Masculinité et premier orgasme dans une bouche – Javier 1/3

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Partie 1 sur 3 – Javier raconte comment sa transition l’a aidé à s’épanouir sexuellement en tant qu’homme gay trans, à aimer son corps et à affirmer ses désirs, même les plus longs à satisfaire (littéralement). Il partage comment le BDSM l’a aidé à s’intégrer dans le milieu gay, pourquoi il règle l’éclairage avant de baiser, ce qu’il a appris en quittant un poste de direction pour retrouver sa liberté, et pourquoi Paris a bouleversé sa vision du couple gay.

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Est-ce que tu as des questions ? Non, j'en ai pas. T'es bien ? Je suis parfaitement bien. J'aime bien entendre ça. Je te lis ma petite intro. Javier, bienvenue chez moi. Merci. Ensemble, on va parler de ton parcours d'homme gay trans, de ton chemin pour aimer ton corps hors des normes et vivre ta sexualité gay. Quand je dis que tu as un corps hors des normes, c'est que tu n'as pas de pénis. Alors, j'ai hésité à le dire aussi frontalement en intro, parce que trop souvent, les personnes trans sont ramenées et réduites à cette génitalité, se tapent souvent des questions très intrusives sur ce sujet de la part d'inconnus. Donc non, non, mes petits auditorices, on ne fait pas ça. Mais là, tu m'as autorisé à le dire ainsi, car c'est au cœur de ton chemin d'intime. Après ton opération du torse, tu décides de ne pas faire d'opération génitale, de te rajouter un pénis comme tu m'as dit. C'est un choix qui t'épanouit beaucoup, même si ça te confronte à pas mal de rejets. Tu vas nous raconter comment tu navigues ça, les gars qui te draguent et quand tu leur expliques ton corps qui se détourne. Mais on va aussi parler d'épanouissement. Parce que ta transition t'a libéré un vrai déclic pour assumer ta sexualité gay. Tu as fait tout un chemin pour comprendre ce que tu aimes sexuellement et oser le demander et le vivre. Et ça, c'est un sujet super universel dont plein d'auditeurs me parlent. Ton récit va donner des inspirations et des clés à tous les auditeuristes qui, comme moi, galèrent parfois à se connecter à leur corps ou à leur désir parce qu'ils s'inquiètent de ne pas être assez dans les normes. Dans ta trousse à outils d'épanouissement, tu vas nous parler de couples, de BDSM, de kink, tu m'as dit que ça avait été, je cite, ton passeport pour rentrer dans le milieu, et de performances artistiques, notamment la fois où tu as, je cite, « baisé sur scène, exalté par la foule ». Bon, déjà veux-tu réagir à cette intro ? Je l'avais lu avec ta voix dans ma tête et le voir en vrai, c'est assez particulier. C'est cool. Tu valides ? Je valide. J'avais envie en fait de commencer par une première question. Je viens de changer le nom du podcast pour Actif ou Passif et j'avais envie de te demander, toi, t'en es où aujourd'hui avec cette question ? Qu'est-ce que tu fais de cette question ? dépressif je dirais que c'est une question qui s'est beaucoup posée puisque j'étais pas forcément très à l'aise avec mon corps au tout début où je me suis connecté à lui et du coup forcément j'étais dans une hyperactivité à tous les sens finalement je voulais pas qu'on me touche donc je prenais toute la place pour pas qu'il y ait de mains sur moi et que les mains soient occupées à ne pas toucher mais à kiffer et ça a été une pression monstrueuse que de penser toujours à occuper l'espace à l'occuper pour qu'on ne me touche pas et à la fois à satisfaire voire plus à faire adorer, à rendre l'instant absolument inimaginable de plaisir et de désir Et en fait, avec l'âge, la fatigue, le couple et l'apaisement peut-être avec mon corps, c'est des choses, je ne me pose plus forcément la question, puisque je crois que je suis tout, je suis versatile, je suis parfois hyperactif encore, parfois je suis une étoile de mer, et c'est cool d'être de plein d'espèces différentes ! Tu as sous-entendu que tu avais vieilli ? Ouais. Tu es à quel âge ? J'ai 34 ans. Quand même ! J'ai l'impression d'avoir eu plein de vies, en fait. Ouais, je comprends. Déjà, j'ai eu une vie de meuf absolument, je dirais pas fantastique, mais surexploitée, puisque déjà, sur le plan professionnel, sur le plan sexuel, sur le plan de ma découverte de mon corps et son appropriation, et trouver là où j'étais bien, moi, hors des standards… Ça a été très dense finalement. J'ai l'impression d'avoir pris à peu près 79 ans en quelques années. Et maintenant, c'est peut-être le moment où j'apprécie plus le temps qui passe. Mais il passe un petit peu trop vite quand même. Mais j'ai quand même l'impression