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On reprend ? On reprend. Troisième partie, tu es trentenaire, les portes du BDSM, ou en tout cas de la domination, s'ouvrent à toi. Tu es en kiff, tu vis ton premier orgasme, que tu as décrit dans l'épisode précédent. Et qu'est-ce qui s'est passé après ? La relation se termine. Cette relation de trois mois qui t'a ouvert les portes ? Exactement, se termine. Je pense qu'on est arrivé au bout du chemin.
Allez, je vais faire mon poète. Mais je pense que c'était mon accompagnant. C'est grâce à lui que j'ai pu ouvrir cette porte-là, que j'ai découvert qu'il y avait cette porte-là en moi. Puis je pense qu'il a fait son job. Et next, c'est bon, j'ai fait mon job. Je t'ai aidé à découvrir, en tout cas, un de tes kiffs.
moi c'est bon, l'avance, donc on se sépare évidemment c'est pas aussi édulcoré que ça entre nous mais ça c'est fini et là j'ai 31 ans et des patates et je suis en mode qu'est-ce que je fais de ma vie sexuellement en tout cas parce que je comprends que j'aime ça mais que j'aime ça que dans l'amour bon c'est con quand même parce que je dois quand même être capable de pouvoir trouver une manière de rouvrir la porte sans passer par la romance j'essaye
Pourquoi tu as envie de ça ? Pourquoi c'est important pour toi ? Parce que je veux retrouver les sensations physiologiques que j'avais au moment de l'acte, qui étaient très agréables. Moi, j'y arrive à avoir, avec des gens que je connais très peu, un sentiment puissant de connexion parallèle à l'amour, connecté à l'amour avec un grand « A ».
pour vivre du coup ma sexualité et ça peut se faire en une rencontre mais c'est pas ton cas c'est impossible c'est impossible c'est à dire pour toi à l'époque être dominant dans l'amour c'est avoir fait le chemin semaine après semaine de se rencontrer de se connecter de tomber amoureux puis là s'ouvrir les portes des possibles sexuels ou en tout cas s'en tomber amoureux je me sens en pseudo confiance
Ça, ça ne peut pas arriver après un rendez-vous ou quelques rendez-vous pour toi ? Quelques rendez-vous, si. Il faut quand même construire un petit contexte, quelque chose où je vais pouvoir, et même quand je vais pouvoir, ça prend du temps pour que je libère ça. C'est quelque chose qui était encore nouveau pour moi. Je l'ai découvert et exprimé en amour.
pas du tout en plan cul. Donc, je me dis, bah, comment tu vas faire ? Tu vas pas retourner à tes trucs plan cul soft où tu te fais sucer, voilà, merci, bisous, au revoir. C'est plus trop intéressant. Là, t'as besoin d'un peu digérer ce qui s'est passé, donc tu vas pas non plus rentrer dans une relation. Donc, comment tu fais ? Donc, je dis, bon, bah, écoute, je vais parler avec des mecs et puis je vais être plus frontal sur mes attentes. Et là, j'endosse, socialement parlant, sur les réseaux sociaux,
Le cliché que je porte. Pour le coup, c'est moi qui l'affiche. Lequel ? Rebeu, Dom Top, XL, un chien d'Ali. Là, je l'affiche. Cherche passif soumis. Plus jeune, plus petit, moins que si. À ce moment-là, donc là, c'est... 32 ans. Et à ce moment-là, ton style, tu disais plus petit ? Caucasien, plus petit, passif soumis.
est-ce que t'es à l'aise que je te demande est-ce que c'est pas de la fétitisation ah bah si mais totalement alors depuis tout petit parce que je me souviens de tous mes amoureux amoureux tu comprends les mecs les garçons pour qui je suis un kiff depuis le CP je m'en souviens de tous tous leurs prénoms à quoi ils ressemblent ce sont que les caucasiens rouges yeux bleus blonds yeux verts bruns yeux marrons caucasiens exclusivement
Et j'ai toujours été attiré que par du caucasien. J'ai dans mon parcours un mec d'origine sénégalaise. D'ailleurs, c'est la seule relation qui s'est passée naturellement. À force de se côtoyer, on est tombé amoureux. Mais pour le coup, c'était vraiment très humain, pas du tout apparence. Tout le reste, tous mes ex, c'est que du caucasien. Mais pour moi, la fétichisation, c'est un terme pour décrire... J'y vais, j'y vais. Dans l'apparence, l'apparence devait être celle-ci. Du coup, il y a un parallèle avec moi, l'apparence est rebeu, ok ?
Dans la pratique, là on descend dans la granularité, mon kiff, puisque c'est ce que j'ai découvert, c'était le passif soumis. Plus jeune que moi du coup.
Et là je comprends que, ok, c'est mon kiff, puisque c'était ce que j'avais avec ce garçon-là, et je cherchais à reproduire. Donc je lui dis, bon, pas compliqué, si je veux reproduire le même résultat, mais qu'il manque certains éléments, je vais au moins pouvoir regrouper les éléments que je connais, que je maîtrise, que je peux maîtriser. Et je reproduis ces éléments-là en allant chercher les ingrédients que je connais, je ne sais pas toute la recette, mais je connais certains ingrédients.
Et voilà. Et c'est comme ça que du coup, je cristallise. Et aussi parce que je me rends compte que les mecs qui m'attirent, c'est les mecs qui sont plus jeunes que moi, qui sont moins poilus. Bref. Plus jeune, c'est quelle tranche d'âge ? Plus jeune que moi, du tout. Il n'y a pas de tranche d'âge. Un an de moins, ça marche ?
Par exemple, tous mes ex ont été plus jeunes que moi. C'est de 1 à 10 ans moins que moi. Mon délire de... Déjà, mon attirance n'a jamais été pour des mecs de mon âge. C'est jamais arrivé. Mais un an de différence, c'est un mec de ton âge. Non, c'est peut-être simplement psychologique. Mais je ne sais pas pourquoi. C'est l'aspect protecteur dont tu parlais. Je pense qu'il y a le côté protecteur et du coup daddy et du coup machin que j'aime bien. Ok.
