Me montrer nu sur Twitter m’a libéré – Elias

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😈 Le Twitter d’Elias (contenu pour adultes) : https://twitter.com/EliasDeVitt_XXX

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Qu'est-ce qui fait chaud ? J'ai chaud. Ça commence ? Oui, ça commence, mais on peut commencer par j'ai chaud. Écoute, moi, je résiste plutôt bien à la chaleur, en fait. Étant un naturel un peu frileux, je dois dire que même à 35 degrés, il ne faut pas le dire, mais à 35 degrés la semaine dernière, j'étais pas si mal. Donc voilà. Donc du coup, il fait chaud, mais ça ne m'indispose pas plus que ça. T'as trop de la chance. Comment tu veux t'appeler ? Elias. Ah ouais, pseudo ? C'est un pseudo, oui. C'est mon pseudo de porno boy sur Twitter. Elias, c'est très bien. C'est ton pseudo porno boy. C'est quoi un porno boy ? Je vais donner ma définition. Pour moi, un porno boy ou un porno artiste, parce que souvent je me définis aussi comme porno artiste, c'est quelqu'un qui exerce une forme d'art, que ce soit la photo, la vidéo, à travers la pornographie. Donc voilà, je pense que ça correspond bien à la définition d'une partie de ce que je suis. Donc c'est sur Twitter, si je vais sur Twitter, qu'est-ce que je découvre sur ton profil ? Et est-ce que tu voudras qu'on mette le lien dans le descriptif de cet épisode ? Alors, on pourra tout à fait mettre le lien dans le descriptif de l'épisode. Je te donnerai le lien. C'est EliasDeVite underscore XXX. Et donc, sur mon profil, on trouve à la fois des contenus persos de moi à poil, en train de me branler ou en train de baiser ou en train de sucer. Et puis aussi des retweets. de contenu qui me plaît, ce qui me parle. Alors, quelquefois, c'est des trucs très obvious et très attendus, limite caricaturaux, presque, avec des mecs bien gaulés, etc. Et puis, d'autres fois, ça va être des retweets de pratiques plus extrêmes ou différentes ou moins conventionnelles, etc. Mais en tout cas, voilà, quand je sens qu'il y a un… En tout cas, quand je sens que la personne qui a fait ce contenu-là… Enfin, quand je sens plutôt que j'ai compris ce que la personne qui a fait ce contenu-là a voulu me dire en fait je pense qu'il y a quelque chose qui se crée et du coup je me dis bah tiens ça vaut le coup d'être retweeté par exemple pas plus tard que hier soir ou très très tôt ce matin j'ai retweeté une vidéo de deux gars dont un qui était en train de doiter l'autre dans la baignoire et La scène est très banale et je pense que ça aurait pu être 100 000 personnes et 100 000 baignoires, ça n'aurait pas matché. Et là, je ne sais pas, il y a un truc qui fait que je me suis dit, tiens, ce que font ces deux garçons, en fait, c'est beau, c'est esthétique. Voilà, c'est bandant. Donc, je retweet. Et tu peux te souvenir le moment, le déclic où tu t'es dit, je me lance. Est-ce que tu te souviens d'un jour en particulier ? tu t'es dit je me lance parce que toi tu montres ton visage tu peux me raconter ce déclic ? alors en fait il faut savoir que je me suis lancé plusieurs fois dans le porno en ligne et pas uniquement sur Twitter et je me suis même lancé dans le porno en ligne bien avant Twitter puisque je pense que la première fois que j'ai posté des photos Je devais avoir quelque chose comme 20 ans, parce que ça faisait déjà deux ans que j'étais à la fac, quelque chose comme ça. Donc j'avais une vingtaine d'années, peut-être 19 même. Et j'avais posté ça sur un site qui s'appelait Real Nude Guys ou un truc comme ça. je crois que les photos sont toujours disponibles d'ailleurs et donc il y avait des photos de moi mais sans visage et j'avais été très conventionnel il y avait deux photos de ma bite je crois une photo de mon cul et quelque chose comme ça Et donc j'ai posté ça et le lendemain en arrivant à la fac en fait j'étais persuadé que tout le monde m'avait reconnu et que même sans la tête enfin c'était un truc assez assez bizarre mais voilà ça correspondait à je pense que ça correspondait à quelque chose que j'avais envie de faire. Le pas d'après, c'est que les moyens de s'exhiber en ligne étaient quand même vachement moins développés dans les années 2000 que maintenant. Donc la deuxième étape, c'est que j'ai franchi le pas d'envoyer des photos de moi avec mon visage. Et ça, ça a été sur un site web qui n'existe plus aujourd'hui. Et non seulement les photos ont été publiées, et en plus de ça, le webmaster, comme on disait à l'époque du site, a trouvé une des photos sympas et m'a proposé de me mettre en page d'accueil du site comme cover boy, entre guillemets. Moi, j'avais la vingtaine, là encore, 21 ans peut-être. Et j'étais tout fou parce que c'était évidemment très flatteur que la… que la personne, du coup, qui voyait quand même passer un nombre de garçons assez incalculable, me propose de faire ça. Et puis, un peu tétanisé aussi, parce que montrer son visage, évidemment. Déjà, à cette époque, on entendait les conséquences et le boulot et le truc, etc. Et puis, finalement, je lui ai dit oui. C'est-à-dire que j'ai eu, pendant quelques années, parce qu'en fait, j'ai… je pense que ça a duré 2-3 ans parce que le site a disparu je sais pas pourquoi mais en tout cas voilà donc ça c'était la première expérience les premiers tâtonnements du cul en ligne et de l'exhibition en ligne et du porno en ligne du coup La deuxième étape, ça a été je pense il y a peut-être en 2013 ou 2014, alors c'est-à-dire combien de temps, ça a 8 ans, j'ai créé un premier compte Twitter, porno, mais je ne mettais pas mon visage. Et du coup c'était très peu satisfaisant. C'est-à-dire que c'est là que je me suis aperçu qu'en fait il n'y avait pas seulement juste la volonté de montrer sa bite, son sperme ou n'importe quoi. enfin n'importe quoi, n'importe quoi dans cette zone-là géographique, mais il y avait en fait, je pense chez moi, une revendication d'affirmation qui passait par le sexe. Et donc le visage faisait forcément partie intégrante du délire artistique, si tant est que ce soit de l'art, en tout cas moi je considère que c'en est, mais voilà, mon message ne pouvait avoir un intérêt que parce que c'est moi qui le portais. Et donc du coup ce compte a été même fermé par Twitter, bon voilà, j'ai laissé traîner ça. Et puis en octobre 2018, j'ai recréé un compte, cette fois-ci avec mon visage. D'ailleurs la première photo, j'avais précisé, mon premier post sans emoji, donc là pour le coup on voyait tout. et du coup avant tu cachais tes parties génitales avec une emoji non mais par exemple si je postais sur mon compte principal sur Twitter en fait il m'arrivait de faire des photos un peu marrantes ou autres où on comprenait clairement que j'étais à poil mais je montrais pas le tu cachais avec une emoji et du coup j'ai donc en fait j'ai créé ce compte en mode privé c'est à dire que ça a été d'abord un compte verrouillé Et puis là encore, ce n'était pas satisfaisant parce qu'il fallait être vu. Et donc, comme il fallait être vu, quand j'ai commencé à atteindre 300 ou 400 followers, je me suis dit « de toute façon, la cause