Ouvrir notre couple : le déclic Manif pour tous – Cyprien et Maxence 1/3

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Partie 1 sur 3 – Cyprien et Maxence sont en couple et s’aiment depuis 13 ans. Ils nous racontent pourquoi un jour ils décident d’ouvrir leur couple, comment ils ont fait ça et ce que ça a produit entre eux : du bon et du plus difficile. Mais malgré ces défis ils cherchent l’équilibre parce qu’ils jugent que l’ouverture de leur couple est une des clés pour s’épanouir et dépasser leurs blocages intimes.

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Une dernière chose, j'ai malheureusement eu un bug technique et le son de Cyprien que vous allez entendre dans cet épisode a parfois un petit bruissement en fond, tel une petite mouche qui volerait juste à côté de son micro. Alors pas d'inquiétude, c'est tout léger et ça ne devrait pas vous empêcher de connecter avec ce témoignage touchant de Cyprien et Maxence, le premier couple de ce podcast, qui nous raconte comment et pourquoi ils ont ouvert leur couple de 13 ans. Allez, bonne écoute ! Je vous lis une petite intro et après je vous fais réagir. Cyprien, Maxence, bienvenue chez moi. Merci Guillaume. Dans mon salon. Vous êtes ensemble depuis 13 ans, en couple amoureux. Oui. Il y a deux ans et demi, vous décidez d'ouvrir votre couple et c'est pas simple. Donc là, on a Cyprien qui fait cœur avec les deux. Oui, c'est ça. Très, très cute. Cette chose n'est pas simple parce que toi, Maxence, tu sais que c'est avec d'autres personnes, mais au fond, ça te fait quand même souffrir si Cyprien fait pareil. Et vous avez du mal à vous comprendre là-dessus. Cyprien, toi, tu ne ressens pas de jalousie. Si Maxence prend son pied, tant mieux, tu es content. Mais tu n'arrives pas à t'autoriser à coucher avec un autre. Et tu m'as dit, j'ai peur de tromper Maxence et de rater mon couple. Mais malgré ces défis, vous cherchez l'équilibre parce que l'ouverture de votre couple est une des clés pour dépasser vos blocages intimes. Vous allez me raconter tout ça. Ces infos datent de notre pré-entretien d'il y a quelques mois, donc peut-être des choses ont bougé et on est là pour en parler. Moi aussi, je suis en couple ouvert depuis un an. Plus d'un an. Non, on a fêté un an là. Ah ouais ? Félicitations. Il y a deux, trois semaines. Et moi, j'adore. Donc peut-être que j'aurais envie de rebondir sur ce que vous dites et on pourra partager. Et avant de vous faire réagir et qu'on se lance, un petit appel de service. Je suis en train de rechercher des aides bénévoles. Donc, il y a plusieurs projets. Il faut aller sur le site du podcast BIT, BIT, BIT comme une bite, et non un P. B comme bonnet, IT.ly slash comment devenir. Là-dessus, en fait, je décris, il y a une mission TikTok. L'idée, c'est prendre mes vidéos Instagram pour les mettre sur TikTok. C'est un des endroits où j'arrive à toucher le plus de nouveaux auditeurs. Donc, en fait, dans notre envie de… D'aider plus de gays et queers à s'épanouir, moi j'ai deux envies, que le podcast soit plus écouté et qu'il y ait plus de rencontres et de liens qui se font entre les auditeurs. Donc pour trouver des nouveaux gens, les réseaux sociaux sont pas mal, donc je cherche de l'aide là-dessus. Je cherche de l'aide pour créer des rencontres dans des villes. Donc, sur WhatsApp, il faut aller sur le site et sur WhatsApp, il y a un groupe, un sous-groupe par ville. Pour le moment, on a fait des rencontres à Paris, à Lille, à Toulouse, à Genève, mais il n'y a rien à Lyon, rien. En tout cas, dans des grandes villes où ils sont pas mal sur le groupe, mais personne n'a levé la main en mode « ok, je croise ». Et en fait, c'est super simple. Sur le site, j'ai mis un pas à pas ultra simple. En gros, tu choisis ton soir. Moi, je t'aide à trouver un ou plusieurs co-organisateurs. Vous choisissez le soir et le lieu. Et on en fait la pub sur le groupe WhatsApp et sur le podcast. Et au pire, vous êtes entre co-organisateurs. Donc, c'est un verre avec trois autres personnes cool, disons. Et au mieux, il y a d'autres gens qui viennent. C'est un peu ça, tu vois, comme ça. Le cas sera chouette. Moi, je pense. Bon. Il faut se lancer. Donc ça, et j'ai oublié, il y a un autre truc. On est en train aussi de créer un annuaire où les auditeurs peuvent recommander à un professionnel. Donc il existe déjà un des annuaires de médecins qui s'auto-déterminent gay-friendly. Et moi, j'ai envie de faire un truc Sioux. Je ne sais pas si on dit ça encore. malin tu vois moi je suis allé sur le je cherchais un proctologue je suis allé sur l'annuaire et j'étais là bah oui c'est cool mais un il y