🤫 Mes confessions : ma bite pas assez grosse et si je couche avec mes auditeurs ?

🎧 Écouter sur : Spotify   Apple Podcasts   Deezer   Podcast Addict   Amazon Music   YouTube

Dans cet épisode je raconte :

  • mes derniers (dé)blocages sexuels
  • l’impact du podcast sur mon cheminement intime
  • comment le porno nique ma sexualité
  • si je couche avec les auditeurs et comment
  • la taille de ma bite et pourquoi c’est important
  • l’épisode le plus écouté et pourquoi ça m’a surpris
  • Et mes peurs pour la suite du podcast

Si vous avez des questions ou des retours pour moi : guillaumefaitdespodcasts@gmail.com

Laetitia et Lucile présentent le sexe” est un podcast hebdomadaire produit par TDA Prod. #LLPLS est présenté par Lucile Bellan et Laetitia Reboulleau, et réalisé par Benjamin Saeptem Hours

**

Va sur le site du podcast en tapant bit.ly/commentdevenir dans ton navigateur pour :

· venir à une rencontre entre auditeurs dans ta ville ou un enregistrement en live

· voir ma tête et suivre les coulisses du podcast sur Instagram, Tiktok ou WhatsApp

· devenir un soutien financier du podcast : je travaille à 100% sur le podcast et dépends des contributions des auditeurices

· rejoindre la communauté des auditeurs sur Discord ou plusieurs idées pour m’aider pour que le podcast continue


Lire la transcription de cet épisode
Salut mes petits auditeurices ! Alors je me suis fait interviewer il y a tout pile un mois par Laetitia et Lucille sur leur podcast Laetitia et Lucille présente le sexe. Pour moi c'était la première fois que je me faisais interviewer par des pros elles-mêmes queers et ça fait une vraie différence. Je me suis senti en sécurité, connecté et j'ai pu vraiment me livrer, alors merci à elles. Dans cette interview, dans cette interview, C'est très dur à dire. Dans cette interview que vous allez entendre, j'y raconte mes derniers blocages sexuels, l'impact du podcast sur mon cheminement intime, comment le porno nique ma sexualité, si je couche avec les auditeurs et comment, la taille de ma bite et pourquoi c'est important, l'épisode le plus écouté et pourquoi ça m'a surpris et mes peurs pour la suite du podcast. Si vous avez des questions ou des retours pour moi, n'hésitez pas, vous m'envoyez un petit email à guillaumefaitdepodcast.com. Bonne écoute ! Salut, c'est Lucille. Hello, c'est Laetitia. Dans le cadre du mois des fiertés, on a voulu avec Laetitia se pencher un peu plus sur les L, les G, les B et les T. Vous me proposez des rencontres, ouvrir des débats, essayer d'approfondir un peu certaines choses sur les différentes communautés. Pour le G comme gay, j'ai tout de suite pensé à Guillaume, que j'ai rencontré au cours d'une soirée et qui m'a tout de suite touchée par son enthousiasme à propos de son projet, un podcast informatif sur la sexualité des hommes qui aiment les hommes. Ça s'appelle Comment devenir sexuellement épanoui, sous titre le podcast qui aide les hommes gays et queers à s'épanouir et ça existe depuis août 2021. Bonjour Guillaume et merci d'avoir accepté notre invitation. Coucou. Guillaume, tu as 38 ans, tu es un homme cis gay ascendant pansexuel. Qu'est-ce qui a fait que dans ton parcours, tu as eu envie de créer un podcast pour que les hommes queers et gays s'épanouissent sexuellement ? Si je vais être très honnête, à la base, j'ai fait ce podcast pour moi. Moi, je galérais sexuellement. Je sortais de dix ans de psychanalyse pour nettoyer tout un tas de défis et de problèmes, dont l'homophobie dans lequel j'ai grandi, etc. Mais sur cette capacité à jouir, à me connecter intimement avec quelqu'un, j'y arrivais pas. J'avais énormément d'angoisse hypochondriaque, mais complètement irrationnelle. Moi, j'ai travaillé pour Médecins Sans Frontières sur la question VIH. Et pour autant, mon cerveau me mettait dans un état de panique dès lors que j'avais un rapport sexuel protégé. J'étais là « mais c'est pas possible, on va jamais s'en sortir ». Et je crois que c'était soit je me lançais dans une nouvelle thérapie, autre format que la psychanalyse, soit en fait je prends mon micro, à l'époque j'avais déjà un podcast sur la psychanalyse, je prends mon micro et je vais demander à d'autres hommes, gays ou queers, comment vous faites quoi ? Avec vraiment l'envie de… Moi j'étais sûr qu'il y avait des gens qui avaient dépassé des blocages dont j'allais pouvoir m'inspirer. Donc c'est pour ça la jeunesse en gros du projet. Est-ce que ça t'a aidé à construire toute une communauté autour de ce podcast ? Oui, dans un deuxième temps. Je pense que oui, depuis une année. Mais au début, ça m'aidait beaucoup de me dire « je ne suis pas écouté ». Donc, les petits chiffres sur mes statistiques, je me disais « Ouais, mais bon, en vrai, est-ce que c'est vraiment de vrai ? » Et puis, c'est un peu abstrait. Parce qu'en fait, j'incarnais beaucoup le sujet. Moi, mon postulat, c'est « Ok, je ne suis pas journaliste et moi, je suis un homme gay ou queer qui galère et qui, du coup, dans mes interviews et après, quand j'ai commencé à enregistrer avec des experts, des expertes, des soignants, etc., En fait, je voulais mettre du moi. Donc, en fait, si il se passe ça, je n'arrive pas à éjaculer. Là, j'ai peur de me faire pénétrer comme ci, comme ça. Le lavement m'inquiète. J'avais envie d'avoir des conversations à ce niveau-là, tu vois, pour que l'autre puisse se dévoiler d'une façon intime. Et donc, au début, j'étais un peu mortifié. Je me disais, là, c'est un peu la honte. Je pense que j'ai beaucoup besoin qu'on m'aime. Et je me disais, mais là, c'est la honte, tout ce que je dis. Je ne suis pas du tout un « winner ». C'est pas génial comme… J'avais ces pensées-là. Et donc, au début, pas du tout. Et je me souviens, une fois, un auditeur me dit « Ouais, c'est génial et j'ai envie qu'on se rencontre entre auditeurs. » Moi, dans ma tête, je me dis « Mais pas du tout. » Et je dis « Vas-y, fais comme tu veux. » Et là, il a organisé des rencontres. Depuis, on organise ultra régulièrement. Il y a une énorme communauté autour du podcast. Et à cette première rencontre entre auditeurs, je me suis dit « Ah ouais, en fait… » Il y a vraiment une communauté et le podcast est déterminant pour beaucoup de gens. En plus de toi. Ouais, tu vois, au début, je recevais des messages, mais je me disais, je vous donne accès à mes pensées intimes pas géniales, mais je me disais, ah ben non, cette personne dithyrambique sur le podcast qui dit ça change ma vie, je me dis, ben non, cette personne doit être bien entourée, fait une psychothérapie et le podcast, c'est un peu la petite goutte d'eau, tu vois ? Et en fait, petit à petit, en rencontrant les gens, chacun avec leur défi et tout, le podcast venait vraiment à la fois comme une source d'info et beaucoup comme une source de miroir de « Ah, mais je ne suis pas tout seul ! » ou « Ah, cette complexité par