Je me ferai JAMAIS pénétrer – Vincent 1/3

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Partie 1 sur 3 – À 13 ans, Vincent se fait la promesse sous la douche de ne jamais se faire pénétrer. Il galère de nombreuses années en refoulant ses désirs : il raconte comment son corps tremblait au contact d’un homme, l’éjaculation comme une fuite, et les jeux vidéo comme refuge. Et puis à 25 ans il rencontre l’amour, et c’est le déclic. Tout se débloque.

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Lire la transcription de cet épisode
Bon Vincent, je vais te lire ma petite intro. « Merci de m'accueillir chez toi, on est d'ailleurs dans ta chambre Vincent. Tu as 26 ans et tu es ici à La Réunion depuis moins d'un an. Tu as suivi ton amoureux pour ses études de médecine. Et cet amoureux ne t'a pas uniquement fait faire tes valises, il t'a aussi aidé à lâcher de vieux bagages homophobes. En gros, avant la rencontre de ton amoureux, il y a un an et demi, c'est le chaos dans ton intime. Tu vas nous raconter ton chemin, la promesse que tu te fais à 13 ans de ne jamais te faire pénétrer, la haine que tu as en toi d'aimer les hommes, le refuge des jeux vidéo et des chats en ligne entre gamers. Tes premières expériences, tu oses aller voir un gars, mais c'est ton corps qui t'arrête. Le sexe avec un mec te donne des tremblements incontrôlables et tu éjacules en 30 secondes. comme pour que tout s'arrête vite. Et dans cet enfer, tu tombes dans une relation toxique d'un amour imaginaire avec ton meilleur pote hétéro. Et puis tout change quand tu rencontres ton copain il y a un an et demi sur Tinder. Le vrai amour et sa magie, les couches de blocage qui s'enlèvent les unes après les autres, tu ne souffres plus d'éjaculation précoce et ton corps ne tremble plus et tu t'abandonnes. Attention aux oreilles, chers auditorices, j'ai noté pendant notre pré-entretien, Vincent, tu m'as dit, j'ai eu un déclic, le gros de mes blocages ont disparu quand il m'a éjaculé dans la bouche. Je vais avoir besoin de plus de détails. Et puis certains blocages restent. Tu n'es pas encore à l'aise avec le fait d'être passif. À se demander si cette promesse faite sous la douche à 13 ans de ne jamais être pénétré n'est pas encore active. Et les nouvelles questions que tu te poses maintenant sur le couple ouvert ou sur le coming out gay. Tu ne te sens pas vraiment à l'aise de te dire gay, peur de la catégorie. Alors si ça te va Vincent, on va se lancer en commençant par tirer une question au hasard. Il va te falloir choisir un chiffre de 1 à 77 à moins que tu aies un retour, une réaction à cette intro qui ne sait t'attendre. Mais merci, merci pour cette intro, ça me touche beaucoup. Il faut que je prenne un chiffre, c'est ça ? Ouais. Je vais dire le 6. Le 6 ? Quel rôle jouent les jouets sexuels dans ton épanouissement intime ? T'es pas obligée de répondre à la question, c'est la question… Elle est signifiante ou pas ? Le jouet sexuel, c'est un truc qui t'évoque quelque chose ? Oui et non, parce que dans ma pratique, je n'en utilise pas du tout. Je n'ai jamais investi là-dedans. Aujourd'hui, ça ne m'intéresse pas plus que ça parce que je n'en ressens pas le besoin. Mais pourquoi pas ? Je suis assez curieux. J'ai un peu entendu parler de différents jouets. S'il y avait un truc par lequel tu devrais commencer ton exploration, tu choisirais quel objet ? Je pense que j'aimerais bien essayer les petits plugs anales. Je tombe beaucoup sur des vidéos qui me font rire, des plugs avec une télécommande et tu peux actionner à distance et souvent c'est des couples qui font ça et ils actionnent à des moments complètement improbables genre t'es à la boulangerie et tu vas payer ton part et du coup… Tu vois le mec serrer les fesses et… Attends, mais si tu regardes, c'est des vidéos sur quelle ? Sur Insta. Ah ouais ? Ouais. Bah, y'a rien d'explicite, quoi. Non, mais attends, y'a pas de problème. Non, mais je croyais que c'était un film, c'est pas un film porno, quoi. Non, non, pas du tout. Tu n'as jamais utilisé de concombres, de carottes ? J'ai eu cette conversation il y a pas longtemps. Si, j'ai déjà essayé. La première fois, c'était des crayons. genre un des crayons de couleur quoi un après deux je pense pas avoir fait trois et aussi j'ai déjà essayé oui la carotte genre j'avais mis un préservatif dessus parce que j'étais complètement parano que la carotte elle se casse et que je me retrouve mais au final ça a pas trop marché parce que ça me faisait mal ouais Est-ce