Attends, j'ai besoin de comprendre. Est-ce que toi, tu poses un regard... On a parlé de la fétichisation que tu subissais pendant les épisodes précédents. Est-ce que ton kiff des blancs, roux, yeux bleus, des caucasiens, est-ce que toi, tu mettrais le même mot de fétichisation avec l'aspect péjoratif ? Non, absolument pas. C'est simplement une enveloppe qui me plaît. Une enveloppe qui me plaît. Ce qu'il y a à l'intérieur, c'est totalement différent. L'enveloppe qui me plaît, c'est ça.
Ce n'est pas autre chose. Je connais ma cam, comme on dit. Ensuite, ma cam, comment je vais la consommer ? Comment elle veut être consommée ?
C'est là qu'on rentre dans le passif soumis. Donc toi, est-ce que tu arrives à comprendre des gens qui disent, moi j'aime les hommes de couleur ? Forcément. Comment ils peuvent dire ? Genre j'aime les arabes. J'aime les hommes racisés, et du coup peut-être même j'aime particulièrement les arabes. Oui, à ce moment-là, je...
Je l'avais déjà compris, attention, à l'époque. Mais à ce moment-là, ce serait très hypocrite de continuer à être contre les personnes qui affichent clairement leur attirance pour une origine éthique spécifique, puisque moi, je l'affiche. Non, parce qu'on a le droit d'avoir des incohérences. Oui, mais dans mon esprit perfectionniste, je trouverais ça malvenu et mal placé de juger quand on le fait nous-mêmes. Parce que je pense que c'est quand même pas le même niveau
de fétichisation ? Qui et qui ? J'ai l'impression que ce n'est pas la même chose, on ne peut pas les comparer. Entre qui et qui ? Entre toi qui subis et en quoi il n'y a rien à voir ? Parce que je ne projette aucune violence, je ne projette et je n'attends
Je ne projette aucune violence et je ne forcerai rien chez l'autre. Et je n'insisterai pas en plus. Je ne vais pas te poser des questions, tu viens d'où tes origines ? Non, je vois ta tête et c'est ta tête. Elle me plaît, elle ne me plaît pas. Si on voit d'autres photos, elle me plaît, elle ne me plaît pas. Je n'irai pas te demander de quelle origine tu es, d'où tu viens, etc.
Est-ce que tu préfères l'escalope au poulet à la crème normande ou t'es plutôt paella ? Non. Oui, la différence que tu soulignes, c'est que t'as pas une attente de performance. C'est-à-dire, c'est pas genre, ok, maintenant que j'ai vu ta tête et que tu corresponds à mon kiff, je vais te demander de performer à une image très spécifique du blanc. Est-ce que je pense qu'il y a plein de gens qui écoutent qui vont dire, ah ben, c'est la même chose ?
Et c'est pas la même chose, c'est ça que je veux mettre en lumière. Je comprendrais que ça peut être assimilé. C'est pas la même violence du tout. Non, parce que... Dans un cas, il n'y a pas de violence. Je ne projette pas de racisme sur ces gens-là. Non, simplement que c'est... J'aime bien physiquement. Voilà, j'aime les caucasiens. J'aime un corps qui est différent du mien.
Donc il n'est pas poilu, le corps que tu as ? En l'occurrence, non, absolument pas. Quasiment pas, plutôt. Tu les veux un berbe ? Non, pas un berbe. Mais moi, je suis poilu, je suis un ours, entre guillemets. Mais pas poilu. Pas poilu en mode, il y en a partout, quoi. Tu peux avoir des poils, puis bien, des fesses, en dessous des bras, un petit peu sur le torse. Mais pas trop ? Ouais, je sais pas, comment on dit, modéré ou... Parce que sinon, j'étais l'incarnation de ton désir. Désolé.
Là, j'ai trop de poils pour toi. J'ai les yeux verts, mais... Ça marche plus. Non, mais en tout cas, t'es assez spécifique sur ce kiff-là. Et tu dis, OK, on y va. Et là, tu mets sur les apps. Il y a quelques années, t'as fait le test dans les épisodes précédents. T'as raconté le test que t'as fait en mode, je mets Arabdomi et tout. Et là, tu reviens à cette étape-là en mode...
J'ai envie de baiser sans amour pour retrouver ces orgasmes puissants. Que j'ai trouvés en amour. Est-ce que ça a marché ? Non. Ça marche pas. Il manque des éléments dans la recette. L'élément qui manque, c'est l'amour. Je peux pas te défoncer si je suis pas amoureux de toi. Je peux pas te défoncer si... Franchement, si ça rentre dans le Spotify, ça sera le titre de cette épisode.
c'est un peu trop long. Ouais. Mais c'est ça. La brutalité ne peut naître que s'il y a l'amour. J'ai besoin de t'aimer pour te cartonner. Tu essaies de m'offrir d'autres types. Ouais. Mais on revient au même, tu vois. Et j'ai compris ça. Que je ne peux pas libérer la bête si je ne suis pas amoureux de ma victime. Et ça, c'est encore aujourd'hui ? Ouais. Ok. Ok.
Qu'est-ce qui s'est passé le 15 octobre ? Donc, relation de 8 ans avec mon ex-compagnon, relation très, très tumultueuse. La plus longue relation de ma vie, la relation la plus passionnelle, la plus destructrice, la plus violente, la plus... En même temps, on a vécu le plus de choses. Il y a eu plein de ruptures, plein de ruptures entre nous, des déménagements, bref.
