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C'est bon pour toi ? Ouais, c'est bon. Paul. Guillaume. Troisième partie, troisième et dernière partie de ce témoignage que je trouve très bon. Alors, il y a des gens qui n'ont peut-être pas écouté les premières parties. Ils devraient aller les écouter. Mais j'aime bien aussi le fait que les parties peuvent s'écouter indépendamment. Et dans cette partie-là, on va parler de ton chemin de polyamour. Est-ce que tu te souviens le déclic ?
tu fais déjà une moue donc c'est la première question un peu ratée mais comment t'es arrivé au polyamour ? je pense que ça s'est fait progressivement comme je te disais dans l'épisode d'avant j'ai toujours été amoureux de tout le monde tout le temps
Mais j'ai commencé à en entendre parler. C'est devenu quand même un sujet dont on parle depuis quelques années. Et la première fois que j'en ai entendu parler, je me suis dit, c'est moi. Ah ouais, direct. Tu te souviens sur quoi tu t'es… Enfin, sur quel… Sur le truc de… Un film ?
Ah non, ça devait être un podcast ou un article ou je ne sais pas. Mais la possibilité quand tu es amoureux de quelqu'un d'être amoureux d'une autre personne en même temps et que ce soit…
vraiment une possibilité. Et c'est quelque chose qui n'était pas forcément dans mon référentiel. Mais ça m'est apparu vraiment comme une évidence à partir du moment où ça m'a été expliqué. T'étais déjà avec ton mari ? Ouais. Parce que ça fait 13 ans que vous êtes ensemble ? 13 ans, ouais. Donc tu lui en parles ? Ouais. Et il dit quoi ? Bon, il n'est pas surpris. Il n'est pas surpris parce que c'est lui qui me dit « Tu tombes amoureux de tout le monde tout le temps. »
Et non, je pense que ça a été plus difficile pour nous de renoncer à l'exclusivité plus que d'accepter le polyamour. En fait, il n'y a pas eu un grand shift entre le moment où, OK, tu peux aller avoir des relations sexuelles à l'extérieur et le moment où tu dis, OK, tu peux avoir des relations, tu vois. Qu'est-ce qui était difficile ? Dans l'ouverture à des relations sexuelles ?
Ce truc de si tu trouves ailleurs, tu vas me perdre. Si tu trouves mieux ailleurs, je vais te perdre. Si tu trouves mieux ailleurs, je vais te perdre. Pour moi, ça allait plutôt de source et ça a été plus difficile pour Quentin. Ça allait de source dans le sens que tu étais très confiant dans le couple ?
Et très confiant dans la solidité de notre relation. Et je pense que le polyamour amène en fait une sécurité supplémentaire dans le sens où il n'y a plus aucune barrière parce que chacun, en tout cas moi, je peux aller vivre…
ce que je veux ailleurs du couple sans que mon couple me pèse en fait et en fait c'est une liberté et pour moi c'est une consolidation du couple en fait et notre relation elle est forte on est ensemble depuis 13 ans on est mariés on travaille ensemble on a
longue histoire commune donc j'ai 36 ans aujourd'hui je l'ai rencontré j'en avais 22 donc j'ai une grande partie de ma vie qui était en couple avec lui et il y a peu de peu de chances que ce que je vis ailleurs vienne remettre en question tout ça en fait
même si ça reste toujours évidemment une possibilité et si ça arrive ça doit arriver et moi même si Quentin doit partir il devra partir si c'est ce qu'il ressent c'est hyper important pour moi qu'il soit heureux et si être heureux c'est ne pas être avec moi il sera heureux sans moi mais j'ai pas de pas d'inquiétude par rapport à ça mais l'ouverture du couple ça a été quand même bah
Tu vois, réfléchir à tout ce qui peut arriver et tout ce qui peut mettre en danger le couple. Et si je comprends bien, le polyamour est venu après l'ouverture sexuelle ? Ouais. D'accord. L'ouverture sexuelle a été déclenchée par quoi ?
par mon envie de vivre des choses qui ne soient pas avec lui. D'explorer moi, le moi sexuel. Ok, je me suis construit, je t'ai dit tout à l'heure, je l'ai rencontré, j'avais 22 ans, une vie sexuelle active que depuis deux ans.
je me voyais pas finir ma vie à ne pas avoir d'autres partenaires sexuels à pas découvrir d'autres choses donc besoin de découvrir donc je lui en parle
Deux ans après. Deux heures ? Deux ans. Deux ans ? Deux ans après. J'ai entendu. Je pense que entre la première fois où j'en ai parlé et la fois où j'ai vraiment pu expérimenter, il s'est passé deux ans, ouais. De discussions, de… T'es vachement soigneux ? Vous êtes vachement soigneux ? Je tiens énormément à lui. Du coup, il n'est pas question de faire un truc qui va le blesser, quoi.