d'avoir beaucoup plus d'années que l'âge que j'ai, beaucoup plus de rides. de rides dans mon passif que j'en ai sur mon front et je trouve ça plutôt cool mais quand même fatigant. Une vieille âme ? Ouais, clairement. Ah ouais ? Ça veut dire quoi pour toi ? Ça veut dire que quand j'étais tout petit, genre 5-7 ans, je me posais déjà des questions que personne ne comprenait pourquoi je me les posais, des questions sociales, sociétales, probablement liées à une neurodivergence ou un truc comme ça, mais finalement… Des questions qui n'étaient pas de mon âge déjà et puis ça n'a jamais cessé de se passer chez Mieux avec des personnes qui sont plus âgées ou des vieilles âmes. Très tôt j'ai dû prendre mon envol parce que je trouvais qu'il y avait trop d'adultes à la maison alors que j'étais encore un enfant. Et j'anticipe pas mal ce que les gens vont dire. Je l'ai toujours anticipé. Donc, c'est peut-être un peu tout ça. Je t'ai proposé de tirer au sort ta première question, qui est du coup maintenant ta deuxième question. Quel est le chiffre que tu choisis entre 2 et 110 ? Je dirais 4. Pourquoi 4 ? Je trouve joli ce mot. Alors maintenant, tu sais, on organise des rencontres partout. Les auditeurs qui se motivent dans leur ville organisent des rencontres et on a créé une sorte de jeu de cartes où on a sur chaque carte deux questions, une osée et une moins osée et donc c'est une manière tu vois de briser la glace pendant ces événements tes deux questions et je t'invite à choisir celle que tu préfères elles sont très belles la moins osée c'est quel conseil donnerais-tu à des jeunes gays ou trans queer en fait il y a le drapeau queer et le drapeau trans c'est quand même une des très rares questions où il y a le drapeau trans c'est intéressant et ta question plus osée c'est le dernier truc que t'as testé au lit et qui t'a fait kiffer Alors je prendrais la plus osée. Ok. J'ai appris il y a quelques années à dire ce qui me plaisait, ce qui me plaisait pas. D'une façon horizontale, au lit ou dans n'importe quelle situation. Une situation sociale, une situation d'abus, une situation pro. Et c'était pas facile parce que déjà j'ai un vécu de meuf. Donc déjà les meufs elles sont pas supposées parler, tu vois, en termes d'éducation. Tu dis j'ai un vécu de meuf, ça veut dire qu'il y a un certain nombre d'années où tu avais un vécu de meuf ? Clairement, j'ai été éduqué comme une meuf et du coup j'ai intégré parfaitement les standards comme si c'était un dictionnaire finalement. Est-ce que juste pour qu'on ait une sorte de chronologie en tête, tu dirais que ce vécu de meuf il a duré combien de temps ? C'est très difficile, c'est une question à laquelle je ne sais pas vraiment répondre parce que je ne sais pas à quel moment j'ai arrêté de me poser des questions et que j'ai commencé à trouver des réponses. J'ai commencé à me poser des questions sur qu'est-ce que c'est une meuf, déjà. Quand j'étais tout petit, je me suis fait raser les cheveux pour ressembler à un garçon à 8 ans, un truc comme ça. Et du coup, j'avais déjà un début de réponse. Mais le moment où je me suis vraiment intéressé à qu'est-ce que c'est une éducation masculine, un vécu de mec, comment on réagit en tant que mec dans la rue, c'est vachement tard, en fait. C'est vers mes… 25-30 ans, donc il n'y a pas longtemps finalement, puisque je refusais complètement d'intégrer ces standards, parce que je m'en fous en fait, mais parce qu'ils sont quand même nécessaires pour évoluer dans une société. Donc oui, quand même une éducation complète de meuf, de la petite enfance jusqu'à mon départ à 17 ans, en émancipation de… De ma famille, donc, ouais, une bonne éducation de meuf. Et de là… Du coup, je te remets la question, c'est quoi le dernier truc que t'as essayé au lit qui t'a fait kiffer ? Et t'introduis en disant, en fait, là, récemment, j'ai réussi, je sais pas si t'as dit ce terme-là, mais à dire. Et après, tu te contextualisais. Pourquoi ça te fait marrer ? Parce que c'est exactement ce que j'étais en train de mettre en… Tu te souviens de ton fil ? Oui. Eh bien, déplie-le. Très bien. Du coup, effectivement, j'ai appris à dire ce qui me plaisait, ce qui ne me plaisait pas, ce que je voulais. Tu veux dire contrairement à comment tu as été éduqué. Exactement. Je comprends, oui. Et en fait, je me suis permis de le faire avec des trucs chiants. Genre moi, je suis un relou pour jouir. Je mets super longtemps, genre vraiment super longtemps. Et on m'a jamais dit que c'était chiant, mais c'est compliqué. Même quelqu'un qui me suce, il peut me sucer pendant plusieurs heures, en fait, clairement. Et