que tu peux raconter cette fameuse promesse à 13 ans sous la douche, si tu veux me décrire la scène, et est-ce que ça inclut des objets sexuels ? Moi j'ai l'impression que c'est ce hasard avec les questions, je m'amuse à me dire que c'est un peu magique et que ça nous donne des informations magiques, ok ? Et je me dis, ça peut peut-être être une astuce sur la reconquête de ton anus, j'ai dit ça parce que ça rime, mais peut-être que c'est une invitation à déjouer la pénétration en allant à sa conquête via autre chose qu'un pénis, pourrait-être une idée ? Oui, peut-être que c'était une manière de détourner un peu ce que je m'étais dit. Donc, en tout cas, le moment, la promesse, ça incluait des objets, quoi. C'était rien de rendre dans mon anus. Ouais, mais pourtant, j'ai le souvenir qu'il y avait peut-être deux, trois ans entre les deux, quoi. Entre quoi et quoi ? Entre la promesse et… La carotte. Non, pas la carotte, les crayons. Les crayons, pardon. Il se passe… Enfin, pourquoi t'es sous la douche ? Qu'est-ce que tu peux raconter ? J'ai ce souvenir très clair de moi dans la douche. Déjà, il faut savoir que la douche, c'est un endroit où j'ai pas mal découvert ma sexualité, la masturbation à 100%. Et donc, à cette époque-là, j'ai commencé à avoir mes premiers fantasmes, un peu désirs masculins. J'ai découvert la pornographie au début hétéro. Après, quand j'ai découvert le porno gay, je me disais… C'est pas mal aussi, mais il y avait toujours ce dégoût et à chaque fois que je le faisais, je me sentais super mal, homophobie internalisée. Donc tu te sens tiraillé, à la fois ça s'impose à toi, t'as ce désir, et puis t'as envie d'agir dessus sous la douche, tu te masturbes en pensant à des hommes que t'as vus dans des films porno, c'est ça ? pas forcément ça peut être même j'essaye de penser à juste des corps ou même des femmes je trouve ça plus simple de l'accepter parce qu'en fait dans ma tête ce que je me dis à ce moment là c'est et cette promesse là elle vient dans ce contexte là c'est Je peux aller jusqu'à un certain point, mais si je me bloque, par exemple, je peux regarder du porno gay, mais pas plus de 20% du porno que je regarde. Ou bien, peut-être qu'un jour je pourrais avoir des relations avec des mecs, mais par contre, jamais je me fais pénétrer. Ouais. Et… tu négocies avec ton intime tu peux t'exprimer si t'es minoritaire mais en majorité je veux que tu aies du désir pour des femmes c'est ça que tu t'imposes c'est comme ça que je vois mon avenir dans ma vie dans ma famille j'ai aucun repère queer c'est très très hétéronormé j'ai jamais envisagé une vie autre que hétéronormée épanouie Donc, forcément, à cet âge-là, je me disais, si je pars sur cette voie-là, je serai forcément malheureux. Et à cette époque-là, en fait, ce qui me frappe le plus, c'est que je me le dis naturellement. Alors qu'aujourd'hui, avec du recul, heureusement que je n'ai pas tenu cette promesse. Et je trouve que cette promesse, elle montre bien le tiraillement que j'avais en moi de… J'ai des désirs, mais je dois pas les exprimer. Enfin, on se dégoûte soi-même. Donc, ouais, ça a commencé comme ça. Tu sais d'où il vient ? Je crois que ce que j'essaie de… On a quand même un écart d'âge, toi et moi, on a genre 22… Non, 12 ans. Oui. Je me suis emballé. 12, 12 ans. Mais je me demande… Tu vois, les gens, ils disent que les choses changent. Et j'ai l'impression qu'on a vécu la même adolescence, à 12-15 ans d'écart, tu vois. Et je me dis, bah putain, ça change pas en fait. Est-ce que tu sais comment ce dégoût homophobe s'installe dans ta tête ? C'est qu'en fait, t'es dans un endroit, donc t'as dit j'ai pas de représentation, mais c'est aussi tu baignes non-stop dans des insultes. C'est quoi qui te fait comprendre que si jamais par malheur t'es homosexuel, tu seras malheureux ? C'est pas évident à dire parce que je pense pas qu'il y ait des… C'est pas comme si je vivais dans un cadre complètement homophobe où j'ai déjà dû me faire traiter de tapette ou avant même que j'ai connaissance de mes goûts, mes orientations sexuelles. Donc on a un peu cherché à me définir avant que je me définisse, mais globalement, je ne sais pas vraiment d'où vient ce dégoût et un peu mépris de toute autre sexualité que l'hétérosexualité. Ton père qui dit « allez pédés » devant la télé ? Ouais, ça pouvait arriver, des insultes comme ça, pédées. Mais je pense qu'un exemple assez frappant, il y a un peu plus d'un an, j'ai fait mon coming out avec ma famille. Un coming out