Je réponds aux questions d’auditeurs : insultes sur les réseaux et ma sexualité

Je suis Guillaume, créateur du podcast sur l’intime gay Actif ou Passif ? : les insultes homophobes me ramènent à l’ado harcelé, mais j’ai maintenant la réponse que je n’avais pas.

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Dans cet épisode du podcast :

  • Hypocondrie à chaque rapport intime, même sans risque : la PrEP et le podcast m’ont aidé à en sortir
  • Épisode 0, enregistré sous ma couette, racontant mes envies BDSM : trop vulnérable, je l’ai censuré
  • 360 000 vues TikTok en 7 jours, mais les insultes homophobes réactivent l’ado harcelé en moi

Mes conseils

Je suis Guillaume, créateur du podcast Actif ou Passif ? : 4 ans de recherche sur l’intime gay, des dizaines d’experts interviewés.

Comment j’ai surmonté mon hypocondrie sexuelle et mes angoisses après chaque rapport intime ?

J’ai traversé des années d’hypocondrie sexuelle : après chaque rapport, même sans aucun risque réel, mon cerveau se mettait à tourner en boucle. Ce qui m’a aidé à en sortir, c’est une combinaison : la PrEP, qui a éliminé l’angoisse du VIH, la thérapie, et le podcast lui-même. Mettre des mots sur mes peurs et les formuler devant des gens consentants, ça m’a fait avancer plus que n’importe quel effort de volonté.

Comment vivre avec l’idée que sa famille peut tomber sur un podcast gay intime et explicite ?

Pour accéder à mon contenu, ma famille devrait d’abord lire le titre « Comment devenir sexuellement épanoui » et cliquer. Si elle le fait, elle est consentante. Ça m’a beaucoup aidé de voir les choses ainsi. Mon frère hétéro a entendu l’épisode 0 où je parlais de mes envies BDSM et de mes difficultés. Sa réaction : « c’est super, mais c’est pas pour moi ». J’étais en paix avec ça.

Comment gérer les commentaires homophobes sur les réseaux sociaux sans se laisser détruire ?

95 % de l’énergie que je reçois sur les réseaux est positive. Le reste, ce sont des insultes homophobes qui me ramènent à l’ado harcelé que j’étais, incapable de répondre. Sauf qu’adulte, j’ai la réponse que je n’avais pas à l’époque. J’en fais du contenu : les algorithmes poussent les vidéos qui génèrent des interactions, et les gens qui me découvrent via ces vidéos finissent souvent par écouter le podcast.

Comment ne pas se faire avaler par la gratification instantanée des réseaux sociaux quand on crée du contenu ?

J’ai un cerveau très addict. La gratification instantanée des réseaux peut vite bouffer ma créativité et ma disponibilité. Ce qui m’aide : garder clair que les réseaux sont au service du podcast, pas l’inverse. Dès que je commence à penser mes vidéos pour l’algorithme plutôt que pour ce que j’ai envie de dire, c’est un signal que je m’éloigne de ce qui compte.

Comment trouver un psy ou un thérapeute LGBTQ+ friendly pour travailler sur des blocages sexuels ?

J’ai moi-même fait de la thérapie pour sortir de mes blocages, et ça a été déterminant. Si tu cherches un accompagnement professionnel gay-friendly, il y a l’annuaire du podcast : des soignants recommandés par des auditeurs, partout dans le monde. C’est le meilleur point de départ que je connaisse : actifoupassif.com/annuaire.

