Exhib au Décathlon et puppy play pour se libérer – Damien 3/3

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Partie 3 – Damien est sexuellement épanoui ! Sensualité et câlins avec son amoureux, trips exhib dans les cabines d’essayage de Décathlon, puppy play, Damien explore sa sexualité. “Je pensais pas pouvoir donner et recevoir autant de plaisir” me dit-il.

Il ne pensait pas ça possible parce qu’à 23 ans, il perd la vue à cause d’une maladie orpheline. Sa vie s’effondre. Commence alors un long chemin pour réapprendre à vivre, réapprendre l’amour et le sexe. Il nous raconte.

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Et c'est reparti. Damien, troisième et dernière partie. Ah, on s'est dit plein de choses. Tu essaies souvent de me draguer quand même, Damien, dans les deux premières parties. Non, du tout, c'est… Pas un peu ? Non. En tout cas, je suis très flatté quand on me dit que j'ai une belle voix. Sache que ça marche complètement. Je pense que t'as plus des mecs qui t'ont sûrement dit que t'avais un beau petit cul ou une belle petite gueule qu'une belle voix, je pense. Eh bien non, car mon métier, c'est le podcast. Donc en fait, les gens ont plus accès à ma voix qu'à mon cul. Ah ah ah ! Non, non, c'est cool. On était en train de parler de puppy play. On parle de BDSM, de kink. Et toi, ce kink-là, tu le découvres quelques années avant de rencontrer Mickaël, ton amoureux ? de maintenant, dont on a parlé à l'épisode 2, ainsi qu'un petit cul suédois. Je dis ça, je dis rien. Et Le Peu Pulpé, tu le découvres via un plan qui s'intéresse à un placard chez toi, après avoir éjaculé, j'imagine. Voilà. Et qu'est-ce qu'il fout à regarder les affaires chez toi ? C'est toi qui… Le placard était ouvert parce qu'on a parlé dans la partie 1 que toi, tu es déficient visuel. Ça veut donc dire que si quelqu'un vient chez toi pour baiser, il peut aussi te voler des trucs, tu n'en sauras rien. En tout cas, pas immédiatement. Donc, il y a une question de sécurité. Ça fait chier qu'il regarde dans le placard, non ? Oui et non. C'est qu'en fait, quand je fais un plan pour une première fois, ça se passe toujours dans le canapé. Et quand la neige se voit plusieurs fois, ça se passe dans la chambre. Explique-moi pourquoi. Parce qu'il y a une affinité qui s'est créée, il y a une confiance surtout qu'il y a entre nous, et je me sens bien, je me sens à l'aise. Et la chambre pour toi, c'est l'incarnation d'intime ? Dans la chambre, il y a l'intimité, et surtout… Ma chambre, c'est là où j'ai tous mes jouets, et je le cache pas, c'est là, c'est ouvert. Donc il rentre dans la chambre, et les jouets étant apparents, et donc là il te dit, c'est lui qui te dit, moi j'aime le puppy play. Et tu réponds quoi ? Comment ça, dans quel sens ? C'est une pratique que quand j'avais 20 ans, je n'avais jamais entendu parler. Puppy play, c'est incarner un chiot en mode jeu de rôle et ça peut être plus ou moins sexuel. Tu veux dire que je suis pas fan de… Tu étends tes pieds, ce que tu rencontres… Non, c'est très bien. Arrête de t'excuser. Tu étends tes pieds, je voulais te dire, ce que tu rencontres, c'est le canapé et tu peux tout à fait mettre tes pieds dessus. C'est très bien comme ça. Le puppy play, je disais, j'aime pas trop mettre des termes techniques sur des pratiques sexuelles. Je les connais pas tous et je suis encore un peu novice dans… le côté des termes grammaticals, mais les pratiques… Moi, je préfère dire ce que j'aime avec mes mots à moi que… J'ai essayé juste pour les auditeuristes… Que me catégoriser. Ouais, excuse-moi. Non, j'ai essayé, parce qu'il y a des gens, peut-être qu'ils entendent peu plus plus, ils sont là, de quoi ils parlent ? Et donc, j'ai essayé de raconter ça. Donc là, ils te racontent ce que c'est, et ça te donne envie… Mais ils m'expliquent la chose, mais un peu en mode câlin et non sexuel. Hum… Il me dit, toi tu es tranquille dans ton canapé, tu bois ta bière, moi je suis avec un collier, avec un masque, avec un gode de chien, un masque de chien, avec des grandes chaussettes. Je dis, c'est moi, je ne vois pas, que ce soit comme tu es. Ah oui, c'est vrai ? Je dis, c'est moi. Et en fait, au final, quand il a l'attirail ou quand il n'a pas l'attirail… Je sens qu'il n'est pas pareil. Il n'est pas autant, entre guillemets, chiot ou chien, mais plus humain. Et je reconnais que moi-même, j'ai fait la même expérience. Attends, je n'ai pas compris, excuse-moi. Quand il a l'attirail de chiot, il est plus humain ? Non, non, il est plus chien. Et quand il ne l'a pas et qu'on fait le même délire… Il manque un truc. On sent qu'il n'est pas vraiment dedans. Ah, intéressant. J'étais curieux parce que quand je t'ai rencontré en bas de chez moi, tu m'as dit on se fait la bise. Et en fait, tu m'as fait une bise comme si tu me voyais. En fait, moi, j'ai été un peu interloqué parce que je me disais mais comment je mets mon visage proche du sien ? En fait, quand tu es malvoyant… Mon chéri m'a dit, il est là. Je me suis levé. Oui, parce que ton chéri était là à côté et vous étiez à une table dehors sur une terrasse. Donc je suis arrivé, j'ai dit coucou. Et en fait… Et tu t'es levé ? En fait, comment était ta voix ? Je suis très sensible au son. et j'ai de suite capté comment t'étais tourné voilà et donc là tu me dis on se fait une bise donc là à ce moment là je m'approche de toi et je te tends par exemple la joue droite toi dans ces cas là tu vois une masse moi je vais toujours la bise du même côté un peu Je fais toujours un premier du même côté. Nos joues se sont parfaitement touchées. Et donc, je me suis dit, et le lien avec le masque de Chio, c'est que tout ça, c'est simplement à la puissance du son que toi, tu as pu sentir où était le visage. Pas que, parce que les accessoires de puppy, c'est dans une matière néoprène ou cuir. Et ça a une certaine odeur, une certaine texture. Et je trouve que depuis que je le pratique… Cette matière, elle me donne encore plus d'idées perverses. J'ai ça avec le bois. Je sais que je t'attire un peu ailleurs. Ah là là, le bois ! Mais cet été, j'ai marché, je suis passé à côté d'une scierie. Mais vraiment, moi, c'est charnel. Alors, je n'ai pas de désir sexuel, mais moi, en fait, si je devais acheter un nouveau meuble qui était fait d'un bois naturel, mais tu sais, tous ces mois où le bois sent encore… C'est un délice. Et alors, se marcher dans une forêt de sapins… Ok, bon, donc je me connecte assez bien avec ton kiff de, c'est l'odeur, la matière, etc. Ce plan, si je comprends bien, qui te fait découvrir le puppy play, vient avec son attirail la fois d'après, et tu sens, donc toi à ce moment-là, tu es édomi, parce que dans la partie 2 de ton témoignage, tu disais que tu pouvais être les deux, émi ou soumi. Avec lui, il n'y avait pas la domination, parce qu'il n'y avait pas de sexe. Mais zéro sexe. C'est juste le caresser, comme un animal de compagnie, en fait. qui boivent dans une gamelle qui pissent enlevé la pâte il n'y avait pas de sexe du tout comment tu profites de ce moment on dirait érotique ça te va ? sensuel il boit dans une gamelle mais toi tu le vois pas non mais tu le ressens comment tu le ressens ? tu l'entends ? avec le bruit je ne sais pas est-ce que tu as déjà fait l'amour dans le noir ? Non. Tu n'as jamais fait l'amour dans le noir ? Dans un noir total ? Ouais. Non. C'est intéressant. Je vois tout à fait. En fait, quand tu fais l'amour dans le noir, t'as pas besoin d'être forcément handicapé pour faire l'amour dans le noir. T'as raison. Et on sait qu'est-ce que fait le partenaire, à quel moment et comment il est et tout. Ok. Ben ouais. Tu sais, c'est avant tout un ressenti. Comment, quand tu m'as dit le puppy play c'est tellement libérateur, qu'est-ce que ça a libéré pour toi ? Déjà, ça a libéré mon côté chienne sans le côté péjoratif. Ça veut dire que ça m'a vraiment… De base, moi, c'est hors de question de me faire sauter. Avant, c'était hors de question d'être passif. Pourquoi ? Je ne me voyais pas en pénétrer parce que je me sentais trop vulnérable. En quoi tu te sentais vulnérable ? C'est quelque chose qui rentre dans ton corps ? Non, non, non, non. C'est d'être soumis à l'autre. Tu vois ? C'est d'être… Pour moi, c'était pas ingrat, mais… C'est les images habituelles de celui qui est pénétré, c'est le plus féminin. Le plus faible, tu vois. Après, de base, j'ai jamais été féminin, tu vois. Mais… T'as jamais… Hier soir, c'est moi qui ai baisé le mec alors que c'est lui qui me pénétrait. Ça t'inspire ? Après, tu sais… Ce que j'aime beaucoup dire, c'est que… mon chéri il a envie de m'attacher que moi je sois actif mais que ce soit lui qui se gode avec ma bite ça veut dire qu'en gros tu es actif mais soumis en fait actif objet ça veut dire que lui il prend son plaisir avec ta bite Sans que toi, on te demande ce que tu aimes ou pas, tu vois. Et ça, c'est délicieux, tu vois. Hier soir, moi, j'avais une version un peu plus vanille de ça. En fait, j'étais, moi, comment on dit, à Califourchon ? Comment on dit ? La personne était allongée. Et toi, une jambe de chaque côté. Une jambe de chaque côté. Voilà, je comprends. Et en fait, on peut se dire godé, etc. Après, nous, il y avait un échange. C'était pas… En mode outillage. C'était pas dans un délire BDSM, mais en tout cas, ça marche bien. Toi, c'est quelque chose qu'à l'époque, tu conceptualisais pas du tout. Tu te disais si je suis pénétré, je suis forcément le plus vulnérable et celui qui subit. Et ça, c'est parce que comme tout le monde et moi inclus… On sait, comme je déteste les généralisations, mais là j'ai envie de la faire, on vit dans un monde homophobe et misogyne qui dit que celui qui est pénétré c'est celui qui est faible. T'as pas d'autres raisons d'avoir créé ce narratif autour d'être pénétré ? Mais depuis que je fais le délire puppy, mais c'est vraiment en moi. Le puppy c'est tous les jours. Tous les jours j'abois, tous les jours je me comporte comme un chien. Je vis pas avec mon chéri, on vit à distance. Mais on se voit chaque semaine. Et il n'y a pas un seul jour où il ne me dit pas « vas-y, mets la caméra, aboie, fais quelque chose ». Tu veux dire que c'est tous les jours ? C'est-à-dire que ce n'est pas juste un petit moment comme ça ? Non, c'est qu'en fait, pour nous, le puppy, c'est encore plus puissant que du sexe. C'est un état d'esprit. Ce n'est pas un mode de vie, c'est un état d'esprit. Mais attention, quand on fasse un plan BDSM, puppy ou autre chose… Il y a un commencement et il y a une fin. Je ne suis pas un chien tout le temps et je ne suis pas un soumis tout le temps. Ça veut dire qu'il y a des moments pour et des moments autres. Vous avez un cadre pour ce jeu. Voilà, il y a un cadre, il y a un début, il y a une fin. On a notre code couleur surtout. C'est qu'en fait, tous les 5-10 minutes, il me pose la même question. Il me dit « vert, orange, rouge ». Sans autre introduction. Parfois, il interrompt le jeu. En deux secondes, il dit… Si c'est vert, on continue. Si c'est orange, ça veut dire qu'on peut continuer, mais on fait une pause. Doucement. Et si c'est rouge, on arrête de suite. Et le plan s'arrête tout de suite. Et en moins de 30 secondes, on peut devenir très câlin. Alors qu'en 30 secondes avant, j'aurais pu avoir un baillon qui me fasse couler de la cire sur le corps. Tu vois, en 30 secondes, le plan, ça y est. De ton côté aussi, tu peux dire à tout moment la couleur, non ? Oui, bien sûr. Mais lui, il vérifie et toi aussi. Mais nous, on a un code couleur de bienveillance et régulier. C'est la seule condition, tu vois ? Ça me donne envie de rappeler aux auditeuristes qu'il y a des super épisodes avec un maître BDSM sur le podcast. Celui qui était Scato, je crois. Non, ça, c'est un autre. Ah, pardon. Non, c'est en trois parties. Et en fait, c'est quelqu'un qui… Je crois que c'est ce que j'ai appris, BDSM, ce que j'ai appris dans mes 19 années de pratique et les astuces, les machins et tout. En gros, c'est un… Et je crois que c'est Zoreg, son nom. J'ai un doute, mais je mettrai en descriptif de cet épisode. Et en fait, il décrypte un peu ce que c'est le BDSM, comment le faire, comment bien le faire, comment se faire kiffer, etc., Il y a plein de préjugés qui déminent et ils parlent de ces couleurs ou du cadre et ou de l'aftercare. C'est ce que tu décris dans l'aftercare, c'est le soin qu'on s'offre après la session où on s'est un peu défié peut-être, poussé nos limites, etc. Donc toi, tu te sens super à l'aise et sain dans ces moments BDSM. À contrario, je ne ferais pas ces mêmes pratiques avec une personne que j'ai pas de sentiments même pour un plan one shot c'est pas concevable parce que s'abandonner être le chien de quelqu'un et se faire pénétrer t'as parlé de ces deux aspects là pour toi c'est quelque chose que t'offres par amour ça c'est comme embrasser c'est pareil c'est comme dire je t'aime moi il m'a fallu trois mois pour dire je t'aime alors que mon chéri il m'a dit je t'aime au bout de dix jours et je crois que je l'ai embrassé au bout de deux mois qui a dit que trois mois pour dire je t'aime moi ça me prend plus de temps qui a dit que trois mois pour dire je t'aime c'est cool par contre on vit un amour puissant un truc vraiment c'est je suis amoureux à fond pourtant on est super opposé dans vos personnalités moi je suis caractérial je suis sanguin tu sais dans la rue avec le handicap ça te forge moi dans la rue au moment où je finis l'affection j'ai le même coup de tête ça me dérange pas je peux être très nerveux dans la rue moi il n'y a pas de c'est pas parce que je suis handicapé que je suis faible il n'y a pas de il y a des gens qui t'agressent dans la rue comme ça ? je me suis déjà fait voler deux fois dans la rue aussi quand je retire des sous au distributeur tu vois mais après tu sais je fais 2 mètres de haut 95 kilos tu sais quand je suis le divers avec une grosse barbe puis une grosse doudoune en général ils vont voir d'autres gens tu vois ça peut arriver tu vois Je ne suis pas sûr d'avoir 100% compris autant que j'ai envie le côté libérateur du puppy play. Tu as dit c'est libérateur. En quoi c'est libérateur pour toi ? C'est qu'en fait, c'est un jeu de rôle. Et le jeu de rôle, ce n'est plus vraiment toi. Je ne suis pas schizophrène, c'est moi. Mais ça veut dire que tu t'abandonnes beaucoup plus facilement. Et dans ces moments-là, j'aime bien prendre