Ouais. Moi, ma personnalité est très impatiente, donc j'aime beaucoup les gens. Ah ouais, t'es impatient aussi ? Wow. C'était comment ces deux ans pour toi ? J'étais insistant. Comment on aide ? Il y a des auditeurs qui nous écoutent, qui sont en couple et qui m'envoient… Enfin, il y en a plusieurs qui m'envoient justement des messages autour d'eux. « Moi, j'aimerais être en couple ouvert. »
Mon copain n'a pas envie, ou en tout cas, je ne sais pas comment trop aborder le sujet à mon copain, tu n'es pas chef d'ouverture de couple, mais toi qui as cheminé pendant deux ans, qu'est-ce que tu vois à mieux fonctionner ? Tu as dit je suis insistant, ça veut dire que tu en parlais régulièrement ? Donc c'est relou ça ? C'est oui ou c'est non ?
Ça l'a saoulé ? Ou au contraire, de mettre le sujet… Non, parce qu'il voyait que j'étais en difficulté. Et moi, je voyais que lui, il était en difficulté. L'idée, c'est de trouver un chemin qui va à tout le monde. Et là où je pense qu'on a été assez intelligents, c'est qu'on a essayé de comprendre nos modes de fonctionnement. On n'a pas du tout la même personnalité. Et lui, il va avoir besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions. Moi, je vais être très impulsif. Et du coup, de…
de faire chacun un pas vers la personnalité de l'autre essayer de comprendre c'est con mais on a utilisé les tests de personnalité les je sais pas si tu connais les néagrammes tous ces trucs là en fait qui te permettent de mettre un peu les gens dans des catégories c'est un peu horrible sur le principe mais tu mets les gens dans des catégories et du coup si ton partenaire est plus un rêveur qui va prendre le temps de bien réfléchir de euh
Tu ne vas pas l'aborder de la même façon que si ton partenaire est quelqu'un de très impulsif, qui prend des décisions très vite, etc. En fait, c'est des petits jeux. En fait, toi, tu l'as pris comme un petit jeu où ça nous permet de nous raconter dans nos différences et du coup, à partir de là, de mieux comprendre l'autre et de voir ses besoins, c'est ça ?
Après, le jeu, il y a quand même eu des moments de friction aussi. Ce n'est pas un long fleuve tranquille, mais oui, c'est essayer de se comprendre et que chacun soit… Chacun y trouve son compte, en fait. Dans votre couple, vous n'étiez pas opposé à l'idée de l'ouverture de la relation, mais c'était plus dans comment on le fait et quel temps on prend pour prendre soin de la relation. Toi, tu étais là, bon, ben…
moi j'étais là je vois pas le problème on y va et puis Quentin avait plus besoin de se rassurer je pensais de prendre le temps de réfléchir aux conséquences à ce que ça veut dire est-ce que toi t'as l'impression que quand on a un rapport sexuel avec quelqu'un on peut plus facilement tomber amoureux de cette personne alors que si on la croise donc imagine tu fais du sport est-ce que tu fais du sport ? un petit peu ouais
C'est quoi tes moments de kiff non professionnels ? Tu vas dans des endroits où tu rencontres des gens ?
Ouais, moi, mes moments de kiff non professionnels, c'est quand je fais mon activiste de la lutte contre le VIH. Ok, le militantisme. J'ai un peu envie d'avoir le préjugé que tu es danseur. Tu danses, toi. Non, je ne suis pas danseur du tout. Je danse comme un balai. Très, très déçu. Très déçu que mon préjugé ne trouve pas satisfaction. Je suis vraiment désolé. Je t'invite à commencer la danse. Je trouve que tu as un corps de danseur. Merci.
C'est un compliment, tu penses ? Bah ouais, je sais pas. Dans le militantisme, tu y vas X fois par semaine, tu peux tomber amoureux de quelqu'un. En plus, vous êtes dans la ferveur de ces moments, de ces luttes et tout. On est plein de pédés, en plus. Ça nous soude, exactement. Tu vois, il y a…
Il y a du… C'est quoi la… Je dis pas ça pour tourner autour du pot, est-ce que t'as vraiment toi l'impression qu'entre voir quelqu'un toutes les semaines, partager plein de trucs non sexuels avec cette personne, mais peut-être une tension, tomber amoureux, versus avoir un rapport sexuel, est-ce que t'as l'impression que de fait, le rapport sexuel rend plus vulnérable ?
Je ne sais pas si je suis la personne la mieux placée pour répondre à ça, parce que moi, c'est l'inverse. J'ai besoin d'être amoureux pour avoir un rapport sexuel. L'avantage, c'est que je tombe amoureux très rapidement. Honnêtement, quand je vais au sauna ou quand je vais me faire sucer au but de chaumont, je ne pense pas que je me mets en capacité de tomber amoureux et de quitter la personne avec qui je suis depuis 13 ans.