rapport à mes rapports sexuels, ok ! » Et du coup, chaque témoignage ou chaque épisode venant soit donner un peu une clé ou un chemin que chacun peut explorer, enfin que la personne peut décider d'explorer, soit « Ah, mais ce n'est pas du tout pour moi, je vais aller voir ailleurs, tu vois. » Toi, est-ce que ça t'a permis de débloquer des choses finalement, comme ce que tu voulais au départ ? Grave. Et à la fois, donc là, en venant sur mon petit vélo, venant enregistrer, je me suis dit, je suis sûr qu'ils vont me demander. Parce qu'à chaque fois, on me demande, alors est-ce que toi, t'es épanoui ? Et moi, je dirais, je suis sur le chemin au milieu du guet. Bien sûr. G-A-Y-G-U-E-T. Très heureux de ce petit jeu de mots. En fait, il y a eu un gros déblocage sur tous ces sujets d'hypocondrie grâce à la PrEP. qui est « Tu prends un médicament bloqueur de VIH, et si tu le prends bien, tes rapports sexuels seront protégés. » Et ça, ça m'a permis, en plus des différents échanges et témoignages sur le podcast, de calmer un aspect irrationnel, parce qu'on est d'accord qu'avec un préservatif, il y a plein de façons de se protéger du VIH, mais ce bloqueur médicamenteux m'a vachement aidé. Et entendre la diversité, les galères de chacun, Et qu'en fait, personne n'est arrivé, tout le monde est en recherche et vraiment m'inspirer. Les gens font « moi, je fais comme ci, moi, je fais comme ça ». Moi, je le faisais après, j'essayais. Donc grave, énormément. J'ai aussi, dans cette manière un peu de me dire « bon, maintenant que je fais un podcast dessus, je vais aller explorer plein de sujets ». Tu as tous les sujets un peu romantico-sexuels, il y a aussi l'aspect romantique. Et donc je me suis mis dans une relation libre qui m'épanouissait vachement plus. Et à la fois je dis au milieu du gay parce que je trouve que j'ai vachement de mal à pénétrer quelqu'un. En fait, ce que je découvre sur l'épanouissement sexuel, c'est que si tu veux t'atteler à ce sujet, enfin le tu c'est mon avis, petit avis, mais si je veux m'atteler à ce sujet, je dois donc ouvrir mon placard intime et me taper tous mes squelettes, tous mes monstres. intimes qui ne sont pas forcément liées à la sexualité. Et donc, moi, j'ai un gros enjeu avec la performance, être aimé. Et donc, le moment où je veux vraiment être connecté à l'autre dans mon rapport sexuel et lâcher prise, sortir du contrôle, en fait, j'ai plein d'angoisse qui ressortent. Et ça, j'ai beaucoup plus de facilité à me faire pénétrer, à lâcher prise. Parce qu'en fait, quand tu te fais pénétrer, tu es très en contrôle, je trouve. Alors que le moment où je dois performer, donc moi immédiatement je me dis, ok, bande bien ! Oui, c'est ça. Il y a peut-être un jugement derrière. La personne va pouvoir donner son avis sur comment elle a été pénétrée. De ouf. Et j'ai pas de problème d'érection, moi. Mais mon cerveau se met à me dire, ouais, t'as un terrain bien bandé. Après, mon cerveau dit, est-ce qu'elle est suffisamment grosse, ta bite ? Et là, direct, mon cerveau dit non. Vu toutes les vidéos porno que je vois, non. Et après, l'autre, même s'il me dit, ah, c'est chouette, il continue à me donner son consentement et sa joie, je me dis… Je pense que non, en fait. Je pense qu'il est en train de me dire ça pour me faire plaisir. Et voilà comment je t'ai niqué un rapport sexuel. Et donc ça, tu vois, j'ai l'impression que j'ai encore plein de… beaucoup de chemin là-dessus, quoi. Mais en fait, la question, c'est aussi, est-ce que t'en as envie ? Parce que c'est possible aussi que ce soit juste pas ton kiff et que t'es pas obligé de performer la pénétration, en fait. Ouais, t'as raison, vraiment. Ben moi, la réponse pour le moment, c'est ouais, j'ai envie, parce que en fait, quand je rencontre quelqu'un et que j'ai envie qu'on aille partager un moment intime et qu'on voyage, en fait, j'ai pas envie que les pratiques Soit ma porte d'entrée de la sexualité, c'est genre « Ah, t'es trop chouette, t'es trop cool, j'ai envie de te toucher là, te toucher là. » Et puis selon un peu comment on va danser, les pas vont se faire à ce moment-là, tu vois. Et donc ouais, moi j'ai envie de pénétrer des gens, ouais. Surtout si ça fait kiffer, moi je trouve ça cool, je trouve ça fun, tu vois. C'est comme être massé ou massé. Je trouve que c'est deux plaisirs différents et j'ai les deux. Ok. Mais je suis quand même d'accord avec toi que, excuse-moi, j'ai un peu, un peu, comme j'entends, il y a plein d'épisodes sur plein de pratiques. Et puis maintenant, je vais chercher des experts et expertes sur des sujets en particulier. Et je me dis, bah ouais, genre BDSM, bah ouais. Et là, j'ai envie d'essayer, tu vois. Et puis, avec un peu ce côté, maintenant que tu fais un podcast, il y a un peu quand même une pression de dire, bah, tu fais quand même un podcast sur le sujet, il faut que tu sois au courant, quoi. Donc, tu as raison, il faut que je fasse attention. Et tu crois que tu as des partenaires qui s'attendent à ce que tu sois un extrêmement bon coup parce que tu as un podcast sur le sujet ? Et alors là, moi, dans mes angoisses de performance, c'est l'horreur. Mais moi, je dis, si t'écoutes mes podcasts, je dis que je galère. Donc, normalement, les gens s'attendent. Non, je me vends pas comme le coach. D'ailleurs, je vends aucun service et ça me détend de ouf, tu vois. Je suis pas coach, j'ai pas les réponses à tout. Et le jour où j'aurai une expertise sur la sexualité, je ferai plus podcast. Parce que j'aurai plus de joie dans mes questions, j'aurai plus un peu d'enquête de… Je galère, comment on fait, quoi ? Une question qu'on pose généralement beaucoup aux célébrités, à quelle que soit leur échelle de célébrité, et nous je sais que c'est des questions qu'on nous pose aussi par rapport au podcast, c'est peut-on vraiment coucher avec les auditeurs de son podcast ? Ou est-ce qu'il n'y a pas un rapport de force qui se crée automatiquement ? Qu'est-ce que tu penses de ça toi ? J'adore cette question. On me dit souvent, ouais, t'es woke et tout. Moi, je suis éveillé, ça m'intéresse de prendre soin du rapport de pouvoir dans n'importe quel rapport. Et du coup, moi, je n'ai pas de rapport sexuel avec les gens qui témoignent sur mon podcast pendant les trois mois. Après la publication, c'est-à-dire une fois, si on publie et que les trois mois sont passés et qu'en fait, l'impact du témoignage a pu avoir lieu et que j'ai un espace pour redevenir Guillaume et la personne a un espace pour ne plus être l'interviewée. Là, moi, les rencontres amicales et amoureuses, j'ai envie de laisser la porte ouverte. Mais du coup, ça répond à ta question ? Oui, ça répond totalement à ma question. Je sais que c'est un grand débat, en tout cas dans la communauté du podcast, parce qu'il y a beaucoup de… Moi, je l'ai eu de la part de beaucoup de nanas qui me disent « J'ai un podcast, j'ai