est entendue, déloquons le compte ». Et donc, il s'est fait qu'aujourd'hui, le compte est public. Par contre, je ne fais pas le lien moi-même entre mon « identité civile » et cette identité de « pornartiste » sur Twitter. Du coup, si on fait une petite pause sur ton parcours de pornartiste, qu'est-ce que tu peux me raconter de toi sans parler de sexualité ? Tu es qui ? Alors de moi sans parler de sexualité, je suis qui ? Je suis un scientifique, je suis un docteur en sciences, je suis un ingénieur, j'ai été un militant, je suis toujours un peu un militant aussi des droits LGBT. j'ai organisé des marches de fierté j'ai organisé des manifestations en faveur du mariage pour tous en fait je sais pas si c'est un parcours banal, non sans doute pas chacun a son propre parcours mais voilà on va dire que c'est un parcours peut-être sérieux Et que le côté pornartiste est la partie moins sérieuse de moi-même. Parce que toi, tu penses que par rapport à ton accoutrement, parce qu'on peut dire pour les gens qui ne te voient pas, toi, tu as l'impression que ton accoutrement, ta carrière scientifique fait que personne n'imagine que sur Twitter, tu es un pornartiste. Je pense que c'est possible, oui. Après, chacun me juge et m'évalue comme il veut. Moi, je sais que je m'amuse souvent quand je suis dans des lieux publics à imaginer le contre-rôle complet des personnes que j'observe. C'est-à-dire que ça m'amuse de voir quelqu'un en costume très bien mis qui est, si ça se trouve, dans le privé, quelqu'un qui fait du drague, par exemple. Donc, c'est une espèce d'opposition. Donc, peut-être qu'il s'imagine des choses sur moi que je n'imagine même pas. Mais en tout cas, je pense que la découverte pourrait être surprenante. Je ne suis pas sûr qu'on attende ça de moi, en fait. Dans ta sexualité, est-ce qu'on peut prendre les émojis du podcast et tu peux me raconter une part de toi, c'est vivre ta sexualité publiquement, comme une pornstar ou un pornartiste ? On est star à partir d'un certain nombre d'abonnés, c'est ça ? J'étais justement en train de réfléchir à cette question que tu ne m'avais pas encore posée. Je ne sais pas du tout si on est star à partir d'un certain nombre d'abonnés. Moi, ça me gêne, star, en fait. Voilà, je pense que… Parce que Pornstar, en fait, d'une certaine manière, ça me positionnerait par rapport aux gens qui regardent. Et moi, je suis extrêmement égoïste et arrogant, et donc je me positionne par rapport à ce que je fais. Il pourrait y avoir trois followers, ce serait la même chose. Je fais ma proposition. Mais d'une certaine manière, comme toi avec ton podcast, tu fais une proposition… T'es heureux de le faire, ça t'épanouit de le faire et d'une certaine manière, s'il y a beaucoup de gens qui le suivent, c'est très bien. Mais s'il y a moins de gens qui le suivent, en fait, la satisfaction, elle reste là parce que t'as fait ce que t'avais envie de faire. Moi, c'est pareil, je fais ce que j'ai envie de faire. Donc, porn artiste, ça me va très bien. Porn star, ça m'angoisserait un peu. Du coup, si on met cette part de côté, est-ce que tu peux me raconter ta sexualité, tes autres parts de sexualité, ta différence émoji ? Toi, du coup, tu te sens actif, passif, les deux ? Pas de pénétration ? Alors, passif, avec ou sans pénétration. Alors, passif, sans pénétration, c'est le genre des trucs délicats. Mais non, non, moi, passif à 100%, ça c'est certain. Ta sexualité, tu la vis comment ? Parce qu'avant qu'on continue dans les émojis, est-ce que tu es en couple ? Est-ce que tu n'es pas en couple ? Alors, je suis en couple non exclusif, c'est-à-dire que j'ai occasionnellement des partenaires qui ne sont pas mon copain ou on a des activités sexuelles nous deux ou alors nous deux plus d'autres garçons sexuels. Exclusivement, je suis gay à 100%. Et voilà, je suis attaché à la définition de non-exclusif. Je ne m'inclue pas dans une logique de libre ou pas libre, de fermé, ouvert, qui crée des antonymes qui ne sont pas heureux pour les personnes qui se les verraient affectées. C'est ton côté militant, ouais. Ouais, c'est mon côté militant et puis mon côté, surtout, je ne suis pas prescripteur. C'est-à-dire que la façon dont je vis ma sexualité, mon cul, l'habit des autres, etc., ça me regarde moi, en fait. Tu veux dire que toi, tu ne t'identifies pas en couple libre parce que ça sous-entend que ceux qui ne sont pas ouverts ne sont pas libres, c'est-à-dire enfermés. Exactement. D'accord. Et pas non plus de couple ouvert qui supposerait que les autres couples soient des couples fermés. Et moi, je refuse de dire que des deux personnes qui décident d'être ensemble exclusivement et de faire que ça, si elles sont heureuses comme ça, il ne m'appartient absolument pas de dire qu'eux sont fermés. » Du coup, est-ce que tu veux choisir d'autres émojis qui caractérisent ta sexualité ? Oui, alors après, on donne au symbole le sens qu'on veut, non ? Exact, du coup, c'est pour ça qu'il faut que tu mettes des mots. Exactement. Évidemment, l'aubergine, parce que la bite, autant comme passif, c'est-à-dire à sucer ou à prendre dans le cul, ça me plaît beaucoup. Et il se trouve que je suis un passif qui adore montrer sa bite. Sur Twitter, par exemple, il y a énormément de posts de moi en érection, mi-molle. Ce qui fait qu'il y a même des personnes qui me contactent en me demandant d'être actif. Je suis obligé de les décevoir. Mais du coup, il y a ce paradoxe-là. Tu sais pourquoi tu n'aimes pas être actif ? C'est juste comme différents fruits. Alors, en fait, non, c'est assez clair. Et d'ailleurs, j'en ai déjà parlé sur Twitter. Je suis plutôt assez précoce, en fait, ou pas très endurant. Donc, en fait, je m'abstiens du truc parce qu'en fait, je n'y trouve pas de plaisir particulier. Après, si un jour, il y a une pilule miracle qui règle la question, pourquoi pas ? mais en tout cas voilà c'est essentiellement pour ça et puis accessoirement aussi parce que j'aime beaucoup me faire prendre que j'aime beaucoup sucer et que j'aime beaucoup être dans le rôle du passif donc il n'y a pas de frustration de ce côté là ce que je veux dire j'aurais pu peut-être être vers ça mais je pense tu te détaches de la pénétration parce que tu trouves que tu éjacules trop rapidement c'est ça exactement mais il faut éjaculer au bout de combien de temps du coup ? Je ne sais pas au bout de combien de temps il faut éjaculer, peut-être que c'est une idée complètement trompeuse de ma part. En tout cas, je… Tu es à l'aise de dire au bout de combien de secondes tu éjacules ? En fait, c'est très variable. Il y a une fois, c'était au dépôt. C'était un lieu parisien ? C'est un lieu parisien, c'est une boîte à baisses parisienne en fait. Et du coup, on y a été invité parce qu'il y avait des Pink X Awards qui récompensent, c'est Pink TV qui organise cette cérémonie pour récompenser des acteurs pornos. donc j'avais des entrées je dirais pas par quel biais parce que sinon ça m'identifierait trop et donc du coup bon bah la fin de la soirée on a passé dans les backrooms et à un moment je