de grosses, grosses, grosses doses de poppers. Je ne suis pas accro au poppers, mais j'en consomme deux qui sont aromatisés à la menthe. Et c'est presque un bonbon. Tu as écouté les épisodes sur le poppers ? C'est les seuls que j'ai écoutés avec le docteur. Ah oui, tu as dit précédemment que tu n'aimais pas les épisodes médicaux. Le popper, ça peut être dangereux pour la santé. Moi, je me sens responsable que des auditeuristes soient au courant que le popper a des implications de santé, notamment si tu as des contre-indications. Oui, pour le cœur. Oui, c'est ça. Mais sinon, on peut tout à fait s'amuser avec du popper si on en a envie. Et il faut aller écouter les épisodes pour en savoir plus. Toi, le popper, ça t'aide à te détendre, à t'abandonner. Ça fait partie, en fait… Des trucs pour s'ouvrir ? Non, j'irais même plus loin que ça, c'est que même quand je fais l'apéro, même en extérieur ou à la maison, juste quand on fait l'apéro, je prends un peu de sport, ça me détend. C'est un peu récréatif pour moi. Ça te détend ? C'est marrant, j'ai envie… Et ça t'apaise ? Ouais, je sais pas, je… Parce que l'effet est immédiat. Tu rigoles, tu te sens beaucoup plus léger. Dans la vie, depuis toujours, j'étais un peu bridé. J'ai jamais osé danser dans une discothèque, j'ai jamais osé plein de choses. Pourquoi ? Je sais pas, c'est d'infamie, c'est très coincé, très fermé. J'arrive dans un milieu agricole. Donc… Après, pour moi, le pop-up, c'est récréatif. C'est-à-dire que j'en consomme plus que mon chéri, mais j'en consomme plusieurs fois par semaine, même hors du sexe. Je fais vraiment du pop-up. J'ai envie de te gratouiller ? mais je crois que j'ai trop de j'ai envie de te gratouiller mais en fait j'ai trop d'amour pour dans un épisode précédent la partie 1 ou partie 2 tu dis avec la déficience visuelle j'ai des gros symptômes des énormes douleurs et j'ai décidé de pas avaler de gélules de médicaments et j'en ai jamais avalé de ma vie et j'ai envie de te gratouiller du coup en fait le popper c'est comme un médicament c'est juste une substance qui t'aide Et là où je dis j'ai plein d'amour, c'est que je trouve que depuis le début, tu m'as dit que j'avais ce côté un peu psycho et tout. Et c'est vrai que depuis le début, j'entends ces racines homophobes ou des racines familiales difficiles. Quand tu dis j'ai été un peu comprimé, etc. Le fait que tu les verbalises là, je me dis de ouf. Je veux dire, j'ai bientôt 40 balais. De maman en père, jamais je pourrais dire mes envies, mes goûts, ma passion. Ils m'écrasent. Je me sens vraiment écrasé. Sur les sujets professionnels ? N'importe lequel. Est-ce que tu as pu faire un coming out ? Ils le savent depuis que je suis adolescent. il faut savoir que quand je suis en mode chien en mode puppy et que je prends beaucoup de poppers l'handicap n'existe plus et il n'y a plus de douleur ou alors rarement je fais silence parce que j'avais l'impression que tu allais dire autre chose mais c'est chouette non ? c'est rare les moments où t'as pas mal ? après j'ai des parades Quand je vais pas bien, je prends une douche bouillante, mais je peux rester une demi-heure sous l'eau, et là je suis bien. Et malgré que je vois pas grand-chose, des fois je me mets dans un masque de nuit. Je prends un rooibos, et là je suis bien. Et sinon, quand je suis avec mon chéri en mode pépi soumis, là, il n'y a pas de douleur. Pourtant, c'est une autre douleur qui est plus un plaisir, en fait. Moi, je vois tout à fait comment, en effet, le BDSM peut m'anesthésier. Moi, j'ai très peu de pratiques Ça m'intimide, j'ai peur, j'y connais rien. Et puis il y a aussi certains délires qui sont pas les miens et tout. Mais je me suis déjà senti anesthésié, ouais. Et je me suis déjà, ouais, comme une coupure. Mais moi j'ai un peu le défaut d'avoir envie de trouver des solutions pour les gens qui m'ont rien demandé. Et je me dis, en plus du puppy play, en plus du poppers, est-ce que tu as l'impression d'être allé au bout de toutes les aides qui peuvent t'alléger sur la souffrance, la douleur, les montées de fièvre quotidiennes ? Je pense que sur le plan spirituel, on peut toujours aller plus loin pour peut-être atteindre un autre palier de sérénité. Peut-être que celui-ci pourrait m'aider encore plus, on ne sait pas. Prendre des médicaments ne peut pas t'aider ? Déjà, rien que l'idée de prendre des médicaments, ça ne me fait pas envie. Rien que l'idée. Je suis partisan, je ne suis pas partisan de… Ce n'est pas dans ma philosophie de vie de vivre vieux, vivre bien. Moi, je veux vivre bien. Je n'ai pas envie de vivre vieux. Ça veut dire que Si on dit qu'en France, l'âge des décès, c'est 85 ans, si tu pars à 60 ans, tu pars à 60 ans, c'est comme ça. Mais il faut vivre bien, pas vivre vieux. Et je n'arrive pas à comprendre, pour toi, vivre bien, c'est sans médicaments, c'est ça ? Avoir son autonomie. Les médicaments t'enlèveraient l'autonomie ? On ne sait pas. Tu vas mettre dans ton corps quelque chose qu'on ne sait pas, que c'est la science qui a créé. On ne sait pas. On regarde le Mediator, ça a fait des scandales. Ouais, tu t'inquiètes des produits pharmaceutiques. Ouais. Ok. Exib. Oui, depuis toujours. Alors, depuis le début, grosse confusion. Guillaume a mal fait son travail. Pour moi, l'exib, c'était j'ai du plaisir à pouvoir peut-être être surpris Attention, attention. Là, tu as dit peut-être pouvoir être surpris. Moi aussi, c'est ce que je me dis quand je le fais à l'instant T. Mais au front de moi, je sais qu'il n'y aura jamais personne qui passera à ce moment-là. Ok. Donc, dans l'exhib, il y a quand même la possibilité. Donc, toi, tu fais de l'exhib virtuel. Tu peux me raconter ? L'éventualité. L'éventualité. L'éventualité, oui. Je vis dans une résidence toute neuve. Il y a 4-5 étages. La nuit, c'est super calme. Donc… Il faut savoir que comme je n'y vois pas, je l'entends très très bien. Moi, si il y a quelqu'un qui marche dans son appartement, qui va tourner les clés, j'entends. Et je suis très à l'aise aussi même dans le noir que dans la lumière. J'aime le… En fait, je trouve que dans la communauté homosexuelle que je fréquente, il y a beaucoup plus de voyeurs que de gens qui exhibent. Communauté homosexuelle que je fréquente, c'est quoi ta communauté ? Non, une communauté, pardon, virtuelle, excuse-moi. Communauté virtuelle, c'est qu'en fait, ce sont des gens que je connais pas, que je connaîtrais peut-être jamais. Recon, quel site ? Non, je vais sur Snapchat. On en a parlé en partie 1. Guillaume, le grand-père, découvre une nouvelle application. Comment j'utilise Snapchat pour trouver des gens qui montent leur bite ? C'est facile. Quand il y a écrit le pseudo, c'est pas… Oui, oui, j'ai compris. Je mets le pseudo et sur Snap, je peux envoyer des trucs éphémères. Donc, toi, par exemple, décris-moi ton dernier plan Exhib Snapchat. C'était dans une cabine d'essayage de Décathlon. À fond la forme. Voilà. Où je me suis branlé. Mais j'ai fait la chose en plus d'une heure. Ça veut dire que j'ai fait plusieurs cabines d'essayage à… J'aime l'exhibit virtuel, mais en mode un peu edging. donc j'aime pas j'écris en diminué tu vois ok alors attends reste sur Décathlon