en avait très peu et deux la personne n'était pas dispo et trois je savais pas trop si je pouvais me fier à l'annuaire c'est pas forcément fiable J'ai là un super proctologue à Paris à recommander. Et donc, s'il y avait un annuaire, je te dirais le docteur Borringer. Franchement, elle était géniale. Et j'étais chez le proctologue hier. Donnant envie d'y aller ? Non, franchement, je conseille vivement. Et je trouverais ça vraiment cool, tu vois. Donc là, un auditeur est en train de m'aider. On cherche la plateforme par laquelle passer, puis on fera une annonce. Mais on a besoin d'autres aides. C'est la fin de mon petit annonce de service recherche de bénévoles, sachant qu'on peut le faire à distance, sachant qu'aussi, il n'y a pas besoin d'un engagement gigantesque. On peut se dire, moi, je te donne un coup de main sur une semaine ou sur un one shot et on avise. On se lance. Est-ce qu'on se souvient de ma petite intro ? De toute façon, en vrai, on va dire toute la vérité. Je voulais envoyer en mode, est-ce que je dis n'importe quoi ? Oui, c'est la vérité. Mais je suis assez curieux. En fait, qu'on commence un peu par chronologie. Et donc, qu'on commence au moment où vous décidez d'ouvrir votre couple. Ça vous va ou pas ? Très bien. Donc, j'imagine qu'il y a peut-être des choses qui vont bouger par la suite. Mais est-ce que vous pouvez me ramener ? Est-ce qu'il y a eu un déclic en particulier, puisque vous avez été 13 ans ensemble, vous ouvrez il y a deux ans et demi, et ils se regardent ensemble en mode, qui va parler le premier ? Non mais je peux commencer à parler, ça vient quand même de moi. Donc j'ai fait une dépression en gros pendant deux ans. juste avant l'ouverture du couple, où je me sentais vraiment très mal par rapport à ce que j'étais, même en tant que gay. J'ai été suivi par une psy et un psychiatre qui m'ont aidé à sortir de la dépression. Et c'est à la suite de ça finalement qu'on a décidé aussi d'ouvrir le couple, parce que je ne m'acceptais pas du tout en tant que gay, je ne me sentais pas normal, je ne me sentais pas légitime, je me rejetais complètement. Et du coup je rejetais finalement aussi Cyprien. Même au niveau sexuel, on ne faisait plus rien ensemble. Il ne se passait vraiment plus grand-chose. Pendant vraiment un an, on n'a quasiment pas couché ensemble. C'était vraiment très très rare. C'était assez désertique. Oui, voilà. Parce que moi, je n'avais plus d'envie et le sexe me dégoûtait. Même avec Cyprien, le sexe en général me dégoûtait. Et du coup, on s'était dit que c'était peut-être la solution pour moi aussi de reprendre confiance que d'ouvrir le couple. Ça partait du principe que tu n'avais pas d'autres représentations gays autour de toi, hormis moi évidemment. Tu ne connaissais aucun gay autour de toi. Et même au niveau amical, tu ne connaissais absolument personne. Et tu avais besoin, je pense, d'avoir d'autres représentations. Ok, parce que moi j'aurais le préjugé que c'est plutôt un moment vulnérable pour le couple de l'ouvrir. Oui, ça peut l'être, ça c'est clair. C'est ça que tu dis, c'est qu'en fait, Maxence, on s'est dit ok, on va chercher d'autres référents, d'autres contacts, d'autres gens pour se retrouver, se redonner confiance ? Oui, j'avais besoin de me réaccepter, de m'accepter ce que j'étais. Je ne m'acceptais pas du tout, mais je me rejetais complètement, je me dégoûtais. Si jamais on couchait ensemble, je me sentais sale. Je n'acceptais vraiment pas ce que j'étais. C'était vraiment un dégoût total. On me disait que ce n'était pas normal, pourquoi je suis comme ça. C'était vraiment une haine très forte que j'avais envers moi-même. Et comme dit Cyprien, c'est aussi un manque de repères gays que j'avais, parce que j'avais pas d'amis gays. Enfin, j'avais personne de gay autour de moi, mis à part Cyprien. Et c'est, je pense, ça aussi qui faisait que je me sentais seul, vraiment très seul. Et là, l'ouverture du couple m'a finalement permis aussi de rencontrer des… Des gars avec qui j'ai pu parler aussi, sans forcément faire de sexe à côté, mais juste parler. Et ça, ça m'a beaucoup aidé aussi. J'ai du mal à comprendre le rationnel que vous utilisez. C'est-à-dire, je comprends qu'il y ait une reconquête pour toi, Maxence, et je comprends que tous les deux, vous décidiez d'avoir du sexe ensemble et qu'il y a un enjeu pour toi à reconquérir ta sexualité. Je comprends qu'il y a l'envie de rencontrer d'autres gays, mais du coup, ce n'est pas un couple ouvert. C'est genre, je vais aller dans des assos ou dans des lieux où il y a d'autres gens gays. Tu vois ce que je veux dire ? Ce qui m'intéresse, c'est plus de