entre guillemets, parce que j'ai jamais vraiment, on pourrait en parler, mais j'ai jamais vraiment voulu faire de coming out, plutôt leur présenter mon partenaire de vie. Et du coup, c'est ce que j'ai fait. Et typiquement, ma sœur, qui n'est pas beaucoup plus âgée que moi… Elle m'a dit au début, bon bah ok, il n'y a pas de soucis, moi je le savais, très bien. Et elle a fait un commentaire en disant un truc comme, tant que t'es pas une folle, elle m'a parlé de… Elle, elle est allée en vacances et ils ont rencontré un couple gay. Et ça s'était très bien passé, comme quoi. Je trouve qu'en fait, ce n'est pas vraiment de l'homophobie, mais vraiment un malaise. Je pense qu'ils ne sont pas du tout éduqués sur la question. Ils ne connaissent pas. Du coup, ça a toujours été vraiment l'étranger. Quand tu dis que ce n'est pas vraiment de l'homophobie, parce que pour toi, l'homophobie, c'est frapper ? Non, c'est vraiment avoir des propos discriminants. C'est le cas, là, non ? Typiquement, les manifs, le mariage pour tous, tout ça, moi, je n'ai pas vraiment de souvenirs. Je t'ai parlé du PD devant la télé ou quoi, mais… Que ton père dit ? Oui, mais… Mais ça, ça suffit, en fait, au petit Vincent, 13 ans, sous la douche, de se dire « je suis condamné si je suis gay ». Oui, mais ce ne sont pas ces mots-là qui m'ont vraiment marqué. C'est plus un contexte. Par exemple, ça va au-delà de l'orientation sexuelle, c'est aussi comment je suis. Je pense que j'ai évolué d'une manière… Je n'ai pas vraiment eu la possibilité d'exprimer ce que je voulais. J'ai fait plein de trucs pendant mon enfance. J'ai fait des sports, de la musique, tout ça. Mais sans vraiment… Dès qu'en fait, je sortais un peu des casques… Masculines ? C'est pas totalement masculin, mais c'est pas non plus ultra féminin. Et ma mère m'a jugé. Pareil, une fois, j'avais mis du vernis, j'ai fait un FaceTime avec eux. À un moment, je me gratte le visage et du coup, ma mère, elle voit mon doigt. Elle me dit, c'est quoi ça ? Et c'était du vernis noir. Du coup, j'ai dit, je me suis coincé le doigt. Et même encore aujourd'hui, je pense que je me permets beaucoup plus de m'affirmer. mais parce que je pense que j'ai moins peur de leur rejet ça c'est aussi quelque chose j'ai toujours voulu attendre d'être complètement indépendant avant de leur parler de ces choses là financièrement et même pas habiter chez eux et tout ça ça se passe dans le nord de la France tu viens de ce coin là je suis pas né là bas mais j'ai vécu la plupart de ma vie là bas Il y a deux choses que j'ai envie de partager avec toi. La première, c'est que sur le podcast, c'est publié les témoignages de personnes ici à La Réunion. On est à La Réunion aussi, mais tu n'es pas réunionnais. Je trouve que c'est impressionnant comment nos témoignages se rejoignent alors qu'on est des petites graines qui poussent dans des terreaux qui sont si différents, si loin les uns des autres. On dit tous la même chose. C'est terrible ! Et l'autre chose que j'observe, c'est notre difficulté. Je dis nous, mais je pense qu'il y a beaucoup de gens que ça va agacer. Je perçois, moi Guillaume, une difficulté à oser dire l'homophobie de nos familles. Parce que moi j'entends des témoignages, en gros la personne elle décrit un truc ultra homophobe et après elle dit mais bon mon père n'est pas très homophobe. Et moi j'entends ça et je me reconnais. Parce que moi, j'ai mis tellement de temps à regarder ma famille dans les yeux en leur disant, en fait, vous êtes quand même homophobe. Et en fait, c'est vachement problématique et c'est pas un espace safe. Et c'est vrai qu'ils peuvent répondre, mais on t'a jamais frappé, mais t'es invité au repas. Ouais, mais en fait, on va devoir se parler et comprendre que… Et certes, il y a des mélanges entre ma performance de genre. Je mets du vernis, égal, je suis une fille. Je suis pénétrée, égal, je suis une fille. Je suis gay, je suis égal, je suis… Il y a des gros confusions. Et on est d'accord, toi et moi, qu'on parle pas du tout de la même chose. Malheureusement, dans le regard hétéro, il mélange tout. Et pour moi, c'est de l'homophobie et ses racines de misogynie. Et… Et je te partage ça parce que c'est vachement puissant quand tu dis j'ai attendu d'être indépendant, par exemple financièrement, pour leur annoncer. Ça veut dire qu'en fait, dans une partie de ta tête, tu ne te sentais pas en sécurité et qu'il y avait une mini possibilité que les ponts se coupent, quoi. Oui, et je pense que si je partage ça à