Malvoyant : mon ex-mari et nos sextapes – Arthur 1/3

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Partie 1 sur 3 – Arthur raconte comment sa rupture récente avec son ex-mari le pousse à reconsidérer son rapport à l’amour, au couple et à la confiance : pour ça il doit faire face à sa peur de la solitude. Malvoyant, Arthur trouvait dans le couple un refuge et une aide pratique au quotidien. Il interroge le validisme, la solitude, le kink, la beauté … et ce qu’il ressent quand il touche la ligne lombaire d’un amant.

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Arthur, bienvenue chez moi. Bonjour. Arthur, tu as 32 ans et tu habites à Lille, dans le nord de la France. Tu sors tout juste d'une relation de 6 ans. Ton ex-mari trahit ta confiance à plusieurs reprises. Notamment, il publie des vidéos sexuelles de vous deux sur Internet. Sont-on d'accord ? Alors, c'est un chamboulement et peut-être aussi un renouveau, cette rupture ? Tu questionnes aujourd'hui ton rapport au couple, à l'amour et au sexe. Tu as peur d'être seul, tu es malvoyant, alors le couple c'est aussi une aide pratique pour ton autonomie au quotidien et ça pèse parfois sur l'équilibre. Cette rupture, c'est aussi l'occasion de revoir ta sexualité. Tu as trouvé mon podcast en tapant « salope » dans la barre de recherche, j'adore. Tu cherchais des audios érotiques, mais aussi c'est une question que tu grattes. Comment devenir une bonne salope ? Je me la pose aussi. C'est-à-dire libre, heureux et épanoui en se libérant des normes, les normes hétéro, misogynes, mais aussi le validisme que tu vas nous expliquer, en gros toutes les règles du jeu qui t'invisibilisent et t'enferment. C'est absolument ça. Pardon, je t'ai coupé. T'inquiète. Tu vas nous raconter ton cheminement et avant ça, j'ai envie de te proposer de tirer une première question au hasard. À moins que tu aies une autre réaction que c'est exactement ça. Non, non, je t'en prie. Tu choisis un chiffre entre 2 et 110. J'aime beaucoup le chiffre 2 depuis longtemps, donc je prendrai le 2. Ah c'est rigolo, c'était la question que j'avais envie de te poser. J'étais en train de faire pipi là et je me dis tiens j'ai envie qu'on commence par ça. Deux questions, une moins osée, une plus osée. La première moins osée c'est comment tu te sens ? Ben ma foi bien. Non, très bien, tu m'as bien accueilli. Habituellement, ce que tu fais avec les autres auditeurs se passe très bien, visiblement, est intéressant, donc je pense qu'on va faire à peu près la même chose. C'est quand même le stress, non ? Tandis que je faisais pipi avant qu'on se lance, je me disais, quand même, moi c'est mon quotidien, c'est mon métier, mais en fait, pour quelqu'un comme ça, de débarquer chez moi et de se dire, vas-y, je vais… raconter mon intime, je me dis, waouh, j'ai envie d'avoir de l'empathie. Tu vois, j'ai envie de me mettre au niveau de, putain, c'est le stress un peu quand même. Alors, je pense que ce qui est un peu différent, c'est que moi, j'ai quelque part l'impression de te connaître. Moi, tu ne me connais pas ou très, très peu. J'ai quelque part l'impression de te connaître, puisque au travers des épisodes, il y a une forme de connaissance, de tu te livres aussi dedans, tu fais des remarques en parlant de toi, etc. Certes, je ne connaissais pas ton appart', Mais c'est un peu, je trouve, comme si on se connaissait déjà. Et par ailleurs, moi perso, comme j'ai été ingé son de formation et que je passais plus de temps en cabine à enregistrer, à faire le con avec ma voix, que derrière les ordi qui m'a jamais trop trop intéressé, j'ai eu cette habitude-là, pardon, et j'ai pas vraiment peur des micros, d'autant plus que maintenant je fais du chant, je fais aussi parfois comédien voix off pour des potes ou des trucs comme ça. Donc j'ai l'habitude de ma voix et j'ai l'habitude de m'entendre et tout ça. Donc moi perso, ça va. Là, tu as décidé de porter des lunettes de soleil. On est à l'intérieur, il n'y a pas de soleil directement. Est-ce que tu peux décrire ce que tu vois et ce que tu ne vois pas ? Ouais. Ce que là, je vois, si je regarde en face de moi, c'est qu'il y a complètement à gauche quelque chose avec un coin au mur. Et je pense que ça doit être le coin d'un tableau, probablement, qui se détache par rapport à un mur blanc. Il y a un peu plus bas une masse sombre que j'ai touchée tout à l'heure, qui est un genre de canapé en… C'est quoi ? C'est un peu de la flanelle, laine bouillie ou un truc comme ça que je touche ? Et à ma droite, il y a des choses sombres que j'ai appris à reconnaître tout à l'heure parce que tu m'as dit ce que c'était, c'est-à-dire le bord de la cuisine. Mais je vois à peu près à la même hauteur que le canapé, une tâche sombre par là, par la droite. Et là, un petit peu plus après, encore à droite, l'angle du mur. Donc tu vois des formes ? Je vois des formes en périphérie. Au centre, je vois rien du tout, c'est-à-dire que si je veux te voir, il faut que je braque complètement à droite, et là encore, je te vois pas, parce que tu te détaches pas énormément par rapport au fond, puisque le fond, t'as tiré le rideau, et c'est plutôt sombre, et de mémoire, t'avais un t-shirt sombre, donc je pense que tu dois te perdre un petit peu là-dedans. Ce que je peux par contre percevoir en face de moi, c'est que plutôt à ma droite, donc à ta gauche à toi, il y a une émanation de lumière, donc probablement une fenêtre qui est pas tout à fait… fermé, occulté. Oui, j'ai fermé les rideaux parce qu'il y a du soleil. Et si on se réorientait pour que toi tu sois… Ah non, moi ça me va. C'est un truc de voyant de vouloir voir. Moi je m'en fous de vouloir voir. J'aime bien toucher les gens, j'aime énormément parler aux gens. Mais le fait de voir à partir du moment où j'ai mes repères spatiaux dans la pièce, je n'ai pas besoin de savoir qu'une personne est toujours en face de moi. J'espère que tu ne vas pas te barrer pendant l'enregistrement. Mais non, t'inquiète, je n'ai pas besoin. Et tu m'as dit que tu préférais porter tes lunettes de soleil. Pourquoi ? parce que quand j'étais gosse, enfin gosse non, plus jeune, plusieurs fois on m'a fait la remarque, quand je disais bah ouais voilà en fait je suis malvoyant, c'est ah bah alors en fait je comprends mieux pourquoi des fois tu sembles pas me regarder dans les yeux, alors je croyais que t'étais pas trop sûr de toi ou un peu hautain parce que tu me regardes pas dans les yeux, j'ai dit pardon, je suis tout sauf pas sûr de moi et surtout pas hautain, et donc en fait ça me blessait pas mal, et… Aujourd'hui que je suis un peu plus âgé, mature, etc., le fait de porter des lunettes, chose que je ne faisais pas du tout avant parce que ça me rendrait trop différent par rapport aux autres. Un mec qui porte des lunettes en intérieur, dans un resto ou un truc comme ça, je n'osais pas le faire. Alors que maintenant, je m'en fous et je le fais volontiers, c'est ma coquetterie à moi. J'ai