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Nous sommes dans le troisième et dernier épisode de notre série Velvet Rage, grandir gay dans un monde hétéro. Première partie, c'était… Attends, il faut que je me mette dans les conditions de quelqu'un qui n'a jamais écouté les deux précédentes parties. Première partie, c'était je suis gay et je regarde l'impact de la honte
Et comment cette honte peut encore impacter aujourd'hui, plus tard, adultes, via partie 2, épisode 2 de ce livre, les stratégies de survie et d'évitement. Je parle bien entendu, là je dis, de Velvet Rage. Non, je ne l'ai pas dit. Cette intro est un bordel. Il est 20h40 et moi, le matin, je me lève entre 4 et 5 heures du matin. On est dans les coulisses du… Moi, à 20h40, normalement, les gens, il n'y a plus personne en fait.
Je suis avachis sur mon canapé et je joue à Tomb Raider. Bon, c'est pour ça que cette intro n'a ni cul ni tête. Donc je reprends. On a un super livre qui s'appelle Velvet Rage. Là, je suis avec des auditeurs et autres, Mathias, Baptiste, Thomas et moi. Tous les quatre, on a lu ce livre Velvet Rage, un psy américain.
gay, Alan Downs, a écrit ce bouquin en 2006 et il est plein de concepts et de pépites. Tous les quatre, on s'est dit que ça avait beaucoup résonné pour nous et j'ai trouvé ça super intéressant de vous faire parler sur comment ce livre vous a impacté. On a fait deux épisodes, partie 1 sur la honte d'être gay, partie 2 sur les stratégies de survie et tout ça, ça sert à comprendre le ou les problèmes pour être sur son chemin d'authenticité qui est notre troisième partie.
Il y a dans cet épisode un cadeau, même deux cadeaux, car Mathias Chaillot qui est avec moi, Mathias, coucou Mathias !
qu'il faut aller retrouver. Mathias, je crois que ton titre, c'était « Pourquoi je suis gay ». Oui. Ton livre, c'est « Une enquête scientifique et un propos intime, car tu es toi-même gay ». Tu vas pouvoir dire deux phrases sur ce livre que les gens devraient, bien entendu, acheter. Car ils ne peuvent pas l'écouter en livre audio. Non, ça, il n'est pas encore dispo. C'est vrai, hein ? Encore, non, non. Il faudrait, avec ta voix douce et suave. En tout cas, grâce à ta maison d'édition qu'on n'a jamais mentionnée sur cette édition. Édition goutte d'or. Ouais.
Ils vont vouloir. C'est vrai ou pas ? Non, non, non. Rapodcaster de Pocati. Merde. Bon, on le redit une deuxième fois. Édition Goutte d'Or. Une super maison d'édition. C'est vrai ? Ouais, ouais, vraiment. Eh bien, ils offrent à deux auditeurs qui peuvent habiter n'importe où dans le monde, deux livres. Pour ça, il faut aller sur le site bit.ly slash comment devenir. Site du podcast où on remplit le petit formulaire que j'ai créé de mes douces mains. J'avais aussi une autre intro à faire qui était…
J'ai un programme d'affiliation avec Audible, une plateforme de livres audio. C'est gratuit pendant 30 jours. Si tu cliques sur le lien que moi j'ai fait, 30 jours gratuits. Ce lien, il est sur le site du podcast et c'est vraiment cool. Il y a Velvet Rage, donc le livre sur lequel on rebondit.
que je trouve être quand même un bouquin super. Moi, je suis vachement content de l'avoir réécouté en livre audio. En plus de ce bouquin, tu as un crédit pour prendre un autre livre audio que tu garderas une fois que tu résilies. Sur le lien sur mon site, j'ai mis des recommandations de lecture.
Et j'ai un peu le rêve au secret de créer un book club. Franchement, je trouverais ça cool. Un autre projet, s'il y a des auditeurs qui sont chauds, je trouverais ça chouette. Parce qu'en fait, il y a pas mal de bouquins qui ont conceptualisé l'homophobie internalisée, l'enjeu de l'épanouissement, de la sexualité gay. Et je trouve ça chouette de pouvoir les lire et de diffuser leur pouvoir. Le book club des pédés. Le book club des pédés.
Pour ce faire, et en plus, ça donne 10 euros au podcast. Si tu cliques sur le lien d'affiliation, même si jamais t'écoutes de livres et que tu résilies immédiatement, c'est sympa parce que c'est 10 euros. Je trouve ça pas mal. Franchement, allez-y, c'est chouette. Et écoutez ce bouquin, Velvet Rage, dont on va parler sur la troisième partie du chemin d'authenticité. Est-ce que dans mon intro, j'ai oublié un truc, un contexte essentiel ?
c'est quoi la troisième partie ? Libéré de ses impacts et ses stratégies dont on vient de parler sur deux précédents épisodes la troisième partie du bouquin c'est alors trouver son chemin d'authenticité je fais comment ? l'auteur du livre donne douze conseils est-ce que je commence par vous les lire ? ils sont rapides moi je pense que oui
Ben alors oui. Premièrement, c'est reconnaître et adresser la peur du rejet. Explorer les origines, prendre le temps de comprendre d'où vient la peur du rejet, souvent enracinée dans des expériences d'enfance ou de jeunesse liées à l'homophobie, à la stigmatisation ou au rejet personnel. Et ça, on en a pas mal parlé dans le premier épisode. Et Alan Downs, le psy, en parle dans la première partie du livre.
Dans reconnaître et adresser la peur du rejet, il y a le travail thérapeutique, engager un travail avec un thérapeute pour adresser et guérir les blessures passées qui alimentent la peur du rejet, échanger les schémas de pensée négatif. Le deuxième conseil, c'est développer l'estime de soi.
Et je dis que c'est ChatGPT qui a produit tout ça, parce que si c'est de la merde, c'est pas ma faute, c'est juste que je suis un professionnel. Non, je trouve ça intéressant, franchement, et moi j'ai relu, je trouve ça pas mal. Étape numéro 2, développer l'estime de soi, autocompassion, pratiquer l'autocompassion et la gentillesse envers soi-même, reconnaissant que la recherche d'acceptation commence par l'amour et l'acceptation de soi.
Et aussi l'affirmation et les objectifs personnels, utiliser des affirmations positives et se fixer les objectifs personnels qui renforcent les cimes de soi, indépendamment de l'approbation externe. Tout l'enjeu étant, dans la partie 2, l'épisode 2, on a parlé des stratégies de survie et d'évitement, et notamment c'est d'enfiler des masques, soit hétéronormés en mode « je reproduis exactement ce que les hétéros font, comme ça on va m'aimer »,
soit je deviens cet être parfait en sport, ce corps parfait parce que je me muscle non-stop, pas pour moi mais pour les autres, parce que je fais une carrière que les autres valident, pas pour moi mais pour les autres. Donc c'est de passer à « je fais pour les autres » à « je fais pour moi ».
Une de mes questions, et je vais m'arrêter là, sinon je vais parler mille ans. Donc là, on a juste fait deux points sur les… On a fait quatre points sur les douze, mais j'ai envie de vous saisir là-dessus. Moi, ce que j'observe, c'est que, en fait, comment je fais la différence entre je fais de la musculation pour les autres et je me sculpte le corps comme stratégie pas authentique, quoi, versus… Ben non, désolé, en fait, moi, je kiffe ma petite routine muscu.
mes petits oeufs durs je fais pas de musculation donc je sais pas de quoi je parle mais j'ai un partenaire romantico-sexuel qui fait de la musculation donc je sais un peu j'ai ici parce que vous êtes chez moi dans mon salon un paquet de poudre protéinée perso je suis contre perso bon et je me fais engueuler il me dit fous moi la paix il a bien raison mais ouais j'avais cette question là et moi je peux commencer par un exemple perso qui est
Le surtravail, donc moi il y a eu toute une période de ma vie où je travaillais chez MSF, comme je le disais dans un épisode précédent, où je le faisais parce que ça me plaisait mais aussi parce que ça me faisait gagner du statut social et je surcompensais la honte d'être gay en voulant être parfait professionnellement et du coup validé par les autres. Aujourd'hui je travaille tout autant voire plus…
Et je me suis posé la question, est-ce que je suis dans la même stratégie de surcompensation, d'hyperperformance ? Et ma réponse était non. Notamment, je travaille énormément sur le podcast qui est mon boulot à temps plein. Parce qu'en fait, pendant plein de temps, personne n'écoutait ce podcast. Et que j'en avais pas rien à foutre, mais que vraiment, je fais ces épisodes pour moi. Honnêtement, si là, il n'y avait pas de micro…
Le micro, c'est un super prétexte pour vous faire venir chez moi et vous entendre parler de ce livre et comment il a résonné pour vous. Mais moi, je le ferais pareil sans micro. En fait, j'ai vraiment envie, mais ce bouquin, il a résonné comment pour toi ? Comment c'était ? Et aussi, là où je me sens authentique et là où c'est essentiel de l'être parce que ça te permet d'être fort, c'est qu'en fait, je me fais défoncer. Comme c'est un discours public, je suis toujours trop con.
bête, je pose les mauvaises questions je parle trop ou pas assez et puis et donc en fait il faut que je sois vachement ancré dans mon enthousiasme en mode ouais mais moi je sais pourquoi je l'ai fait je trouve ça stylé et puis j'ai plein de choses à apprendre je dis pas que je suis parfait mais parce que si je le faisais pour le regard de l'autre ça serait une vraie souffrance après je reçois plein de compliments j'essayais pas de dire mais c'est ultra violent quoi
Bon, vous avez vous une stratégie qui avant était assez nocive selon vous et peu authentique et qui était plutôt une façon de remplir un vide qui en fait c'est mise à jour et qui est encore présente dans votre vie et qui est authentiquement vous ?
Moi, mais en fait, c'est un peu la même que toi. Tout à l'heure, je parlais de l'ambition, la carrière, faire des bonnes études et tout. Et aujourd'hui, j'ai un boulot où je fais des évaluations de politique publique en santé.