tu es seul tu rentres dans le Décathlon seul oui je suis seul je veux une cabine d'essayage tu avais besoin de chaussures de montagne ou pas ? non tu n'avais pas besoin d'acheter quoi que ce soit je suis allé que pour ça c'est pas l'occasion je suis allé que pour ça parce qu'en fait j'ai un maître virtuel sur Snapchat que je ne connais pas que j'ai jamais vu, que je verrai jamais je ne sais rien de lui lui il sait rien de moi à part que des fois il me donne des ordres et lui il est très voyeur et il me donne des ordres que à la voix j'entends que sa voix en fait Donc ça c'est délicieux pour toi ? Ah ouais, mais malheureusement on peut l'écouter qu'une fois. Ah là là, ça c'est aussi délicieux non ? C'est frustrant. Ah c'est bon ça non ? Oui. T'es trop chou. Et c'est lui qui a dit, il déforme sa voix ou pas ? Non. C'est sa vraie voix ? Non, vraie voix. Il l'appelle comment ? J'ai vu sur ton visage que tu n'avais pas forcément envie de le dire, donc te force à rien dire. Rappelle-toi. Il me dit, j'aimerais bien te voir te branler dans une cabine des sièges de magasin, n'importe lequel. Mais moi, au lieu de parler qu'avec lui, ce que j'envoie à lui, lui, il ne sait pas, mais j'envoie à 40, 50 personnes en plus. En fait, à d'autres gens. Quand j'envoie, je fais des messages groupés, en fait. Efficace. Oui, je parle. Tu nourris plusieurs maîtres à la fois. Non, pas forcément, mais juste aussi des voyeurs, des mecs qui aiment se branler entre potes, voilà, tu vois. Des mecs qui aiment se branler entre potes, tu m'as perdu. Ils se font, au lieu de faire des réunions Tupperware, ils se font des réunions Snap où ils ouvrent et ils se branlent entre eux. tu sais que ça arrive ça ? ça arrive aussi à la maison chez moi non mais j'ai déjà participé à des choses comme ça chez des gens le branlantre-pote avant quand j'avais 20 ans on prenait un porno et on se branlait ah mais moi quand je vois ça sur les profils Grindr j'ai jamais compris ce que ça voulait dire vraiment branlantre-pote et toi tu fais branlantre-pote ? on est à Decathlon Ouais. Entre le rayon natation et le rayon tennis. Oui, là, je suis dans le rayon chasse et pêche, tu vois. Au milieu des camouflages, tu vois. Mais tu es quand même un peu stressé parce que vendeurs, vendeuses peuvent à tout moment dire « Monsieur, vous avez besoin d'aide ? » Non, je ne suis pas forcément stressé. C'est des choses que je fais régulièrement, donc… Mais il n'y a personne qui… T'as mis une heure, mais t'as fait plusieurs cabines. Personne n'est venu taper à ta porte ? Ok. Tu sais qu'il y a des caméras de sécurité, donc en fait, tu sais que t'es vu. Ça t'excite, ça ? Grave. Grave. Grave. Et… Je reste… Déjà, je montre pas mon visage, tu vois. À quoi ? À la caméra ? Oui, sur Snapchat. Ah. Mais moi, on reste sur Decathlon ? Oui, mais je suis sur Snapchat. Ah, pardon ! Attends, t'as activé le mode vidéo ? Ouais. Tu prends des vidéos ? En fait, dès que je rentre dans le magasin, je montre bien que je suis dans un magasin et jusqu'à la cabine… Je montre le sol, que je marche avec ma canne jusqu'à la cabine de sillage. Et en fait, là, les mecs, ça les rend fous, ça. Parce qu'ils disent, c'est un endroit commun qu'on peut fréquenter à n'importe quel moment. Et ça, ça les rend fous, ça, en fait. Ils sont connectés ? Non, non. Ils sont avec toi ? Non, ça sera plus tard que tu leur enverras ? Non, j'envoie tout quand j'ai envie. En fait, j'envoie les vidéos au fur et à mesure parce que je ne peux pas les stocker. C'est de l'envoi direct. Éphémère. Ouais. Et en fait, eux, après, ils les voient quand ils veulent. Ça marche. Tu nous as expliqué dans les épisodes précédents que c'est ton téléphone qui te dit, grâce à VoiceOver, qui te dit ce qui se passe sur l'écran. Et c'est notamment comme ça que tu prends des vidéos. Mais donc là, t'es… Comment tu fais pour que le voice-over fonctionne sans te griller auprès des vendeurs ? Je marche avec l'oreillette. Bien sûr, suis-je bête. Avec des Airpods. Airpods me donnent toutes les indications. Comment tu sais que la vidéo est bien ajustée ? Ça, on ne sait pas. Mais bon, tu sais, quand tu mets le téléphone à cette hauteur du sternum, et que tu mets vers le bas, et que tu balayes un peu… Oui, tu t'imagines bien que t'es pas en train de… Voilà. T'as peu de chances de rater. Et puis si tu rates, c'est pas grave. C'est comme ça. Comment tu t'assures que tu ne te plantes pas entre le mode selfie et le mode caméra de derrière ? Non, ça c'est impossible. Et que du coup tu sois en train de prendre ton visage ? Non, ça c'est impossible. Pourquoi ? Parce que ça maladie dans l'oreillette. Ah, il te dit caméra de devant activée. Là, tu es très excité à ce moment-là. Tu montres ta cage de chasteté ? Non, je ne suis pas sous cage. Quand je fais ça, je ne suis pas sous cage. Quand je fais ça, je me branle jusqu'au jus, mais ça me met très longtemps. Parce qu'en fait, moi, je suis long à brander. Moi, il faut qu'il y ait un truc, tu vois. En fait, il faut que j'entende un petit message audio, une petite insulte, quelque chose qui me fasse envie, tu vois. Une petite insulte, t'as dit ? Ouais, une petite insulte ou un or, tout comme ça, tu vois, qui me… Voilà, tu vois. Donc là, il n'y a pas ces stimulations. En fait, s'il n'y a pas de simulation, je ne peux pas bander comme ça sur commande. Il y a un truc. Mais à Decathlon, il y a souvent quand même des vendeurs plutôt jeunes. Et il y a des voix… Autour de la cabine. C'est ça qui te nourrit. Grave. Tu as toujours… Après, bien sûr, je ne ferai jamais un samedi après-midi quand c'est rempli de monde. Je ne ferai jamais ça. Je fais plutôt en semaine où c'est plus tranquille. Moi, j'ai l'impression que plus je me caresse les tétons, plus ils deviennent sensibles. Je crois que j'ai fait un épisode hotline sur la sensibilité des tétons. Le médecin disait que la sensibilité, elle se crée aussi. C'est possible. Est-ce que toi, à 23 ans, tu perds la vue ? Je ne l'ai pas dit de cette troisième partie, donc s'il y a des gens qui sont confus. Est-ce que tu as l'impression que ça a développé Est-ce que tu t'es développé des sensations au corps ? Est-ce que dans la cabine du Décathlon, tu te caresses à des endroits spécifiques ? J'adore me tirer les couilles. En fait, ce n'est pas la sensualité qui m'excite, j'aime bien les choses assez… J'aime même mettre des claques sur ma queue ou tirer les couilles. C'est des choses comme ça qui m'excitent. Me faire caresser, ça me fait pas bander, tu vois. Et ça, ça n'a aucun rapport avec la vue. Non. Ton corps, tu t'es pas développé en diminuant ce sens ? Tu as dit que l'odorat et l'ouïe s'étaient accentués. Est-ce que le toucher, est-ce que toi, des parties de ton corps sont devenues plus sensibles ? Non, pas du tout. Pas du tout. Non, pas du tout. Après, certes, l'odorat et l'ouïe, c'est super développé. Mais sur moi, ça ne change rien. C'est plutôt sur les autres que ça change. Ouais, je comprends. On ne se caresse pas les tétons chez Decathlon, quoi. On ne se caresse pas les tétons chez Decathlon. Peut-être un jour ? À un moment donné, tu éjacules dans le… Sur le miroir. Tout le temps. Et comme je suis plutôt un bon