Et moi, j'ajoute que c'est plutôt l'interdit qui attise le délire et que le moment où, bah oui, si t'as envie de coucher avec… Enfin, en tout cas, pour moi, l'argument principal qui est… Et mon micro en tombe. L'argument principal qui est qu'ouvrir le couple, c'est le mettre à risque.
Non. En revanche, moi, je trouve qu'ouvrir le couple, ouvrir la relation nécessite un niveau de maturité et de communication. Moi, je ressens des pics de jalousie. Parfois, c'est pas ouf. Tu vois ? Et ça, j'ai plus l'impression que ça invite à ça.
Tu vois ce que je veux dire ? C'est peut-être un peu moins pépère pour moi. Alors après, moi je pourrais pas vivre dans un couple monogame, je me sentirais étouffé et tout, mais… Bah et moi non plus, et je pense que mon…
Mon couple, la monogamie était hyper importante au début. Il faut écouter un épisode précédent pour comprendre pourquoi. Mais parce que j'étais dans une situation de fragilité, précarité émotionnelle totale. Et j'avais besoin de ce truc très rassurant. Mais honnêtement, je vois pas comment mon couple aurait tenu en étant monogame tout ce temps-là.
J'ai trop besoin d'aller découvrir le monde, d'aller rencontrer des gens. J'ai trop besoin de ça. Mais ça n'enlève absolument rien à l'amour que je porte à mon mari. Mais vraiment, vraiment rien. J'ai besoin de ça. Et je comprends pas cette idée de…
D'aimer quelqu'un, mais de pas vouloir que cette personne réalise ce qui est bon pour elle. À partir du moment où t'as posé ce qui est bon pour moi, c'est de rencontrer d'autres gens, c'est d'avoir des relations sexuelles avec d'autres gens, c'est d'entrer en interaction, d'avoir une vie affective ailleurs. Tu l'as posé et jusqu'à la fin de ta vie, la personne va dire non. Car nous nous aimons, car c'est ça l'amour, l'amour c'est être exclusif. Bah non, en fait.
Je pense que, tu vois, si je comprends, Quentin, il n'aurait pas ouvert votre couple. Non, je ne dis pas ça. Non, pas forcément. La temporalité n'aurait pas été la même. Au même moment, oui. Parce que je pense qu'il y trouve largement son compte aujourd'hui. Ouais. Mais à l'époque, au moment de l'impulsion, c'était moi qui étais à l'impulsion et lui, il n'avait pas besoin de ça. Mais…
ce que je voulais dire c'est que je peux comprendre qu'il y a des gens qui se retrouvent vachement dans le couple monogame et pour qui quand l'être aimé dit voilà mon besoin il l'honore pas parce que genre c'est des mauvaises personnes en mode j'ai pas envie que t'honores qui tu es mais ça vient quand même les confronter c'est ultra confrontant une relation ouverte et si ça te fait pas kiffer si c'est ton amoureux qui va kiffer et qui en a besoin et t'as envie d'être là mais que toi en fait c'est vraiment pas ton délire c'est difficile quoi
C'est pour ça que j'utilise le terme non-exclusif et que je n'utilise pas le terme libre, parce que tu peux librement consentir d'être dans une relation monogame. On choisit d'être non-exclusif ou exclusif, c'est factuel, mais évidemment…
Si ton envie et l'envie de ton partenaire, c'est d'être… Moi, quand j'étais en début de relation avec Quentin, je me souviens lui avoir dit « Ah, je kiffe l'idée qu'on va être le seul partenaire l'un pour l'autre jusqu'à la fin de notre vie. » Je l'ai dit. Et à ce moment-là, j'étais libre de le dire et je me sentais pas fermé. Tu vois, le terme de relation ouverte, relation fermée, relation libre…
Moi, ça ne me parle plus trop maintenant parce qu'en effet, c'est des choix et c'est un moment qui est bon pour nous. C'est quoi tes règles de polyamour ? J'ai l'impression qu'il y a plein de différents formats. C'est quoi pour toi la réalité concrète du polyamour ? Alors, tu as dit les règles et la réalité. Du coup, moi, règles, je n'en ai pas.
je me suis intéressé au sujet quand je l'ai découvert et très vite j'ai arrêté de le théoriser les étiquettes les mots il y a des gens qui parlent de polycule mais je ne sais plus ce que ça veut dire il y a toute une sémantique c'est les parties blanches qui tombent de ton crâne et qui se mettent sur ton épaule les polycules ?
humoristiquement parlant l'offre est pas ouf on est en fin de journée mais les gens savent pas mais on est en fin de journée la sémantique la théorie et tout je me suis un peu détaché de ça mais tu peux parler de ta pratique parce que tu me parlais des règles du coup moi j'ai pas de règles la règle c'est de faire ce qui est bon pour moi et pour les autres et qui blesse personne ok
Après ça se traduit pas en il faut pas passer plus de temps de soir par semaine avec telle personne, j'ai pas ça. J'ai pas ça, j'y vais un peu au feeling. Aujourd'hui du coup t'as ton mari, Quentin, avec qui tu vis ? On vit ensemble, on a un appartement ensemble, on a deux chats ensemble. L'un des chats est diabétique, c'est un enfer de logistique et on travaille ensemble.