ma famille, ils me diraient mais n'importe quoi, jamais on t'accepte comme tu es, blablabla. Mais pourtant, il y a quand même moi ce ressenti qui faisait que je n'étais pas à l'aise de leur en parler. Donc c'est vrai que oui, je pense qu'il y a une difficulté d'admettre l'homophobie dans sa famille. Et ce qui est encore plus dur à assumer, c'est sa propre homophobie. Parce que je pense qu'aujourd'hui, j'ai fait énormément de travail, mais je pense que ça reste toujours. On a quand même des mini-restes de ça. Mais tu vas y arriver ? Oui, je pense. Moi, j'avais envie de dire ça. C'est très gratuit. Mais en fait, ce n'est pas des emprunts indélébiles. Et c'est vraiment une reconquête. Et pour moi, pourquoi on est en train de parler de tout ça sur un podcast sur l'intime ? Parce qu'en fait, pour moi, à la suite de ton témoignage, il vient trouver ses racines dans tout ce qu'on vient de dire. Tu vois ce que je veux dire ? Quand le corps se met à trembler, comme je disais en intro, quand en fait il y a une couche d'inconscient ou de conscient qui se met en action pour être moins homosexuel, pour ne pas être dans la catégorie homosexuelle ou pour… C'est un de la survie. Et en plus, tu m'étonnes. Bien sûr que ton corps se dit, et ta tête se dit, il faut survivre. Et que, sachant que tu sais que tu peux être rejeté par ta propre famille, si t'es trop efféminé, trop féminin, ou si t'es l'enculé, on va pas l'être. Non, c'est bête et simple, trop simple. Non, c'est pas simple. Au contraire, je pense que c'est vachement complexe. Ouais. Non, mais là, je fais des ponts, tu pourrais dire, oh non, je m'y retrouve pas trop. Non, bah, si, quand même, hein. Moi, j'ai envie de faire un gros câlin à Vincent Trezon sur la douche. Il est en train de se masturber, donc peut-être que je le laisse tranquille. Non, je n'étais pas en train de me masturber à ce moment-là, je pense. Quand tu fais ta promesse, tu n'es pas en train de te masturber. Moi, je me souviens être rempli de honte après avoir éjaculé. Ça te parle ? Oui, surtout avec le porno gay. un dégoût ça m'est aussi arrivé de faire d'échanger vite fait des dick pics sur snap et pareil j'avais ce dégoût et en plus aussi j'avais ce tremblement tout mon corps alors que j'étais chez moi et c'est juste on échangeait des photos avec quelqu'un que j'avais jamais vu et que j'aurais jamais vu Mais quand même, j'avais tout mon corps qui tremblait. Un gamer ? Non, c'était pas des gamers. Ah bah, j'ai cru, j'avais noté. Mais il y en a eu, oui. Il y en a eu. En fait, toi, tu te mets dans le jeu vidéo. T'es encore aujourd'hui fan ou plus trop ? En fait, j'ai toujours eu un jeu ou deux que j'adorais. Souvent des jeux en ligne. Quand j'étais petit, je jouais beaucoup à Dofus. Et Dofus, on sait qu'il y a beaucoup de… C'est un jeu de communauté, donc on rencontre des gens. À la louche, si tu expliquais Dofus à un enfant de 7 ans, c'est quoi ? Dofus, c'est un jeu où tu crées un personnage et puis tu évolues dans un monde, tu gagnes des niveaux, tu peux faire des combats contre des monstres avec d'autres gens. Trop bien. La caméra, elle est genre à la troisième personne ? C'est juste… Ça s'appelle… MMORPG, en gros c'est une carte et tu vas sur un autre décor. Et ton personnage le voit en petit ? Ouais. Moi je trouve que c'est pas du tout anodin, non pas le personnage, je trouve ça pas du tout anodin le jeu vidéo et la place du jeu vidéo dans le queer et dans le gay. Parce qu'il y a tout un mouvement de gamers et de gens qui, grâce aux jeux vidéo, peuvent accéder à un univers et à des relations sociales et s'autoriser plein de choses. Toi, tu as senti que c'était un espace justement… Ouais, on peut totalement se réinventer derrière un écran. Ça peut être utilisé pour les bonnes comme les mauvaises raisons, mais… Je pense que des gens qui ont joué à Dofus, il n'y a pas une personne qui ne s'est jamais créé un perso féminin. Du genre opposé, tu veux dire ? Oui, mais du genre féminin pour essayer de michtonner. Genre, je suis ta petite meuf. Tu parles en connaissance de cause ? Moi, je dis que ça a dû arriver à tout le monde. Donc ça t'est arrivé à toi ? Oui, sûrement. En tout cas, j'aimais bien faire des personnages aussi bien féminins que masculins. Comment tu peux michtonner ? Dire quoi michtonner ? C'est demander de l'argent. Mais du coup, tu crées ton personnage et après tu me parles par tchat. Oui. et genre t'es féminin et tout et toi tu lui dis genre vas-y donne parce qu'il y a de l'argent dans Dofus