Et je sais que mes études et tout, je les ai faites pour être validé, pour être le meilleur, etc. Mais en vrai, aujourd'hui, je trouve ça hyper intéressant ce que je fais. Quand je prends du recul, je sors un peu la tête du guidon. Bon, évidemment, il y a des choses que j'aime, des choses que j'aime moins. Mais il y a une part de moi qui est là, putain, mais c'est quand même hyper stylé. J'arrive à chiffrer… Enfin, je ne sais pas… Si, un truc auquel j'ai contribué, j'arrive à chiffrer que…
exemple complètement random qui n'a rien à voir avec notre sujet de conversation en soins palliatifs aujourd'hui il y a à peu près 400 000 personnes qui ont besoin de soins palliatifs aujourd'hui en France il y a après un quart, un tiers qui reçoivent ces soins palliatifs et avec le baby boom qui arrive à l'âge de la retraite et de la mort
Ça va augmenter jusqu'à 500 000 en 2050. Et déjà qu'aujourd'hui, on ne remplit pas les besoins d'aujourd'hui, comment on va faire dans 30 ans pour remplir ces besoins de 100 palliatifs ? Comment on va s'occuper des gens ? Il y a des questions sociétales hyper prégnantes que mon boulot me fait poser. Je me dis que c'est hyper stylé, je trouve ça trop cool. Et ça, c'est moi qui kiffe. Ce n'est pas le bâtisse qui veut être dans cette institution prestigieuse qui fait ces évaluations importantes.
Quelqu'un d'autre ? L'autre chose sur laquelle on peut rebondir, c'est le travail thérapeutique qui est invité par… Et je vous ai souvent entendu, là, dans les épisodes précédents, dire mon psy m'a dit hier que tout le monde est en thérapie.
Je viens de reprendre, moi. Mathias vient de reprendre, Thomas. Baptiste depuis deux ans. Moi, c'est par cycle depuis l'âge de 14 ans. Mais au début, c'était plus quelque chose de pareil. On avait un peu honte de dire qu'on allait chez le psy. Pourquoi on allait chez le psy ? C'est que t'as des problèmes. Oui, c'est quoi tes problèmes ? Tu veux pas parler de tes problèmes ? Jusqu'à aujourd'hui, même, je conseille à des amis d'aller voir des psys.
Et c'est comme la phrase d'un peu bateau, c'est comme aller chez le dentiste en fait, c'est prendre soin de son cerveau, c'est l'hygiène émotionnelle, ça fait partie de la santé. Et dans ta thérapie, est-ce que tu as suivi le conseil de Alan Nance ?
d'explorer les origines ? Est-ce que ça t'a aidé ? Parce que j'imagine des auditeurs se dire « Non mais moi, les gars, j'ai autre chose à foutre que d'aller revivre un passé traumatique et faire ressurgir des trucs. Voilà, moi, aujourd'hui, next, j'ai 20, 30, 40, 50. » Toi ou d'autres, Thomas, t'as vu l'intérêt de remettre des mots sur ce passé ?
Oui, complètement, puisque ça m'a permis de m'être dans une dynamique de réparation de trauma de l'enfance ou de l'adolescence, suite à un trauma récent qui était intense, que j'ai vécu intensément, donc une séparation…
D'une relation qui était courte, mais très passionnelle et très intense. Pour moi, c'était bon. J'avais 35 ans, j'avais rencontré, c'était l'homme de ma vie, ça a été un coup de foudre. Sauf qu'en fait, ça a été un épuisement constant. À essayer encore d'être dans cette validation…
à me dire mais c'est bon, il faut que je sois en couple, il faut que j'y arrive, il faut qu'on fasse des projets. Et en fait, on était deux êtres humains un peu dans le même conflit intérieur. Du coup, il y a eu un effet miroir très fort. Le miroir s'est brisé, donc la relation s'est brisée. Et ça, tu le lis à le défi de grandir gay dans un monde hétéro ? Ça a été…
Pour moi, une sorte de promesse que je me suis fait à moi-même, c'est « Ok, c'est pas la première fois que je vis ce genre de situation. Qu'est-ce que je fais pour ne plus vivre ça ? Comment ? » Et au début, ça passe par « Bon, ben j'arrête les relations. Je suis pas digne d'être aimé. »
et il en parle dans le bouquin toujours ce sentiment la haine de soi c'est toujours les autres on a l'impression que les autres nous renvoient à la tristesse et donc dans ces relations là d'entendre l'autre nous dire ah bah ça se voit que t'es triste tu portes la tristesse sur toi des choses très dures et donc cette promesse à moi même de dire
Bon, là, j'ai en fait une opportunité de célibat. Je vais aller explorer, explorer dans le passé, explorer dans le présent et aller vers l'authentique, le contentement, comme il dit, pour comprendre qui je suis. Ça a été un point de départ, oui.
En fait, ce que j'aime bien dans ma thérapie, et c'est un des principes, moi je fais une thérapie de gestalt, et dans le gestalt, tu pars de ce qui est vivant là maintenant. Et donc en fait, je ne suis pas allé gratuitement, enfin pas gratuitement, mais chronologiquement, ok, à 5 ans, à 6 ans, à 8 ans, je ne sais pas quoi, mais en fait, c'était ok, en ce moment je vis ça.
Et puis j'explique à mon psy et tout, il m'explique. Et parfois il me pose des questions aussi sur, ok, est-ce que ça te zéco ? Et là on va aller voir, ah mais en fait ça fait un parallèle à ce que j'avais dit il y a trois semaines sur mon père, ou à ce souvenir d'enfance et tout. Donc en fait c'est à partir de ce qui est vivant là maintenant et ce que je vis là maintenant, je vais aller commencer à tirer les fils et aller chercher dans le passé ce qui a fait écho et tout. Et ça je trouve ça, enfin moi je kiffe.
non je sais pas si tu as envie de parler de ma thérapie non mais je peux te dire d'autres conseils pour te faire rebondir là dessus moi je trouve ça super intéressant je fais de la psychanalyse à un moment justement donc là c'est vraiment tu vas creuser à la pelle dans ton enfance mais moi ce que j'ai trouvé super intéressant dans le bouquin The Velvet Rage ce que je fais pas ou pas assez c'est qu'à un moment il te dit on a fait deux parties pour t'expliquer comment et pourquoi il faut creuser
Mais la troisième partie, en fait, il faut sortir les doigts et c'est pas juste regarder d'où tu viens, c'est faire quelque chose de ça. Et c'est peut-être, j'ai changé de psy peut-être pour ça, peut-être que c'est la suite, mais lui parle de thérapie cognitive et comportementale, donc vraiment dans l'action. Donc c'est ça que je trouve intéressant et à explorer. J'ai pas de leçon parce que je vais explorer, j'y vais. Je suis en chemin. Je suis sur le point de départ pour l'instant.
Ouais, tu dis ça en rigolant. Ouais, je rigole un peu, mais effectivement, il y a vraiment ce truc de… Il y a un moment, il ne faut pas se contenter. Moi, ça m'a fait beaucoup de bien, mais peut-être aussi que je me suis contenté de dire tant que je n'ai pas trouvé pourquoi j'ai tel comportement, je ne vais pas changer ce comportement.
Et en fait, peut-être que je me suis un peu contenté de ça, justement. Parce qu'on ne se connaît pas bien, Mathias. Pas encore. Pas encore. J'ai lu ton livre dans lequel, je trouve, tu racontes… Je ne te dis pas, le chemin s'est terminé. Puis d'ailleurs, je crois que cette dernière partie du chemin de l'authenticité, c'est toi, Thomas, qui les disait. Moi, mon point du personnel, c'est qu'on se construit et reconstruit, on se coming out.
sans cesse et c'est super joyeux quoi c'est des nouvelles je sais pas des nouvelles facettes et tout c'est mais moi je trouve que dans ton livre et je crois qu'en intro j'ai dit que tu allais dire un mot sur ton livre et puis je t'ai zappé mais tu racontes quand même un cheminement intime qui est pas du tout genre je suis au tout début à la ligne de départ de cette troisième partie d'authenticité
Non, je t'harricature peut-être, mais j'ai un peu le sentiment, moi honnêtement, dans mon cas, que c'est quelque chose d'assez récent. C'est-à-dire qu'il y a eu toute la période où je suis allé très fort sur toutes les techniques de survie de contournement. Je suis allé très fort dans le boulot, je suis allé très fort dans le sexe, je suis allé très fort dans les substances, etc. Et que depuis quelques années…
J'ai commencé à me dire, tiens, je vais peut-être essayer d'y aller un peu fort sur le yoga ou la méditation. D'ailleurs, je suis peut-être allé très fort aussi, donc j'ai toujours voulu y aller de façon un peu intense. Je viendrai à tes stages. Tu as dit quoi, Baptiste ? Tu viens au tantra. Ok, ça a été stage, ça, je n'ai pas encore essayé. Mais c'est un chemin qui a commencé il y a quelques années, de me dire, bon, maintenant… Mais du coup, qui est récent. J'ai l'impression que pour moi, dans mon parcours, il y a eu beaucoup de…
Beaucoup de bricolage et là on commence à enlever les couches.