C'est pour ça que des fois, certains vont parler de hiérarchie dans les relations. Moi, il n'y a pas de hiérarchie dans les relations, mais de fait, il y a quand même une implication beaucoup plus forte avec Quentin, parce qu'on a construit tout ça ensemble. Et du coup, évidemment, je suis très, très impliqué dans le foyer, le travail, les chats. Et du coup, aujourd'hui, tu as d'autres relations ?
une relation régulière par ailleurs donc un amant, un amoureux je dis mon amant ou mon amoureux et après il y a des relations où c'est un peu plus épisodique parsemé notamment deux personnes je saurais même pas te dire combien j'ai d'amoureux parce qu'il y a des degrés très divers
Et je sais pas où commence l'amour, où finit l'amitié, où commence l'amitié avec du sexe et tout, tout ça. Là où je te dis, les étiquettes m'ennuient un peu. J'ai même pas envie d'y réfléchir. Mais tu vois, il y a des gens que j'aime énormément, qui habitent loin, à l'autre bout de la planète. Notamment, il y a un mec qui habite au Costa Rica qu'on a rencontré avec Quentin en 2010 et il s'est passé des choses. Et du coup, c'est quelqu'un que j'aime.
Il est venu cette année à Paris. On a passé une semaine ensemble et pendant une semaine, on était en trouble. Il y a beaucoup d'amour. Où est-ce que je le mets sur le curseur du polyamour ? Je ne vais pas le revoir pendant cinq ans probablement parce que je ne vais pas aller au Costa Rica pendant cinq ans et lui ne va pas venir. Mais pour moi, c'est un amoureux. Il y a plusieurs personnes comme ça où je sais que
potentiellement, ça peut se réactiver. J'ai beaucoup d'amour pour eux. Je ne les vois pas forcément. Tu vois, il y a des amours que je fantasme aussi. Oui, c'est jamais rien passé, mais c'est des gens pour qui j'ai l'impression de ressentir de l'amour. C'est très fluide. Ouais, je comprends. Là, par exemple, cet amant, parce que quand même, dans ce que tu racontes, il y a une personne qui a l'air d'être plus récurrente.
Est-ce que, elle, cette personne est polyamoureuse ? Oui. Ok. Et du coup, vous avez… Est-ce que vous avez eu… C'est quoi la réalité de ton kiff avec elle ? Qu'est-ce que vous vivez ensemble ? Vous couchez ensemble ? Vous faites des trucs ensemble ? Ouais. On passe des soirées ensemble, on dort ensemble, on regarde des films ensemble. On a une…
Une vie qui s'apparente à ma vie de couple, mais sur un morceau de la semaine ou du mois. Et comment tu navigues avec tes autres partenaires ?
Et là, j'ai l'impression que c'est plutôt avec Quentin, puisque lui, cette récurrence-là, il peut la vivre, il peut la comprendre et la vivre. Est-ce que tu communiques, tu les présentes, tu fais des dîners ?
Alors c'est marrant parce que ces deux-là se sont rencontrés parce qu'on est tombés nez à nez dans la rue et donc il y a eu une rencontre fortuite. Mais d'où l'intérêt de la transparence, n'est-ce pas ? Parce que ça permet d'être moins mal à l'aise dans ce genre de situation. Mais tu l'étais un peu quand même mal à l'aise ?
Oui, un peu. Parce que c'est pas forcément un schéma habituel. Mais non, pour te donner le niveau de transparence, il y avait deux anciens amants à moi à notre mariage avec Quentin. Du coup, on peut présenter, on peut rencontrer…
Moi je crois que ce qui m'intéresse c'est pas trop est-ce que tu mens ou pas, c'était pas une question de transparence, c'était plus une question… Moi mon préjugé c'est une galère logistique cette histoire de polyamour. Moi je me sens assez connecté à cette idée-là, je l'introspecte et je suis là franchement c'est trop compliqué quoi.
C'est un des sujets où je ne suis pas encore totalement à l'aise. Parce que autant je suis très à l'aise avec la notion de polyamour, autant dans la pratique, j'ai encore des barrières qui font qu'il y a des choses qui sont compliquées. Il y a la logistique. Est-ce que je vais être assez disponible pour la personne ? Est-ce que je vais lui donner assez ? Encore une fois, on est sur les attentes. Est-ce que je réponds à ses attentes ?
il est amoureux de moi je suis amoureux de lui mais j'ai une vie pro j'ai un mari, j'ai une vie associative j'ai tout un tas de choses et en gros je peux lui détacher un soir par semaine quand ça va bien et du coup je peux me mettre très en difficulté à me dire est-ce que je le vois assez et là encore ça se passe entre moi et moi parce que tu veux nommer amoureux d'eux ? non
On ne le nomme pas, mais du coup, amoureux d'eux, c'est pas joli. On va l'appeler l'amant. Ouais.