plusieurs paires de lunettes et j'aime bien les alterner. Et voilà, je suis plus à l'aise. C'est comme si j'avais un petit peu un masque ou un filtre. On ne m'atteint pas complètement. Je le sens. En fait, nous, on s'est parlé avant sans lunettes. Je me sentais beaucoup plus proche de toi. Je sens qu'il y a un truc entre toi et moi. Sérieux ? Ouais, je le sens vraiment. Tu veux que je retire les lunettes ? Moi, ça ne me dérange pas. Non, j'ai envie que toi, tu te sois à l'aise et que tu fasses ce que tu veux. Non, vraiment, sans toi libre, tu les enlèves ou pas ? Je ne pense pas forcément que ce soit dû aux lunettes, mais peut-être plus probablement, même si je me sens bien, c'est quand même un peu différent d'être chez soi, sur le téléphone, à t'envoyer des messages audios sur WhatsApp, versus là, être chez toi et parler devant un micro. Je sais que ce n'est pas complètement pareil, même si je le vis bien. Mais garde tes lunettes, il n'y a aucun souci ? Je suis allé te chercher dans la rue. Oui. En tout cas, garde tes lunettes. Il les a enlevées, il les remet, il les enlève, il les remet. À tout moment, tu peux les enlever. Ça sera peut-être signe que tu es à l'aise. Mais tu n'as pas besoin d'être sur tes gardes. OK. Je suis venu te chercher dans la rue et tu m'as dit on se fait une bise. Et moi, du Guillaume tout craché, je déteste la bise. Mais sans mon rencontre, en fait, je ne t'ai pas donné accès à moi. Après, je t'ai dit, on peut se faire un hug. Je ne sais pas comment on dit en français. Un petit câlin ? Un petit câlin, ouais. Une étreinte. Toi, tu aurais eu envie de me demander, de me toucher ? Et tu t'en interdis parce que socialement tu comprends que c'est pas forcément accepté ? C'est le truc que j'aime de plus en plus faire parce que maintenant, je suis OK avec le fait d'être malvoyant et de fonctionner différemment. Avant, c'est une chose que je ne faisais pas du tout puisqu'il ne fallait pas avoir de lunettes comme les voyants en intérieur, du moins en lunettes de soleil. Il fallait se regarder dans les yeux. Il fallait… Enfin, tu vois, toutes ces règles dont on parlait tout à l'heure qui sont pour moi une forme de carcan parce que je dois faire genre… que je vois, etc. Alors que non. Et finalement, moi, je porte des lunettes et puis je vais huguer les gens parce que j'aime le contact physique avec les gens. La bise ou les trucs comme ça, c'est des choses que j'apprécie parce que t'es en proximité physique avec les gens. Tu peux toucher les poignées d'une personne ou les joues d'une personne et voir, du moins comprendre un petit peu plus qui elle est physiquement, etc. Et t'aurais eu envie de me demander de me toucher ? Pourquoi pas ? Ce n'est pas le genre de truc que je fais comme ça, un inconnu que je croise dans la rue, mais je sais que c'est un truc que j'apprécie quand je connais un petit peu plus les gens, de pouvoir les toucher pour m'en faire une représentation mentale. En fait, je rebondissais sur ce que tu dis, tu as écouté beaucoup d'épisodes, non ? Et donc j'existe un peu quelque part dans ta tête et moi j'aurais envie de toucher le visage pour voir à quoi il ressemble, tu vois. Voilà c'est tout. Et je me demandais dans quelle mesure tu te limitais justement par rapport aux normes sociales ? Ça, je me limite encore un petit peu parce que tu touches pas n'importe qui comme ça, mais c'est beaucoup plus quelque chose que je fais volontiers de toucher le bras, toucher la cuisse, toucher le visage ou choses comme ça. Avant, je me l'interdisais parce que, pour moi, ça faisait aveugle. Et j'étais encore dans le rebut, la détestation de ça. Maintenant, je le fais un peu plus facilement. Pour autant… J'ai fixé un visage sur toi. Je me suis rendu compte en te voyant dans la rue tout à l'heure, parce que je vois un petit peu sur les côtés que tu ne correspondais pas tout à fait à ça. Parce que pour moi, tu étais brun, tu avais une fine moustache, je ne sais pas d'où elle vient. Par contre, je te savais, je pense, par les épisodes, plus petit que moi, ça c'est sûr. Tu fais combien toi ? 1,93. Tu fais combien, toi ? 1,72. Ok. Mais j'avais fabriqué une image automatiquement de toi. Bien sûr. De 0 à 100, tu penses que t'es beau à combien ? Tout dépend de ce que t'appelles beau, mais… Si tu considères la beauté du visage plus du physique plus, je pense, la forme de beauté intérieure que j'ai, la beauté d'âme que j'ai, je me mettrais 80. Ouais, je pense. Et pour le monde des voyants, tu penses que t'es beau à combien ? Donc uniquement la plastique ? Bon, j'en sais rien. Esthétiquement, je sais que physiquement, je suis pas mal. Je pense que ce que les gens perçoivent pas ou peu, c'est la beauté intérieure et la beauté d'âme. Donc, possiblement que je me mettrais peut-être un 70%. dans la hiérarchie de la beauté telle qu'elle est comprise aujourd'hui par les yeux tu dirais que t'es à 70 sur 100 pour les voyants ouais je pense ouais je te mettrais plus Arthur c'est gentil merci mais après c'est très relatif t'as une beauté mannequin Ok. On te l'a déjà dit ? Je vais faire un défilé de mode inclusif à Strasbourg en juin, et avec des mannequins voyants et des mannequins non voyants. J'ai été casté pour ça. Donc voilà, mais non, on ne me dit pas naturellement que je suis mannequin. T'es sur Grindr ou t'as été sur des applications de rencontres ? Grindr. Retrouvez-moi sur Grindr ! C'est un appel ? Ouais, tout à fait. Ah ouais, ok. Je suis sur le marché, quoi. On peut se vendre ? Ou bien dans des bars gays où ça pouvait draguer. T'as déjà été ? Oui. Et les gens te faisaient des compliments sur ton physique ? Oui, je pense. Je pense, je pense. Ouais, y'a moyen. Ou du moins, ils viennent parler ou trucs comme ça. Maintenant, comme moi, je sais pas qui ils sont tout à fait en face, notamment dans des bars gays, je suis moins à l'aise. Ouais. Dans ces moments-là. Tu ne sais pas qui ils sont, c'est-à-dire, toi, ce qui va t'exciter, c'est quoi ? On est dans un barguet, il y a de la musique assez forte, mais on peut quand même s'entendre. Alors ça va, je peux bien rester dans ton barguet. Ok, ouais, c'est ça. Comment quelqu'un peut te plaire ? Quelqu'un peut me plaire en venant vers moi, en me faisant marrer, en ne me posant pas trop de questions sur la déficience visuelle, parce que je n'ai pas envie d'être la bête de foire de ça. J'en parle, j'en parle volontiers, ça fait partie de moi, de mon métier, de plein de trucs. Mais là, on est dans un barguet, donc on va se parler d'autre chose, sûrement. Et je n'ai pas envie qu'on parle que de ça. Et plutôt quelqu'un avec une personnalité assez… assez pétillante, avec une voix qui fluctue pas mal, qui peut aller dans les graves comme dans les aigus, des trucs où on sent qu'il se passe quelque chose. Il y a de la vibration. Et sur le plan du physique, je remarque, et je suis assez fier de ça, je me débarrasse de plus en plus de la beauté physique, au sens esthétique du visage, par