Dans ton livre, tu reviens sur les différentes réflexions, théories et études de les origines de l'homosexualité. C'est plus ou moins bien dit, c'est pas mal. Et en parallèle, tu racontes toi ton cheminement de pourquoi je suis gay. Tu poses cette question large et tu racontes un peu ta vie. Et ce que j'ai trouvé vachement puissant, c'est ton rapport à ton entourage, à tes parents. Et tu m'as dit qu'écrire le livre…
avait eu un impact sur ton rapport aux autres. Mais je ne sais pas si j'ai le droit de le dire. Je ne crois pas que ça soit de ouf intime. Mais tu sais, je t'ai dit, il y a un auditeur qui a écouté tes épisodes et qui a acheté le bouquin qu'il a offert à je ne sais pas qui, puis il racontait le chemin de ton bouquin et ce que ça avait résonné pour lui. Tu m'as dit, à moi, pareil. Maintenant, ma mère l'a proposé à une amie de ma mère. Il y a tout mon village qui l'a lu. Alors que l'homosexualité était un sujet…
plutôt tabou dans ma famille. Enfin, tabou, j'ai été accepté. Mais on ne se vantait pas d'avoir un fils pédé, en fait. Parce que tu viens d'un petit village ? Oui, un petit village dans le Cher, dans la région centre. Est-ce que ce cheminement-là, est-ce que justement ce livre et aussi ces nouveaux liens, ces mises à jour avec ton entourage, ça a eu un impact sur ton chemin d'authenticité ?
pense que ça a été un outil parce que je disais j'ai beaucoup utilisé mon travail pour me psychanalyser ou avancer donc effectivement ça a peut-être été un outil ne serait-ce que pour dépasser cette question qui était une question un peu honteuse c'est-à-dire que pourquoi je suis gay c'était aussi pourquoi je suis pas comme les autres et donc il a fallu peut-être que je fasse le tour de la question et que du coup j'en ai fait un objet et mon travail et
pour pouvoir aller au-delà et arriver à la partie qu'est-ce que je fais de ça maintenant ? Qu'est-ce que je fais de toutes ces possibilités ? C'est ce que tu disais tout à l'heure, tu citais Didier Ribon, cette capacité finalement, cette possibilité de créer, d'avoir tous les possibles devant nous. Ce qui est un peu flippant du coup, qu'est-ce qu'on en fait ? Donc peut-être que j'essaye d'arriver à cette étape-là, je pense que ça a été un pivot peut-être.
Thomas ? Je rebondis parce que ça me fait penser à ce que tu évoquais tout à l'heure, Guillaume, du vertige. Et donc il y a ce premier vertige du premier coming out. Enfin, c'est même avant le coming out, je dirais, c'est conscientiser qu'on est homosexuel. Donc là, ça devient vertigineux de dire « Ok, qu'est-ce que je vais faire de ça ? » Et après, il y a ce deuxième vertige où on conscientise qu'on peut être qui on veut. Et du coup, c'est d'autant plus vertigineux et…
Et ouais, ça peut faire, là encore, peur et aller vers plein de directions différentes.
Y compris peut-être des directions un peu… Moi, en tout cas, quand j'ai eu trop de directions, à un moment, j'ai pu glisser. Effectivement, vertigineux, c'est le mot. Et ça, j'ai trouvé qu'Alan Downs, il le disait vachement bien dans l'interview que j'ai écoutée de lui. Et je ne l'ai pas entendu dans le livre. Mais il disait, en fait, une des clés, c'est apprendre à être vulnérable pour pouvoir tester, échouer.
Et que cela ne vienne pas tout remettre en question sur ta valeur, etc. Parce que si tu es dans des stratégies où ce que tu fais, ce que tu produis, le travail et ou les œuvres d'art ou que sais-je, ça te définit, ça te donne de la valeur. Du coup, si tu échoues, tout s'effondre. Et l'idée, c'est cette partie 3, c'est de bien séparer en disant je me kiffe et en fait, je vais essayer un truc, que ça marche ou pas. Ce n'est pas ma valeur qui est en jeu là, c'est
C'est le petit projet que j'essaie de faire. J'essaie de me rencontrer. Je vais essayer différentes activités, différents types de relations, différentes expériences en prenant soin de moi. Et c'est parce que ça échoue que je vais apprendre. Et en fait, lui, il dit, et moi, j'aime bien ça. En fait, il faut oser. Vas-y. Par petits pas. Pas se violenter et tout. Et donc, quand tu disais, oui, une fois qu'on est ultra libre, parce que nous, on est quand même dans un pays où…
où on a la chance de pouvoir avoir cette liberté. Puis après, elle devient un peu écrasante parce qu'on est là, mais attends, je peux aller n'importe où, je peux aller partout. Qui suis-je et où vais-je ? En plus, on se dit, vas-y, je ne prends pas les normes pour quadriller mon chemin. Je m'autorise aussi à aller au-delà. Ça peut être vertigineux. À la fois, si on se dit, je vais faire des essais, des échecs et petit à petit trouver le chemin, quoi.
Moi, ça m'inspire. En tout cas, moi, c'est un récap pas mal de cette étape 3 du chemin vers l'authenticité. C'est m'autoriser à échouer. Je réagis parce que ça me parle beaucoup dans le sens où…
On parlait tout à l'heure du dialogue avec soit enfant, soit même l'enfant, le petit enfant, le petit Guillaume, le petit Mathias, le petit Baptiste et le petit Thomas. Imaginons qu'on est là, on a 7, 8 ans, 10 ans. Moi, ce chemin-là, cette exploration d'aller vers des choses qui me font peut-être un peu peur, mais en même temps qui attisent ma curiosité…
Je me réfère souvent au Thomas enfant. Là, même au présent, je me dis qu'est-ce qu'il ferait s'il avait eu l'autorisation de le faire ? Parce qu'il y a eu tellement de moments où on a eu des injonctions à ne pas faire. Et en fait…
Dans mon cas, ce qui est très fort, c'est qu'il y a eu beaucoup d'années jusqu'au début de l'adolescence où j'ai pu faire des choses. Je faisais de la danse, je faisais de la gym, je jouais à la poupée, des trucs hyper caricaturaux. Mais en fait, ça me procurait beaucoup de joie et ce n'était pas un problème.
Je suis encore aujourd'hui sur un chemin à essayer d'identifier ce qui s'est passé. Il y a eu un turning point où c'est devenu source de tristesse. Aujourd'hui, je suis en train de me réconcilier avec ça.
parce qu'aujourd'hui je refais des choses que je faisais quand j'avais 8-9 ans moi ça me parle énormément moi quand j'étais me reconnecter à cette joie enfantine moi j'avais créé un journal
Je me souviens très bien, tu vois. J'avais créé un journal. Je kiffais faire mon petit journal sur l'ordinateur. Je l'avais imprimé. Et puis après, j'étais allé taper à toutes les portes pour le vendre. Et en fait, aujourd'hui, adulte, c'est exactement ça que je fais. Sauf que c'est pas un journal. Parce que j'aime en fait pas trop écrire. Non, mais c'est vrai. Et franchement, ça m'inspire énormément. Et pareil, tu vois, les jeux vidéo…
là c'est je me réautorise et en fait c'est vraiment un truc moi je trouve c'est trop cool mais c'est vrai que c'est souvent je me reconnecte à des joies enfantines
Je continue la petite liste. Notre troisième point, j'ai dit douze, mais bon, j'ai pas la bonne numérotation. Un, deux, trois, quatre, cinq, six. Le septième point, construire l'authenticité dans les relations, vulnérabilité consciente, oser dire, oser être vulnérable avec les autres, ce qui implique de partager ses pensées, ses sentiments et ses peurs les plus profondes dans le contexte d'une relation de confiance.
Alan Downs mentionne aussi la communication ouverte, développer des compétences en communication pour exprimer ouvertement besoins, désirs et limites dans les relations. Autre conseil, identifier et modifier les modèles relationnels superficiels.
Je répète, identifier et modifier les modèles relationnels superficiels. Il nous invite à réfléchir sur les relations passées, réfléchir au schéma des relations passées pour identifier les comportements récurrents qui empêchent l'intimité profonde comme éviter les conflits ou privilégier les relations basées sur des critères superficiels. Il nous invite à faire des choix conscients, faire des choix conscients sur les personnes avec qui on choisit de passer du temps en privilégiant celles qui sont ouvertes à l'intimité émotionnelle et qui permettent
partagent des valeurs similaires. Tout le monde a eu une petite réaction de corps sur mon canapé. Quelqu'un veut rebondir ? Allez-y, je vous laisse. Moi, ça me parle énormément. Ça ne vous parle pas, c'est pour ça que vous êtes…
Si, si, ça parle beaucoup. Je pense que c'est pour ça qu'il y a des silences. On réfléchit en même temps. Ça fait écho et je pense que c'est l'écho qui fait silence. Mais tout à l'heure, je parlais de cette promesse que je m'étais fait à moi-même de ne plus revivre ces relations traumatiques. C'est un chemin d'authenticité et d'écoute et de mieux exprimer ses besoins.
Et de poser la question à l'autre aussi, quels sont ses besoins, quelles sont ses limites. Et ça, dès la rencontre, que ce soit juste pour une heure ou une nuit ou un week-end, que ce soit amicalement ou même avec des partenaires sexuels, c'est quelque chose que j'essaye de mettre en pratique. C'est super dur. Et c'est super dur. Et en même temps, moi-même, je vais poser mes limites.
dans des interactions, que ce soit en soirée ou sur des applications de rencontres. Mais je me pose des limites à moi-même. Non, je n'irai plus vers ce type de profil-là. Je sens que ça peut vite glisser. C'est le red flag. C'est des profils, c'est des types de comportements, c'est des gens sur Grindr qui disent certaines choses, qui t'alertent, c'est ça ? Oui, ou des modes d'approche. Genre CC ? Genre CC, je ne vais même plus répondre.
c'est coucou mais j'ai pas le temps d'écrire c'est vraiment tu vois que t'as affaire à quelqu'un qui a la flemme de faire un effort et de prendre soin d'une relation je l'interprète comme ça d'autres modes d'approche c'est je t'envoie tout de suite la photo de ma bite moi une photo de bite ça ne m'excite pas donc je bloque direct
des petites choses comme ça donc une bite en vrai oui ça m'excite mais une photo de bite franchement moi je trouve ça très moche en photo voilà et ça c'est quelque chose que j'expérimente et je vois finalement moi-même être moins dans un j'étais beaucoup dans une attente d'interaction que maintenant à être plus authentique avec moi-même et dans mes besoins de relations surtout sur les applications
je suis moins dans l'attente, je suis plus exigeant. Et plus t'as l'air de dire que t'es aussi plus au clair avec ce que tu veux, et tu poses mieux tes limites en disant « non, ça je veux pas », tu poses plus ça. Ou même un autre exemple, ça va être dans des interactions où je sens que le partenaire va être très dans la séduction, très vite, très à me faire plein de compliments…
je vais modérer. Enfin, je vais être dans une forme de modération. Moi-même, j'ai eu des relations où je me suis très vite emballé en rencontres. Et je le fais encore aujourd'hui. Mais je me mets des freins moi-même. J'ai dit, Thomas, arrête. Et mes amis me connaissent par cœur. Mes meilleurs amis qui me disent, c'est qui ton nouveau crush ? Et là, dernièrement, ils sont un peu… Je les prends un peu à rebours parce que je leur dis…
J'en ai pas, en fait, en ce moment. Ah bon, et tout ? C'est bizarre. Et du coup, c'est de poser des limites dans l'espèce d'emballement à…
À chercher de la validation chez l'autre. C'est ça de quoi ça parle. Parce qu'on a peur de ne pas être bien, on a peur de ne pas être performant. Surtout dans la relation, il faut tout de suite s'afficher avec beaucoup d'énergie, beaucoup d'emballement, beaucoup de passion. Et en fait, ça ne dure pas. D'expérience, ça ne dure pas. Mais c'est que mon expérience.