me suis assis à un endroit et puis je me suis fait sucer peut-être à la chaîne par 10 mecs et tout Et je n'ai pas éjaculé. Donc, en fait, il y a sans doute peut-être aussi une appréhension. Je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas quelque chose… J'ai l'impression… En fait, j'ai l'impression que je ne serai pas à la hauteur. J'ai l'impression que je serai peut-être moins décevant ou bon, peut-être même, dans le meilleur des cas, comme passif plutôt que comme actif. Et même dans ton couple intime, donc dans un espace où tu peux… Moi, je présuppose que tu peux être plus facilement vulnérable ou… dans ce couple-là, tu es aussi plus facilement passif que actif. Ah mais je suis passif, là je n'ai pas testé, alors après je ne sais pas si le fait de se faire sucer par exemple c'est être actif, moi je pose quand même actif-passif beaucoup sous l'angle de la pénétration, donc du coup je ne sais pas trop comment je pourrais me définir par rapport à ça, mais que ce soit dans mon couple ou dans les relations que j'ai à l'extérieur du couple, non je suis passif, la question ne se pose même pas en fait. Toi, tu te souviens de foi sexuelle ou d'où vient cette injonction ? Est-ce que tu te souviens dans ton passé, ce qui explique ? Parce qu'en fait, à mon micro, j'entends de plus en plus de gens qui disent ça, qui disent en fait, moi, je ne suis pas actif parce qu'il faut être au niveau. Et cette pression, c'est quoi ? C'est des hommes avec qui tu as eu des rapports sexuels qui t'ont dit, hé, coco, ils te mettent à la Uber, tu vois, ils te mettent une mauvaise note à la fin ? Non, non, je pense que c'est même encore pire que ça, en fait. C'est pire que ça, c'est-à-dire que ça vient d'avant. C'est-à-dire que, d'une certaine manière, même quand on prétend s'extraire complètement des injonctions sociales parce que le porno et la représentation du couple gay ou du sexe gay dans le porno restent une injonction sociale, du coup, moi, je pense que j'ai été sensible à ça et que je suis encore indirectement sensible à ça, c'est-à-dire que j'ai eu des modèles de durée, qui sont complètement débiles, parce qu'en plus de ça, tout le monde sait que c'est remonté, retravaillé, que les actes sexuels ne sont souvent pas dans leur longueur normale, en tout cas, qu'il y a des… En plus, certains acteurs prennent des médicaments ou des choses comme ça. C'est complètement débile. Je pense que ça remonte à avant. Après, c'est un travail d'intériorisation et peut-être aussi de lutte contre l'intériorisation. Maintenant, peut-être que si tu me réinterviews dans dix ans, je te dirais « Écoute, à force de travail sur moi, j'ai passé cette limite-là et puis maintenant, je suis 100% actif ». J'ai des potes qui se sont construits comme 100% actifs parce que ça renvoyait aussi une forme de virilité et tout, et qui aujourd'hui prennent plaisir à ce que je leur mette des doigts dans le cul ou ce genre de choses, et choses qui auraient été impossibles il y a peut-être encore 4 ou 5 ans. Donc les gens évoluent. Tu dirais que tu fais un travail sur toi aujourd'hui pour aller à la rencontre de ta sexualité ? Je pense déjà le fait du Pornhub sur Twitter, je pense que c'est un élément important. Après, je pense que c'est un élément dans lequel je suis à l'aise parce que contre toute attente, je suis d'un naturel assez timide. Je n'ai pas de… les gens peuvent croire l'inverse mais en fait j'ai pas forcément énormément de facilité à aller aborder des gens à aller voilà même sur Grindr souvent je sais pas quoi dire voilà ça m'est pas forcément à l'aise Et du coup, ça je pense que c'est un bon outil pour moi justement pour explorer ce genre de choses, explorer la sexualité, explorer des pratiques que j'ai pas l'habitude d'avoir. Ça c'est quoi, c'est Twitter ? Oui, Twitter. Parce que concrètement, comme tu as un compte pornographique, les gens te contactent et disent « viens, on fait cette pratique-là ». C'est ça, ça arrive. Et d'ailleurs, la plupart des vidéos ou des projets que j'ai, c'est avec des gens que j'ai rencontrés ou que je rencontre sur Twitter. Et du coup aussi, ce que je trouve assez sympathique là-dedans, c'est que comme c'est souvent… des porno boys ou des gens qui font du porno sur Twitter en fait il y a d'une certaine manière un respect que je trouve même pas forcément sur les applis de rencontre pour le coup je trouve que le gay porn sur Twitter est une forme de safe place en tout cas de mon point de vue moi je m'y sens bien Je ne m'y sens pas attaqué et je dois dire que c'est assez agréable en fait d'exercer entre guillemets, mais dans ce contexte-là. Avant qu'on retourne sur ton… Moi, j'ai d'autres questions sur ton côté porn boy, bien sûr. J'essaye de retrouver les émojis, les revoilà. On finit les émojis. Toi, juste il y a dix minutes, tu disais le rôle de passif. Ça fait tilt dans ma tête. Pour toi, c'est un rôle d'être passif ou c'est juste moi qui fais de la branlette sur un terme ? Je ne sais pas. Pour moi, passif, c'est que tu es pénétré. Ce n'est pas… C'est une action, en fait. C'est le fait d'être pénétré. Donc, en changeant les mots, est-ce que tu aimes pénétrer ou être pénétré ? Oui, voilà. Donc, moi, je préfère être pénétré. Et après… Est-ce qu'il y a un rôle de passif ? Est-ce que toi, tu incarnes quelque chose, genre le passif soumis ou le passif, le power bottom ? Est-ce qu'il y a… Comment, toi, tu te fais pénétrer ? Écoute, j'ai dû le dire tellement naturellement que je vais avoir du mal à lutter contre le truc. Je ne sais pas, j'ai peut-être dit une connerie d'abord. Et puis ensuite, non, parce que quand j'ai dit le rôle de passif, c'est-à-dire que ça renvoie à ce que je disais sur le fait que, par exemple, quand on sue, c'est ce qu'on est forcément passif. Je ne sais pas, plutôt ce qu'on catégorise comme attitude sexuelle d'une personne passive. Mais effectivement, oui, En fait, il y a souvent cette histoire de domination-soumission en couche. Est-ce que toi, c'est quelque chose qui t'excite et ou qui existe dans ta sexualité ? Alors non, voilà. Moi, je ne suis ni dominé, ni dominant. J'ai essayé les deux avec un succès très, très relatif. Donc, je me suis dit que ce n'était vraiment pas pour moi. Après, là encore, il y a des gens qui trouvent leur compte là-dedans dans ce genre de pratique. Moi, je n'ai aucun problème avec ça, évidemment. Mais c'est vrai que me concernant, voilà, j'ai… Une anecdote, il y a peut-être un an ou deux sur Twitter, il y a un gars qui me contacte, qui dit « oui, je veux être ta chienne soumise, machin et tout, dis-moi quoi faire ». Bon, alors, j'ai été pris un peu au dépourvu. Après, voulant être plaisant malgré tout, je dis « c'était un garçon qui était charpentier, il était ouvrier charpentier ». Et je lui lâche, bah écoute, sors ta bite sur le toit, machin et tout. Et il me dit, ah non, je peux pas faire ça. Bah écoute, qu'est-ce que tu fous là ? Donc du coup, tu lui as demandé de prendre une photo de lui avec son sexe dehors, tandis qu'il travaillait la charpente. Exactement. Et du coup, il