Cruising à Rome pour chercher un peu d’amour – Lorenzo 2/3

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Partie 2 – Lorenzo est italien : il grandit à Milan dont il s’échappe pour s’autoriser à être gay. Il raconte 30 ans de cheminement intime : du sexe cruising dans des parcs à la découverte de ses besoins en sensualité et en amour. Des amours plurielles : il explore en ce moment la possibilité du polyamour. Et un désir qui reste : celui de faire famille

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Alors, Lorenzo, partie 2. On a terminé la partie 1 sur la première fois où tu as fait un truc en cruising. Tu veux la raconter ? On est à Milan. L'alcool aidant, tu vas dans ce parc où jusqu'à présent, tu n'avais jamais ni compris les codes, ni osé faire quelque chose. Et là, tu te lances. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et du coup, finalement, je comprends plus ou moins comment ça marche. Et finalement, je drague un mec. Alors du coup, comment ça marche ? Quels sont les codes ? Ça marche que… Ça marche qu'en gros, c'est tout un truc de regard, en fait. De regard et on ne se parle pas. Regard, c'est regarder, bouger, inviter avec le regard. Et c'est tout un body language, non ? Et de toute façon, je comprends que ce mec était partant et du coup, finalement, on fait un truc genre contre un arbre, un truc comme ça, même rien de… pas de pénétration ni rien. C'était plutôt un truc comme ça, sexe. Une fellation. Il t'a sucé, tu l'as sucé ? Je ne sais pas, peut-être. Franchement, je ne me souviens pas. Mais je me souviens que c'était un truc… Certainement, on s'est embrassés. Pour moi, c'est très important. Moi, j'adore embrasser. Ça a été toujours comme ça. Certainement, on s'est embrassés. Et après, on s'est parlé un peu. Parce qu'en fait, dans les lieux de drague, on ne se parle pas trop en général. Au moins, pas avant le sexe. On s'est parlé un peu et je me souviens que je lui ai demandé son numéro. Parce que je me suis dit, en fait, là, c'est vraiment une opportunité de rencontrer quelqu'un. Et du coup, mon intention, c'était vraiment l'intention de rencontrer quelqu'un. Et après, je me souviens… Et ça, c'était genre début des années 90. Du coup, il n'y avait pas de mobile. Internet, c'était au début. Et du coup, la façon de communiquer, c'était vraiment de s'appeler dans des téléphones fixes. Et je me souviens qu'un jour après… En fait, il m'avait dit que dans… Deux jours après était son anniversaire, un truc comme ça. Et du coup, je l'ai appelé pour son anniversaire. Et je me suis dit, en fait, je vais chercher de connecter un peu avec lui. Et je me souviens que là aussi, j'avais énormément peur. Ce n'était pas un truc très, comment dire, tranquille. Mais surtout, quand vous vous appelez sur vos fixes, vous habitez chez vos parents. Oui, moi. Toi, tu habites chez tes parents. Lui, il ressemblait un peu à quoi ? Il avait quel âge ? Il était plus âgé que moi. Mais bon, il était un mec plutôt moyen. Il n'avait rien d'éclatant. Mais certainement, il n'habitait pas chez ses parents. Du coup, c'est lui qui m'a donné mon téléphone. Évidemment, je n'ai pas lui donné mon téléphone. Ouais, ton téléphone fixe, il allait te demander de chez… Et en plus, je te donne un petit détail. Je suis sorti de chez mes parents et je suis allé l'appeler d'une cabine téléphonique. Parce qu'il y avait encore une cabine téléphonique. Lui, il n'est pas là et il a son répondeur. Et du coup, je laisse un message. Et bon, c'était comme ça, c'était tout. Et après, je ne l'ai jamais rappelé. Lui, il ne pouvait pas me rappeler. Du coup… C'était la fin de cette petite relation. En fait, je te raconte ça pour te dire que mon boost, c'était vraiment de rencontrer quelqu'un. Pendant combien de temps tu as fait du cruising ? Très longtemps, parce que… À la louche, dix ans ? Moi, je le faisais aussi quand je suis arrivé à Londres. La chose, c'est ça, qu'après, ça est devenu un peu une pratique récurrente que j'ai un peu intégrée dans ma vie, en fait. Et c'est ça que, pour moi, c'était finalement… J'ai découvert pas mal de ma sexualité. Et du coup, j'ai gardé un peu cette pratique d'aller faire de la cuisine. Et ça, c'est plutôt un petit problème personnel, si on veut l'appeler comme ça. Mais quand j'ai envie d'amour et de chaleur humaine, pendant… Plusieurs années et souvent j'ai la réaction d'aller les chercher dans des lieux de cruising. C'est déjà un truc pas linéaire parce qu'évidemment dans les lieux de cruising tu ne trouves pas l'amour. Et en plus, après Milan, je suis parti à Rome. Et