C'est une série Netflix. Et... Énième séparation, énième engueulade, énième bagarre. Il y a eu des bagarres entre nous. Bagarre, c'est de la violence physique ? De la violence physique, ouais. Des bagarres de bonhommes, quoi. Et là, on dit stop. On n'est pas faits pour être ensemble. On n'est pas faits pour être en couple. On ne pourra jamais y arriver. Quoi qu'on essaye, thérapie, psy, ce que tu veux. Vivre ou pas dans la même maison, ça ne sert à rien. On n'est pas compatibles en couple. On s'aime énormément.
on baise super bien, on a des trucs qu'on kiffe en commun, mais on ne peut pas être en couple ensemble, on n'a pas du tout la même vision du couple. Donc c'est stop, niet, et lui à ce moment-là... Alors moi, un an plus tôt, j'ai mon chéri, que j'ai rencontré, comme tu l'expliquais un petit peu au début,
Il y a un an en arrière, pour que vous compreniez tout ce qui se passe. Un an avant, je lui dis, moi, c'est cool, on baisse, machin, mais par contre, j'ai besoin d'amour, j'ai besoin de partage, j'ai besoin de ces éléments du couple que tu peux pas me donner parce que t'as pas ça en toi, ça résonne pas en toi. Ok, donc ça, c'est ton mec ? C'est mon ex à qui je dis ça, voilà. Au bout de 7 ans et demi de relation, et je lui dis, moi, je... Vous ouvrez ?
lui non moi j'y vais je dis fuck j'y vais fais ce que tu veux moi j'y vais je peux pas continuer à être carencé effectivement c'est pas possible donc je tombe sur ce garçon qui est encore dans ma vie aujourd'hui qu'on appellera mon chéri mon amoureux j'appelle aussi mon meilleur ami plus plus on sait même pas comment appeler notre relation que ouais j'ai pas de mots pour définir ce qu'on vit bref c'est beaucoup d'amour
Beaucoup d'amour. Et en fait, lui et moi, on tombe dans le même contexte, on se rencontre au même moment. En gros, je me mets dessus le 11 décembre sur Grindr, le 11 décembre, je tombe sur lui, le 12 décembre, il me répond et puis c'est parti. Qu'est-ce que vous faites que tu ne fais pas avec ton couple ?
Parler, échanger, conseiller, projeter, soigner, prendre soin, vie sociale. Vie sociale, vous sortez ensemble ? Ses amis, mes amis, ses parents, ma famille, tout ça. Et sexuellement ? Non.
On tente, mais c'est pas pour ça qu'on se connecte. On sait tous les deux qu'on va pas l'un vers l'autre pour ça. Lui, à cette époque-là, a un chéri, qui sont des gens qui ont une bonne ouverture de couple. Oui, très très grande ouverture de couple entre eux, donc une bonne maturité à ce niveau-là. Moi, pas du tout, je suis un bisounours. Et je lui explique clairement ce que je veux, en mode, voilà, cahier des charges, voilà ce que j'ai besoin. Le cul, je l'ai.
La vie, à deux à la maison, je l'ai. Je veux dire, voilà, on vit ensemble, machin. Ce qui me manque, c'est tout le reste. Il me manque l'amour, en fait. Il me manque l'amour exprimé socialement, l'amour romantique. Il me manque la romance. Parce qu'avec ton ex, le mec avec qui tu fais couple à ce moment-là, tu ne l'as pas présenté autour de toi. C'est ça que je comprends ? Si, absolument, absolument. Mais on a eu beaucoup de problèmes, puisque lui, il n'a pas du tout romantique. En tout cas, pas comme moi, j'en ai besoin.
Et comment ça se passe quand tu dis on a essayé avec ce chéri ? La fougue du début de relation apparemment qui est assez cohérente dans le polyamour parce que c'était un polyamour du coup la fougue fait qu'au début tous les deux on se retrouve on comprend qu'on a la même avidité le même manque affectif
Pour son contexte à lui, c'est plutôt de l'absence. Son chéri est très souvent absent. Ils ne sont plus ensemble. Il était très souvent absent, son chéri. Et donc, en gros, pendant 6-8 mois de l'année, il est seul à la maison. Alors, le couple est complètement ouvert. Mais lui, il a besoin de présence quotidienne, limite. Il a besoin de quelque chose d'assez...
Normé, normal, horrible. Un couple classique, fermé, monogame, on se voit tous les soirs, ta journée, truc assez simple. Donc on essaye quand même, parce qu'on a la foule, on se plaît mutuellement, on teste.
Il correspond à ce style que tu as décrit ? Absolument pas. Petit. Non. On a quasiment la même taille. Il est même plus large que moi. Poilu. Barbu. Ouais, rien à voir. Il a quel âge ? Il vient d'avoir 34. Il est plus jeune ? Ouais, il est plus jeune. De 8 ans, du coup. Il fit, ça, il correspond. Il fit, du coup, au niveau de l'âge. Il est quoi, quasi 1 ? Au niveau de l'âge. Par contre, au niveau, ouais, la taille, machin, corpulence, barbe, poil, bah non, du coup, pas du tout. C'est intéressant que sur Grindr, tu décides de lui laisser une chance. Pourquoi ?
Je pense qu'à ce moment-là, je suis en mode ouvrons les portes, ouvrons les fenêtres. Il y a beaucoup plus de...
Voie plus large, t'arrêtes pas juste au petit caucasien. Et sa photo me plaît, il y a une petite photo à la con, il est tout mimi, dans la campagne, avec son petit t-shirt Pikachu, là. Et je fais, boy, j'ai la même bonne tête, j'aime bien que je lui parle, et ça matche tout de suite, en fait. Il fait un peu sa connasse, à début. Il ne rit pas tout le temps, il répond vite fait, il fait un peu la Ice Queen, comme je l'appelle. Et puis, finalement, moi, j'y vais, tu vois, je lui dis, oh, vas-y, j'y vais, je me concentre sur lui. Il y a un truc qui me dit que, vas-y, j'ai gratté, et puis voilà.
Tu parlais de la fougue du début. Vous avez une envie de sexualité ensemble. C'est ça. On se fait une journée, je ne me trompe pas de date, le 8 janvier 2023 à Rouen. On se fait une soirée ensemble. On est comme deux petites collégiennes à se poupouiller partout dans les musées. On se fait des bisous, on est tout fous.