Baptiste Mathias. Vas-y, Baptiste. Après toi. Mathias, il repousse. T'es obligé de rien. Je vois le micro tourner. Non, non, t'es pas du tout obligé. J'essaie. J'écoute Baptiste avec attention et j'éviserai.
Ouais, en fait, je suis un peu… Je sais pas, il y a plein de petites choses, mais c'est là où je vois aussi que c'est vraiment pas trois phases distinctes, mais c'est qu'il y a… Les trois phases du livre. Ouais, les trois phases du livre. Il y a toujours des moments où je mets en lumière des impacts que j'avais pas réalisés, que ça a eu. Je mets en lumière des stratégies de compensation, comment enchaîner les relations, comme ça que…
ou tomber perdument amoureux les uns après les autres, et à des trucs où j'arrive à poser mes limites, et c'est trop cool. Typiquement, dans mon exploration du milieu gay et queer, et ma déconstruction, la notion de couple, c'est qu'est-ce que j'en fais ? C'est un peu ma problématique en ce moment, c'est…
Alors, déjà, la déconstruction d'un calque introjecté de « il faut que je sois en couple monogame et que ça dure toute la vie, parce que dans ma famille, tout le monde est marié pour toute la vie, après », eh bien, ça, il y a une déconstruction pour, au final, me dire « ouais, mais en fait, moi, de moi, j'ai vraiment envie d'un couple stable, alors ouvert ou fermé, ou exclusif, je sais pas, mais…
La tendresse du quotidien, la complicité et le compagnonnage de vie, ça c'est des choses que moi, en tout cas, auxquelles j'aspire. Donc ce truc, ok, ça c'est moi, ça c'est mon authenticité. Oui, c'est pas le modèle familial que je m'impose, c'est vraiment un morceau de moi que j'ai envie d'honorer. Et en fait, du coup, c'est un modèle, puisque ça vient des modèles, mais qui me convient vraiment. Moi, j'aspire profondément.
Et après, ça, c'est mon modèle. Enfin, c'est mon aspiration. Après, il y a la réalité. Ma réalité, c'est que mes couples, ils ne durent pas. Et je trouve ça galère. Je ne sais pas au niveau des exigences. Je ne sais pas ce qu'il fait. Là, je n'ai pas de réponse. Pourquoi ?
Mais un truc que j'ai trouvé, là où j'ai retrouvé du réconfort dans le bouquin, c'est qu'il dit, attends mec, t'as eu des impacts énormes de la honte qui ont créé des traumas, c'est-à-dire des trucs que ton corps n'a pas métabolisé, que t'as l'impression de revivre maintenant. Ce qu'on parlait d'être replongé dans des hontes d'enfant aujourd'hui, c'est le trauma, c'est le corps qui n'a pas métabolisé comme si ça arrivait maintenant. T'as développé des stratégies de compensation énormes.
Et comme tous les mecs, alors bon, on en a parlé un peu en préparant le podcast, mais… Et lui, il dit aussi, bah…
En tant qu'homme, a priori, quand on est enfant, on s'identifie donc plus au père qu'à la mère. Et donc, on s'identifie, dans une société hétéro-patriarcale, à un modèle qui est souvent assez distant, déjà physiquement, parce que c'est souvent celui qui bosse plus que la mère, et émotionnellement, parce qu'il a été éduqué dans un truc plus à la dure, en général. C'est évidemment des généralités, mais des tendances. Et toi, tu t'es retrouvé là-dedans, en tout cas ? Moi, je me suis retrouvé…
Mon père, sur le plan émotionnel et tout, et surtout quand j'étais dans l'adolescence, il était vachement plus… Mes parents sont thérapeutes. Et donc là, ils m'ont appris plein de trucs. Mais sur la distance, mon père, il bosse de 7h du mat à 19h tous les jours, quasiment. Et du coup, il y avait vraiment ce truc que moi, j'ai le souvenir…
J'ai le souvenir de l'absence de mon père. C'est plus que le souvenir de mon père de quand j'étais enfant, quoi. Et donc, ce que dit Alan Down, c'est « Ok, on a grandi avec un modèle absent. Là où les étoraux vont compenser avec une partenaire qui, elle, a grandi avec un modèle où c'est la femme qui prend soin du care, du soin de la relation, qui va amener les discussions, qui va amener le soin, cultiver le lien. »
et bah nous évidemment on a un couple de mecs et bah on a pas ça c'est un peu des généralités peut-être mais moi je me suis retrouvé un peu ça en tout cas ça m'a un peu réconforté en disant ah bah oui c'est vrai qu'avec tout ça tu m'étonnes que ce soit plus compliqué de construire une relation saine et authentique
Autocompassion, étape numéro 1 du chemin. Non mais c'est vrai, en vrai si j'essaye de cheminer et que je m'auto-tabasse en disant putain ça va pas assez vite et pas assez performant et tout, bah ouais. C'est peut-être le plus dur déjà, juste se kiffer un peu.
Ouais. Puis se faire un petit tap-tap sur l'épaule en mode « Ah, mon petit chat, c'est bien. » Ouais, non, je suis d'accord. Moi, j'ai une illustration de relations passées. Est-ce que toi, Mathias, t'avais envie de baffer maintenant ou plus tard ? Non, moi, je repensais à…
Au tout début de cet épisode, donc ça doit être il y a trois heures et quelques, on parlait de… Au tout début de cette soirée, que les auditeurs vivent en trois épisodes. C'est le troisième épisode. Ah, pardon. Tu dis, à quel moment on fait les choses ? Comment est-ce qu'on sait si on fait les choses pour se valider, soit parce qu'on s'aime comme ça, ou pour les autres ? Et moi, j'ai un exemple où je me suis rendu compte…
Il y en a plein où je ne sais pas, honnêtement, mais sur mon rapport à mon physique, je suis globalement un gringalet, j'ai été maigre et j'ai commencé à sortir dans un milieu gay où les mecs étaient tous gaulés en V, en petit slip blanc. Est-ce que tu es à l'aise de décrire ce que ça veut dire pour toi un gringalet ? 1m85, 60 kilos, 63 quand j'ai vraiment bien mangé quoi.
Parce que j'essaie pas du tout de faire… Moi, je te considère pas… Ma compréhension du terme gringalé, tu rentres pas dedans, mais c'est ma compréhension. Oui, mais je pense que le gringalé, il est toujours au fond de moi, dans le sens où j'ai été ce garçon maigre. Donc, en plus, encore plus fragile, entre guillemets, dans l'image que j'ai construite de moi, petit.
Je me suis retrouvé tout d'un coup dans un milieu, alors j'y suis allé, j'ai plongé tête dedans dans ce milieu-là où je me suis retrouvé avec des mecs ultra gaulés. J'ai forcément eu le sentiment que je ne serais jamais à la hauteur de ça. Donc le milieu c'est à Paris, tu déménages à Paris ?
J'arrive à Paris, milieu gay, clubbing, où je me retrouve avec des musclés, des mecs qui vont à la salle tout simplement, qui font attention à leur corps, ce que je ne faisais pas. Et donc j'ai fantasmé ce truc-là en voulant leur ressembler, en sachant que c'était quand même compliqué parce que je partais de loin.
en étant persuadé que de toute façon je ne plairais à personne puisque je voyais moi un milieu d'entre-soi où je n'avais pas ma place donc je voyais pas que je plaisais à des gens parce qu'en fait on n'est pas obligé d'avoir ce physique là pour plaire donc moi j'étais persuadé que je ne plaisais pas et que je ne plairais pas
J'ai commencé à faire du sport en voulant être comme eux. Et il se trouve qu'en fait, faire un peu de sport, je suis passé de maigre à mince. Je me suis juste un peu dessiné. Je serai jamais gaulé. Et en fait, j'ai plus envie d'être gaulé comme ces garçons. Je pensais que je voulais être comme eux parce que ça m'aurait validé. J'étais persuadé que ça séduirait. Et en fait, je me suis rendu compte qu'il suffisait que je gagne deux petits kilos de muscles.
que je m'y mette un peu. J'ai pris un peu de protéines aussi, je sais que t'aimes pas ça, mais voilà. Et en fait, ça m'a suffi. Et maintenant, je veux plus être gaulé, j'ai réussi à m'aimer dans mon physique. Et je dirais même que le modèle que je…
que je poursuivais à l'époque j'espère ne jamais l'atteindre il n'y a pas de risque il faudrait que je pousse de la fonte et je ne le fais pas mais c'est plus un objectif et je pense que le corps que j'aime c'est à peu près celui-là alors on peut toujours l'améliorer un peu tu vois et ça ça a été une claque parce que j'étais pendant je vais dire peut-être 33 ans enfin j'exagère mais
Pendant très longtemps, j'avais un modèle de ce que devait être un beau mec gay. Et effectivement, s'il était le mec de couverture de têtu, il n'avait pas les mêmes pecs que moi. Et aujourd'hui, je n'ai plus spécialement envie de ces pecs-là. J'aime bien mes petits pecs un peu plats. Tout le monde valide. Je ne sais pas si c'est claquement de doigts. Moi, je valide en tout cas.
