoui sexuellement, à combien ? Sur ça ? Sur ça. Aujourd'hui, là ?
90. Aujourd'hui. Oui. C'est pas une moyenne sur la dernière année, c'est là, aujourd'hui. Non, non, non, aujourd'hui. Pourquoi? C'est juste comme ça, au hasard, comment je me sens, ça serait 90. Pourquoi? Parce que la majorité de mes besoins sont comblés sexuellement en ce moment. OK.
Que ce soit la sexualité que je partage avec mon partenaire principal, mon partenaire avec qui je vis, que ce soit dans le monde dating, comme j'y vais sur des dates de temps en temps, puis je trouve ça le fun, que ce soit avec les partenaires réguliers sexuels que j'ai, ou que des nouveaux one-night stands que je vis, que ce soit ma propre sexualité avec moi-même à ce battoir,
Ou la sexualité que je vis par les réseaux sociaux dans la pornographie, parce que ça aussi, c'est un aspect, c'est le fun. Oui, je suis épanoui. J'ai beaucoup... Je ne peux pas me plaindre pour le manque de sexualité dans ma vie. Ça, c'est sûr et certain. Donc, à ce niveau-là, je pense que je suis bien. Oui.
C'est quand tu dis je suis bien, parce que là t'as listé un peu des moyens mais pas trop le fond du besoin, c'est qu'en fait t'es touché, t'es masturbé, c'est en termes de quantité, de qualité et de pratique sexuelle ? Oui. C'est ça ? C'est que t'as... On a un peu dit le contraire dans l'épisode précédent où t'es pas assez pénétré, mais...
Alors, la chose que j'allais dire, c'est, alors, c'est quoi les 10% que je ne suis pas satisfait? C'était ma question d'après. Honnêtement, il y a toujours la place pour l'amélioration. There's always room for improvement. Ah, quelle horreur. Donc, c'est plus dans cet aspect-là que je suis comme, bien, présentement, je suis très épanoui, mais c'est sûr qu'on pourrait travailler des choses, comme l'exemple que tu as amené, oui, être capable de bottomer plus souvent.
C'était juste un exemple. C'est pas un détail, mais en tout cas, c'est pas le cœur de... Ouais, tu te sens bien, quoi. Est-ce qu'il te vient un dernier... On va s'arrêter là. Est-ce qu'il te vient une dernière chose que tu as envie de partager ? Hum...
Vie bien votre sexualité. On pense toujours à l'épanouissement et le plaisir. Ce sont des aspects importants. Souvent, notre sexualité en tant que queer, gay, c'est souvent médicalisé ou vu sur une perspective qui est très dans le peur et le danger. Mais non, on vit dans l'épanouissement, le plaisir. Tu parlais beaucoup des publications gouvernementales et autour des attentions aux maladies, aux infections. Oui, la santé publique de tout ça.
Mais aussi de juste penser que l'ennemi, c'est la honte. C'est ça que je veux dire. C'est ça mon takeaway, le message que je souhaite partager. C'est où il y a des bouts de honte dans nos... C'est ça l'ennemi. L'ennemi, c'est l'honte. C'est pas tes partenaires, c'est pas les autres personnes, c'est la honte. Ouais.
ça m'inspire vachement moi j'ai envie de dire un dernier mot qui est contraire mais je trouve que les deux sont des super complémentaires t'adores la honte non
Non, je trouve que c'est tellement une bonne guidance. Ils sont où les morceaux de honte et ils racontent quoi ? Je trouve que c'est tellement intéressant à décortiquer et ça donne tellement de joie de s'y atteler. Mais moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que je suis dans un moment peut-être en termes d'énergie un peu bas pour moi, mais ce n'est pas négatif.
Et moi, j'ai envie de terminer cet épisode sur j'ai envie de me foutre la paix. Il y a un peu cette, tu sais, peut-être que si en ce moment, comme je suis dans une énergie basse, je lis pas mal de, j'écoute des podcasts de développement personnel, je lis des livres de développement personnel.