Et on sent qu'il y a une grosse, grosse... On est super content. En fait, on revit. En gros, lui et moi, on revit. On sent que nos cœurs rebattent. On sent que... Oh putain, on n'est pas mort à l'intérieur, en fait. Non ! On peut encore aimer, parce qu'on n'y croyait plus tous les deux. Et on se dit, putain, c'est trop bien. Et tu as été porté par cette magnifique énergie, ce nouveau, ce... Ah ! Je sors de la grotte. C'est génial. Il y a de la lumière, ça sent bon.
il y a à manger, c'est trop bien il y a des gens bienveillants et du coup on se revoit et puis on teste on pouvait aller ni chez l'un ni chez l'autre parce qu'on vivait tous les deux avec nos compagnons donc on teste à l'hôtel comme tout le monde et on teste et c'est sympa et c'est sympa mais moi je... c'est sympa donc attends, on se masse ?
Comme on a dit aux épisodes précédents, non ? Non, je n'ai pas envie, je n'ai pas besoin. Je l'ai à la maison, ce côté-là. Ce que j'ai besoin, c'est de faire l'amour.
J'ai besoin d'être romanticoly. J'ai envie d'être romanticoly. En tout cas, je pense avoir envie. Donc, on a notre premier rapport et tout, et c'est sympa. Mais là, moi, je suis en mode... C'est pas le feu d'artifice à l'intérieur. Sam est en train de regarder son pénis. Ouais, grave. Exactement. Il me parle pas trop, là. Ça va pas. J'avais une érection, tu vois, mais pas pareil. J'éjacule, mais pas pareil. Bon...
Du coup, on en parle, on en parle encore aujourd'hui, mais on en parle beaucoup, beaucoup, beaucoup. Pas pareil par rapport à quand t'es dominant ? Par rapport à ce que j'ai vécu pendant 8 ans. Et on est d'accord que c'est le rôle, la domination, d'accord ? Putain, est-ce que finalement, je vais être capable de pouvoir avoir des orgasmes en dehors du rôle du dom-top, tu vois ? Et on en parle beaucoup, et on se met aucune pression, évidemment. Je dis, écoute, moi, visiblement, c'était cool, tu vois, je suis content, mais je suis pas en mode, vas-y, on se resserre, quoi, tu vois ?
Je suis pas là-dedans. On se resserre. Ouais, on recommence, on repart. Ah oui, pardon. Tout le reste, je kiffe. Tout le reste, je kiffe. Tout ce qui graille le pot sur la sexualité, je kiffe. Par contre, je suis pas en mode, ouais, je veux qu'on rebaisse, tu vois. Non.
Aussi parce que le truc que je connais, que je maîtrise, ou ce qui me plaît, il est à la maison, tu vois. Alors lui, ça le frustre un petit peu, forcément, parce qu'il n'est pas câblé comme moi, à ce niveau-là. Tout lui a l'air, en fait. Même quand moi, je n'étais pas ouf dans ce qu'on a fait ensemble, qu'on a consommé, lui, il était très bien, tu vois. Je suis en mode, ah, merde, ok. Donc on en parle, il me dit, ok, ne te mets pas de pression. Enfin, on ne s'est pas connus pour le cul, on s'est connus pour tout le reste.
Et s'il s'avérait qu'à un moment donné, toi, tu n'y arrives pas, ce n'est pas grave. Je veux dire, moi, je suis complètement incapable de compartimenter ça. Et si moi, ça me gratouille un peu trop et que toi, pas du tout, je sais que je peux aller baisser avec qui je veux. En l'occurrence, ce n'est pas...
c'est pas un carnivore de la bite, donc il peut très très bien, il peut faire mille fois s'occuper de lui-même, mille fois, parce qu'il maîtrise très très bien son corps, plutôt que d'aller se trouver un inconnu, donc on continue notre truc, on continue notre truc, donc ça c'était donc il y a un an, et puis la relation s'est vraiment arrêtée, parce qu'entre lui et moi, au bout de deux mois, en 2023 en l'occurrence, parce qu'il se rendait compte que
En fait, il était pas à l'aise avec le polyamour avec moi. Il se rendait compte qu'il voulait... Il voulait moi tout court. Donc, t'acceptes qu'il n'y a pas de sexualité ? Lui, surtout. Parce que moi, j'ai pas de problème. Je l'ai à la maison, ma sexualité. Vous acceptez de continuer à vous aimer et une sexualité où il n'y a pas de sexualité ? Où il n'y a pas de sexualité. Limite à sexuer. Et donc, tu parles d'un triangle entre ton couple, le mec avec qui tu baises... Avec qui je vis, du coup, mon amoureux, si tu veux.
Vie et baise ? Oui, du coup mon partenaire. Avec qui tu ne disais pas de tendresse ou pas d'amour ? Tu as de l'amour ? Du coup à la fin tout s'emmêle. Et ton amant avec qui il n'y a pas de sexe mais il y a l'amour et la tendresse. Et c'est ça qui s'arrête le 15 octobre ?
Non. Que s'est-il passé le 15 octobre ? Juste pour finir, février 2023, au début mars, on arrête avec mon amoureux parce que lui en souffre trop. Et moi aussi je souffre, en fait, parce qu'il y a des choses qui se déclenchent de son côté, qu'il ne maîtrise pas. Là, tu parles de mon chéri. Il faut que c'est le même terme, sinon on va se perdre. Le couple est mon chéri. L'amant amoureux...
J'ai mon amoureux et mon chéri. Oh, ça va être bizarre à dire ça. Non, parce que moi-même, je suis perdu. D'accord, mon chéri, c'est l'actuel, on va dire. Mon amoureux et mon chéri, c'est l'actuel, si tu préfères. Avec qui t'es toujours paxé ? Non, ok. En l'occurrence, on en a parlé. Il s'appelle Benjamin, en l'occurrence, ça va être beaucoup plus simple.
Et t'as son consentement ? Oui, oui, on a parlé. Benjamin, c'est qui ? Benjamin, c'est mon meilleur ami plus plus. Meilleur ami plus plus. Voilà, meilleur ami plus plus. Ok. Avec qui ? J'ai tout le reste. Attends, j'avais pas compris avant. L'arrêt du polyamour, c'est le mec en couple avec qui tu baises ? L'arrêt du couple ? Ça, c'est le 15 octobre.