Ok. Tu en as parlé à l'amant ? Oui, et il dit qu'il n'y a pas de problème en fait. Et ça peut être avec lui comme ça peut être avec d'autres. Tu vois, j'ai des relations naissantes. Je ne sais pas si ça va aller quelque part ou pas, mais tout de suite, je vais avoir le stress. Et ça, ça vient. L'avantage de l'amant, comme tu l'as appelé, c'est qu'il est polyamoureux et il comprend. C'est ça ?
Là où je vais être en difficulté, et ça m'a mis très mal par le passé, c'est que je suis tombé amoureux de garçons qui voulaient être en couple et qui étaient célibataires et qui voulaient être en couple traditionnel et qui n'étaient pas polyamoureux.
et en fait ça se passe bien au début et en fait tu leur renvoies que toi t'es déjà dans la situation que eux espèrent pour leur compte et donc tu vas droit dans le mur et pendant une période j'avais pris le parti un peu radical de dire je ne rencontre que des gens qui sont déjà en couple ou qui sont déjà dans plusieurs relations de polyamour
Et là, je suis un peu revenu à, bon, je vis les rencontres telles qu'elles se présentent, mais je pense que ça peut encore me mettre en difficulté. Toi, t'es comment par rapport au choix ? C'est-à-dire, si on considère que t'as une énergie et un temps limités ?
Tu es polyamoureux et pour autant, le choix avec qui j'investis, mon énergie, ma libido, ma sexualité, mon temps, c'est facile pour toi de choisir ?
En fait, quand j'entends, excuse-moi, je vais au bout de ma question. Quand j'entends j'ai des relations naissantes, j'aurais envie de dire bah non, en fait, on a déjà l'amant et Quentin et genre deux chats, dont un qui est diabétique. Du coup, il n'y a pas de nouvelles relations naissantes.
Pourquoi pas ? C'est pour le jeu de la question, je ne me permets pas. La rencontre de la personne, c'est un moteur très important chez moi. Et non, je n'ai pas de problème avec le choix. Moi, pour le choix, je m'étais demandé ça quand j'avais fait mon coming out VIH, parce que c'est un vrai choix pour le coup, parce que tu le poses et tu ne reviens jamais en arrière.
Et j'avais lu un truc qui m'avait inspiré, que j'ai retenu, c'est qu'il n'y a pas le mauvais choix et le bon choix. Il y a le choix que tu vas faire et ta capacité à faire en sorte que le choix que tu as fait est le bon. Et du coup, une fois que tu as fait ton choix, c'est à toi de faire en sorte d'avoir fait le bon choix. Et pour ça, il faut faire le choix du cœur et pas le choix de la raison.
Je souris en disant ça, c'est un peu cliché, mais en vrai, j'essaye d'écouter ce que dit mon cœur. Et si mon cœur dit, cette personne a l'air géniale, va la rencontrer, je vais la rencontrer. Je ne vais pas me dire, ah oui, mais j'ai déjà tous mes soirées de prise jusqu'au 27, ce qui est la réalité.
du coup moi je suis la voix de la raison j'adore écouter le coeur je suis chaud mais est-ce que le polyamour ne nous oblige pas à choisir un peu plus fermement parce que j'entends et tu peux d'ailleurs coucher on peut coucher avec qui on veut mais quand il s'agit de polyamour et d'investir dans la petite graine d'amour qu'on a ressenti on peut pas le faire à l'infini enfin on peut pas le faire à l'infini quand on regarde notre agenda
Le temps étant compté, pour prendre soin de toute notre petite fleur, est-ce qu'on doit choisir et comment tu fais pour choisir ? Du coup, là, tu m'as répondu. Non, Guillaume, je suis un petit papillon au vent. Je papillonne et j'écoute mon cœur. Mais en vrai, tu n'es pas dispo avant le 27. Donc, tu choisis aujourd'hui Quentin et l'amant. Et parfois, tu as des rapports sexuels avec d'autres gens. Ouais.
Et du coup, est-ce que tu as conceptualisé que ton polyamour, c'est en fait deux personnes ?