producteur et que tu te rends pendant longtemps, il y a ce qu'il faut. J'ai à nouveau un jugement. Vas-y, vas-y. Moi, je pense aux pauvres personnes qui vont devoir nettoyer, qui n'ont rien demandé. Je nettoie toujours. Ah, excuse-moi, j'aurais dû poser la question. Je nettoie toujours. Partout où je me branle, partout où je gicle, j'ai toujours nettoyé. Sans savoir si t'as bien nettoyé ou pas. Oui, mais bon… Je te taquine un peu. Là, c'est bon, j'ai le droit, non ? Depuis le début, j'ai le droit, je pense. J'avais juste pas envie de dire une connerie. Refuser au sauna ? Attends, est-ce que j'ai eu tout ce que je voulais sur l'exhib ? Moi, ça me fait chier, l'exhib. C'est vachement intéressant et je suis curieux d'en savoir un peu plus avant qu'on passe au sauna. Il n'y a pas très longtemps, il y a un mec qui dit « ouais, je suis Domi », qui me parle sur Grindr. Et moi, je me dis « tiens, c'est intéressant, j'ai un peu envie de voir le jeu et tout ». Et en fait, il me dit « il ne veut pas qu'on se parle, il ne veut pas que j'entende sa voix ». Et moi, j'étais là… En fait, j'ai trouvé ce qui n'était pas excitant pour moi dans ce que je vivais, c'est que ça avait vraiment l'air d'être totalement fake et qu'en fait, le mec, le moment où ça devient réel, il n'arrive pas à tenir le truc. En fait, je pense que c'est un côté qui ne l'assume pas. Il assume pas le rôle d'être domi, mais après… Ouais, mais le mec, attends, excuse-moi, le mec sur Snapchat que tu rencontreras jamais, où vous avez pas les visages, où il y a que la voix, je me sens impatient, je me sens frustré à un point qui ne m'excite pas. T'en veux un peu plus, toi, tu veux dire. Ouais, toi, ça va. C'est qu'en fait, moi, c'est juste un petit piment dans ma vie amoureuse. ça veut dire que moi ça c'est comme si j'allais faire un plan à côté moi m'amuser de mon côté tout ça ça m'excite pas en fait moi quand je suis en couple je suis en couple mon chéri il peut s'amuser autant qu'il veut de son côté il fait ce qu'il veut tant qu'il me le dit moi aussi j'ai l'autorisation de faire ce que je veux de mon côté mais moi ça ne m'excite pas de faire un plan à côté vous êtes en couple ouvert et les règles non non on n'est pas en couple ouvert on s'accorde une certaine liberté une totale transparence Mais on n'est pas un couple libre ou ouvert. On est un couple ouvert, mais ça ne veut pas dire qu'on baise tous les jours à la couille abattue. Qui a dit qu'être en couple ouvert, c'était forcément… Bien sûr, oui, je comprends ce que tu veux dire. On peut être en couple ouvert et s'autoriser et nos règles, c'est uniquement en déplacement et c'est tous les six mois. Non, il n'y a pas ça. C'est que si mon chéri, là, depuis un an, il n'a rien fait, si dans la semaine, il trouve trois plans, il fera trois plans. Mais ce n'est pas une habitude. Le couple passe en priorité. C'est marrant que le couple ouvert… tu fais les règles que tu veux et tu peux mettre le couple en priorité c'est marrant que tu dises nous on n'est pas en couple ouvert et libre parce qu'on met le couple en priorité comme si on s'accorde une certaine liberté sans pour autant que cela soit une habitude en fait l'un à l'autre on se substitue on n'a pas forcément besoin d'autre chose moi j'ai pas forcément besoin d'autre chose peut-être que mon chéri a d'autres désirs mon chéri est beaucoup moins sexuel que moi je crois entendre parce qu'en fait on est en train de se parler de terminologie et que pour moi couple ouvert c'est quelque chose et pour toi quelque chose de différent et c'est très bien mais c'est pas forcément j'ai l'impression que tu as un peu de jalousie est-ce que tu ressens parfois de la jalousie ou que c'est pas forcément confort est-ce que tu te sens vulnérable en couple ouvert non du tout Est-ce que tu te sens vulnérable ? Est-ce que parfois, tu as cette méchante voix qui dit peut-être que mon chéri ira trouver quelqu'un de voyant ? Non, je ne me dis pas jamais ça parce que mon chéri, il est subjugué et il m'encourage toujours à aller de l'avant. Il est subjugué par tout ce que je peux faire, mes déplacements, le golf. Je suis super enthousiaste sur plein de choses, donc il est enthousiaste. Il est impressionné par mon autonomie, donc… Tu te sens en sécurité, en confiance dans la relation. Après, comme je lui ai toujours dit, comme de base, lui, il est passif et qu'avec moi, ce n'est pas possible ou un peu compliqué, je lui ai dit, si tu veux trouver un actif régulier, amuse-toi. Depuis tout à l'heure, je me dis, tiens, est-ce que je lui demande la taille de sa bite ? Parce que depuis tout à l'heure, tu parles de TBM, très bien montée. Est-ce que ça a un sens pour toi de dire un nombre de centimètres ? Entre 22 et 23 centimètres. Tu n'as pas répondu à ma question. Est-ce que ça a un sens pour toi de le partager ? Et si oui, partage-le. C'est qu'en fait… 20-23 centimètres ? Oui, 22-23. Et épaisse ? Oui. Donc en fait, il doit y avoir de nombreuses personnes pénétrées qui ont du mal à… Après, je préfère le dire, que ce soit clair. Si dans l'hypothèse de la pénétration, Parce que moi, en fait, si le mec me dit qu'il a envie d'être passif, il faut qu'il assure, tu vois. Je n'ai pas envie de rentrer qu'à la moitié, tu vois. Il faut qu'il assure. Ça, c'est ton côté, tu as dit quoi ? Sanguin ? Carnassier, tu vois. Carnassier. En fait, en dehors de mon couple, j'ai fait zéro pénétration depuis que je suis en couple. Avec le Suédois ? Oui, mais je n'étais pas en couple. C'est vrai. Tu ne l'as pas fait mal, le Suédois ? Si, mais bon, ce n'est pas grave. Il était content, tu penses ? S'il n'était pas content, il ne m'aurait pas revu pour un plan sus. Vous vous êtes revu, justement, que pour vous sucer. Il n'a pas demandé à se faire pénétrer ? Non, mais à la base, ce n'était pas pour ça, à la base, quand on était à la toilette. À la base, c'était pour quelque chose, mais on ne sait pas. Mais s'il avait kiffé se faire pénétrer, tu ne penses pas qu'il l'aurait redemandé ? Non, après, je pense que… Si les planètes ne sont pas alignées au même moment… Après, on s'est revus, mais… Ouais. Mon sous-texte, c'est, toi tu dis, moi je suis assez ou très domi, j'aime les trucs un peu brutaux, moi je défonce. Est-ce que t'as pas l'impression que peut-être ça limite ta sexualité ? parce qu'en fait t'es pas assez dans le plaisir de ton partenaire tout ça c'est des jugements et donc c'est des vraies questions pour en discuter en gros si tu fais mal aux gens avec ta grosse bite bah en fait t'as moins de partenaires qui veulent se faire pénétrer est-ce que t'as l'impression que tu peux perdre des partenaires parce qu'ils sont là ? c'est pas forcément faire mal mais c'est que la personne avant qui me contactait pour avoir un rapport ils savaient à quoi ça sert est-ce que tu dilates la personne qui va être pénétrée ? je touche pas à ça moi C'est pas ça, moi. Non, c'est pas ça. C'est qu'en fait, tu es dans un rôle… Je dis pas que c'est le rôle de tout le monde, mais c'est mon rôle en tout cas. C'était mon rôle à ce moment-là, dans ce move-là. Ça veut dire que je cherchais un cul qui accepte à se faire défoncer. Tu voulais faire l'homme. L'homme un peu viril. Pas