Et ça, c'est le mec à qui tu étais 8 ans ? Oui. D'accord, j'avais pas compris. D'accord, ok, autant pour moi. Ok. Alors Benjamin, je le rencontre le 12 décembre, on parle le 12 décembre, on se rencontre vraiment le 8 janvier, tous les deux, et on arrête fin février ou début mars. Bon, c'est pas grave. Parce qu'en fait, il y a des trucs, on se rencontre quand on a...
beaucoup trop à digérer l'un et l'autre dans nos couples respectifs ok c'est lui qui dit Benjamin dit polyamour c'est moi qui dit stop parce que je sens que lui se fait emporter par quelque chose et que je veux pas qu'il ait mal je dis ok on arrête parce que t'es en train de prendre une direction qui est pas du tout celle qu'on avait décidée t'es pas à l'aise avec finalement le polyamour
Tu te rends bien compte que t'attends beaucoup plus de moi que simplement ça, tu me veux pour toi tout ça quelque part. Oui, c'est arrivé sur un truc à la con, on jouait un week-end chez lui et je lui dis, la veille, tiens, je suis sur Tinder, je veux voir un petit peu ce qu'il y a à manger, tu vois. Et là, ils sont importés.
Je lui dis « Mais pourquoi tu t'emportes ? » Il me dit « Bah je comprends pas, déjà qu'entre nous on fait pas grand chose, pourquoi t'as besoin d'aller sur Grindr ? » Je lui dis « Mais ça te regarde pas en fait, on est pas du tout un couple, on est pas fermé. » Et là il me dit « Oh putain t'as raison, mais qu'est-ce qu'il me prend ? » Donc on se voit le week-end chez lui, et là on en parle beaucoup, et je me rends compte qu'il est pas bien du tout, et je lui dis « Ok, si t'es pas capable de te protéger, je vais te protéger moi. »
donc je suis rentré chez moi et puis on s'est revu dans la semaine et j'ai dit écoute stop il y a un truc, il faut que tu règles tu veux aller vers le polyamour mais en fait t'en es pas encore capable et tu vas te faire du mal et je vais te faire du mal et j'ai pas envie, je t'aime beaucoup trop pour ça et en octobre suivant, le 15 octobre là c'est le couple de 8 ans à octobre du coup on reste en contact tous les jours on se parle tous les jours, tout le temps
On se parle tout le temps, mais pas de romance. On dit OK, on garde le lien, mais aucune romance. Il devient meilleur ami plus plus. Il devient un meilleur ami tout court, du coup. Sans les plus. Parce que plus plus, c'est quand tu te touches. Bien sûr. Et donc, je vis le truc. Je reste du coup avec mon ex-compagnon, avec qui je suis paxé, à la maison. Et c'est lui avec qui ça s'arrête le 15 octobre. Exactement. Avec qui je suis paxé. Donc, la situation continue de s'aggraver.
Je suis quand même un peu triste d'avoir la situation avec Benjamin, mais c'était le mieux pour tout le monde. Et la situation à la maison se désagrège, parce que du coup, ce que j'avais été chercher en décembre, je peux plus l'avoir, la romance.
Et à côté de ça, à ce moment-là, mon paxé avec qui je vis, vit très très mal mon amour avec Benjamin. Très très très très mal. Ce que je ne comprends pas. En fait, tu ne perds rien et je gagne tout. C'est-à-dire que tu ne perds rien dans cette relation. On vit ensemble. Tu as ton daddy-rebeux-xxl-top.
T'as tout ce que t'as toujours eu. Et ton daddy, lui, à côté de ça, il peut se nourrir de ce qui lui manque. Ça te demande rien.
Et en fait, il le prend très très mal. Il est très jaloux. Il ne supporte pas la compétition. Pour lui, c'est une compétition alors qu'il n'y en a pas. Et je suis en mode, qu'est-ce que je fais ? Comment je navigue là-dedans ? Du coup, ça me pourrit la vie. Parce que je passais d'un... Je ne vois pas jamais. Je suis en haut. Je rentre à la maison, c'est l'enfer. Je vois qu'il a mal. Mais en même temps, ça ne me regarde pas. Ça ne me regarde plus. Et les mois se passent. Et donc, à un moment donné, il se passe quelque chose dans notre histoire de couple à la maison.
et je comprends qu'il a rencontré quelqu'un. Depuis plusieurs mois. Depuis de nombreux mois. En tout cas, plus de trois mois. Et qu'un jour, moi je partais faire un quatru, un truc, et il me dit, tiens, j'ai mon pote qui vient à la maison, je lui montre un peu la ville, et après on remonte sur Paris voir des amis. Hein ? Qui vient à la maison ? Et là je comprends, je creuse un peu, et je comprends qu'il ramène quelqu'un à la maison. Mais non !
Je dis pas au courant, on a quand même un petit peu de règles communes, tu vois. Si tu veux voir quelqu'un, on l'a établi tout ça, il participe, mais tu me le dis. Enfin, je veux dire, il y a mes affaires à la maison, il y a plein de trucs perso à la maison, donc la personne, je veux savoir qui c'est. Et il osait pas, en fait, il osait pas, et en creusant un peu, je comprends que c'est un mec avec qui, qu'il a connu sur les réseaux sociaux, avec qui il a un très très fort lien, du coup, intellectuel. Ils partagent plein de points en commun, et là, il a une connexion avec lui, ils se sont vus très souvent, quasiment tous les dimanches, en fait.
Mais je n'étais pas au courant. Je savais qu'il allait sans pari, il faisait sa vie, je m'en foutais, mais je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un. À côté de ça, il est en mode, moi, jamais, je ne pourrai jamais avoir une deuxième personne dans ma vie. J'aime que toi, même si entre nous, c'est très compliqué. Et en fait, il n'assumait pas qu'il s'était amouraché d'un autre. Et moi, je suis en dilemme, en mode, je mets un stop ou pas ? Je dis, non, mais vas-y, vas-y. Si tu es heureux, je serai heureux.
