Scato je me sens chercheur d’or – PMaster 2/2

🎧 Écouter sur : Spotify   Apple Podcasts   Deezer   Podcast Addict   Amazon Music   YouTube

📧 Pour contacter PMaster c’est par ici : https://www.recon.com/PMaster

*

🌈 Le podcast qui aide les gays ou queers Ă  s’Ă©panouir sexuellement (et plus !)

💙 Tu aimes ce podcast ? Fais un don et mets 5 Ă©toiles sur ton appli d’Ă©coute : https://devenirsexuellementepanoui-podcast.mystrikingly.com/#aidez-moi

💚 DĂ©couvre mes autres podcasts sur l’intime ou suis les coulisses sur mes rĂ©seaux sociaux par ici : https://devenirsexuellementepanoui-podcast.mystrikingly.com

#gay #homosexualité #lgbt #homo #lgbtqi #bi #bisexualité #sexualité #comingout #scato

Lire la transcription de cet épisode
Moi, j'arrive Ă  comprendre comment toi, en tant que dominant, qui du coup… En gros, tu dis, moi, j'ai envie d'ĂȘtre servi. Oui, j'arrive Ă  comprendre. Tout le monde a envie d'avoir ses affaires prĂȘtes Ă  7h45 ou son cafĂ© fait ou… Donc j'arrive plus Ă  comprendre intellectuellement le kiff sexuel et non sexuel d'ĂȘtre dans une posture de domination. J'ai plus de mal Ă  comprendre la place de soumis, oĂč du coup, tu vois ce que je veux dire, dans ce rĂŽle perpĂ©tuel de soumis ? oĂč t'es au service de quelqu'un, oĂč lĂ , l'exemple de ton soumis qui veut avoir des ordres comme si quelqu'un allait en fait prendre le pouvoir sur sa vie, j'ai plus de mal Ă  ne pas voir une blessure, un problĂšme. Alors, pour avoir tentĂ© d'ĂȘtre soumis, je dis bien tentĂ© parce que tous ceux avec qui j'ai testĂ© sont devenus des soumis pour moi. Mais vous commenciez, ils Ă©taient dommis et puis hop, tu les shiftais. Une fois que j'ai eu ma rĂ©vĂ©lation, oui, ça a trĂšs, trĂšs, trĂšs, trĂšs, trĂšs vite shiftĂ©. Et quand tu as essayĂ©, alors je t'ai coupĂ©, tu allais dire quelque chose. Alors du coup, j'ai essayĂ© d'ĂȘtre soumis de deux maĂźtres sur des durĂ©es diffĂ©rentes. Il y en a un avec lequel ça a durĂ© six mois quand mĂȘme. Donc je le faisais parce que ça rĂ©pondait Ă  une forme de besoin et aussi Ă  une forme de dĂ©couverte. voilĂ  parce que moi pour savoir si ça me plaĂźt si ça m'intĂ©resse etc et s'il y a des choses Ă  creuser il faut que je teste donc j'ai testĂ© mais le fait d'ĂȘtre soumis on en revient Ă  ça peut ĂȘtre un Ă©chappatoire dans un jeu de rĂŽle, tu as une journĂ©e de travail Ă  engueuler tout le monde parce que rien n'allait, puis l'aprĂšs-midi ou le soir, c'est bon, tu ne prends plus aucune dĂ©cision, tu vas suivre des ordres, tu vas faire autre chose, tu vas certes peut-ĂȘtre le faire pour quelqu'un d'autre, mais pour toi, ça va t'apporter le fait de te dĂ©barrasser d'un certain nombre de responsabilitĂ©s. Et ça, j'ai bien compris. En tout cas, je me connecte avec Empathie Ă  ça. En revanche, c'est plus sur le rĂŽle continuel de Soumy ou ton libre-arbitre. Tu cherches Ă  ce qu'il te soit retirĂ©. Eh bien, en fin de compte, la forme est diffĂ©rente. Elle est permanente. Mais pour autant, il y a des personnes qui ont besoin d'ĂȘtre Ă  cette place-lĂ . Moi, ce que je dis souvent quand je cherche un candidat soumis, c'est « je veux que tu te sentes bien Ă  ta place ». Avec tout ce que ça a autour, c'est-Ă -dire que je pense que j'ai une place, peut-ĂȘtre que ce que je pense est diffĂ©rent de ce avec quoi je serais Ă  l'aise, mais les deux conditions doivent ĂȘtre rĂ©unies. C'est-Ă -dire que si tu as vocation Ă  ĂȘtre soumis et de maniĂšre permanente, il faut que tu te sentes bien Ă  cette place-lĂ  et en tout cas avec la personne, parce que ça peut prendre 50 milliards de formes selon le demi et le soumis. Mais en tout cas, tu dois te sentir bien en tant que soumis Ă  cette place-lĂ . Ça passe par quand mĂȘme deux Ă©lĂ©ments principaux. Ça va ĂȘtre la personnalitĂ© de l'un et de l'autre. Et puis aussi la confiance. C'est… C'est aussi pour ça que c'est difficile, c'est peut-ĂȘtre plus difficile de trouver un partenaire dans le BDSM. Parce que tu peux jouer avec des gens, avec des pratiques ou des choses comme ça. Ce ne sont que des pratiques. Le BDSM est d'abord mental. C'est le don du soumis auprĂšs d'un demi. Il faut qu'il soit volontaire. Il peut ĂȘtre imposĂ© dans le cadre d'un jeu ou pas d'un jeu. On parlait de viol tout Ă  l'heure. Mais moi, ce que je trouve beau dans cette relation, c'est le fait que quelqu'un se donne justement. Et avec moi, c'est toujours alors que la personne a la libertĂ© de ne pas le faire. Mais du coup, la personne se donne. et elle se sent bien de le faire, et elle se sent Ă  sa place de le faire, et ce cĂŽtĂ© soumis Ă  ĂȘtre Ă  sa place, je trouve que c'est quelque chose qui est important, parce qu'on se pose souvent des questions sur qui on est, quel est le sens de notre vie, est-ce qu'on a une utilitĂ©, on peut se poser plein de choses, mais le fait de se sentir Ă  sa place, ça a un cĂŽtĂ© extrĂȘmement rassurant, Non pas parce qu'on n'est pas tout seul. Oui, il y a un Ă©lĂ©ment oĂč j'ai un maĂźtre, etc. Du coup, il va me protĂ©ger aussi. C'est un de ses rĂŽles, je n'en ai pas parlĂ©. Mais du coup, le fait de savoir qu'on est soi-mĂȘme Ă  sa place en tant que soumis, mĂȘme si ça peut ĂȘtre dĂ©gradant, mĂȘme si ça peut ĂȘtre perçu de plein de maniĂšres nĂ©gatives, c'est ma place et je suis bien dedans. Et ça, du coup, c'est un Ă©lĂ©ment qui est extrĂȘmement important. Mais je pourrais dire la mĂȘme chose d'un demi. Si tu ne te sens pas Ă  ta place en tant que demi, ce n'est pas ta place. Tu n'es peut-ĂȘtre pas concernĂ© par le BDSM. C'est peut-ĂȘtre sympa en termes de jeu, mais… Ou peut-ĂȘtre que ce qui est drĂŽle, c'est qu'il y a