comprendre le rationnel que vous utilisez à ce moment-là, de vous dire, ouvrir le couple, avoir du sexe avec d'autres gens, moi, va m'aider, moi, Maxence. Avant aussi de rencontrer les gens et tout ça, il y avait toute cette partie que tu refusais être gay et tout ça, mais tu avais toujours un petit inconscient qui te redirigeait un peu là-dessus. Les fois où ça nous arrivait, on n'avait presque plus de sexe. Le peu de fois où on en avait, c'était par exemple la nuit, quand on dormait. Et en fait… Maxenss s'est réveillé alors attends donc je vais bipper mais je vais le noter tout de suite Maxenss s'appelle Maxenss c'est un pseudo et ça on va le faire souvent attends je vais le noter non non t'inquiète j'aurais dû l'écrire sur ma main ça aurait été plus simple Non, non, t'inquiète. C'est normal, ça va être compliqué. Je vais bipper à chaque fois qu'on se trempe. Je vais essayer de le faire au moins possible. Tu parlais dans la nuit. Le peu de fois où on pouvait avoir du sexe ensemble, c'était la nuit. peut-être à la sortie d'un rêve un rêve de subconscient Maxence était presque pas conscient de ce qu'il faisait il commençait à me toucher et on commençait à avoir un peu de sexe ensemble et c'est après il commençait à se réveiller et c'est là qu'il disait mais qu'est-ce que je fais et le lendemain matin on en parlait et il se sentait mal mais il y a toujours un petit inconscient quand même une envie et ça lui est aussi arrivé on a emménagé il y a Il y a à peu près un peu plus de deux ans, trois ans, pas loin du bois de Vincennes. Donc vous êtes parisien, tout ça se déroule à Paris. Ça se déroule à Paris, aux alentours de Paris. Donc on est à côté du bois de Vincennes avec la zone naturiste, la zone de cruising. Et il était fortement attiré là-bas, aller se balader, mais juste comme ça. Et il y avait quelque chose qui l'attirait. En fait, j'avais toujours des envies sexuelles, mais que je ne m'autorisais pas. Et si je faisais du sexe avec Cyprien, après, tout de suite, ça me dégoûtait. Mais j'avais quand même des envies. J'avais quand même envie de faire des choses, de découvrir des choses. Et il y a le fait aussi qu'on s'est mis ensemble très jeune. On avait 20 ans quand on s'est mis ensemble. Donc il y a le fait aussi qu'on n'ait pas eu beaucoup d'expérience avant de s'être rencontrés. Donc il y a plusieurs choses comme ça qui faisaient que j'avais vraiment très envie aussi, mais je n'arrivais pas à le faire. Je n'arrivais pas à faire des choses, que ce soit avec Cyprien, avec n'importe qui, je n'arrivais pas à faire des choses. Je n'arrivais vraiment pas. Tu peux m'amener, parce qu'à ce moment-là, tu as quel âge, à ce moment de dépression ? J'avais 27, 28. Tu as quel âge aujourd'hui ? 33. Est-ce que tu… Parce que tu as quelqu'un qui écoute, peut se dire, attends, je ne comprends pas, il est avec un homme gay, il est avec un homme. Vous n'avez jamais eu de sexe ? C'est-à-dire, ce dégoût-là, il a toujours existé dans… Dans ton intime, où il est revenu ? Non, au tout début, quand on était ensemble, ça se passait très bien au niveau sexe. On avait une sexualité tout à fait épanouie, normale. Moi, j'étais très bien, en tout cas. Toi aussi, tu avais l'air. Et c'est au bout de 3-4 ans, à peu près, que ça a commencé à se dégrader. Donc, en fait, il y a eu finalement une grosse période de creux d'au moins 3 ans. Il y a eu plusieurs années. Tu sais ce qui s'est passé pour toi ? Ce dégoût, il vient d'où ? Alors, je pense qu'il y a un événement qui a déclenché le truc, c'était le mariage pour tous. Donc c'était en 2013. Plutôt la manif. Manif pour tous, justement, oui. Parce que je trouve que ça a été une période où il y a eu énormément de haine envers les gays. Les propos qu'on entendait dans les médias, dans la rue, même des affichages, des trucs. Ça a été un événement qui était très violent pour moi. Et je pense que ça, peut-être avec d'autres choses aussi, mais je pense que ça a été ça qui a vraiment déclenché le fait que je ne me sente pas normal, le fait que j'étais un monstre, j'avais pas le droit d'exister. Le fait d'entendre des gens dire que c'était contre nature, qu'ils ne devraient pas exister, des choses comme ça. finalement je pense qu'inconsciemment je l'ai intégré dans mon esprit et je me suis dit finalement bah oui ils ont raison je devrais pas exister je suis pas normal je dois pas vivre comme ça donc je pense que ça c'est vraiment et en fait ça a été très lent mais au fil du temps mais je pense que je l'ai intégré petit à petit ça et je l'ai tellement intégré que je l'ai je l'ai pris pour normal quoi et donc là je me suis enfoncé petit à petit