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Coucou mes petits auditeurs et mes auditrices, comment vous allez ? Épisode spécial aujourd'hui sur les coulisses du podcast, des auditeurs posent une question et moi j'y réponds. Vous savez, il y a un groupe WhatsApp du podcast et donc un jour j'ai dit « Ah coucou, ça vous dit, vous posez des questions et puis moi je vous réponds en message vocaux ». Bon, il y a plein de gens qui ont du coup fui le groupe WhatsApp et qui m'ont dit « C'est quoi cette inondation de notifications ? » Je comprends tout à fait, c'était un essai. Mais du coup, je me suis dit « Ah ben c'est cool ! » Je trouvais que les questions étaient intéressantes. En tout cas, moi, quand je suis des podcasts, j'aurais bien aimé que le créateur ou la créatrice y répondent. Je me suis dit « Banco ! » Donc là, vous allez avoir une collection de questions-réponses enregistrées en message WhatsApp. Les questions des auditorices étaient posées par écrit, donc c'est une petite voix robotique qui vous les partage. Voilà, bonne écoute, j'espère que vous allez bien et à très vite ! Question d'un auditeur. Je me souviens que tu avais commencé le podcast car tu n'étais pas épanoui sexuellement. Est-ce que tu dirais que c'est le cas maintenant ? Et est-ce que faire le podcast t'a aidé ? Alors, j'ai commencé ce podcast il y a deux ans et demi parce que je n'étais pas épanoui sexuellement. Qu'en est-il aujourd'hui ? Mais ça a transformé ma vie. Franchement, il y a eu tout le chemin de mettre fin à l'hypocondrie. Je flippais à chaque fois que... J'avais n'importe quel rapport intime, même si médicalement, il était impossible de transmettre une IST. Mon cerveau se mettait à mouliner, mouliner. J'avais des énormes angoisses. J'ai gagné cette bataille avec la PrEP, notamment, avec le podcast, avec de la thérapie. Mais le podcast a vraiment... pour moi, a été un tournant gigantesque parce qu'à force d'entendre des gens se raconter et petit à petit, moi assumer mes vulnérabilités, mes blocages, les mettre en mots, c'est ce que je propose de faire dans les lives et dans les témoignages. En fait, une fois que tu mets des mots, T'as fait 80% du taf. Enfin bon, je ne devrais pas dire tu. Moi, j'ai trouvé que c'était un gros bout du chemin. Et là, aujourd'hui, ça continue à vachement m'aider à mettre des mots, à voir la diversité, la richesse de tous les chemins et donc à prendre conscience que moi, mon chemin, il est du coup aussi divers et singulier. Du coup, à... à accepter les routes détournées, à pas me dire qu'il y a une seule formule. Quand j'entends des gens raconter des trucs aussi contradictoires, je me dis, tiens, c'est intéressant. Alors moi, je me situe où ? Et ça me fleurit. En moi, en termes d'idées de pratique, en termes de tiens, est-ce que c'est pour moi, est-ce que c'est pas pour moi, en termes d'alignement, en termes de quel type de sexualité, d'intime j'ai envie de développer, pourquoi. Et je dirais que ça m'aide aussi vachement à parler de ma sexualité avec mes partenaires et donc à avoir un intime plus joyeux pour moi. Salut Guillaume, ma petite question du samedi matin. Comment vis-tu avec l'idée que ta famille, parents, frères, etc. peuvent tomber, décider d'écouter ton podcast et entendre des choses super intimes sur toi ? Super question. Ah, il y a une dame, je ne sais pas dans quelle langue elle parle, c'est joli. Super question. Eh bien, super question, parce que pour moi, c'est tout à fait le cheminement intime que je m'invite à faire et que j'invite à faire sur le podcast. L'idée, c'est quand tu verbalises, quand tu mets en mots avec un cercle de personnes consentantes, un intime invulnérable, ça booste