J'espère que tu faisais pas ça pour avoir notre validation. Ouais, non. Moi, le moment de réflexion sur les relations passées, le point là que j'ai dit avant, ça, ça a été un tournant dans mon chemin d'authenticité, un énorme tournant quand je me suis
Je suis en gros resté connecté amoureusement, j'étais amoureux et en couple et hors couple avec une personne. Pardon, on était trois ans ensemble, puis trois ans pas ensemble, mais ces six années, mon cœur, ma tête n'avaient de cesse de penser à lui. Avec quelqu'un qui n'avait pas fait son coming out et qui était sur son chemin de coming out, mais qui ne correspondait pas du tout au mien. Et moi, j'ai eu un déclic le jour où je me suis demandé, sans culpabilisation,
Pourquoi je suis resté ? Qu'est-ce que j'ai foutu ? Donc pas en mode genre c'est ma faute, c'est mal et tout, mais j'ai eu l'espace et j'avais la distance, le temps était passé et je me suis dit mais qu'est-ce que j'ai foutu pendant six ans ?
avec quelqu'un qui est une personne magnifique et qui n'avait de cesse de me répéter « je veux pas la même chose que toi » et c'est non. Et moi j'étais là, je reposais la question, tu vois c'est un peu cliché et tout, je suis pas complètement débile, mais j'avais quand même, je savais ce que je voulais et je n'avais de cesse de lui en reparler puisque je suis assez têtu, il avait de cesse très gentiment de me dire « non ».
Et moi, j'étais là. Et je me suis vraiment… Je pense que plein de choses se sont mélangées. Mais je crois que longtemps, j'étais homosexuel, mais je trouvais des relations qui capotaient. Et du coup, je n'étais pas homosexuel. Parce que du coup, c'était quelqu'un avec qui j'avais peu, voire pas de rapport sexuel. Hop !
Mon sujet de la sexualité bloquée, il ne se présente pas parce qu'il n'y en a pas. Et puis, ce n'est pas ma faute. Non, mais en vrai, tu vois. Alors, je ne te dis pas que tout ça, c'était conscientisé, mais j'observais quand même que je me trouvais dans des situations où il y avait une forme de confort inconfortable qui faisait que ça se répétait pendant six ans. Et à ce moment-là, je me suis dit « Merde ! » Et j'ai lancé un podcast, le mec avec une seule solution. Non, mais en vrai, j'étais là « Mais ce n'est pas possible ! »
Et en fait, ça m'amène à la vulnérabilité consciente qui, encore aujourd'hui, est très compliquée. Là, j'ai fait un épisode de podcast sur la libido en couple.
Ou avec des partenaires réguliers. Et donc, je vous invite à écouter l'épisode. En tout cas, il y a un moment donné où le sexothérapeute donne une astuce avec des post-it et tout, que je trouve trop stylé. Et depuis, j'ai envie de le mettre en place avec un de mes partenaires. Et le post-it, c'est juste une excuse pour, en fait, on note ce qu'on a envie de faire. Chacun de nous, on note ce qu'on a envie de faire avec l'autre. Effectivement.
sexuellement merci et après je lui donne mes post-it il me donne ses post-it et moi je mets sur une ligne une échelle de j'ai vachement envie de le faire ce que tu me proposes à j'ai bof envie pas du tout tu vois et après commence une conversation bah j'ai trop peur
J'ai peur parce que du coup, un, je suis là, attends, je mets quoi sur les putains de post-it ? Donc là, je vois que c'est vachement compliqué pour moi de dire ce dont j'ai envie. Après, j'ai peur aussi qu'on n'ait pas assez de post-it. J'ai peur… Baptiste, on t'entend pas. Il dit qu'il y a plus d'encre dans le stylo. Exactement.
Et après j'ai peur qu'ils regardent mes post-it et ils sont là mais c'est de la merde et tout, je mets tout dans la ligne d'en bas, enfin bon j'ai plein de peur et tout. Gros sujet pour moi en ce moment sur mon chemin d'authenticité quoi. Parce que je crois que l'authenticité pour moi c'est, je mets des petits trucs sur mes post-it pour le moment et si la personne elle dit ah ouais pas du tout mon délire, bah je prends acte tu vois, je dis ah bah ouais bah du coup c'est cool, on n'a pas besoin de s'agresser et puis qu'est-ce que ça veut dire pour notre lien quoi ?
C'est flippant l'authenticité aussi, c'est poser des limites, c'est aussi… Après, j'ai quand même l'intuition que je vais faire les post-it et qu'il y aura d'autres choses qui vont… Enfin, ça va être très bien. Et que vous allez passer une belle nuit. Et qu'on va passer plusieurs belles nuits. Je continue. Le point d'après, identifier et modifier les modèles relationnels superficiels. Non, ça je l'ai déjà dit. Pour voir si vous suiviez. Pratique pour renforcer l'intimité.
Alan Downs nous propose donc là on est au point numéro 10 sur les 12 1, 2, 3, 4 il nous en reste 4 donc c'est pas du tout ce point numéro 8 quelle horreur vraiment nulle cette numérotation
Pratique pour renforcer l'intimité, il nous invite à des activités partagées, engagées dans des activités qui favorisent la connexion émotionnelle et l'intimité, comme des passe-temps communs, des discussions profondes ou des exercices de pleine conscience pratiqués comme des post-it.
Ou des exercices de pleine conscience pratiqués ensemble. Bon, Chadjipiti nous rédige pas quand même des super belles phrases. Gestion des conflits. Apprendre des stratégies saines pour la gestion des conflits, reconnaissant que le désaccord et les conflits peuvent être des opportunités pour approfondir l'intimité dans une relation.
Attends, mais j'ai une question. Je n'ai pas souvenir qu'ils nous parlent de faire des activités ensemble de pleine conscience et tout ça dans le bouquin. Est-ce que Chad Gepeté ne nous a pas inventé ? Parce que Chad Gepeté, il peut halluciner aussi. Mais est-ce que nous, on est en désaccord avec ça ?
Non, non, moi, je trouve ça bien. Est-ce que j'ai raté une page du livre ?
Soutien extérieur, ça c'est ces deux derniers points. Point numéro 11, groupe de soutien, participer à des groupes de soutien ou à des ateliers pour les hommes homosexuels qui abordent les questions d'intimité et de relation, offrant un espace pour partager des expériences et apprendre des autres, virgule.
tel un podcast Aditya GPT mentora et modèle chercher des modèles relationnels sains y compris des mentors ou des couples qui incarnent l'intimité véritable et peuvent offrir des conseils et un soutien moi je trouve que sur pour moi non je parlerai après vous
ça vous parle des pratiques pour renforcer l'intimité mais c'est dur ça et deuxièmement des soutiens extérieurs ça me parle en théorie et c'est ce que tu disais sur les post-it c'est flippant à mettre en pratique en fait enfin je trouve parce que c'est exactement ce que tu racontais parce qu'en fait et si on se rend compte que et si c'est intimité comment dire
Et s'ils posaient les problèmes, est-ce que c'est pas le risque ? C'est pas qu'on se rende compte qu'il y a des problèmes. Et que finalement, on est bien d'accord. Tu dis oui, effectivement. Thomas valide. En fait, je trouve que Alan Downs, c'est vraiment l'américain blanc qui veut être en couple monogame. Donc il est vachement axé sur le couple. Et je trouve que ça a vieilli, cette partie-là. Moi, ce que j'entends de ce qu'il dit, je trouve intéressant, c'est
Regroupons-nous en non-mixité entre hommes gays et disons vulnérablement ce qui est vivant pour nous. Et je trouve que dans le podcast ou même la Nous 4, est-ce qu'on pourrait se dire, une fois que le micro est arrêté, tu vois, peut-être des trucs encore plus intimes ou des trucs qu'on n'a pas envie de dire publiquement ? En fait, c'est ça qui nous invite à faire. C'est en fait…
se retrouver, tu vois, des passe-temps communs ou des discussions profondes, c'est ça. Et je trouve que Baptiste, nous, on l'a vachement créé ces deux dernières années. Nous, on s'est rencontrés parce que je suis allé dans un de tes ateliers à Tantra. Le tout premier. J'ai ramené Victor qui a fait aussi un épisode sur ce podcast sur la sensualité et la caresse.