à Rome, je me souviens que j'allais pas mal dans des lieux de cruising. D'ailleurs, les lieux de cruising à Rome étaient des lieux d'une beauté. C'était des parcs. Il y avait un lieu qui était une petite colline qui est un lieu historique. Monte Caprino. Moi, j'allais dire, franchement, si tu as des bonnes adresses, partage. Monte Caprino, qui est derrière la mairie de Rome, juste derrière. C'est une colline, je ne sais pas si ça fonctionne encore, mais c'est une petite colline que la nuit, en fait, tu marches dans… Tu montes cette petite colline et à un moment donné, il y a des lieux de drague avec une vue sur la ville qui est sublime. Eh bien, je dirais à Rome, je pense que c'est à toi. mais c'est vachement intéressant ce que tu dis parce que t'es pas le premier dans de nombreux témoignages et je pense notamment à un témoignage de quelqu'un au Maroc ou en Algérie dans les deux cas et je me rappelle plus des épisodes mais il y a en fait plein de gens dans les villes du monde l'homme Queer, c'est jamais des personnes non-binaires, femmes. Il y a des travailleurs du sexe, mais en fait, il y a vraiment un truc entre le cruising et le sexe entre hommes, avec en plein cœur… de tout le monde, même si c'est interdit, même si c'est illégal, même dans des pays aussi illégals, etc., même dans des sociétés où c'est mal vu dans les années 80, 90, etc., en fait, ça existe, et le sexe entre hommes a lieu… En bas de la mairie, devant l'église, en bas des immeubles, tous ces gens qui… Et je trouve qu'il y a un truc… Et dans l'épisode précédent, je te disais, ah ouais, non, moi, le cruising, c'est pas pour moi. J'ai pas envie d'être juste une bite et tout. J'ai envie d'être un peu plus précis. Je ne connais… J'ai peur de cette culture-là. Mais à la fois, de plus en plus, je me dis, mais j'aurais peut-être, je vais pas me forcer, mais j'ai quand même un peu envie d'aller à cette rencontre. Il y a un truc qui m'attire et qui m'intéresse. Moi, dans ma petite expérience, j'ai pas du tout trouvé que c'était violent. Et c'est pas vrai que je peux pas juste être une bite. Moi, j'ai besoin de sentir qu'on a une connexion, une attirance. J'ai besoin de me sentir spécial. Donc, en fait, si tu m'as jamais vu et que tu empoignes ma bite, c'est non parce que… Mais en revanche, si tu m'as signifié que je t'intéressais, le fait qu'il y ait un rapport sexuel fugace, voilà. J'avais juste envie d'être authentique et un peu plus… Bon, mais passons. Donc, tu as le cruising et pas tout à fait… Pas pour moi. Toi, quand tu… Quand tu dis je cherchais l'amour et la chaleur corporelle dans le cruising, est-ce que parfois tu l'as trouvé cette chaleur ? Est-ce que tu y revenais parce que ça fonctionnait un peu ? Alors, parfois il y avait des traces. D'amour, d'amour. J'espère. Oui, aussi, mais des chaleurs humaines. Il y avait des traces. Moi, je me souviens que souvent, moi, j'aimais bien, après… Rester avec la personne, à discuter, etc. J'avais besoin vraiment d'un contact humain, humaine. Et j'aimais bien aussi, si possible, rigoler un peu avec la personne, même pendant les sexes, etc. Et du coup, il y avait des traces. Mais moi, je dirais pas que… En fait, c'est bizarre parce que tu me racontes ton expérience et tu me dis « Ah, c'est pas du tout pour moi ». Et moi, quand tu dis ça, je dis « Ah oui, moi aussi, je suis comme ça ». Et en fait… C'est pas non plus pour toi. C'est pas non plus pour moi. Mais moi, j'ai commencé à le faire parce que j'ai cherché une autre chose. Et après, j'ai continué à le faire parce que j'ai cherché une autre chose. Et ça a devenu un peu, comment dire, une réaction, quelque chose d'automatique de quand j'avais besoin d'amour. Et là, je te l'ai dit, mais non, avec le recul. Mais évidemment, je n'étais pas si conscient. C'est actif pour moi aujourd'hui dans ma vie. Parfois, je me balade sur Grindr parce que je me sens seul. Aujourd'hui, tu vois. Et c'est horrible parce qu'en fait, finalement… Mon expérience de ça, c'est plutôt horrible parce qu'en fait, finalement, le cruising et Grindr même… Ils sont vraiment, la plupart du temps, l'opposé de Chaleur Romaine. Je l'appelle Chaleur Romaine et pas Amour, pour être un peu plus générique. Et du coup, on va avec… Je vais, je peux parler pour moi, je ne peux pas parler pour tout le monde, mais je vais avec… des intentions d'intimité et de trouver une connexion du coup il y a un côté à moi qui est vulnérable dans ce moment de toi chercher l'amour etc et je me trouve je me trouve en face à des réactions des personnes, un type de culture, un langage