m'a répondu non. Alors moi, je n'ai pas insisté de toute façon. Je n'ai pas voulu être trop oppressant. Mais du coup, c'est vrai que je me suis retrouvé extrêmement dépourvu et démuni face à ça. Donc, ce n'est pas du tout pour moi. Ce n'est pas dans ton narratif ou ton rhétorique ? En fait, je n'arrive même pas à me le formaliser. Je ne sais même pas comment faire. Aujourd'hui, peut-être que je vais être initié dans 5 ou 10 ans par quelqu'un et que je vais découvrir le truc qui manquait. Mais c'est vrai que là, moi, je suis hermétique à ça. Si on a envie de terminer la photographie de ta sexualité aujourd'hui, tu as l'impression qu'on est passé à côté de quelque chose ? Après, là, tu vois comme ça, il y a l'emoji goutte, donc le sperme, oui. Moi, j'adore le sperme, aussi bien le mien pour jouer avec que celui des autres pour jouer avec. Tu joues comment avec ? Tu manges ? Oui, je mange ou je lèche les gouttes qui restent ou même sur une branlette, je vais avoir tendance à essayer de jouer la performance pour faire une vidéo. Donc moi, je classe ça dans le jeu. Qu'est-ce qu'on peut faire avec, selon les individus, ces 5 ou 10G qui arrivent et qui pourraient partir n'importe où ? donc du coup le sperme en tout cas c'est quelque chose qui me parle j'ai vu qu'il y avait des chaînes aussi bon bah là les chaînes c'est je dirais si je mélange les chaînes et le cadenas peut-être tout ce qui est chasteté cache de chasteté etc que je pratique aussi alors avant que j'avais une question sur le sperme du coup est-ce que tu peux me raconter une foi sexuelle sur twitter ou pas particulière qui t'a marqué autour du sperme quelque chose que tu as fait avec le sperme Tu disais que c'est comme une performance, tu pensais à quelque chose en particulier ? Ouais, en fait, une fois, je rentrais du sport, par exemple, et j'étais à la maison avant d'aller à la douche et tout. Et puis bon, je bandais. Donc, je me suis dit, voilà, j'ai commencé à me branler. Et je me suis dit, tiens, je vais filmer une éjac. Et en fait, il se trouve que le machin a duré trois plombes. Donc, j'ai fait un magnifique ralenti. La vidéo a eu un succès pas possible. Et du coup, voilà, moi, j'ai trouvé ça… plutôt marrant et enthousiasmant parce que, voilà, je peux sembler con, mais je trouvais juste formidable d'avoir 2 minutes 20, puisque les vidéos sont limitées à 2 minutes 20 sur Twitter, 2 minutes 20 de sperme qui gicle de ma bite. J'ai trouvé ça très épanouissant, en fait. Du coup, toi, tu as du plaisir. En fait, ce qui te procure du plaisir, c'est Tu te masturbes et comme il y a la caméra et qu'on voit ton visage, ça accentue ton excitation. C'est quand même très paradoxal et c'est bien que tu rajoutes ça parce que ça doit être une des rares vidéos que j'ai postées depuis 2018. Donc, ça fait bientôt 4 ans que le compte existe. où on ne voit pas mon visage, en plus. Alors là, je ne sais pas ce qui s'est… Les astres étaient alignés, je ne sais pas ce qui s'est passé. Mais en tout cas… Pendant, ça t'excite qu'il y ait la caméra. Non, mais il y a un plaisir évident à l'exhibition. C'est-à-dire que… Enfin, voilà, moi, je… Tu ne peux pas faire ça… sur Twitter ou ailleurs d'ailleurs, sans être exhibe. Pas exhibe le satire qui passe devant les écoles avec l'impair et qui montre son zizi à tout le monde. Mais il y a forcément une volonté de se montrer. Après, s'il n'y a pas de volonté de se montrer, tu ne fais pas ça. Tu le fais aussi dans des parcs ou dans des lieux entre adultes, de façon pas illégale ou presque, mais ça t'excite d'avoir des rapports sexuels dehors et de pouvoir être surpris. Il m'est arrivé de le faire dehors. Je le fais de moins en moins. Je ne sais pas pourquoi, je trouve ça assez excitant. Je pense que les occasions ne se présentent pas. Et puis, il y a quand même aussi, je pense, en contrepartie de tout ça, la vie professionnelle. Je n'ai pas 100% du temps pour faire du cul non plus. Et puis, j'ai aussi d'autres projets persos qui sont très éloignés de ça. Et qui m'occupe du temps. Je pense que ma question, c'était, est-ce que cette fibre exhibitionniste que tu masturbes sur Twitter, est-ce que tu la masturbes ailleurs aussi ? Est-ce que l'exhibitionnisme, c'est le même ressenti, la même joie d'être vu où il y a une spécificité au nombre de likes et de retweets sur Twitter ? Non, alors, effectivement, j'ai mal… Ce que tu as dit, la vidéo a eu grand succès. Oui, alors, il y a ça. Après, j'ai mal répondu à la première partie de ta question, effectivement. Oui, je l'ai fait dehors, je le fais dehors de temps en temps. Simplement, j'insistais sur le fait que je le faisais moins dehors, mais pas parce que ça m'attirait moins, mais voilà, le fait est que c'est moins dehors. Il n'y a pas longtemps, j'étais dans un hôtel, j'en ai profité pour aller faire des saloperies dans l'escalier de… dans l'escalier de service, qui avait en plus le bon goût de donner directement sur l'extérieur. Donc, c'était plutôt marrant. Tu as été vu ou pas ? Alors, je ne sais pas si j'ai été vu. Il y a des gens qui sont passés. Il se trouve que c'était assez haut. C'était assez en hauteur. Mais j'ai vu des gens passer. Donc, du coup, c'est marrant. C'est le piment du truc. Après, tu vois… Je ne l'ai pas fait en frontal des gens. Et ça aussi, c'est quelque chose qui me dérange un peu dans certaines pratiques exhibitionnistes. On ne peut pas imposer ça aux gens qui passent. ça me gêne beaucoup quand je vois des vidéos par exemple de gens qui font ça au milieu d'un parc en plein jour où il y a potentiellement des gamins ou même des adultes qui n'ont absolument pas payé pour voir ce genre de choses et donc du coup je pense qu'il y a des îlots pour le faire Et ces îlots, c'est je suis dehors, je pourrais être vu, mais les chances sont tellement minces qu'en fait, ça ne va déranger personne et je vais pouvoir me faire plaisir avec ça. Et donc, c'est aussi quelque chose que j'essaye de m'imposer, évidemment. Je peux comprendre aussi, évidemment, qu'on marche dans la rue, on voit quelqu'un en train de se branler. Je ne suis pas sûr que ce soit… Je ne suis pas sûr que ce soit hyper faire de faire ce genre de pratique. Du coup, j'ai oublié la deuxième partie de ta question. Inquiète, ce n'est pas grave. On finit le portrait. Tu parlais de cadenas et de chaînes. Oui, de chasteté. Mais ça, c'est domination-soumission, non ? Non, alors c'est de la chasteté que je pratique moi. J'ai la clé, je me l'impose à moi-même. Ça reste d'une certaine manière une pratique individuelle, même si je la fais avec d'autres garçons, mais c'est moi le maître, c'est moi le dominant et le dominé. De toi-même. Exactement, de moi-même. Moi, je trouve ça intéressant parce qu'en fait, ça repositionne le plaisir masculin dans autre chose que la bite. Et l'éjaculation. et l'éjaculation alors l'éjaculation oui et non parce qu'en fait j'ai aucun problème à éjaculer même sans bander avec des cages ou voilà mais du coup je trouve que ça repositionne vraiment le plaisir masculin sur autre chose que cette quête du virilisme