exemple. pour aller beaucoup plus vers quelque chose de l'âme, forcément, et du corps, au sens de, pour moi, une personne que je vais désirer ne va pas forcément être trop large et musclée, etc., mais beaucoup plus fin, un physique plus flexible, athlétique, pas forcément très grand. Là, tu décris ton style. Alors, j'ai besoin de précision, parce que tu parles de la beauté esthétique. Et juste avant, tu me dis que tu vois des formes et des couleurs. Tu la considères comment ? Elle était accessible comment, la beauté esthétique ? Tu parles de quoi ? Le toucher ? Avant, c'est parce que moi j'ai une maladie qui est générative à la vision. Donc tous les souvenirs que j'ai sont possiblement avec des mémoires de visage, etc., qui avaient plus de détails. Aujourd'hui, je vois que je m'en détache de plus en plus. mais je la repérais en prenant une photo zoomant dessus en me faisant décrire par d'autres personnes quitte à avoir des surprises parce que je finis par pécho un mec en soirée pensant qu'il correspond tout à fait à la description en fait il a une putain de moustache et j'ai genre mais merde c'est pas du tout mon style le mec à moustache t'aimes pas les moustaches ? Là, j'ai été très, très surpris, très désarçonné. Quand on s'est revus, il s'est rasé et c'est beaucoup mieux passé. Mais là, ça m'avait surpris parce qu'il m'avait décrit un mec avec tout correspondait. Qui t'avait décrit ? Mon poisson pilote de l'époque, à savoir un de mes potes, gay aussi, qui m'a fait rencontrer pas mal de gens, qui me décrivait certaines personnes en soirée, etc. Pour que je puisse éventuellement me dire, bon, je vais aller me rapprocher, discuter un peu avec lui et voilà. Mais j'avais besoin à l'époque de savoir que cette personne-là était baisable. Alors qu'aujourd'hui, j'en ai moins besoin, surtout pas sur le visage. Et de pouvoir plus facilement me rendre compte qu'à la forme des bras, du corps, etc. Oui, ok, on peut fiter ensemble. Ça, en général, comme tu ne touches pas les gens, tu vas le demander à des potes. Ok. Parce que toi, en fait, ce qui va impacter quelqu'un qui est « baisable », pas trop fan de l'expression, Arthur. Je comprends. Ça fait un peu genre les gagnants et les perdants. Mais en tout cas, tu décris ton goût. Voilà, tout à fait. Pour moi, pour toi. Et du coup, ce qui rend quelqu'un de baisable pour toi, ça va être ce que tu imagines son corps être. Ou bien, c'est qu'en fait, en touchant un corps athlétique sans moustache, ça t'excite et ça te fait du bien. Oui. Est-ce que c'est psychologiquement, ça t'excite, il est baisable ? Comme je sais qu'il est baisable dans le monde des voyants, ça m'excite. Et en fait, dans notre rapport sexuel, quand je touche un corps plus ou moins musclé, il n'y a pas une grosse différence dans mon plaisir sexuel. Ou est-ce que si c'est corporel, les différentes formes de corps procurent différents types de plaisir pour toi dans le toucher ? Aujourd'hui, c'est plutôt le deuxième. Vraiment, la forme du corps, de la fesse, d'une épaule ou de les descentes de reins ou des trucs comme ça, je suis assez fan. Au toucher. Une cuisse fine. Alors qu'avant, j'avais beaucoup plus besoin d'une validation extérieure, de me dire que cette personne était reconnue comme désirable ou… pour les voyants et c'est tout à fait ce qui s'est passé avec mon mari de l'époque c'est à dire qu'on s'est rencontré à une soirée mais je savais que c'était la cible de la soirée puisque avant un de mes potes le fameux poisson pilote m'avait dit putain mais faut que tu rencontres un tel c'est la plus bonne de la plus bonne de mes copines et moi j'ai dit ok très bien C'est ça que je veux. T'avais envie de gagner le gros lot. Je me suis rendu compte plus tard qu'à l'intérieur, la beauté n'était pas là. Mais extérieurement, oui, c'est un mec qui avait, enfin qui a toujours, une beauté assez largement reconnue. Reconnu, d'accord. Parce que moi, je sais que j'ai une beauté aussi, mais je pense que je suis moins tout à fait dans les codes, tu vois, que lui. Pourquoi ? J'ai une forme de beauté plus particulière, parce que je suis plus grand, je suis très sec, alors que lui, il va être plus carré, plus musclé, avec une mâchoire comme ci, comme ça, avec une petite gueule d'ange, alors que moi, je suis un peu plus ridé de la tête, un peu plus barbu, un peu plus… Ridé ? Ouais, c'est ce qu'il m'avait dit à l'époque, j'avais les rites d'expression là sur le front. Qui t'a dit ça ? Lui, mon ex-mari. Ok, c'est validé par tes amis ça ? Non, je sais pas. Revérifie. Ok, visiblement tu ne valides pas tout à fait le truc. C'est quoi le problème avec les moustaches ? T'as dit j'aime pas les hommes avec moustache. C'est pas qu'il y ait des problèmes, mais c'est pas trop mon kiff. C'est un kiff au toucher ou un kiff psychologique ? Hum… Au toucher, ça c'est sûr, parce que c'est le premier truc que je sens. Et cette espèce de truc un peu piquant au-dessus de la lèvre, c'est pas mon kiff. Et les moustaches, dans le souvenir que j'en ai, c'était pas forcément le truc qui me faisait bander. T'as quel âge dans ce souvenir ? Je ne sais pas exactement, mais probablement autour d'une quinze-vingtaine quand je commençais à être plus sexuellement conscient et désirer des gens, etc. Tu dirais que ta vue s'est dégradée chaque année un petit peu ou il y a eu des moments ? Non, moi, ça a été vraiment en pente douce depuis mes 13 ans, donc il y a 19 ans. Et petit à petit, souvent, il y avait l'effet un peu vacances de tu vas faire quelque chose que tu n'avais pas fait depuis un an. Tu le refais au moment des vacances et là, tu constates qu'il y a une différence dans ta perception visuelle ou dans ta façon de le faire, etc. Mais donc, tous les ans, je pouvais me rendre compte de ces différents trucs. Aujourd'hui, je vois tellement peu qu'en fait, je ne suis pas sûr de voir une énorme différence. Mais voilà. Tu as tiré la question 2. Il y a deux questions. On est à la deuxième. La deuxième, c'est plus osé. Un mec veut se focaliser sur ton plaisir. Vous slash il te fait quoi ? Vous faites quoi ou il te fait quoi ? Vraiment donc c'est un mec que tu le sens trop, tu sens que ça va bien se passer quoi ? C'est que un cadre positif, t'as l'espace, c'est le bon moment, t'as l'espace de passer un super moment et il te dit, ce gars qui te plaît, il te dit j'ai envie de te faire kiffer ? Ok, déjà merci à lui. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui peuvent être beaucoup plus dans la recherche de leur plaisir et pas l'inverse. C'est ton expérience ? Ouais. Donc toi, tu as été en couple pendant six ans, marié pendant deux ans et demi. Et donc là, cette expérience de l'autre homme, de ces hommes qui ne cherchent que leur plaisir, c'est quand ? C'est avant la relation ? Même mon ex-mari avait ce côté-là, à pouvoir être un peu plus individualiste dans sa recherche du plaisir, ou peut-être moins me suivre dans mes kinks, etc. Ce que je peux comprendre aussi, on n'est pas obligé d'avoir tout à fait les mêmes, mais je sentais plus ce truc-là, un peu plus de… Il fallait d'abord que ça puisse le servir lui. Mais pas de façon pathologique. Ça fait combien de temps que vous êtes… La rupture, c'était il y a combien de temps ? On se l'est vraiment dit début avril. Donc, c'est vraiment il y a peu de temps. Et là, on est… Fin avril. Fin avril. Il y a un mois. Oui. Oui, c'est très frais. Oui. Et d'ailleurs, on s'est demandé, est-ce que c'était le bon moment d'enregistrer ? Tu as répondu oui. Oui. On revient à ma question, parce que sinon, j'allais t'emmener dans une autre question. Et non, Guillaume, concentre-toi. Ne crée pas un arbre impossible à retrouver. Pour me faire kiffer. Oui. Depuis un mois, tu as fait des choses ? Ah bah oui ! Tu dirais combien de partenaires à la louche ? Combien de fois ? C'était très fructueux ? Plein de choses ou juste une chose ? Non, c'était moyen. Il y avait peut-être, je sais pas, 4-5 personnes. Il y avait même eu une fille pour la première fois de ma vie. Ça c'est ouf, on pourra en reparler après. Donc je dirais peut-être… Je crois qu'il y a eu 4 mecs et une fille. Pour te faire kiffer ? Pour me faire kiffer, du coup… Déjà, ce qu'il faudrait, c'est toute une phase un peu de découverte, de caresse du corps, chez l'un et chez l'autre. Moi, ça participe à mon plaisir de pouvoir dessiner l'autre, savoir comment il est. J'aime bien aussi le fait de prendre une douche, parce qu'on a la possibilité déjà d'être sûr qu'on n'est plus propre, et puis d'être dans ce moment, on peut se découvrir avec le corps, se rapprocher, on est bien, on est sous l'eau, machin. Ensuite… Eh ben, possiblement pas de moustache, si ça veut me faire plaisir. Tu vas me vexer. T'as eu une moustache ? Ben oui, tu m'as dit que t'avais vue. Non, pas la moustache. Tu m'as dit dans la rue, tu t'imaginais quelqu'un avec une fine moustache. Non, c'est que je m'imaginais avant. J'ai une barbe, j'ai comme toi. Toi, t'as moustache plus barbe et j'ai la même chose. Ah oui, d'accord, mais t'as pas juste une moustache. Non. C'est ça que j'aime moins. Il y a eu une barbe plus une moustache, va peine, c'est bon. Ah, parce que toi, dans tes souvenirs, quelqu'un avec juste une moustache, oui. Pas ça particulièrement stylé. Oui, d'accord, ok. Une espèce d'ombre dessinée sous le pif qui s'étale en dessous, on dirait une espèce de trace de cambouis. Moi, personnellement, je n'ai jamais trop kiffé. Donc, sois rassuré, tu as une moustache, mets une barbe avec. Je suis maxi vexé. Tu écoutes tous les podcasts et tu t'imagines que le gars, le Guillaume, il a le mauvais goût d'avoir la moustache que tu n'aimes pas. C'est comme ça que je l'ai imaginé. Bon, peut-être que ce n'est pas essentiel sur le podcast de le raconter. On va en faire trois heures ? Mais attends, mais pourquoi tu imagines le pire des physiques au gars qui fait des podcasts que t'aimes bien ? Non, mais c'est pas le pire des physiques, attends, on se détend. Un des physiques que t'aimes pas. Moi, c'est pas ce que j'apprécie, mais une fine moustache, c'est déjà mieux qu'une grosse moustache épaisse de Freddie Mercury. Quand tu inventes un visage dans la tête, comment, qu'est-ce qui t'a fait inventer une moustache ? C'est sur ce que je dis ? Attention, tu perds ta question première, mais je vais répondre à celle-ci. Pas du tout, je l'ai. Ok. Parce que ça raconte ton désir, pas envers moi, mais quand tu entends une voix et que tu y crées un visage, le moment où tu l'affubles d'une moustache, alors que ça ne te fait pas forcément kiffer, va impacter ton désir. Oui, possiblement. Ce n'est pas du tout une mécanique consciente. C'est une image que mon cerveau m'envoie. Le feeling que je ressens autour de ta voix, ce serait peut-être celui-ci. Ok. Et ça vient tout de suite ? C'est-à-dire que dès que tu rencontres quelqu'un, il y a quelque chose qui se crée ou c'est au fur et à mesure ? Ça peut être au fur et à mesure parce qu'après, il va y avoir des éléments qui vont bouger et je vois cette représentation mentale qui peut bouger. Où je vais aller changer un visage, changer une couleur de cheveux ou des choses comme ça. Mais de base, il y a un truc qui s'impose à moi. Un peu comme dans tes rêves où tu vas agréger en fonction… Peut-être que d'ailleurs, j'ai créé cette image de toi parce qu'une image que je connais ressemble à ta voix. et donc c'est ce truc là que je suis allé chercher dans mon référentiel visuel Et deux voix. Peut-être, je sais pas. Honnêtement, j'en sais rien. T'es la première personne à me poser la question. Mais comme dans les rêves, il y a des visages qui sortent. Ça fait un mois que vous vous êtes séparés avec ton ex-mari. Quatre hommes, une femme. Pour te faire kiffer, on commence par du toucher, se découvrir, une douche. Petit souci avec les odeurs ? Oui. Ça te met très mal à l'aise ? Ça me dérange un peu. Donc, même petit effluve de transpiration ? Non. Non, ça va. Ça peut même avoir un côté un peu excitant. Transpiration trop forte ? Non. Ouais, moins. Je m'asperge, la personne s'asperge de colonne ? Non. Non. Moins. Je préfère un mec qui sent, qui cocotte, qu'un mec qui sent la transpire. Mais une belle odeur un peu musclée, musquée, un peu sucrée dans le creux du cou ou derrière l'oreille, c'est plus chic, je trouve. Il est beau ton lapsus. Pourquoi ? Une odeur un peu musclée. Un peu musclée ! Le muscle est assez important dans l'image de ton désir ? Le fait d'être fité, oui. Pourquoi ? parce que j'aime ça de moi, parce que quand j'étais plus petit, j'étais en surpoids, et qu'on m'a dit que c'était pas bien, qu'il fallait pas, qu'il fallait maigrir, et que je me suis conformé à ça, et que du coup, je pense que… Que j'ai probablement un peu cet héritage-là, mais par ailleurs, je sais que c'est des trucs qui me plaisent, d'avoir un corps qui va être fin, mais dessiné, légèrement dessiné de muscles et de formes, légèrement saillante. Par contre, un corps trop imposant, trop important, trop gonflé, c'est moins mon kiff. Et tu as déjà senti l'énergie sexuelle complètement en désaccord avec la forme du corps ? Tu vois ce que je veux dire ? Parfois, on sent un truc, une connexion ultra puissante, alors même que le corps qui est en face de nous, au toucher, n'a pas le montant des muscles ou les poils qu'on désire, etc. Tu as déjà senti ça ? Pas dans mon souvenir, probablement, parce qu'il y a plein de gens qui peuvent émettre quelque chose qui n'est pas la même chose qu'ils émettent visuellement. Mais dans un contexte de rencontres amoureuses ou sexuelles ou trucs comme ça, j'en ai pas le souvenir. Quand tu parles du visuel de tes amants ou des hommes qui peuvent partager ta vie, on est d'accord que tu parles au nom du monde des voyants et que toi, ça n'a aucun impact sur ta réalité ? Ça a quand même une forme d'impact, parce que j'ai cet héritage-là, vu que je suis né voyant et que j'ai été sociabilisé, éduqué comme ça et