qui est hyper violent souvent. Hyper violent et hyper objectif. Et du coup, je cherche les sujets Et je suis traité comme un objet, en fait. Tu peux me donner des exemples de cette violence dans cette culture de cruising que tu as côtoyé pendant des dizaines de années ? Alors, moi, j'ai des souvenirs très, très clairs. Par exemple, quand j'étais… À Rome, il y avait des épisodes dans lesquels, en fait, j'allais à… Déjà, j'allais faire le cruising et mon corps tremblait. Du coup, genre, j'ai claqué les dents. Mais vraiment, j'avais une réaction physique hyper forte de mon corps qui disait non, non, non, non, non, non, non, non, non. C'est pas ça, c'est pas ça. Avant ou après ? Avant ou après ? Avant, avant. En y allant ? Ouais, en y allant. Et du coup, moi que je m'efforçais, souvent, j'étais un peu bourré. Du coup, j'arrivais, grâce à l'alcool ou genre à des pétards ou des trucs comme ça, à m'étendre un peu. Mais quand même, j'avais des réactions physiques hyper fortes. Et du coup, là, encore une fois, avec le recul, je vois un peu la violence que j'étais en train de faire sur moi-même pour me pousser à aller. Et après, oui, au niveau des épisodes, les cruisings, par définition, sont objectifiants. Parfois, je me souviens une fois à Rome, c'était vraiment un truc un peu… un peu glauque, un mec plus âgé que moi qui vient et me fait tout un discours et me dit « Ah, faites-moi, s'il te plaît, moi j'aime bien saucer la bite, etc. C'est juste que je veux te saucer. » Et moi, j'étais… J'étais vraiment pas attiré par ces mecs-là, mais vraiment rien. Et j'ai dit, ben ok. Et je me baisse les pantalons et je me laisse soucier de l'habit. C'était un truc… En fait, c'était moi aussi que j'étais en train de faire violence à moi-même. J'étais vraiment pas… pas conscient de ça et ça a pris du temps à arriver à comprendre ce que ça veut dire de se respecter. Et à niveau Grindr, là c'est vraiment… En général, là, dans ces périodes, je n'utilise pas trop Grindr parce que ça m'a vraiment saoulé. Mais tu vois, tu ouvres Grindr, déjà le langage et tout ça, c'est hyper objectifiant, que c'est bien. Je ne veux pas moraliser ça, mais c'est juste que si tu cherches un sujet, si tu cherches une personne et tu cherches de connecter une personne c'est difficile que ça va passer là et de toute façon si ça va passer là tu dois aussi trier tellement de merde des gens qui te traitent comme un objet des communications hyper violentes aussi des discriminations constantes Tu vois, des listes de courses. Moi, je veux ça, ça, ça, ça. Et pas ça, pas ça, pas ça. Tu vois, des langages hyper violents, en fait. J'étais sur Tinder ce matin et il y a un mec qui m'a mis dans son profil le nom au malade mentaux. Et du coup, j'étais là, mais c'est trop bizarre, quoi. En fait, je trouve ça tellement pernicieux, vicieux. Donc, il se présentait, il disait tout un tas de trucs. Lui, il était sérieux, machin et tout. Ah, pardon. Non aux cas sociaux et aux malades mentaux. Et j'étais juste là… J'étais là, mais en fait, tu crois vraiment… Enfin, pourquoi cette violence ? Tu crois que si moi, je suis un cas social, est-ce que je le sais ? Et si je le sais, je vais dire, ah, j'allais le contacter, mais comme je suis un cas social, je ne vais pas le faire. C'est complètement débile ! c'est gratuit pourquoi on fait ça ça sert à quoi parce qu'en plus ça ne t'aide même pas à trouver une personne qui te correspond c'est pas possible pour moi c'est aussi synonyme j'imagine que évidemment là je projecte mais j'imagine que derrière ça il y a énormément de frustration en fait du coup ce mec aussi il est frustré il est constantement forcé et malgré ça il est sur Grindr tout le temps du coup toi je pense que je vais enregistrer je pense que tu seras publié avant mon enregistrement et j'espère que l'enregistrement va fonctionner avec un psy qui va parler de stress minoritaire qui est quelque chose qui en fait est de plus en plus recherché, prouvé et qui est comment nous impacte Le stress, la violence qu'est d'être queer et comment est-ce que nos cerveaux la négocient, la digèrent et tentent de la survivre. Et c'est pas rare, un, de réagir avec des addictions, c'est-à-dire que… Et t'en as pas mal parlé. Tu parles beaucoup de l'usage des substances. Moi, j'ai beaucoup parlé de l'hyperperformance et de… Je travaille tellement que, du coup, je sur-dopamine mon cerveau et dans une action constante pour gagner de la valeur. Enfin, en gros, j'essaye de… Et l'agressivité. T'attaques et t'insultes plus vite que l'autre comme une façon de survivre. J'ai aussi