quelques personnes, demi, dont les profils c'est demi, demi-maĂźtre, etc., qui me contactent, parce que moi je suis trĂšs transparent sur le fait que je suis versatile sur les pratiques. Donc du coup, il y a le raccourci sur, bah oui, mais du coup, soumis, peut-ĂȘtre soumis aussi. Non, non, non, je suis demi, je ne suis que demi. Mais par contre, voilĂ . Donc du coup, il y a des maĂźtres qui me contactent et qui me disent, bah voilĂ , j'aimerais bien tester la soumission. Parce qu'il y a les pratiques, mais aussi, je connais un cĂŽtĂ©, et l'autre cĂŽtĂ© est quelque chose qui m'attire. Peut-ĂȘtre que ça ne sera pas concluant, le test, etc. Mais en tout cas, c'est quelque chose qui m'attire. En fait, j'essaye de rĂ©flĂ©chir si… si c'est la morale judĂ©o-chrĂ©tienne ou qu'est-ce qui… Est-ce que… Ça me pose vraiment une question super intĂ©ressante sur qui l'a… Qu'est-ce que j'essaie d'exprimer ? Je vais le dire, pardon ! Je porte un jugement, je me questionne. Quelqu'un qui, avec consentement, dĂ©cide de ne pas avoir de libre-arbitre, philosophiquement, dans mon set de valeurs, en fait, je ne vois pas en quoi… Je n'arrive pas Ă  comprendre comment c'est une belle vie, en fait, cette volontĂ© d'esclavage et de perte de libre-arbitre, donc de perte un peu d'une forme d'humanitĂ©. puisque le fait que justement la raison pour laquelle on a envie d'arrĂȘter de faire des choix Ă  un moment donnĂ© ou d'ĂȘtre son propre adulte que je comprends bien qui nous amĂšne Ă  boire ou Ă  consommer des substances ou Ă  se faire un Ă©norme burger plein d'addiction etc ou mĂȘme de regarder un film, un livre C'est bien parce qu'on veut parfois faire pause, parce que c'est terriblement vrai, puissant, profond, effrayant, la vie quoi, merde. Et du coup, quelqu'un, par exemple, quelqu'un qui dit, ben voilĂ , moi j'ai besoin de l'alcool pour me dĂ©connecter, pour survivre, ben voilĂ , moi je parle de survie. Quand ce besoin de dĂ©connexion est permanent, Attention, je ne dis pas que dans des soirĂ©es, des moments, on se dĂ©connecte. Moi, en tout cas, ma morale semble faire une place Ă  ça. Elle ne semble pas faire une place Ă … Ouais, mais quand c'est continuel, c'est donc un besoin de dĂ©connexion Ă  l'humanitĂ© continuelle. Et donc, pour aller dans ton sens, c'est une forme de destruction. Est-ce que tu veux rĂ©agir ? Alors oui, oui, oui. DĂ©jĂ , le fait qu'ĂȘtre soumis… Alors ĂȘtre maĂźtre, c'est beaucoup plus facile Ă  assumer sur les rĂ©seaux et en profil public, etc. Être soumis, c'est beaucoup moins facile. Parce que si tu es soumis, ça veut dire que tu es infĂ©rieur. Et aujourd'hui, morale judĂ©o-chrĂ©tienne ou je ne sais pas trop quoi, dans la sociĂ©tĂ©, si tu es infĂ©rieur, tu n'es pas le meilleur. On t'attend toujours Ă  ĂȘtre le meilleur, le compĂ©titeur, le truc, tout ça. Il faut que tu te donnes Ă  259%. Du coup, ça va Ă  l'encontre de ce truc-lĂ . Pour autant, quelqu'un qui est soumis, Et qui en est fier, et peut en ĂȘtre fier, est quelqu'un d'extrĂȘmement fort. Parce que pour ĂȘtre un bon soumis, ĂȘtre un vrai soumis, il faut avoir acceptĂ© de se voir en face, de voir qui l'on est en face, d'avoir creusĂ© qui l'on est. Et du coup, d'affronter aussi qui l'on est, de l'accepter, de l'assumer. Donc, il y a beaucoup de gens qui ne sont peut-ĂȘtre pas dans le BDSM, etc., et qui se disent « un soumis, ça n'a aucun intĂ©rĂȘt ». Je suis dĂ©solĂ©, mais le soumis vaut beaucoup plus qu'eux. Parce qu'affronter ses peurs, affronter qui on est, c'est un sacrĂ© effort. Et du coup, oui, il y a des soumis qui veulent ĂȘtre dĂ©gradĂ©s, etc., parce que c'est leur plaisir, mais un soumis, il n'a pas moins de valeur. avec un souvent c'est aussi j'ai la question c'est bah oui mais au travail je suis pas soumis mais c'est pas parce que tu es soumis Ă  une personne que tu as vocation Ă  ĂȘtre soumis de tout le monde c'est une relation Tu peux ĂȘtre soumis Ă  plusieurs personnes, mais c'est toujours toi qui dĂ©cide d'ĂȘtre soumis. Tout comme un maĂźtre dĂ©cide d'avoir ses soumis. « Moi, j'ai pas le temps et j'ai pas vocation Ă  avoir tout le monde en soumis et c'est pas ma recherche. » Donc, oui, il y a beaucoup de morale, mais aussi de sociĂ©tĂ©, de lien et de connexion mentale qu'on fait avec le fait d'ĂȘtre soumis. Il y a aussi des peurs, parce que souvent, le fait d'ĂȘtre soumis, c'est faire des choses qui peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme extrĂȘmes. L'esclave, quand mĂȘme, avant, c'Ă©tait celui qui n'avait pas le choix et celui qui subissait le fouet. Avec les marques que tu as derriĂšre. Bon, moi qui pratique aussi le fouet, et pas celui de pĂątisserie, du coup, je vois les remarques d'autres personnes quand quelqu'un se balade, par exemple, Ă  la marche des fiertĂ©s. Oh lĂ  lĂ , oui, dis donc, il y a des sacrĂ©es marques et tout ça. Oh lĂ  lĂ , ça ne devrait pas ĂȘtre autorisĂ©. Oui, mais s'il a kiffĂ© recevoir des coups de fouet, si ce n'est pas des marques permanentes, et mĂȘme s'il s'en Ă©tait, mais que ça ne fait pas partie de ses limites, qu'est-ce qu'on en a Ă  faire ? Toi, tu as dĂ©jĂ  Ă©changĂ© avec un soumis oĂč tu as senti, toi tu dis que c'est trĂšs important de prendre soin, et dans tes normes et tes rĂšgles Ă  toi, c'est ton rĂŽle de domi ? Est-ce que tu as dĂ©jĂ  invitĂ© un soumis Ă  aller voir un psy ? Je ne sais pas. En tout cas, est-ce que tu as dĂ©jĂ  dĂ©notĂ© que c'Ă©tait de l'automutilation et non pas un plaisir sexuel ? Est-ce que tu as dĂ©jĂ  senti un soumis en dĂ©tresse et oĂč, du coup, tu as dit, ben non, en fait, lĂ … je sais pas ce qu'on peut dire Ă  quelqu'un je