des gens qui me contactent et qui me disent « Je suis fan de ton podcast » et qui s'en servent comme porte d'entrée pour draguer. » Et du coup, en fait, elles ont toujours l'impression de se dire, c'est pas avec moi que les personnes veulent coucher, c'est avec la personne que j'incarne. Complètement. En gros, on projette sur toi un rôle, puisque t'es plus Guillaume, t'es Guillaume le podcasteur, tu vois. Après, je vais être complètement honnête, j'ai déjà dragué après un témoignage. Parce que le témoignage nous donne accès à un niveau d'intime où moi, du coup, j'ai eu des crushs et après, j'ai envoyé des textos où il y avait un peu des sous-entendus en mode « tiens, j'aimerais bien que la personne comprenne qu'il y a un peu plus qu'eux », mais ça n'a jamais abouti. Et j'ai déjà couché avec des gens qui, après, sont venus sur le podcast, mais avec qui, du coup, je le dis directement « pour nettoyer ces enjeux-là. Mais la réponse, c'est moi, quand les gens sur Grindr ou sur Tinder ou autres me draguent en mode tel podcaster, moi, ça me coupe tout. Tu me parles boulot, et puis ça me coupe tout truc. Moi, j'ai un contre-exemple. Je connais une personne qui se reconnaîtra si elle écoute ce podcast, qui utilise des podcasts qu'elle a faits où elle témoignait de son intimité et de sa vie sexuelle pour donner des infos sur elle quand elle a des dates, quand elle est en train de discuter avec des gens sur Tinder, pour gagner du temps. et donc du coup elle se présente déjà comme podcasteuse et ensuite elle donne ce matériel en disant comme ça ça nous évite une conversation un peu longue comme ça t'as toutes les infos et tu en fais ce que tu veux je sais qu'il y a aussi des gens à qui ça peut faire peur moi je m'en suis rendu compte j'ai eu une petite phase de célibat quand j'étais dans Hotline et du coup j'étais de nouveau de retour sur les applications et il y avait des gens qui me disaient ouais mais le problème c'est que j'ai peur que si jamais il se passe un truc entre toi et moi tu le racontes dans ton podcast Et d'ailleurs, j'ai des anciens partenaires qui m'ont contacté quand le podcast a commencé à se faire connaître en me disant « s'il te plaît, ne donne pas mon nom, ne donne pas les périodes où on a été ensemble, ne donne pas de choses qui peuvent faire que je puisse être potentiellement reconnue ». Parce qu'en fait, les gens aussi avaient peur de ça. Ils disaient « super, si jamais elle trouve que je suis un mauvais coup, je vais devenir la blague du prochain épisode ». Est-ce que ça peut aussi être une inquiétude pour des partenaires que tu as eus ? Moi, ça m'est arrivé, ouais. Aujourd'hui, j'ai un copain et je valide à chaque fois que je veux raconter des trucs où on pourrait comprendre que c'est lui. Et lui, il est là, mais vas-y, utilise-moi ! Il dit oui, oui, mais je veux toujours vérifier. Et après, j'anonymise absolument tout. Mais j'ai déjà des gens qui m'ont… C'est rare, mais des gens qui m'ont dit « Ah ouais, moi j'arrête de te parler parce que tu vas utiliser dans un truc un peu genre d'angoisse et tout. » Mais je comprends, il n'y a pas de problème. Mais après… Moi, j'ai juste envie de dire, s'il y a des gens qui veulent venir me draguer et qui disent « Ah, j'aime beaucoup ton travail, trop cool. » Mais après, je crois que j'ai besoin d'être validé, complimenté ou chauffé. Juste sur ton travail, sur une globalité. Tu vois, sur n'importe quoi qui les attire à moi. Donc, venez me draguer. Après, moi, je fais de la pub sur les réseaux de rencontres parce que c'est un super endroit de pub pour moi. Tu vois, j'aurais tort de m'en priver. Enfin, je pense. Moi, ça m'a toujours surpris que les applications de rencontres ne se servent pas davantage des podcasts pour faire de la prévention, en particulier quand on peut passer ce genre de messages. Maintenant, je sais qu'il y a plein d'applications. On peut mettre des chansons, par exemple, liées à son compte Spotify, ce genre de choses. Mais on ne peut pas lier de podcast. Alors que ça pourrait être un super outil pour les applications de parler de sujets spécifiques, de pouvoir… On sait qu'il y a plein de problèmes avec les applications de rencontre. Elles en sont les premières conscientes. Et c'est dommage que elles-mêmes n'utilisent pas ce canot de prévention comme nous, on peut le faire. Je crois qu'il y en a plusieurs qui ont des podcasts, qui ont sponsorisé ou qui ont des podcasts. Après, tu as différents types de plateformes, mais pour les hommes gays, Grindr, pour moi, de ce que je comprends, en étant très loin de tout ça, ça reste… Une entreprise gérée par des personnes qui veulent faire un maximum d'argent et qui ne semblent pas vouloir mettre au cœur de leur modèle économique et d'impact. La question de dans les pays où Grindr est utilisé et c'est un crime d'être LGBT, qu'est-ce qu'on fait ? Sur ces sujets de guet-apens, moi j'ai fait plusieurs épisodes sur les guet-apens qui peuvent arriver aussi sur Grindr, qu'est-ce qu'on fait ? Et c'est pas juste on fait un peu de pub tout en continuant à avoir un user design, avoir un design d'utilisateur et une façon de… l'app elle est créée pour que tu sois scotché à ton truc et qu'on te vende de la pub. Et pour moi c'est plus ça le sujet. Donc du coup ils ont… Pas trop d'intérêt. Oui, la prévention, ce n'est pas forcément très sexy. C'est cosmétique pour eux, je trouve. Je suis usagé de Grindr depuis 10 ans et je trouve que c'est ultra cosmétique. Je crois que sur des applis qui mettent un peu plus l'accent, qui sont moins spécialisées, je pense en particulier à Bumble, il y a une volonté quand même d'essayer de faire quelque chose d'un peu vertueux sur certains sujets. C'est vrai que c'est dommage que Grindr ne s'y mette pas aussi. Moi, j'ai une question sur un peu un cliché. On a l'impression que les hommes gays ont une image hyper sexualisée, qu'il y a une hyper consommation du sexe, que le sexe est quelque chose de facile presque dans les interactions. Qu'est-ce que tu en penses, toi ? Alors, déjà, premier drapeau rouge. C'est quoi la bonne expression ? Red flag. Merci. Mais pas d'anglicisme. Non, je rigole. Première flague, les gays. En fait, je ne saurais parler des gays. Pourquoi ? Parce que moi, j'ai plein d'auditeurs en ruralité, plein d'auditeurs pour qui le podcast, c'est un endroit de connexion avec, c'est leur seul endroit de connexion avec d'autres hommes gays ou queer ou bi. Et donc en fait, eux, on leur renvoie cette image de sursexualisation. Ils me disent, moi, quand je joue Grindr, le mec le plus proche, il est à 50 kilomètres. Et puis, je ne suis pas forcément out. Et puis, après, chacun son chemin et tout. Donc, du coup, on peut réduire aux gays dans les grandes villes avec un accès à d'autres hommes gays queer facilité. Ok, mais du coup, déjà, c'est une tranche de la population beaucoup plus réduite. Puis