il faut sacrément pas avoir de crampes, parce qu'effectivement, il y a une pénibilité physique énorme. Quand on prend le contrat avec moi et je me suis permis de demander à la personne est-ce que tu serais chaud pour mener ce challenge ? C'est-à-dire te sucer pendant ? Jusqu'à ce que j'explose et en fait en conscience de cette pénibilité. Et en fait, c'était cool parce que je n'ose pas, parce que je me prends grave la tête avec ça, parce que ça fait mal au cervical. En fait, quand tu es dans la posture contraire, de sucer pendant plusieurs heures, ça fait mal partout. Je n'ai pas envie de l'imposer à quelqu'un. Parce que toi-même, tu as sucé pendant plusieurs heures ? Et du coup, c'est très rare que je jouisse dans la bouche de quelqu'un. Forcément, parce que c'est long. Et j'ai réussi et c'est super cool. Donc, tu as trouvé ce partenaire qui était OK. Et qu'est-ce que tu as dû dépasser pour t'autoriser ? Je suis quelqu'un qui est… Je me sens vraiment mieux quand il y a un gros lien avec la personne, avec mon partenaire et un lien qui dure, un lien d'apprentissage finalement. On s'apprend l'un et l'autre physiquement. On apprend aussi les non-dits, en fait. On apprend à lire l'autre avant qu'il parle, on apprend à lire ce qu'il pense quand il a une expression physique, une expression en déplacement. Finalement, j'aime bien apprendre l'autre et savoir ce qu'il pense par ses réactions visibles. et c'est ça qui m'a permis justement de dépasser le ouais mais je vais être chiant et c'est donc cette intimité créée avec l'autre le fait que ça dure depuis un moment le fait de savoir que c'est il saura me dire aussi que c'est chiant et que je lui impose rien et qu'il dépasse aucune limite que c'est pas grave s'il dit non et qu'il le sache comment t'as confirmé avec l'autre que oui oui il saura dire s'il aime pas Par discussion. Vraiment bêtement, par le fait d'en parler. C'est toujours une grosse crainte pour moi que de dépasser les limites de l'autre sans qu'il s'en rende compte. C'est-à-dire qu'il soit dans le moment où il kiffe de ouf et qu'après il se dise « Ah ouais, mais maintenant que je kiffe plus, en fait, je suis allé au-delà de mes limites. » c'est plus trop ma gamme mais j'aime bien en parler parce que ça m'enlève un poids que de savoir que l'autre il sait ce que c'est déjà ce dépassement de limites qu'il regrette après puisque si il sait pas déjà il connait pas cette partie là et moi ça peut m'effrayer plus donc le fait d'en parler avec l'autre ça m'a permis de dépasser ce truc là en mode déjà il sait que je vais pas lui en vouloir de dire non et en plus il va savoir me dire non parce que il connait ses limites Est-ce que tu as eu des petites pensées limitantes pendant que tu essayais de t'abandonner ? Toujours. C'est triste, pourquoi tu souris comme ça ? Parce que je crois que j'ai un éventail de pensées à la con que je vois devant mes yeux, en repensant au moment. Toujours parce que je ne sais pas, je n'arrive pas à mettre mon cerveau en pause, jamais en fait. Ouais. Mais jamais. Même quand je dors, je crois que je fais du tricot avec mes neurones. Et forcément, les moments d'abandon, c'est encore pire. C'est quoi ces pensées intrusives alors que tu avais validé que le partenaire était content de C'est des trucs à la con. Je ne dirais pas que c'est pensé à ma liste de courses, mais c'est pourvu que ça aille vite, pourvu que ça ne l'emmerde pas, pourvu que… Enfin, des trucs bêtes, en fait, mais qui sont toujours plus ou moins là. Mais ça ne me limite pas non plus. C'est des pensées juste qui prennent un peu trop de place et que ça serait cool si on pouvait avoir un interrupteur, quoi, pour dire « on off ». Et vous avez discuté ou tu as déjà eu des idées pour justement, si tu fais face à ces pensées intrusives, agir pour les apaiser ? Elle s'apaise toute seule. J'ai un éventail de pensée qui est assez ouf, avec plusieurs niveaux en même temps. Jour et nuit, tout le temps, c'est épuisant. C'est un peu relou parce qu'en plus, je pose trop de questions pour tout. Mais c'est des choses qui s'apaisent toutes seules parce que de toute façon, la plupart des questions n'ont pas de réponse. Donc elle s'éteigne et puis il y en a d'autres. Tu peux lui prendre le visage dans les mains et le remonter et lui dire « ça va ? » Ce genre de choses, oui. C'est le genre de choses que je peux faire. Pour te rassurer ? En vrai, j'ai pas tant besoin d'être rassuré que ça, en fait. T'as pas envie de… Ok. Non. J'ai eu l'habitude de dealer avec ça et… parce que moi les pensées intrusives pendant le sexe j'adore le sujet ça me parle de ouf j'ai