Non, parce que… Parce que s'il y a un troisième où la relation est… devient aussi solide qu'avec le premier et le deuxième, il y aura de la place pour le troisième, tu vois, mais… C'est vrai, ça ? Ouais. Parce que moi, c'est ça qui me fait peur. On a dit qu'on n'est pas dispo jusqu'au 27, donc on a de la place ou on n'en a pas ? Le temps, ça… Moi, je suis quelqu'un qui fait beaucoup de choses et…
Quelqu'un m'a dit un jour, c'est toujours ceux qui ont le moins de temps qui en trouvent le plus. Et je trouve ça assez vrai. C'est-à-dire que le temps, tu choisis où tu le mets. Tu choisis où tu le mets. Tout à l'heure, tu me disais, je suis allé baiser un deuxième mec au lieu de regarder une série. Tu choisis si tu regardes ta série ou si tu vas voir le deuxième mec.
Moi, j'ai encore du temps pour regarder, ça m'arrive une fois par semaine, pour regarder des séries, tu vois. Et du coup, peut-être que ce n'est pas ce temps-là que j'ai envie d'affecter pour être heureux dans ma vie. Le temps, je pense que tu le trouves. Et volontairement, je te gratouille à cet endroit-là, parce que je pense que c'est un endroit qui, moi, me questionne beaucoup par rapport à comment je peux réaliser le polyamour. Après, moi, je suis bébé, je n'ai pas de…
J'ai pas de… Enfin, j'y connais rien, quoi. Et j'étais surtout curieux de savoir comment toi, tu navigues et tout ça. Ben, commence par un deuxième. Ben… Oui, oui, bien sûr. Non, t'as déjà pas le temps. Si, si, bien sûr, j'ai le temps. Moi, je trouve toujours le temps. Je trouve… Moi, ce qui me challenge avec le polyamour… Donc, aujourd'hui, je suis pas en polyamour. Enfin, en tout cas, il y a… Je l'ai dit à personne. Et… Et avec… Tu vois, j'ai un partenaire principal. Hum.
Et en fait, ce qui m'inquiète, c'est déjà en termes de cheminement. Je lui ai déjà parlé d'attachement.
avec d'autres personnes et il était là tu vois c'est à dire j'ai eu des déceptions récemment et en fait j'ai même pu lui en parler tu vois et j'ai trouvé qu'il était très aimant très puissant j'ai trouvé que ça a ancré notre relation encore plus parce qu'il avait cette disponibilité tu vois après j'étais vigilant sur ce que je disais comment je le disais mais j'étais quand même libre de parler d'attachement extérieur donc ça première
pas clé pour moi. T'es déjà dans le polyamour s'il y a de l'attachement et que t'as aussi une relation avec ton partenaire ? C'était un attachement fugace dans un déplacement. Il y a aussi moyen que… Moi-même, je ne l'ai pas vécu comme une vraie histoire parce que ce qui s'est passé, la personne n'habite pas en France et ce qui s'est passé, c'est sur une parenthèse.
Donc, tu vois, c'est un attachement, mais c'est… Tu vois ce que je veux dire ? C'était un peu plus qu'un rapport sexuel, mais… Donc, moi, ça, ça me plaît et j'étais content de pouvoir le partager. Ce qui me défie, c'est la réalité de nourrir plusieurs relations. Je pense que ça me fait peur parce que j'ai… J'allais dire, je suis désolé de te couper la parole, mais moi, j'entends pas un problème logistique dans ce que tu dis. J'entends des peurs
d'aller vers une autre forme d'attachement, justement. Et toi, comment t'as conquis tes peurs ? T'avais des peurs aussi ou pas ? J'en ai encore, en fait, et je suis encore en train de les déconstruire et c'est là où je suis pas hyper à l'aise et…
En fait, je nourris toujours un peu de culpabilité d'aller voir quelqu'un d'autre ou vis-à-vis de ce quelqu'un d'autre, de retourner voir mon mari. Et du coup, je vais être un peu trop attentif. Pas dans le sens où je vais être attentif à la personne, mais je vais être attentif à…
je vais porter trop d'attention à est-ce que je suis pas en train de blesser la personne alors qu'elle-même va pas le verbaliser et va pas forcément avoir de problème particulier tu vois et moi je nourris une espèce de culpabilité et voilà je travaille un peu dessus et
Dans ton chemin de polyamour, tu dis j'ai encore des peurs aujourd'hui. Ça serait quoi les principales ? La première que tu viens de citer, c'est heurter l'autre en parlant de mes autres relations, le rendre triste. Est-ce que tu en as d'autres ? En fait, c'est le déconstruire, donner de l'amour à quelqu'un, c'est en enlever à l'autre. Ouais.
Parce qu'en fait, c'est pas un gâteau fini. L'amour, c'est un truc qui est infini, en fait. Et quand je donne de l'amour à une personne qui n'est pas mon mari, je suis pas en train d'enlever de l'amour que je ressens envers mon mari. Et là, je le dis parce que c'est la théorie. Et en pratique, c'est pas aussi facile que ça. Parce qu'on n'est pas du tout conditionné comme ça.