ils sont blancs, principalement, parce que dès que t'es une personne de couleur, tous les témoignages que j'ai récoltés, c'est une galère intergalactique. J'ai l'impression que cette image médiatique de l'homme gay qui est super sexuel, c'est aussi une image un peu qu'on a créée et qui écrase tout un tas de chemins singuliers, ultra complexes, différents, que moi, en tout cas, auquel moi j'ai beaucoup accès. Donc j'ai énormément d'auditeurs, peut-être aussi parce qu'ils se sentent peu entendus, qui disent « Ah, stop ! Moi, je cherche l'amour. » Je suis un peu désolé. Et les gens me disent, je suis désolé. Moi, en fait, le format hétéronormé qu'on est censé déconstruire, moi, en fait, je rêve de mon prince charmant. Et je n'ai pas envie d'une relation ouverte. Le sexe, c'est pas… Ouais, c'est une composante de mon rapport, mais c'est pas… Et je suis là, mais ne t'excuse pas. Et du coup, je fais des témoignages et des épisodes sur, justement… l'amour, la sexualité dans le sens, t'es peut-être moins ou pas sexuel et donc je trouve que c'est aussi vachement important de se dire que En fait, on a un jeu de cartes et on joue les cartes qu'on veut. Ensuite, moi, je trouve que moi, dans mon chemin d'homme gay parisien blanc sur Grindr, en effet, je peux me sexualiser, je peux faire du sexe super facilement. Et mes potes hétéros, en effet, disent « Ah ouais, moi, c'est pas aussi facile », disent-ils. Je ne sais pas pour quelle raison. Et je pense qu'il y a peut-être une explication psy, auquel je n'ai pas accès, mais je pense aussi qu'il y a peut-être une explication politique ou militante. En fait, quand tu es dans… La France, dans le passé, ou dans les pays où, en fait, t'es attaqué en tant qu'homosexuel, en tant qu'homme gay ou queer, tu te retrouves quoi ? Dans les clubs, dans les teufs, tu te retrouves dans des espaces fermés, où, en fait, avoir un rapport sexuel, être intime sexuellement ou romantiquement avec quelqu'un, ben, en fait, tu le fais cacher dans un entre-soi, et quand t'as la possibilité de le faire, tu le fais à balle, tu vois, tu lâches… Tu te caches, tu vois, nos gays ancêtres, ils se cachent, ils se font tabasser. Le moment où ils rentrent dans la petite boîte où ils sont deux secondes en sécurité, genre, ils lâchent les chiens et les chiennes et ils embrassent à bouche déployée, ils sucent, ils baisent. Et moi, je comprends, quoi, tu vois. Et donc, du coup, je ne suis pas en train de dire c'est bien, c'est pas bien. Mais moi, je sais que j'ai eu une conversation avec ma mère récemment sur la PrEP. Nous allions visiter l'Assemblée Nationale. Je conseille, c'est gratuit, c'est très intéressant. Tu t'inscris et tout. Et là, merde, j'ai oublié ma PrEP. Et donc, je suis inquiet, je suis dans la queue avec ma mère. Du coup, je dis à maman, je lui explique. Et je lui dis, mais je pense que c'est même important que tu comprennes ce que c'est la PrEP, pourquoi je la prends. Et aussi, pourquoi en fait, du coup, c'est pas à ce moment-là que j'ai eu cette conversation, mais quand tu me demandes à moi, homme gay, alors t'es en couple ou pas avec tes principes hétéros ? Moi, j'ai été harcelé au lycée et au collège. Ma disponibilité et ma vie sexuelle, elle a commencé super tard. Donc ouais, à partir de 36 ans, je me suis mis à baiser parce que je pouvais enfin. Donc c'est pas une autre façon de répondre à ta question de ma focale, c'est ma petite opinion. Moi, je peux enfin baiser et je vais pas m'en priver. Bravo, félicitations. Et puis ton podcast vient quand même déconstruire ça aussi, c'est-à-dire qu'il vient proposer d'autres témoignages, d'autres personnes qui aspirent à d'autres choses que juste faire de vastes partouzes comme l'image qu'on peut en avoir. Et je pense aussi que c'est un gros fantasme hétéro, médiatique et tout. Tu veux dire que les backrooms, c'est un fantasme hétéro ? Mais de ouf, parce qu'en fait, t'as plein de gens hétéros et je le vois dans mes potes hétéros, car oui, j'ai des potes hétérosexuels. Ils sont un peu gourmands de dire, putain, il y a des libertés, il y a des possibles auxquels moi, je n'ai pas accès. Donc, je pense que pourquoi je dis que c'est un fantasme, c'est aussi la culture, la culture, les films et ça change. Mais il y a beaucoup, l'homosexuel était rangé dans ce truc de super sexuel parce que c'est ça qui intéresse aussi du… Du point de vue des réalisateurices, auteurices hétéros, c'est genre putain, c'est quand même un peu… ça gratte, c'est excitant. Et en fait, c'est faux. Non, mais t'as de tout et t'as même des gays de droite, d'extrême droite que je découvre en ce moment. Donc t'as de tout et j'y crois pas trop que l'homme gay soit uniquement une bête de sexe. On parle de l'hypersexualisation, de l'image en tout cas de l'homme gay. On parlait tout à l'heure un tout petit peu de pornographie. Est-ce que tu as l'impression qu'il y a un manque de représentation des corps ? C'est un sujet qu'on avait déjà eu il y a quelques mois quand on avait fait un épisode avec David sur la grossophobie, qui nous disait que la représentation de l'homme gay idéal, ce n'est pas forcément un homme blanc, mais c'est toujours un homme mince, musclé, avec un gros pénis. Ouais, complètement. Et moi, alors, c'est pas bien, mais je sens que c'est mon fantasme. Je sens que quand j'essaye de déconstruire ça, je sens qu'en tout cas, c'est un automatisme. Après, en vrai, d'autres corps m'excitent aussi, donc c'est pas tout à fait vrai, mais je sens qu'en tout cas, c'est très ancré en moi. Et je me pose la question en tant que podcasteur du cul gay, je me dis, mais attends, c'est quoi ? Alors moi, j'ai été biberonné Au contenu porno, c'était mon seul espace d'homosexualité. Quand j'étais dans le placard, j'avais Internet, j'avais genre 14 ans, c'était le seul endroit où je pouvais. C'est sûr que ça m'a énormément influencé et qu'il y a un énorme problème de représentativité quand je vois que… Je ne sais pas si vous regardez Drag Race France. C'est une compétition de drag queens. Vous m'arrêtez si je dis de la merde. Et il y a des… Comment ils s'appellent ? Des jurys ? Non, je voulais parler des hommes… Ah, le pit crew. Le pit crew, ouais. Donc j'essaie de parler à des gens qui n'ont pas vu Drag Race et qui s'en tapent. En gros, t'as des hommes qui parlent jamais et portent des trucs… C'est l'équivalent des clodettes de Claude François. Merci. Mais en version homme gay en slip. Exactement. Et donc, Drag Race, cette compétition, elle est avant tout américaine où il n'y avait que des corps ultra musclés, imberbes, etc. Plus ou moins imberbes. Et là, la France, dans cette dernière saison, a mis un homme gros. Eh bien, ça fait débat. Et moi, j'étais là, genre, 2024, ça fait débat. L'idée que… Ça fait débat dans la communauté ? Moi, j'ai vu des commentaires. Moi, je ne suis pas la communauté. Je n'ai pas accès à cette