Victor, allez retrouver son épisode, il est très bien. Et Victor, on s'est rencontrés sur Grindr. Donc, tu vois, usage des endroits où je rencontre des autres gays. Grindr pouvant être un enfer et très dangereux ou un outil. Et en fait, Victor, on va prendre un café, on baisse pas, mais je lui dis, toi, tes caresses et ta sensualité, il y a moins que le tantra, ça t'intéresse. Donc, j'embarque Baptiste et j'embarque Victor. Après, avec Baptiste et Victor, on s'est retrouvés, je pense que je peux le dire…
Régulièrement, on a regardé RuPaul France ensemble. On se faisait des dîners, des sorties, des machins. Et pour la première fois, j'avais des potes gays avec qui j'étais vulnérable, avec qui on disait « Ah, je suis des bites, j'ai mal là. » Exactement, et on était concrets, on a eu des moments d'échange. On a pratiqué du tantra ensemble aussi. Et on a eu des moments d'échange, des sortes de mini-circles de paroles à trois ou quatre,
où on a dit, putain, et toi, comment tu fais ? Je sais pas, le lavement, est-ce que tu fais des lavements ? Ah non, moi, j'en fais pas. Ah, ok, ça va ? Ouais, moi, je vais bien. Enfin, on a vraiment parlé en termes concrets de nos sexualités. Et ça, c'est un truc qui a été hyper fort. Du lien à nos parents, genre au moment de Noël et tout, de dire, putain… Et avec des problématiques et des souffrances et des enjeux qui sont quand même…
Enfin, moi, j'étais là, non, mais ça change tout de parler à quelqu'un qui est gay et qui comprend tout à fait ce que je suis en train de dire. Ça ne veut pas dire qu'après, je n'ai pas d'autres potes qui… Mais pour moi, c'est ça que j'entends, Mathias. Et puis là aussi, c'est un endroit qu'on n'a pas eu. Peut-être que c'est trop long et ils n'en ont pas profité parce que c'est dur de parler aussi entre mecs hétéros, mais…
Ils ont pu discuter de toutes ces problématiques sexuelles. Parce qu'il était évident que quand tu parlais à un autre mec, il était hétéro comme toi. Nous, on n'a pas pu parler de ça, en fait. On n'a pas, même pour les plus âgés d'entre nous, pas forcément eu d'autres sources, parce qu'on n'avait pas forcément Internet. Moi, je sais qu'il y avait un forfait à 50 heures quand j'étais ado. Donc, on n'avait pas ces sources-là. Toi, tu t'es senti isolé ?
Oui, je pense. C'est peut-être le cas aussi pour les hétéros, parce que la sexualité reste compliquée à aborder, notamment quand on est ado. Toi, tu dirais qu'aujourd'hui, tu as ce groupe de soutiens dont tu parles, à qui tu es vulnérable ? C'est des amis. Ça peut même être ton mec sur certains problèmes. Et puis, c'est des amis, en fait. Et on peut être totalement transparent. Mes amis, ils savent…
Et justement, pour revenir à ton point initial, tu disais peut-être que dire qu'il y a des problèmes, c'est s'enfoncer. Est-ce que tu as l'impression que quand tu partages en vulnérabilité avec ce groupe de potes, de tes sujets intimes, ça t'enfonce ? Non, mais ce n'est pas quelque chose qui amène du conflit. Et moi, je reviens sur ce qu'on disait au tout début sur les stratégies. Moi, la stratégie de…
d'éviter le conflit pour être le meilleur petit garçon possible je cherche encore à l'enlever cette stratégie, mais elle est toujours là Baptiste claque des doigts par validation tu fuis le conflit ?
Et c'est pas bien, je le sais. J'apprends et je sais très bien pourquoi. J'ai toujours fui le conflit depuis petit parce qu'il fallait que ce soit ce petit garçon parfait. Et le problème, c'est que c'est un truc qui, je pense, me dessert. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut que je devienne agressif, mais je pense qu'il y a un juste milieu. C'est ce que Thomas disait. Thomas, tu disais bien de poser tes limites, poser les limites, de dire « non, en fait, ça ne me va pas ».
et qui peut être source de conflit une fois que t'as dit non ouais c'est vraiment moi j'ai vécu comme un apprentissage à savoir dire non
Parce que j'ai eu le sentiment de devoir dire oui, et faire plaisir, et être gentil, pas faire de vagues, bien se fondre dans le décor, être là où on nous attend, correspondre à une image projetée sur soi. Et à partir du moment où tu commences à dire non, tu as tout ton environnement qui est un peu chamboulé,
Il en parle dans le livre, c'est même des amitiés qui cessent, des ruptures amicales mais qui sont saines en fait, puisqu'à pas être authentique avec soi-même, on n'est pas authentique avec les autres. Du coup, tu parlais des amitiés sincères, des amitiés authentiques. Moi, c'est quelque chose que je vis, je le ressens dans les…
J'ai vraiment des amitiés très fortes, même qui datent de la petite enfance. J'ai trois, quatre personnes qui sont un peu des piliers. C'est la base. Et aujourd'hui, j'ai encore peur du rejet.
de ces personnes-là quand je vais dévoiler des parties de moi que je suis en train de découvrir. Parce qu'on parlait aussi de la rencontre, le chemin d'authenticité. Ça va dans des expériences, ça va dans des rencontres. Et à chaque fois, ça va aussi… Moi, ce qui est très fort, c'est que c'est une rencontre avec moi-même, des parties de moi-même. Et quand j'ai envie de le partager avec des personnes qui me connaissent depuis longtemps…
Je suis flippé d'être rejeté, même à mes parents. À un moment donné, il y a des choses que je n'aborde plus avec mes parents.
Mais les amis, ça reste un… Cette peur du rejet, elle est toujours là, quand même. Moi, j'ai l'impression qu'il y aurait un chouette échange troc. Il faudrait que Baptiste lise le livre de Mathias, qui a plein de clés et d'intelligence. Tu parles de 4% en théorie aux éditions Goutte d'Or, c'est ça ? Exactement. Je vais mettre mon nom pour attirer au sort, je vous préviens. Ah, bien sûr !
Sur bit.ly slash commentdevenir, il faut y aller. Évidemment. Et non, mais en fait, ce n'était pas une blague. Et vice versa, que toi, Mathias, tu essaies le tantra. Un jour, si tu avais envie de Baptiste, tu as un site facile à dire ou pas ?
C'est Tantra-6-O, la lettre O avec un accent circonflexe sur Facebook, et Tantra-O-Officiel sur Instagram. Parce que je sais que je n'ai pas le droit de dire les structures et ce qui se passe dans le Tantra, mais…
mais je vais le faire quand même, non je rigole non mais en fait j'ai trouvé qu'il y a plusieurs structures, donc une structure de tantra c'est genre on est un groupe et il y a plusieurs moments mini ateliers où en fait t'as une règle du jeu, un jeu et tu décides si tu veux y jouer ou pas, c'est pas très compliqué et il y en a pas mal qui parlent du consentement enfin qui traitent justement de ben voilà je vais faire un petit jeu où je dis non, alors c'est pas ça le jeu, c'est pas genre tu dis non mais il va se passer un truc où tu vas devoir incarner
ton alignement. Donc, tu peux décider que c'est oui, que c'est non, machin. Et moi, j'ai trouvé que c'était très simple comme configuration. Donc, t'es avec d'autres personnes. Et à la fois, ça vient te faire exercer ce muscle. Et toi, Mathias, tu disais que t'étais assez d'accord avec Alan Downs qui disait, passez pas 1000 ans en psychanalyse à ressasser et à un moment donné, passer à l'action. Je trouve que le tantra peut être…
Peut-être d'une façon, mais après, il y a plein d'autres façons de petit à petit conquérir. D'ailleurs, j'ai écouté les épisodes de Madias et j'étais là, putain, j'ai trop envie de le lire et j'allais le lire, mais après, il y a eu l'épisode. En vrai, j'ai ma version, je te la donne, je te la prête. Chut !
Et moi, une des prises de conscience que j'ai eues il y a quelque temps, c'est ça, c'est comprendre, c'est pas transformer. Et je peux comprendre un truc sur moi-même, mais ça va pas m'empêcher de le rejouer et de le rejouer.
Et c'est là où le tantra pour moi, bon après c'est ma voix et c'est kiffant et tout ça, mais c'est une voie expérientielle, c'est une voie expérimentale. Je tâtonne, j'expérimente et j'apprends de mes expériences. Et donc c'est en me mettant dans des situations, c'est en faisant des expériences que je suis là « Ah ok, dans ma tête je pensais que… » et en fait ça s'est passé différemment. C'est pour ça qu'on a plein de trucs, notamment sur le… Il y a pas mal de choses, par exemple sur un exemple, c'est le choix des partenaires avec qui je vais faire une pratique.
qui peut être toute simple, c'est juste de se regarder dans les yeux, et souvent on a tout de suite des projections, comme tu disais, tu arrives, tu scans la salle, lui c'est un 10, lui c'est un 5, etc. Et en fait tu te rends compte en temps de travail, c'est ça qu'on adore, souvent les gens qui ont fait un peu de temps de travail disent, c'est le moment où j'étais avec la personne que je ne voulais surtout pas, c'était mon premier stage, il y a eu un moment comme ça aussi, la personne que je ne pouvais pas blairer dans le stage, c'est là où j'ai eu l'expérience la plus forte,
Et le moment un peu initiatique de mon stage, c'était vraiment parce que je me suis dit « Ah non, c'est surtout pas avec lui. » Et en fait, c'est venu, mais ça a été mon pont pour d'un coup rentrer dans une expérience beaucoup plus forte. Mais c'est pour ça que moi, je rebondis sur ça. Je trouve que c'est un peu pour ça que je te demandais, toi, Mathias, est-ce que dans ton cheminement d'écrire le livre, puis de le partager à ton entourage ?
Et donc d'avoir des nouveaux rapports avec tes parents. Est-ce que ça, ça a changé quelque chose pour toi ? Parce que moi, un des éléments clés de mon chemin d'authenticité, ça a été justement de poser des mots.
et de poser des limites et de poser des mots avec mon entourage, d'oser, avec mon entourage, avec ma famille. Et donc là, moi, je suis dans un process où j'essaye de retrouver l'amoureux effacé de mon grand-oncle, donc mon grand-oncle qui est décédé en 89.
Et en fait, j'ai découvert qu'il aurait eu un amoureux pendant six ans. Tout le monde le connaissait, mais personne ne le connaissait. Puis, il a été effacé de l'histoire familiale. Donc, je suis en train d'essayer de le retrouver. Et ce faisant, je pose des questions à toute ma famille. Et en fait, ce faisant, je lève un non-dit sur l'homosexualité qui m'impacte encore aujourd'hui. Puisque pour la première fois, je parle d'homosexualité à tous ces gens qui m'entourent.
Et donc vulnérablement, je m'expose en racontant, et c'est un peu ce que j'ai raconté dans l'épisode 1 ou 2 de ce moment-là qu'on passe ensemble, le précédent ou l'ancien encore, j'ai raconté le truc de moi, ma mère et la PrEP.