envie d'amener une complexité qui existe en moi. Car hier, sur ce canapé que tu peux observer, d'un vert sapin magnifique, même s'il se décolore, j'ai baisé un mec que j'ai rencontré… sur une plateforme, enfin une rencontre, et avec qui c'était génial, avec qui il y a eu un lien, on a pris un café avant, il m'a lu de la poésie, à ma demande, sa poésie. Bon, je ne sais pas peut-être que… Bon, pardon, non, je ne vais pas dire que… Ce que je veux dire, c'est que dans ce marasme, lorsque je vais bien, Et parce que aussi, je suis un homme blanc, beaucoup moins discriminé. Et puis, je mets des photos où je n'ai pas l'air efféminé. C'est un marasme et c'est quand même un système très particulier. Mais quand je vais bien, j'arrive à sortir mon épingle du jeu et à bien rencontrer des personnes qui ont envie d'un lien, avec qui il peut y avoir un rapport sexuel qui fait du sens pour moi. Et en fait, c'est aussi des espaces de survie. Je crois que c'est important pour moi et je ne suis pas en train de nier ton expérience et je parle de la mienne. Pour moi, c'est les endroits de cruising ou les endroits de rencontres en ligne, c'est des endroits de survie pour moi. J'ai aussi envie d'honorer cette place qu'ils ont joué pour moi, tu vois. Pour toi, c'est que négatif ? En fait j'allais dire pour moi aussi, alors le cruising ok, c'est cruising et ça n'a jamais abouti à d'autres choses. Et d'ailleurs je ne le fais plus en gros. Aujourd'hui ça ne me correspond pas du tout et je ne le fais pas. Au moins que j'ai fréquenté Sonagé, ça oui, on peut l'appeler cruising aussi. Du coup, je le fais encore. Ok, je me corrige. Mais en gros, à niveau des plateformes, des sites ou des applications, moi, dans ma vie, j'ai rencontré plein de gens intéressants, des amis formidables et des copains. Des amis ? Non, copains. Des amoureux. Des gens avec qui, après, je suis… J'ai eu des relations importantes dans ma vie, en fait. C'est parce que, finalement, oui, c'est vrai que c'est inutile pour rencontrer. Un de mes amis super proches et mon amoureux, je les ai rencontrés via Grindr. Bien sûr, pourquoi l'ai-je pas dit ? Bah oui. Ouais, ouais. Non, bah du coup, je vois. Je pense que… C'est un mélange de choses. Et ça, ça rend plus difficile, je pense, l'idée de les abandonner. Le fait qu'ils aient l'espoir de rencontrer quelqu'un de chouette, c'est finalement le moteur pour naviguer plein de merde. C'est pour ça qu'on a lancé avec des auditeurs des rencontres entre auditeurs. Il faut aller sur le site du podcast et tout et c'est génial. C'est génial parce que c'est des auditeurs donc il y a un préjugé que c'est quand même des gens qui s'intéressent aux questions d'intime, de soins, de respect ou après il y a des cons partout. moins inclus et tout c'est pas une évidence mais il y a quand même je trouve des à chaque fois c'est d'une bienveillance dans ceux que j'ai les rencontres que j'ai faites c'est un peu des anti-grinder quoi les gens sont des petits choux et tout franchement faut que je regarde alors je connais pas Mais viens, mais viens. Et il y en a un peu partout en Europe, tu vois, avec des auditeurs qui lèvent la main et qui co-organisent. Simplement, en gros, c'est rendez-vous jeudi 19h à ce bar-là et puis on verra comment ça se passe. Même si, tu vois, il y a un peu cette idée de briser la glace avec… où tu tires une carte et c'est des questions intimes. Et du coup, on s'est mis en petit groupe de deux pour se poser des questions intimes. Et c'est en gros comme ça qu'on essaie de briser la glace. Et en fait, je crois que ce moment-là, pour moi, il m'est très important de se mettre avec des inconnus que tu ne choisis pas forcément et avec qui tu proposes de répondre à des questions intimes chacun à son tour et d'être dans l'écoute. Il y a quand même un soin, un atterrissage qu'on ne retrouve pas sur Grindr. Où en fait, t'es là, actif, passif, ce genre de violence, quoi. Tu vois ? Bah ouais. Mais viens à la rencontre. Tu dis que tu continues le sauna. Comment, alors que tu ne fais plus de cruising, ou t'es très objectif… Comment est-ce que, te rendant compte que tu n'aimes pas être un objet, pourquoi le sauna garde une place dans ta vie sexuelle intime aujourd'hui ? C'est un tout mauvais question ! Je ne sais pas trop. Ce n'est pas forcément quelque chose de conscient. Je vois que même quand je vais à un sauna, la fois que je m'amuse le plus, c'est quand j'ai vraiment une connexion avec quelqu'un. Du coup, j'ai juste à aller pour… Jouir de façon totalement anonyme, ce n'est pas trop mon truc. Mais quand j'ai