vais te laisser continuer j'allais dire va te soigner mais c'est trĂšs violent et tout mais en fait tu as dĂ©jĂ  dit Ă©coute lĂ  je sens qu'il n'y a pas les fondations en gros tu disais insoumis c'est quelqu'un qui se respecte c'est quelqu'un qui s'aime ainsi est-ce que tu as dĂ©jĂ  face Ă  quelqu'un qui ne s'aimait pas et qui se dĂ©truisait dit je fais pas relation avec toi Alors oui, je l'ai fait. J'ai rencontrĂ© le cas avec un soumis. Et lĂ , merci Internet pour essayer de trouver comment dire Ă  quelqu'un qu'il serait peut-ĂȘtre intĂ©ressant qu'il se pose la question d'aller voir un psy parce qu'extĂ©rieurement, tu as l'impression qu'il se dĂ©truit. Donc oui, oui, je l'ai eu. J'ai eu l'accord du soumis qui n'Ă©tait plus mon soumis. MĂȘme si on garde une certaine forme de relation oĂč je continue de l'appeler bĂątard et il continue de m'appeler master, mĂȘme si on n'a plus cette relation-lĂ , on a gardĂ© la hiĂ©rarchie. Il Ă©tait d'accord pour aller consulter un psy. Par contre, aprĂšs la question, je connais des gens dans le milieu avec qui je joue. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont prĂȘts Ă  entendre, surtout sur des pratiques qui sont extrĂȘmes. Parce qu'Ă  un moment donnĂ©, ça fait partie de la personne. Donc lĂ , du coup, finalement, tu sors de ton rĂŽle de domine et tu te dis, les gens qui ne sont pas prĂȘts Ă  entendre que prendre soin d'eux, c'est du coup ne pas faire ces pratiques. LĂ , tu ne le dis pas. Non, c'est d'arriver Ă  trouver quelqu'un un psy qui soit en capacitĂ© de… En tout cas, dans lequel j'ai confiance, ou le soumis qui va aller le consulter ait confiance pour pouvoir se dĂ©voiler entiĂšrement. Ça, c'est un petit peu… On parle des mĂ©decins LGBT friendly, parce qu'il y en a certains qui ne le sont pas et qui le dĂ©montrent bien. Seulement, comment, Ă  ce niveau de pratique et d'Ă©tat mental, arriver Ă  trouver quelqu'un ? Moi, pour l'instant, je n'ai pas trouvĂ©. MalgrĂ© l'accord du soumis, j'en ai pas trouvĂ©. Il n'en a pas trouvĂ©. Et ça, c'est quand mĂȘme quelque chose de complexe parce qu'on a quand mĂȘme toujours en tĂȘte l'idĂ©e du jugement. Et si on part avec une possibilitĂ© ou un doute d'un jugement de la part d'un professionnel de santĂ© Ă  qui on est censĂ© s'ouvrir soi-mĂȘme, c'est compliquĂ© aprĂšs d'Ă©changer ou alors on va se dire « je ne vais pas en parler ». Oui, sauf que l'objectif, c'est de pouvoir parler de tout. Merci. On arrive Ă  la fin de ton tĂ©moignage. J'ai envie de te demander, est-ce que tu as l'impression qu'on est passĂ© Ă  cĂŽtĂ© d'un truc important que tu aimerais raconter ? Alors, pour l'instant… Il y a quand mĂȘme deux grandes thĂ©matiques. Sur le fait d'ĂȘtre du milieu BDSM et sur les relations maĂźtres soumis… J'ai beaucoup parlĂ© de choses qu'on excluait, de fait, etc. Parce qu'on fait des liens, des raccourcis. Le fait de se donner de maniĂšre permanente ne signifie pas avoir des pratiques extrĂȘmes en permanence. On n'est pas au mĂȘme niveau d'intensitĂ© tout le temps, forcĂ©ment. Sinon, bien sĂ»r, lĂ , ça ne peut pas tenir. Et tout l'enjeu de la relation va ĂȘtre justement, comme pour une session de trois heures, on n'est pas lĂ  Ă  y aller comme un bourrin pendant trois heures. Ce n'est pas possible. Physiologiquement, mentalement, ce n'est pas possible. Et bien lĂ , quand on est dans une relation permanente, c'est la mĂȘme chose, mais sur une autre Ă©chelle de temps. Donc voilĂ , c'est ça aussi qui fait que c'est possible d'ĂȘtre sur une relation permanente. Un soumis, moi mes soumis, ils portent un collier canassĂ©. voire une cage de chastetĂ© cadenassĂ©e ça c'est quelque chose qui justement peut en permanence les maintenir et les rappeler et aussi leur signifier moi je trouve que le collier c'est un rappel de l'appartenance mais aussi mes bras qui en serrent pas pour Ă©touffer mais du coup qui en serrent pour protĂ©ger et ĂȘtre lĂ  et rappeler la prĂ©sence du maĂźtre donc voilĂ  ne serait-ce que ça on est dans une relation permanente mais C'est pas pour autant que j'ai la tĂ©lĂ©commande Ă  distance avec les Ă©lectrochocs et les machins, etc., que je vais le mettre tout le temps, tout le temps, tout le temps. Qu'est-ce que tu penses Ă … Qu'est-ce que t'as dĂ©jĂ  fait pour protĂ©ger un soumis ? Ça prend des formes diffĂ©rentes, mais il y a un truc trĂšs bĂȘte, mais qui est important. La base, dĂ©jĂ , c'est de demander les limites, mais aussi ce qui concerne la santĂ©, les restrictions de santĂ©, les allergies. Il y a des personnes qui sont allergiques au latex. Si tu le sais pas, si tu veux faire du fist avec des gants, il y a des chances qu'il y ait du latex dedans, ou une capote. Ne serait-ce que ça, pour moi, ça participe Ă  la protection. AprĂšs, il y a aussi se renseigner et savoir s'Ă©valuer sans se surĂ©valuer sur ce que l'on pratique. Moi, j'ai appris le fouet. J'ai passĂ© des heures et des heures. Le fist, j'ai passĂ© des heures. J'ai Ă©tĂ© accompagnĂ© aussi dans des ateliers, etc. Parce que je savais que j'Ă©tais pas bon, que je dĂ©butais, que tout ça. Et j'ai jamais dit Ă  quelqu'un « Oui, je suis un expert au tip-top truc et machin. » Je suis le meilleur. Non, je ne suis pas le meilleur. J'entends vachement ça dans ton tĂ©moignage et de ce que je sais de toi. Tu ne roules pas des mĂ©caniques ? Tu n'incarnes pas l'archĂ©type du dominant qui dit rien Ă  foutre, c'est moi le mĂąle alpha, je suis… C'est marrant, tu n'incarnes pas l'archĂ©type, c'est pas marrant, c'est ça que moi je ressens et que je te propose. Du coup, pourquoi selon toi tu es un bon domicile ? Je dirais que je suis un