Et en fait, je trouve que ça change tout de vulnérablement dire où j'en suis, qui je suis, mes blessures, dans une limite qui est bonne pour moi. Je ne raconte pas tout à mes parents, ma famille et tout, mais ça me transforme. C'est transformateur d'une façon tellement puissante de dire… Donc, par exemple…
en remettant des mots j'ai des amis de lycée qui m'ont dit bah si en fait t'as vécu un harcèlement parce qu'au début j'étais ah je sais pas si c'est vraiment un harcèlement et j'ai une pote qui m'a dit mais tu rigoles c'était tous les jours non stop pendant des mois et des mois et en fait sa vigueur 20 ans ont passé et elle elle s'en souvenait parfaitement et le moment où moi du coup j'ai pu dire bah oui c'est une évidence je m'en souviens bien et qu'en fait j'ai pu le partager avec ma famille
ça a transformé, ça a évacué un énorme truc et donc d'amorcer le être homosexuel hier et aujourd'hui il y a une réalité et je vais vous la partager vulnérablement et enfin je peux être authentiquement moi mais c'est un exercice difficile bien sûr je suis passé par le bouquin hypocritement peut-être d'un côté je savais très bien ce que je faisais
Et en même temps, j'étais très angoissé à l'idée que quelqu'un, et ce quelqu'un étant mes parents, mes proches, les plus proches, mon frère, allait le lire. Donc, j'étais dans un espèce de truc complètement dichotomique où j'écrivais, je me mettais à nu et je racontais une réalité qui, au final, a été ultra utile. Ma mère m'a demandé, parce qu'il y a une scène de violence homophobe dedans, que je n'avais jamais osé raconter à mes parents pour ne pas les inquiéter. Et j'avais même zappé qu'ils ne le savaient pas. Donc, quand ils ont lu le livre, ils l'ont découverte. Et ça a permis de créer une discussion sur… Ah, mais en fait…
Peut-être que quand tu rentres de soirée un peu habillé, léger, tu peux te faire agresser. Ils n'imaginaient pas ça parce que je suis un mec. Et ça, on imagine pour les filles. Donc ça leur a permis de se rendre compte de certaines choses. Mais c'est bizarre parce que je n'avais jamais osé leur dire. Il a fallu que je l'écrive dans un bouquin que j'ai vendu à la FNAC pour finalement réussir à leur dire.
C'est le fameux bricolage que j'ai trouvé. De ouf. Et je crois que c'est ce que j'ai essayé de dire. Baptiste racontait une expérience d'expérimenter dans son corps et aller dans un univers de corps. Et moi, j'avais envie de raconter le aussi expérimenté par poser des mots. Dans le chemin d'authenticité, il y a plein de trucs. Mais moi, j'ai trouvé ça tellement réparateur quand…
Puisque je racontais tout ça à ma mère, par exemple, elle s'est mise à pleurer quand elle s'est rendue compte de la réalité homophobe, où je disais, non, je ne peux pas tenir la main à un garçon. Oui, j'habite à Paris, Boboland, mais en fait, il y a des regards, il y a des insultes, possiblement, il y a des coups. Donc, ce soir-là, est-ce que j'ai envie de passer une bonne soirée ou prendre des risques, etc. Et je sais que ces larmes,
Et pareil, mon frère s'est mis à pleurer quand j'ai raconté un autre truc, où je voyais dans leurs yeux qu'ils découvraient le délire. Ça a tout changé pour moi. C'est un détail qui a tout changé. Il y a un terrain empathique qui s'est créé, qui n'existait pas avant. Et je sais que je suis un adulte, que ma famille, c'est important, mais à la fois, je ne vis pas avec eux au quotidien. Et pour autant, ça a tout changé. Cette vulnérabilité, parce qu'elle a bien été accueillie, elle a tout changé, quoi.
Et peut-être que si elle est… Je ne sais pas si dans le cas des parents, c'est différent, mais peut-être que quand elle est mal accueillie, ça doit être un signal que justement, ces gens-là n'ont pas à être dans notre cercle. Pour moi, c'est oui. Il le dit. Il dit… Gardez votre cercle intérieur. Il dit inner circle. Votre cercle intérieur… L'auteur du livre. Du pointe, on ne peut pas voir. Oui, pardon. Ce qu'il dit à Adam Downs, il dit…
Je vais le dire en anglais et puis on va le traduire d'une manière ou d'une autre. Si je le retrouve. Tu feras tiati piti pour le traduire. Non. Mais tu le disais, toi, je trouve, Thomas, tu le disais vachement bien. Tu disais, il y a un moment donné, flemme. Oui, c'est ça. Il lui dit vraiment, faites vraiment gaffe et gardez vraiment une sorte d'enclos pour avoir un cercle d'intimité. Safe ?
Ouais, qu'il soit safe et sacré. Il dit safe et sacré. Et parce que c'est comme ça, parce que ces gens, en fait, une fois qu'on laisse des gens entrer dans notre intimité, ils ont une influence sur nous qui est monumentale. Et Thomas, tu le disais, tu disais flemme et que dans ce chemin d'authenticité, du coup, même, t'as décidé de pas aller à certains rencontres familiales. Enfin, je crois que dans l'épisode précédent, tu disais, bon, avant, j'y allais, j'y allais, puis un jour, j'ai arrêté d'y aller en choix aussi de poser des…
t'es pas obligé de rebondir là dessus mais on arrive à la fin et j'ai plutôt envie de vous inviter à une dernière bafouille plus que de te forcer à aller dans cette direction c'est quoi ta bafouille on finit sur quoi ? on finit sur chacun d'entre vous vous allez dire vous en êtes où de votre chemin d'authenticité de façon sucre sainte parfait parce que j'avais envie de parler de ça la question de la réconciliation tant mieux euh
Et ça va être court. Mais pour moi, le chemin d'authenticité, ça a été la réconciliation avec un peu une rupture originelle que j'ai subie indirectement, qui est celle de mes parents. Mais je sais que ça a influencé toutes mes relations derrière avec des garçons. Le divorce de tes parents ? Ouais, et la séparation que moi, j'ai eue avec mon père.
Mais j'ai mis des années à comprendre qu'il y avait eu aussi une rupture du lien entre le père et le fils. Et j'avais toujours un peu fantasmé la relation du père toxique qui veut en fait sculpter son fils. Et puis ma mère était très là-dedans aussi, donc c'était compliqué d'avoir ma version des faits et la version de mon père.
Et donc, la dernière rupture depuis cette relation, je suis célibataire. Je me suis dit, je vais réparer ça. Et donc, ça m'a pris beaucoup de séances de psy. Mais j'ai réussi à parler et à réinstaurer un dialogue avec mon père. Et ça m'a apaisé vraiment, vraiment, vraiment très, très fort. Et…
et je sais pas c'est quoi la suite mais en tout cas ce chemin de réconciliation quand il est entrepris avec les bons mots sans colère sans agressivité dans la communication j'invite vraiment toi t'as aimé quoi bah j'ai aimé et je vois les effets aujourd'hui ça a réparé des choses ça a réparé certaines choses donc voilà ce sur quoi j'avais envie de bafouiller en conclusion merci
— Moi, je crois que j'ai envie de conclure sur… En fait, c'est tout à la fois, quoi. Il y a vraiment ce truc… Bon, c'est un peu ce que j'ai dit tout à l'heure, mais en fait, déjà, le chemin d'authenticité… Je crois que je l'ai assez dit, mais Dieu merci, j'ai rencontré le tantra jeune dans ma vie, parce que ça m'a vraiment…
plongé dans un truc d'authenticité sur plein d'aspects de moi-même déjà où je vois que ça m'a fait cheminer assez vite, ça c'est chouette et puis aujourd'hui avec ce qu'on disait tout à l'heure sur notre groupe, sur nos cercles de paroles informels qu'on a entre nous et ce qui m'empêche pas aussi de mettre en lumière des trucs, même encore ce soir pendant la discussion sur ah ouais en fait j'ai vécu ça et la honte elle a eu tel impact sur moi et
Et aussi, du coup, ma réaction, mes stratégies de compensation. Ce que je suis en train de faire par mes choix de carrière actuellement, je l'ai fait pour moi ou je l'ai fait par envie de validation et tout. Il y a un peu tout à la fois.
Et en vrai, c'est kiffant. Enfin, tu vois, je trouve que c'est tellement libérateur. Je me dis, putain, en fait, à chaque fois, je marche un peu plus près de moi-même. Je me rapproche un peu plus proche de qui je suis. Et ouais, méga kiff, quoi. Trop bien.
Effectivement, je crois qu'il y a ces trois étapes dont on a parlé dans le livre et que j'ai l'impression d'être sur certains points encore à la première, donc vraiment dans la honte, et sur d'autres où je me connais, je sais qui je suis et je sais ce que je veux. Et qu'on navigue comme ça entre toutes ces étapes et peut-être que ce sera le cas toute notre vie et ce n'est pas très grave.
Ce que je sais, c'est qu'il y a un des trucs, pour moi en tout cas, que je vois comme une des clés de travail, c'est la reconnexion à ses émotions. Quelque chose qu'en tant que garçon, on nous apprend pas.
qu'en tant que garçon gay alors on est censé être un peu plus féminin donc un peu plus émotionnel mais on est aussi censé se blinder un peu plus pour survivre dans ce monde et je sais que moi c'est ce verrou là que je travaille et que le jour où il va péter ça va beaucoup chialer mais mais ça va être bien ça va être cool je pense ça fait je pense qu'on vit beaucoup on
beaucoup de gens, dont moi vivent éloignés de leurs émotions et on est dans des sociétés d'ailleurs qui font qu'on nous incite à être le moins dans l'émotion possible et c'est un travail difficile peut-être que ton travail peut aider moi ça me frappe ça me frappe juste le petit test de le moment où par automatisme je prends mon téléphone pour vérifier si j'ai pas des nouvelles notifications
et que je me pose et que je ne le fais pas, je vois toujours que j'étais en train d'essayer de fuir une émotion. Soit de l'ennui, soit de l'anxiété, soit du stress, soit de la confusion où je suis là, attends, je fais quoi là, je suis qui et tout ?