Et je me souviens d'entendre quelqu'un qui dit je veux devenir la meilleure version de moi-même. Cette phrase, elle m'a accroché le cerveau depuis que je suis au Québec. Je me dis mais quelle horreur, quelle prison d'injonction, de dire je suis pas assez, il faut que je devienne plus et tout. Moi, je dirais que tu vois, sur ces quatre ans de podcast...
Je suis tellement débloqué et tellement heureux du chemin parcouru, mais non, je ne suis pas épanoui. Ce n'est pas du tout aussi noir ou blanc de « non, je ne suis pas une meilleure version de moi-même », mais je suis super heureux du chemin. Et je trouve que dans ce chemin, il y a plein de moments où j'ai envie de me foutre la paix, qu'il n'y a pas besoin de croître, il n'y a pas besoin de plus. Et je crois, quelque part, qu'il n'y a pas besoin de succès. Et ça, je me parle à moi-même.
Tu vois, parfois, il y a besoin de temps, il y a besoin de silence, il y a besoin de vide. Et ça, pour moi, c'est trop dur.
C'est vrai parce que dans la vie, on a des hauts et des bas. Puis je ne veux pas dire des hauts et des bas de morale, mais juste d'énergie, comme tu dis. Puis on a le droit de vouloir avoir un peu de paix. Mais moi, je dirais même autre chose. Parce qu'en fait, il y a une vision vraiment, et je pense qu'elle est capitalistique. Il y a une vision de meilleure version de soi-même, d'être plus productif, etc.,
Et je trouve que cette vision, elle écrase quelque chose de... Moi, j'ai envie de changer complètement cette vision de moi à moi-même. Je donne pas de leçons à personne. Un chant.
Un champ, là. Moi, je suis cultivateur, ce qui n'est pas le cas. Mais si je veux cultiver quelque chose, je regardais un documentaire. En fait, si je plante et non-stop, j'exige que ça pousse. En fait, la terre, elle se dénutrit. Elle n'a pas le temps de recharger. Moi, c'est une image que j'aime beaucoup, qui m'accompagne en ce moment. La terre, elle n'a pas le temps de se recharger. Comment est donc arrivé le concept de jachère ?
Je ne sais pas comment je peux le traduire en anglais. Ou en fait, je laisse le champ tel quel parce que la terre, ce dont elle a besoin, ce n'est pas plus d'engrais pour vite... Non, en fait, elle a besoin de temps, de repos, de la pluie, de je ne sais quoi. Je sais de quoi tu parles, mais... De laisser le truc se faire. Et ce n'est pas du tout une basse énergie. Non, non, ce n'est pas du tout un truc bas par rapport à...
Au haut de la productivité, c'est un moment essentiel. C'est comme l'hiver et l'été. C'est un moment essentiel où il y a des choses qui se rechargent, qui se refont, etc. Bon, là, je finis là-dessus parce que c'est quelque chose que j'ai besoin moi d'entendre.
Mais je suis en chemin, je vais y arriver. Mais merci tout de même de partager. Mais il y a d'autres moments où c'est un moment de productivité, de... Comment on dit quand on collecte la récolte? Et toi, t'es dans ce moment-là? Toi aussi, t'es ici à Montréal pendant un bout de temps, en train de faire tout ce travail-là. C'est sûr, oui. C'est chouette. On termine sur ce rayon de soleil qui rentre dans ce... Pour ceux qui ne le voient pas, qui est tout le monde, il y a un rayon de soleil qui tombe sous Guillaume, puis c'est très beau. Ah!
C'est vrai. Dans le descriptif de cet épisode, je vais mettre tous tes liens pour que les gens aillent. Parce que je suis sûr. Oh oui, j'ai jamais dit c'est quoi mon nom de porn, mais c'est A Slut Like You. A Slut Like You. Une salope comme toi. Exact.
Malgré que... Mais c'est juste que le nom n'est pas traduit pour les autres langues. Mais oui, exactement ça que ça veut dire. Mais j'aime bien... Juste dans un mot. J'aime bien, oui. Facilement trouvé sur toutes les plateformes. Sur toutes les plateformes. Je le mettrai en descriptif quand même. OK, parfait. Merci, Alex. Merci beaucoup pour cette opportunité. C'était vraiment, vraiment le fun. Merci à toi.