l'impression qu'on en a tous plein c'est généralité pardon j'ai pas le droit mais je trouve que souvent j'en entends parler et c'est normal on est en train d'essayer de se connecter à une autre personne à moins de se connaître sur le bout des doigts on peut se demander est-ce que ça va est-ce que ça va pas etc et il n'y a pas plus tard que tout à l'heure pareil tu vois j'ai essayé de jouir avec quelqu'un et lui avait joui et moi on avait déjà joué une fois donc moi jouir plusieurs fois pas simple pour moi ça met un peu plus de temps et là je me suis dit ah putain On ne se connaît pas très bien et j'ai trop envie de lui plaire. Et je me suis dit, mais là, il est en train de se faire chier et tout. Et j'aimais trop ce qu'il me faisait. Et j'avais une autre partie de ma tête qui était là, putain, vas-y, allez Guillaume, vas-y, lance la purée là, on n'a pas 1000 ans. C'était trop triste et j'étais là, chut, tu t'en comptes tout ce qui se passe dans la tête. Et je n'ai pas osé, moi, lui dire, ça va ? Parce que j'étais là, non mais vas-y, finis le plus rapidement possible, tu ne vas pas commencer à interrompre le délire et tout. Il n'y a pas le temps. On était aussi pressé par le temps un peu. Mais j'ai transformé ma sexualité, la raison pour laquelle je te posais la question d'agir. Moi, ma sexualité s'est transformée quand j'ai commencé à dire… À dire, attends, excuse-moi, je suis en train de me décaler, je suis en train de sortir du rapport sexuel, je ne suis pas très à l'aise, je me sens vulnérable ou j'ai peur. Tu n'as même pas besoin d'être super spécifique. Tu peux dire, attends, j'ai… Ah, et ça transforme le truc parce que très souvent, la personne, elle dit, vas-y, mais pourquoi ? Bon, peut-être moi, je choisis bien mes partenaires. On peut m'offrir ça. Mais c'est sûr qu'un partenaire qui me répondrait, vas-y, tu fais chier, tu n'es pas un robot. Ah, mais ce n'est pas que je le défoncerai. Je dirais, on se revoit quand tu as écouté mes 300 épisodes. Clairement. Bon, toi, tu fais avec ? Oui, je fais avec, ça ne prend pas trop de place. Justement aussi j'ai besoin de ce lien précédant le rapport, ce lien où on s'est appris et du coup justement ça me permet de ne pas avoir plus de pensée intrusive. Quand je nique avec des gens que je ne connais pas, je vais me poser des questions genre… Oui, est-ce que je lui plais ? Effectivement, je vais tout faire pour lui plaire et du coup, je ne vais pas m'autoriser juste à être bien. Je vais essayer de prendre des pauses qui me rendent beau. Je vais essayer de… même je vais jouer avec la lumière. Je vais… et du coup… Non, attends, je veux en savoir plus. J'adore, comment tu fais pour jouer avec la lumière ? J'ai une bonne vision photographique, je suis photographe du coup en plus de mon taf et du coup je suis voyeur aussi, j'aime bien regarder quoi que ce soit. Et du coup, j'ai envie que les gens voient ce que je veux voir de moi, en fait, finalement. Et je m'autorise à passer ce truc-là que quand j'ai pu montrer ce que j'avais à l'intérieur et que c'est l'intérieur qui soit apprécié avant la beauté, avant la plastique, tout à fait. Du coup, tu as des lumières spécifiques chez toi et tu sais les incliner ? Il y a ça et puis je sais m'incliner aussi pour rendre la chose plus jolie et mettre surtout la lumière sur ce qui me semble plus joli et l'enlever là où je suis moins sûr de moi en fait. Je suis partagé entre génial, t'as trouvé une manière de prendre confiance en toi, de te mettre à ton avantage et c'est chouette, et tout l'opposé. Tout à fait. T'es où par rapport à… Moi, j'aime bien l'abandon total. J'aime bien m'en foutre, me noyer dans l'espace. J'aime bien que mon plaisir raye tout et que le plaisir de l'autre raye tout sans qu'on se prenne la tête sur l'esthétique, sur la douceur, sur est-ce que j'ai fait mon gommage, peu importe. J'aime le moment qu'on partage et je crois que je déteste le moment où on stresse de l'esthétique, on stresse de « est-ce que j'ai bien fait ça ? Est-ce que mon gros orteil est doux ? » C'est chier, quoi. C'est marrant que tu dis ça parce qu'en ce moment, je complexe sur mes pieds. Nouveau complexe unlocked. Dommage, c'est triste. Mais oui, mais en fait, je t'explique. J'ai une pote, j'étais chez moi et on discutait sur mon canapé et elle regarde mes pieds et me fait « Mais c'est une blague ? Tu te mets pas de la crème ? » Et j'étais là « Bah… » Et c'est vrai que j'ai les pieds ultra… Je cours beaucoup, donc j'ai les pieds très secs. Et bah ouais, tu vois, la peau, elle est pas genre nickel bébé. Après, du coup, je sais pas trop comment un pied devrait avoir