l'impression de me connecter avec quelqu'un, c'est vraiment quand je suis content de la sonnerie, même si après je ne revois pas la personne. Tu peux me décrire une fois où tu as connecté, ça veut dire quoi pour toi connecter ? Par exemple, je me souviens une fois, on peut dire le nom du sauna, on fait la poube, mais c'était au Sun City à Paris, je pense que c'est le plus gros sauna de Paris. Et du coup, j'ai rencontré un mec dans la sauna, on commence à faire des choses, etc. Après, on s'est dit, c'était bien passé. On s'est dit, en fait, il fait très chaud, on sort ensemble, on va dans la sauna. Dans la jacuzzi, on reste là un peu, on papote, on fait des trucs, on fait des trucs un peu exhibitionnistes aussi, etc. D'ailleurs, lui, il était assez exhibitionniste et ça m'a plaisé. Et après, on papote, etc. Et finalement, on bouge encore et on va à l'autre étage. On va dans notre cabine et on laisse la porte ouverte. On baise. Et quand on est en train de baiser, il arrive un autre mec. et du coup il nous rejoint et c'est hyper sympa très excitant il sait que c'est magnifique et finalement et après on termine et l'autre mec part et je reste avec lui on parle un peu etc et finalement on se dit au revoir et du coup j'ai passé la soirée avec ce mec cet homme et dont t'as pas le numéro t'as pas eu envie de lui demander le numéro ? Non, en fait, si. Il m'a donné le numéro. Et je lui ai envoyé un message après. Il m'a répondu. Mais après, il n'habitait pas à Paris. Il habitait à Berlin, mais il venait souvent à Paris. Et on s'est échangé quelques messages, mais après, bon, c'était fini. La distance, quoi. Oui. Est-ce que tu peux me décrire ce rapport sexuel magnifique ? Et ça peut être celui du sauna ou plus. Généralement, tu vois dans ta sexualité, connectée, heureuse, ça ressemble à quoi ? Est-ce qu'il y a certaines pratiques qui reviennent ? Bah non. Embrassé, tu m'as dit que c'était ça ? Comment dire ? Schématique ? Descriptif ? Descriptif. Oui, descriptif, mais de façon… Liste à puce. Liste à puce ? Oui. Alors que moi, je suis plutôt ouvert. Et parfois, j'adore… Franchement, je suis plutôt fluide. Pour moi, l'important, c'est vraiment de trouver, de se connecter avec les partenaires et de trouver une fluidité entre les deux. Et du coup, de voir qu'en fait, les deux, on est en train de prendre du plaisir, qu'on sait comprendre. Comment tu sais ? quand ça marche. Je le sens. Tu le sens. Donc, par exemple, il y a des mecs qui sont mutiques. Ils ne sourient pas. Ils ne gémissent pas. Ouais. Et du coup, ils ne sont pas trop mon truc. Tu ne le sens pas. C'est que l'autre explique. Ouais, ouais, ouais. Pour moi, c'est important de sentir que l'autre est en train de prendre plaisir. Je le vois. Et évidemment, c'est important que je prenne plaisir moi. Et pour moi, par exemple, c'est regarder pendant le sexe, c'est primordial. C'est regarder dans les yeux et avoir une connexion dans laquelle… Pas forcément parler, mais oui, c'est possible, évidemment. Et du coup, checker que tu vois bien de temps en temps. Mais en général, vraiment, je le sens. Je le sens… Dès que je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas… c'est toujours parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Franchement, j'ai appris à faire confiance à mes sentiments. Parce que normalement, je suis… Moi, je pense que je suis une personne plutôt empathique. Et du coup, j'ai ressenti fort s'il y a quelque chose dans l'autre qui ne va pas. Et évidemment, s'il y a quelque chose que je n'aime pas, moi, évidemment, je suis conscient. mais au niveau des pratiques active, passive pénétration, pas pénétration SNM sexe doux franchement je m'en fous c'est à dire que toi j'ai pris énormément de plaisir avec toute sa liste du coup c'est vraiment quelque chose qui change beaucoup selon les personnes aussi J'ai l'impression que je me cache, moi, un peu… J'ai l'impression que je me cache un peu derrière ces listes à puces. J'ai l'impression qu'il y a… Que si jamais je scripte mon rapport sexuel, c'est un peu une réaction à mon ancienne et à ma présente difficulté à m'accepter totalement sexuellement avec un homme, tu vois ? Et que le moment où je scripte, c'est comme si ça me rassurait, le moment où tout est ouvert, où je suis profondément connecté l'un à l'autre, sans script, alors on va avoir envie d'être fluide et de se faire du kiff, et alors qui pénètre qui, ça adviendra. Ça m'angoisse. Alors, j'exagère un chouïa, mais pas loin, tu vois. Et j'ai un peu cette intuition-là. J'ai toujours eu cette intuition-là depuis mes 