Mais c'est marrant parce que j'avais fait un parcours de coaching, j'avais été formé au coaching et le cœur de ce programme que j'avais trouvé passionnant, c'était de ne plus faire tampon, de ne plus éviter les émotions, donc d'identifier toutes les stratégies d'évitement, assez similaire à ce qu'on a fait ce soir.
Pour ne pas ressentir et apprendre à ressentir. Et en fait, une émotion, ça dure entre 90 secondes. Enfin, tu vois, genre un ressenti comme ça, genre un moment où j'ai une petite douche d'ennui, une petite douche de tristesse ou machin. En fait, mon cerveau est un peu en balise, mais en vrai, en 90 secondes, l'affaire est faite. Ou parfois un peu plus, mais en tout cas, elle a besoin de s'évacuer, de se vivre, de se dire « il y a un truc qui a besoin de sortir ».
Et de toute façon, t'auras beau, Guillaume, checker pour la dixième fois tes mails ou ton Instagram, de toute façon, elle est là et elle aura besoin de sortir. Donc après, elle te fait du psoriasis, elle te fait tout un tas de trucs. Tu vois ce que je veux dire ? Mais de toute façon, elle va s'exprimer. Le problème, c'est que plus je l'étouffe…
Et moins dans sa façon de s'exprimer, elle va être compréhensible. Parce que du coup, la tristesse va se transformer en colère. J'allais être là, mais pourquoi je suis trop vénère en fait ? Mais je trouve que c'est passionnant et ça fait vraiment partie de mon chemin. Et moi, ma dernière bafouille, c'est une immense joie.
Ouais, immense joie. Franchement, plein de galères. Moi, pareil que toi, les trois étapes, moi je suis dans les trois en même temps, il y a plein de trucs qui se jouent. Mais immense joie de construire de ce moment ce soir qui pour moi est symptomatique de ma joie authentique de me dire en fait…
On est des millions de gays, pédés, queers, hétéroflexibles qui vivons cette violence et tentons, la violence du monde hétéro, d'être différents, ses peurs, etc. Et de mettre des petites…
des graines de moi en moi et de nous, tu vois, de chacun de ces épisodes de podcast, de ces témoignages de ce soir et tout, qui retentissent puissamment, quoi. Et j'aurai soin de vous envoyer, si les auditeurs, parfois, ils envoient des « Ah, j'ai pensé ça, j'ai aimé ça », je vous les partagerai, mais c'est impressionnant comment on a perdu plein de gens parce que cet épisode est trop long, parce que les gens sont là « Putain, ils me cassent les couilles, ça me parle pas, je m'en tape et tout ».
mais ceux qui sont encore là qui nous écoutent et il y en a qui nous écoutent dans 3 ans et pour qui il y a genre un ah putain et c'est un tout petit ah putain c'est un tout petit genre ah ouais Thomas il a dit un truc mais en fait je trouve ça trop merveilleux parce que c'est comme une petite pierre dans un lac ça fait des ondes jusqu'au rivage tu vois et ça remplit tout le lac et moi je trouve ça trop joyeux voilà
c'est mon mot de la fin j'avais un autre mot de la fin un peu plus logistique j'ai pas dit un truc que je trouve assez important mais ça va être nul bon on s'en fout de toute façon les gens sont plus là en fait on en parlait dans la pause là tout à l'heure mais le livre audio donc moi j'invite les gens à lire ce livre ou à l'écouter ou à le lire ou à le trouver d'occasion ou à l'acheter neuf et tout
Moi, j'ai trouvé que cette dernière partie, j'ai pas du tout aimé. Et je le dis à la toute fin pour pas biaiser vous et les gens et tout. Mais franchement, j'ai trouvé qu'il m'a saoulé avec ses solutions toutes faites. J'étais là, vas-y, tu me saoules avec tes solutions. Je suis totalement d'accord. En fait, c'est super intéressant, mais c'est du développement personnel.
C'est ça. Vous allez pouvoir réagir. Je voulais juste dire que j'ai trouvé que j'invite quand même les gens à le lire ou à l'écouter sur Audible ou une autre plateforme, je m'en tape. Mais en tout cas, moi, j'ai trouvé que sur Audible, j'avais peur de l'anglais.
Et en fait, l'anglais est assez simple. Ça allait doucement et tout. Et je pouvais même mettre plus ou moins vite. Et en fait, il faut avoir un petit niveau d'anglais. Mais ça va, quoi. C'est pas des mots compliqués. Je voulais juste dire ce petit truc logistique. Parce qu'en fait, sur Audible, c'est gratuit avec mon lien. Donc, en fait, allez-y, écoutez-le. Parce qu'en mode résonance, il y a moyen que ça résonne. Donc, même s'il y a plein de trucs pourris ou datés, tu vois.
Dans le livre, il y a des moments où Alan Downs a un peu abusé sur le poulet aux antibiotiques américains.
Baptiste pas du tout d'accord autant je suis d'accord avec plein de trucs qu'on m'a vieilli comme le ton hyper généraliste c'est genre l'homme gay vit ça puis il vit ça puis il vit ça autant la dernière partie moi ça résonnait de ouf tu vois genre cultiver la joie il passe vachement de temps et les petites joies cultiver plutôt être content dans le sens le contentement de la situation plutôt que la validation ambitionnée etc…
le truc de assess your own responsibility first il dit prends ta responsabilité d'abord pose toi la question de quelle est ma responsabilité en premier et ça c'est un de mes piliers hyper intéressant toujours dans le dialogue avec l'autre ok bah moi j'ai merdé à ce niveau là et ça je le reconnais mais du coup je peux te dire mais toi par contre t'as merdé à ce niveau là et du coup non pas en vengeance mais on peut se retrouver enfin il y avait plein de trucs comme ça toi Thomas aussi t'es pas d'accord avec moi t'as aimé cette troisième partie
Ouais, puis moi je me suis retrouvé aussi dans la lecture en anglais parce que j'ai des origines anglaises, donc même culturellement, la langue anglaise me parle plus à mes émotions.
Il y en a un que je retiens dans le tableau qui est à la fin du livre, qui est un peu la to-do list du bonheur pour les gays. C'est cultiver l'ambivalence. Et ça, c'est un truc qu'au quotidien, je l'applique dans les relations. C'est quoi pour toi l'ambivalence ? Donne-moi un exemple où tu l'as appliqué la dernière fois. C'est que ça va être dans le contexte professionnel. Je vais me saisir d'un sujet avec passion.
et embarquer 2-3 collègues dedans comme monter un nouveau guide pour faire je sais pas quoi en lien avec son travail ou une présentation powerpoint ou une formation et le lendemain avoir juste vraiment la flemme de le faire et de dire mais c'est pas grave en fait mes collègues vont le faire sauf que les collègues me disent attends tu fais quoi là aujourd'hui ça me procure pas de joie de le faire
Donc je vais faire le minimum. Mais demain, j'aurai beaucoup plus de joie à le faire et j'aurai plaisir à revenir le faire avec toi. C'est un peu les montagnes russes. C'est le en même temps et c'est de dire que c'est ok. C'est ni noir, ni blanc, c'est gris, c'est toutes les couleurs qu'on veut. Enfin…
c'est un peu ça toi Mathias, toi aussi ça t'a fait chier ? ben en fait j'ai trouvé que c'était plus du développement personnel et du coup c'est peut-être pas ce que j'attendais pas lié à l'homosexualité oui voilà, et en même temps je suis en train de faire mon autocritique, je suis en train de me dire peut-être que les deux premières parties elles me permettent bien d'intellectualiser le truc, de me faire de la bonne tambouille mentale alors que la dernière elle me demande d'agir et peut-être que c'est une stratégie de défense de ne pas aimer sa troisième partie parce que c'est le moment où il faut y aller
Oui, parce que pour le coup, je trouve que tout ce qu'il dit, il y a des pépites. Genre là, je suis très aligné avec… Je suis d'accord avec tout ce qu'il propose. Ouais, de ouf. Mais ça ne m'a pas emballé dans ce cadre-là, de ce livre-là.
Mais peut-être parce qu'il faut que je le fasse. J'entends ce que tu dis. Moi, je me sentais un peu oppressé par toutes ces petites cases dans lesquelles je devais rentrer soudainement. Mais je crois que je devais être de mauvais poil. Je pense qu'au final, c'est à écouter. Tu t'inspires, tu mets dans tes mots, tu modifies. Mais en tout cas, je trouve que ce qu'il dit, c'est dans la bonne lancée. C'est malin.
Et je trouve qu'il termine aussi par un puissant témoignage de séropositivité, où en gros il dit, parce que là, en tout cas sur Audible, c'est 2012, c'est la deuxième version, mais maintenant je crois qu'il n'y a que la nouvelle version qui est publiée. Il a fait une révision de son texte et il a conclu en disant, sur mon chemin d'authenticité, je dois vous dire que je suis séropositif et que c'est quand même… Et j'ai trouvé que c'était beau et important et en effet…
et que lui se mette aussi dans ce truc bah putain moi mes galères avec ma honte et tout ça et bah ça a été ça ça dealé avec ma séroposité séropositivité etc ça c'était hyper touchant de voir il se pose il se met pas seulement en tant que psychologue mais il se met aussi en tant que PD en cheminement quoi ça c'est cool
Il est 22h, je ne vous ai pas offert à manger parce que je voulais pas de bruit de bouche. Vous devez être en PLS. Et je vois que la citronade bio citron est encore pleine. Nous allons pouvoir la déguster. C'est tout, ne me regardez pas, j'ai pas plus. Parfait, parfait. Merci, franchement, merci, merci. Merci Guillaume. Merci Thomas et Mathias. Je suis mort mais je suis content. Bah ouais. Il est 22h ?
Ouais.