au fur et à mesure des mois tout ça et puis ça a fini avec la dépression je pense avec d'autres choses aussi à côté mais je pense que ça ça a été le début vraiment de la descente quoi Moi, je me souviens qu'au moment de la manif pour tous, c'était les anti-gays contre le mariage pour tous. J'ai trouvé que c'était un niveau de violence exceptionnel. Je sentais dans mon corps et je te rejoins sur l'impact pernicieux de ces propos-là. C'est-à-dire, en gros, je voyais des débats à la radio, à la télé sur est-ce que moi, j'ai le droit d'exister ou pas ? Et du coup, les journalistes disaient, nous, on est neutres, on a pris des pours et des contres. on invite des gens pour et contre et moi je me sentais complètement pris en otage on me vomissait dessus et on me disait oui non non mais c'est pour le bien du débat public et j'étais là il y a un problème là et moi je te rejoins au tout début de la relation on se tenait la main dans la rue on se montrait on vivait normalement quoi on se faisait des bisous dans la rue dans les transports on était dans le nord à ce moment là mais à partir de ce moment là j'ai été incapable de retenir la main dans la rue à Cyprien, incapable c'était une peur, une grande peur que j'ai toujours finalement, enfin moi mais dans la rue on se tient plus la main non plus, même maintenant alors qu'au début on se tenait la main on s'embrassait dans la rue, ça me posait aucun problème et c'est vraiment depuis ce moment là qu'il y a eu ce blocage et que j'ai plus réussi à le faire quoi Donc ça a été un peu compliqué. Mais je pense que c'est ça qui a vraiment déclenché le début du blocage, de la dépression. Là aujourd'hui, tu as l'impression d'en être où par rapport à cette dépression et à ce blocage ? Là, la dépression, ça va, ça va beaucoup mieux. J'ai une psy qui était vraiment très, très bien et qui comprenait beaucoup aussi les problématiques LGBT. Donc, elle m'a beaucoup aidé à m'en sortir. Après, la psy, je la vois encore de temps en temps quand même pour discuter un peu, parce que ça fait quand même du bien. Mais non, là, je suis plus sous les dépresseurs, ça va beaucoup mieux. Donc non, maintenant, je l'accepte beaucoup mieux. Je l'accepte beaucoup mieux. Ça t'a aidé, l'ouverture du couple ? C'était ça, l'idée ? Oui, ça m'a beaucoup aidé, déjà, sur le plan intime. Parce que depuis l'ouverture du couple, on a retrouvé une sexualité à deux qui est très satisfaisante. Très convenant. Très convenant. Très convenant, très bien. Attends, mais du coup, parce que moi, je n'ai toujours pas compris. Je suis toujours bloqué à ma première question. C'est… Ça fait longtemps que je suis avec quelqu'un que j'aime. Je vais pas bien et du coup, j'ai un rejet d'une part de moi qui me rend indisponible au sexe avec lui et avec d'autres. Je fais un travail pour me reconstruire et m'aligner avec moi-même, me prendre soin de moi. Et l'issue de ça, c'est de dire, je vais réavoir du sexe avec mon partenaire et d'autres personnes. C'est ce rationnel que je n'arrive pas à comprendre. Je n'ai pas de jugement, je pense que c'est bien ou pas bien. On a commencé quand même à avoir du sexe ensemble avant, en ouverture du couple. Moi, vu que ça allait mieux, on a quand même recommencé petit à petit à avoir une sexualité à deux. Malgré tout, on n'a pas commencé direct avec des plans à trois, à tout ça. Je pense que j'avais mal compris. Non, ça n'a pas été d'un coup. On a quand même recommencé petit à petit à avoir une intimité. Au-delà du sexe, une complicité, à avoir vraiment une vie de couple. Parce qu'il y a un moment, j'étais vraiment enfermé. C'était une période assez compliquée quand même. On n'était plus vraiment un couple finalement. On ne se parlait pratiquement plus. C'était assez compliqué. Un fantôme que je voyais plus que toi. Donc finalement, petit à petit, ça a été mieux. Puis même au niveau sexuel, on a quand même réussi à avoir des choses. Oui, ça s'est refait petit à petit. Et je lui en ai beaucoup parlé aussi de mes blocages. En tout cas, moi, je ne lui en parlais pas. Il ne savait pas finalement pourquoi il n'y avait pas de sexe. Oui, au début des blocages… Il ne savait pas ? Moi, je n'étais pas du tout au courant. De mon point de vue, j'étais rejeté, en fait. Des fois, j'essayais d'aller vers lui, lui faire comprendre que j'avais envie de lui, tout simplement. Donc, ça passait par des caresses, dans le canapé. Et puis, je passais la main sur la jambe et puis il repousse ma main, des choses comme ça. Donc, en fait, sans en parler, évidemment. Et du coup, moi, je me suis senti totalement rejeté. Je pensais qu'il y avait quelque chose que je