forcément. Ça veut dire quoi ? Je touche pas à ça, moi ? Autre que, moi je suis un vrai homme viril. Non, ça n'a rien à voir avec la virilité. Ça veut dire quoi ? C'est plutôt avoir un rapport brutal. Quand tu cherches un vide-couille, enfin quand je cherche un vide-couille, je cherche un trou sur pâte. Qui ne se pose pas de questions, tu vois. Qui est là pour ça et basta, il n'est pas là pour… Pour me faire de la causette. Pourquoi tu souris, là ? Parce que ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé, tu vois. Oui, c'était lancé la sexualité du passé. Ouais. Parce qu'avant, je baisais, mais maintenant, je fais l'amour, donc… Du coup, je continue à enquêter. Tu dis, moi, mon amoureux, il aime être pénétré, mais moi, elle est trop grosse. Est-ce que lui, pour le coup, avec amour, tu le dilates ? Non. Ah bah ! Je me permets de proposer des devoirs à la maison ! Et en plus, je vais voir peut-être ton amoureux après le podcast. Je trouve que tout… Alors, tu n'as pas écouté… Ah, c'est pour ça ! Tu n'as pas écouté les épisodes avec le médecin sur la sodomie. Mais en fait, un anus n'est pas naturellement ouvert. Il faut tourner un peu à… Tu as dit l'horloge, je ne sais pas quoi. Il faut se mettre sur le dos. En tout cas, je trouverais ça intéressant d'avoir une discussion entre toi et ton amoureux pour justement dire c'est vrai que j'ai une grosse bite et t'aimes m'être pénétré. Est-ce qu'on a mis en place tous les petits trucs et astuces qui nous excitent pour qu'on prenne le temps ? Parce qu'une pénétration… Si toi, tu as l'habitude que tu puisses pénétrer avec violence sans aucune préparation, cette attente-là… Elle est en tout cas, et moi je me base sur trois ans de recherche et de témoignages hebdomadaires. Bien sûr, tu vois, moi je peux prendre une grosse teub si je me suis dilaté avant ou si je me suis préparé, mais la préparation est obligatoire. Si ton copain ne se prépare pas avec ou sans toi, c'est normal qu'il ait mal. Du coup, je trouve ça trop joyeux et beau si vous vous rendez compte que vous pouvez avoir une sexualité anale. Après, comme je t'ai expliqué au début… Pour moi, à la base, les mecs poilus, et surtout là, il est vraiment poilu de partout, partout, partout, ça me fait pas envie. Désolé, un qui poilu, ça me donne pas envie, tu vois. Ah, ça te dégoûte. Là, tu veux décrire ton geste ? Un geste comme si j'avais un poil sur la langue et que je le sors comme ça. Ouais, c'est ça, t'es en train de mimer. Bah, tu lui fais pas d'hémingus ? Ah non, je touche pas à ça, moi. ok là t'es l'air très très mal à l'aise ouais mais par contre un cul poilu qu'on aime bon peut-être qu'on peut trouver des moyens tu vois tu mets tes mains derrière la tête et tu le gode alors non tu le gode avec une main ce qui fait que tu touches pas les poils Bon, moi, je suis très déterminé à trouver des solutions. Il faut être acrobatique, dis-moi. Non ! Non, non, là, je me suis emballé. Pendant que tu le pénètres, t'as pas besoin de le toucher avec tes mains. Bon, la réponse, c'est non. La réponse, c'est non. Ça te dit pas, quoi. Après, même pour un petit cul de 20 ans, non plus. Je touche pas à ça. C'est pas mon truc. Je touche pas à ça, mais ça, c'est… C'est un… Je sais bien, c'est la partie du corps humain, mais… Mais même moment, on ne me le fait pas, moi, ça. Quand je suis passé avec mon chéri, il ne me touche pas. Et là, pour Mkane, il n'est pas là pour autre chose, tu vois. Il me met des jouets, s'il veut, mais il ne me met pas autre chose, tu vois. Il te met pas quoi, des doigts, tu veux dire ? Non. Ah ouais ? Parce que ça te fait mal ? Non, c'est pas dans le jeu. C'est pas dans le jeu, ouais. Parce qu'en fait, là, il découvre son nouveau côté actif, tu vois ? Il découvre. Donc… Si t'as écouté tous mes épisodes, tu connais mes biais, tu connais mes gros sabots… Tu m'as déjà entendu dire sur le podcast et j'aimerais te faire réagir. Si je te dis que moi, je pense qu'il y a une partie de ta sexualité impossible qui est construite, qui est socialement apprise, c'est-à-dire on t'a appris à tes dépens, le narratif, la société, les films, les interactions, le quotidien, le milieu dont tu viens. Tout ça, ça fait une bonne soupe que t'avales, qui t'empoisonne et qui t'empêche aujourd'hui dans ta sexualité qu'il y a en effet une question de goût. Donc en fait, bah oui, il y a des goûts et ça c'est très chouette, mais qu'il y a aussi une partie qui a été apprise et qui peut être désapprise. Bien sûr. Ça t'inspire ? Je pense que même s'il y a des acquis, ces acquis-là peuvent être rechamboulés pour faire un nouveau jeu de cartes et on peut avoir une autre sexualité qui n'avait rien à voir avec la précédente. Parce qu'on se renouvelait, je me renouvelle… Je pense que je grattais à cet endroit-là, parce que si j'ai bien compris, notre amoureux, il est très anal et il aime être pénétré. Et donc c'est pour ça que je gratte dans ce sens-là. Je me dis, putain, il y a peut-être moyen de créer un nouveau pont, un jour. Mais ? C'est-à-dire que même quand moi je suis soumis, c'est moi qui lui dis, tu crois pas que tu pourrais prendre la cravache, le martinet, le ci, le là ? Il ne prend pas d'initiative. C'est moi qui lui mets des pistes. Et ce qui me plie le plus au point, c'est plus il tape fort… Moi, je sens la douleur. Et je le regarde dans les yeux et je rigole. Et ça, c'est le frustre parce qu'il se dit, le plus fort possible, il sent rien. Alors que je sens la douleur, mais par goût… du challenge, par goût… T'es un brat ! Tu sais, sur BDSM. Ça veut dire que même si t'as fort, c'est pas ça qui va me faire plier, tu vois. Il y a un site… Il y a un site internet où tu peux faire un peu ton profil BDSM. Je crois que c'est BDSMinfo.org ? Je suis pas sûr. Si je le trouve, je le mets dans le descriptif de l'épisode. Et en fait, il y a des catégories et l'idée, c'est de t'inviter à comprendre tes profils, tes désirs sous ces différentes catégories qui te donnent en fait un vocabulaire commun avec tes partenaires pour explorer. Et Bratt ? Je crois, brat, en anglais. En français, rebelle, je dirais. Et c'est une typologie de soumission où, dans le jeu, tu aimes être rebelle versus des soumis qui sont beaucoup plus… Obéissants. Obéissants, ouais. Donc, tu es un brat, tu es un rebelle. En fait, des fois, la douleur, elle est vraiment terrible. Mais au fond de toi… Je sens que dans sa pratique, il est au bout de ce qu'il peut faire, en fait. Et moi, moralement, je n'ai pas envie de me rabaisser trop. C'est plus un jeu, en fait. Et à ce moment-là, j'ai un petit rire, un petit rictus. Et là, ça, ça l'énerve, mais malheureusement, c'est un peu contre-productif parce que quand je fais ce genre de choses, souvent, il a l'érection qui s'en va, en fait. C'est un peu comme si ça le touchait dans sa virilité. Alors que moi, c'est plus dans un jeu. Hum… Vous jouez avec ces frontières-là, en fait. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. bah oui puisqu'il te et alors il est le seul à pouvoir te faire aboyer moi si je te demande d'aboyer tu le fais et pourquoi là moi tu m'as permis de le faire là au podcast parce que j'abois facilement même sur Snapchat bah oui mais sur Snapchat c'est avec des maîtres avec qui il y a eu un lien non tu sais pourquoi sur Snapchat aujourd'hui je suis avec lui demain je suis pas avec lui Il n'y a pas de… Ce n'est pas un maître attitré comme tu peux avoir avec une appartenance, un contrat, ici, un là. Ça reste virtuel. Raconte-moi, tu ne vas plus au sauna ? Tu vas au sauna aujourd'hui ? Non. Raconte-moi la fois où tu as été refusé avec ta canne, pourquoi ? En fait, on m'a demandé d'être accompagné. Pour être dans le sauna gay ? Oui. Pourquoi ? Alors que ce même sauna, je l'ai fréquenté avant que je ne l'avais pas vu. Mais je dis mais vous inquiétez pas. On m'a toujours dit que c'était pour des questions de sécurité. En mode vous pouvez glisser, vous faire du mal et on est responsable. Oui, mais vous savez, on pouvait être sur deux jambes sans handicap et puis tomber quand même. Donc en plus, j'avais un premier téléphoné. Pour savoir si je pouvais avoir une visite un peu avant que le sauna ouvre quand il n'y a personne. Avec une visite tout détaillée pour vraiment remettre mes souvenirs en place. Là où il y a les marches, les scies, il est là. Et que j'imagine bien le plan dans ma tête. Vraiment. Et la personne avait dit que non, ce n'est pas possible. Qu'il fallait être accompagné. Et je trouvais ça un peu triste. Je crois que ça ne m'a pas fait pleurer, mais presque. Mais tout à l'heure, tu m'as dit que tu es un peu la personne qui a envie de rétablir les petits soucis des gens. Mais chaque fois que je vais dans un barguet, tu auras toujours une personne qui va me dire « Oh mon pauvre, qu'est-ce qui t'arrive ? Si tu veux, on peut t'aider ». Moi je demande rien, je suis en soirée comme tout le monde. L'appétit des gens, je m'en fous un peu. Je suis autonome, je vais boire une bière dans un bar que je sois avec mon chéri ou seul ou avec des amis. Je demande pas à avoir… Moi, j'ai pas du tout de pitié. J'ai la solutionnité aiguë et moi, je suis trop inspiré. Je me dis, putain, mais trouvons un Sonaguet à Bordeaux. Je sais pas combien il y en a. Et je demande à tous les auditeurs, auditrices bordelais qui connaissent un gérant de Sonaguet et qui devient un Sonagé inclusif. En gros, il suffit de contacter soit une asso, soit des gens compétents, soit toi, Damien, en disant « Ok, si je voulais rendre mon établissement accessible à des personnes avec déficience visuelle, qu'est-ce que je fais ? » Et s'il faut organiser une ou deux visites tous les six mois, tu vois ce que je veux dire, à 14h pour que les gens puissent. Il faut savoir que la sexualité du monde handicap est bien plus développée Que la sexualité, entre guillemets, des gens valide. Je dis bien entre guillemets valide. Bien sûr. Explique-moi. Moi, je fréquente très peu le milieu associatif du handicap parce que j'aime vivre dans un monde où tout est mélangé. S'il n'y a que des gens, comme moi je dis, bigleux, ça ne m'intéresse pas. Mais s'il y a un monde inclusif où il y a tout le monde, là ça m'intéresse. Mais on va dire que dans la communauté des déficients visuels, c'est facile pour avoir des rapports sexuels. Entre nous, c'est simple. C'est comme chez les souris muets ou d'autres. Il y a moins de couches ? Ou en tout cas, si vous avez les bons réflexes ? On est plus direct. Plus direct. Il n'y a pas de filtre. Comme le côté visuel n'y est pas, Il n'y a pas le côté superficiel. On voit l'essentiel. Donc si jamais il y a un propriétaire ou une propriétaire de sauna gay qui veut me contacter, je te connecterai. Que ce soit à Bordeaux, à Toulouse. Exact. On va lancer un mouvement des saunas gays, queers, inclusifs. Après, ils ont de la chance, je ne suis pas regardant. Ah ! Très bonne blague. Les gens ne te voient pas sourire, mais tu es très satisfait de ta blague. Je suis obligé de décrire… La raison pour laquelle je te parlais du sauna, c'est… Est-ce que tu as l'impression que tu t'es investi sur Snapchat dans ces échanges virtuels éphémères ? Aussi parce que le monde réel, que ce soit le barguet où tu m'as dit avoir vécu plein de gênes… Ce monde physique se ferme à toi ? Est-ce que tu as l'impression que c'est ce double mouvement ? Moi, je suis ouvert à la découverte de nouveaux établissements, mais ce genre d'établissement n'est pas forcément ouvert à un certain public. Barguet, pareil ? Pas tous. tu disais les gens me cataloguent aujourd'hui sinon tu restes seul dans un coin je veux dire souvent dans un bar gay tu peux pas avoir les mêmes codes d'accessibilité que dans un bar classique tu rentres, t'entends où est le comptoir t'entends où ça se passe dans ce genre d'endroit souvent la musique elle est forte il y a des gens qui grouillent, qui marchent c'est un peu compliqué de se repérer et comme une fois je suis resté planté à la porte et obligé de demander à quelqu'un s'il peut m'accompagner au comptoir Et souvent, le mec, il te dit, c'est là. Oui, mais moi, je n'y vois pas. Tu n'as pas ta canne à ce moment-là ? Si, tout le temps. Et puis, je ne sais pas. Non, non. Et puis, ce n'est pas dans les mœurs. Tu sais, l'handicap n'est pas appris à l'école en France. En France, quand tu es au primaire, au collège, l'handicap n'existe pas. L'handicap n'est pas dans le manuel scolaire. Les enfants, ils ne savent pas ce que c'est. Le même manuel en Belgique, dès le plus jeune âge, ils apprennent ce que c'est quelqu'un qui a un fauteuil roulant, quelqu'un qui est sourd, quelqu'un qui ne voit pas. Mais ça aussi, c'est parce qu'en France, le milieu scolaire, pas tous, mais on va dans tant d'écoles pour sourds, on va dans des écoles pour non-voyants. Alors qu'on pourrait avoir la même chose mélangée à d'autres enfants, dès le plus jeune âge. Donc c'est toute une éducation de plusieurs générations qui n'est pas fait. Je veux dire, il y a combien d'enfants dans la rue qui ont peur de la canne ? Qui ont peur de la canne ? Tu les entends dire des choses ? On entend tout. Alors des fois, les petits-enfants qui demandent aux parents « Mais qu'est-ce qu'il a le monsieur ? » Les parents vont lui dire « Le monsieur, il ne voit pas, il a une canne, c'est pour se déplacer, patin, couffin. » Et là, les parents vont dire « Chut, chut ! » Dis rien, dis rien. Mais c'est pas une honte d'être handicapé. C'est pas une fierté, mais c'est pas une honte non plus. Toi, tu dis, quand je vais dans un bar gay, je suis catalogué ? Ouais. Ça veut dire quoi ? J'ai souvent les mêmes gens qui viennent vers moi et qui me prennent un peu par pitié. Et c'est un peu perturbant parce que je suis pas… En fait, je suis pas à la même… Je suis pas servi à la même hauteur. En fait, si toi tu vas, un autre exemple, dans une boulangerie-pâtisserie, moi je suis quelqu'un de très gourmand, tu vois. Si moi on me dit pas qu'est-ce qu'il y a dans la vitrine… Je ne peux pas le deviner. Alors que toi, tu vas acheter un gâteau parce que ce gâteau-là, il t'a attiré par l'œil, il t'a attiré parce qu'il est joli, parce qu'il est comme ci, parce qu'il est comme ça. Mais moi, la pâtissière ou le boulanger, il va me vendre ce que lui, il a envie de me vendre. Moi, j'ai moins de choix que toi. Parce que derrière moi, il y a encore des clients. Donc, il va me vendre ce qu'il a envie de me