200 épisodes de podcast, mes recherches, l'écoute des gens et tout. J'ai toujours l'impression, moi, je crois vraiment qu'actif-passif, ça n'existe pas. Ah oui, je suis d'accord. Les cases… Non, il y a peut-être des goûts, tu vois. Là, en ce moment, j'ai pas mal envie de me faire pénétrer pour je ne sais quelle raison. Il n'y a pas de problème pour qu'il y ait des goûts, mais… Ah, moi, j'ai l'impression que c'est une drôle de façon de se catégoriser et que ça cache quelque chose. Déjà, moi, je trouve que mon ressenti, c'est que déjà, ça vient d'une culture très hétéronormée. Bien sûr. En femme, pénétrée, très pénétrée. Et en plus… et en fait il y a quelqu'un récemment qui m'a parlé je ne me souviens plus des mots mais il proposait en fait d'échanger actif-passif avec d'autres mots je ne me souviens plus mais pénétrant c'était pas ces mots-là c'était légèrement différent mais le concept c'est ça, en fait de s'éloigner un peu aussi de cette idée que tu vois, actif Tu es actif, tu es fort. Et passif, c'est un peu quand même négatif. Alors que finalement, quelqu'un qui a pénétré peut être très actif. Mais ça fait partie de l'objectif ? d'être objet comme un peu une fuite, une déconnexion de son soi profond c'est ça que je ressens moi dans mon expérience de vie c'est que du coup je deviens un peu un objet je me rassure, je suis l'actif tu cherches un actif, je me rassure je suis un peu l'objet de ton désir sans avoir à te regarder dans les yeux en disant mais est-ce que tu me désires vraiment c'est genre tu veux une bite de cette taille là avec des poils et machin je correspond Et ça m'apaise et ça aide mon cerveau à accepter d'être vulnérable, ou en tout cas accepter un rapport sexuel dans lequel je pourrais ne même pas être vulnérable. Parce que tout le jeu de la séduction est déjà fait. Je corresponds à tes critères. Ah d'accord, ok, je comprends. Ça rassure, tu vois. Toi justement, dans ce cruising où tu cherches de la chaleur humaine, de l'amour, ça ne se remplit pas, tu vois, ça ne remplit pas sa fonction. Et tu t'en éloignes petit à petit, il y a un déclic qui te fait… Arrêter le cruising ou pas ? Il y a des évolutions dans ma vie. C'est-à-dire que petit à petit, c'est un peu comme quand je t'ai décrit que je suis arrivé à faire du cruising parce que j'ai recherché de la chaleur humaine et de l'amour. En fait, la démarche de chercher le chaleur humain et de l'amour, ça n'a jamais arrêté. Sauf que quand j'ai vu que je ne le trouvais pas là, ça m'a un peu perdu d'intérêt. Et même si j'ai encore des réactions parfois, comme je dis, d'aller en sauna, etc. Et du coup, après, dans l'évolution, on peut dire que dans ma vie, après, on était à Rome, les cruising, etc. Après, j'ai eu mon premier copain. Du coup, j'ai commencé à avoir des relations. Et après, je suis parti à Londres où j'ai vécu 13 ans. Et à Londres, tu vois, j'ai fait un peu naviguer, comment dire, des bars et boîtes à nuit, des choses assez classiques. Dans lesquelles, j'ai rencontré des copains. Parfois, j'ai eu plein de trucs nuls aussi. Mais quand même, j'ai rencontré des gens. J'ai roulé des pelles avec des inconnus en dansant dans des bois de nuit, un peu bourré. Quelque chose qui a… C'était un peu une phase de ma vie. C'était rigolote. J'ai jamais vu. C'était mignon aussi. Tu passais de l'interdit du cruising, ou en tout cas du silence du cruising, avec une vue sur les barres, comme un truc que tu as dit dans le dernier épisode bizarre, à en fait, tu es rentré dedans. T'es rentré dans des bars gays ? Les bars sont évolués. Parce qu'alors, les bars dont j'ai parlé à Milan, c'était un bar vraiment… C'était genre les bars debout, années 90. C'était un truc un peu glouc à côté de la gare du train. C'était un truc… L'Ondre, là, c'était mieux. L'Ondre, c'était… Oui, c'était sortir en boîte, aller danser avec tes amis. Et alors, tu l'as rencontré, l'amour ? Oui, oui, oui, bien sûr. Plusieurs fois ? Oui, plusieurs fois. Mais pas que comme ça. Après, il y avait laissé des rencontres. En fait, d'abord, il y avait laissé des rencontres et après, on a commencé à voir les applications. Et du coup, grâce à ça aussi, j'ai rencontré pas mal de gens, j'ai rencontré des copains. Oui, oui, oui, j'ai rencontré l'amour, j'ai eu une relation. Et du coup, j'ai commencé un peu à vivre ma vie amoureuse, pas que sexuelle. Du coup, ça, c'était hyper chouette. Après… J'ai commencé à découvrir aussi d'avoir un désir, même si j'étais dans une relation amoureuse, d'avoir un désir d'aller chercher ailleurs. Et ça, ça m'a pas mal… En fait, je me