compagnie. Mais je constate que ça en inde de moins en moins. Et je m'en fous aujourd'hui, quand je capte un mec sur Grindr ou ailleurs, de savoir à quoi il ressemble. Ce qui m'importe plus, c'est de pouvoir le toucher et de voir ce qu'il dégage de son corps, par exemple. Donc, ça a de moins en moins d'importance. Je comprends. Mais il y a encore cet héritage-là. Tu ne te débarrasses pas de tout ça en deux secondes. Bien sûr. avec cet homme que tu sais muscler tu le confirmes en touchant des doigts qui l'est musclé par exemple tu sens je sais pas sa musculature ses biceps et tout ça participe à ton excitation c'est à dire l'idée de savoir que t'es en train de choper un mec fit t'excite autant que le toucher du muscle ouais ok Et d'ailleurs, je préfère plutôt l'expression « fit » que « musclé », parce que pour moi, « musclé », il n'y a plus ce côté gonflette, alors que « fit », c'est que tu es athlétique, mais que tu restes assez fin et souple. Qu'est-ce qui se passe après la douche ? Après la douche, on est posé probablement dans le lit ou dans le canapé. avec la personne qui peut venir à Califourchon sur moi ça j'aime beaucoup me sentir un peu plaqué dans le fond du canapé et une personne qui passe au dessus et là c'est souvent l'occasion de pouvoir se choper de s'embrasser quoi Continuer à se toucher et notamment avoir accès plus facilement avec mes mains au dos, la ligne du dos, je trouve ça très très beau des gens qui ont une ligne lombaire qui est dessinée, je trouve ça joli. Et de pouvoir descendre jusqu'aux fesses et de découvrir et de toucher tout ça. de se faire un peu monter la pression. Quand du coup la personne est à califourchon, c'est ça ? Ouais, à cheval au-dessus de moi. À cheval au-dessus de toi, pourquoi t'aimes ça ? C'est de ne plus pouvoir bouger, sauf les mains ? Je pense qu'il y a un petit côté un peu comme ça, un peu dans la contrainte, mais qui n'est pas du tout une contrainte, mais de la personne se mettre sur toi. Ça ne m'arrive jamais. C'est vachement intéressant. Je crois qu'elle met désagréable cette position justement parce que je peux moins bouger. C'est intéressant. Moi, j'aime bien et à l'inverse, je suis plus embêté quand c'est moi qui suis au-dessus parce que physiquement, je suis moins bien. Je dois être dans la retenue parce que sinon, j'ai l'impression que je vais tomber sur la personne. Quand tu la pécho comme tu as le… La gravité qui fait son office, t'as l'impression que tu vas lui baver dessus parce que ça peut glisser de ta bouche, tout ce truc comme ça. Et du coup, je suis pas du tout en confiance. Enfin, pas du tout, mais j'aime moins. Je suis moins en confiance dans cette position-là. Pas de tripes sur la salive ? Si, mais quand c'est OK avec la personne en face, etc. J'ai pas juste envie de lui baver dessus alors que c'était pas l'intention. On peut se lécher, se cracher dessus et machin. Mais il faut que ce soit ok pour tout le monde et que ce soit voulu. Tu peux rajouter un seul élément à tes kiffs pour passer un super moment avec cette personne, ça serait quoi ? Le truc le plus important, le plus joyeux et cool que tu aimes faire sexuellement ? Il y a un truc que j'adore faire et que je trouve que j'ai trop peu souvent l'occasion de faire, c'est de mettre des doigts à quelqu'un. Je trouve ça génial parce que tu continues dans la découverte tactile des gens, mais là tu vas à un niveau supérieur, c'est que tu rentres dans l'intériorité de la personne et que tu peux aller t'amuser, aller titiller une prostate, repérer où c'est, élargir un peu avec le tour du doigt. Et je trouve ça hyper chouette à faire. Plutôt que d'y mettre la bite ? Ouais. C'est encore un peu différent, mais disons que mettre la bite, paradoxalement, c'est plus habituel. Alors que mettre des doigts, il y a soit des gens qui ne veulent pas du tout, soit… En général, il y a pas mal de gens qui n'aiment pas trop prendre des doigts. Et du coup, c'est un petit plaisir un peu plus rare. Alors que mettre une bite, bon ben… Voilà. Ça veut dire que c'est fréquent, quoi. Oui, c'est beaucoup plus fréquent. Ah oui, donc ça t'excite, le fait que ça soit rare. Oui, je trouve. C'est l'aspect un peu psychologique. Probablement. Et l'aspect psychologique de… Je viens te toucher et te découvrir jusqu'à ton intérieur. Parce que forcément, j'ai une précision avec les doigts qui est plus importante qu'avec la bite. Et aller jouer, chercher une prostate ou un truc comme ça, je le fais beaucoup plus volontiers. Et voir que la personne est juste avec un appui de doigt en train de kiffer ou tu sens que tu as la peau de poulet qui se dessine sur la descente de rein et tout, c'est méga excitant, je trouve. Attends, tu m'as perdu. Peau de poulet, descente de rein, peau de poulet ? Tu ne dis pas ça comme ça ? Non, mais tu dis tout ce que tu veux. Je n'ai jamais touché de poulet de ma vie, je crois. L'expression pot de poulet, je ne sais pas si ça représente vraiment… Le poulet en lui-même. Mais c'est juste l'expression probablement qui vient de ma famille ou je ne sais pas où. Mais la peau de poulet, c'est un peu, tu sais, quand tu as les frissons dans le dos ou ailleurs et tu as les poils qui s'irrisent. Moi, j'appelle ça chair de poule. Ah bah oui, chair de poule. Très bien. Peau de poulet, chair de poule. C'est peut-être moi qui ai un peu vrillé l'expression. Ah mais je suis sûr qu'il y a mille expressions partout dans le monde. Chair de poule. Bah voilà. C'est les petits points qui apparaissent quand tu… Qui ne sont pas tactilement stylés. Mais l'idée derrière de dire qu'en fait, la personne a des frissons parce que tu es en train de lui agiter la prostate est géniale et elle n'a même pas besoin de le verbaliser. C'est son corps qui transpire ça et je trouve ça très beau. Toi, tu as plus de plaisir à donner du plaisir anal qu'à en recevoir ? Les deux. Moi, je suis vraiment versa par excellence. Et j'adore donner du plaisir. Mais j'adore en recevoir aussi dans le cul ou ailleurs. Mais je suis vraiment, vraiment versa. Et j'adore les gens qui sont aussi versa. On a fait un plan avec un gars. C'était vraiment super. Il est versa aussi. Et il y a eu un moment où on a utilisé un god avec deux têtes. et ce qui fait qu'on avait chacun un plaisir anal en même temps mais aussi de pouvoir faire des coups de hanche pour avoir un côté à la fois je suis passif et je suis actif en même temps j'avais trouvé ça mais vraiment génial ça c'était trop cool c'est chouette ça je suis passif et actif en même temps parce que c'est bah oui c'est la bêtise de ces termes de ces injonctions Et là, pour le coup, alors déjà, avec certaines personnes, tu peux passer outre ces injonctions parce que, comme moi ou d'autres personnes, vers ça, tu peux alterner les choses. Et c'est un côté très cool, d'ailleurs, de pouvoir se mettre dans un rôle plus actif ou dominant ou se mettre dans un rôle plus passif. Mais je trouve ça cool de pouvoir se dire, non, mais là, en