vendre. Parce qu'il va se dire, je ne vais pas prendre le temps de décrire chaque chose. C'est comme ça quand je vais au restaurant, c'est comme ça quand je vais dans un bar, c'est pareil. C'est pareil partout, en fait. Et puis, dans le bar gay, si les personnes qui t'interagissent et de la pitié qui te servent, c'est pas un endroit fertile pour se draguer. Oui, mais à combien de reprises je rentre à la maison, je me connais avec Rinder, je t'ai vu au bar gay, t'étais mignon, mais j'ai pas osé venir te voir. Bon, ça, en vrai, c'est tout le monde. la peur de faire la première approche. Tu ne penses pas ? Tu penses que… Non, je ne pense pas, parce qu'avant que je perde la vue, on fréquentait, avant que les applications, on fréquentait des lieux gays. Et ça se passait avec le regard, avec plein de choses. Et on savait si on plaisait ou pas, et s'il pouvait y avoir quelque chose. Avant, on rentrait en communication face à face. Il faisait même, à une époque, quand j'avais 17-18 ans, des soirées facteurs. Tu avais un numéro, ici, et tu voulais parler au numéro 15. Tu prenais un petit papier, tu écrivais ton numéro. J'adore ! Exemple, moi je suis le numéro 3, donc tu écris le 3. En face, tu écris le 15, donc tu écris le 15. Donc tu écrivais un petit mot, puis tu le mettais dans la boîte aux lettres. Et puis, il y avait un mec qui était déguisé en facteur, qui distribuait les papiers, tu vois. Ah, j'adore ! Faut qu'on fasse ça ! Ça peut être sur les facteurs ! Il y a des rencontres entre auditeurs qui s'organisent un peu partout. Je croyais que tu connaissais en fait. Non, je ne connaissais pas. Mais moi, j'ai trop envie de faire des espèces de speed dating modernes. Je trouve que les rencontres entre auditeurs, ça attire des gens qui écoutent le podcast. Et du coup, très souvent, des gens sensibles qui s'intéressent à l'intime, qui ont envie de rencontrer d'autres gens, qui sortent un peu du truc « tu cherches ». du délire gender et je vais trop te piquer cette idée d'avant je trouve ça trop cute parce que je trouve qu'à partir du moment où tu reçois un petit message tu peux aborder là donc on appelle ça soirée facteur et puis on s'encontre c'est un mouvement général c'est quand même un mouvement général avec les applications et en fait à cette époque là on pouvait échanger le numéro de téléphone qu'à partir de 23h dans la soirée pour ça tu pouvais pas écrire le numéro de téléphone Le facteur de ne délivrer pas le courrier. C'est marrant, il y a un truc qui m'habite. En deux mots ? En deux mots. C'est la taille de ta bite. Je me sentirais vachement rassuré dans cette interface virtuelle d'avoir cet argument de vente. J'ai l'impression que sur ce marché, entre guillemets, de la rencontre, il y a des choses qui ont de la valeur et d'autres moins. certains types de corps, certaines couleurs de peau, machin, etc. Et le moment où j'ai une grosse bite et que je le dis, du coup, je vais alpaguer des poissons. Est-ce que tu as ce ressenti-là aussi ? En fait… Est-ce que tu devrais enlever tes BM de tes profils ? Alors, en fait, c'est ce que je t'expliquais tout à l'heure. Avant que je sois en couple, quand j'étais vraiment mort de faim, c'est ce que je mettais en avant parce que tu sais que ça attrape ouais là tu es sûr et déficient visuel ou pas ça on s'en fout ça parce que le mec il vient là pour ta bite il vient pas pour tes yeux et quand je suis en mode un peu plus chill que je rencontre ou pas ça va rien changer voilà ben j'écris pas ah ouais ok tu l'enlèves ouais parce que sinon ça t'attire aussi peut-être pas les meilleurs poissons Voilà. Tu es végétarien ? Pas du tout. On arrive à la fin de notre échange. Et avant la fin fin, est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'as pas pu raconter ou un détail, quelque chose que tu aimerais ajouter avant qu'on s'arrête ? Je pense que dans notre pré-entretien, je t'ai posé, tu m'as demandé si… j'avais une question à te poser j'attends la réponse est-ce que tu serais prêt à rencontrer ou à discuter sur Grindr ou ailleurs et à faire venir un inconnu chez toi que tu n'as jamais vu et que tu le recevrais avec les demandés est-ce que tu serais prêt à sauter le pas à quelque part vivre ton expérience ouais je te dis pas de consommer sexuellement mais de le rencontrer physiquement ça me fait peur parce que l'histoire que j'ai dans ma tête, l'histoire que je me fais, c'est que la personne qui accepterait ça est forcément moche parce que sinon, elle ne ferait pas cette expérience-là. En fait, à chaque instant que je suis dans la rue, je mets ma vie en danger. Chaque fois que je passe un passage piéton, que je traverse, c'est le même danger que de recevoir chez toi un inconnu. C'est le même parallèle. En fait, j'ai répondu de façon super premier degré à ta question, qui était en fait une question rhétorique, c'est ça ? J'ai pas compris. Ah pardon, excuse-moi. Mais après, c'est pas grave. En gros, tu me rappelais et tu rappelais aux auditeurs, aux auditrices, la réalité de la position dans laquelle tu es. Comment vous feriez, à ma place, si vous étiez dans le noir, à recevoir quelqu'un chez vous ? même ne serait-ce que de recevoir vos amis que vous connaissez et que vous, vous allez les demander. Dans quelles situations, alors que chez vous, vous avez vos repères, vous avez tout, mais dans quelles situations émotionnelles, sentimentales, n'importe quel facteur. Vous allez voir, c'est très perturbant. Je trouve tout ton témoignage, je le raconte vachement bien. Moi, j'ai envie de terminer sur comment au mieux te draguer. Et plus généralement, en fait, si on croise le chemin d'une personne déficiente visuelle, on pourrait tester ses petites astuces, les messages vocaux, le bruit, l'odeur. Peut-être que c'est au cas par cas, par chaque handicap et chaque humain. Mais je trouve ça intéressant de se sensibiliser à, tiens, du coup, comment ma drague, si tu vois, je trouve ton profil à guicheur, TBM ou pas TBM inscrit, je crois même que t'es TTBM. Je dirais un double T. Les messages vocaux, les profils remplis. Messieurs, remplissez vos profils. Moi, ça, je suis d'accord. Et n'ayez pas peur d'un petit peu d'humour. C'est pas parce qu'on est handicapé qu'on est des chouchottes et qu'on va se braquer au moindre… faire des blagues sur ton handicap comme accroche non mais c'est pas parce qu'on est handicapé que on est pas des religieux tu vois mais attends mais les religieux sont très drôles j'en sais rien ta dernière bafouille merci beaucoup de ton accueil de ta bonne humeur et merci également d'entendre ta belle voix c'est gentil Ça va ? Ouais. Tu te sens comment ? Je suis crevé. Bah ouais, j'imagine. Mais ça va, ça va. T'es content de ce que t'as dit ? Ouais, grave. Et en fait, t'es comme dans le podcast qu'on écoute. Des fois, les questions, elles sont longues, en fait. Des fois, c'est dur de… De se redire le fil, tu vois. Non, c'est une erreur de ma part, bien sûr. Je pense que c'est des moments où je cherche ma question ou c'est des moments où je suis désorienté. Parce que là, tu fais 100% des questions de tête ou tu lis quelque chose ? Je lis rien, non. Ok. Allez !

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