l'air. Est-ce que je suis censé avoir une peau, genre, toute lisse et tout ? Mais c'est vrai que… Et donc, j'ai acheté une râpe à fromage, là ? C'est quoi cet enfer ? Bon. Donc, du coup, maintenant, quand je suis dans un rapport sexuel et que le gars a les pieds pas loin de son visage et que je le sens attiré… En plus, j'ai trop des jolis pieds. En vrai, genre… On valide de ouf en termes… C'est cool que tu dises ça. J'ai un petit pied, mais quand même un peu… On m'a dit que j'avais de très jolis pieds. En fait, quand il rapproche son visage, je suis là… Pensez intrusif. Non, mais je suis à peu près sûr que si tu as le fond du pied trop rugueux, ce n'est pas ouf. Oui, mais ça veut dire que tu sors quand même un peu du rapport pour penser à ça. Complètement. Donc je rappe, je rappe. Ma foi, bientôt tu vas pouvoir te mettre le trophée de Diam's. Oh wow, ok, j'aime. Mais je trouve ça intéressant en tout cas. Quelle est la part de nous qu'on gomme ? Parce qu'en fait, j'avoue que moi, je prends une douche avant le sexe. Enfin, j'essaye de… Ou pas, d'ailleurs. Je choisis selon le kiff du partenaire, si je sens un peu la transpiration. Enfin, il y a plein de choses. Hop, on se met un peu beau. Et moi, je comprends et je trouve ça cool. Mais c'est quoi la part où, en fait, on est juste… en train peut-être de se déconnecter de soi et de l'autre. C'est une super question. Quand je t'ai demandé, on a fait un pré-entretien, toi et moi, et il y avait plein de sujets qui te venaient en tête. Et quand je t'ai dit si tu devais n'en choisir qu'un, le plus important pour toi, là tout de suite, tu m'as répondu le rejet que le milieu gay peut t'avoir ou peut te renvoyer. Et notamment une anecdote sur une soirée d'anniversaire. Est-ce que tu es ok qu'on se lance dans cette anecdote ? Bien sûr. Je t'écoute. J'ai rejoint le milieu gay assez tard dans ma vie, parce que j'ai eu une vie de gouine en fait, puisque j'étais une meuf hyper masculine et puis forcément je suis rentré dans les codes de la meuf butch vraiment hyper mascu. Tu peux me décrire selon toi ce qu'est une meuf butch hyper mascu ? Alors, je ne sais pas maintenant parce que je sais que les codes ont vachement changé depuis… Ah non, toi, à ton époque, pardon. À mon époque, c'était un peu une meuf qui mettait des fringues de mec, qui se comportait d'une manière… Complètement, c'est un mec version 3000. C'est 3000% d'un mec. C'était la démarche de camionneur. Finalement, il n'y avait pas de gommage, il n'y avait pas de soin de la peau. C'est plutôt vraiment la meuf qui ne prenait pas trop soin d'elle. Donc, pas prendre soin d'elle, ça veut dire ce… Parce que moi, je n'ai jamais fait de gommage de ma vie, de mon visage. Mais tu veux dire, elle ne se parfume pas. C'est ça. Elle ne se maquille pas. Elle ne se maquille pas. Elle ne fait pas attention aux gestes, à sa façon de se déplacer. Tu as dit le contraire. Elle se déplace en camionneur. Donc, c'est le contraire. C'est des gestes non contrôlés finalement. Alors que l'archétype de la meuf, c'est plutôt le contraire. En tout cas, celui qu'on m'a présenté comme étant celui qu'il fallait devenir, notamment professionnellement. Parce que j'ai une vie de cadre un peu balèze. C'est quoi une vie de cadre balèze ? Vous étiez haut placé ? Oui, j'étais haut placé et très jeune. et il a fallu prouver au monde que j'étais capable d'assumer ça et le prouver via des stéréotypes de meuf et donc j'ai fréquenté le milieu gay mais version lesbienne pendant pas mal d'années et juste que je comprenne il y a un moment donné où tu as joué le jeu des codes de la meuf notamment professionnellement jusqu'au moment où tu as arrêté où j'ai explosé j'ai complètement explosé j'ai explosé à cause d'une histoire d'uniforme je me suis toujours plus ou moins senti en dehors des codes du genre j'ai un peu fait du ping-pong dans ma vie entre les codes pour essayer de trouver où est-ce qu'il fallait que je place la balle et probablement que je m'en foutais un peu que ça tombe sur le filet il n'y avait pas de code finalement qui me plaisait plus que ça Et la tenue de meuf, ça a été terrible à supporter, la tenue vestimentaire. L'uniforme de meuf, j'ai complètement explosé quand on me l'a imposé, parce que je n'ai pas compris déjà pourquoi on me l'a imposé. Au travail, on t'a demandé, toutes les meufs avaient le même uniforme. Et puis c'était aussi pour prouver ma légitimité, l'uniforme. L'uniforme me servait à prouver ma légitimité, puisque si tu viens habillé comme tu es, comme tu aimes, même si c'est très propre aux yeux de la société, dans ce genre de cadre, déjà avec des