bon domi parce que je garde toujours en tĂȘte que pour une relation, maĂźtre soumis, il faut ĂȘtre deux. Et que mĂȘme si mon plaisir doit ĂȘtre un Ă©lĂ©ment important pour mon soumis, et donc quelque chose qui est Ă©goĂŻste, ou pourrait ĂȘtre Ă©goĂŻste, je dois ĂȘtre vigilant sur le fait que le plaisir de mon soumis soit toujours lĂ  aussi. DĂ©jĂ , ça fait combien d'annĂ©es que tu cherches ce soumis ? Pardon, peut-ĂȘtre pour rĂ©introduire. Toi, dans le futur, ce que tu veux, c'est, en gardant ton couple qui a de nombreuses annĂ©es, d'avoir chez toi un soumis, donc une troisiĂšme personne. Tu me disais en ce moment que tu as des candidats. Ça fait combien de temps qu'ils candidatent ? alors je cherche des candidats depuis que je suis j'ai pris conscience que j'Ă©tais demi combien d'annĂ©es ? ça fait 4 ans aprĂšs actuellement j'ai 2 candidats mon process est toujours le mĂȘme et le soumis qui Ă©tait venu vivre Ă  la maison a suivi le mĂȘme j'Ă©change beaucoup avant par les rĂ©seaux etc et machin parce que ça permet de voir dĂ©jĂ  si a priori ça passe et c'est pas que le langage ou l'Ă©criture etc c'est est-ce qu'on a des choses Ă  se dire est-ce que voilĂ  donc en fait ton soumis va aussi ĂȘtre un partenaire intellectuel avec lequel tu vas avec lequel tu vas avoir des discussions argumentĂ©es c'est ça que j'entends Ah oui, ça peut tout Ă  fait ĂȘtre ça. AprĂšs, ce n'est pas intellectuel, c'est une relation. Donc, il faut que dĂ©jĂ  Ă  l'Ă©crit, qu'il y ait un embryon de relation qui puisse se construire. Si au bout de trois Ă©changes, nous, on n'a plus rien Ă  se dire. Le soumis qui est venu habiter chez nous, on a discutĂ©. J'Ă©tais en vacances, j'Ă©tais Ă  l'autre bout du monde, etc. On a discutĂ© de maniĂšre trĂšs longue de quoi ? de lui, de moi, de ce que je cherchais, de ce qu'il avait pratiquĂ©, de ses limites. Vraiment, c'est une connaissance de ses passions. Et du coup, plus on se connaissait, plus on avait envie de se connaĂźtre. Et du coup, au bout d'un moment, de se rencontrer. Ça, c'est assez similaire de n'importe quelle autre relation. J'ai l'impression que tu dĂ©cris moi aussi quand je parle Ă  quelqu'un en ligne. Oui, mais c'est ça. Sauf qu'avec moi, ça prend un peu plus de temps. C'est-Ă -dire que je ne cherche pas de plan. Je mets aussi les conditions dans mon process de traitement des candidatures, les conditions pour Ă©viter tout ce qui est plan. Oui, c'est de la discussion avant. Il y a des personnes que j'ai rencontrĂ©es, il y a des soumis que j'ai rencontrĂ©es, on a discutĂ© juste l'aprĂšs-midi, etc., puis ça fitait bien, et puis du coup, on s'est rencontrĂ©s le soir. Mais en tout cas, il faut qu'il y ait les Ă©lĂ©ments d'une relation et d'un intĂ©rĂȘt, ou au moins d'une curiositĂ© pour se dire, tiens, ça pourrait peut-ĂȘtre aller avec cette personne-lĂ , avec ce soumis-lĂ . Donc, oui, ça vaut le coup de passer Ă  l'Ă©tape suivante. Du coup, l'Ă©tape suivante, c'est un verre dans un bar. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, ça dure une heure et demie. Mais c'est dans un bar, alors ça peut ĂȘtre un bar gay, si le soumis n'est pas Ă  l'aise d'aller dans un bar standard, sinon c'est un bar standard, ça c'est mon cĂŽtĂ© joueur, j'aime bien parler de trucs de pratique et de machin au milieu d'autres personnes, etc. Donc voilĂ , un bar, un verre, on Ă©change, on discute, etc. Et ça n'a que cette vocation-lĂ . C'est de faire connaissance sans conditions particuliĂšres d'habillement, de choses comme ça, sans instruction. Je veux voir, et c'est ce que je dis, je veux voir la personne telle qu'elle est. telle qu'elle est au mieux, mais pas mieux que ce qu'elle est. VoilĂ , ça ne m'intĂ©resse pas. Une fois que ce verre est fait, et que je vois que j'ai expĂ©rimentĂ© le fait qu'il y avait une relation possible avec le soumis, j'ai un questionnaire de connaissances dĂ©taillĂ©es qui est en ligne. Questionnaire de connaissances dĂ©taillĂ©es, c'est quoi ça ? Par exemple, c'est savoir si la personne a des contraintes familiales, si elle est prĂ©sente sur des rĂ©seaux, sur quels rĂ©seaux elle est prĂ©sente. C'est pratique, ce qui est ses limites, ce qu'elle n'aime pas, ce qu'elle aime ou ce qu'elle aimerait tester. C'est un questionnaire oĂč la personne est invitĂ©e Ă  te donner tout un tas d'infos, des questions que tu n'as pas posĂ©es lors de votre entretien ou de vos Ă©changes en ligne. Alors, soit que je n'ai pas posĂ©, soit que j'ai dĂ©jĂ  posĂ©, mais ça me permet d'avoir une photographie Ă  un instant T. Et puis ça t'excite un peu, non ? Non, par contre, ce questionnaire de connaissances, mĂȘme s'il est trĂšs dĂ©taillĂ©, c'est une excellente base aprĂšs de discussions Ă  nouveau et de prolonger le fait de mieux connaĂźtre le soumis et que le soumis me connaisse mieux. Typiquement, quand je mets dans ma liste de pratiques, en tout cas dans la liste des pratiques proposĂ©es de la zoophilie, je le mets parce que oui, ça existe dans plein de questionnaires. C'est un questionnaire d'ailleurs que j'ai adaptĂ© de quelqu'un d'autre qui faisait ce questionnaire-lĂ . Mais bon, pourtant, non, mais moi, je ne le pratique pas. C'est un questionnaire qui est de connaissance, qui a vocation uniquement Ă  servir de base d'Ă©change aprĂšs avec la personne, de prĂ©ciser les choses, parce que typiquement, quand tu parles de pisse, quand tu parles de scat, c'est trĂšs bien, c'est en pisse. Tu bois, tu te fais doucher, voilĂ , en scat, ça peut vouloir dire plein de choses. Donc, c'est un super outil d'Ă©change et aussi pour moi, des fois, de me dire… Alors ça, est-ce que c'est une