de ouf ton épanouissement. Parce que tu vas mettre des mots sur tes blocages, sur tes peurs, sur tes envies. Et le faire publiquement, c'est pour moi reconquérir un espace qui jusqu'à présent nous étaient interdits. C'est d'ailleurs beaucoup ce qu'on me rappelle sur les réseaux sociaux. On m'invite à taire cette réalité-là. Et en fait, dans ce geste-là de dire ça, de poser des questions, d'échanger, je trouve ça extrêmement puissant. Et donc, comme n'importe quel coming out, ça peut être accessible à des gens que ça va gêner et où interroger... C'est leur problème. Du coup, moi, à partir du moment où, pour écouter mon contenu, c'est-à-dire qu'il faut que mes parents... D'ailleurs, j'ai une anecdote après à vous raconter sur mon frère. Il faut que mes parents lisent « Comment devenir sexuellement épanoui », le titre. Puis après, dans l'épisode, et tous les titres des épisodes sont quand même bien carabinés, et qu'ils disent « Ah bah ouais, super ! » « Ah tiens, taille de bite, super cool ! » « Ah, mon petit Guillaume, il fait quoi ? » Pas de problème, mais du coup, la personne est bien consentante. Et après, m'écouter, dire mes trucs, bah oui, c'est le sujet, ma pauvre Lucette. Donc moi, je suis très à l'aise et aligné. En vrai, ils m'ont dit qu'ils n'ont jamais écouté. Ils ont écouté mon autre podcast, Psychanalyse, où j'étais aussi sorti des bons dossiers. Et mon frère, en fait, il a écouté le tout premier épisode censuré de ce podcast. En fait, le podcast a commencé genre il y a deux ans. J'ai enregistré sous la couette. C'est vrai, en plus, j'étais chez moi et en fait, sous la couette pour avoir un bon son. parce que du coup t'as pas d'écho et tout et en fait je me disais bon bah moi j'ai envie d'inviter des hommes gays et queers à raconter leur cheminement intime bah il faut que je commence par moi sinon ça fait un peu weird quoi et donc j'ai raconté j'ai mis mes tripes et tout et je l'ai fait écouter à mon frère et je parlais de mes envies BDSM de mes peurs de ma difficulté à pénétrer mes difficultés et tout Mon frère m'a dit, ah mais c'est super, vas-y. Mon frère hétéro, pardon. Mon grand frère hétéro est très hétéronormé. Une femme, trois enfants, il a un bon métier. Enfin bon, il reproduit le rêve hétéro, mais il n'est pas du tout... Enfin bon, il n'y a pas de problème avec le rêve hétéro, mais toujours est-il qu'il est un peu loin de mes réalités. Et il me dit, ah bah ouais, c'est super. Ah non, vraiment, c'est cool. En revanche, je pense que je ne suis pas vraiment le public et je n'écouterai pas. Et je dis, t'inquiète, mon frérot, il n'y a pas de souci. épisode 0 que j'ai du coup censuré que j'ai retiré parce que en fait c'était trop dur pour moi au début de l'aventure j'étais pas j'étais pas à l'endroit où je suis aujourd'hui et en fait ça revient à ta question c'est dur d'assumer publiquement avec mon prénom et mon nom tout ça c'est pas évident tu vois parce que c'est rare et du coup je me dis un peu putain mais les gens ils vont penser que je suis une énorme merde Puis j'ai envie plutôt d'avoir l'air cool. J'ai pas envie que ce soit la honte d'être moi. Et du coup, je l'ai retiré parce que c'était trop exigeant. Et tu vois, les témoignants, ils sont anonymes. Il n'y a pas leur nom de famille quand ils tâtent dans Google et tout. Mais peut-être un jour, je devrais le republier. Ça pourrait être rigolo. Bonjour Guillaume. Dis-moi, n'y a-t-il pas un syndrome du super-héros gay chez toi ? L'homme qui secoue l'homophobe dans chacun des hommes gays qui t'écoutent ? Est-ce que j'ai un syndrome du super-héros gay ? Écoute, je ne sais pas ce que ça veut dire, donc je ne sais pas. Moi, je crois que je fais ce podcast avant