faisais mal. Je ne comprenais pas, en fait. Et donc forcément, moi aussi, je l'ai mal vécu, même si je n'avais pas tous les mêmes problématiques que Maxence sur l'acceptation de soi, etc. Mais je n'étais totalement pas bien non plus de mon côté. Et donc forcément, le manque de communication, ça m'a fait souffrir. Et là, depuis l'épisode post-dépression, avec la psy, on a beaucoup parlé, on a réappris à parler en fait. et le fait de se reparler même des choses qui vont pas du bien comme du mal ça nous a permis de revoir de la discussion d'identifier les bons points les mauvais points et puis travailler dessus et depuis ça va beaucoup mieux j'ai compris ce qui n'allait pas et j'ai compris que c'était pas de ma faute forcément et du coup ça m'a fait aller mieux aussi de ce côté-là. Tout ça, ça libère aussi le côté sexuel. C'est parce que vous discutez ensemble et que vous partagez vulnérablement ce qui se passe que ça aide à… comment s'il y a des gens qui écoutent et qui se reconnaissent dans cette détresse après moi je me reconnais moi je me reconnais dans ta détresse c'est trop émouvant et super je sais pas ce que je ressens je me sens en colère je me sens triste je me sens plein de choses parce que je pense que ça vient vraiment faire résonner un truc en moi j'ai trouvé que la période manif pour tous c'était l'horreur c'était extrêmement violent Toi, tu t'en sors comment ? T'as dit psy, t'as dit une psy spécialisée apparemment dans les sujets LGBT ? Elle est très au fait de… On a fait des séances en couple, oui. Et je la vois aussi de temps en temps. Elle est psychologue et sexologue aussi. Psychologue, sexologue. Mais je ne pensais pas qu'elle était spécialisée dans les questions LGBT. Mais elle est sexologue aussi. C'est pour ça que je l'ai choisie aussi. Et toi, tu savais que ta dépression était en lien avec ce refoulement, cette détestation d'une part de toi ? Non, je n'avais pas de recul en fait. Je ne comprenais pas. Je me disais juste, je me dégoûte, je ne suis pas normal. J'ai eu des idées noires. C'est vraiment très sombre quand même. Mais je n'avais pas de recul. Je n'arrivais pas à me dire pourquoi je suis comme ça. J'étais vraiment dans un état d'esprit vraiment… J'étais au fond du trou, clairement. J'étais vraiment au fond du trou. Mais tu vas avoir une sexologue, c'est quand même… C'est un hasard ? Tu ne le savais pas qu'elle était sexologue au début ? Si, si, j'ai quand même choisi un sexologue. T'avais une intuition au fond de toi, quand même. Oui, mais vu que ça n'allait plus du tout exister au niveau sexe, je me suis dit, autant prendre une psy qui connaît un petit peu le sujet du sexe. Et après, j'ai découvert qu'elle connaissait bien les problématiques LGBT, qu'elle travaillait dans les céjides et tout ça. Elle connaît quand même bien le milieu. Donc ça, ça m'a beaucoup aidé aussi. Elle m'a vraiment beaucoup aidé. Donc le processus avec ta psy c'est j'y vais chaque semaine et je parle et rien que cette répétition de la parole t'a aidé ou toi t'arrives à identifier ? Je pense à des gens qui nous écoutent et qui sont dans une détresse similaire. Oui ça m'a aidé parce que finalement on parle de choses qui peuvent paraître vraiment banales mais finalement si on parle de choses banales qu'on se rend compte qu'il y a des choses un peu sous l'attente qui émergent finalement. Donc c'est en parlant de tout et de n'importe quoi, bon il y a aussi la famille qui prend de la place aussi importante, mais non c'est vraiment en parlant de tout et de rien toutes les semaines que ça m'a permis vraiment de comprendre ce que j'avais, vraiment ce que je ressentais. Je l'ai vu pendant plusieurs mois, je l'ai vu pendant assez longtemps quand même. et il y a juste un moment où ça me faisait du bien mais j'étais quand même très fragile et il y a un moment j'ai une petite rechute et là elle m'a redirigé vers un psychiatre parce qu'elle jugeait qu'elle en tant que psychologue n'était pas suffisante pour me guérir et donc du coup elle m'a envoyé vers un psychiatre qui là m'a prescrit des antidépresseurs et ça t'a aidé l'aide médicamenteuse J'étais très sceptique au début, parce que je me suis dit que je vais être soit un zombie, soit une pile électrique. J'étais à priori très négatif sur ça. Au début, ça te faisait peur. Et finalement, non, non. Le psychiatre était vraiment très bien aussi. Il m'a bien aidé. Donc, on discutait beaucoup aussi. Puis, il me donnait les médicaments à la suite. Et j'ai pas eu d'effet secondaire avec les médicaments et ça m'a aidé vraiment à réfléchir autrement, à aborder les choses vraiment autrement. Donc je voyais plus tout