de ses limites ? Du coup, comme je ne me souviens plus parce que je ne peux pas mĂ©moriser tout, du coup, ça me permet d'y revenir. Tu envoies Ă  tout le monde ce questionnaire oĂč souvent le premier rendez-vous n'a pas validĂ© quelque chose pour toi et tu valides comment le premier rendez-vous ? C'est un Ă©change ou c'est un physique aussi ? J'attache assez peu d'importance au physique. Est-ce que j'ai senti que le feeling passait ? C'est difficile, mais c'est ça. Est-ce que le feeling passe ? Est-ce que j'ai envie de poursuivre avec la personne ? Et sur les diffĂ©rentes Ă©tapes que je suis, avant d'arriver Ă  une appartenance pour un soumis, ça va ĂȘtre dĂ©cidĂ© sur la base du feeling. Mon premier Ă©lĂ©ment, c'est de prendre plaisir Ă  ĂȘtre avec la personne. Du coup, la premiĂšre question, c'est est-ce que j'ai pris du plaisir Ă  ĂȘtre en prĂ©sence de la personne ? Si c'est non, ça a assez peu d'intĂ©rĂȘt de continuer. Si c'est le cas, j'envoie le questionnaire. C'est quoi l'Ă©tape aprĂšs le questionnaire ? L'Ă©tape aprĂšs le questionnaire, c'est une session de test d'une heure. Alors test, du coup, c'est dans un club gay, du coup en public, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, parce que mĂȘme si on a bu un verre, ce n'est pas une raison pour forcĂ©ment aller chez les uns et chez les autres. En tout cas, j'ai du mal Ă  recevoir, donc du coup, c'est en club. De quelle sĂ©curitĂ© tu parles ? Alors typiquement, si tu accueilles quelqu'un chez toi en tant que soumis, que tu te fais attacher, potentiellement tu peux te faire violer, tu peux te faire dĂ©pouiller, tu peux te faire tuer. Je grossis le trait, mais oui, potentiellement. Donc quand tu ne connais pas la personne, une premiĂšre rencontre, ou en tout cas quand tu n'as pas suffisamment confiance dans la personne, tu ne l'invites pas chez toi. Si un maĂźtre te tue alors que tu es chez lui en tant que soumis, il faut qu'il se dĂ©merde Ă  trouver un tapis qui est suffisamment grand pour essayer de planquer le corps, etc. Je dis ça en parlant. Mais oui, du coup, ce n'est pas la mĂȘme chose. Et il y a beaucoup de cas, malheureusement, de personnes qui avaient accueilli quelqu'un chez elles. qui n'a pas maĂźtrisĂ© la pratique dangereuse qu'elle faisait, et du coup, le soumis, il est restĂ© dans son appartement, il a Ă©tĂ© dĂ©couvert aprĂšs. Donc, par mesure de sĂ©curitĂ©… Toi, quand tu dis qu'il y a beaucoup de cas, c'est toi Ă  Paris, tu as entendu pas mal de ces cas-lĂ , ou c'est des lĂ©gendes urbaines ? Non, ce n'est pas des lĂ©gendes urbaines. Quand tu rentres dans le milieu, tu as rapidement connaissance de personnes qui ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es mortes chez elles, soumises. Du coup, ne serait-ce que pour ça, ça impose, quand c'est dans un lieu public ou quand c'est chez le maĂźtre… tu fais peut-ĂȘtre un petit peu plus attention parce que tu te sens un petit peu plus obligĂ© de faire attention, sinon tu vas devoir gĂ©rer derriĂšre. C'est con, mais c'est une pratique de sĂ©curitĂ©, c'est pour ça que j'appelle ça sĂ©curitĂ©. Et en plus, comme tu nous es dans la partie 1, comme ton mari ne veut pas que tu fasses des pratiques chez toi, tu vas en club. Il se passe quoi en club ? Alors, il accepte que je fasse des choses, mais du coup, c'est dans la chambre. La chambre, c'est moins pratique. Et puis, pour une premiĂšre rencontre, je n'ai pas envie d'inviter des gens que je viens Ă  peine de connaĂźtre. C'est vrai que vous avez une chambre du soumis. Oui, oui, oui, oui. Ce n'est pas une playroom. Malheureusement, les appartements parisiens ne permettent pas forcĂ©ment de tout faire. Mais du coup, en club, avec le questionnaire, avec les Ă©changes qu'on a eus, il y a un certain nombre de choses que je vais avoir envie de tester. Et en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, je teste l'impact, quelque chose d'impact avec le martinet, par exemple. C'est quoi l'impact ? C'est le fouet, le martinet, la cravache, des choses qui vont avoir un impact sur le corps, qui est un des domaines que je pratique et que j'apprĂ©cie beaucoup. Du coup, ça va me permettre de voir ce que la personne peut encaisser en termes de douleur. L'objectif n'est pas d'aller jusqu'Ă  une douleur extrĂȘme, c'est de tester sa limite. mais en tout cas de voir comment, ce qu'elle peut encaisser, ses zones de sensibilitĂ© dans le corps, parce que chacun rĂ©agit diffĂ©remment selon les zones du corps, l'intensitĂ©, et puis aussi pour moi, j'ai besoin de pouvoir dĂ©crypter le langage du corps. je ne suis jamais sĂ»r parce que ça m'est dĂ©jĂ  arrivĂ© d'avoir des gens qui ne prononcent pas le mot de sĂ©curitĂ© le safe word le mot de sĂ©curitĂ© c'est quand c'est en tant que soumis je peux le dire et toi en tant que soumis tu t'arrĂȘtes dans la pratique Oui, c'est le bouton d'arrĂȘt d'urgence sur l'escalator, ça s'arrĂȘte tout de suite. Donc ça c'est un Ă©lĂ©ment qui est extrĂȘmement important et moi du coup, sachant que certaines personnes hĂ©sitent ou n'osent pas ou ne veulent pas prononcer le mot de sĂ©curitĂ©, j'ai besoin d'avoir mon filet de sĂ©curitĂ© Ă  moi qui va ĂȘtre de pouvoir reconnaĂźtre selon les signes du corps quand on commence Ă  approcher d'une certaine limite. Donc la session de test va me permettre de voir ou pas si je repĂšre, si j'arrive Ă  repĂ©rer ces signes non-verbaux. Si je n'arrive pas Ă  les repĂ©rer, ça m'est dĂ©jĂ  arrivĂ©, je ne me sentirai jamais en sĂ©curitĂ© pour pouvoir pratiquer quelque chose avec le soumis. C'est-Ă -dire que tu as des gens que tu frappais avec leur consentement ? qui