Je vais te faire un retour. Dis-moi si t'es à l'aise qu'on en parle. Depuis le début de cet échange, de ton témoignage, tu dis le mot Marie. Tu dis le terme Marie qui, je ressens moi, referme vachement l'espace. Ouais.
Tu vois ce que je veux dire ? Tu as une façon de l'utiliser où moi, si j'avais envie de relationner avec toi, les douves de ton château fort, elles sont bien larges. Je ne sais pas le terme quand je suis avec un homme. Je dis Quentin.
Mais je vois très bien ce que tu veux dire. C'est juste que là, dans l'exercice, je pense que c'est que là, dans l'exercice, c'est plus facile de comprendre avec le mari et l'amant. Mais c'est vrai que ça introduit une hiérarchie.
Moi, dans ce que je t'entends dire, j'ai l'impression que tu prends soin de Quentin en disant ça et tu prends soin de votre union à deux. Tu la rappelles et tu l'ancres tellement que je me dis j'ai pas de place. Il n'y a pas beaucoup d'autres places.
C'est vraiment que du préjugé. De fait, il représente au moins 90% de mon temps amoureux, parce qu'on vit ensemble, on travaille ensemble et tout. Et pourquoi on ne dit pas que les mardis et jeudis soirs, c'est des temps pour les autres amoureux ?
parce que ça se fait naturellement du coup 90% de ton temps amoureux là mon idée c'est d'étendre les 10% de les étendre après je trouve pas qu'il y ait une mauvaise répartition dans qui je vois quand c'est pas ça que je dis hum
Simplement, je vais être très attentif à est-ce que je donne pas l'impression de moins aimer. Et ça, ça marche que ce soit envers Quentin, que ce soit envers un amant. Et c'est un équilibre émotionnel que j'ai pas encore bien trouvé. Ah grave !
Mais c'est hyper… Là aussi, je suis sur un chemin, tu vois. Autant sur la performance, sur le polyamour, je suis sur un chemin. On parlait de veillage dans le premier épisode. Là, j'ai l'impression que le chemin, je l'ai déjà parcouru. Je suis au bout, je n'ai plus de sujet. Mais polyamour, ça reste un truc que je suis en train de construire. Et ça se passe plutôt bien. Mais je vois que j'ai encore des freins. Bien sûr. Ouais.
Et je me demande si en fait ils sont amenés à disparaître tout à fait. Tout à fait. Tu vois, peut-être qu'en fait on aura toujours ces freins qui prennent soin aussi de quelque chose. Ce que je trouve vachement intéressant, c'est que que ce soit dans la sexualité ou dans les relations amoureuses intimes, il est quand même sans cesse question de mon rapport à moi.
des pensées intrusives de mon ancrage tu vois et moi je sens que dans mon cheminement pour relationner autrement qu'en couple c'est tout un apprentissage de déconstruction des petites phrases qui sont dans ma tête et qui s'activent tu vois et moi je me souviens très bien que la première fois où j'ai couché j'étais avec mon mec actuel et en fait dès le début on dit que c'est ouvert
moi j'ai jamais été en couple ouvert de ma vie et je crois que je lui avais dit je suis pas trop un menteur ouais ouais parce que là je fais un peu genre il était pas au courant et tout mais en tout cas lui il avait de l'expérience et moi pas et moi la première fois où j'ai couché avec quelqu'un je me suis dit ça passe ou ça casse quoi je me disais mais c'est obligé ça va tout détruire je m'attendais à ce que ça casse notre couple parce que je me dis bah moi je vais coucher avec quelqu'un d'autre j'avais toutes mes pensées de bah ça veut dire que ça veut dire que machin et en fait non
Mais on est sur du conditionnement là aussi. Le nombre d'histoires qui sont construites sur deux personnes sont ensemble, il y a une troisième personne qui arrive et ça brise le couple. Enfin, tout est construit là-dessus et c'est l'adultère au sens négatif du terme.
Et c'est des choses qui sont à déconstruire et on l'a intériorisé. Et puis je suis entouré de références et d'exemples dans les films que je regardais où c'est vraiment genre le final, le bouquet final. Artifice et Fleur, c'est genre deux personnes qui s'unissent. C'est mieux s'ils sont hétéros, n'est-ce pas ?