du côté négatif, mais un peu plus du côté positif. Oui, ce que j'ai compris, c'est que l'aide médicamenteuse, quand tu te noies, c'est la bouée qui te ramène à la surface pour au moins que tu arrives à respirer. C'est parce que tu arrives à respirer que tu peux te mettre à re-réfléchir. C'est ça, donc ça m'a aidé en complément des rendez-vous chez la psy à rebondir. Dès que l'annuaire de recommandation des professionnels est ouvert, je t'envoie un texte. Je traîne un peu sur le Discord du podcast et j'ai vu qu'il y avait une petite rubrique pour préparer cet annuaire. J'ai déjà fait des recommandations. J'ai justement mis le nom de cette psychologue et sexologue. Ah, t'as déjà mis ? J'ai déjà mis. Ok, d'accord. Oui, le Discord qui est la communauté en ligne pour les auditeurs. Oui, ça, il m'en parle souvent. Mais je savais pas que t'avais déjà mis le nom de la psy. Je participe un tout petit peu aussi. Le déclic dont vous m'avez parlé quand on a préparé cet entretien, c'est un plan à trois ? C'est le moment où vous racontez, si vous avez envie. Il se regarde, il va parler. Déjà, au début, je voyais la psy seule. Et après, vu qu'on parlait beaucoup de la sexualité avec Cyprien, on a fait une séance avec la psy à deux. Et c'est à la suite de ça qu'on a commencé à aborder le sujet de l'ouverture de couple. Est-ce que ça pourrait nous faire du bien ? Est-ce que ça pourrait… Ah, donc il y a deux plans à trois ? Il y a un premier plan à trois psychothérapeutes. Exactement. Le vrai premier, c'était avec la psy. Et après, on a passé le cap. On a bien défini avec la psy ce qu'on attendait. C'est elle-même qui nous a proposé, enfin pas proposé, mais elle nous a dit, il y a des couples qui font ça. On a étudié l'idée et ça nous a semblé, sur le coup, ça nous semblait une bonne idée. C'est elle qui suggère l'idée d'abord ? c'était elle qui a parlé de tout ça c'est elle qui avait dit il y a des couples pour relancer leur sexualité elle a évoqué toutes les possibilités, les plans à trois, l'échangisme le couple ouvert Et nous, on s'est fixés sur l'idée du plan à trois. Vous en pensiez quoi avant tout ça ? Vous aviez des préjugés ? Moi, je ne pensais pas du tout à tout ça, en fait. Moi, quand je pensais sexualité, je pensais sexualité, Maxence, on est deux et voilà, ça suffit. Et je ne m'étais jamais imaginé faire un plan à trois, voir quelqu'un d'autre, en fait. Je ne m'imaginais pas du tout ça. Et c'est pour ça, quand elle en a parlé, je me suis dit… J'étais un peu dépourvu, je ne sais pas. Et en fait, il a fallu justement réfléchir à ça. Parce que toi, quand Maxence était mâle et que votre lien se délitait, tu n'avais plus de sexualité ou c'était juste la masturbation ? Oui, je n'avais plus de sexualité à part la masturbation. C'était ça, masturbation, consommation de porno, plus qu'avant, mais ça s'arrêtait là. Jamais, j'ai eu l'intention, l'idée d'aller voir quelqu'un d'autre. Vraiment pas. Ça ne m'est pas venu à l'esprit, en fait. Et toi, Maxence, pareil, aucun préjugé sur le plan A3 ? Enfin, sur les relations ouvertes ? C'est marrant. Votre psy vous pose ça et vous découvrez le sujet. Ouais, c'est un peu ça. Ça m'était déjà arrivé d'en parler avec des amis, des amis hétéros. Ok. On parle un peu de tout, les sujets du sexe, on n'a aucun problème à les aborder. Et j'avais déjà parlé avec un ami hétéro qui m'avait dit qu'il était, même sans aller voir ailleurs, sans faire partie d'un couple ouvert… Lui, il arrivait à différencier les sentiments du sexe. Pour lui, ça ne lui posait pas de problème d'aller voir une fille en dehors de son couple tant qu'il n'y avait pas de sentiments. On s'était déjà posé la question là-dessus. À cette époque, qui s'était posé la question ? Vous deux, vous en aviez parlé ? non on en avait pas encore parlé et toi et ton pote ? et t'en avais pensé quoi ? ce qu'il m'avait dit ça m'avait pas semblé incohérent je me suis dit oui c'est vrai que si t'arrives à séparer le côté sentimental du côté pulsion en soi y'a pas vraiment de soucis à avoir tant que t'es toujours amoureux de la personne fille, garçon, peu importe si t'arrives à bien différencier tout ça et si l'autre personne du couple est au courant évidemment la psy pose ça comment vous prenez votre décision ? on en a beaucoup discuté on s'est dit est-ce que ça serait vraiment utile pour nous est-ce que ça nous ferait du bien est-ce qu'on en a envie déjà tous les deux moi oui quand elle a dit ça je me suis dit c'est peut-être pas mal tout de suite pour toi Maxence est-ce que tu t'imaginais quoi ? J'imaginais partager des moments avec lui et puis vraiment découvrir d'autres