de la bite la plus grosse la plus longue la plus machin la plus veineuse tout ce que tu veux là en fait t'es obligé de faire sans Et si tu veux jouir, si tu veux prendre du plaisir, t'es obligé de faire sans. Donc il y a d'autres trucs qui marchent, le massage du périnée, un bon toucher rectal, même une bonne sodomie. Il y a plein de trucs qui permettent de prendre du plaisir et je trouve ça justement très intéressant de faire ça et de s'ouvrir finalement à autre chose que le modèle imposé de… La pénétration, le plaisir. Et en dehors de ça, il n'y a rien. Ou la masturbation pour les garçons, le plaisir. Et en dehors de ça, il n'y a rien. Ou l'éjaculation, le plaisir. Et en dehors de ça, il n'y a rien. Et typiquement, il y a des fois où même sans cage, par exemple, je vais rester plusieurs semaines, quelques fois plus d'un mois, sans jouir, en faisant du hedging. Je ne sais pas s'il faut que je définisse le terme. Vas-y. Le hedging, en fait, c'est une masturbation, mais qui s'arrête juste avant l'éjaculation. Et donc, l'idée, c'est d'aller jusqu'à la limite et de ne pas éjaculer. Et donc, souvent, une séance de hedging, ça peut durer quelques heures. Et puis, quelques fois, ça peut durer plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois. Plusieurs mois, je n'ai jamais testé. Mais en tout cas, moi, me concernant, plus d'un mois. Et donc, aussi une façon, finalement, de prendre du plaisir dans cette contrainte, dans cette frustration, dans cette… dans ce combat qu'il y a en disant « Allez, j'y vais, je lâche tout. » Mais en fait, non, on se retient. J'aime bien ce pan de la sexualité qui, d'une certaine manière, nous démasculinise, nous dévirilise et nous met dans une autre situation. qui est socialement moins enviable, c'est-à-dire celle de la personne qui n'a pas de sexe, qui n'a pas d'éjaculation, et donc d'une certaine manière une féminisation du rôle sexuel, toute proportion gardée évidemment, mais en tout cas de se ramener à finalement ce que la société rejette, puisque la société rejette globalement les femmes. Du coup, toi, dans ta sexualité et ta recherche d'épanouissement, Ça te sert à quoi d'essayer de déconstruire ? En quoi c'est important pour toi d'être moins dans un rôle viriliste ? En fait, de mon point de vue, je le fais parce que j'y trouve du plaisir. Donc en fait, je ne sais même pas si j'ai mon moi militant et politisé dirait que oui, probablement que j'ai voulu essayer ça parce que j'avais une volonté de déconstruire peut-être un certain nombre de choses me concernant. Mais le fait que je continue, c'est parce que j'y prends du plaisir et que ça me plaît. Franchement, ça m'emmerderait ou j'y prendrais pas de plaisir, j'arrêterais. Tu dirais que t'es épanoui aujourd'hui. La question du podcast, c'est comment devenir sexuellement épanoui ? Je dirais que ponctuellement, je suis épanoui sans doute parce qu'aujourd'hui, ça va bien, que je suis content de faire ce que je fais et que quand je baise, ça se passe bien. Après, est-ce que je suis le plus épanoui que je puisse être ? Ça, je ne sais pas parce que peut-être que dans quelques mois, quelques années, je reviendrai là encore en disant j'étais passé à côté de ça et alors là, maintenant, je suis vachement épanoui et tout. Si ça se trouve, peut-être qu'encore dans 20 ans, il y aura autre chose. Donc voilà. En tout cas, moi, ce que je vois, c'est que je suis heureux en ce moment dans ma sexualité. Je suis heureux de la vivre de la façon dont je la vis. Et donc, je pense que ça vaut épanouissement. Voilà. Est-ce que… Je vais te proposer un préjugé après avoir entendu ton histoire ou une partie. Et tu vas me dire, tu veux ton verre d'eau ? et tu vas… Tu as quel âge ? J'ai 40 ans depuis une semaine, depuis le 13 juin, donc une semaine et quelques, non ? Oui, c'est ça, 20-10 jours. Donc, l'interprétation que je veux te donner, j'ai cru comprendre que te montrer publiquement aux autres avec ton voyage, non, ton visage, a été un voyage pour t'aider à te valider toi ? Est-ce que tu es d'accord ? Et si tu ne l'es pas, en fait, ma question sous-jacente, c'est qu'est-ce qu'au-delà du plaisir, est-ce que tu comprends pourquoi tu es sur Twitter à montrer ta sexualité ? Alors, sur la première chose que tu as dit, mais à 100%. Moi, je considère sur le fait que je ne sais plus exactement comment tu avais tourné ta question. Valider ou pas. Donc, ça veut dire que si tu avais reçu une pluie d'insultes en disant ton corps, tu es moche, tu es moche, ça serait fait le contraire. En fait, je pense qu'effectivement, j'aurais reçu une pluie de « tu es moche, tu es moche, tu ne sers à rien », je l'aurais mal vécu. En fait, la réalité des choses, c'est que personne n'est moche. Alors ça peut paraître bateau ce que je dis, et peut-être un peu mièvre, Mais la réalité des choses, c'est quand on voit la diversité des followers de comptes pornos sur Twitter, quand on voit la diversité des pratiques pornos sur Twitter, la diversité des gens, des individus, des histoires, des origines géographiques, sociales, tout ça. En fait, on plaît à des gens. Et ce que j'ai trouvé vraiment construisant pour moi, C'est que j'ai découvert qu'en fait, on pouvait être loin des canons absolus, des coverboys de têtu ou des fantasmes de l'imaginaire masculin, etc. En fait, on plaît à des gens. Et on plaît à énormément de gens. Et moi, j'ai fait, j'ai grandi dans les années 80, enfin, j'ai fait mon adolescence plutôt dans les années 90, mon enfance dans les années 80. J'ai vécu l'arrivée d'Internet. J'ai grandi dans un monde où les gays n'existaient pas. ou quand les gays existaient, c'est parce qu'ils avaient le sida, donc quand on a 13 ou 14 ans, c'est vachement bien pour se positionner dans sa future vie, de se dire qu'on est potentiellement quelqu'un qui va avoir le sida, c'est ça qu'on entend tout le temps. Les modèles de sexualité gay pendant toute une partie, parce que j'ai commencé ma vie sexuelle gay assez tard, enfin je dis assez tard, je ne sais pas, j'avais peut-être 25-26 ans, Donc assez tard en fait, au moment où je suis sorti du placard et tout. Et en fait, les modèles de sexualité gay que j'avais, c'était le porno. Donc des bits pas possibles, des corps, on a l'impression qu'ils sont taillés dans le marbre avant de monter en plateau. Tu peux m'expliquer en quoi tu ne corresponds pas au canon, pour les gens qui ne te voient pas ? Alors, en quoi je ne correspond pas au canon ? Je ne suis pas très grand. Combien ? Je mesure 1m68, je crois, au dernier recensement. Je suis un peu musclé, mais je ne suis pas non plus musclé au sens dessiné. J'ai un peu de gras. Je n'ai pas une bite énorme. J'ai une bite qui fait 15 centimètres. Donc, on est vraiment sur… sur du moyen, moyenné, très basique, très standard. Et du coup, d'apparence, je ne pense pas avoir un visage repoussant, mais je ne pense pas avoir un visage qui soit exactement dans les canons du top modèle. Et là, j'en parle avec décontraction, parce que d'une certaine manière, il y a une partie de ma vie derrière moi que j'ai vécu des