tout pour moi et je suis super heureux et joyeux que ça résonne. Mais comme n'importe quel discours public, il y a plein de gens qui ne sont pas d'accord avec moi, ce que je dis. C'est pour ça que j'ai à cœur d'aller chercher des témoignages contradictoires, des gens qui pensent différemment et tout. Après, moi, le seul syndrome que je vois à l'œuvre, c'est que dire publiquement, reprendre un espace public sans honte, sans crainte. Je ne sais pas quel syndrome c'est, mais c'est ultra libérateur, que ce soit sur le podcast ou sur les réseaux sociaux. Et même ce que j'ai senti comme énergie hier, c'était magnifique. Les gens étaient trop des petits choux. Il y avait un niveau de connexion, de bienveillance, de sympathie. Et voilà. Puis après, des contradictions, des gens qui ne pensent pas pareil. Mais c'était tellement ouf. Ça, il y a un truc extrêmement puissant. Alors qu'on reste quand même dans un monde où il faut taire. Soit il faut taire les vulnérabilités, les blocages et les impossibles intimes. Ce ne sont pas des trucs qu'il faut dire, quelle que soit ton orientation sexuelle. Et en plus, il y a l'autre couche de « il faut taire parce qu'en plus, t'es gay », tu vois. Ou t'es bi, ou t'es queer, ou t'es pas hétéro. Et ça, je le sens puissamment sur les réseaux sociaux où on exige de moi que je me taise en invoquant pas mal les enfants. Et donc, c'était trop chouette parce qu'hier, au live, il y avait un professeur justement qui creuse la question de l'éducation sexuelle qui commence dès le collège et qui m'a trop aidé à me rappeler qu'en fait moi le contenu que je propose en fait des ados l'éducation nationale propose de le dire à des ados parce que c'est en disant que voilà je vais pas vous le dire à vous bon voilà quoi donc trop cool j'étais trop content de ça et voilà le seul syndrome enfin je pense J'ai quand même envie de rajouter que, bien entendu, je n'ai pas fait dix ans de psychanalyse pour ne pas savoir que j'aime briller, j'aime être au centre des conversations. Regardez ce groupe WhatsApp où je suis le seul à pouvoir poster. Mais non, mais en fait, moi, je pense que chacun a ses forces. Et moi, la mienne, elle est à cet endroit-là. J'aime embarquer, j'aime briller, je l'assume très bien. Il s'agit pour moi d'assumer, c'est peut-être l'aspect super-héros que tu voulais souligner ? Donc assumer ces forces, je trouve, ça me permet d'éviter les écueils et de devenir un vieux connard. En tout cas, j'essaye autant que faire se peut de ne pas devenir un vieux connard qui veut briller pour briller. Mais en revanche, le côté puissance, courage, le fait d'incarner ces valeurs et d'être le communicant fait partie de mes forces et de ce que je veux vivre dans ma vie. Et c'est peut-être ça que tu sous-entendais ? Bon, il fait super beau à Paris. Moi, je vais aller courir et je vous fais un bisou. Bonne semaine à vous. Coucou ! Je sais absolument pas si vous m'entendez parce qu'il y a un peu de vent. Franchement, là, c'est trop joli. Aïe, j'ai failli tomber. C'est trop joli. Du coup, je suis dans la rue, là, je viens de courir. Et en fait, il y a des cerisiers, je crois. Ils sont en fleurs et tout, c'est absolument magnifique. J'ai limite envie de vous poster une photo, mais je pense qu'il y a l'intégralité de ce groupe qui va fuir, en fait, qui va se dire, mais j'ai tellement pas envie d'autant de notifications. Mais c'est la vie. Ah ouais, je vous envoie une photo. Ok, je réponds à ta question. Il y a deux façons pour moi de choisir les invités, c'est deux processus en parallèle. Le premier, c'est un point de vue éditorial. Je me dis, ok, quelle est l'histoire qu'on n'a pas entendue et comment... En fait, moi, j'ai