choses, d'autres corps, d'autres gars. Parce que là, ça faisait 11 ans qu'on était ensemble. On a eu peu d'expérience avant. Donc, c'est aussi l'envie de découvrir d'autres corps, mais avec lui. C'est vraiment l'envie de partager ça, mais avec lui. Donc, elle, elle vous propose des plans à trois. Des plans à trois. Parce que là, c'est vraiment l'ouverture du couple, mais ensemble. la base on s'est dit ça on s'est dit que c'était ensemble parce que sur Instagram j'ai demandé aux gens ouais dites moi si vous avez des questions vous avez Instagram ou pas ? moi je ne fais absolument rien sur Instagram à part regarder les réseaux sociaux et là il y a quelqu'un qui me dit est-ce que tu parles de couple ouvert ou de couple libre ? je me suis rendu compte que je ne connaissais pas la différence mais je pense que tu viens de la dire c'est à dire dans un cas on s'amuse à deux et plus et dans un autre on s'amuse séparément bon et puis on s'en fout au début c'était à trois Ouais, c'est ça. On voulait faire partager des choses ensemble. C'est ça. Moi, c'est comme ça que je l'ai pris, en tout cas. Toi, tu viens de dire que direct, t'as eu envie de découvrir d'autres corps et tout ça. Pour moi, c'était pas forcément aussi évident. Moi, je me suis vraiment posé la question, je me suis dit, qu'est-ce que ça va m'apporter d'aller voir un autre mec, même si c'est à trois ? et sur le début j'avais pas de réponse vraiment et en fait la seule réponse qui m'est venue c'est la complicité que je vais avoir avec Maxence de partager un moment avec lui même si c'est un moment sexuel avec un autre garçon je me suis dit ça va être une bonne expérience à partager ensemble et c'est comme ça que je l'ai pris en fait les plans 1-3 je me suis dit ça va être ça ça va être des chouettes expériences qu'on va partager et une super complicité qu'on va avoir Et puis on sort de plusieurs années où tu vois Maxence en souffrance, tu as aussi envie de créer des moments chouettes avec lui. C'est ça, moi je le voyais depuis des années se renfermer sur lui. Dès qu'on parlait de sexe, il ne fallait pas en parler en fait, c'était presque devenu tabou. Et là je voyais ça comme on va reparler de sexe et ça va être joyeux, ça va être chouette. Pour moi c'était tout gagné en fait. Maxence, est-ce que tu avais réussi à faire la paix avec la partie de ton cerveau qui te disait que faire du sexe avec un homme c'était sale ? Et que te disait cette partie du cerveau quand tu lui as dit tiens on va faire des plans à plusieurs ? Là c'était en cours, c'était pas encore complètement le cas mais c'était en cours. et justement je me suis dit le fait d'ouvrir le couple de voir d'autres gars ça va normaliser un peu les choses je me suis dit en fait c'est peut-être la fin de la thérapie c'est peut-être besoin de ça pour me dire bah oui finalement c'est normal j'ai le droit de faire ça j'ai le droit de prendre du plaisir avec Cyprien donc voilà c'était encore un peu hésitant mais je me suis dit j'ai besoin de ça aussi pour me dire que c'est normal et finalement les premiers gars qu'on a vu ça s'est très bien passé Oui, ça s'est très bien passé. Globalement, ça s'est très bien passé. J'ai pas eu de dégoût, j'ai pas eu de rejet, j'ai rien eu. J'étais vraiment bien. Et puis nous ensemble aussi. On était très complices. J'avais jamais été aussi complice. Et en dehors de ça, les garçons avec qui on a fait les plans à trois au début… On les a pas choisis, pas faux hasard, on emprunte, et puis ça se passe. Il y a eu beaucoup de discussions avec, on a expliqué un peu le contexte, et puis on voulait être sûr que ce soit un garçon qui soit cool, qui nous comprenne, qui comprenne notre démarche un peu, et puis du coup… On a sélectionné pour que ça se passe le mieux possible. Comment du coup ? Vous l'avez trouvé comment ? C'était sur les applications de rencontre, je ne sais plus laquelle. Vous aviez combien de candidats potentiels qui vous plaisaient ? qui nous plaisaient. Il n'y en avait pas énormément qui nous plaisaient. Je ne sais plus s'il y avait beaucoup de messages ou pas, mais quand on envoyait un, on se montrait à chaque fois… En fait, ce qu'on faisait, c'est qu'on avait chacun une application. Et par exemple, Maxence et Grindr et moi, j'avais Roméo ou je ne sais plus quoi. Et donc, on parlait chacun de son côté et on se montrait après. Ah tiens, il y a lui, il te plaît ou pas ? Il a dit ça et c'est comme ça qu'on fonctionnait. Mais on se rendait compte que ça ne matchait pas forcément nos goûts. C'est ce que j'avais demandé, c'était quoi vos critères communs ? Les choses qui vous réunissaient, pourquoi ça te fait marrer