choses et que globalement, ça va bien. Mais franchement, je te jure que quand on a 16, 17, 18 ou 20 ans même, qu'on se construit et qu'en plus de ça, on n'a aucun modèle dans la vraie vie, sinon les modèles de magazine ou de porno ou autre… En fait, c'est pas évident de se dire qu'on vaut quelque chose, quoi. Et donc, du coup, moi, j'ai commencé, en fait, avant même de poster des photos en ligne, donc au tout début, ce que je racontais au début du podcast, j'ai commencé à faire des… Voilà, des visios ou des choses comme ça. Il y avait un peu déjà ce genre de choses. Des webcams. Voilà, des webcams ou des trucs comme ça. Du coup, tu faisais, c'est-à-dire, tu te connectais avec d'autres hommes et vous vous touchiez. Voilà, c'est ça. C'était avec d'autres mecs. Et puis, masturbation, des choses comme ça. Et en fait, mais même ça, d'avoir des gens qui te disent « Oh, t'es super excitant, j'adore tes tétons, j'adore tes machins. » En fait, c'est salvateur. Mais vraiment. Parce que, en fait… Voilà, nous, enfin je dis nous, mais les gays à l'époque, ou les gays de mon âge, ou même pour ceux qui sont encore plus vieux, je pense que c'était encore plus difficile. Toi, ça t'a libéré Twitter. Ça m'a libéré. En fait, ça, dans le début des années 2000, même de commencer à poster des photos, ça a déjà commencé à me libérer. Et puis, j'irais que… En fait… Le Twitter de maintenant, ce n'est pas la libération, c'est le kiff. C'est-à-dire que c'est la partie, je me suis libéré et maintenant… Je parle au monde. Voilà. Et ça, c'est super cool. Et par contre, effectivement, au début, les petites photos sur les sites dont je parlais au début de l'interview, le premier compte Twitter, je pense que c'était effectivement le côté j'ai besoin d'une certaine manière qu'on me dise c'était beau, quoi. Ou t'es excitant, ou ce que tu fais nous plaît. J'ai l'impression qu'il y a le boss final de ton jeu vidéo, ça pourrait être de réunifier le toi docteur en sciences, ton LinkedIn avec ton compte Twitter, quoi. En tout cas, je pense que tu as plusieurs identités et pas uniquement une pro et une porno. Mais en tout cas, est-ce que tu as l'impression que ça pourrait être le boss final de connecter tes différentes identités et de faire un dernier coming out de ta diversité, multiplicité, incluant aussi de la pornographie ? Alors, en fait, oui et non. Oui, parce que dans un monde idéal, je considère qu'on peut être un très bon pornartiste et un très bon scientifique et qu'on peut avoir des choses à apporter au monde différentes, même qui semblent antinomiques, sans que l'une affecte l'autre et réciproquement. Donc oui évidemment dans un monde idéal j'aimerais n'avoir qu'un seul compte Twitter et lié à tout ça et de dire bah tiens il fait de la science de pointe et en même temps il monte sa bite et c'est ok. Alors non pourquoi non ? D'abord parce que je pense que c'est intéressant d'avoir des narratifs différents. Malgré tout, je pense que ce n'est pas forcément des aspects de ma personnalité que j'ai envie de voir coexister, en tout cas pour l'instant. Je suis assez intéressé par l'idée qu'il puisse y avoir un peu de monde dans ma tête et qu'il y en ait un qui dise « montre ta bite » et puis l'autre qui dit « t'es sérieux en conférence ? » Ça, c'est le premier truc. Le deuxième, c'est que je ne veux pas être sacrificiel pour les autres. C'est-à-dire que mon idéal, c'est qu'effectivement, dans ce monde idéal dont je parlais, on devrait pouvoir le faire. Moi, je ne me sens pas du tout d'être celui qui va trinquer pour que potentiellement, peut-être, tout le monde y arrive un jour. Comment tu trinquerais concrètement ? Toi, tu sais, tu sens qu'il y a des gens qui… Oui, c'est-à-dire qu'évidemment, du jour où on découvre que je fais du porno, ça peut avoir des incidences notables dans le reste de ma vie. Voilà, tout simplement parce qu'aujourd'hui, le porno est rattaché à quelque chose de sale, de pas valorisant, que ça véhicule pas une bonne image, tout simplement, et que rien que ça, ça peut nuire, en fait. donc voilà je vois pas pourquoi est-ce que je devrais me sacrifier pour les autres quoi t'as pas l'impression de jouer avec le feu et je te demande ça parce que parce qu'il y a un emoji feu parce qu'il y a un emoji feu non je te demande ça parce que et c'est pas du tout je l'entends pas comme une question que je sois agressive ou quoi que ce soit c'est ce que j'ai ressenti en t'écoutant je me dis mais merde en fait ce podcast à petite échelle ou n'importe quel de ses tweets C'est à chaque fois un coup où ils jouent avec le feu parce qu'en fait, il suffit qu'il y ait un ou une auditrice qui clique et qui fasse de la science aussi parce que moi, en titre, j'ai mis que sais-je. Et pouf, on crée un pont. Et j'ai l'impression que tu es en ce moment responsable à chaque témoignage, tweet et autre. de la possibilité de ce pont entre tes différents univers et qu'il y a en toi une envie, et c'est l'exhibitionnisme, je pense que c'est peut-être le cœur de cette excitation, mais ça te va de jouer avec ce feu-là ? Ça te va si ce podcast, un tweet, une vidéo, est le déclic qui crée des ponts ? Le fait est que je fais ça depuis maintenant 4 ans. Donc du coup, je le fais en étant conscient. Après… Imagine, ça arrive. T'as l'impression qu'il y a une part de toi qui dit « enfin, ça y est » ou une part… Qu'est-ce que tu… Je pense qu'il y aura une part de moi qui dira « enfin », l'autre part de moi qui va dire « merde », et puis on va faire un conciliabule avec tout ça et on va essayer de trouver une position commune. En fait, si ça arrive, ça arrivera. Après, moi, je ne suis pas dans le camp de la morale. moi je suis dans le camp de la loi donc je fais rien qui est en dehors de la loi après si ça heurte la morale des gens et que ça la heurte suffisamment pour qu'ils essayent de me nuire à cause de ça en fait il y a des lois qui protègent contre le revenge porn entre autres mais contre le harcèlement en ligne donc en fait d'une certaine manière ça m'emmerderait parce que je ne veux pas aujourd'hui avoir à le gérer Mais si ça se produisait et que ça se produisait de façon extrêmement rude pour moi, en fait, j'ai des outils pour lutter contre ça. Et te défendre. Et d'ailleurs, j'avais répondu à un questionnaire d'un blog justement là-dessus. Et j'avais dit, la question c'était, mais qu'est-ce que tu fais justement si on te découvre et qu'on te harcèle pour ça ? Et je dirais « j'irai porter plainte en tant qu'artiste porno ». Et l'intervieweur me dit « en tant qu'artiste porno ? » Je dis « bah oui, c'est pas interdit d'être artiste porno en fait. En revanche, c'est interdit de harceler un artiste porno. C'est interdit de harceler tout le monde d'ailleurs, mais c'est interdit de harceler un artiste porno. Donc j'irai au commissariat en disant « eh bien voilà, je fais du porno sur Twitter et je poste des vidéos sur d'autres sites et voilà, et je suis attaqué à cause de ça ». Maintenant, c'est à vous de me défendre. C'est marrant parce que j'ai quand même l'impression que c'est un