sont mutiques et tu ne sais pas Ă  quel niveau de douleur ils sont et s'ils sont dans l'espace du plaisir ou dans l'espace de de de haĂŻs Oui, c'est ça. Ce n'est mĂȘme pas un mutisme, parce qu'il y a des personnes qui sont capables de rester tout Ă  fait silencieuses, mais sans aucune rĂ©action du corps, sans tressaillement, sans le fait de se redresser un petit peu quand il y a un coup qui est un peu trop fort, etc., Donc ça, certaines personnes arrivent Ă  trouver des moyens et des repĂšres, etc. Tant mieux pour elles. Moi, c'est pas mon cas. Si j'ai pas ça, je fais pas. On est Ă  la quatriĂšme Ă©tape du processus. T'as Ă©jaculĂ© ? Est-ce que tu t'es masturbĂ© avec les conversations ? Est-ce que la masturbation et l'Ă©jaculation ont de la place jusqu'Ă  cette Ă©tape ? Alors, en fin de compte, moi, le fait de juter n'est pas un signe de ma satisfaction. j'ai longtemps Ă©tĂ© edgĂ© donc edgĂ© c'est on essaie de te pousser Ă  juter etc et machin edgĂ© c'est je te masturbe et je te maintiens Ă  la limite juste avant l'Ă©jaculation c'est ça ? oui c'est exactement ça Je suis trĂšs fort Ă  ce jeu-lĂ . Je dĂ©cide quand je choisis d'Ă©jaculer. Pour moi, autant il y a des choses qui sont des besoins, autant ça n'en est pas un. Je peux me masturber devant des vidĂ©os ou des machins. Tu as une Ă©rection pendant le moment dans le club ? Ça dĂ©pend. Mais oui, quand je prends plaisir Ă  ĂȘtre avec la personne, quand la pratique, les rĂ©actions, c'est un tout. Par contre, autant je peux trĂšs bien ne pas juter, autant je bande. Oui, lĂ , c'est quand mĂȘme un signe de plaisir. Prochaine Ă©tape ? alors l'Ă©tape aprĂšs le le test du coup si c'est concluant c'est Ă  dire que j'arrive Ă  repĂ©rer ces Ă©lĂ©ments lĂ  et que je vois un certain potentiel intĂ©ressant Ă  dĂ©velopper il y a aussi le crade que je peux tester par exemple avec la pisse ou la soumission le service etc c'est ça que de me servir un verre d'eau ou de me servir mon coca qui est en bouteille donc une fois tu as eu des gens qui tu leur dis serre moi de l'eau et tu as dĂ©jĂ  eu des gens qui disent non Alors, il y en a qui ne sont pas forcĂ©ment prĂȘts Ă  le faire quand je leur demande. Du coup, c'est intĂ©ressant, c'est une information pour moi. Il y en a d'autres Ă  qui je le dis une premiĂšre fois qu'ils vont le faire parce que je leur ai dit, mais par contre, qu'ils ne vont pas surveiller mon verre qui est vide alors que la bouteille est encore Ă  moitiĂ© remplie. Et du coup pourrait, en Ă©tant attentif Ă  mon verre, se dire tiens je vais resservir. Donc toute personne Ă©duquĂ©e dans un milieu haute classe fait ça, fait la mĂȘme chose. Les hommes sont censĂ©s vĂ©rifier que les verres sont toujours pleins. C'est aprĂšs aussi peut-ĂȘtre ce qu'on appelle l'Ă©ducation Ă  faire d'un soumis. Du coup, je regarde un certain nombre de choses qui me semblent ĂȘtre le minimum en fonction de la personne et des Ă©changes qu'on a eus. AprĂšs ça, je propose le passage Ă  une phase qui est de considĂ©ration, qui a vocation Ă  continuer de faire connaissance, pas forcĂ©ment que sexuellement parlant, mais en Ă©changeant Ă  nouveau, en prenant Ă  nouveau des verres, en allant au club, etc. Et en continuant de discuter aussi, par tĂ©lĂ©phone ou message. Cette phase de considĂ©ration va me permettre de faire bien connaissance et de me dire qu'il y a la base, vraiment, d'aller plus loin. Il y a certainement le potentiel qui m'intĂ©resse. C'est toi qui l'as nommĂ© la phase de considĂ©ration ? Je ne suis pas sĂ»r que ça n'existe pas dans des phases ou des protocoles BDSM. Et toi, ça te fait kiffer ? Je suis sĂ»r qu'il y a des gens qui nous Ă©coutent et qui se disent « j'ai l'impression d'ĂȘtre au taf, c'est ultra administratif ». Toi, ça te plaĂźt, ce contrĂŽle et cette organisation, j'imagine ? Alors, se contrĂŽler cette organisation, d'une part, j'ai un esprit un peu germanique, voilĂ , donc oui. Et puis, offrir un cadre rassurant, c'est aussi le job du domi. AprĂšs un entretien de recrutement, je trouve pas normal qu'on dise « c'est au candidat de demander quelle est la suite des Ă©vĂ©nements ». Non, normalement, tu postules, quand tu fais un entretien pour ĂȘtre soumis, tu n'as pas Ă  demander quelle est la suite, tu dois avoir Ă  un moment donnĂ© les Ă©lĂ©ments de comment ça se passe. Donc la considĂ©ration pour continuer de faire connaissance, qui est proposĂ©e aux soumis, donc ils l'acceptent ou pas ? qui n'inclut pas de dimension d'exclusivitĂ© du soumis vis-Ă -vis de moi. Il peut continuer Ă  aller voir ailleurs, tout ça et truc. Ça m'est dĂ©jĂ  arrivĂ© d'expĂ©rience d'avoir ça. Le soumis hĂ©sitait Ă  aller voir ailleurs, etc. Sauf que je dis non, non, non. Puis il a trouvĂ© quelqu'un, un maĂźtre qui Ă©tait trĂšs bien pour lui. pour des raisons x ou y que la relation n'a pas continuĂ©. Dans cette phase-lĂ , tu invites Ă  ne pas ĂȘtre exclusif. Elle dure combien de temps, en gros, cette phase ? Je n'ai pas de timing. Quand je sens que le passage Ă  l'Ă©tape suivante peut se faire, je le repĂšre parce que j'ai mes indicateurs et du coup, je vais proposer de passer ensuite Ă  la phase de dressage. phase de dressage c'est que a priori il y a le potentiel qui est lĂ  ça fit vraiment bien en termes de personnalitĂ© de relation de choses comme ça donc le dressage va faire en sorte de formater le soumis tel que je veux que mon soumis soit. Donc ça va ĂȘtre sur les petits dĂ©tails, je sais pas moi, c'est… J'aime qu'ils connaissent mes prĂ©fĂ©rences de petit-dĂ©j, qu'ils sachent que je prenne du thĂ© et pas du cafĂ©, ou truc ou machin, pour me servir, pour ce