fait… C'est un coup de bite chacun, en gros. Oui, il y a tout vit en toi. C'était ouf. Il y a en toi un actif demi, il y a en toi un passif soumis, il y a en toi un versa actif et passif. Il y a de tout, c'est ça ? Moi je trouve, ouais. Et c'est en ça d'ailleurs que je suis assez curieux de plein de trucs, que ce soit dans la vie ou dans la vie sexuelle. Et dans mon expérience précédente, j'avais envie d'aller vers du couple libre. Et aujourd'hui que je suis célibataire, j'ai envie de pouvoir accumuler différentes expériences et en fait sortir des sentiers battus que j'ai toujours… Connu parce qu'au début quand j'ai commencé ma sexualité Bah ok t'es gay Mais tu veux pas être la salope de service Donc c'est toi qui prends Sauf qu'en fait j'ai découvert que j'adorais ça Et que c'était hyper beau, hyper noble de se faire prendre. Et donc, du coup, j'ai pu le faire petit à petit, de plus en plus. Tu veux dire, au début, vers quel âge tu fais un coming out ? Assez tard, moi, parce que j'ai toujours eu du mal à m'extraire de la norme. Et du coup, c'était à 20 ans. Ok. À 20 ans, tu te le dis ? Non. Avant, je commence à m'en parler un peu plus. Coming in. Exactement. Mais le coming in, il a été assez tôt pour le coup parce que j'ai toujours eu ce jardin intérieur assez florissant. Et quand j'étais petit, plein d'objets de la maison pouvaient passer dans mon cul, pouvaient être utilisés pour sexer, etc. avec. Sans que tu fasses un lien avec ton identité sexuelle, j'imagine. De plus en plus, mais pas du tout au début. Ouais, on peut être hétéro et avoir envie de mettre des objets dans son corps. C'est ce que j'ai découvert de plus en plus et je trouve ça super chouette dans la déconstruction un peu de ces normes-là. Mais à l'époque, je pense que tant que je le verbalisais pas, ça n'existait pas. Ok. C'était quoi ? En fait, je crois comprendre qu'il y a deux mouvements incroyables fondamentaux qui se vivent pour toi en même temps que petit à petit tu perds la vue, petit à petit tu te découvres gay. C'est des… Est-ce qu'il y a des ponts entre ces chemins parallèles ? Est-ce que c'est vraiment deux trucs complètement qui se sont jamais parlé l'un à l'autre ou au contraire tout ça se mélangeait ? Je m'étais demandé quand j'étais plus petit de est-ce que je suis vraiment gay ou en fait parce que je connais pas le corps d'une femme et que ça me stresse et que je peux pas accéder facilement à des images ou des objets qui me permettent de mieux comprendre le corps d'une femme etc. Est-ce que je vais pas vers la facilité c'est-à-dire le corps d'un mec ? Pourquoi tu n'avais pas accès à des images ou des objets ? Plus difficilement parce que je suis malvoyant. Donc je n'avais pas tout à fait la même représentation de ça, le même niveau de détail. J'arrive pas à comprendre. Parce que tu t'es construit l'image d'un homme avec les mêmes armes ? Bah non, parce que je suis dans le corps d'un homme. Je sais ce que c'est une bite, je sais ce que c'est un cul, je sais ce que c'est un téton, une pomme d'Adam ou ce que tu veux. Ce que les femmes n'ont pas. Et j'ai adoré, quand j'ai eu l'expérience sexuelle récente, découvrir le corps d'une femme. Découvrais ce que c'était, des seins, une chatte. J'ai trouvé ça ouf. Et ça s'est bien passé ? Ouais. Et je réitérais l'expérience. On s'en est encore parlé hier soir. Et du coup, si tu devais répondre à cet enfant intérieur qui se demandait si t'étais pas gay par dépit, tu lui dis quoi ? Très vite, je lui ai dit non, parce que j'ai vu que ça m'intéressait particulièrement. Maintenant, je peux aussi dire à cet enfant intérieur que je suis toujours. Ok, t'es allé vers les mecs parce que c'est dans ton désir et il y avait forcément une forme de facilité. Mais maintenant, tu vois aussi que t'es plus en confiance dans ton chemin de vie à toi et qu'aller vers des femmes ou d'autres types d'individus, c'est ok aussi. Et moi, je trouve ça intellectuellement trop cool de dire « je tombe en amour d'une âme et pas juste d'un physique ou d'une bite ». Du coup, ça t'importe, toi, de mettre un mot dessus de « pansexuel », ça t'intéresse ? Ouais, en plus, je trouve le mot « pansexuel » assez cool, dans le sens où ce « bi » sexuel a ce côté très binaire. et que je me dis intellectuellement qu'une femme trans ou un mec trans, ça pourrait tout à fait aussi être dans les possibilités aujourd'hui. Et ça, c'est intellectuellement, et dans la puissance du désir au fond du corps, tu sens, pareil, une ouverture qui peut s'attacher à tout, ou bien tu sens des spécificités, une périodicité ? Alors, périodicité, non. Par contre, je sens que je suis quand même beaucoup plus porté sur les mecs. Et que ça peut m'arriver d'un clin d'âme sur une meuf. Mais je sais que dans ces cas-là, d'ailleurs, les meufs peuvent avoir assez facilement ce même tempérament bien trempé, assez couillu de mec, je trouve. C'est hyper genré ce que je dis, mais je sais que c'est le type de femme qui va plus volontiers me plaire. Ouais. Un petit côté domi. Un peu. Révélant ton côté soumis. Un peu. Qui sera, qui est dans notre table des matières de cet échange ? J'ai envie qu'on… T'as dit quoi ? Nous y arriverons. Nous y arriverons. Est-ce que tu… On peut revenir à ma question. Comment c'était de ce processus, de ce grand dire que toi t'as eu, qui faisait que mois après mois, t'avais de moins en moins de vision, t'avais de plus en plus d'homosexualité. Comment c'était ? Pour moi, ce n'est pas forcément des sujets qui ont été très, très, très, très connexes parce que le coming in et coming out s'est fait en gros entre mes 10 ans et mes 20 ans. Alors que la déficience visuelle a été diagnostiquée à partir de 13 ans, mais en fait entre mes 13 et mes 23, c'était plutôt ok dans le sens où ça baissait petit à petit, mais c'était pas hyper visible et ça se ressentait pas énormément pour moi dans mon quotidien. À partir de mes 23 ans, ça a commencé à poser plus de problèmes dans ma mobilité de l'époque, dans ma façon de regarder des écrans où je pouvais zoomer. Mais là, d'un coup, je commençais à être en bout de course du zoom et donc il fallait que je passe à autre chose. Et donc ça s'est fait les uns après les autres, j'ai l'impression. Le moment où ça doit plonger dans la détresse ? Le moment où tu zooms et où tu vois que tu vois moins ou que tu vois plus ? Après, je me rassure aussi en me disant « Eh, tu vois d'où tu viens, tu as vu comment tu t'es adapté de ouf, comment aujourd'hui tu es heureux d'être comme ça, donc possiblement que je continuerai à m'adapter et continuer à être heureux. » Mais c'est vrai que des fois, quand tu peux être dans des phases down et un peu anxieux, tu te dis « Putain, mais si je n'ai plus de perception luminose du tout, savoir si la lumière est allumée ou éteinte, savoir si en gros je suis en train de me diriger contre un mur ou dans le sens de la rue où je vois la lumière. » Des fois, tu te fais des stress quand même. C'est normal. Et