piercings et des tatouages un peu de partout, tu n'es pas du tout respecté. C'est ton cas ? C'est mon cas. Tu avais à l'époque des piercings et des tatouages ? J'en avais plus encore que maintenant et j'en ai encore maintenant beaucoup. C'est ça. Et du coup, j'ai implosé pour ça. Donc, je suis sorti des codes à ce moment-là et je me suis trouvé, moi, quelque chose de beaucoup plus confortable. Tu démissionnes. Je démissionne. Et je reviens complètement sur mon avenir pro puisque je me dis, clairement, c'est pas fait pour moi. Il vaut mieux que je fasse des jobs de merde. Puisque dans toutes les structures où je vais avoir un grade plutôt haut, je vais devoir prouver par l'esthétique qui je suis. T'enfermer dans une version… Tu veux dire à peu près le domaine… Tu ne nommes pas du tout le domaine professionnel, c'est volontaire ? C'est que finalement, on peut faire copier-coller dans plein de domaines professionnels. C'est mon parcours, mais c'est le parcours de pas mal de personnes. J'étais directeur de structure dans la santé. Ok. Privé. Privé, j'avais demandé si c'est l'État. Ok. En France, métropolitaine. Tu es très coquin ? Car on a bien vu, les auditeurices et moi, on a bien compris que toutes les questions, elles seront d'abord répondues à un endroit assez lointain pour petit à petit y revenir. Nous t'aimons comme tu es. Mais ça exige de moi… Parce que du coup, moi, j'ai toujours peur que tu perdes ton fil. Mais je crois qu'en fait, il faut que je lâche cette peur parce que toi, tu sais ce que t'es. Il est là. Il est là. Je t'écoute. Parce que là, je suis là. Alors là, le rapport avec ce que je viens de demander… Mais c'est très intéressant et c'est pas tout une critique, parce que du coup ça crée un peu, tu nous teases, moi je suis là, bah vas-y, trop intéressant, c'est très intéressant ce que tu dis, ouais. Je me pose à peu près mille et une questions à la seconde et du coup forcément moi-même j'essaye, j'ai toujours le fil et je réponds à mes questions, à mes propres questions mais le lien du coup étant que j'ai fréquenté le milieu gay en étant une gouine et en fait après j'ai complètement oublié ce milieu et je suis arrivé dans le milieu hétéro, je me suis mis avec un mec pendant pas mal d'années j'étais une meuf visiblement et j'ai commencé ma transition en étant avec ce mec qui était hétéro donc je suis devenu un mec avec un mec hétéro avec lequel j'étais paxé et ça a complètement changé ma vie puisque là je me suis découvert en fait Je me suis découvert, j'ai découvert ce que j'aimais dans la vie, j'ai découvert qui je voulais être. Je ne parle pas de professionnel ou de caractère ou quoi que ce soit. J'ai juste lâché les idéaux pour me découvrir moi, qu'est-ce qu'est mon corps déjà. Et plein de choses comme ça. C'est le moment où… où j'étais vraiment sur la culture de qui je veux être demain, qu'est-ce que je veux représenter, etc. Ça s'est pas bien passé avec cette personne, puisque déjà il était hétéro et il se retrouvait avec un mec dans son lit. Donc au bout d'un moment, le connaissant, ça marche des fois, mais le connaissant c'était pas ok. Donc on s'est plus ou moins abandonné, c'était très triste, mais vu que ça s'est pas bien passé au final, bon voilà, le temps est passé, ça fait maintenant pas mal d'années, donc ça va, et j'ai fréquenté le milieu gay. Je suis arrivé, je suis enfin sorti de mon placard pour la deuxième fois, sacré placard quand même, un placard dans un placard, c'est… C'est une boîte de Pandore. Et de fil en aiguille, du coup, j'ai fini dans un monde où j'étais soit entouré de copines de fac, soit entouré de mecs ultra gays qui me mettaient dans les soirées, alors que moi, petit trans en devenir, pas forcément très à l'aise avec l'esthétique que j'avais aussi, parce qu'en début de transition, ça a été quand même assez compliqué de trouver quelque chose qui passait avec tout le monde, un… une vision masculine de moi que tout le monde comprenait c'est à dire le moment où on t'appelle plus madame dans la rue et où tu sais que c'est définitif ce moment là je l'attendais tellement que je savais pas comment le provoquer Dans ton choix d'habits ou dans ton choix de coiffure, tu parles de quoi concrètement ? C'est ça, déjà effectivement, des choix esthétiques, mais aussi comment tu marches. C'est des trucs bêtes, mais on s'amusait avec les copains. Comment ça marche un mec ? C'est quoi la démarche qu'il faut ? Et en fait, je n'ai pas très envie de me perdre. Je me déplace un peu comme une… Comme une pédale dans la rue et c'est cool et j'ai pas très envie de marcher comme un mec bourru ou bourrin ou quoi