bah tu discutes enfin c'est un chat en ligne quoi donc tu lui dis envoie moi de l'argent bah pas directement enfin la relation se crée tu dragues ouais bah dans le jeu tu peux te marier donc ok c'est genre les sims pas vraiment parce que c'est un peu plus combat il y a un peu moins de créativité j'aimais bien les sims aussi mais sur toutes les sims bah tu joues tout seul quoi c'est la grosse différence Mais oui, du coup, j'ai rencontré pas mal de gens là-dessus. On voit des cœurs à des hommes à ce moment-là. Dans le tchat, il y a un truc qui s'exprime. Il y avait une assez grande différence d'âge. Moi, je devais avoir 10-11 ans, jouer à Dofus. Et du coup, je m'étais fait des amis, surtout un qui avait plutôt 18 ans. qui avait une copine et tout, mais les jeux vidéo on peut y passer des heures, donc des fois on faisait des nuits ensemble, on était sur Skype, et moi j'étais un enfant quoi, et je me rappelle avoir revu des conversations Skype où il y avait des chœurs, ils m'envoyaient plein de chœurs, du coup moi aussi je lui en envoyais, Mais je pense pas que… Enfin, pour moi, j'étais trop jeune pour ressentir quoi que ce soit pour lui. Mais du coup, avec du recul, je me demande ce qui se passait vraiment dans sa tête. Pour moi, c'était pas une relation très saine. Et je pense que c'est un peu… J'ai pas développé de l'attirance, mais un peu un fantasme où j'idéalisais un peu les gens. Parce qu'il y avait l'écart d'âge, il y avait aussi le fait que dans le jeu, ils étaient beaucoup plus forts que moi… J'étais un peu leur mixto. Je suis perturbé par… Tu n'arrêtes pas de ramener à l'argent et je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu dis ça ? C'est plus dans le sens où il y avait un rapport vraiment inégalitaire. T'as acheté de l'affection ? Pourquoi tu mets l'argent, même si j'entends qu'il est artificiel ? C'est l'argent du jeu, n'est-ce pas ? Pourquoi tu dis ça ? Je pense que c'est un détail. On peut l'analyser. Je suis un peu bête quand les gens répètent quelque chose deux ou trois fois. Ce n'est pas un détail. Et normalement, j'arrive à comprendre pourquoi ils le répètent deux à trois fois. Et là, je n'arrive pas à comprendre. C'est peut-être moi, au final, ce que je voulais là-dedans. Ce qui m'intéressait, c'était surtout le fait que dans le jeu, ils étaient forts. Et du coup, qui pouvaient m'aider. Pas trop un imaginaire gay. On se gratte. Moi, c'est ça que j'avais compris. En fait, c'était un peu un refuge pour toi, les jeux vidéo, pour ça. Parce que ça te permettait un peu d'avoir cette vibration gay. Mais eux, officiellement, étaient hétéros. Une vibration, ça, ça te concerne. Oui. Il y avait de ça ou pas ? J'ai mal compris. Pour moi, j'étais trop jeune. C'est juste avec le recul où j'y repensais. Et d'ailleurs, ces personnes-là… On s'était ajouté sur Facebook à l'époque. Aujourd'hui, je les ai encore. Donc, c'est un peu… Donc, tu connais leur tête. Oui, je connais leur tête, leur nom, prénom, où ils habitent et eux aussi. Et du coup, un peu prédateur pédophile. Il ne s'est jamais rien passé, sauf si j'ai fait un total blackout. Tu les as rencontrés physiquement ? Non, non, non. Ça se limitait à des Skype. mais en vrai je vois je regarde cette partie là de ma vie avec beaucoup de pas d'apitié mais j'ai beaucoup de tendresse pour moi à cette époque là parce que je me rappelle être complètement perdu et rencontrer ces gens là et avoir des relations un peu qui me dépassaient je pense donc il y a eu ça quand ça c'était les premières et après j'ai J'ai rencontré quelqu'un d'autre où là, pour le coup, c'était vraiment des gamers avec un Y. G-A-Y-M-E-R-S. Ça, le terme que je cherchais tout à l'heure. Gamers, pour les francophones, c'est des joueurs de jeux vidéo. Oui, oui, oui. ah donc là il y a bien eu de la mourette je suis pas fou mais ça c'était je devais avoir plutôt 15-16 ans League of Legends c'est ça LOL et donc assez improbable parce que LOL c'est un jeu pas mal différent de Dofus où c'est plus tu lances une partie et t'es mis avec 9 autres personnes et tu joues pendant juste une partie avec eux après tu peux t'ajouter un ami et tout ça mais bon on a juste 30 minutes et on joue la partie donc on discute pas Mais quand même, j'ai fait une partie un jour. J'ai parlé à une personne avec qui je jouais. C'est plus lui qui me parlait. Il devait avoir deux ans de plus que moi, je crois. Et ça a continué. On s'est ajouté sur Snapchat, sur Facebook, tout ça. Donc, on a vu nos visages. Et on se découvrait, je