à l'époque de ta vingtaine, ce moment où tu découvres ta sexualité, j'imagine, tes premières expériences, est-ce que quand tu étais dans le stress en lien avec la vision, ça coupait ton désir ? Est-ce que ça t'anesthésiait ? Je n'en ai pas l'impression. Ok. Non. Il y a des trucs qui peuvent me couper le désir, comme quand j'étais salarié et que je savais que le lendemain, il y avait un gros rendu ou que c'était le stress cette semaine au travail, etc. Et je sentais que j'étais beaucoup plus sexuel le week-end que la semaine. Mais cet aspect sur la vision, non. Peut-être même au contraire, dans le sens où c'est un art extrêmement tactile. Et que t'as pas besoin de voir pour ça. Et que du coup, ça peut être une forme de refuge, si t'arrives à rencontrer un partenaire à ce moment-là, de te dire, ça, je peux le faire, je peux le faire bien. C'était facile pour toi de rencontrer des partenaires ? Est-ce que tu t'es senti discriminé et ou mis à l'écart et ou infantilisé ? Enfin, tout est négatif ou pas ? Moi, je ne la mettrais pas à l'imparfait, cette question, parce que dans le passé, c'était plus facile, parce qu'au début, j'étais sur des sites de rencontres. Ça fait comment le premier ? au service avec mon ex ex il y a pas longtemps on s'était reconnecté dessus on avait bien déconné Bitolerante ça s'appelait ça existe encore et donc c'était un site de rencontre pour les jeunes mais je m'étais pas du tout dans mon profil que je suis malvoyant et je quand je rencontrais les gens ça se voyait pas du tout je me souviens le premier mec que j'étais allé chercher pour sexer avec lui j'étais allé le chercher à la gare en vélo et je l'avais foutu sur mon guidon de vélo Donc j'avais encore à ce moment-là la possibilité, il fallait que je fasse très gaffe et tout. T'avais 25 ans ? Non, là j'en avais 20. Je me suis dépucelé avec des garçons quand j'avais 20 ans. À quel moment donné tu pouvais… À quel moment donné ça devait être un sujet ? Plutôt à ta trentaine ? Plutôt… Enfin t'as 32, donc… Plutôt, plutôt, plutôt, à partir du moment où c'était plus compliqué pour me balader dans la rue, etc. Et plutôt qu'une canne, j'avais opté pour un chien guide. Et c'est elle qui, quelque part, m'a invité à m'adapter, pas que pour la mobilité dans la rue, mais pour plein d'autres trucs dans ma vie de tous les jours. Et t'avais quel âge ? J'avais plutôt 23, 23 et 25. Ok. À partir de 23, 25, ça t'empêche ou ça te limite dans tes rencontres sexuelles ou intimes ou pas tellement en fait ? le truc c'est que déjà à cet âge là moi entre en gros 20 et 26 j'étais en couple à peu près parce que j'ai commencé ma vie sexuelle juste avant mes 20 ans parce que je me suis dit putain tu vas quand même te dépuceler avant tes 20 ans Va falloir se bouger le cul. Donc, vraiment, c'était en fin d'année, du coup, de ma 19e année. Après, j'ai commencé à rencontrer des gens, puis deux, puis trois. Et quelques mois plus tard, au mois de mai, on s'est rencontrés avec mon ex-ex, Louis. Et on s'est mis ensemble et on a fait une histoire de cinq ans et demi, six ans, par là. Donc, je comprends qu'en fait, t'as enchaîné deux couples ? Entre les deux, il y a eu un an de célibat, mais qui était compliqué pour moi. Ça aussi, on en parlera sans doute, mais le rapport à la solitude et puis à ne plus être en couple et ne plus être avec une personne qui, à ce moment-là sans doute, m'aidait trop dans mon quotidien, était trop nécessaire à mon quotidien. Du coup, quand il est parti pour des raisons d'amour, d'un coup, je me suis senti très con, très seul. De devoir faire plein de trucs. Et il a fallu sortir les rames. Alors, ça a été bien parce que ça m'a appris beaucoup de choses. Mais sur le moment, j'étais en mode dépression. Oui, parce que tu cumulais à la fois une blessure de cœur et à la fois une blessure de quotidien. Un enjeu quotidien, quoi. Qui réveille ce stress-là de qu'est-ce que je vais devenir et machin comme ça. Et en plus, à ce moment-là, sur le gâteau, j'avais plus de taf. Donc là, tu passes beaucoup de temps à pouvoir être chez toi, à cogiter et à trop cogiter tout seul, quoi. On va s'arrêter là pour la première partie. Mais j'aimerais que tu nous fasses une petite conclusion qui donne envie d'écouter la deuxième partie. Non, non, je rigole. Dans la deuxième partie, nous allons parler de mes envies d'être soumis et… Tout l'aspect de la salope. Bien sûr, la salope. Ne quittez pas ! J'ai qu'une hâte. Non, mais peut-être que comme on en a parlé au tout début, peut-être qu'on peut terminer sur comment est-ce que tu as décidé de quitter ton ex-mari ? Et juste cette anecdote autour de ces films, je pense que j'aimerais qu'on en dise deux mots, que ça ne s'attende pas le prochain épisode. Donc vous enregistrez des films X ensemble, un truc amateur ? OnlyFans, ouais. Et donc ça, c'était son métier ? Non. Pas quand je l'ai rencontré. Là, ça tend de plus en plus à le devenir. Et c'est ça qui me gênait aussi. Au début, il te dit « vas-y, c'est juste rigolo ». Il y a des gens qui payaient à l'époque ? Ouais. Si tu veux que je remette un peu le contexte, c'est qu'au début, d'ailleurs, il ne m'en avait pas parlé. Juste de « putain, c'est ouf, on peut sexer et être payé par des gens qui te matent ». Ok, on trouvait ça chouette de dire que tu te fais du bien et en plus t'es payé. mais pas plus de nouvelles que ça et un jour il vient je suis désolé je crois qu'il faut que je te parle et en fait il avait ouvert un compte OnlyFans où il se passait pas grand chose dessus autant que ce qu'il poste déjà sur Instagram ok mais c'était que son contenu à lui ouais Et à ce moment-là… Pourquoi ? C'est quoi le problème ? Il a le droit d'avoir un intime et de ne pas forcément immédiatement te le partager ? En tout cas, lui qui a des grandes phrases sur le fait de se dire les choses, de ne pas attendre. Moi, ce qui m'a souvent gêné chez ce mec-là, c'est le côté faites ce que je dis, faites pas ce que je fais. Non, mais c'est vrai que si mon copain ouvre un OnlyFans et me le dit pas, au bout d'un certain temps, je me poserai des questions. Ouais, je trouve pas ça ouf sur le plan de la confiance. Et il a mis des vidéos de toi sans ton accord. Alors, il faut préciser un petit peu le truc. C'est que, donc, du coup, on a… Ensuite, moi, je lui en ai parlé parce que c'est un truc que je trouve assez stylé de pouvoir faire du sexe avec son mec en tout bien, tout honneur, et d'avoir des gens qui peuvent payer pour ça et qui, quelque part, payent parce qu'ils apprécient. Donc c'est un truc qui est plutôt chouette. Du moins, je trouve. Et donc du coup, l'idée, c'était de pouvoir faire certains contenus ensemble. À ta demande ? Ouais, parce qu'on en avait parlé ensemble, c'est plutôt un truc qui m'excite. Donc vous le faites et vous le publiez ? C'était une entreprise collective, à deux. Et à ce moment-là, même, on se marie, donc on remonte un peu le fil, on est en 2022. et puis voilà très chouette ça a