Et où voilà, l'histoire se termine, c'est gagné. Et donc leur vie sexuelle à deux n'est pas du tout couverte par la plupart des films romantiques. Et en effet, il y a cette nouvelle unité que tu formes à deux et qui gagne tout et qui en fait a profondément ancré en moi ce…
Déjà, ce besoin d'être une unité à deux que j'ai vachement déconstruit, puisque moi, aujourd'hui, je n'ai pas trop envie de vivre avec quelqu'un. Tu vois, si tu as la chance financière de pouvoir chacun avoir un logement, quel pied, quoi ! D'avoir mon intime à moi, etc. C'est tout un chemin au-delà du polyamore. Je rejoins totalement ça. Moi, si je n'avais pas rencontré Quentin si tôt…
et que là je me retrouvais sans une relation de très longue durée.
je pense pas que je me remettrais en cohabitation là on y est parce que on a construit tellement de choses ensemble on s'est rencontré très jeune et c'est je sais pas c'est mon meilleur ami et du coup on cohabite, tout s'est fait naturellement et je trouve ça génial de cohabiter avec lui mais je pense que si là je devais recommencer je pense pas que je choisirais la cohabitation
Parce que c'est quelque chose aussi qu'on t'a construit, on t'a amené dans les films, dans tout. Et puis dans le modèle des parents, depuis toujours. Bien sûr.
Ça me donne plein de pistes de réflexion. Paul, nous arrivons à la fin de ce témoignage. Est-ce que là, tu te dis, j'ai une dernière bafouille qu'il me faut impérieusement partager, sinon mon monde va s'écrouler ? Non, il n'y en a pas. C'est toi qui aime bien les projections et les attentes, là, il y a beaucoup sur tes épaules. Non, mais tu te sens comment ? Je me sens bien, très bien. Cool.
C'était intense, je me sens fatigué, mais bonne fatigue. Cool, merci. Merci à toi. C'était vraiment bien, j'ai trouvé ça vraiment cool. Toi, t'es content ? La dernière partie, je sais pas, sur le polyamour, je me suis senti pas clair, mais je sais pas si c'est la fatigue ou… T'aurais voulu ajouter quoi ?
Enfin, pas clair, pardon. Non, pas… J'ai rien à ajouter, mais je sais pas, je me sentais fatigué, j'avais l'impression de… Je sais pas, de pas faire passer les choses telles que je les ressentais. De pas être hyper aligné, quoi. Mais… C'est ça, j'ai un peu le sentiment d'un truc négatif qui ressort. Et parce que tu m'as beaucoup questionné sur les freins. Et…
Je sais pas, à un moment, je me suis visualisé en train de me projeter dans la tête d'un amant, tu vois, et qui dit, mais en fait, rien n'est clair dans sa tête. Mais c'est peut-être juste mes peurs à moi qui s'expriment à ce moment-là. Non, mais c'est OK. Mais toi, t'aimerais rajouter comment ça te rend heureux ? Mais ouais, mais en fait, je suis hyper heureux du truc et j'ai pas l'impression de l'avoir vraiment verbalisé comme ça. Et pourquoi t'es heureux ? Je le rajouterai à la fin.
Ça m'apporte énormément de bonheur parce que je rencontre des gens qui sont incroyables et qui sont très divers, qui n'ont rien à voir souvent les uns avec les autres et qui ont leur beauté. Et du coup, j'ai l'impression de mieux toucher la beauté du monde dans ma façon de relationner maintenant que dans ma façon dont je relationnais avant.
Et ça, j'ai l'impression qu'on ne l'a pas vraiment touché du doigt. En fait, c'est une force qui est très heureuse. Mais il n'empêche qu'il y a quand même des freins et il faut les travailler.
J'ai vraiment rencontré des très belles personnes et je suis très content de ce début de parcours. Ce que tu me disais aussi dans le pré-entretien, c'est que c'est un aspect essentiel de ton identité. Et maintenant, je ne me vois pas du tout revenir en arrière. J'ai l'impression de m'être ouvert…
T'aimes bien parler de fleurs, mais j'ai l'impression que la fleur, elle est clos, tu vois. Le pamplemousse, uniquement. Le pamplemousse. Les quartiers de pamplemousse s'ouvrent et il n'y a plus qu'à les croquer, tu vois. Ouais, enfin, toi, ça t'épanouit profondément. Ouais, de ouf. C'est ça que tu veux dire. De ouf.
de ouf et je pense que c'est très lié à l'épanouissement sexuel aussi parce que ça m'ouvre des moments sexuels qui sont aussi très joyeux parce que j'ai fait le lien entre ma capacité mon besoin d'être en connexion avec une personne pour être dans une bonne sexualité avec elle et je trouve que ça ouvre plein de perspectives Merci
Merci à toi. Mais je vais garder ce surplus. Cool. Et du coup, ça rééquilibre. Et bien voilà. Parfait. Merci Guillaume.
Salut Guillaume, je voulais juste faire un petit complément sur le polyamour et pour citer une auteure, Françoise Saint-Père, qui m'a beaucoup aidé quand j'étais en phase de questionnement, qui a écrit plusieurs livres autour du polyamour. Et notamment, moi, j'ai lu le nouveau guide des amours pluriels, qui est un recueil de questions très pratiques sur le polyamour, comment on le vit ?
comment on s'en sort au quotidien dans tous ces questionnements. N'hésite pas à le rajouter à ton épisode. Bisous !