autre coming out autour duquel tu tournes. Et peut-être qu'en fait, la vie, c'est une suite de coming out incessant. Je ne sais pas. oui bah en fait c'est très intéressant ce que tu dis j'avais jamais vu les choses sous cet angle là en tout cas de coming out permanent mais oui sans doute que c'est du coming out permanent et puis peut-être même des coming out que je n'imagine même pas aujourd'hui voilà peut-être que dans 10 ans ou 20 ans je ferai un coming out de je ne sais quoi si on me le dit aujourd'hui arrête de déconner enfin peut-être on sait pas tu te réécouteras dans dix ans et tu te diras quel con, j'espère pas, je crois que tu seras un peu plus sympa. Je suis assez dur avec le moi passé, en fait. C'est quelque chose, je haïs assez facilement ce que j'ai été. C'est avant 25 ans, ne pas s'aimer suffisamment pour se hauter ? Non, non, de façon permanente en fait. Le mois passé ne me satisfait jamais en fait. Le mois actuel me satisfait toujours. Je suis toujours très content d'être là. Au moment où je suis dans ma vie, par exemple, d'il y a 40 ans, je suis très content, je suis très épanoui. J'ai beaucoup plus de projets qu'à 30 et encore plus qu'à 20. Je sais où je vais, je sais ce que je fais, mais c'est la belle vie. Et puis si ça se trouve, dans 10 ans, je te dirais non, mais à 40 ans, franchement, quelle honte. Tu te souviens pourquoi, tu te souviens les raisons clés qui t'empêchaient de faire ton coming out avant 25 ans ? D'avoir des rapports sexuels avant 25 ans. alors je sais pas si les deux sont alliés parce que j'ai quand même fait mon coming out après avoir eu mes premiers rapports gays en fait sachant que j'ai eu un rapport hétéro qui a été catastrophique l'opération ne s'est jamais reproduite à tous les sens du terme et du coup je sais pas si je lirais le coming out et la pratique du sexe gay mais je pense que de toute façon c'est parce que j'avais l'impression que c'était quelque chose de mal C'est con, mais voilà, j'ai grandi, mais je pense comme beaucoup de gays de mon âge et peut-être comme de gays plus jeunes aujourd'hui, même si les choses avancent un peu, je pense que j'ai grandi en me martyrisant personnellement, en me convainquant que cette voie que je m'apprêtais à suivre était une mauvaise voie, avec des mauvaises personnes, des mauvaises choses. Et voilà, ça peut être très destructeur. Donc moi, ça va, j'ai grandi malgré tout dans un environnement qui m'a permis d'avoir des échappatoires, mais au-delà même de mes parents qui, par ailleurs, et de ma famille qui ont plutôt bien accepté, évidemment, c'était pas évident, mais qui, après coup, ont très bien accepté mon orientation sexuelle et tout. Mais j'ai grandi dans un milieu qui m'a permis d'avoir des imaginaires aussi, des échappatoires. Tu parles de quoi ? Des passions d'adolescent, même l'accès à la culture, à la connaissance. On ne se rend pas compte à quel point c'est aussi libérateur. Mais voilà, c'est des échappatoires parce qu'on apprend à lire et à bien lire. Donc, ça veut dire qu'on va lire des romans et on ne va pas lire n'importe quel roman. En fait, on va lire des romans. qui correspondent à une classe sociale et à un niveau culturel et un niveau socio-culturel qui font que ce sont des romans qui ouvrent beaucoup plus ou des écrits qui ouvrent beaucoup plus de possibilités que les livres débiles que quelquefois on va réserver à des gens qu'on considère comme pas très éduqués et donc qui voudraient dont on se dit « Bon, de toute façon, on peut bien leur écrire des conneries, ça leur ira très bien. » Je fais une petite parenthèse mais il y a cette vidéo un peu connue de Lina avec un jeune homme dans les années 50 qui critique le livre de poche en disant qu'il croit à l'aristocratie des lecteurs et les gens se foutent beaucoup de sa gueule évidemment parce que… parce que c'est risible, objectivement. Mais la réalité, c'est qu'il y a une aristocratie des lecteurs, une aristocratie des imaginaires, en fait. Et toi, du coup, ce que je comprends, c'est que tu as grandi dans un milieu plus populaire, c'est ça ? Non, j'ai grandi dans un milieu, non, non, au contraire, beaucoup plus bourgeois et donc dans lequel j'ai eu la possibilité d'avoir une ouverture de mes horizons et chose qui existe beaucoup moins dans les milieux très populaires où les gens sont contraints d'une certaine manière par un système social mais là le révolutionnaire se surimprime au porno au porno artiste c'est C'est marrant parce que dans les deux cas, dans tes deux coming out, dans ton chemin de coming out, souvent, la culture émancipe. Parce qu'en fait, Twitter… Moi, mon intuition en t'écoutant, c'est que t'es encore, et toutes nos vies, je crois, ça c'est vraiment un jugement, une opinion, mais toutes nos vies, on est en coming out de qui on est, que ce soit sexuellement ou autre. Et ouais, j'ai l'intuition que là, il y a pas mal des barrières qui t'empêchaient d'être homosexuel. Quand je t'entendais, j'entendais les mèmes qui t'empêchent d'être tout en toi et je serais très curieux en effet dans deux ans ou dans je sais pas combien de temps refaire un épisode pour savoir où t'en es par rapport à ça et je crois que peut-être moi mon jugement et j'aimerais te faire réagir là-dessus avant de te demander ton mot de la fin mon jugement ça serait toi t'es ok qu'on te vole ton coming out je le formule de façon assez clivant mais qu'en gros si tu continues à poster il y a peut-être un jour quelqu'un qui va t'imposer le jour la date de ce fameux conciliabule entre t'es tout toi moi je crois que j'aurais envie de le contrôler et puis j'aurais envie de le décider pas toi Je ne sais pas trop répondre à cette question. Je sais que pour… En tout cas, moi, je n'ai jamais été confronté à ça. Donc forcément, ma réponse ne vaut pas forcément grand-chose. Je sais que ça peut être une épreuve extrêmement douloureuse pour les personnes qui le subissent, cet outing, où en tout cas, effectivement, on est dépossédé un petit peu de ça. Je ne sais pas. Je ne sais pas, en fait… j'ai pas l'impression que ce soit suffisamment en tout cas que le porno soit un élément suffisamment constitutif de ma personne profondément pour que j'attache autant d'importance par exemple un outing de porno ou quelqu'un qui m'aurait outé en tant que gay je pense que je pense que gay me semble être une identité qui est beaucoup plus prégnante pour moi acteur porno ou pornartiste Moi, je le prends vraiment comme un side, en fait. C'est un truc que je fais parce que ça m'amuse de le faire. Je ne me construis pas là-dedans. Je me construis personnellement, comme dans tout ce qu'on fait. Quelqu'un peut se construire en lisant des livres, quelqu'un peut se construire en faisant de la photo, de la sculpture, je ne sais quoi. Moi, je me construis avec ça, mais ce n'est pas constitutif de ma personne, en fait. Quand j'en aurais marre, j'arrêterais. et je ferais autre chose et puis même là en fait il y a plein de moments c'est pas j'arrête mais je poste moins juste parce que ma libido est moins forte parce que je suis