communauté que j'ai jamais compris. Non, mais pas de drag race, mais chez les hommes gays, il y a débat là-dessus. J'ai l'impression que ça a fait débat chez tout le monde, parce que moi, je l'ai vu passer sur TikTok, sur Twitter, même sur Instagram, de gens qui disaient… Alors, il y a toujours les traditionnels messages… qu'est-ce qu'il est courageux de montrer son corps. Parce qu'ils sont en slip. Ils ont entendu sa difformité, tu vois. Et t'as tous ceux qui étaient là en mode, non mais voilà, encore une fois, les discours habituels. On fait la promotion de l'obésité, cette personne est malade, déjà qu'il y a plein de stigmas autour de la communauté gay, maintenant on va nous rajouter celui-ci. C'est… Ça m'a épuisé directement ce débat de se dire qu'en 2024, on ne peut toujours pas exister dans un corps qui ne soit pas une taille S sans avoir des milliers d'internautes qui commentent tout ça. Moi, j'ai l'impression, j'ai l'intuition que c'est dur de vivre, de grandir, de grandir et de vivre Quand tu es un homme queer dans le monde, c'est dur à un niveau parce qu'il y a cette histoire de coming out, mais c'est quotidien, c'est au taf, c'est machin, etc. Et c'est avec toi-même, c'est avec ta famille et que moi, je vois beaucoup de gens qui se musclent. Et je me dis, j'ai l'impression que c'est une rempart face au monde. C'est-à-dire, si je corresponds au moins à un truc, est-ce qu'on va me foutre la paix ? Est-ce que je vais pouvoir être moi ? Est-ce que je vais pouvoir être libre et être heureux ? Et moi, du coup, je ne suis pas musclé. Et en fait, ça m'emmerde. Franchement, je n'ai pas la patience et tout. Je cours, je fais du jogging, mais sinon, ça me fait chier. Mais je me vois faire la même chose en termes de réussite scolaire ou professionnelle face à ma famille. Et je leur présente comme ça des prix et des réussites. Quand j'ai bossé pour Médecins Sans Frontières, je crois que c'était beaucoup le gay en moi qui voulait dire « Regardez, regardez, je ne suis pas… » Et donc le rapport au physique, je crois, chez les hommes gays pourrait être… En fait, moi, je le lis vachement comme ça. Moi, je suis tout à fait d'accord. Il y a vraiment ce côté où tu as passé tellement longtemps dans ta vie à être exclue qu'en fait, tu cherches tous les moyens de te faire inclure et de te dire déjà que je suis gay. Il ne faut pas qu'en plus, je sois ça, ça, ça. Et moi, j'ai eu la même expérience en tant que femme grosse et queer. Je me suis dit déjà que je pars avec des handicaps dans la vie. J'ai intérêt à être intelligente. J'ai intérêt à être gentille. J'ai intérêt à être drôle. J'ai intérêt à avoir tout plein de qualités. Oui. Pour compenser justement tout ce qui est vu par la société comme des handicaps. Je trouve que ça bouge un peu. Et qu'il y a de plus en plus, je trouve, sur Grindr… Est-ce que j'ai le droit de dire ça ? Mais je trouve qu'il y a énormément de grossophobie. Mais j'entends, moi, des voix de gens qui disent « Moi, j'aime tous les corps. » Moi, j'entends de plus en plus de gens… Je trouve que ça bouge un peu, mais en fait, je ne sais pas si j'ai le droit de le dire. Parce que possiblement, c'est ma focale un peu parisienne… Mais je crois que notamment, j'ai des auditeurs super engagés dans la communauté de mon podcast avec qui on a fait des épisodes sur… Moi, j'adore les gros. Enfin, j'adore dans le sens… Je baise avec plein de gens, mais moi, je trouve que le corps gros est beau. Est-ce que je suis en train de fétichiser ? Donc, je crois qu'aussi… C'est pour ça qu'on a vachement abordé la question et que c'est un sujet sur le podcast. J'ai l'impression que ça bouge aussi, quoi. J'ai une question sur le podcast. C'est quoi les épisodes qui ont le mieux marché ? Ah ! Le lavement. Et j'ai copié-collé un retour d'un auditeur qui dit tout sur ces épisodes sur le lavement. « Grâce à toi, Guillaume, et à tes tips sur la sodo, j'ai repris mon pied comme jamais. Ça faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Entre la peur du lavement raté et ta technique de l'horloge pour une sodo sans douleur, mon cul te dit merci. » Est-ce que ça, ce n'est pas le genre de meilleur compliment que tu puisses recevoir ? Franchement, c'est pour ça que je l'ai copié-collé. Limite, je vais l'afficher dans ma chambre. Donc, c'est les épisodes sur démystifier la sodomie et la douleur en sodomie quand tu es receveur. Et c'est la question de la propreté et du lavement. Et moi, je ne me rendais pas compte que ça allait cartonner à ce point-là. Parce que j'avais un peu l'impression d'enfoncer des portes ouvertes, quoi. Et je crois que la spécificité et la raison aussi pour laquelle le podcast fonctionne autant, c'est que c'est pas un médecin en blouse blanche, clairement qui a l'air d'être hétéro, qui dit des trucs un peu vagues. C'est en fait, moi, je fais des lavements. Et donc j'ai tout un tas de questions et de galères et les médecins ou le procto que j'invite, il est lui-même gay, il s'avère, et il a fait ou il fait des lavements. Donc en fait quand on te décrit la méthode, on est avec toi sous la douche quoi, on n'est pas un peu… et ça en fait ça existe peu ou pas ? C'est ce que j'allais te demander, parce que du coup, comment on faisait avant, en fait ? Comment tout le monde galérait ? Tout le monde avait des sortes de méthodes un peu à l'arrache, avant qu'il y ait du matériel comme le tien qui vient démocratiser des méthodes accessibles à tout le monde ? Je ne sais pas. Je pense que tu payes un prix au non-dit et au tabou. Et c'est ça que je vois vachement dans le podcast. Et c'est pour ça qu'il y a autant d'élan derrière le podcast. C'est que soudainement, quand tu mets des mots, Même si tu n'apportes pas de solution, pour certains sujets, il n'y a pas de solution à apporter. Il n'y a pas un unique chemin. Mais soudainement, il y a une résonance. Je ne suis pas tout seul, donc on peut en discuter. Et ensemble, créer un espace safe pour trouver les solutions. Donc avant, tu te fais mal. tu as des maladies et tu meurs. En fait, pour moi, je pense que le tabou tue, mais je ne suis pas… Le tabou, en fait, ou tue ta sexualité, parce qu'en fait, soit tu te fais mal en faisant la mauvaise pratique, ou soit tu te dis c'est trop galère, donc je ne fais pas. Donc c'est une part de ton épanouissement, de ton accès à ta sexualité, à ton intime qui s'arrête. Tu penses que ça pouvait bloquer des hommes qui avaient envie de recevoir, mais qui, du coup, à cause justement des galères ou de ne pas savoir comment faire, étaient moins OK pour ça ? C'est sûr. Enfin, moi, je le pense. En revanche, je pense que notre principal blocage à la pénétration, c'est des blocages psychologiques, Parce que j'ai grandi dans un monde misogyne qui m'a dit être pénétré égale perdre, perdre du pouvoir. Et quand je dis ça, les lois anti-LGBT, les lois anti-gay, au tribunal, dans les 70 pays où encore aujourd'hui c'est un crime d'être LGBT, au tribunal, celui qui va avoir la peine la plus élevée, c'est celui qui est pénétré, celui qui est considéré l'homosexuel plus… perdant à punir, c'est celui qui a été pénétré. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si t'es pénétré, égal, être une femme, cette idée de la femme, etc., c'est un problème. Et je trouve que cette perte de pouvoir, toujours dans cette peur d'être refoulé, de se refouler, d'être refoulé, d'être rejeté, je pense qu'être pénétré, c'est abattre l'armure Et je pense que c'est ça notre principal enjeu. Souvent quand les gens me disent « Ah ouais, j'ai du mal avec les lavements et tout », je pose deux, trois questions de plus. Alors que je trouve qu'il faut un courage énorme pour accepter la sodomie, pour la recevoir. À la fois dans la barrière psychologique dont tu parles, mais aussi physiquement où il faut vraiment lâcher beaucoup de choses dans son corps, être effectivement en contrôle. Pour tous les gens qui pratiquent la sodomie en receveur ou qui l'ont déjà fait, c'est impossible de ne pas admettre que c'est une position extrêmement courageuse. Et puis, on grandit dans un monde où enculé et pédé, ma nièce m'a dit, genre, il y a quelques mois, que ça reste le truc, l'insulte pour réduire un homme. Donc, tu vois, le moment où t'es en train de me dire qu'il faut que je me détende et que j'ai de la joie à être un enculé, le cerveau, il est genre, ah non ! Mais après, je pense que oui, il y a quand même, tu vois, la technique de l'horloge, c'est un épisode sur le podcast qui a aussi cartonné et qui est en fait un proctologue qui t'explique comment… être juste doité ou être doité par quelqu'un avec des trucs de respiration et un truc de la boussole et de l'horloge, c'est-à-dire où est-ce que t'appuies et comment. Rien que ça, tu vois. En effet, il y a plein de gens qui m'ont dit « Ah, ça a tout changé ». Donc oui, je pense qu'il y a aussi un enjeu de pratique. On n'est pas éduqué. Moi, personnellement, alors que je suis censé être ultra privilégié d'info, je habite à Paris et tout, moi, des contenus qui m'expliquent par quelqu'un qui pratique lui-même, qui sait, Ben, ça ne court pas les rues, quoi. En termes d'éducation sexuelle, et moi, perso, je n'avais pas de potes gays. Parce que j'ai des gens qui me disent « Ah, mais moi, j'ai des potes avec qui on peut en parler. » Moi, je n'avais pas ça. En fait, comme on parle de sodomie, ton podcast s'appelle « Comment devenir sexuellement épanoui ? » Il est indiqué qu'il est à destination des hommes gays et queers. Est-ce que tu as déjà eu des retours d'hommes hétéros qui aiment se faire sodomiser, qui ont écouté ton podcast ? Parce que ça existe ? Bien sûr, bien sûr. Bah oui, la sodomie. Si t'as une prostate, il y a moyen que ça marche. Faudrait que je trouve un slogan en hat. Si t'as une prostate… C'est toujours le hat. J'étais en train d'essayer d'y réfléchir, mais on va y revenir. On y reviendra. J'ai à la louche 10% de personnes qui ont coché « femme ». dans leur application d'écoute, qui écoutent. Et elles, ces personnes, m'envoient des messages et disent « je ne suis pas une première concernée, mais ça me parle de ouf et ça m'aide ». J'ai eu un homme, un seul message, d'un homme qui dit « je suis hétéro, merci beaucoup, ma femme m'a envoyé le truc sur la sodomie, trop bien ». Je ne suis pas étonnée que tu aies eu des messages de femmes. J'ai fait une enquête sur le sujet, moi, il y a quelques années. Et en fait, sur la question de la sodomie, les femmes ont plus à même à aller poser des questions à des hommes gays parce qu'elles se sentent plus en confiance, en fait. Elles se disent que c'est des personnes qui sont concernées, c'est des personnes qui potentiellement se font aussi pénétrer. Comme moi, j'ai envie de l'être ou comme mon compagnon a envie de le faire. Et du coup, c'est vrai qu'elle cherche beaucoup d'informations dans le porno gay, dans les podcasts gays, avec des discussions. Et du coup, ça ne m'étonne pas tant que ça qu'il y ait des femmes qui écoutent ton podcast avec attention aussi sur ce genre de questions et peut-être sur le reste aussi pour s'éduquer sur des choses qu'elles ne comprennent pas nécessairement ou qui les intéressent. Grave, surtout que moi, le porno gay a été une anti-éducation. Donc, j'ai déjà parlé de la taille de ma bite qui n'est pas assez grosse. Et l'autre truc que moi, je veux démystifier, c'est les positions. C'est-à-dire, moi, dans les films porno, ça s'emboîte direct. Donc, moi, quand j'essaie de pénétrer, La première galère, je ne sais pas si vous voulez qu'on parle de vos pénétrations ou pas, mais c'est que nos corps s'arc-boutent bien. Donc je suis là, attends, vas-y, fous un coussin, ah non, fous machin et tout. Et je ne trouve pas ça du tout si simple que ça, en mode, ben ouais, tu te mets à quatre pattes et ça rentre. Je suis totalement d'accord, en particulier quand tu as un corps qui n'est pas normé. Moi, je sais qu'il y a plein de mes partenaires qui m'avaient dit « Mais d'habitude, ça rentre. » Je dis « Oui, mais moi, j'ai un corps différent d'une meuf, de celui qui fait du 36. » Donc forcément, mes fesses sont plus grosses. Donc en fait, en termes de pénétration, ça ne fonctionne pas tout à fait pareil. Et c'est vrai que dans le porno, tout a l'air facile. Mais effectivement, c'est parce que c'est monté. Et du coup, ils ne gardent que la séquence où ça rentre du premier coup. Si ça se trouve, ils se sont ratés 15 fois avant. Mais c'est vrai, t'as raison, c'est important de démystifier tout ça, en fait. Faut pas oublier que dans le film porno, il y a le mot film, et que du coup, c'est pas des choses qui sont faites… À la maison, c'est des choses qui sont montées, qui sont mises en scène. Et puis, ce n'est pas parce que ça rentre que c'est optimal en termes de plaisir, en termes de sensation. C'est-à-dire qu'on peut s'emboîter et que ce soit soit désagréable, soit sans intérêt. Sachant qu'on se tape beaucoup d'images où ça rend bien à la caméra, parce qu'on voit bien les sexes rentrer ou sortir, sauf qu'en fait, dans la vraie vie, certaines positions que je fais parce que je les vois dans les films pornos. Et en fait, c'est l'horreur. En tout cas, moi, je n'aime pas. Et je trouve que, pourquoi c'est vachement important de se le dire, c'est que du coup, avec mon ou mes partenaires, je peux rigoler, faire « ben ouais, c'est normal ». Mais bien sûr, c'est le moment où là, on essaye « ah, t'es super grand, ah, t'es super petit ». Ah ben non, on ne te met pas sur la pointe des pieds pour me pénétrer. Genre, viens, on se trouve une conversation. une position correspondable et juste de rassurer ah t'as perdu ton érection parce que du coup tu te mets à stresser parce que t'es sur la pointe des pieds histoire vécue moi je me suis mis sur la pointe