envie de faire une collection de témoignages intimes. avec des incohérences, en tout cas avec des contradictions, avec des gens qui pensent différemment, avec des gens qui ont des chemins différents, parce que je trouve que ça m'ouvre, ça nous ouvre les horizons. Et puis, il y a toujours, je trouve, dans ces histoires où on se dit « c'est pas du tout moi, c'est pas du tout mon délire », il y a toujours un truc qui rebondit chez moi et qui m'aide à mettre des mots sur une part de mon intime, de mes désirs, de mes envies, de mes peurs, etc. Donc trop cool, j'essaie de me dire « ok, sur le podcast, il n'y a pas quoi ». Donc là, j'ai fait un gros taf de trouver des personnes de plus de 50 ans, nos ancêtres, nos aînés, nos sages queers. Deuxièmement, j'ai fait tout un travail pour trouver des témoignants non binaires et ou qui rentrent pas dans les codes de la masculinité et ou qui se considèrent féminins, féminines. Parce qu'il y avait peu de ça, je trouve. Les jeunes, je crois que quand t'es créateur de contenu, t'attires des gens qui sont comme toi. Je suis trentenaire, j'attire des trentenaires, je pense. Bon, je suis quand même mi-trentenaire vers la fin de la trentenairitude, mais bon, ça, c'est pas grave. Et ouais, du coup, je me dis, ça serait cool d'avoir des points de vue jeunes et tout. Si vous avez envie de témoigner, je vais vous mettre le lien où je raconte tout. Ah, il y a un camion poubelle, on va pas s'entendre là. Je raconte, je fais une FAQ sur pourquoi c'est cool de témoigner et qu'est-ce qui se passe ? Le camion poubelle vient vers moi, c'est l'horreur. Deuxièmement, si t'as envie de témoigner que t'as pas entendu ton histoire sur le podcast, mais tu te dis j'ai rien à dire ou je parle pas bien, 99% des gens que t'as écouté sur le podcast me disent ça. C'est-à-dire qu'on est les pires juges de nos histoires et on croit toujours qu'on sait pas bien parler, qu'on va perdre nos mots, etc., Je te promets que 99% sur les 160 épisodes que tu peux écouter, les gens ont cette inquiétude-là. Donc, si toi, ça ne t'a pas gêné et que tu es là en train de m'écouter, c'est que ça ne t'a pas suffisamment gêné pour que tu quittes le podcast et la communauté, eh bien, viens. Et ta deuxième question, comment vis-tu la pression sur les réseaux socials ? Alors, récemment, j'ai décidé d'investir dans les réseaux sociaux Instagram et TikTok. Et le concept, en fait, c'est que je fais des vidéos putaclic avec du fond qui m'inspire, avec une forme qui attire et qui joue le jeu des algorithmes et un fond qui m'inspire. C'est-à-dire que je trouve que ça délivre une forme de message que je trouve cool et, troisièmement, qui donne envie d'aller écouter le podcast. Et ça marche. J'ai fait 360 000 vues. sur TikTok en 7 jours. Du coup, ça a fait 1500 personnes en plus sur le podcast d'un coup comme ça. Ça, c'est cool. En revanche, c'est super dur. C'est dur pour plein de raisons. La première, c'est que j'ai un cerveau très addict, c'est-à-dire que cette gratification instantanée des réseaux sociaux, Ou, contrairement à mon quotidien de podcaster, quand vous écoutez des épisodes, vous n'avez aucun moyen de me faire coucou. Vous, vous vivez tout un tas de trucs avec les épisodes et je suis trop content. Souvent, vous êtes certains à m'envoyer des petits messages et j'adore, mais sinon, je suis seul tout devant mon ordinateur. Après, il y a le Discord qui est vraiment génial. Et en fait, les gens viennent me faire coucou. Et les réseaux sociaux sont chouettes aussi pour ça. J'ai complètement perdu ce que je voulais dire. Oui, gratification instantanée. Genre quand tu postes une vidéo et que t'as plein de likes, t'as des gens qui disent « Ah, comment