que ce soit mais ça a mis du temps pour m'évincer de ce besoin de représenter la masculinité. Et donc j'arrive dans le milieu gay. Une autre question. J'ai découvert des amis ultra gays. C'est quoi pour toi quelqu'un qui est ultra gay ? Ultra gay, c'est des personnes qui, à l'époque en tout cas, ce qui m'a impressionné beaucoup, c'était les mecs qui sortaient tous les soirs et qui couchaient avec des gens différents tous les soirs. Parce que je suis incapable de faire ça. J'aime le couple, j'aime cette relation à l'autre qui devient quelque chose d'autre tous les jours, mais finalement qui se co-crée avec l'autre d'une façon hyper stable. J'aime retrouver la même personne tous les soirs. Donc ultra gay, là, on est où ? Géographiquement, on est à Paris ? Non, on est très loin de Paris. On est dans la campagne. On est dans la campagne limousine. On est dans un campagne limousine et les seuls gays que tu as trouvé, c'est des gays qui aiment sortir. On est d'accord qu'il y a plein de versions, de nuances et de gays. Moi qui n'aime pas sortir, moi qui suis une grand-mère dans mon cœur, je suis un petit peu vexé, mais c'est ok. En tout cas, tu n'as pas rencontré le chemin des gays qui jouent au cluedo, des gays forestiers ? Pas tout de suite, parce que finalement, aussi, peut-être qu'en campagne, à ce moment-là, il n'y avait qu'une seule façon d'être gay. C'est une vraie question, oui. On parle de, je ne sais pas, ça fait peut-être 10 ans, un peu plus de 10 ans, 10-15 ans, et j'ai croisé personne qui était tranquillement gay, en fait. Alors, ce n'est pas intranquille de sortir tous les soirs. Ce n'est pas dans cette extension que je voulais aller. Mais ma question, c'était, est-ce que tu avais une appétence pour le milieu de la nuit et c'est là-bas que tu as découvert des ultra-gays ? Absolument pas. Donc, tu es allé à l'endroit où il y avait… De l'ultra gay, du gay qui pouvait te porter, t'entourer. Tout à fait. Déjà, vu que je sortais dans le milieu gay lesbien, je l'ai retrouvé, ce milieu-là. Et c'était peuplé de mecs gays, ultra gays, parce qu'après être allé au bar, ils allaient ailleurs et après ils allaient ailleurs. Mais comment ces gens font pour enfiler la journée ? Déjà, ils ont 20 ans. Oui, c'est d'être très jeune comme j'étais très jeune aussi. Et ils ont des boulots et tout ? C'est la grande question que je me pose en fait. Je ne sais pas, ce n'est pas mon modèle. Mais on est étudiant à 20 ans. Pas tout le monde, mais je ne sais pas. Ce n'est pas vraiment. C'est des belles amitiés ? Certaines ont persisté, mais c'est complètement en dehors de ce que je suis. À l'époque, je ne savais pas vraiment ce que je voulais être. Je voulais être pédé, c'est sûr. Et ça me rassurait de l'être aussi, pour prouver aussi ma masculinité. Parce qu'être désiré par un mec, il n'y a rien qui me fait sentir plus mec que ça. Mais… Voilà, ça s'arrête là. Il reste quelques personnes avec lesquelles je gravite, mais c'est complètement en dehors de mon modèle, donc j'admire. Mais on n'a pas le même rythme de vie, on n'a pas… Et les mêmes valeurs non plus, parce que le couple, pour moi, c'est plein de valeurs qui sont dans le couple et c'est des valeurs qui ne sont pas forcément comprises par ces personnes que je côtoyais. Oui, parce que les deux trucs que tu identifiais, c'est on sort tous les soirs et c'est un endroit de fête, etc. Et on enchaîne les plans. Tout à fait. Avec des personnes différentes à chaque fois. Ok, d'accord, ouais. Tu as dit « ce sont des ultra-gays » et toi t'as dit « moi j'avais envie de devenir PD ». Tu fais une différence entre les deux termes ? J'avais envie d'être un mec aimé des mecs. Et le reste, je n'avais pas envie de coucher avec des personnes différentes tout le temps, au contraire. Et du coup, je ne voulais pas être l'ultra gay que je voyais autour de moi, mais j'avais envie d'être un petit peu comme eux quand même. Le limousin en France, c'est à peu près où ? C'est au milieu en gros. Au milieu, merci pour ma petite géographie. Tu te souviens de ma question ? Oui. Tu peux la redire ? Finalement, le fait que j'ai amené comme sujet principal le sujet du rejet et le rejet notamment dans un cadre festif qui était une soirée privée d'anniversaire. Oui, c'était l'anecdote. Oui, c'était l'anecdote. Je te teste et tout. Franchement, t'es trop fort. Ça va alors. Je te taquine. Est-ce que tu veux… T'es pas obligé d'y répondre tout de suite ? Tu peux continuer à déplier ce que tu veux déplier ? Le dernier pli est en train d'être déplié. Je me sens très impatient. Clairement. Toujours. Donc, en rejoignant le milieu gay, pour une dernière fois, quand je suis moi-même arrivé à Paris, donc là on quitte la campagne limousine, on quitte complètement mon secteur d'emploi, puisque je me dis, c'est pas pour moi en fait. C'est… C'est trop de carcan pour ce que je suis, pour ce que je me découvre être, c'est-à-dire une personne qui aime la liberté, qui aime passionnément la liberté et qui aime aussi la culture, qui aime rencontrer des gens nouveaux, qui aime pouvoir parler avec des personnes qui sont ouvertes et ce que je ne voyais pas, ce que je ne rencontrais pas dans mon limousin. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, des gens qui sont ouverts, mais j'avais envie de beaucoup plus de liberté que ce que j'avais. Et notamment la liberté d'être avec des gens différents tous les jours. Dans la rue, je peux être une personne qui ne sera pas cataloguée. Les gens passent autour de moi, ils ne me regardent pas, ils s'en foutent complètement. L'anonymat de la grande ville. Tout à fait. Là où dans le limousin, tu es très identifié. Tout à fait. Surtout quand tu es visiblement une grosse pédale qui n'en a rien à foutre des carcans du monde. Et voilà, ça ne me plaisait pas. J'avais envie de liberté. Et d'anonymat. Et donc j'arrive à Paris et là du coup je redécouvre le milieu qui me plaît, c'est-à-dire un milieu où il y a toute forme d'homosexualité. Toute forme de sexualité tout court mais toute forme d'homosexualité aussi. C'est-à-dire les personnes que je croisais qui étaient ultra gays à l'époque, finalement je les retrouve. Je les retrouve beaucoup sur Grindr, je les retrouve beaucoup partout en fait. Mais des homosexuels beaucoup plus… plus apaisés en fait dans leur consommation du sexe et du couple parce que j'avais complètement perdu l'espoir que l'homosexualité puisse me mener à un couple stable à force de ne plus voir ces modèles exister et puis au contraire voir des anti-modèles qui me disaient non mais ça sert à rien d'être en couple oui mais moi je veux ! Et donc je rencontre des gens qui me ressemblent plus, je rencontre des vrais amis pour le coup, des personnes avec lesquelles on peut partager des choses et qu'on se comprend en fait sur des valeurs, sur des soirées, sur des événements. Tu peux me décrire de quoi tu parles quand tu parles du milieu à Paris ? C'est quoi concrètement ? C'est des espaces ? C'est quoi pour toi ? Au départ, c'est des espaces qui sont très queer. En tout cas, pour mon vécu à moi, c'est des espaces où il y a des événements, que ce soit des événements culturels, que ce soit des événements militants. C'est des espaces où se croisent des trans, des mecs gays qui sont cis, des mecs gays qui sont trans, des gouines, un petit peu de tout, en fait. Et cette variété me… me met des paillettes dans les yeux parce que j'avais l'impression d'être seul au monde à part sur internet mais sur internet c'est vraiment mon truc tu peux me donner un exemple d'un de ces événements J'ai participé à un super atelier, c'était dans un bar militant où il y a des événements sur plein de thèmes différents. Tu l'aimes bien ce bar ? Ça fait très longtemps que je l'ai quitté, mais ça a vraiment servi à mon adolescence trans, entre guillemets, à me découvrir parce qu'il y avait plein de modèles qui étaient magnifiques. Tu veux le mentionner ? Pas le bar ? Non, pas le bar. Pourquoi ? J'ai quitté vraiment le milieu communautaire et j'ai pas envie d'être attaché à ce milieu-là. Et le bar représente ce milieu-là. Rebondissement ! Ah oui, c'est ça où on va arriver. Ok, d'accord. Oui, ça a été un moment donné. Et donc c'est un bar où il y avait des événements militants et c'est… Mais je vois tout à fait de quoi tu parles. Une différence de gens qui se rencontrent, avec des besoins différents, des événements totalement différents, et du coup je découvre un monde carrément. Je découvre aussi un monde de sexualité avec des événements axés sur la sexualité, sur la découverte, sur de la mise en scène, sur le bonheur de sexualiser en étant sourd en fait. Bref. Eh bien non, mais c'est parfait, car c'est la fin de notre premier épisode. J'adore parce que tu n'auras pas raconté l'anecdote et tu la raconteras dans le prochain épisode. Je trouve ça très drôle. Une anecdote. Non, mais c'est cool. Est-ce que tu veux nous amener jusqu'aux portes ? de l'appartement où il y a eu cette anecdote et l'anniversaire est-ce que là t'as en gros la suite c'est t'es bien à Paris tu te déploies alors jusqu'au jour de l'anniversaire ou est-ce que tu veux rajouter des éléments ? Non on est bien là on est devant la porte on est devant la porte rendez-vous au prochain épisode