des pieds c'est ultra inconfortable et puis comme tu tires sur les nerfs en fait ça a aussi un impact sur le flux sanguin ou bien tu vois il y a des mecs dans le porno qui arrivent tu te mets à 4 pattes et tu relèves ton cul façon vachement cambré mais moi j'y arrive pas Il faut avoir une certaine souplesse au niveau de la colonne vertébrale pour faire ce genre de choses. De ouf ! Donc du coup, moi, si je me mets à capote et que tu veux me pénétrer, je ne pourrais pas faire le dos super rond comme ça. Donc il faudrait qu'on trouve une autre technique. Après, il y a des trucs et astuces. En vrai, utiliser beaucoup de lubrifiant, ça peut aider aussi parfois pour juste aider certaines positions. Et puis, malgré tout, prendre son temps, en particulier sur la question de la sodomie. Il n'y a que le temps qui aide. à trouver la bonne position. Et en plus, il faut discuter sans arrêt de si on a mal ou pas, si c'est agréable ou pas. Donc, ce n'est pas du tout la même temporalité, effectivement, que les films. Et dernière petite astuce, moi, qui je trouve marche vachement bien, c'est mettons juste le bout, le bout du doigt, le bout du gland, le bout de l'objet. Parce que juste, en fait, on se dit une sodomie, une pénétration, c'est forcément genre tout dedans, bam ! Et après, bam ! La vitesse et tout, l'aller-retour. Non, en fait, juste… Parce que ça va faire des temps de pause, de petites respirations et tout. Et ça va me donner, si moi je suis la personne pénétrée, envie que tu ailles un peu plus loin parce que tu fais durer un peu le plaisir. Et je trouve que juste le bout, ça aide à peut-être un peu plus. Ou juste le bout, c'est très bien aussi. Déjà pour la gestion de la douleur en vrai. Ouais. c'est non c'est très très compliqué alors moi j'avais une dernière question pour toi là on est en plein milieu du mois des fiertés est-ce que pour toi c'est aujourd'hui une fierté d'être homosexuel et est-ce que ça l'a toujours été ? alors non moi j'ai eu honte d'être homosexuel mais pendant très longtemps. Et le podcast, c'est aussi pour ça que j'ai fait ce podcast-là. Je pense qu'au fond de mes blocages sexuels et encore actuels, il y a de la honte. Donc non, pas du tout. Et est-ce qu'aujourd'hui, je suis fier ? Bah ouais, bah ouais, grave. Après, moi, j'aime bien la complexité. J'aime bien, je suis vachement multifacette. On s'est dit en micro que j'étais gémeau ascendant gémeau, tout en faisant des clins d'œil qu'on ne savait pas trop ce que ça voulait dire. Et moi, je n'y connais rien en astrologie. Ça m'intéresse peu. Mais je trouve qu'il y a cet aspect dans les trucs que j'ai lus sur Gémeaux et sans non-Gémeaux. J'adore avoir des multifacettes qui, quand elles prennent la lumière, sont celles qui brillent. Mais le moment où il s'agit de me battre pour que… N'importe qui puisse être LGBT sans être tabassé, sans avoir honte, que n'importe qui puisse créer des relations romantiques, sexuelles, entre personnes consentantes, sans avoir de barrières et tout. À ce moment-là, j'ai une fierté, j'ai un courage, j'ai une puissance qui s'éveille et qui dit « mais allons-y ! ». Surtout qu'en plus, pour les hétéros, c'est génial aussi ! Voilà, plus de cartes dans notre jeu de cartes n'empêchera pas les hétéros de kiffer leur vie. Et à cet endroit-là, c'est pour ça que le mois des fiertés, il est important. C'est que c'est un prétexte aussi. C'est comme la marche des fiertés. C'est un prétexte un peu arbitraire. Hop, à cette date-là, on se réunit et on s'actualise sur où en sont les lois de la cité, les règles du jeu par rapport aux personnes LGBT. Tiens, j'ai un peu de transphobie en moi. Et je suis gay, du coup j'en fais quoi ? Est-ce que j'ai vu des documentaires ? Est-ce que j'ai dans mon entourage des gens qui sont trans qui peuvent m'inspirer ? Je trouve que c'est un moment, la fierté c'est aussi pour moi un moment où on prend soin d'eux. Oui, puis en plus, on a encore tous et toutes des choses à déconstruire un peu tout le temps. Donc, en fait, c'est de l'amélioration de soi aussi, effectivement. Là, tu as fêté les 200 épisodes de ton podcast. Oui. Félicitations. Merci. Comment tu te sens par rapport à ça ? Et qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite du podcast ? Alors, j'ai quand même pas mal de syndrome de l'imposteur. Donc là, la première chose auxquelles j'ai pensé quand tu m'as dit ça, j'ai dit, ah oui, mais attends, en fait, il faut que je lui explique que comme je découpe les témoignages en plusieurs épisodes, c'est un peu faux, c'est pas vraiment 200 épisodes, tu vois. Mais bon, en vrai, c'est 200 épisodes. C'est trop cool. Je pense que j'ai un peu peur, la vérité, parce qu'il y a de plus en plus d'auditorices. Je me mets de plus en plus la pression de… OK, c'est quoi les bons sujets ? Comment est-ce que je peux ne pas rater ? Et je pense que je peux rater si je rentre trop dans ma tête et que je me panique, tu vois. Et j'ai aussi un peu peur du moment où j'en aurais marre. Du coup, tu vois, il y a plein de gens qui rejoignent le projet, qui sont super contents, super excités et tout. Et il y a un moment donné où, tu vois, peut-être que je serai plus compétent, je ne serai plus la bonne personne, ou moi, je n'aurai plus rien à dire, ou peut-être j'aurai un moment… Comme c'est beaucoup mon intime qui porte le podcast, c'est beaucoup mes réflexions et tout. Le jour où je vis un énorme deuil et où je ferme boutique pendant six mois, un an, je fais une dépression. J'ai peur un peu de ce regard public qui m'engage. Bon, je dis tout ça parce qu'en fait, ça ne m'engage pas du tout. Les gens, ils auront un épisode qui dit je déprime et donc j'arrête et puis bisous. Et du coup, on peut me souhaiter d'être authentique. de vraiment prendre le temps d'être patient pour trouver ma voie authentique et de ne pas être dans la course aux chiffres. En fait, j'ai un enjeu de modèle économique. Aujourd'hui, je dépends des auditeuristes qui contribuent chaque mois et aussi d'un partenariat avec SexoSafe, qui est le service public d'info auprès des hommes gays et queers. Et donc, une fois que tu as un sponsor et des auditeuristes, il faut créer du contenu, il faut les nourrir et tout. Et je pense qu'il ne faut pas que je me fasse avoir sur ça. Il faut que je reste patient, authentique et à l'écoute aussi, parce que les auditeuristes, ils ont plein de super idées, de contenus que je n'ai pas faits. Et ça va être cool. Et puis, le jour où ça s'arrêtera, ça s'arrêtera et c'est OK. Voilà. J'aime beaucoup cette façon de voir les choses. Je trouve ça très émouvant de se dire que pour l'instant, ça continue parce que ça a vocation à continuer. Et si un jour ça s'arrête, c'est parce que ça n'avait pas vocation à continuer, quelle que soit la raison. Et puis tu disais en plus que tu arrêterais probablement le jour où tu serais très épanouie sexuellement. Ce