souviens, en relation en particulier, on commençait dans une boîte de nuit. J'étais avec mon meilleur ami, là à Londres. Et on est sortis ensemble et on a rencontré deux meilleurs amis. Et on a commencé une relation parallèle avec ces deux mecs. Et c'était hyper mignon, ils étaient des personnes formidables. Et à un moment donné de la relation, on a parlé d'ouvrir la couple, etc. Et moi j'ai commencé, et après j'ai fait une bêtise énorme qui m'a coûté la relation finalement. C'est-à-dire qu'on avait ouvert la couple et on est sortis en boîte en soirée. Moi, j'étais bourré. Il y avait dans le groupe d'amis un ami à lui que j'ai kiffé. Et du coup, j'ai fait des avances à lui alors que c'était un truc hyper maladroit. Après, sorti, on a parlé toute la nuit. Et moi, j'étais pas… En fait, moi j'ai des désirs d'aller ailleurs, etc. Et dans cette époque-là, j'avais aucune idée du polyamour, par exemple, que c'était une possibilité. Attends, tu m'as perdu parce que là, avec cet amoureux-là, vous êtes en couple ouvert, donc tu as le droit d'être… Oui, mais on venait d'ouvrir la couple. Ouais ? Mais là, en gros, moi, j'avais un peu dragué de façon maladroite, d'ailleurs, cet ami alors que mon copain était là. Et vous aviez dit la règle qu'on ouvre le couple, mais… Oui, on n'avait pas donné vraiment de règles précises. Mais après, tu vois, comme on était sortis ensemble et moi je m'intéressais à un autre, c'était un peu quand même pas très, comment dire, pas très délicat. Je l'ai vécu la semaine dernière, je comprends tout à fait. Et ça a coûté le couple quand même ? Oui, parce qu'après, on a commencé à parler et moi, j'ai un peu traduit mon désir d'aller chercher ailleurs comme, en fait, je ne suis pas vraiment… Je ne suis pas assez impliqué dans la relation et on s'est séparés. On a décidé de se séparer. Et je lui ai dit, en fait, je ne suis pas sûr d'être amoureux de toi et des trucs comme ça. Parce qu'en fait, finalement, pour moi, j'avais aussi cette idée de l'amour qui était un amour monogame, hétéronormé. Que c'était vraiment, toi avec ton copain, tu l'aimes, tu brûles d'amour toute ta vie et si tu arrêtes de brûler, alors ça veut dire que ça marche pas. Et du coup c'était un peu naïf et tout ça et en plus j'avais pas vraiment les moyens culturels que j'ai aujourd'hui. De pouvoir gérer une situation comme ça parce que je ne connaissais pas le polyamour, je ne connaissais pas les implications, les nuances aussi de l'amour même et des relations, des sentiments que tu peux avoir pour quelqu'un ou pour d'autres. Et du coup, là, on était arrivé à la conclusion. Parfois, moi, j'ai réponse à ces relations. Je pense que si ça m'avait arrivé dans un moment dans lequel j'étais un peu plus, comment dire, développé à un niveau culturel, je pense que peut-être on aurait continué à être ensemble. Et… Et après, justement, dans mes années de Londres, j'ai connu les polyamores. J'ai commencé avec un ami à Mans. On a découvert, on était très intéressés, on a commencé à parler des polyamores. Je ne me souviens plus comment on est arrivé à parler de ça. Je pense qu'il y avait certainement le livre, comment ça s'appelle en français ? « The Ethical Slut ». « La salopétique ». « La salopétique ». et qu'on a loué et du coup on a échangé sur ça, on était à fond, on a dit ah mais il y a ça, c'est trop bien, ça m'a parlé énormément et j'ai dit en fait ça c'est vraiment, c'est la chose que j'ai cherché finalement et je vais explorer ça et il y avait un rencontre dans un pub tous les mois des polyamores et là je te parle vraiment des c'était vraiment les débuts en fait on parlait pas dans la société comme on parle aujourd'hui du polyamore je te parle des peut-être il y a 10 ans en fait c'est pas si loin que ça les polyamores vraiment au moins dans mon entourage quelque chose de très très courant maintenant mais à l'époque il y avait personne qui parlait de ça autour de moi même dans les milieux gays Et je me souviens avoir eu des conversations avec des potes qui, en fait, ils avaient des réactions hyper… Même parfois, je me souviens d'un pote qui, d'ailleurs, qui, évidemment, était monogame, mais qui avait eu une réaction hyper violente. Tu vois, comme si j'ai parlé de quelque chose de… de quelque chose de… Je sais pas le mot utilisé, mais de choquant, quoi, de… Et on a commencé à aller… Je me souviens, on allait pas mal à… Il y avait ces rencontres dans un pub à Londres, des gens polyamour. Et du coup, on allait plusieurs fois. Et c'était une rencontre juste pour échanger, en fait. Pour parler de ton expérience, etc. C'était