Maxence ? Non je sais pas parce qu'on cherchait pas forcément les mêmes choses. Toi tu cherchais quoi Maxence ? Moi j'étais plus sur l'aspect physique on va dire. Alors que Cyprien cherchait peut-être un peu plus le côté feeling. Moi j'étais plus prêt à prendre un gars qui me plaisait vraiment physiquement même s'il avait un peu moins de feeling. Alors que Cyprien avait plus besoin d'être en confiance avec le gars. j'ai surtout besoin de confiance et pour le coup critères physiques j'étais pas très exigeant en tout cas moins que Maxence Maxence toi tes critères physiques c'était lesquels à cette époque là enfin à ce moment là franchement il n'y avait pas de critères physiques je sais pas tu peux mettre des mots sur quelqu'un qui t'excite plus qu'un autre Est-ce que c'est une question de taille ? Moi, c'est quelqu'un de grand déjà, oui. C'est quoi grand pour toi ? C'est plus d'un mètre quatre-vingt, plus d'un mètre quatre-vingt, bien sûr. Ok. Encore plus, un mètre quatre-vingt-cinq. Pourquoi tu rigoles, Cyprien ? Je suis un mètre quatre-vingt-trois, donc… me rassure. Non, mais là, j'ai quelqu'un de… Non, mais de grand. Mais en fait, il n'y avait pas vraiment de critères physiques. Je n'étais pas là à dire mettre 85 minimum, machin. Quelque part, si. Ça dépendait des gars, vraiment. C'était inconscient, peut-être. Un gars qui était bien foutu, oui, clairement. C'est quoi bien foutu pour toi ? Un gars qui était quand même un peu sportif, qui prenait soin de lui, qui était quand même tout ça. Je peux ne pas être musclé, pas faire de sport et prendre soin de moi. Mais pour toi, bien foutu, c'est tu vois les muscles se dessiner. À ce moment-là, j'avais besoin de ça. J'avais envie. J'avais envie de ça. Oui, bien sûr. Mais comme tu utilises des termes qui sous-entendent, tu peux être gros et bien foutu. Oui, non, c'est sûr. Non, c'est sûr. Mais non, je cherchais vraiment plus des muscles, des corps. Plus d'un mètre quatre-vingt-cinq. Quatre. des muscles un peu dessinés un corps dessiné est-ce qu'il y a des couleurs de yeux, couleurs de peau non, taille d'oreille parce que récemment je me suis rendu compte que moi j'avais vraiment un kiff sur les mecs aux oreilles décollées vous avez vu la série Looking ? J'avais déjà regardé les 2-3 premiers épisodes. Il y a un acteur, je ne sais pas s'il arrive peut-être pas au début. Il aurait décollé, énorme kiff. Ça peut avoir son charme, c'est vrai. Le visage, non. En termes de pratique, vous étiez d'accord sur quoi ? On faisait les deux, parce que moi je suis actif, Cyprien est passif, et on cherchait pas forcément un passif ou un actif, c'était selon le gars ce qu'il était, et puis après on s'adaptait. Soit c'était Cyprien qui faisait avec le gars, j'étais là aussi, mais soit c'était un actif et du coup il s'occupait plus de Cyprien, soit c'était un passif, c'était moi… Mais on n'avait pas d'exigence particulière sur le… Pourquoi pas un versa ? Quelqu'un qui pénètre et qui est pénétré. Il y en a eu, oui. Il y en a eu. J'ai l'impression qu'il se regarde avec… Il y a du dossier. Il y a eu combien de plans à trois ? Il n'arrive pas à compter. C'est énorme. Non, on a… Ils ne sont pas d'accord. Un combat s'engage, ouais. Vingtaine, je pense. Ouais, à peu près. Ouais, non, pas tant que ça. Quoi ? Une vingtaine, pas tant que ça ? Alors, voilà, moi, c'était plutôt 20. Ouais, c'est déjà quand même pas mal. Et toi, Maxence, non ? Pour toi, 20, ce n'est pas… Maintenant, ça me paraît normal. Il t'a fallu combien de temps pour passer de ce rejet à 20 plans à 3 ? C'est chouette. Tu te sentais de mieux en mieux tandis que tu sexais ? De mieux en mieux, puis j'y ai pris goût, oui, clairement. Mais du coup, je suis passé de rien à tout, quoi. Ça me dégoûtait. Et après, c'est passé tout de suite, ça m'excite vraiment très fort, quoi. T'as redécouvert un peu la sexualité comme un… J'avais l'impression d'avoir 20 ans, quoi, en fait, de redécouvrir un petit peu la sexualité, de redécouvrir d'autres choses. Enfin, vraiment, j'étais… J'avais toujours envie de découvrir encore plus, plus, plus. C'était beaucoup plus demandeur que Cyprien. Ou d'un moment, je lui disais, ça dit qu'on voit un gars, puis Cyprien jouait, qu'il n'était pas trop chaud. Alors que moi, j'avais très envie. Très envie. Parce qu'au début, et on va arrêter là la première partie de notre enregistrement, au début, vous faisiez que tous les deux ensemble. Vous étiez ouverts, mais on est deux et on jouait à plusieurs. Oui, c'est ça. Ah ! Ah, il y a un doute du côté de Cyprien, ça fera un parfait cliffhanger pour la partie 2. Ça vous va ou pas ? Très bien. Super, merci.