que j'aime le matin, ou le soir, ou truc ou machin. Donc toi, ce dressage-lĂ , c'est sexuellement et non sexuellement ? Ah oui, c'est un ensemble. Le dressage est Ă  la fois sur l'attitude, sur la posture, sur les services sexuels, etc. J'ai quelques positions qui doivent ĂȘtre apprises, qui ont un nom et qui ont aussi une forme sexuelle. signĂ©. Position de yoga, tu leur fais faire du yoga ? Non, mais par exemple, il y a une position pour la pose du collier, il y a une position d'attente, debout, Ă  genoux, etc. Une position pour les punitions. Tout ça, ça permet de constituer les dĂ©tails de la relation, de ce que j'attends, d'accompagner le soumis pour qu'il puisse y arriver. Et la phase de dressage, des fois, Ă  un moment donnĂ©, comme ça a Ă©tĂ© le cas avec l'un de mes soumis, c'est de se rendre compte que non, mĂȘme si la relation est trĂšs belle, trĂšs bien, etc., mais ça ne colle pas. Et donc, la phase de dressage a vocation aussi Ă  dĂ©terminer plus prĂ©cisĂ©ment le contour du potentiel. Pas forcĂ©ment Ă  le dĂ©velopper tout. Quand on termine la phase de dressage, le soumis n'a pas vocation Ă  ĂȘtre prĂȘt Ă  l'emploi, etc. Tout avoir dĂ©veloppĂ©. Mais en tout cas, Ă  la fin de la phase de dressage, je sais que c'est bon. Il y a encore des choses Ă  faire. Mais le minimum que j'attends… et mon niveau d'exigence, pour le minimum, il est quand mĂȘme dĂ©jĂ  assez Ă©levĂ©, il est lĂ . Et ensuite, je propose, chaque passage de phase se fait sur proposition, c'est-Ă -dire que je propose en tant que domi, mais le soumis doit accepter, je propose aprĂšs le passage en appartenance. Et du coup, l'appartenance, si tu parles de fiesta, etc., l'appartenance, c'est un peu comme un mariage, en tout cas, moi, dans ma conception. C'est-Ă -dire que c'est un moment solennel avec signature d'un contrat, mĂȘme s'il n'a aucune valeur juridique. Mais en tout cas, c'est un moment symbolique et solennel fort qui peut trĂšs bien se faire Ă  deux, qui peut se faire avec plein d'autres mondes, etc. Tu l'as dĂ©jĂ  faite ? Non, je ne suis jamais jusqu'Ă  prĂ©sent arrivĂ© jusqu'Ă  la phase d'appartenance. Tu es arrivĂ© jusqu'Ă  quelle phase ? Dressage. Qui est ce soumis qui est venu habiter avec vous ? Oui, oui, oui. Et au moment oĂč tu signeras le contrat, est-ce que vous vous embrasserez ? Est-ce que tu embrasses ton soumis ? Moi, j'adore embrasser, j'adore cĂąliner. J'espĂšre bien ne pas avoir Ă  attendre la phase d'appartenance et la signature du contrat pour le faire. Mon image n'est pas forcĂ©ment celle du mariage. Mais Ă  un moment donnĂ©, oui, je l'embrasserais. Tout comme je pourrais trĂšs bien lui demander d'ouvrir la gueule et lui cracher dans la gueule. c'est une autre forme d'embrasser qui est juste un petit peu Ă  distance mais les convives qui seront lĂ  applaudiront forcĂ©ment Oui, aprĂšs, je n'inviterai pas mes parents ni les siens, mais oui, ça a vocation Ă  ĂȘtre fait, par exemple, avec les maĂźtres auprĂšs desquels il aurait fait des stages ou des choses comme ça. Oui, c'est un moment trĂšs important et qui doit ĂȘtre fort. Du coup, aprĂšs, en termes d'organisation, c'est autre chose, mais j'ai un peu le temps encore. Toi, c'est quelque chose que tu ne partages pas. Tu disais que tu n'allais pas inviter tes parents ni les siens. C'est quelque chose que tu vis, dont tu parles assez ouvertement. LĂ , tu as dĂ©cidĂ© d'ĂȘtre anonyme. Ma question, c'est est-ce que tu en parles dans ton travail ? Mon intuition, c'est que c'est non, sinon tu aurais utilisĂ© ton vrai prĂ©nom. Est-ce que tu es inquiet Ă  l'idĂ©e que ça se sache ? Alors mon inquiĂ©tude, elle est plus sur le fait de mes pratiques plutĂŽt que sur le fait d'ĂȘtre maĂźtre. Je l'aurais pas fait, je serais restĂ© anonyme si j'avais Ă©tĂ© soumis, parce que c'est une question que je me suis posĂ©e quand j'ai tentĂ© d'ĂȘtre soumis, pour la perception extĂ©rieure qu'il peut y avoir, en particulier au travail. AprĂšs, pour autant, c'est une information que je partage avec certaines personnes, mais du coup, c'est moi qui les choisis. Non pas pour le contrĂŽle, mais parce que j'estime qu'elles sont de confiance. Par exemple, le bĂątard qui Ă©tait venu Ă  la maison, ma mĂšre savait que c'Ă©tait mon bĂątard. Super intĂ©ressant. Donc, tu as eu un Ă©change avec ta mĂšre Ă  ce propos-lĂ . Ça a Ă©tĂ© quoi sa rĂ©action ? un peu Ă©tonnĂ© quand mĂȘme au dĂ©part aprĂšs il y a assez peu eu de jugement et ça c'est une chance que j'ai eu dans ma famille parce qu'on est europĂ©ens avant l'heure mes grands-parents ma grand-mĂšre Ă©tait allemande mon grand-pĂšre Ă©tait français c'Ă©tait la seconde guerre mondiale quand ils se sont rencontrĂ©s donc bon tous les aspects un petit peu de jugement et de choses comme ça dans la famille ils ont connu ils ont traversĂ© des trucs qui n'ont rien Ă  voir avec ce qu'on peut avoir aujourd'hui donc Je ne l'ai pas dit Ă  mon pĂšre, par contre. C'est quoi la diffĂ©rence ? La diffĂ©rence, c'est que mon pĂšre ne veut pas rentrer dans les dĂ©tails sexuels, les choses comme ça. Ce n'est pas son truc. Autant je peux discuter avec ma mĂšre de leurs pratiques, de couple, etc. Mais mon pĂšre ne m'en a jamais parlĂ© et ne m'en parlera jamais. C'est une relation pas forcĂ©ment par rapport au BDSM, mais de maniĂšre plus globale par rapport Ă  la sexualitĂ©. Est-ce que ta mĂšre te parlait et te parle aujourd'hui de sa sexualitĂ© avec ton pĂšre ? Oui. Du coup, c'est une relation par rapport Ă  la sexualitĂ© qui est diffĂ©rente. Mais j'ai une de mes collĂšgues au boulot qui savait que j'avais mon bĂątard qui l'a rencontrĂ©. Et elle, du