je peux trouver ton podcast ? » C'est vachement motivant. En revanche, le problème, c'est que... Du coup, ça bouffe énormément de ma créativité, de ma disponibilité, parce que je suis un peu sensé à se demander « Ah putain, c'est un jeu, j'ai trop envie de savoir quelle vidéo va marcher, comment elle va marcher, comment j'améliore mon accroche, mon fond, mon contenu, etc. » Or, moi, je ne veux pas devenir créateur de contenu vidéo, ça ne m'intéresse pas. Moi, j'adore le média du podcast et je veux que ma stratégie réseau social soit au service du podcast. Et je veux qu'il y ait plus de gens qui l'écoutent. Un, parce que je pense qu'il peut faire énormément de bien et être salutaire pour des gens. Et deux, parce que j'ai besoin de thunes. Le modèle économique, c'est les contributions des auditeurices et des sponsors. Et en fait, ça, ça dépend de tes audiences. Le truc, c'est qu'en revanche, il ne faut pas que je me fasse avaler par l'affaire. Et un peu l'excitation de la gratification instantanée. Et ces algorithmes, ils sont faits pour nous niquer le cerveau. C'est ouf. Deuxièmement, ah là là, les homophobes. Ah là là, les gens sont détendus sur les réseaux sociaux. Et en fait, ça me touche vraiment. Je vois que nous venons de perdre deux personnes qui ont quitté le groupe face à toute cette pluie de notifications. Là, je viens de te faire une petite raille putassière, les homophobes m'attaquent, mais c'est tout à fait le cas. Je trouve ça vraiment dur. En fait, l'enfant adolescent en moi qui a été harcelé et qui a été agressé par des homophobes se réactive quand je lis des commentaires de gens anonymes qui n'ont pas de pouvoir sur moi, dont j'ai rien à foutre, etc. Donc il y a vraiment un truc qui se crispe en moi. Je dirais 5%. Et 95%, c'est un espace ultra puissant où j'apporte la réaction que j'aurais voulu être capable d'avoir quand j'étais adolescent, mais je n'étais pas formé. Littéralement, mon cerveau n'était pas encore en train d'être formé et je n'étais pas aussi fort qu'adulte aujourd'hui. Et du coup, j'ai la réaction que je veux. Et celle que j'adore, c'est de transformer... Vous avez entendu le mec qui s'est formé en volant à côté de moi ? J'espère que vous l'avez là en son parce que c'était délicieux. Il a raclé le fond de sa gorge avant de cracher un gros mollard. Voilà, je reviens à mon sujet. Transformer l'homophobie en petites pépites d'or de petits homosexuels épanouis. Parce qu'en gros, moi je rebondis sur leurs commentaires. pour faire des vidéos qui du coup créent beaucoup d'interactions donc qui sont poussées par les algorithmes et donc en fait ça fait des gays enfin des personnes intéressées par le podcast qui découvrent le podcast grâce à cette insulte homophobe à laquelle je réagis dans une vidéo et d'ailleurs je crois si je dis pas de bêtises que sur le live de Lille sur la taille du pénis une des personnes m'a dit ça m'a dit bah moi en fait je t'ai découvert via une vidéo où tu te faisais insulter j'ai découvert le podcast j'ai écouté genre dix épisodes et me voilà à Lille et j'étais là mais c'est tellement j'étais tellement ému j'étais là mais c'est énorme win voilà donc dès que je me fais insulter en commentaire je me dis génial un commentaire de plus qui indique à l'algorithme que la vidéo doit être partagée et moi une opportunité de faire du contenu Si toi aussi tu veux recevoir des photos de cerisier ou me poser des questions pour un futur épisode de questions-réponses, rejoins le groupe WhatsApp en allant sur le site du podcast bit100e.ly slash comment devenir, où tu peux m'envoyer un message WhatsApp direct au 06-61-61-57-36. Bisous.

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