Si t'es malheureux, je serai malheureux. » Donc il y va, et malheureusement, à ce moment-là, je m'en rends pas compte, puis je me rends compte dans les semaines qui suivent qu'en fait, c'est une vraie relation. C'est pas un flingue, tu vois, qui vient d'apparaître. Ça a des mois et des mois en arrière. Je dis « Putain, quand même, t'es un enculé. Tu m'as fait toute une scène par rapport à Benjamin, de jalousie et compagnie, que c'était la compétition, que tu supportais pas d'en voir quelqu'un d'autre, et en fait, t'as construit derrière tout un truc, quoi. Sans me le dire. »
Et là, ça pète. Ça pète très, très fort entre nous. Et là, c'est fini. Et pourquoi la libido s'arrête en même temps ? Parce que justement, ça pète entre nous. Donc, on ne se touche plus. On ne couche plus ensemble.
Mais pour moi, ce que j'ai compris, c'est que là, depuis le 15 octobre et on est en janvier, donc ça fait trois mois. Ce que j'ai cru comprendre, mais je me suis peut-être trompé, c'est que dans ton cœur, dans ton corps, tu ne ressens plus d'élan sexuel. La blessure de l'annonce et de la compréhension de cet amourette associée au fait qu'on ne se touche plus, puisque c'était ma sexualité privilégiée avec lui,
ont donné un choc émotionnel qui a shut down ma libido, en fait. Vous habitez encore ensemble ? Absolument pas. Vous n'habitez plus ensemble et vous êtes séparés ? Oui, totalement. Plus rien. Et c'est ça qui te fait requestionner ? En tout cas, en ce moment, ce que je comprends, c'est qu'il y a tous ces événements... Il a quitté la maison le 2 décembre. Pendant un mois et demi, on vivait dans le même logement. On ne se touchait plus.
il y avait énormément dans l'air de je pense de tension sexuelle très très puissant tu aurais été entre nous tu vois, à part qu'avant on la consommait mais là en fait elle était dans les murs quoi on en faisait rien, c'était insupportable parce que tu sais que ce mec là, c'est encore amoureux de lui, ça fait 8 ans t'as une putain d'attirance sexuelle pour lui, c'est réciproque et moralement, éthiquement tu n'iras plus et il n'ira plus donc en fait c'est un
Fucking yummy gâteau sur la table, tu vois. Tu sais que tu kiffes ce gâteau. Yummy gâteau ? Yummy gâteau. Yummy, c'est super bon, tu vois. Ah, oui, merci. Un putain de gâteau que tu kiffes, c'est ton gâteau préféré, il est sur la table. Tu sais qu'il faut pas que tu touches, parce qu'il est toxique. Tu vas le bouffer, il va être bon, hein. Mais après, tu vas être malade.
Et ça pendant un mois et demi à la maison, on vit ensemble, on se croise, on se parle pas, c'est une cohabitation infernale, et finalement il part. Et de là, ma sexualité a été... du coup elle s'est arrêtée. Pour moi il était hors de question que j'aille coucher ailleurs, de toute façon c'était pas avec Benjamin que j'allais faire ça.
Et il était hors de question aussi que je fantasme sur lui, parce qu'évidemment, en huit ans, t'as des vidéos, t'as des photos, t'as plein de trucs qu'on a fait ensemble, tu vois, qui peuvent te permettre que l'autre n'est pas là. Et en fait, dans mon cerveau, je me dis, il est hors de question que je m'autorise et que j'autorise mon esprit à aller...
m'alimenter de son image et de ce qui me plaît en lui pour me soulager. Et tu ne te sens pas, tu n'as pas le cœur ou l'envie d'aller voir, de faire autre chose avec des gens ? Tous les jours, je suis sur Grindr, j'ai des centaines de messages et des mecs super beaux, dix fois plus beaux que lui. Impossible. Impossible. C'est-à-dire qu'il y a une...
J'ai tellement construit ce truc-là, j'ai tellement révélé ce truc-là et enraciné ce truc-là avec lui. Quel truc ? Cette sexualité d'homme top au quotidien, à la maison, dans mon couple, en amour ?
Et comme tu sais, comme je t'ai expliqué, je ne peux pas le faire. Je ne peux pas te cartonner si je ne t'aime pas. Je ne peux pas. Je n'ai pas envie de toucher un mec. Ça ne marchera pas. Et donc, ça ne marchera pas. Et j'ai une lutte en moi, mais tout s'éteint. Je vais me branler, machin, tout. Je suis sur Grindr pour une question purement d'ego, de narcissisme. Et en même temps, c'est juste de la récolte d'emails que je fais.
C'est tout ce que je fais, j'en ai rien à foutre en fait. Des fois tu peux avoir des petits échanges, des fois je peux pousser la perversion en mode tiens un peu le mec pour voir si, mais en fait j'en fais rien du tout. Et ça a duré comme ça, c'est encore là aujourd'hui. T'es en ce moment dans cette période-là, et tu me disais que tu te poses la question de ce rôle d'homme top, et tu te poses quelle question autour de ce rôle d'homme top ? Est-ce que le personnage n'est pas devenu la personne ?
Est-ce que le rebeu dominant top XL d'Addy, le personnage sexuel, qui existe dans un contexte particulier, n'est pas devenu Sam au quotidien ? Est-ce que j'ai pas laissé l'acteur porno, pour dire ça vulgairement, parce que j'ai eu aussi le droit à pas mal de propositions pour être acteur porno ?
Est-ce que j'ai pas laissé l'acteur, le personnage fictif, prendre trop de place dans ma vie et finalement devenir moi à ma place ? Dans l'attitude du dominant, dans l'attitude du daddy, dans l'attitude de tout ça. Est-ce que c'est pas... Je suis qui là-dedans en fait, tu vois ?
Le sentiment de se dire que le sexe, la sexualité est devenu limite visible en société, tu vois. Et c'est devenu qui je suis.
Là, je suis là-dedans aujourd'hui. Est-ce que j'aime juste ça ? Est-ce que finalement, c'était moi, mais je le refoulais ? Est-ce que d'avoir exploré et d'avoir endossé ce rôle, ça a pu me permettre d'exprimer encore plus fort et de manière plus ancrée ma vraie nature ? Ma nature dominant, leader, meneur, enfin voilà, tout ce truc-là que j'ai pu aussi voir en sexualité.