qui n'arrivera jamais. On te le souhaite quand même. On te souhaite quand même d'avancer sur ce chemin et d'être de plus en plus épanouie sexuellement. Mais c'est un vrai enjeu, c'est l'autre chose qu'on peut me souhaiter, c'est que quand t'es un petit personnage public et vraiment, genre entre guillemets, mais quand l'intime devient aussi ton sujet de boulot, je trouve que tu peux te perdre. Un peu ce que tu me disais tout à l'heure sur, mais est-ce que t'as vraiment envie d'être pénétré ? Je pense qu'il faut que je fasse gaffe aussi à séparer les deux et à… et à pas tout mélanger quoi parce que je pense que je peux me dire bah en fait ma vie parce que en fait ma vie c'est un peu le podcast ce podcast là quoi parce que je trouve ça génial parce que je suis faut trouver des sous il y a plein de sujets machin et c'est devenu un peu ma vie et faut que je fasse gaffe à ce que ça puisse s'arrêter et que ça soit pas que 100% de ma vie quoi mais là je déborde sur un sujet plus d'entrepreneuriat toi tu disais que t'étais entrepreneuse Je suis entrepreneuse donc je comprends tout à fait. T'es avalée, t'es bouffée par ton truc quoi. C'est ça mais en même temps ça t'apporte tellement de joie que c'est peut-être la pire des relations toxiques en fait parce que d'un côté ça t'apporte un stress mais de l'autre côté ça t'apporte tellement de bonheur que c'est difficile de trouver l'équilibre. bah ouais grave et le dernier truc qu'on peut souhaiter c'est les rencontres entre auditeurs parce que ça c'est un truc qui ne me concerne pas directement c'est autour du podcast les gens s'organisent dans leur ville pour se rencontrer entre hommes gays et queers et c'est pas anodin parce qu'en fait c'est des gens qui disent bah moi je crois que les gens qui écoutent ce podcast se posent des chouettes questions sont sur des chemins de questionnement et de recherche et j'ai envie de me connecter avec eux tu partages des chouettes valeurs Je partage des chouettes valeurs que je ne retrouve pas sur Grindr, où c'est un peu le supermarché du cul, où on me dit « Ah, t'as pas de muscles et tout ». Et ça, je trouve que c'est tellement un bébé du podcast dont je suis trop heureux et fier, et où si moi je m'arrête, ça peut continuer, donc ça c'est trop cool. T'as créé un espace où les gens se sentent en sécurité entre eux ? Je l'espère, c'est l'objectif. Il faut donc aller sur le site du podcast et j'imagine vous mettrez sur le descriptif pour rejoindre une rencontre. Et c'est tout l'enjeu de le garder safe, tu vois, de s'assurer qu'on prend soin de cet espace. Je propose qu'on termine cet épisode en parlant un petit peu de recommandations, de choses à écouter, à lire, à voir pour continuer un petit peu à se renseigner sur ce que c'est que d'être un homme gay. Évidemment, tous les épisodes de Comment devenir sexuellement épanoui de Guillaume sur toutes les plateformes d'écoute. Lucille, tu as des petites recommandations de lecture pour nous ? Oui, je vais encore parler de manga. Si on s'intéresse à la séduction et à la sexualité entre hommes, moi, je conseille toujours les mangas de Gengoro Tagame qui ne sont pas toujours safe, mais qui sont une belle inspiration parce qu'il est le mangaka le plus reconnu pour son art sur ces questions. C'est toujours intéressant de parler aussi de la vision de l'homosexualité au Japon, qui est un pays où c'est quand même extrêmement tendu sur ces questions. Et puis à voir, il y a des séries que j'adore, c'est les séries Banana et Cucumber de Russell T. Davis, le créateur de Queer as Folk. C'est une autre série emblématique de la culture gay. Banana et Cucumber, c'est beau, c'est drôle, c'est touchant, c'est assez sexy. Ça date de 2015. Pour moi, c'est vraiment un must-see. Ça se trouve en DVD, ça se trouve en plateforme de VOD, donc n'hésitez pas. Alors, il faut savoir que Russell T. Davis parle très très bien dans ses séries de l'homosexualité. Moi, ça touche à mon petit cœur en particulier parce que c'est aussi l'un des showrunners de Doctor Who et que dans la dernière saison, on a enfin le docteur qui est ouvertement gay. Dans le dernier épisode, c'est la première fois où dans la série, tu as une vraie scène de baiser gay qui est très belle. Et dans toutes ses séries, il a aussi fait Years and Years, où il y a de très belles relations homosexuelles. Globalement, tout le travail qu'a fait cet homme sur ses séries, ça parle de LGBT. Il a fait des très beaux épisodes sur la transidentité aussi, on en reparlera dans notre épisode T. Mais voilà, c'est une personne que je vous recommande. Est-ce que toi, tu as des petites recommandations pour nous, Guillaume ? Moi, je dirais Heartstopper sur Netflix, dans sa capacité à raconter une histoire justement d'ado qui tombe amoureux. Et est-ce que c'est là-dedans ou c'est dans Sex Education où il y a un moment donné où il parle de lavement ? C'est dans Sex Education ? De lavement anal dont tu m'as parlé, tu vois. Et je trouve que c'était une belle manière, un peu moins fétichisante, un peu moins genre « Ah, les gays, qui ? » C'était beaucoup plus inclusif. Et moi, ça m'a beaucoup plu. Là, je suis en train en ce moment d'écouter une série de podcasts qui s'appelle « PD, réinventer le monde ». Je crois que c'est ça le titre, ouais. C'est sur France Culture. Et c'est peut-être un peu un étirement, on parle peut-être moins de sexe entre hommes, mais de plus de l'identité pédé, de l'identité, en fait, au-delà de juste de « ah bah oui, je suis un homme qui a du sexe avec un homme ». Au-delà de la sexualité, il y a peut-être un côté plus sociétal. Ouais, et pourquoi c'est intéressant quand tu te questionnes sur ton épanouissement sexuel, c'est que c'est en comprenant les petites boîtes dans lesquelles tu es enfermé ou on t'enferme, la société, les termes, la rhétorique, la société dans laquelle tu baignes. En fait, en comprenant ça et son impact politique, il y a plein de choses que tu comprends de ce qui se passe dans ton lit, je trouve, tu vois ? dans ses gestes intimes, de se connecter à un autre, on pourrait se dire que ça n'a aucun rapport. En fait, profondément, oui. Mais je ne l'ai pas écouté en entier. Je vais être honnête. On vous le conseille quand même. Merci pour ces recommandations, Guillaume. Merci d'être venu. C'était trop bien de t'avoir avec nous. On reconseille encore une fois d'écouter l'intégralité de son podcast, les 200 épisodes, parce qu'il y a énormément de choses à apprendre et de belles rencontres à faire encore une fois. Laetitia et Lucille présentent Le Sexe, c'est un podcast TDA Prod, produit et réalisé par Benjamin Septemours et enregistré au studio Wackhead. Retrouvez-nous sur toutes les plateformes d'écoute et sur les réseaux sociaux. Et on se retrouve la semaine prochaine. A la semaine prochaine. Merci.

Rédigé avec l’aide de l’IA. Tu vois une erreur ? Contacte-nous