tendance à plutôt même accroître mon excitation parce que t'as envie de faire ci t'as envie de faire ça tu sais que t'as comme du monde qui te regarde donc tu fais un peu gaffe à ce que tu fais etc et moi j'ai trouvé ça très chouette mais lui un jour quelques semaines après notre mariage il me dit écoute j'ai réfléchi je crois que je vais arrêter OnlyFans et j'étais genre ah bon Ok, mais extérieurement je dis trop rien, parce que je dis genre en vrai j'ai eu un instinct et parfois j'ai des flashs comme ça d'instinct, je dis genre moi je te crois pas du tout. Je te crois pas du tout parce que ça vient flatter ton égo sachant qu'il a toujours une grosse blessure narcissique d'un ancien obèse qui a besoin de plaire. Et il le sait, il me le dit, etc. Et par ailleurs, il a ce rapport à l'argent assez particulier, mais il vient aussi d'une famille beaucoup moins friquée que la mienne. Et je me suis dit, putain, te priver d'un truc… qui à la fois te ramène de l'argent et flatte ton égo dans le bon sens, ça m'étonnerait que tu lâches vraiment ce truc-là. Tu lui as dit ça ? Non. Ok, mais dans ta tête, tu t'es dit ça. Dans ma tête, t'inquiète que je me le suis dit. Je me suis dit, vas-y, laisse faire le truc. Un jour, je lui ai chopé son téléphone, parce qu'en fait, dis-toi que ce compte OnlyFans, je savais à peu près ce qui se passait, mais en fait, il me disait ce qu'il voulait. Mais je ne savais même pas le nom. Du compte OnlyFans. Donc je pouvais même pas aller voir par moi-même ou demander à un poisson pilote d'aller chercher ou un truc comme ça. Ouais. Donc un jour, je lui chope son téléphone, je vais voir dans l'historique, je vois la dernière connexion OnlyFans sur le compte de l'époque. Voilà, je le note dans mon téléphone. Et puis quelques jours plus tard, quand j'étais au boulot sur Paris, je vais regarder les dernières publications en me créant un compte. Et c'est là que je vois que le compte n'était pas fermé. Et qu'il y avait des vidéos que je lui avais expressément demandé de ne pas diffuser de lui parce qu'il parlait au spectateur imaginaire. Et ça, ça me faisait bizarre parce que j'avais l'impression qu'il allait chercher l'excitation, etc. Que ce n'était pas juste un truc de « j'envoie une photo ou une vidéo que j'aurais pu envoyer à mon mari ». Mais là, il allait parler en anglais au spectateur. Il ne me parle pas à moi en anglais. Là-dessus, j'étais un peu gêné. Et après, j'ai vu aussi qu'on avait sexé dans un télécabine l'été avant notre mariage. Et cette vidéo-là, elle était sortie. Donc, une vidéo où je le suce dans un télécabine. Avec ton… Il y a ta tête. Ouais. Ce qui n'est pas gênant qui est ma tête, parce que j'avais déjà accepté de mettre ma tête avant. Par contre, le fait qu'il m'ait menti sur le compte de l'Infan est fermé alors qu'il est ouvert et qu'il continue à diffuser des vidéos, déjà de lui, je trouve pas ça ouf. En plus des vidéos de lui que je lui avais demandé de ne pas diffuser parce que ça, ça me gêne, je trouve ça vraiment pas ouf. Mais en plus de moi, je dis « Non, mec, tu te fous de ma gueule. » Il s'est justifié ? Oui, sans doute, il a dû essayer de balbutier des trucs. Moi, je lui ai dit, écoute, pars au Japon, parce qu'il est parti hier avec sa sœur. Laisse-moi décanter tout ça, là, mais je suis vraiment, vraiment vénère, parce que je me suis senti profondément trahi. Et sur le plan de l'argent aussi, parce qu'on avait une division des fonds. Chose qu'il n'a, du coup, pas fait pendant deux mois. Donc, tu me trahis, et en plus, tu me voles, en quelque sorte. Donc, gros, gros foutage de gueule. Mais qu'en plus, on vient de se marier il y a deux mois. Tu vois, après coup, j'y ai réfléchi à ce truc-là. J'aurais dû, à ce moment-là, arrêter le truc. Mais comme… J'étais encore avec, sans doute, plein de papillons en tête, etc. Et puis, la peur d'être seul, je me suis dit, OK, bon, on va travailler dessus. On est allé voir un petit couple. On est allé parler de tout ça. Et puis, j'ai pensé que ça s'était un peu apaisé sur ce plan-là. Mais non, il a continué à trahir ma confiance. Et voilà, au bout d'un moment, c'était stop parce que c'était… au bout d'un moment j'ai été fier de me dire bah ok j'ai aimé ce mec pour différentes raisons mais là en fait ce qu'il est en train de me faire vivre sur le plan de la confiance depuis qu'on a ouvert en couple libre en fixant des règles ensemble pour être dans un espace safe mais dès la première fois il fait de la merde avec une règle qu'il avait lui-même demandé à savoir on se tape pas les copains bon il se barre en Afrique du Sud, il se tape le copain ok ça envoie pas un super message mec et que la fois d'après il me dit je crois que je commence à avoir des sentiments pour quelqu'un, ce qui était pas interdit mais du coup pour aller voir ce quelqu'un il va falloir que je parte à Genève et machin et truc ce qui là pour le coup change les choses quand on se déplace l'un l'autre Et qu'on a des aventures, c'est une chose. Quand on va vraiment chercher à poursuivre une aventure en allant expressément à cet endroit-là, c'est tout à fait autre chose. Et sa façon de mener tout ça dans la rythmique qu'il m'imposait, alors que moi je lui avais laissé 5 ans pour accepter le couple libre que je désirais depuis le début. et que là d'un coup on accepte le couple libre mais il fait ce qu'il veut quand il veut dans une forme de liberté qui m'insécurise de ouf qui me respecte pas du tout par rapport à ce que j'avais mis dans la douceur de notre relation pendant 5 ans pour essayer de l'apaiser de non mais en fait vouloir aller voir quelqu'un d'autre ça veut pas dire que je t'aime pas ça veut juste dire que j'ai des envies sur d'autres gens et j'ai envie d'autres pratiques sexuelles que tu m'apportes pas mais c'est pas grave Arthur arrêtons de parler voilà en tout cas au bout d'un moment je me suis pas senti respecté et tu l'as quitté euh oui Mais parce que lui, il commençait à avoir des doutes dans ses sentiments parce qu'il voyait d'autres gens, etc. Donc, quelque part, c'était d'un commun accord. Mais c'était très irrespectueux pour moi. Et aujourd'hui, il me dégoûte. J'ai fait une erreur éditoriale et professionnelle d'ouvrir cette boîte en conclusion de l'épisode 1. Oui. Du coup, je n'aurais pas dû te lancer sur un sujet puissant comme ça en conclusion. Mais c'est très bien. Tout ce que tu as dit, c'est très bien. On va continuer dans l'épisode 2. En fait, je suis curieux de t'entendre justement sur ce rapport à la confiance et un peu l'enjeu de l'équilibre quand en fait, le couple est aussi un endroit pour ton épanouissement. Ben… à toi, c'est à dire il y a une forme de déséquilibre pour ton autonomie et il y a des enjeux quoi qui se rajoutent aux enjeux de couple et de partage je crois que tes deux couples c'était des personnes voyantes ah oui oui on va parler de la salope aussi avec grande joie et je te remercie c'est chouette avec grand plaisir merci à toi ça va ?