coup, en tout cas, pour rester avant sur ta maman, c'Ă©tait quoi le dĂ©clic ? Pourquoi lui dire ? Parce que mon bĂątard, il a rencontrĂ© ma mĂšre et mon pĂšre parce que j'ai emmenĂ© mon mec et mon bĂątard en repas de famille le dimanche. Donc Ă  un moment donnĂ©, il fallait expliquer le fait d'ĂȘtre 3 au lieu d'ĂȘtre 2. Et puis avec ma mĂšre, je pouvais aller Ă  ce niveau de dĂ©tail-lĂ , parce qu'il y a quand mĂȘme des signes qui auraient pu soulever question de sa part. Lesquels ? Le fait qu'il reste systĂ©matiquement derriĂšre moi, le fait qu'il me tienne la porte, qu'il me l'ouvre, alors que quand t'es des potes, tu ouvres la porte, tu la tiens, et puis t'as la personne qui passe derriĂšre, la deuxiĂšme, etc. Ce qui n'est pas le cas de mon soumis. Donc voilĂ , il y a des trucs qui peuvent interpeller. Tu te rappelles ce qu'elle t'a dit ? Non. Je me souviens de son Ă©tonnement et puis peut-ĂȘtre quelque chose aprĂšs, derriĂšre, c'est « Ah bah oui, c'est sympa. » Cette mĂšre si cool, elle ne t'a pas posĂ© de question. Et ta collĂšgue, pareil, quelle rĂ©action ? on discutait dĂ©jĂ  de sexualitĂ© c'est vrai que je fais un lien entre parler de la sexualitĂ© parce que du coup tu vois qu'en fonction des pratiques et des choses le BDSM est une forme de sexualitĂ© Quand les gens sont ouverts Ă  parler du sujet, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, il n'y a pas vraiment de demi-mesure. On peut parler de tout. AprĂšs, peut-ĂȘtre que j'accepte de parler vanille, puis aprĂšs j'accepte de parler d'autres choses. À partir oĂč tu es prĂȘt et oĂč tu acceptes d'entendre d'autres choses, les pratiques plus extrĂȘmes, tu t'ouvres plus. AprĂšs, ça n'empĂȘche pas pour moi de prendre quand mĂȘme des pincettes et de ne pas y aller franco sur tout, sur le crade et les choses comme ça. Je n'y vais pas forcĂ©ment franco parce que c'est des interlocuteurs et des interlocutrices. Tu n'imposes pas. Mais du coup, est-ce que des portes se sont fermĂ©es ? En tout cas, si tu as Ă©tĂ© anonyme lĂ , c'est donc… Et puis je crois que sur le rĂ©seau social, tu ne montres pas ta tĂȘte ? Non, je ne montre pas ma tĂȘte. Il y a quelque chose que tu essaies de protĂ©ger, parce que si ça se savait, des portes se fermeraient ou des choses s'effondreraient ? Je suis joueur, donc j'aime garder un certain cĂŽtĂ© de mystĂšre, dĂ©jĂ . Je n'ai pas l'impression que des portes se fermeraient aujourd'hui. j'aurais beaucoup plus peur ne serait-ce que de dire que j'Ă©tais gay dans mon milieu professionnel ou dans mon environnement personnel il y a 20 ans par exemple mais du coup je je je Oui, j'aime ce cĂŽtĂ© rester anonyme pour forcer les personnes Ă  aller me dĂ©couvrir plutĂŽt que de s'arrĂȘter Ă  une photo, s'arrĂȘter Ă  un profil, les choses comme ça. Et puis, oui, ça me protĂšge aussi certainement de personnes qui pensent Je pourrais chercher Ă©ventuellement Ă  me nuire ou des trucs comme ça, surtout dans le milieu professionnel. Et dans un milieu professionnel particulier ? Je suis dans la finance, donc c'est un peu arriĂšre-garde pour certains aspects, c'est trĂšs innovant pour d'autres. Mais ce que je dirais, c'est que le fait de rester anonyme aussi ne me pose pas la question de… d'avoir des doutes sur le fait que ça soit Ă  l'origine de quelque chose. Pour une location d'appartement, j'Ă©tais paxĂ© avec mon mec Ă  l'Ă©poque, mon ex, et du coup, pour rassurer le propriĂ©taire, on avait mis le contrat de paxe. Bizarrement, on n'a pas eu l'appartement. Bizarrement, on Ă©tait les seuls, avec un dossier qui nous passait, l'agence immobiliĂšre nous disait « oui, ça passe », etc. Mais la grande compagnie d'assurance, etc., qui Ă©tait propriĂ©taire de ce bien-lĂ , non, notre dossier, il ne passait pas. Donc, je suis convaincu que c'Ă©tait de l'homophobie. d'autant plus qu'ils ont louĂ© Ă  un couple homo derriĂšre sauf que l'agence avait l'exclusivitĂ© sur le bien et qu'on Ă©tait les seuls candidats donc voilĂ  mais tu vois le fait d'avoir ce doute ou cette possibilitĂ© de doute je trouve que ça pour l'avoir vu et puis pour l'avoir vĂ©cu j'ai pas envie de m'enquiquiner avec des doutes qui sont lĂ©gitimes ou pas lĂ©gitimes mais tu protĂšges ouais LĂ , je sais que je suis en train de te mettre en retard. Un de tes soumis attend. Il va se passer quoi ce soir avec ce soumis ? Alors ce soir, il a rempli le questionnaire. On n'a pas suivi exactement les mĂȘmes rĂšgles et la mĂȘme chronologie. C'est-Ă -dire que je le connais dĂ©jĂ , je l'ai dĂ©jĂ  rencontrĂ©. Mais on avait dĂ©jĂ  aussi beaucoup discutĂ©. Et du coup lĂ  on reprend une forme de relation et de candidature, parce que le point c'Ă©tait qu'il fallait qu'il formalise, qu'il vocalise le fait d'ĂȘtre candidat, ce qu'il n'avait pas fait jusqu'Ă  prĂ©sent. C'Ă©tait ma condition. Maintenant il l'a fait, donc il a rempli le questionnaire, donc lĂ  ce soir on va en discuter. S'il y a des gens qui ont envie de te poser des questions ou de rentrer en contact avec toi, possiblement candidater pour ĂȘtre soumis, si tu trouves ton soumis via ce podcast, je veux ĂȘtre invitĂ© Ă  une teuf de je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment, est-ce que toi tu serais ok de mettre une info, un contact ou un email ? Oui, j'ai un profil sur une application qui s'appelle Recon, qui est gratuite pour contacter et envoyer des messages. Mon profil est consultable dessus. Ovi, c'est mon pseudo. Je mettrai le lien dans le descriptif de l'Ă©pisode. Merci. Un mot de la fin ? Soyez vous-mĂȘme. Ce n'est pas toujours facile, mais vous prendrez beaucoup de plaisir. Merci beaucoup. T'en prie.