enfin voilà je suis moins excité j'ai pas l'occasion de rencontrer des gens ou j'ai juste pas envie en fait j'ai juste pas envie de le montrer c'est à dire que enfin tu vois typiquement je prends un exemple très simple en ce moment je pense que je me branle au moins 2-3 fois par jour Et je ne poste rien sur Twitter. Parce que là, dans le moment… Voilà. Ce n'est pas le moment, je n'ai pas envie. Et puis, si ça se trouve, dans trois semaines, je me branlerai une fois tous les mois. Mais le moment où ce sera le truc, je le posterai sur Twitter. Et donc, du coup… Voilà, c'est pour ça que… Moi, ce ne sera pas un outing. Ce sera… En fait, je pense que si quelqu'un… Parce que je sais ce qui se passera. C'est-à-dire que si ça sort, ça sortira pour de mauvaises raisons. Ça ne sortira pas en disant, regardez ce que fait Elias, ou quelqu'un aura trouvé mon vrai prénom, mais regardez ce que fait Elias, c'est vachement cool. Non. Quand ça sortira, ce sera pour dire, regardez, il fait aussi du porno. Avec tout le cortège de saloperies que ça peut drainer. Et donc du coup, en fait, ce sera même pas… J'aurai même pas à répondre « Ben oui, c'est vrai ». En fait, non. Ce sera faux. Ce que diront les gens de ce que je fais sera faux. Si quelqu'un dit que je suis gay, je peux pas dire que c'est faux. C'est vrai. Par contre, si quelqu'un dit que je suis une saloperie d'acteur porno, en fait, ce sera faux. Parce que moi, je suis très fier de faire ce que je fais. je suis très fier aussi de contribuer en me montrant moi à ce que des gens à ce que des gens se montrent à ce que des gens aillent mieux à ce que des gens voient quelqu'un de lambda se branler devant eux enfin quand je dis devant eux mais devant eux sur les réseaux sociaux par écran interposé mais en tout cas se disent ben voilà ce mec banal Il a l'air bien. Et du coup, ça, c'est pour le coup, au-delà de l'exhibition qui me satisfait moi, quand je reçois des messages de gens qui me disent « j'aimerais essayer, j'ose pas trop », « quel conseil aurais-tu à donner ? » ou quand je poste, quand je retweet, alors quand c'est moi qui l'ai fait, ou quand je retweet des pratiques qui sont cornerisées, et que je me dis que ça contribue aussi à ouvrir un imaginaire à plein de gens qui sont enfermés peut-être dans un truc qu'ils ont envie de gueuler et de dire « j'ai envie de me faire pisser dessus » et qu'ils ne le font pas parce qu'il y a la pression sociale, la norme, le machin, et que même dans la sexualité, même dans la communauté gay, ces pratiques sont extrêmement discriminées, eh bien du coup, je suis content. Donc la personne qui voudra m'outer, en fait, elle s'expose à une seule chose, que j'aille lui dire, mon gars, de toute façon, je poste tout en public depuis 4 ans. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Barre-toi ! Passe ton chemin ! En fait, si je ne voulais pas être vu, je ne le posterais pas en public. Donc, de ce point de vue-là… Tu as fait un très bon plaidoyer pour que, du coup, tu te outes. Non mais je te taquine, je fais un clin d'œil, mais c'est vrai que tu termines cet entretien et après je vais te demander si… En fait là-dessus, pour dire très rapidement là-dessus, c'est juste que tu noteras que je ne le fais pas, mais que je suis parfaitement préparé finalement à devoir faire face si jamais ça devait arriver. et qu'à un moment moi je n'ai pas honte j'ai arrêté d'avoir honte de ce que j'étais et depuis que j'ai 33-34 ans j'ai arrêté surtout de me préoccuper de ce que les gens pensaient de moi en réalité alors il reste des marqueurs sociaux un petit peu parce que tu l'as très bien vu parce que je fais pas le lien entre mon identité de porno boy et mon identité civile entre guillemets donc tu l'as très bien pointé donc il y a encore des petites accroches des petits trucs Mais globalement, si ça doit arriver, ça arrivera, si tu veux que je te dise. Est-ce que tu es content comme ça ou tu veux rajouter quelque chose ? écoute moi je trouve qu'on a fait le tour si j'avais un truc à rajouter c'est que je te remercie de m'avoir fait cette proposition là parce que c'est vrai qu'on s'était pas vu depuis longtemps on peut le dire aux gens qu'on se connaissait aussi d'avant on a milité un peu ensemble dans des cercles différents mais on a participé à quand même une des plus belles aventures du militantisme LGBT de ces 20 dernières années, sans doute. Tu veux la citer ? Le mariage pour tous, évidemment. Donc du coup, ça me fait aussi très plaisir qu'on se retrouve à cette occasion. et finalement qu'on se retrouve autour d'un sujet et d'une volonté d'échange dont on n'avait jamais parlé avant qui pour moi est en fait super militant moi je pense que Mais bon, moi, un peu comme toi et Twitter, je ne le fais pas avec l'ambition de changer les choses ou les choses. Je crois que je me nourris… Et d'ailleurs, si les auditeurs et les auditrices veulent… Je reçois rarement des messages, mais ils me nourrissent beaucoup. Et s'ils veulent le faire, faites-le ! De gens qui me disent ce que moi, ces podcasts font pour moi. Une libération de la parole. En fait, un militantisme de l'écologie intime. Je crois vraiment que permettre aux gens de se parler, de se dire… Et à d'autres, d'entendre la diversité, la multiplicité, là où les différences, etc. est quelque chose de profondément épanouissant. Voilà. Et donc, moi, je trouve que c'est assez militant, ouais. Avant, j'étais dans une militance plus on va changer les lois, on va changer les règles et on va changer les autres. Et je me suis maintenant plus mis dans un militantisme. Ça ne veut rien dire, militance. Oui, militantisme. Oui, de soi avec soi, de comment moi, je m'ouvre et tout. Et de ton entretien, de ton témoignage, je me connecte beaucoup. Je sens la puissance des interdits sociaux ou des normes sur moi, sur ma sexualité, sur la tienne, tu l'as mis en mots. Et c'est pour ça que je fais ce podcast, c'est que j'ai l'impression qu'en mettant des mots, en dessinant tu vois moi ça m'a vraiment frappé quand tu dis et bien puisque j'éjacule en pas assez de secondes alors je me retire de cet espace de jeu ça m'a frappé parce que je pourrais dire la même chose certainement sur plein de pratiques En tout cas, merci pour ton témoignage. Tu veux rajouter un truc ? ou, je ne sais pas, se faire fouetter, ou tout un tas de choses qui sont objectivement rejetées, y compris par nos communautés, parce qu'il y a malgré tout cette volonté de normalisation aussi qui s'imprime. Et donc, du coup, je suis tout à fait d'accord avec toi sur l'idée qu'il faut aussi amener les personnes en tant qu'individus à s'émanciper de cette règle sociale. La loi, c'est utile. Effectivement, ça protège quand il y a un problème. Mais moi, je suis très attaché à l'idée qu'il faut aussi, d'une certaine manière, devenir un peu des combattants individuels et apprendre surtout à être en mesure d'envoyer chier les autres. Voilà, mon mot de la fin, c'est qu'il faut tous qu'on apprenne à envoyer chier les autres. Merci Elias. De rien. Merci Guillaume. Très bonne conclusion.