Je suis là-dedans aujourd'hui. Si là, tu saisis ton intuition, en sachant que tu pourras changer d'avis, te contredire, et que c'est juste pour le jeu et que tu peux ne pas y jouer, si tu devais répondre maintenant, là, à cette question ? Je pense que oui. Je pense que c'est une grosse partie de moi. Non, excuse-moi, je ne sais pas à quoi tu dis oui. Est-ce que c'est toi ou pas ? Oui, du coup. Le dom-top ? Oui, c'est moi, du coup. Ou c'est le personnage qui a pris... Du coup, en fait, c'est la même chose, finalement.
finalement, je suis en train de me rendre compte que je suis cette personne. C'est une part de moi. C'est pas simplement un électro ou un satellite. Non, c'est une partie de moi, simplement, qui s'exprime à un moment donné, dans un contexte donné. Je l'exploite, je l'exprime au besoin. Et dans ma sexualité, aujourd'hui, j'ai besoin, et je passe par ça, pour kiffer.
est-ce que mon cerveau a tilté quand t'as dit j'exploite et je vais te proposer une projection et tu vas me dire et tu vas rebondir dessus hum
Il y a des trésors en toi et il y a un toi sexuel multiple qui est très intimidant à aller découvrir, qui est très vulnérable. Et pour protéger ce vulnérable, tu exploites un masque qui te permet alors d'accéder...
à ton toi sexuel mais déformé et qu'en fait et qu'en fait il y a un toi t'es multiple et que si t'acceptes la vulnérabilité, le travail sur soi alors peut s'ouvrir
un Sam d'homme, un Sam pas d'homme, un Sam qui aime ci, qui aime ça, alors le secte devient espace d'exploration et non d'exploitation. En fait, c'est de la psychologie de comptoir. Ce qui m'intéresse plus, c'est que tu rebondisses sur ce que tu as envie de rebondir. C'est pas genre est-ce que Guillaume a raison ou tort ? Je pense que j'ai revêtu une armure pour aller libérer un prisonnier. Voilà.
Le daddy a libéré le daddy. C'est marrant. C'est un certain âge que j'ai pu aller libérer sans moi.
Parce qu'on a tous un penchant, on a tous une construction, on a tous une sexualité préférée, quel que soit le pourcentage. Moi, je n'en avais aucune idée jusqu'à ce que je rencontre ce garçon, il y a 10 ans, 12 ans, qu'il me fasse découvrir ça en moi. Parce que lui, il l'a vu, et beaucoup l'ont vu finalement, beaucoup l'ont vu en moi. Mais je n'étais pas assez doué, je pense, pour m'aider à le sortir. Et lui a réussi à le sortir, parce qu'il savait que c'était en moi, et il savait comment on peut se faire. Peut-être que j'étais prêt aussi.
Mais je pense qu'il m'a fallu la force pour aller sortir la force, au moins. Si tu te projettes et que tu gardes cet aspect de la sexualité qui te fait kiffer, t'es d'homme, etc. Et si tu devais imaginer d'autres fois où t'es pas d'homme, et ça peut être n'importe quoi, t'as l'impression qu'en toi, il y a quoi ? Si je devais imaginer une sexualité sans être d'homme top ?
Parce qu'il y a quelques épisodes où je ne sais plus quand, dans tout notre échange, ton visage s'est éclairé quand tu as dit que tu as le massage, la sensualité. Il y a eu une certitude en toi de ton corps et de tes mots. Et je t'ai dit, ça me rappelle l'épisode avec Victor qui parle de sensualité. Est-ce que si tu devais... Je n'ai jamais retrouvé...
tous les ingrédients de cette ex avec qui j'avais des massages pendant deux heures et derrière on faisait du sexe dom-top. J'ai jamais retrouvé les deux. J'ai jamais retrouvé un mec avec qui je pouvais parler deux.
Donc le rêve que tu pourrais créer, ce vers quoi tu pourrais aspirer, ça serait un mix des deux, c'est ça que tu es en train de dire ? Si je pouvais retrouver quelqu'un qui aimait la sensualité, le massage, le tantrisme, et en même temps dont le corps, la personne et l'impulsion naturelle soient vers la soumission, ce serait nickel !
Mais c'est un peu le couteau à cinq pattes, je crois. Ah bon ? Ouais. Pourquoi ? Eh bien, c'est moi qui n'ai pas eu les bonnes opportunités, peut-être. Mais j'avais soit l'un, soit l'autre. Soit un peu de l'un, pas assez de l'autre, tu vois. Mais après, c'est baisé parce que ça a été mon... Tu sais, c'est comme si c'était mon premier, du coup. C'est comme si c'était mon premier, finalement. C'est marrant, c'est comme si c'était mon premier. Et du coup, c'est ma base de référence. Puis t'es au début de ton chemin. C'était au début du vrai chemin, ouais. Le reste, c'était vraiment la tribulation et...
Je pense que du coup, si tu devais projeter un fantasme, l'idéal, ce serait de pouvoir regrouper les deux. Qu'on puisse autant se faire du massage sur des sœurs, et autant que moi, en tout cas, la personne déclenchant moi. J'aimerais bien. Mais c'est pas encore là. On verra. Est-ce que tu aurais envie d'explorer le côté tantrisme-sensualité ?
Uniquement si je sais que derrière, je pourrais alimenter l'autre partie. Ça ne suffira pas. Parce que le tantrisme va m'emmener à un moment donné vers le dom-top. Pour moi, j'ai besoin des deux. Je peux faire que de tantrisme, on va dire, un lundi.
Mardi, mercredi, une fois d'homme top. Ça fait partie du truc où c'est mon poivre. C'est mon ketchup. C'est mon condiment que je préfère. Il manque un peu de poivre. Il me faut du poivre. Et j'aime bien.