pense, tous les deux. On n'était pas du tout outés. Je pense même qu'on n'avait pas forcément conscience de notre attirance pour d'autres mecs. Mais on s'est échangés, je me rappelle, des dick pics. Et je ne pense pas qu'il ait un jour été question de se rencontrer. Moi, j'étais vraiment très loin de tout ça. J'avais encore beaucoup ce dégoût et c'était très ambivalent. Je me rappelle être en vacances et parler avec lui par SMS un peu toute la journée, mais en ayant peur que mes parents me crament. Donc, ça, première… tu m'as dit quand t'osais aller rencontrer des hommes donc j'imagine c'est plus tard c'est dans ton adolescence non c'est pas arrivé avant mon premier date Tinder je crois que c'était à 19 ans donc c'est combien de temps après Snapchat, Dick Peek ? 4 ans je pense là tu dis quand j'ose y aller c'est tout mon corps qui tremble tu peux me décrire concrètement ce qui se passe ? alors j'ai un souvenir d'un date qui s'est pour le coup très bien passé c'était à Paris et On a passé toute la journée ensemble, toute la soirée ensemble. Au final, on est rentrés ensemble et il s'est passé deux, trois petits trucs. J'étais assez précoce à cette époque-là, mais je ne me rappelle pas. Précoce, ça veut dire ? Éjaculé très rapidement. C'est quoi les petits trucs que vous avez faits ? Se sucer, se masturber. Et là, ton corps a tremblé ? Non j'ai pas de souvenirs après je me dis que c'était peut-être on rentrait de soirée et j'avais pris de l'alcool et peut-être un peu des drogues donc peut-être que ça m'a mis un peu dans un état de tranquillité mais par contre après j'ai fait d'autres dates où là c'était plus pas des plans grinder mais… Plus dans le délire où on se voyait plus ou moins pour Ken. Et ça, j'étais vraiment incapable. Même certains dates où j'ai fait 2-3 dates avec la même personne. Quand on arrivait chez elle, je ne me sentais pas bien. Et puis même, je n'en avais pas envie en fait. Peut-être que je me persuadais aussi, c'était un moyen de… me dire bah j'en ai pas envie, peut-être que je suis pas homo ça me correspond pas et c'est aussi pour ça que je me reconnaissais pas j'avais aucun repère queer dans ma famille mais le peu de repères queer que j'avais je me reconnaissais pas du tout donc ça m'arrangeait bien aussi de me persuader que ça veut peut-être dire que j'en ai pas envie Et du coup, ton corps tremble quand la personne commence à essayer de te toucher, automatiquement, sans que… Vraiment, je vois mon corps trembler et j'ai aucun pouvoir dessus. Et du coup, l'autre personne le voit aussi, donc c'est super gênant. Je suis tombé sur des gens qui… qui était très bien et qui me disait bah prends ton temps et tout et bah ces gens là au final il se passait rien parce que bah du coup j'arrivais à dire que non j'étais pas prêt je voulais rien et d'autres où je sais pas s'ils le voyaient pas ou si j'arrivais mieux à le cacher ou quoi mais où du coup ça se faisait Et j'ai essayé de concentrer un maximum le plaisir sur l'autre. Parce que moi, je savais que si je me faisais toucher, j'allais trembler, j'allais évacuer en 10 secondes. Donc… Et voilà, il y a d'autres expériences qui étaient un peu moins cool. Je ne dirais pas que j'ai vécu des traumas là-dessus. Plus mon expérience de dating, les traumas, c'est plus au niveau de l'après-sexe. Parce que, en fait, quand je me donnais un peu à quelqu'un, je pense que derrière, j'avais aussi un peu l'espoir de revoir la personne et qu'on construise quelque chose et Même aujourd'hui, en vrai, je pense que j'ai du mal à envisager une sexualité sans sentiments. Donc… Et tu te faisais jeter ? Voilà. Ghosting ou juste… Ghosting, pardon, ouais. Ils disparaissent sans jamais te recontacter. Ou bien, juste, j'ai eu… un mec qui m'a dit je peux pas te rendre l'appareil ou je sais pas quoi alors que ça venait vraiment de nulle part et et je commence à m'attacher un peu bon après je suis vraiment très reconnaissant qui m'est jeté parce que je pense que c'était pas une personne pour moi mais en tout cas c'est ça ton expérience dans le dating ouais c'est plus ça qui m'a tu disais il y a des choses pas cool qui se sont passées tu parles de ça quoi par exemple bah dans l'après le ghosting donc tu veux dire il n'y a pas eu d'abus dans les rapports sexuels c'est ça que tu voulais dire dans cette période là de dating en fait je t'explique te donner le contexte parce que t'es obligé de rien dire mais ça me met la puce à l'oreille j'ai pas envie qu'on dise il y a des trucs pas cool