un truc hyper… Enfin, juste culturel. C'était pas un truc de cul, de se draguer, rien de ça. Et d'ailleurs, la majorité des gens, c'était des hétéros. Du coup, je pense qu'on a rencontré une fois un couple gay, mais sinon, c'était que des histoires. Et c'était fascinant, parce que tu entendais des histoires de vie fascinantes, des gens qui se sont réinventés. Et là, j'ai commencé vraiment à dire « ok, polyamour ». Ça, c'est… Il est cool quand j'ai rencontré quelqu'un, tu vois, la date Grindr classique. Comme j'avais lu sur la salope éthique qu'en fait, il y a certaines choses, étiquettes qu'il faut faire. Par exemple, il faut être clair avec la personne. À niveau éthique, non, il faut être clair avec la personne que tu es polyamour. Du coup, mettre la personne dans la condition qu'elle est en train de rentrer dans une dynamique pour l'amour et pas dans une dynamique monogame, exclusive ? Du coup, les attentes correspondent à la réalité. Et du coup, j'avais des dates Grindr et je me souviens qu'il y avait une période que j'allais dans ces dates, on allait se boire un café, genre comme ça. Et moi, à bout d'un moment, j'ai commencé à dire « Ah moi, moi, je suis polyamore », comme ça. Et les gens paniquaient, quoi ! Parce qu'il disait, ce mec, qu'est-ce qu'il me raconte ? On est en train de se séduire, de se draguer, etc. Mais il est déjà en train de me dire, en fait, tu es juste une des plusieurs personnes qui… Du coup, c'était un peu comme ça. Et après, petit à petit, j'ai compris qu'il ne fallait pas faire comme ça. Oui, c'est ça. La transparence radicale ne fonctionne pas toujours. Oui, parce qu'il y avait aussi un côté de la personne. En fait, ce n'était pas un argument très courant, comme je disais. En fait, la personne, en fait, je pense que t'es aussi en train d'entendre « Ah, mais regarde, là, je suis intéressé à toi. » Mais, en même temps, « Bah, toi, ce soir, probablement, je baisse avec un autre. Et demain, avec un autre. » C'est un tas de projections. En fait, quand t'as pas la connaissance de ce qu'est le polyamour, de comment ça se passe, etc., tu t'imagines le pire, quoi. Et en fait, je pense que tous les humains ont envie d'être aimés. Et donc, ce que l'humain entend, c'est… Tu es remplaçable, tu es sur un siège éjectable. Exactement. Tu viens toucher, tu viens… En tout cas, ma pire angoisse, quoi. Ouais, ouais, ouais, exactement. Et moi, tu vois, j'ai besoin d'être libre et d'être ouvert. Et je comprends complètement que l'amour, c'est pas un truc unique entre deux personnes. Enfin, moi, je crois que je peux être amoureux de plusieurs personnes. Et pour autant, je suis pas encore là. On va en parler dans la troisième partie de ton témoignage. Ouais, je me sens très, très menacé. Enfin, moi, si mon amoureux, là, il venait me voir en disant « Ah, écoute, j'ai rencontré quelqu'un et tout » et qu'il me dise « Non, mais t'inquiète, j'ai envie d'être avec toi, t'es génial et tout », moi, je suis… Je reste en PLS, quoi. J'ai peur, j'ai mal. C'est très, très violent pour moi. Et je sens que c'est vraiment une partie de mon cerveau de survie qui prend le dessus. Parce que j'ai beau lui dire, attends, attends et tout. Mon cerveau est là, non mais ta gueule, je suis en mode survie. Et là, j'appuie sur toutes les alarmes. Incendie inclus. Dans la troisième et dernière partie de ton témoignage, j'aimerais qu'on se parle des faits. radicale, là où toi et moi on s'est rencontrés comme j'ai dit dans l'épisode 1 dans ton cheminement ça a joué un rôle, dans ton cheminement tu as lancé un podcast c'est vrai très bonne idée, ça me rappelle quelqu'un je sais pas qui mais un podcast qui s'appelle Ma vie de licorne Ma vie de licorne que les gens peuvent bien entendu aller immédiatement sauvegarder parce qu'il faut pas qu'ils interrompent, ah bah si puisque là ils ont peut-être pas la fin de ton témoignage, ça dépend si ils écoutent tout de suite. En tout cas, si à la fin de ton témoignage, il faut d'abord aller t'écouter, mais d'aller s'abonner à ton podcast, t'interview des gens, l'icône dans le sens, ça existe, ça n'existe pas, c'est magique, c'est des récits de vie. De gens qui sortent des normes et qui font leur propre magie et que tu interviews. Bah, quelle coïncidence. Quelle coïncidence. Et donc, on va parler de ça et de où est-ce que t'en es de tout ce cheminement autour notamment du polyamour et comment tu le vis plus aujourd'hui. Ça te va ? Avec grand plaisir. À très vite. Pipi ? Pipi, oui. Tu le souhaites ? Bien sûr.

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