Est-ce que tu as la curiosité d'aller explorer le fait d'être pénétré ? Je l'ai fait pendant trois mois. Tu as dit pendant trois mois, j'ai essayé avec plusieurs partenaires, je n'ai pas aimé. Est-ce qu'aujourd'hui, tu te dis, tiens, j'aurais envie ? Absolument pas. Absolument pas ? Pas du tout. Mais pas du tout. Rien. Pas ton intérêt, quoi ? Non. Next. Non.
tu vois un annulingu ça peut être sympa c'est agréable de dire ça reste un massage je peux pas dire que j'aime pas mais c'est pas le truc non c'est pas le truc que je vais chercher je suis très spécifique je suis un mec très spécifique mais en général mais sexuellement je suis très spécifique sur ce que j'aime, ce que j'aime pas, comment je l'aime pareil sur les critères physiques tout est assez compartimenté, défini cadré parce que je fonctionne comme ça
Si tu me demanderais d'être un peu plus dans la flexibilité, si je peux, ça ne marchera pas. Mon esprit ne fonctionne pas comme ça.
Est-ce que tu as une dernière bafouille ? Une dernière bafouille ? Tu as envie de terminer sur quelque chose ? Alors toi, si je te propose ça, je vais devoir rajouter un quatrième épisode. Oui, c'est chaud. Ok. Alors dans ce cas-là, je ferai un petit clin d'œil à un pote à Montréal qui sait que je vais le citer, qui s'appelle Toufik, qui a aussi partagé avec toi. Toufik a fait un épisode. C'est parmi les premiers, je crois. Je crois bien, oui. Est-ce que je me rappelle du titre ?
Ça doit être arabe. C'est aussi par rapport à ses origines, en fait. C'était aussi sur la fétichisation. C'était arabe, mais lui s'est découvert passif, non ? Oui, lui s'est pénétré. Exactement. Vous êtes potes ? Ouais, on se connaît un peu. Non, mais attends, c'est quoi ce hasard ? Genre, c'est lui qui t'a parlé du podcast ? Non, mais c'est par son podcast que je t'ai découvert. Quoi ? Hein ?
Je scrollais tes podcasts. Benjamin me parlait de tes podcasts. Je scrollais tes podcasts dans la voiture. Et je vois Toufik apparaître. Son pseudonyme, je le connais par cœur. Je sais c'est qui. Je me dis, c'est pas avec lui. Oui, parce que Toufik est artiste. Et du coup, il y a deux F-I-K. Donc ça, tu le reconnais. Sinon, il y a plein de Toufik. Exactement. Je lui fais un Instagram. Je me dis, mais c'est toi ? Il me dit, bah oui, c'est moi. J'ai kiffé son podcast. Et là, ça m'a fait boum. Putain, lui, en fait, il vient de raconter...
Une phase de l'autre histoire. Gay, en France, à Paris. Attends, moi, j'ai un autre morceau à ramener là. En mode, tu sais, les Cités d'or, quoi. Tu te rappelles les Cités d'or ? Non. Et c'était pas des sillades, tu sais, ils avaient les deux morceaux d'un pendentif, la lune et le soleil. Non. Certains en reconnaîtront. Mais je suis sûr que plein de gens en reconnaîtront. Moi, c'est l'hormone. Moi, j'ai l'autre histoire à raconter. De l'autre côté. Ouais.
et du coup d'ailleurs il y a quelques jours je lui ai dit écoute est-ce que t'es ok que je te cite il me dit mais vas-y au contraire il me dit j'ai hâte de t'entendre et la petite blague honnête c'est que à l'époque où j'habitais à Paris j'avais plein de potes forcément du milieu et tous racisés quasiment et en fait ce que je viens de te raconter là on se le raconte entre nous tout le temps
Et des fois on se parlait de profil, on se parlait de mec, t'as vu comment il est lui ? Et on est vraiment dans une étude sociaux, tu vois. Et on a tous vécu ce que moi j'ai vécu, mais dépendamment des rôles. Et je sais que, comme lui disait Atoufik, j'ai besoin, moi je pense, peut-être qu'il y a une question qui va venir après, mais je pense que c'est très important que d'autres mecs comme moi
comme moi, comme nous, comprennent que ça existe, que c'est vrai, et que ça change, que c'est en train de changer, on s'entend, cette fétichisation, cette stigmatisation sur l'origine de la personne, et que là où c'est dangereux, c'est quand toi, en tant que fétiche, t'as pas conscience que tu l'es, et que d'autres l'ont. Et là, tu peux devenir victime des fétichiseurs, en fait.
C'est super important de ne pas faire l'erreur que j'ai commise. Je peux dire une erreur. Ne repousse pas le truc. Il existe, il est là, tu ne pourras rien faire. C'est la société avec du temps qui va le faire évoluer. Mais il est là. Comprends ce que c'est et vois ce que tu peux en faire. Ça reste une matière première de notre communauté, dans la sexualité, qui a sa place et que tu peux tout à fait utiliser. Le tu, c'est un auditeur qui est racisé, qui peut se reconnaître dans ce que je raconte.
C'est une force finalement et on nous apprend pas que c'est une force finalement en fait tu deviens faible parce que t'as honte t'es gêné tu sais pas quoi en faire jusqu'au jour où tu prends le pouvoir et tu dis mais tu sais quoi fuck en fait vous êtes 950 mecs à me kiffer et je vous repousse tous en fait c'est moi qui ai le pouvoir c'est pas vous.
Et c'est moi qui vais choisir lequel des 950 avec qui je vais aller baiser. Et pas dans l'autre sens. Ça, moi, c'est l'erreur que j'ai faite pendant très longtemps. J'ai pas compris que j'avais un étalage de possibilités. Et je m'arrêtais à la morale et je m'arrêtais finalement à d'autres messages de la société où le fait d'être rebeu, d'être dominant, d'être docité, c'était mal. En fait, non, ça peut être très bien. Et ça peut être encore mieux au lit, en fait. Mais ça, il faut le maîtriser. Entre guillemets...
maîtrise ce qu'on te reproche plutôt que maîtrise ce qu'on te jette à la gueule ça fera moins mal voire peut-être le relancer derrière le truc voilà bah merci Sam c'est cool c'était bien non ? bah ouais moi je suis super content t'es content ? bah oui
C'est tout ce que j'ai en magasinant en 22 ans d'analyse et de cérébralisation de ce que je vis et de ce que mes potes vivent. Il faudrait que tu reviennes une fois que tu auras traversé ce que tu traverses.