qui se sont passés mais c'est ok parce que je trouve ça un peu bizarre je suis là mais en fait soit c'est pas cool et du coup bah non c'est pas ok après peut-être tu voulais dire genre je les ai nettoyés et réparés Oui, je dis c'est OK dans le sens où je pense que ça ne m'a pas fait un gros trauma. Mais ce qui n'est pas cool, c'est par exemple un mec plus âgé. Moi, je fantasme un peu dessus et il me fait balader. Juste un soir où il n'y a personne, il ne fait rien, il me propose la dernière minute de passer. Moi, je marche pendant 45 minutes. Limite, je fugue de chez moi en douce. Et en fait, tout ça pour qu'il se fasse sucer. Le lendemain, il rapporte le petit-déj quand même. J'ai dormi chez lui. Et il me dit « Salut ». Et après, je renvoie un message le lendemain. Et il ne m'a plus jamais répondu. Donc là, vraiment, ce n'est pas cool dans le sens où… Un, peut-être qu'ils auraient pu voir que je n'étais pas… disponible pour ça. Parce que quand il te force à le sucer ? Non, il ne me force pas, mais… Parce que si j'y suis allé, c'est que aussi j'avais une envie derrière ça. Mais bon, pareil, il y avait un grand écart d'âge et je me suis senti un peu utilisé, en fait. Donc c'est ça qui n'est pas cool. D'agression, de violence pendant le rapport. Moi, je ne suis pas psy, mais je serais curieux d'avoir le retour d'un ou d'une thérapeute avec nos blessures. Tu vas grandir dans un espace où l'autorité… où l'autorité cadrante nous rejette et d'être tout seul à essayer d'être à la conquête d'un désir qu'on refuse et qu'on refoule et qui nous blesse, enfin c'est pas le désir qui nous blesse mais c'est tout ce poison que tu as vachement bien décrit, est-ce que du coup il n'y a pas une boucle de répétition, on se remet à aller chercher ? cet autre qui nous maltraite tu vois et parce que moi j'essaye surtout pas de te responsabiliser en disant ah tiens c'est intéressant tu es sur Grindr et tu continues à être sur Grindr et à dire oui à des mecs alors que ça te fait mal et moi je pense que l'essence de ces boucles de répétition c'est pas du tout ah oui t'aurais dû mieux savoir toi Vincent c'est pas ça mais c'est bien de voir nos boucles de répétition de dire bah La première fois, je n'ai pas aimé. Ça ne s'est pas bien passé, Vincent. La deuxième fois, c'est toi qui te parles à toi-même. La deuxième fois non plus. La troisième non plus. La quatrième non plus. Il y a un truc qui est en train de se répéter. Je me fais mal. Tu t'es dit ça ? Tu t'es vu en train de te faire mal ? Ou tu n'étais pas du tout dans cette réflexion ? Oui, mais vraiment, j'étais tiraillé parce que je me disais… Moi, je refoulais mes désirs pour les autres hommes. Du coup… En fait, j'étais entre j'ai envie d'être hétérosexuel, d'aimer les filles, et en même temps, ça me titille, j'ai envie d'essayer de découvrir la sexualité avec des hommes. Au moins, en plus, comme ça, je me disais, je pourrais être fixé et tout. Mais… T'es tiraillé quoi. Je me demande, à nouveau je suis pas thérapeute, donc il y a moyen que je dise une énorme merde, mais je te propose une graine, tu la plantes ou pas. Je me demande dans quelle mesure, dans ce moment où on est tiraillé… la part majoritaire en nous va nous faire faire un truc qui est gagnant pour elle. Donc en fait, que tu choisisses des hommes qui t'utilisent, ta part qui veut refouler, elle est contente. Parce que, un, il n'y a pas de lendemain, et deux, comme t'es malheureux, c'est bien une preuve que l'homosexualité, ça rend malheureux. Tu vois ce que je veux dire, que ce désir est mauvais ? Moi, je me souviens, dans ma construction, dans mon chemin de sexualité, faire des choix qui semblent mauvais aujourd'hui, mais qui, sur le moment, moi qui refoulais, étaient, entre guillemets, performants dans leur capacité à refouler, à… Tu vois ce que je veux dire ? je sais pas trop comment réagir là dessus mais c'est tout à fait pertinent et c'est un peu maso quoi on se fait du mal on survit parce que du coup pour survivre faut que cette jouissance homosexuelle puisse être et à la fois faut qu'elle puisse être sanctionnée suffisamment pour que je puisse me dire je suis pas vraiment un pédé donc il y a une sorte d'équilibre empoisonné qui se fait je parle de mon expérience la mienne un peu pareil parce que c'est arrivé à un point où je me suis dit que peut-être en fait cette vie là je vais pas me concentrer sur l'épanouissement sexuel, amoureux peut-être que je développerai d'autres trucs tu t'es dit je fais un trait je serai jamais épanoui sentimentalement sexuellement Je m'étais convaincu que c'était pas fait pour moi. Jusqu'à tomber sur un podcast. Non, je rigole. Je dis pas que c'est le podcast qui t'a… Mais j'ai envie de conclure cette première partie par… Je trouve que c'est terrible ce qu'on raconte. Moi je m'identifie vachement dans ton chemin et je me dis putain de merde. Ça se répète quoi. On dirait que ça bouge pas. Surtout moi je suis triste pour toi, je suis triste pour moi. Je suis triste pour notre nous adolescent. C'était vraiment une expérience de merde, c'est gratuit, ça sert à rien. Et c'est vraiment cette homophobie misogynie ambiante qui casse et qui tue. Je suis désolé, parce que ni toi ni moi n'avons voulu se sentir si mal quand on se masturbait sous la douche. Je suis désolé, on n'a rien fait. Mais… Je trouve, je suis… Comment dire ? Déjà, je suis heureux que tu sois là et que toute la suite que tu vas raconter, elle est belle et puis en fait, c'est le début de ton chemin et tout va bien se passer. Et du coup, je suis deuxièmement heureux qu'il y ait des gens pour qui peut-être ça ouvre des… Ça révèle des cartes dans leur tête. Ça révèle… Quand ils t'écoutent, ils se disent « Ah ouais, moi… » Et ça nous donne des clés, en fait. Ouais, ça va en prendre conscience, en fait. Je trouve que c'est ultra puissant. Donc, ce qu'on fait, il y a un truc réparateur. En tout cas, moi, je le sens dans mon corps, là, tout de suite, de moi, Guillaume, à moi-même. Et la dernière chose, c'est que je me dis « Vincent, il a jamais lâché. » Tu vois ce que je veux dire ? Il y a un truc en nous qui, malgré la douleur, la peine et la violence, il y a notre réalité, notre vérité qui exige d'exister, qui ne nous lâchera pas. Tu vois ce que je veux dire ? Je parlais de ces boucles de répétition. Je me retrouve toujours à embrasser cet homme, un autre homme, à sucer une bite, une autre bite, avec toutes les angoisses qui viennent après. Mais il y a un truc Ça me rassure de savoir que nos vérités, elles n'arrêtent jamais de chanter. On entend toujours quelque chose, tu vois, on n'arrive pas forcément à… Mais tu vois ce que je veux dire ? Tu t'es jamais abandonné. Oui, franchement, là, pour le coup, je pense que c'est une de mes meilleures qualités et une des seules pour laquelle je suis très fier. Et par contre, je pense qu'il ne faut pas oublier quand même qu'il y a des personnes qui ne se relèvent pas de ça. Et ça reste… Complètement. Oui, ce n'est pas donné à tout le monde. Même si moi, aujourd'hui, je… On parle de ton histoire. Je suis hyper fier du chemin que j'ai fait. Je pense que malheureusement, ce n'est pas… Peut-être que tout le monde n'aura pas la même chance parce qu'il ne l'a pas fait tout seul. Dans 80 pays, dans 75 pays, c'est un crime d'être LGBT. Tu rajoutes la loi qui te persécute et puis d'autres réalités financières, économiques. On te vire de chez toi, tu ne peux plus faire des études. Dans la réalité qu'on a vécue. plus, je pense qu'on est super privilégiés. Bien entendu. Mais moi, j'ai envie de nous dire, j'entends complètement de relativiser et puis de remettre en contexte, et t'as bien raison. Et j'ai envie d'ajouter, ouais, et ni toi ni moi ne nous sommes abandonnés. Et je trouve qu'il y a un truc ultra puissant à se dire, tiens, j'en ai chié, mais je me suis jamais abandonné. Et il y a comme un truc un peu qui nous dépasse. Parce que moi, je suis là, mais Guillaume, pourquoi tu ne m'as pas abandonné ? C'était tellement dur. Pourquoi tu n'as pas pris tes clics et tes claques ? Pourquoi tu as continué à persister pour trouver le chemin de ce désir ? Et je suis là, merci, mon petit Guillaume. c'est important de gérer notre parcours et notre version de Sois Petit en tout cas moi je le fais là rendez-vous dans la partie 2 de ton témoignage Vincent si tu es d'accord Oui, avec plaisir. Trop bien. Il y a un arbre à litchi ? Oui. Un litchier ? Un arbre à litchi. T'en as aucune idée ? Non. Juste là, on est assis dans ta chambre, tu es au rez-de-chaussée, je regarde par la fenêtre, il y a un arbre à litchi. Je propose que pendant notre pause, là je peux sortir et prendre un litchi à l'arbre à litchi ? Si, on a des assez proches et on peut essayer de monter sur le toit. Parce qu'il est très grand. Oui, il est haut. Sinon, il faudrait demander à un voisin, une perche ou quoi. Déjà, j'ai découvert l'arbre à litchi, je suis chaud bouillant. Je pense que notre peau sera litchi. Allez !

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